
En France, Belgique et Suisse, mais aussi en Allemagne et au Royaume-Uni, la croyance populaire veut que lorsqu'un chien se met à « brouter » de l'herbe, la pluie soit imminente.
La sagesse populaire voit donc dans ce comportement des plus banals un signe permettant de prévoir le temps à venir, comme par magie.
La superstition qui veut qu’un chien broutant de l’herbe soit annonciateur de la pluie ne repose pas sur des croyances irrationnelles, mais sur une forme de logique empirique très ancienne. En effet, dès l’Antiquité grecque et romaine ainsi qu’au Moyen Âge, c’est-à-dire bien avant l’apparition des appareils météorologiques, cet animal était perçu dans les campagnes comme une sorte de baromètre vivant, capable de ressentir la modification de la pression atmosphérique et l'augmentation de l'humidité avant même l’arrivée des nuages.
À l’instar par exemple de Théophraste (vers 372-288 avant J.-C.) dans son traité Les Signes du temps, des auteurs grecs mentionnaient ainsi déjà que l'agitation ou les changements d'habitudes alimentaires des animaux domestiques et sauvages annonçaient l'arrivée de la pluie ou d'un changement de pression atmosphérique.
On pensait par ailleurs que les variations climatiques engendraient chez les représentants de la gent canine un inconfort digestif qui les poussait à se purger en mangeant de l’herbe. Bien que ce raisonnement tente d'imiter une logique scientifique, il n’existe en réalité aucune corrélation entre l'ingestion d'herbe par un chien et la météo à venir.
Les études menées en éthologie canine (la science qui étudie le comportement des chiens) montrent que le fait qu'un chien mange de l’herbe n'a pas de lien avec la météorologie, mais peut s’expliquer de trois manières différentes :





