Shiba Inu

Shiba Inu

Noms d'origine : Shiba Ken ou Shiba
Pays d'origine : Japon
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif

Qualités du Shiba Inu

Tempérament du Shiba Inu

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Shiba Inu

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Shiba Inu au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Shiba Inu

Espérance de vie
De 12 à 15 ans
Poids de la femelle
De 7 à 9 kilos
Poids du mâle
De 9 à 11 kilos
Taille de la femelle
De 35 à 38 cm
Taille du mâle
De 38 à 41 cm

Le Shiba Inu : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Shiba Inu

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

Le Shiba Inu est une race de chien très ancienne, et probablement celle apparue au Japon il y a le plus longtemps parmi les six races anciennes originaires du pays.

 

Son origine exacte n’est pas clairement déterminée, mais ses ancêtres lointains auraient accompagné les premiers humains arrivés au Japon (en provenance de l’actuelle Chine ou Corée), aux alentours de 7000 ans avant J.-C. Des fouilles archéologiques ont en effet permis de découvrir des monticules de coquillage laissés par le peuple jômon, et c’est sur certains de ces coquillages que furent découverts des représentations de petits chiens ressemblant quelque peu au Shiba tel qu’on le connaît de nos jours. Des ossements canins ont également été retrouvés, et les analyses et études scientifiques dont ils ont fait l’objet ont permis d’établir que les chiens dont ils proviennent présentaient d’importantes différences avec les premiers chiens européens.

 

Bien plus tard, aux alentours du 3ème siècle avant J.-C., un nouveau peuple, provenant sans doute de l’actuelle Mongolie, arriva à son tour sur le territoire japonais. Il amena avec lui d’autres chiens qui, se reproduisant avec les descendants des chiens des Jomon, donnèrent naissance à ce qui devint plus tard le Shiba Inu. Les chiens issus de ces croisements étaient surtout utilisés pour la chasse, et en particulier pour la traque d’oiseaux, de petit gibier et de sangliers, dans le centre du Japon.

 

 

Le Shiba Inu porte son nom depuis l’Antiquité, et il existe de nombreuses théories concernant l’origine de ce dernier. La plus populaire - et plausible - est basée sur la signification du mot japonais « shiba », qui signifie « broussaille ». Il aurait en effet été nommé de la sorte en référence aux buissons et broussailles dans lesquels il avait l’habitude de chasser. Une autre explication est qu’il s’appelle ainsi car il est souvent de la même couleur que les feuilles et broussailles en automne, c’est-à-dire roux. Une troisième explication repose sur une ancienne signification du mot « shiba », qui faisait référence à quelque chose de petite taille.

 

Pour mettre tout le monde d’accord, le Shiba Inu est souvent surnommé « Petit chien des broussailles ». En effet, « inu » signifie « chien » en japonais.

Diffusion dans son pays d'origine

Au 7ème siècle après J.-C., la cour de Yamato établit un bureau spécifique ayant pour but à la fois de contrôler et développer les races de chien japonaises, mais aussi de leur donner une place importante dans la culture du pays. C’est notamment grâce à ce travail que la race continua son chemin sans problème particulier au fil des années, jusqu’au milieu du 16ème siècle.

 

C’est en effet à cette époque que les premiers Européens arrivèrent au Japon, avec des armes à feu, des missionnaires chrétiens et quelques chiens de type terrier ainsi que des Matins de Naples. Cette période d’ouverture vers la culture européenne fut de courte durée : en 1616, Hidetada Tokugawa, le deuxième shogun de la dynastie éponyme, décida de chasser les Européens et de fermer son pays. L’isolement perdura plus de 200 ans, mais les chiens européens présents restèrent sur le territoire et se croisèrent avec les chiens locaux. Cependant, les lignées autochtones se situant dans les campagnes restèrent relativement pures, si bien qu’elles conservèrent leurs traits d’origine.

 

Entre 1868 et 1912, alors que le Japon s’était de nouveau ouvert à l‘extérieur suite à la restauration Meiji, la chasse se transforma en loisir. Des chiens de chasse comme le Setter Anglais ou le Pointer Anglais furent importés dans le pays. Du fait de leur tempérament moins nerveux et de leurs meilleures qualités de chasseurs, ils prirent rapidement la place de la race locale dans le cœur des pratiquants, et bon nombre d’éleveurs tournèrent le dos au Shiba. De nombreux croisements entre Shibas, Setters et/ou Pointers eurent lieu, et certains des chiots obtenus furent également utilisés pour les combats de chiens, très en vogue à l’époque. Le Shiba Inu se raréfia rapidement, si bien qu’il fut sur le point de s’éteindre.

 

À la fin des années 1920, l’état précaire dans lequel se trouvait la race finit par alerter des éleveurs et chasseurs, qui se rendirent compte à temps de la gravité de la situation et cherchèrent à préserver ce chien. Parmi eux figurait notamment le docteur Saito, qui travailla d’arrache-pied pour la préservation de la race et dédia sa vie au Shiba Inu. Il parcourut en effet une bonne partie du Japon pour retrouver des individus de pure race – il n’en restait plus que dans des parties isolées et montagneuses du pays -, dans le but de les faire se reproduire et conserver les traits d’origine de la race. À partir des sujets retrouvés et avec le soutien d’éleveurs et d’universitaires, Saito put mettre au point un programme d’élevage.

 

C’est également grâce aux recherches et au travail du docteur Saito qu’une distinction entre trois types de Shiba Inus fut établie. Chacun portait le nom de sa région d’origine :

  • le Mino Shiba, de la région de Gifu, était le plus petit des trois : il mesurait entre 36,5 et 39,5 cm. Il était doté d’une robe rousse, avait les yeux en amande, des oreilles droites et triangulaires ainsi qu’une queue droite ;
  • le Shinshu Shiba, de la région de Nagano, était de petit taille et arborait une robe rousse, des yeux ronds et un masque noir. C’est à lui que ressemble le plus le Shiba Inu actuel ;
  • le San’in Shiba (du nord-est du pays), mesurait entre 40 et 50 cm et était de couleur noire. Il était particulièrement connu pour son côté indépendant et son manque d’affection envers l’humain.

 

Le Shiba moderne descend de ces trois variétés. Si elles furent suffisamment similaires pour être considérées comme faisant partie de la même race, elles présentaient tout de même quelques différences.

 

En 1928, Saito et le reste du groupe d’éleveurs formèrent avec le soutien de l’État le Nihon Ken Honzonkai, organisme dédié à la préservation des races japonaises, qui encore aujourd’hui en administre les registres officiels et rédige les standards.

 

Le premier standard du Shiba Inu fut justement établi en 1934, et la race fut reconnue comme Trésor National en 1936.

 

Ces différentes initiatives permirent d’assurer que les représentants de la race restant soient élevés et reproduits selon des programmes d’élevages minutieusement établis, ce qui permit de la sauver.

 

Cependant, la Seconde Guerre Mondiale arriva rapidement, et ses conséquences furent désastreuses pour le Shiba. Ses effectifs baissèrent de nouveau drastiquement, et son malheur ne s’arrêta pas là : nombre de ceux qui n’avaient pas péri dans les bombardements furent anéantis par l’épidémie de maladie de Carré qui fit rage en 1952.

 

Néanmoins, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des éleveurs décidèrent de sauver de nouveau la race et utilisèrent des individus trouvés dans des endroits reculés du pays pour mettre sur pied un nouveau programme d’élevage. Ainsi, les différents types de Shibas existants furent tous croisés entre eux, et de ces croisements naquirent les Shiba Inus que l’on connaît aujourd’hui.

 

 

Le standard fut modifié dans la foulée par le Nihon Ken Hozonkai. Il fut rapidement repris par le Japan Kennel Club, qui devint l’organisme canin de référence dans le pays, lors de sa fondation et de la reconnaissance de la race en 1948.

Diffusion internationale

Un Shiba Inu fut importé pour la première fois aux États-Unis en 1954 par la famille d'un militaire américain. D’autres suivirent, mais aucun programme d’élevage digne de ce nom ne fut entamé avant les années 70 ; ainsi, la première portée de Shiba Inus américains ne vit le jour qu'en 1974. Il fallut même attendre 1992 pour que la race obtienne ses lettres de noblesse aux États-Unis  : c'est en effet cette année-là qu’un club de race, le National Shiba Club of America, fut fondé, mais aussi et surtout que les deux organismes de référence du pays, l’American Kennel Club (AKC) et le United Kennel Club (UKC), la reconnurent officiellement.

 

Le Club Canin Canadien (CCC) voisin le fit également cette même année. Auparavant, quelques Shibas avaient été introduits par des familles immigrantes japonaises, sans pour autant qu’un programme d’élevage ne se mette en place. Quelques individus avaient également été importés des États-Unis dans les années 80 et avaient permis un petit nombre de naissances, mais le phénomène était resté très limité. 

 

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut pour sa part le Shiba Inu dès 1964, année où le Japon fut mis sur le devant de la scène grâce à l'accueil des Jeux olympiques par Tokyo. Elle reprit alors le standard qui avait été établi par le Japan Kennel Club.

 

Toutefois, ce n'est que cinq ans plus tard, en 1969, qu'un premier représentant de la race posa les pattes en Europe - plus précisément au Danemark. Celle-ci fut également introduite dès l’année suivante en France, en Espagne et en Italie.

 

Le Royaume-Uni pour sa part ne l’adopta qu’assez tardivement, puisqu’il fallut attendre 1985 pour qu’un premier Shiba Inu arrive dans le pays, en provenance d’ailleurs des États-Unis et non du Japon. Les lignées présentes sur le territoire britannique descendent donc pour une large part des lignées américaines, mais les chiens élevés aujourd’hui dans le royaume ne sont pas vraiment réputés pour leur qualité. L’organisme canin de référence du pays, le prestigieux Kennel Club (KC), reconnut la race en 1987.

Le Shiba Inu est présent aux quatre coins du monde, et sa population mondiale est estimée à plus d’un demi-million d’individus. Elle a crû sensiblement depuis le début du 21ème siècle, car la popularité croissante de la race dans de nombreux pays - particulièrement en Europe - a entraîné une multiplication des élevages.

Dans son pays d'origine

Si le Shiba Inu est aujourd'hui connu et adopté dans le monde entier, il est également bien implanté dans son pays d’origine, puisqu’il est la race locale le plus populaire au Japon, avec environ 10.000 enregistrements annuels au Japan Kennel Club. Selon les années, cela le place entre la 5ème et la 10ème place au classement des races les plus adoptées par les Japonais, qui est largement dominé par le Caniche Toy (plus de 70.000 enregistrements annuels), le Chihuahua (plus de 50.000) et le Teckel (environ 25.000).

 

Toutefois, à l'inverse de ce qu'on constate dans de nombreux pays, le Shiba est en légère perte de vitesse au Japon : le nombre de naissances était plutôt de l'ordre de 12.000 dans les années 2000 ainsi qu'au cours de la première moitié des années 2010. Il conserve toutefois une avance colossale sur la deuxième race locale la plus populaire dans le pays, le Spitz Japonais, qui émarge à seulement un millier d'enregistrements annuels.

En France

Connue pour son intérêt prononcé pour la culture japonaise sous toutes ses formes, la France semble bien décidée à offrir une place de choix à son représentant canin qu'est le Shiba Inu.

 

Ainsi, partant de moins de 10 dans les années 80, le nombre de naissances annuelles enregistrées au Livre des Origines Français (LOF) crût de manière quasiment ininterrompue à partir des années 90. Il franchit ainsi la centaine en 2001, les 300 en 2010, les 500 à peine trois ans plus tard, en 2013. Cette explosion des naissances ne faiblit nullement par la suite, puisque la barre symbolique du millier fut franchie en 2017, et leur nombre approcha les 2000 en 2019.

 

Si cet engouement se confirme et que la tendance se prolonge, le petit canidé originaire du pays du Soleil Levant pourrait finir par faire partie des races de chien préférées des Français.

En Belgique

Même si le phénomène n'est pas aussi prononcé qu'en France, le Shiba Inu connaît également une popularité croissante en Belgique. De nombreux élevages virent d'ailleurs le jour tout au long des années 2010.

En Suisse

Comme dans d'autres pays, la popularité du Shiba Inu a explosé en Suisse dans les années 2010. Par exemple, rien qu'entre 2016 et 2019, le nombre d'individus enregistrés dans la base de données Amicus a doublé, passant d'environ 800 à plus de 1600. La tendance s'est poursuivie par la suite, puisque ce nombre a depuis largement dépassé les 2000.

Au Canada

Le Canada reste relativement à l'écart de la « folie » du Shiba Inu qui s'est notamment emparée d'une partie de l'Europe dans les années 2010. En effet, la rare y demeure peu présente, et le club de race local, Shiba Inu Canada, recense à peine plus d'une dizaine d'élevages dans tout le pays.

 

Par ailleurs, les lignées présentes au Canada continuent de provenir principalement de celles développées aux États-Unis.

Ailleurs dans le monde

La France, la Belgique et la Suisse sont loin d'être les seuls endroits dans lesquels on constate une hausse prononcée du nombre de Shiba Inu : le même phénomène se retrouve dans de nombreux pays, particulièrement en Europe (Allemagne, Pays-Bas, Espagne...).

 

L'Italie se distingue tout particulièrement, avec une croissance comparable à celle observée en France : le nombre de naissances annuelles enregistrées auprès de l'organisme national de référence, l'Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI), fut multiplié par 6 au cours de la période. Ainsi, alors que moins de 200 spécimens avaient été inscrits en 2010, ils furent pratiquement 1200 en 2019 !

 

Les chiffres ne sont pas aussi impressionnants en Grande-Bretagne, où le Kennel Club (KC) reçoit « seulement » autour de 350 demandes d’enregistrement par an, suite à un bond survenu en 2016 et qui se confirma les années suivantes. Jusqu'alors, ce nombre était assez stable, et situé entre 200 et 250.

 

De l'autre côté de l'Atlantique, on constate aussi un certain engouement aux États-Unis, mais il est plus mesuré. En effet, le Shiba Inu n’apparaît « que » aux alentours de la 45ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’American Kennel Club (AKC) en fonction du nombre de naissances annuelles enregistrées auprès de l’organisme. Il a toutefois gagné régulièrement des places au cours des années 2010, puisqu’il se situait plutôt autour de la 60ème position des années 90 au début de la décennie.

Cela ne coule pas forcément de source quand on le regarde, mais en termes de patrimoine génétique le Shiba Inu est un des chiens les plus proches des loups. Cela s’explique notamment par le fait qu’il s’agit d’une race primitive, qui n’a que très peu évolué au fil des millénaires.

Taille & poids

Taille du mâle
De 38 à 41 cm
Taille de la femelle
De 35 à 38 cm
Poids du mâle
De 9 à 11 kilos
Poids de la femelle
De 7 à 9 kilos

De petite taille, modérément compact et légèrement plus long que haut, le Shiba Inu est bien proportionné.

 

Par ailleurs, le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race : la femelle est sensiblement plus petite et légère que le mâle.

Morphologie

Le Shiba Inu est un chien primitif de type spitz, parfois décrit comme un mélange entre une peluche et un renard. Il a une démarche légère, rapide et agile, semblant toujours se déplacer sans efforts. Il est doté d'une ossature solide et d'un dos bien droit.

Pattes

Les cuisses du Shiba Inu sont bien développées et musclées. Vues de face, les pattes avant sont droites et parallèles. Les pieds sont ronds et les doigts doivent être bien serrés et cambrés. À leur extrémité se trouvent des griffes particulièrement solides et de couleur sombre. Quant aux coussinets, ils sont épais et bien élastiques.

Queue

Le dos du Shiba Inu se prolonge par une queue typique des spitz, c'est-à-dire attachée bien haute et qui s’enroule au-dessus de celui-ci.

Tête

Tête du Shiba Inu

La tête du Shiba Inu comporte un front plutôt large et repose sur un cou fort et bien épais, sans être disproportionné par rapport au reste du corps.

 

Les oreilles sont triangulaires, bien dressées sur le haut de la tête et assez petites.

 

Le museau est assez grand et débouche sur une truffe bien noire. Il domine une mâchoire en forme de ciseaux qui abrite des dents bien solides.

Yeux

Les yeux du Shiba Inu, triangulaires et toujours de couleur brun foncé, ne doivent pas être trop petits. Ils lui donnent une expression vive et reflètent son entrain, sa bonne humeur et surtout sa grande intelligence.

Pelage

Le pelage du Shiba Inu se compose d'une couche extérieure assez dure et d’une sous-couche bien plus douce, qui lui confère une excellente isolation contre le froid. Le poil est un peu plus long sur la queue.

Couleurs de robe

La robe du Shiba Inu peut être de couleur rouge, noire, feu, crème, sésame (mélange de poils noirs, rouges et blancs), sésame noir (fond noir, avec une minorité de poils blancs) ou sésame rouge (fond rouge mélangé avec une minorité de poils noirs). Les robes de type sésame sont les plus appréciées.

 

Dans tous les cas, le chien doit présenter un « urajiro », c’est-à-dire des poils blancs sur les côtés du nez, sur les joues, sous la mâchoire, sur la gorge, le poitrail et le ventre, ainsi que dans la face inférieure de la queue et à l’intérieur des pattes.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Shiba Inu doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Le Shiba Inu est audacieux, franc et très intelligent. En raison de sa grande indépendance, sa confiance en lui, sa dignité et son caractère réservé face à ceux qu'il ne connait pas (humains comme animaux), il est souvent comparé à un chat.

 

Ces différents traits de caractère impliquent toutefois qu'il est loin d'être le plus sociable et conciliant des chiens...

Proximité avec ses maîtres

Il ne faut pas se fier aux apparences : derrière des apparences parfois distantes, le Shiba Inu aime profondément sa famille, pour peu qu'elle lui procure tout ce dont il a besoin pour être heureux. Dès lors que c'est effectivement le cas, il se montre à la fois affectueux et fidèle à son encontre.

Capacité à supporter la solitude

Tout en ayant un caractère assez indépendant et fier, le Shiba Inu supporte mal d’être seul et à l’écart de sa famille. Si ses propriétaires sont trop souvent absents et qu'il se sent esseulé, il a toutes les chances de développer des comportements destructeurs : aboiements intempestifs, agressivité, destructions...

Entente avec les enfants

Le Shiba Inu s’entend très bien avec les enfants de la famille, dès lors que ces derniers le traitent avec respect. La socialisation est très importante pour qu’il soit compatible avec les plus jeunes, car à défaut il a tôt fait de mal tolérer par exemple certains comportements brusques.

 

L’idéal est quand même que les enfants aient déjà un certain âge, pour qu'il soit possible de leur apprendre ce qu'il ne faut pas faire et réduire ainsi le risque d'accidents. Parmi les comportements qu'ils doivent éviter, il y a notamment le fait de s'emparer de ses objets préférés ou sa nourriture : il serait alors susceptible de très mal réagir, a fortiori si c'est un enfant qu'il ne connaît pas qui se comporte de la sorte.

 

En tout cas, un tout-petit ne doit jamais être laissé seul avec un chien sans la moindre surveillance d'un adulte, et ce quelle que soit la race de l'animal.

Entente avec les personnes inconnues

Le Shiba Inu n'est pas du genre à faire facilement « ami-ami »  avec des inconnus : il a plutôt tendance à s'en méfier, ce qui en fait d’ailleurs un bon chien d’alerte.

 

Même une fois que son maître lui a fait comprendre qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, il conserve toute sa dignité et fait montre d'une certaine distance - voire de froideur, diraient certains. C'est d'ailleurs une des raisons qui font qu'il est souvent comparé à un chat, tout en ayant une apparence rappelant celle d’un renard.

Obéissance

Son apparence assurément très séduisante tend à masquer le fait que le Shiba Inu possède un caractère bien trempé, et peut donner bien du fil à retordre à un maître qui aurait fait le mauvais choix. En effet, faire plaisir à ses maîtres est loin d'être son obsession N°1 du Shiba Inu : il est très indépendant et n'apprécie guère les contraintes quelles qu'elles soient. En outre, son intelligence l'aide à exploiter les éventuelles failles qui se présentent à lui.

 

Son éducation est donc décisive pour que la cohabitation ne tourne pas au cauchemar, mais elle ne saurait aller contre sa nature : il serait vain d'espérer en faire le chien le plus obéissant qui soit...

Besoin d'exercice

Besoin d'exercice du Shiba Inu

Plutôt actif, le Shiba Inu aime accompagner ses propriétaires lors de promenades ou de joggings, et doit être sorti tous les jours pour de petites balades, des séances de jeux ou encore des entraînements sportifs représentant une durée cumulée d’au moins une heure.

 

Il possède donc une bonne dose d’énergie, mais n’a pas besoin de beaucoup de temps pour la consommer : ce n’est pas une pile électrique, un chien qu’il faut impérativement sortir plusieurs heures par jour pour qu’il se soit suffisamment dépensé et soit calme.

Risque de fugue

Le Shiba Inu n'aime pas vraiment les contraintes. Si on ajoute à cela le fait que son instinct prédateur est très développé et qu'il est capable de sauter incroyablement haut par rapport à sa taille, on comprend vite qu'il a facilement tendance à fausser compagnie à ses maîtres.

 

Par conséquent, s’il dispose d’un accès à un jardin, il faut que ce dernier soit parfaitement clôturé, que la clôture ait une hauteur assez conséquente, et vérifier régulièrement qu’il n’y a pas de trous ou d’endroits abimés qui pourraient lui permettre de s'échapper.

 

Ce coût pour la liberté et sa propension à s’enfuir loin sans être disposé à revenir impliquent aussi qu’il vaut mieux le garder en laisse lors des sorties. Cela évite notamment qu'il se lance à la poursuite d’un petit animal qui passe par là, et permet aussi de réduire le risque qu’il cherche à défier des congénères rencontrés en chemin. Apprendre le rappel à son chien peut en tout cas être d’une grande utilité en cas de situations difficiles et imprévues.

Niveau sonore

Sous ses apparences mignonnes, le Shiba Inu sait ce qu’il veut, et ne manque pas de faire savoir lorsque quelque chose ne lui plaît pas, par exemple s’il n’a pas son repas à l’horaire habituel. Aimant s’exprimer à travers sa voix, que ce soit en cas d’énervement ou de joie, il peut se montrer relativement bruyant si on le laisse faire. Cette propension à aboyer peut vite venir à bout des nerfs de ses propriétaires… ou de leurs voisins.

 

Il a aussi tendance à « pleurnicher » en poussant un cri aigu propre à la race lorsque quelque chose ne lui plaît pas. Cela peut être le cas par exemple lors des séances de toilettage, ou bien quand son propriétaire lui enfile un harnais. Les individus les plus sensibles réagissent même parfois de telle sorte sans raison apparente.

Entente avec les autres chiens

Le Shiba Inu peut parfois se montrer agressif avec ses congénères, surtout ceux du même sexe. Mieux vaut donc prendre des précautions pour les présentations lorsqu'il en croise au cours de ses promenades et autres activités.

 

Vivre sous le même toit que l'un d'entre eux peut aussi s’avérer compliqué s’il n’a pas été habitué à le fréquenter depuis son plus jeune âge. En particulier, le fait qu'il soit très possessif (envers ses jouets préférés, sa nourriture, son territoire...) a tôt fait d'être source de conflits. Si une telle cohabitation est envisagée, mieux vaut donc l'instituer aussi tôt que possible pour qu'il apprenne très vite à s'en accommoder.

Entente avec les chats

Même si on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise, mieux vaut éviter de faire cohabiter un Shiba Inu avec un chat. En effet, tant son instinct de prédateur que son tempérament dominant et sa nature possessive risqueraient de rendre la chose assez chaotique.

 

Il faut aussi se méfier lorsqu'il croise un chat inconnu au cours d'une promenade ou d'une autre activité quelconque, car il y a toujours un risque qu'il le considère comme une proie et se mette à le poursuivre.

Entente avec les autres espèces

Faire en sorte qu'un Shiba Inu partage son foyer avec un petit animal (rongeur, oiseau…) est une éventualité qu’il vaut mieux ne pas envisager, car les choses auraient toutes les chances de mal tourner. En effet, il dispose toujours d’un instinct de chasseur aiguisé, et celui-ci prend bien souvent le dessus lorsqu’il se retrouve face à des représentants d’autres espèces.

 

Évidemment, le problème se pose aussi lors des sorties et activités en extérieur, si bien que la laisse est indispensable tant qu'il n'a pas parfaitement intégré le rappel, afin d'éviter qu'il ne lance à la poursuite de quelque animal passant par là. Cela dit, même une fois ce dernier assimilé, il est difficile de lui faire totalement confiance...

Facilité à éduquer

Le Shiba Inu est un chien très intelligent et vif d’esprit qui apprend plutôt vite... dès lors qu’il en a l’envie. Pour espérer réussir son éducation, il est donc très important de comprendre sa nature profonde. Libre penseur, il ne peut accepter d’effectuer les exercices qu’on lui demande que s’il en voit l’utilité. Pour y parvenir, il faut donc savoir se montrer malin à l’occasion, au point de parfois lui faire penser qu’obéir est sa propre idée.

 

De fait, son éducation ne laisse pas de place à l’erreur et à l’à-peu-près : un maître débutant ou peu assuré aurait tôt fait de se casser les dents sur son côté têtu et sa propension à n’en faire qu’à sa tête. En effet, si ce chien paraît mignon et sage au premier abord, il ne faut surtout pas s’en tenir à cette impression, car il peut se montrer aussi indiscipliné qu’il est irrésistible.

 

Au demeurant, même si cette race est destinée à une personne ayant déjà de l’expérience en matière d’éducation canine, cette dernière ne doit pas hésiter à faire appel à un éducateur canin professionnel afin de l’épauler, au moins au tout début (c'est-à-dire pendant la période la plus cruciale).

 

Une fois que les bonnes bases sont posées, l'intelligence du Shiba fait qu'il progresse rapidement.

Méthode d'éducation

Même si le tempérament peu coopératif du Shiba Inu peut assurément donner du fil à retordre, la patience est le maître-mot pour parvenir à ses fins. En effet, en bon japonais, il ne peut respecter (et donc obéir à) qu’une personne calme et qui ne s’énerve pas.

 

Une méthode d’éducation basée sur le fait de le punir lorsqu’il adopte un comportement contraire à ce qui est souhaité ne pourrait qu’être contre-productive et entraîner rapidement une détérioration de la relation avec son propriétaire. Mieux vaut faire le choix d'éduquer son chien par du renforcement positif, de sorte que les séances de travail se transforment pour lui en moments de jeu : c'est bien plus enthousiasmant, divertissant et stimulant non seulement pour lui, mais aussi pour son maître.

 

Très astucieux, le Shiba Inu adore particulièrement résoudre des problèmes et autres casse-têtes. Lui proposer de tels exercices (en prenant soin de les varier d’une séance à l’autre) est le meilleur moyen de le garder motivé, ce qui est indispensable pour qu’il soit concentré.

Socialisation

Comme pour tout chien, l’éducation du Shiba Inu doit inclure notamment une période de socialisation soutenue, de sorte qu’il apprenne dès son plus jeune âge à rester aussi calme que possible et à bien se comporter face à toutes sortes de congénères, d’autres animaux, de personnes, d’environnements et de situations. Plus il est confronté souvent à l'inconnu sous toutes ses formes, plus on réfrène sa méfiance, son côté protecteur voire son agressivité.

 

Si cela ne garantit pas pour autant qu’il finira par accepter facilement les nouvelles personnes ou animaux qu’il est amené à rencontrer, ce travail de socialisation permet à tout le moins de limiter les comportements indésirables auxquelles cette race est encline.

Apprentissage des règles

Compte tenu de la propension du Shiba Inu à penser par lui-même (c'est-à-dire à ignorer ce qu'on lui demande et n'en faire qu'à sa tête), il est primordial de travailler sur l'apprentissage des règles dès son arrivée dans le foyer et dès son plus jeune âge, car c'est à ce moment-là qu'il est le plus malléable.

 

Cela suppose que tous les membres de la famille soient au clair sur lesdites règles, et les fassent appliquer de manière constante dans le temps et dans l'espace, sans souffrir d’exceptions. Si une chose est interdite par monsieur mais autorisée par madame, ou permise tel jour mais pas le lendemain, il y a une faille - or le Shiba Inu excelle à s'engouffrer dans les failles, bien aidé en cela par son intelligence. Un travail de pédagogie peut être nécessaire auprès des plus jeunes afin qu'ils comprennent que tout cela n'est pas fait pour nuire à l'animal, mais au contraire pour son bien : tout chien a besoin d'un cadre clair pour être épanoui, et gagne à ce que les relations avec ses propriétaires soient harmonieuses.

 

En tout cas, même lorsqu’il est petit, il ne faut jamais autoriser son compagnon à montrer des signes de rébellion, voire de dominance. En effet, ce qui peut paraitre mignon lorsqu’il est jeune peut se transformer en un réel problème de comportement difficile à gérer une fois qu'il est devenu adulte.

Choses à apprendre en priorité

Il faut s’attaquer au plus tôt à la tendance qu'a le Shiba Inu de se montrer possessif avec ses jouets, sa nourriture ou son jardin. L'habituer à ne pas se rebeller lorsqu'on prend ses objets, et même lui apprendre à partager par exemple avec d’autres chiens ou avec des enfants, est le meilleur moyen de limiter le risque de situations conflictuelles - voire dangereuses - par la suite.

 

Une autre tendance qu’il est utile de corriger dès son plus jeune âge est sa propension à aboyer, tant pour le bien-être de sa famille que pour celui des voisins. Même s’il est difficile d’aller à l’encontre d’un comportement aussi ancré en lui et de réussir à faire en sorte qu’il n’en vienne à aboyer que lorsque cela est réellement nécessaire, il est au moins essentiel de lui apprendre à cesser sur commande.

 

Par ailleurs, compte tenu de sa tendance à fuguer et à s’éloigner facilement de ses propriétaires, le rappel et la marche en laisse sont également deux apprentissages indispensables. Son indépendance et sa fierté font qu’il n’apprécie guère d’être retenu, voire même de porter un collier, n’étant nullement en mesure de réaliser que c’est pour sa sécurité - et donc pour son bien. Il faut par conséquent prévoir de passer un peu plus de temps qu’avec les autres races pour que les promenades en laisse finissent par se dérouler relativement sereinement pour tout le monde.

 

Sa personnalité assez affirmée implique aussi qu’il n’apprécie pas forcément spontanément d’être manipulé, en particulier au niveau de ses griffes. Mieux vaut donc là aussi l’habituer dès son plus jeune âge, pour éviter tout problème par la suite lors des séances de toilettage ou des visites chez le vétérinaire.

 

Ces dernières peuvent également s’avérer problématiques s’il n’est pas habitué à rentrer dans une cage ou une caisse de transport, compte tenu de son amour de la liberté qui le rend réfractaire aux petits espaces clos. Il est donc conseillé de l’y familiariser dès son plus jeune âge, par exemple en la disposant ponctuellement dans son lieu de vie habituel et en lui faisant y passer du temps.

 

En revanche, s’il y a une chose que le Shiba Inu apprend rapidement, c’est bien la propreté. À croire qu'il n'est pas japonais par hasard... Ainsi, étant donné qu’il déteste être sale, il apprend très vite à devenir propre et à faire ses besoins à un seul et même endroit.

En appartement ?

Faire vivre un Shiba Inu en appartement

Le Shiba Inu étant plutôt actif, une vie en appartement est loin d'être la configuration idéale pour lui.

 

Il peut néanmoins s'en accommoder, dès lors que ses besoins d’exercice sont respectés à la lettre et qu’il peut donc se dépenser suffisamment tous les jours. 

Dans le jardin ?

Le lieu de vie recommandé pour un Shiba Inu est clairement une maison avec un jardin. En effet, il a besoin de régulièrement se défouler, et il n’y a rien de mieux pour cela que d’avoir accès à tout moment au dehors – même si cela ne saurait bien sûr se substituer aux indispensables balades à la découverte du monde extérieur.

 

Pour autant, quand bien même il a accès à un beau et vaste jardin, il n’est pas fait pour y passer le plus clair de son temps. En effet, même s'il ne le montre pas forcément de manière ostentatoire, il a besoin d'être entouré des siens. Il doit donc avoir sa place parmi eux, au cœur du foyer, et ne saurait être laissé seul au dehors des journées durant.

Comme premier chien ?

Beaucoup de primo-adoptants se laissent séduire par l'apparence du Shiba Inu, sans vraiment être conscients de ce qui les attend. En effet, il a tôt fait d'en faire voir de toutes les couleurs à une personne inexpérimentée qui ne saurait pas s'affirmer et faire en sorte que son animal lui obéisse. Il faut donc veiller à bien se renseigner et réfléchir avant d’acquérir un tel chien, notamment afin de s’assurer de posséder les compétences nécessaires pour être en mesure de le gérer dans toutes les situations.

 

Son gabarit modeste et son entretien facile sont assurément des atouts, mais son tempérament affirmé fait qu'il n'est pas vraiment recommandé comme premier chien.

Pour une personne peu disponible ?

Derrière ses apparences parfois distantes, le Shiba Inu est en fait réellement attaché à ses propriétaires et vit mal d'en être séparé trop longtemps.

 

Si on ajoute à cela le fait qu'il doit être en mesure de se dépenser chaque jour pendant environ une heure et que sa grande intelligence mérite de trouver du temps pour le stimuler intellectuellement, on comprend aisément qu'il n'est pas vraiment adapté pour une personne souvent absente.

Pour une personne sportive ?

Un Shiba Inu pour une personne sportive ?

Plutôt actif, le Shiba Inu se fait un plaisir d'accompagner son maître lors de promenades ou de joggings, et a besoin d'environ heure d'exercice tous les jours pour être équilibré.

 

Pour autant, il n'est pas forcément souhaitable - ni possible, au demeurant - d'aller bien au-delà, car son gabarit modeste fait qu'on atteint rapidement les limites de son endurance. Il est donc adapté pour une personne active, mais pas pour un grand sportif.

Pour une personne âgée ?

Étant donné qu'il lui faut chaque jour environ une heure d'exercice pour être bien dans ses pattes et dans sa tête, le Shiba Inu n'est pas adapté pour une personne âgée peu mobile, ou même d'ailleurs pour une personne plus jeune qui serait assez sédentaire. 

 

Il peut en revanche convenir à une personne retraitée restée toujours active et prête à le sortir suffisamment chaque jour.

Pour un petit budget ?

À l'achat, le Shiba Inu est tout sauf économique, car la très forte hausse de la demande ces dernières années a fait exploser les prix.

 

À l'usage, c'est une autre histoire. En effet, son petit gabarit implique que le budget nécessaire pour le nourrir est assez limité. Quant à son entretien, il est assez basique et ne nécessite pas non plus de dépenser des fortunes : ce n'est pas le genre de chien qu'on a besoin d'emmener régulièrement chez le toiletteur.

 

Son budget santé peut en revanche être source de mauvaises surprises, notamment du fait du nombre élevé de problèmes auxquels la race est prédisposée, avec parfois de lourdes conséquences financières à la clef. En tout état de cause, même un individu en grande forme n'est pas à l'abri d'un accident. Assurer son chien est un bon moyen de réduire l'incertitude et d'éviter de se retrouver potentiellement dans des situations difficiles sur le plan financier.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 15 ans

Le Shiba Inu jouit d'une espérance de vie qui se situe plutôt dans la fourchette haute des chiens de son gabarit.

Résistance au froid et à la chaleur

Les trois-quarts du Japon sont constituées de montagnes, et celles-ci sont souvent recouvertes de neige en hiver. Il n'est donc pas surprenant que le Shiba Inu soit assez résistant au froid, bien aidé par son double pelage épais. Il peut donc tout à fait vivre dans une région froide, même si l'idéal pour lui reste un climat tempéré.

 

En tout cas, il est nettement moins à l'aise lorsque le mercure atteint des sommets.

Maladies

Le Shiba Inu est davantage sujet à un certain nombre de maladies, pour beaucoup d’origine génétique ou susceptibles de l’être :

 

  • la dysplasie de la hanche, qui survient lorsque le fémur ne s’insère pas parfaitement dans la cavité pelvienne de l’articulation de la hanche. Certains individus souffrent de douleurs et de boiteries sur une ou deux des pattes arrière, tandis que d’autres ne manifestent aucun symptôme. Au fur et à mesure que l’âge du chien avance, des problèmes d’arthrose peuvent apparaître ;

  • la luxation de la rotule (ou luxation patellaire), lorsque ce petit os situé dans le genou ne reste pas dans sa position normale. Elle provoque des boiteries et, à long terme, peut être à l’origine de problèmes d’arthrite du chien. En fonction de la gravité de la luxation, une intervention chirurgicale s’avère parfois nécessaire ;

  • le chylothorax, une maladie provoquant une accumulation de liquide lymphatique dans la cavité thoracique elle-même à l’origine de problèmes respiratoires, d’une baisse de l’appétit ou encore de toux. Si les cas les plus graves nécessitent une opération chirurgicale, le traitement consiste en général en l’élimination du liquide lymphatique et la mise en place d’ un régime alimentaire pauvre en graisses ;

  • l’épilepsie, lorsqu’une activité électrique excessive dans le cerveau donne lieu à de courtes crises convulsives plus ou moins régulières. Avec un bon suivi vétérinaire et le recours à des médicaments adaptés, elle n’empêche normalement pas l’animal de mener une vie normale ;

  • la maladie parodontale (ou parondontite), lorsque l’accumulation de plaque dentaire finit par provoquer des inflammations plus ou moins importantes des gencives (gingivites ou périodontites). À terme, elle peut entraîner la perte de dents et la propagation d’infections au niveau du foie, du cœur ou des poumons, qui peuvent avoir de lourdes conséquences ;

  • les allergies, et ce quel que soit leur type : les allergies alimentaires, les allergies de contact (qui peuvent notamment être causés par certains shampoings ou certains produits contre les parasites) et les allergies par inhalation (qui sont le fait d’allergènes en suspension dans l’air, comme le pollen, la poussière ou le mildiou). Le Shiba est particulièrement exposé à ces dernières. Quant aux allergies de contact, elles peuvent notamment provoquer des dermatites atopiques ou pyotraumatiques, et les sujets présentant des problèmes d’allergies sont particulièrement sensibles à ce problème.

 


Par ailleurs, le risque de problèmes oculaires est également particulièrement prononcé. C’est le cas en particulier avec :

  • la cataracte, qui peut être congénitale ou apparaître en cours d’existence. Elle peut affecter un seul œil ou les deux, et entraîne une opacité partielle ou totale. Dans certains cas, elle n’altère que très peu la vision du chien, mais dans d’autres elle provoque une cécité totale ;

  • le glaucome, qui correspond à une augmentation de la pression dans l’œil du chien. Cette maladie entraine la perte progressive de la vue ainsi que des douleurs assez prononcées à l’œil et son gonflement ;

  • l’atrophie rétinienne progressive (ARP), qui est en fait une famille de maladies oculaires incurables provoquant la détérioration progressive de la rétine. Les individus touchés présentent au départ des difficultés à voir de nuit, mais au fur et à mesure que l’affection progresse, le chien finit par devenir totalement aveugle ;

  • l’entropion, qui consiste en un enroulement du bord de la paupière vers l’intérieur de l’œil. Il provoque une inflammation de la cornée causée par les frottements, mais est soignables via un acte chirurgical ;

  • le syndrome de type Vogt-Koyanagi-Harada (VKH), ou syndrome uvéo-dermatologique, une maladie qui consiste en une attaque par le système immunitaire des cellules produisant la pigmentation, les mélanocytes. Leur disparition provoque une pâleur du nez, des yeux, mais aussi des poils du chien. A terme, elle peut également entrainer des troubles oculaires, comme par exemple l’opacification de la cornée, la décoloration de l’iris ou encore la cécité ;

  • l’uvéite, une inflammation de l’uvée qui peut provoquer la cécité de l'animal. Toutefois, il ne s’agit pas d’une maladie en soi : elle apparaît en conséquence d’un autre problème, comme par exemple le syndrome uvéo-dermatologique ;

  • le décollement de la rétine, caractérisé par la séparation de deux couches de cette dernière, qui provoque une baisse importante et brutale de la vue ;

  • la microphtalmie, qui se traduit par un défaut de développement du globe oculaire, anormalement petit chez les individus atteints. Elle apparaît dès le plus jeune âge du chiot et favorise le développement de maladies oculaires telles que la cataracte ou le décollement de la rétine. 

 

Enfin, la race présente une prédisposition à certains troubles obsessionnels compulsifs (TOC), à commencer par la poursuite de la queue. Il est normal que les chiots s’amusent à tourner sur eux-mêmes dans le but d’attraper leur queue. Cependant, si ce comportement persiste au fur et à mesure que le chien grandit ou s’il le fait de manière intensive - au point parfois d’en perdre l’appétit -, il convient de s’inquiéter et de se pencher sur le problème. Ce TOC peut être supprimé à l’aide d’un traitement phénobarbital.

 

Si cette liste de problèmes potentiels pouvant affecter la race est assez étendue et peut faire peur, il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie sont traitables, mais surtout que la plupart demeurent très rares. Tout au long des décennies écoulées, les éleveurs ont effectué un gros travail de sélection permettant de quasiment éradiquer les maladies héréditaires les plus observées, via la généralisation du recours aux tests génétiques et la sélection rigoureuse des reproducteurs. Ce travail se poursuit d’ailleurs de nos jours. De fait, un Shiba peut parfaitement ne pas connaître le moindre problème au cours de son existence, et passer toute sa vie en bonne santé.

Risque d'obésité

Le Shiba Inu est prédisposé à l’obésité. Une grande vigilance est donc nécessaire pour s’assurer qu’il fait assez d’exercice et que ses rations alimentaires sont en adéquation avec la quantité d’effort physique qu’il fournit au cours de la journée. La vigilance est d'autant plus de mise s'il a été stérilisé, car la stérilisation accroît le risque d'embonpoint.

 

En parallèle, il faut prendre l'habitude de le peser régulièrement : une fois par mois est un minimum. En cas de prise de poids qui se confirme - voire s'amplifie - sur plusieurs mesures d'affilée, une consultation chez le vétérinaire s'impose. En effet, seul un professionnel est en mesure d'identifier de manière fiable l'origine du problème (alimentation trop riche, donnée en trop grande quantité, maladie, réaction à un traitement...), et donc d'indiquer comment y remédier.

 

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas attendre pour réagir, au risque que l'animal se retrouve pris dans un cercle vicieux. En effet, un individu en surpoids devient moins actif, ce qui a toutes les chances d'aggraver le problème. Or, celui-ci ne doit pas être pris à la légère, car l'obésité peut amplifier ou aggraver toutes sortes de problèmes de santé.

Adoption en bonne santé

Compte tenu des nombreuses maladies potentiellement ou systématiquement héréditaires auxquelles la race est exposée, se tourner vers un éleveur de Shiba Inu sérieux est primordial pour maximiser ses chances d’adopter un compagnon en bonne santé et qui le reste. En effet, un tel professionnel fait passer toutes sortes de tests génétiques aux reproducteurs envisagés, afin précisément de réduire le risque de transmission d'une tare héréditaire à leurs descendants.

 

En plus des résultats des tests effectués sur les parents ou sur le petit, il doit être en mesure de remettre un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé (ou de vaccination) de l'animal.

 

Plus largement, un éleveur digne de ce nom est particulièrement attentif à la santé des petits, et ne lésine pas sur les moyens pour qu'ils bénéficient d'un suivi vétérinaire de qualité et grandissent dans les meilleures conditions.

Fragilité en période de croissance

Adopter un chiot en bonne santé est une chose, mais encore faut-il veiller ensuite à ce qu'il le reste.

 

Or, les premiers mois sont assez décisifs en la matière. En effet, comme chez n'importe quelle race, le chiot Shiba Inu est particulièrement fragile tout au long de sa période de croissance - particulièrement au niveau de ses articulations. En outre, un problème à ce moment-là pourrait avoir des conséquences à vie : malformation, séquelles...

 

Il faut donc veiller à lui éviter tout effort physique trop intense ou trop long tant qu'il n'a pas atteint son gabarit d'adulte.

Maintien en bonne santé

Comme chez n'importe quelle race, la prévention est la clef pour garder un Shiba Inu en bonne santé tout au long de sa vie.

 

Il est donc indispensable de le faire examiner régulièrement par un vétérinaire - au moins une fois par an, et davantage lorsqu'il vieillit. En effet, cela peut permettre de déceler rapidement un éventuel problème et d'y faire face dans les meilleures conditions le cas échéant.

 

Ce bilan de santé est également l’occasion de s’assurer qu’il est à jour de ses vaccins, qui permettent de le protéger contre certaines affections potentiellement fatales.

 

En parallèle, il faut veiller à bien renouveler ses traitements antiparasitaires tout au long de l'année, chaque fois que cela s'avère nécessaire.

Entretien du pelage

Le Shiba Inu n'a besoin d’être brossé qu'une fois par semaine. En effet, il ne perd que très peu de poils, sauf pendant les 2 à 3 semaines que durent chacune de ses périodes de mue, au printemps et en automne. Au cours de ces périodes, il faut accentuer l’effort en le brossant tous les jours, car il en perd alors énormément.

 

Il est judicieux de profiter du brossage de son pelage pour vérifier l’état de sa peau et ainsi déceler rapidement toute allergie potentielle, compte tenu de sa prédisposition à souffrir de ce genre d’affections. Si des signes de démangeaison, des rougeurs ou des pertes excessives de poils sont constatées, il faut rapidement se tourner vers un vétérinaire.

 

Bains

De manière générale, le Shiba Inu est un chien très propre, qui évite par lui-même de se salir ou de se mouiller. Il est même connu pour se laver, à l’instar de ce que font les chats. Il est donc rare qu’il soit nécessaire de lui faire prendre un bain au motif que son pelage finit par être sale et/ou malodorant. En revanche, il est pertinent de le faire lors de ses périodes de mue, afin de retirer plus rapidement les poils morts.

 

En tout état de cause, il ne faut pas dépasser 3 ou 4 bains par an, au risque d’abîmer son poil et de lui faire perdre de son imperméabilité. En outre, compte tenu de sa propension aux allergies, s’assurer d’utiliser un shampoing spécifiquement conçu pour la gent canine ne suffit pas : il faut choisir ses produits de soin très attentivement, et ne pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire.

Entretien des oreilles

La séance d’entretien hebdomadaire du pelage du Shiba Inu est aussi l’occasion d’inspecter et entretenir ses oreilles, de façon à éviter la présence de saleté ou détecter un potentiel début d’infection, qui pourrait causer par exemple une otite.

Entretien des yeux

Sachant que le Shiba Inu est prédisposé à de nombreuses maladies oculaires, ses yeux doivent faire l’objet d’un entretien aussi régulier que précautionneux. Il faut les vérifier au moins une fois par semaine, et les nettoyer dès lors que cela s'avère nécessaire - c'est-à-dire si des saletés ou sécrétions y sont présentes. En cas de doute, un tour chez le vétérinaire s'impose.

Entretien des dents

Comme pour n'importe quel chien, il faut régulièrement brosser les dents du Shiba Inu à l’aide d’un dentifrice destiné spécifiquement à la gent canine. C'est le meilleur moyen d'éviter au maximum la formation de plaque dentaire, qui en se transformant en tartre peut entraîner divers problèmes de santé.

 

Sachant que cette race est particulièrement encline à la maladie parodontale (parodontie), un brossage journalier est idéal. En tout état de cause, il ne faut pas le faire moins d’une fois par semaine.

Entretien des griffes / ongles

Les griffes du Shiba Inu doivent généralement être taillées environ une fois par mois à l'aide d'un accessoire spécialement conçu à cette fin, c'est-à-dire un coupe-ongles pour chiens. Bien évidemment, si l’usure naturelle contribue à les garder plus courtes, l’intervalle peut être plus espacé.

 

En tout cas, dès qu’on les entend frotter le sol lorsqu’il est marche, c’est qu’il est temps de le faire. À défaut, elles risquent de le gêner pour marcher (voire de perturber sa démarche), voire de se casser et le blesser ou s'infecter.

Initiation au toilettage

Les soins à prodiguer régulièrement au pelage, aux yeux, aux oreilles, aux dents et aux griffes du Shiba Inu doivent être effectués avec douceur, rigueur et précision. La première fois, il ne faut pas hésiter à demander à un vétérinaire ou un toiletteur de montrer comment faire, afin d’apprendre les bons gestes et d'éviter de lui faire mal ou d'agir de manière peu efficace.

 

En tout cas, mieux vaut ne pas attendre pour s'y mettre, au risque que son tempérament très fier le rende peu coopératif et donne du fil à retordre. Plus on l'habitue dès son plus jeune âge à se laisser manipuler sans broncher, mieux les séances d'entretien se dérouleront toute sa vie durant.

Nourriture recommandée

Une nourriture industrielle de qualité convient parfaitement au Shiba Inu. Comme chez tout chien, les produits à choisir et la quantité à distribuer dépendent de son âge, de son métabolisme et de son niveau d’activité physique. Ils peuvent donc varier fortement d'un individu à l'autre, ainsi que dans le temps : un individu très actif de 2 ans n'a clairement pas les mêmes besoins qu'un autre âgé de 10 ans et qui mène une vie nettement plus sédentaire.

 

Il convient toutefois de ne pas perdre de vue que le Shiba Inu est particulièrement sensible aux problèmes d’allergie. Par conséquent, plus encore qu’avec n’importe quelle autre race, il est important de procéder à une transition alimentaire en bonne et due forme lorsqu’on introduit un nouvel aliment (voire que l’on change totalement sa nourriture), et d’être attentif à de potentielles réactions.

 

Dans tous les cas, compte tenu du rôle primordial de l'alimentation pour garder son chien en bonne santé, il ne faut pas hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire.

Alimentation du chiot

Quelle que soit sa race, l'alimentation d'un chiot est déterminante pour le restant de ses jours. C'est elle en effet qui doit apporter à son corps de quoi grandir correctement : d'éventuelles carences au cours de cette période cruciale pourraient par exemple entraîner des retards de croissance, tandis qu'à l'inverse une alimentation trop riche pourrait rendre celle-ci trop rapide, avec différents risques à la clef.

 

Sachant que ses besoins sont en évolution tout au long de cette période, il ne faut pas hésiter à se tourner régulièrement vers un vétérinaire pour savoir comment nourrir au mieux un chiot Shiba Inu tout au long de ses premiers mois.

Fréquence des repas

Mieux vaut répartir la ration quotidienne du Shiba Inu en deux repas (idéalement un le matin et un autre le soir), voire davantage tant qu'il n'est pas encore adulte. En effet, sa digestion n'en est que facilitée, et il est alors moins enclin à réclamer de la nourriture dans la journée, puisqu'il sait qu'une seconde collation l'attend.

 

C'est d'autant plus vrai s'ils sont donnés à heure fixe, ce qui contribue aussi à entretenir la confiance qu'il doit éprouver envers son maître. En effet, il constate alors que ce dernier est fiable, qu'il peut compter sur lui pour subvenir à ses besoins, sans qu'il soit nécessaire de réclamer.

Éviter l'obésité

Étant donné la propension du Shiba Inu à souffrir d’embonpoint, une grande vigilance est de mise concernant la détermination et le respect de sa ration quotidienne. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à faire appel à un vétérinaire pour savoir la quantité idéale d’aliments à lui donner.

 

Par ailleurs, il est judicieux de déduire de sa gamelle l’équivalent des calories obtenues via des friandises. En effet, si le recours à ces dernières peut s'avérer fort utiles dans le cadre de son éducation, elles peuvent finir par représenter un apport non négligeables. Opter pour des friandises allégées peut toutefois aider à limiter le problème.

 

Enfin, mieux vaut éviter de lui donner (ou le laisser prendre) de la nourriture destinée aux humains : restes de table, poubelles... En effet, celle-ci n'a généralement pas été sélectionnée en fonction de ses besoins nutritionnels à lui, voire peut contenir des mets appréciés des humains mais toxiques pour leurs compagnons.

Hydratation

Comme tout chien, le Shiba Inu doit avoir en permanence à sa disposition une gamelle d’eau fraiche et propre.

Comme chien de chasse

Dans son Japon natal, le Shiba Inu était sélectionné tout au long de sa longue histoire pour faire un excellent chien de chasse pistant en particulier le petit gibier, les oiseaux et même le sanglier.

 

De fait, sa capacité à se déplacer sans difficultés sur bon nombre de terrains difficiles, son excellent instinct de chasseur et sa grande confiance en lui sont autant d’atouts utiles pour un tel usage.

Comme chien de garde

Au vu de sa propension à aboyer et à se montrer méfiant face à des inconnus, le Shiba Inu peut faire un bon chien d’alerte. Son gabarit le disqualifie en revanche comme gardien.

Comme chien de compagnie

Que ce soit dans l’archipel nippon ou partout ailleurs dans le monde, on retrouve aujourd'hui surtout le Shiba Inu comme simple animal de compagnie. Il trouve toute sa place aux côtés de maîtres vivant dans une maison, suffisamment présents pour qu’il ne se sente pas esseulé et suffisamment actifs – voire sportifs - pour lui procurer l’exercice dont il a besoin.

Comme chien de compétition

Le Shiba Inu peut très bien pratiquer diverses disciplines canines, dès lors qu’il y trouve un intérêt. Il peut y avoir en la matière de grandes différences d'un individu à l'autre : par exemple, certains adorent l’agility, alors que d’autres n’aiment pas du tout ça.

Le Shiba Inu est de plus en plus apprécié et recherché dans un nombre croissant de pays. Or, le nombre d'élevages et de naissances n'a pas augmenté aussi vite que la demande. De ce fait, le montant à débourser pour adopter un chiot de cette race a fortement augmenté au cours des dernières années.

 

Il n'en reste pas moins qu'il existe des écarts importants de prix d'un sujet à l'autre, parfois d'ailleurs au sein d'un même élevage. En effet, quel que soit le pays, le prix d’un chiot est influencé par la renommée de l’élevage dont il est issu et la qualité de sa lignée (les chiots issus de lignées d’exposition coûtent nettement plus cher que ceux destinés à la simple compagnie), mais aussi et surtout par ses caractéristiques intrinsèques, que ce soit en termes de proximité avec le standard ou simplement de couleur et de sexe.

 

En effet, les individus de couleur sésame sont les plus chers, et ceux de couleur crème sont les moins chers. Par ailleurs, les femelles sont généralement vendues à un prix sensiblement supérieur à celui des mâles.

En France, Belgique et Suisse

Si un budget de l'ordre de 800 euros était adapté auparavant pour adopter un représentant de la race, ce n’est absolument plus le cas de nos jours, du fait de l'explosion de la demande. En effet, le prix d’un chiot Shiba Inu se situe plutôt aujourd’hui entre 1500 et 2000 euros.

 

Il peut même aller jusqu’à 3000 euros dans le cas d’un individu provenant d’une excellente lignée et destiné à la reproduction.

Au Canada

Au Canada, le montant à débourser pour adopter un chiot Shiba Inu varie en fonction des provinces, mais il faut dans l’ensemble compter entre 1000 et 2500 dollars canadiens. Toutefois, au vu du déséquilibre entre l’offre et la demande, il s'avère souvent nécessaire de patienter quelques mois sur les listes d’attente des élevages - voire plus d’un an pour les plus réputés. 

 

Pour éviter cela, une solution peut consister à se tourner vers les États-Unis. Un chiot non destiné à la reproduction ou à la présentation en concours de beauté se vend à un prix allant de 1400 à 2200 dollars américains. Pour les individus destinés à la reproduction et possédant d’excellentes origines, il se situe plutôt dans une fourchette s’étalant entre 2000 et 3000 dollars.

Dans son pays d'origine

Le montant particulièrement élevé qu'il faut débourser pour acquérir un chiot Shiba Inu n'est pas forcément l’apanage de l'Europe et de de l'Amérique du Nord. En effet, même dans son Japon natal, il faut débourser de 50.000 à 200.000 yens (soit environ 400 à 1600 euros) pour adopter un représentant de la race. Les prix peuvent même s’envoler bien plus haut pour les plus beaux spécimens, et approcher le demi-million de yens (environ 4000 euros).

Mises en garde

Le Shiba Inu est assurément une race de chien très chère, mais chercher à aller au moins disant n'est pas forcément une approche pertinente.

 

En effet, compte tenu du tempérament difficile que ce chien peut avoir, mieux vaut s'assurer d'adopter auprès d'un éleveur qui veille à proposer des petits parfaitement équilibrés et ayant bénéficié d'une socialisation digne de ce nom, quitte à payer un peu plus. Son travail sur les reproducteurs a également une importance : ces derniers doivent avoir été choisis notamment en fonction de leur tempérament (ce dernier a toutes les chances d'influer sur celui de leurs petits), et avoir reçu une éducation de qualité. Le cadre de vie qui est offert à tout ce petit monde a également son importance.

 

Le propos vaut aussi sur le plan de la santé, d'autant que le Shiba Inu est susceptible d'être touché par de nombreuses maladies héréditaires. Un éleveur sérieux met tout en oeuvre pour avoir des chiens en parfaite santé, et pour cela a notamment à coeur d'éviter autant que possible toute transmission de telles affections : cela le conduit à faire effectuer différents tests génétiques sur les reproducteurs envisagés, et à écarter ceux qui présentent un risque à ce niveau.

 

Pour toutes ces raisons, il n'est pas irrationnel d'accepter de payer un peu plus, dès lors que cela permet d'être sûr du sérieux de la personne auprès de qui on adopte. Dans le cas contraire, le montant économisé au niveau du prix d'achat du chiot pourrait s'avérer dérisoire en comparaison de celui dépensé si de nombreuses séances avec un éducateur ou un comportementaliste canin s'avèrent nécessaires, ou bien s'il faut multiplier les visites chez le vétérinaire...

 

En tout état de cause, le fait que l'éleveur soit membre du club de race est assurément un gage de sérieux. Pour autant, cela ne serait dispenser d'une visite de l'élevage, afin de s'assurer que le petit a grandi dans un cadre adapté et de rencontrer ses parents. Il est clair que si ces derniers semblent présenter le moindre problème (méfiance voire agressivité excessive, santé défaillante...), mieux vaut passer son chemin.

Génétiquement parlant, le Shiba Inu est une des races de chien les plus proches du loup. C’est ce qu’ont conclu notamment des chercheurs de l’Université de Cornell, de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l’Institut National de la Santé des États-Unis dans le cadre du projet CanMap. Dans le but de déterminer la proximité génétique entre diverses races de chiens et le loup gris, ils examinèrent l’ADN de près de 1000 chiens appartenant à 85 races différentes. Ce travail permit de révéler que le Shiba Inu, ainsi que le Chow Chow, l’Akita Inu et le Malamute d’Alaska, sont les chiens les plus proches génétiquement du loup. Les résultats de leur étude furent publiés en août 2010 dans un article intitulé « A simple genetic architecture underlies morphological variation in dogs », paru au sein de la revue scientifique PLOS Biology.

Le Shiba Inu à l'écran

  • Mari est une femelle Shiba Inu qui, en 2004, sauva ses propriétaires lors d’un tremblement de terre dans le village de Yamakoshi, au coeur de la préfecture de Niigata (Japon). Cette histoire fut adaptée au cinéma en 2007, dans un film intitulé Mari to koinu no Monogatari (L’histoire de Mari et de ses trois chiots, en français) ;

  • Shibao Inuyama est un représentant de la race célèbre pour être apparu comme présentateur des infos dans des spots diffusés au Japon par Seven Bank, l'activité bancaire du groupe 7-Eleven.

Shiba Inus de célébrités

Natsu (mot qui signifie « été » en japonais) est le Shiba Inu roux du célèbre youtubeur français Squeezie, qui partage avec son chien certaines de ses vidéos.

Shiba Inus qui sont des stars

Certains Shiba Inus sont devenus célèbres dans leur Japon natal et en dehors via les réseaux sociaux. C'est le cas notamment de :

 

  • Marutaro, qui dépasse les 2,5 millions d’abonnés sur Instagram et dispose de nombreux produits dérivés à son effigie ; 

  • Mari-Chan, star de Youtube avec plus de 300.000 abonnés.

Avis & conseils Shiba Inu

Mon shiba mâle a près de 9 ans et il est encore et toujours l'enfant de la maison .'.il obéit et à l'indépendance d'un chat ,ne fait aucun dégât ,marche sans laisse ,obéit au rappel uniquement à son maître ,et ne supporte pas les autres mâles et devient vite bagarreur quel que soit la taille de l'autre chien ...

Il supporte les enfants mais n'aime pas les cris ni les bruits trop forts ...orages , feux d'artifice ..etc

Il faut le brosser tous les jours si il vit dans la maison

Il n'est pas très affectueux et s,isole très souvent et se contente parfois d'un regard pour un bonjour et le lendemain vous fera la fête pour une absence de une heure ...

En résume c'est un chien de caractère qui a tendance à vouloir commander...il a besoin d'un vrai maître qui soit ferme et juste s'il veut être obéi

Je pourrais en parler des heures ......

Si vous cherchez une peluche , ce n'est pas le chien qu'il faut choisir

   
Par [email protected]

J avais déjà envie de ce chien mais le problème c est que ma maman elle ne veut pas trop de chien mais grâce à votresi elle est plus sur le coup sa la branche alors merci ps votre site est superbe ???:D

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Par leonbergbis

Avoir un Shiba bébé demande une patience infinie tant il peut être têtu destructeur :fil électrique ,prise,murs etc fugueur ne pas pouvoir le lâcher en promenade et penible il a besoin d un jardin clos et il aime souvent rentrer pour faire ses besoins ...mais on l'aime alors....

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Par pseudo Chris

Lewis va bientôt avoir 6 mois, j'ai fais qq cours avec lui, miasme fais bcp seule, il commence a avoir une complicité avec moi, il est sage et ne fait pas de bêtise je lui donne des jouets et aussi je suis souvent en balade mini 1 h par jour, il voit bcp d'autre chien mais tjr des chiens équilibrés, je fais gaffe pour l'instant, balade en groupe chien 8 ;-) toujours un bon comportement , aussi il est indépendant mais câlin si je le laisse venir et que je l'attire pour jouer.

il obéit pas mal pour ses 6 mois, il faut bien sur renforcer les moments de rappels pour qu'il apprenne bien à revenir

Pas gourmand du tout je ne lui ai jamais rien donné pdt quelle mange et il n'a jamais réclamé, s'il vient il repart sans rien,

en balade oui il aime renifler et si un truc traine genre pain etc l a envie de le manger, selon je dis oui ou non

Je crois qu'il a eu une bonne mère qui a fait un superbe travail,

je sus contente c'est quasi mon premier chien

je m'interoge s'il faut le faire castrer ou pas, pour la nourriture il mange B.A.R.F repense que cela contribue à son équilibre

je suis vers draguignan si qq un en a un par ici on fait une rencontre...

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Par Lewis

Je viens d'acheter une petite Shiba inu âgée de 4 mois. Elle s'est tout de suite adaptée à moi, et très mignonne, très affectueuse. Propre la journée, quelques accidents la nuit. Je ne regrette pas mon choix, c'est une petite chienne merveilleuse !

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Par ronchon

Nous avons une femelle de 1an .elle a un caractère très agréable ,voir discret .mais d?s que l'on va se balader ,et bien elle est tout autre ...elle se lâche et court beaucoup !!!elle adore jouer !!et nous avons de la chance ....elle revient des qu'on l à rappelle et marche sans laisse !!trop top !!!on l adore !!!!elle s appelle chaussette !!!je l aime trop

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Par Dgege

La notre tire un peu a la laisse et nous n'avons pas réussi a lui faire avoir du rappel (Têtue la ptite :D)

Mais a part cela , c'est une vrai créme!! quand nous rentront du travail, elle nous fait la fête et on adore!!

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Par Hatchi!!

Le Shiba est exceptionnel. Avec lui on on ne s'ennuie jamais tant il est joueur, farceur, malin comme un singe et fidele. aussi tetu. C'est un chien qui vous sourit quand vous le caressez. c'est vrai.

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Par mustang

Bonjour,
Mon shiba est roux, elle a 8 mois et s'appelle Chibi Litchi.
Elle a du caractère comme sa maman !
Elle est très têtue, gourmande (je ne peux rien manger sans qu'elle vienne me quêter) et espiègle mais elle fait de beaux bisous :)

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Par Geneviève

J'adore cette race même si je n'ai pas de chien mais j'aimerai beaucoup en avoir un comme ça pour moi ce sont les plus beau !! LOL

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Par Alexis27_fr

bonjours
oui jaime enormement cette race
et touts les autres d ailleur.
domage que cette race soit des chiens de boucherie
pour certains chinois
et je reste poli

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Par PINTO

C'est une super race de chien. Le mien s'appelle Saîgon, il a 8 ans 1/2. Il est très obéissant, très gentil avec les enfants. Il est pantouflard, n'aime pas quand il pleut ou qu'il fait trop froid.
J'avais eu un colley avant lui, et je crois que ce sont les 2 meilleures races au monde.

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Par Virginie

c trop choupinou cette race !
j'en ai meme 1 elle s'appelle phybie et elle a 10 ans !
super !

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Par elo

J'ai un shiba de 4 ans et 1/2 et il est adorable... quand il veut! Il est très têtu et veut toujours avoir raison... Je ne suis pas d'accord avec l'article qui dit que les shibas sont très obéissants et faciles à éduqués!!! On a fait 3 ans de dressage (à partir de ses 3 mois!) et on en bave encore... surtout pendant la promenade :s Mais sinon à part ça il est magnifique ;)

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Par Audrey

Je kiff à mort cette race et j'en et un !
c'est un mal de 3 mois 1/2 il s'appelle Sushi !
Il est trop chou et tout roux !

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Par montainedu18

j'adore cette race et ce site est trop bien!!

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Par solene00

j'adore cette race !!!
elle est trop belle, trop magnifique !!!
je l-a-d-o-r-e
j'aimerais trop en avoir un !

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Par Marty
  • Caractère du chien Shiba

    Bonjour J'ai craqué pour les chiens Shiba un jour en regardant une vidéo Youtube ( si ça intéresse certains ...) J'ai alors fait quelques recherches et j'ai trouvé... Lire la suite