Shiba Inu

Shiba Inu

Noms d'origine : Shiba Ken ou Shiba
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif
Standard : Standard FCI N°257

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Qualités du Shiba Inu

Tempérament du Shiba Inu

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Shiba Inu au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Shiba Inu

Durée de vie moyenne
13 ans
Poids de la femelle
De 6 à 10 kilos
Poids du mâle
De 6 à 10 kilos
Taille de la femelle
De 35 à 38 cm
Taille du mâle
De 38 à 41 cm

Le Shiba Inu : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Shiba Inu

Le Shiba Inu est une race de chien très ancienne, et probablement celle apparue au Japon il y a le plus longtemps parmi les six races anciennes originaires du pays.

 

Son origine exacte n’est pas clairement déterminée, mais ses ancêtres lointains auraient accompagné les premiers humains arrivés au Japon (en provenance de l’actuelle Chine ou Corée), aux alentours de 7000 ans avant J.-C. Des fouilles archéologiques ont en effet permis de découvrir des monticules de coquillage laissés par le peuple jômon, et c’est sur certains de ces coquillages que furent découverts des représentations de petits chiens ressemblant quelque peu au Shiba tel qu’on le connaît de nos jours. Des ossements canins ont également été retrouvés, et les analyses et études scientifiques dont ils ont fait l’objet ont permis d’établir que les chiens dont ils proviennent présentaient d’importantes différences avec les premiers chiens européens.

 

Bien plus tard, aux alentours du 3ème siècle avant J.-C., un nouveau peuple, provenant sans doute de l’actuelle Mongolie, arriva à son tour sur le territoire japonais. Il amena avec lui d’autres chiens qui, se reproduisant avec les descendants des chiens des J?mon, donnèrent naissance à ce qui devint plus tard le Shiba Inu. Les chiens issus de ces croisements étaient surtout utilisés pour la chasse, et en particulier pour la traque d’oiseaux, de petit gibier et de sangliers, dans le centre du Japon.

 

Le Shiba Inu porte son nom depuis l’Antiquité, et il existe de nombreuses théories concernant l’origine de ce dernier. La plus populaire - et plausible - est basée sur la signification du mot japonais « shiba », qui signifie « broussaille ». Il aurait en effet été nommé de la sorte en référence aux buissons et broussailles dans lesquels il avait l’habitude de chasser. Une autre explication est qu’il s’appelle ainsi car il est souvent de la même couleur que les feuilles et broussailles en automne, c’est-à-dire roux. Une troisième explication repose sur une ancienne signification du mot « shiba », qui faisait référence à quelque chose de petite taille. Pour mettre tout le monde d’accord, le Shiba Inu est souvent surnommé « Petit chien des broussailles ». En effet, « inu » signifie « chien » en japonais.

 

Au 7ème siècle après J.-C., la cour de Yamato établit un bureau spécifique ayant pour but à la fois de contrôler et développer les races de chien japonaises, mais aussi de leur donner une place importante dans la culture du pays. C’est notamment grâce à ce travail que la race continua son chemin sans problème particulier au fil des années, jusqu’au milieu du 16ème siècle.

 

C’est en effet à cette époque que les premiers Européens arrivèrent au Japon, avec des armes à feu, des missionnaires chrétiens et quelques chiens de type terrier ainsi que des Matins de Naples. Cette période d’ouverture vers la culture européenne fut de courte durée : en 1616, Hidetada Tokugawa, le deuxième shogun de la dynastie éponyme, décida de chasser les Européens et de fermer son pays. L’isolement perdura plus de 200 ans, mais les chiens européens présents restèrent sur le territoire et se croisèrent avec les chiens locaux. Cependant, les lignées autochtones se situant dans les campagnes restèrent relativement pures, si bien qu’elles conservèrent leurs traits d’origine.

 

Entre 1868 et 1912, alors que le Japon s’était de nouveau ouvert à l‘extérieur suite à la restauration Meiji, la chasse se transforma en loisir. Des chiens de chasse comme le Setter Anglais ou le Pointer Anglais furent importés dans le pays. Du fait de leur tempérament moins nerveux et de leurs meilleures qualités de chasseurs, ils prirent rapidement la place de la race locale dans le cœur des pratiquants, et bon nombre d’éleveurs tournèrent le dos au Shiba. De nombreux croisements entre Shibas, Setters et/ou Pointers eurent lieu, et certains des chiots obtenus furent également utilisés pour les combats de chiens, très en vogue à l’époque. Le Shiba Inu se raréfia rapidement, si bien qu’il fut sur le point de s’éteindre.

 

À la fin des années 1920, l’état précaire dans lequel se trouvait la race finit par alerter des éleveurs et chasseurs, qui se rendirent compte à temps de la gravité de la situation et cherchèrent à préserver ce chien. Parmi eux figurait notamment le docteur Saito, qui travailla d’arrache-pied pour la préservation de la race et dédia sa vie au Shiba Inu. Il parcourut en effet une bonne partie du Japon pour retrouver des individus de pure race – il n’en restait plus que dans des parties isolées et montagneuses du pays -, dans le but de les faire se reproduire et conserver les traits d’origine de la race. À partir des sujets retrouvés et avec le soutien d’éleveurs et d’universitaires, Saito put mettre au point un programme d’élevage.

 

C’est également grâce aux recherches et au travail du docteur Saito qu’une distinction entre trois types de Shiba Inus fut établie. Chacun portait le nom de sa région d’origine :

  • le Mino Shiba, de la région de Gifu, était le plus petit des trois : il mesurait entre 36,5 et 39,5 cm. Il était doté d’une robe rousse, avait les yeux en amande, des oreilles droites et triangulaires ainsi qu’une queue droite ;
  • le Shinshu Shiba, de la région de Nagano, était de petit taille et arborait une robe rousse, des yeux ronds et un masque noir. C’est à lui que ressemble le plus le Shiba Inu actuel ;
  • le San’in Shiba (du nord-est du pays), mesurait entre 40 et 50 cm et était de couleur noire. Il était particulièrement connu pour son côté indépendant et son manque d’affection envers l’humain.

 

Le Shiba moderne descend de ces trois variétés. Si elles furent suffisamment similaires pour être considérées comme faisant partie de la même race, elles présentaient tout de même quelques différences.

 

En 1928, Saito et le reste du groupe d’éleveurs formèrent avec le soutien de l’État le Nihon Ken Honzonkai, organisme dédié à la préservation des races japonaises, qui encore aujourd’hui en administre les registres officiels et rédige les standards.

 

Le premier standard du Shiba Inu fut justement établi en 1934, et la race fut reconnue comme Trésor National en 1936.

 

Ces différentes initiatives permirent d’assurer que les représentants de la race restant soient élevés et reproduits selon des programmes d’élevages minutieusement établis, ce qui permit de la sauver.

 

Cependant, la Seconde Guerre Mondiale arriva rapidement, et ses conséquences furent désastreuses pour le Shiba. Ses effectifs baissèrent de nouveau drastiquement, et son malheur ne s’arrêta pas là : nombre de ceux qui n’avaient pas péri dans les bombardements furent anéantis par l’épidémie de maladie de Carré qui fit rage en 1952.

 

Néanmoins, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, des éleveurs décidèrent de sauver de nouveau la race et utilisèrent des individus trouvés dans des endroits reculés du pays pour mettre sur pied un nouveau programme d’élevage. Ainsi, les différents types de Shibas existants furent tous croisés entre eux, et de ces croisements naquirent les Shiba Inus que l’on connaît aujourd’hui.

 

Le standard fut modifié dans la foulée par le Nihon Ken Hozonkai. Il fut rapidement repris par le Japan Kennel Club, qui devint l’organisme canin de référence dans le pays, lors de sa fondation et de la reconnaissance de la race en 1948. La Fédération Cynologique Internationale (FCI) en fit de même lorsqu’elle reconnut le Shiba Inu en 1964.

 

Un spécimen fut importé pour la première fois aux États-Unis en 1954 par une famille de militaire américaine. D’autres suivirent, mais aucun programme d’élevage digne de ce nom ne fut entamé avant les années 70. La première portée de Shiba Inus américains vit le jour en 1974. Il fallut toutefois attendre 1992 pour que la race obtienne ses lettres de noblesse dans le pays. C’est en effet cette année-là qu’un club de race, le National Shiba Club of America, fut fondé, mais aussi et surtout que les deux organismes de référence du pays, l’American Kennel Club (AKC) et le United Kennel Club (UKC), la reconnurent officiellement.

 

Le Canadian Kennel Club (CKC) voisin le fit également cette même année. Au Canada, quelques Shibas furent introduits par des familles immigrantes japonaises, sans pour autant qu’un programme d’élevage ne se mette en place. Dans les années 80, quelques individus furent importés des États-Unis, et un petit nombre de portées vit le jour, mais le phénomène resta très limité. D’ailleurs, encore aujourd’hui, le nombre d’élevages de Shiba Inu au Canada demeure faible. 

 

En Europe, le Danemark fut le premier pays où le Shiba Inu posa les pattes, en 1969. Il fut également introduit dès l’année suivante en France, en Espagne et en Italie. Le Royaume-Uni ne l’adopta qu’assez tardivement, puisqu’il fallut attendre 1985 pour qu’un premier représentant de la race arrive dans le pays, en provenance d’ailleurs des États-Unis et non du Japon. Les lignées présentes sur le territoire britannique descendent donc pour une large part des lignées américaines, mais les chiens élevés aujourd’hui dans le royaume ne sont pas vraiment réputés pour leur qualité. L’organisme canin de référence du pays, le prestigieux Kennel Club (KC), reconnut la race en 1987. Il reçoit aujourd’hui autour de 350 demandes d’enregistrement par an, suite à un bond important en 2016, qui s’est confirmé les années suivantes. En effet, ce nombre était plutôt jusqu’alors de 200 à 250 naissances par an.

 

La race connaît donc également un succès croissant en Grande-Bretagne, mais rien à voir avec ce qui se produit en France, par exemple. Connu pour son intérêt prononcé pour la culture japonaise sous toutes ses formes, l’Hexagone a fini par offrir une place de choix à ce représentant canin. Ainsi, partant de moins de 10 dans les années 80, le nombre de naissances annuelles enregistrées au Livre des Origines Français (LOF) crût de manière quasiment ininterrompue à partir des années 90. Il franchit ainsi la centaine en 2001, les 300 en 2010, les 500 à peine trois ans plus tard, en 2013. Cette explosion des naissances ne faiblit nullement par la suite, puisque la barre symbolique du millier fut franchie en 2017, et leur nombre approcha les 2000 en 2019. Si la tendance se poursuit, le petit canidé originaire du pays du Soleil Levant pourrait finir par faire partie des races de chien préférées des Français.

 

D’autres pays européens font également une place croissante au Shiba Inu, avec une hausse prononcée des naissances. C’est le cas notamment en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

 

On constate aussi un certain engouement aux États-Unis, mais il est plus mesuré. En effet, il n’apparaît « que » aux alentours de la 45ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’AKC en fonction du nombre de naissances annuelles enregistrées auprès de l’organisme. Il gagne toutefois régulièrement des places, puisqu’il occupait par exemple la 60ème position autour de 2010.

 

Au Canada, il est encore plus rare, et les lignées présentes continuent de provenir principalement de celles développées aux États-Unis.

 

Au total, la population mondiale de Shiba Inu est estimée à plus d’un demi-million d’individus. Toutefois, il n’est nulle part aussi présent que dans son pays d’origine, puisqu’il est le chien le plus populaire au Japon.

Le Shiba Inu est un chien de type spitz, parfois décrit comme un mélange entre une peluche et un renard. Modérément compact et légèrement plus long que haut, ce chien primitif de petite taille, est bien proportionné et arbore une ossature solide. Il a une démarche légère, rapide, agile, et semble toujours se déplacer sans efforts. Son dos est bien droit et solide. Il se prolonge par une queue attachée bien haut, qui s’enroule au-dessus de ce dernier.

 

Les cuisses sont bien développées et musclées. Vues de face, les pattes avant sont droites et parallèles. Les pieds sont ronds et les doigts doivent être bien serrés et cambrés. À leur extrémité se trouvent des griffes particulièrement solides et de couleur sombre. Quant aux coussinets, ils sont épais et bien élastiques.

 

La tête du Shiba Inu comporte un front plutôt large et repose sur un cou fort et bien épais, sans être disproportionné par rapport au reste du corps. Les oreilles sont triangulaires, bien dressées sur le haut de la tête et assez petites. Le museau est assez grand et débouche sur une truffe bien noire. Il domine une mâchoire en forme de ciseaux qui abrite des dents bien solides.

 

Les yeux, triangulaires et toujours de couleur brun foncé, ne doivent pas être trop petits. Ils lui donnent une expression vive et reflètent son plein d'entrain, sa bonne humeur et surtout sa grande intelligence.

 

Le pelage du Shiba Inu se compose d'une couche extérieure assez dure et d’une sous-couche bien plus douce, qui lui confère une excellente isolation contre le froid. Le poil est un peu plus long sur la queue. La robe peut être de couleur rouge, noire, feu, crème, sésame (mélange de poils noirs, rouges et blancs), sésame noir (fond noir, avec une minorité de poils blancs) ou sésame rouge (fond rouge mélangé avec une minorité de poils noirs). Les robes de type sésame sont les plus appréciées. Dans tous les cas, le chien doit présenter un « urajiro », c’est-à-dire des poils blancs sur les côtés du nez, sur les joues, sous la mâchoire, sur la gorge, le poitrail et le ventre, ainsi que dans la face inférieure de la queue et à l’intérieur des pattes.

 

Le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race, la femelle étant sensiblement plus petite et légère que le mâle.

 

Enfin, même si cela ne coule pas forcément de source à première vue, le Shiba Inu est une des races de chien les plus proches des loups en termes de patrimoine génétique. Cela s’explique notamment par le fait qu’il s’agit d’une race primitive, qui n’a que très peu évolué au fil des millénaires.

Standard FCI N°257 (1995-04-14)

ASPECT GÉNÉRAL


Chien de petite taille, bien proportionné, dont l'ossature et les muscles sont bien développés. Constitution solide. Vif dans ses allures dégagées et belles.

Proportions importantes : Le rapport entre la hauteur au garrot et la longueur du corps est de 10:11.

Taille : Hauteur au garrot de 40 cm pour les mâles et de 37 cm pour les femelles.

(Avec une tolérance de 1,5 cm en plus ou en moins.)

Poids : De 6 à 10 kg. (donné ici à titre indicatif)


ROBE


Poil : Le poil de couverture est dur et droit; le sous-poil est doux et dense. Sur la queue, le poil est légèrement plus long et dressé.

Couleur : Rouge, noir et feu, sésame (mélange à égalité de poils blancs et noirs), sésame noir (plus de poils noirs que de blancs), sésame rouge (fond de la robe rouge, mélangé avec du poil noir).

Toutes les couleurs citées ci-dessus doivent présenter de l' "Urajiro" (poil blanchâtre sur les faces latérales du museau et sur les joues, sous la mâchoire, sur la gorge, le poitrail et le ventre, sur la face inférieure de la queue et à la face interne des membres).

TETE


Le crâne est large, les joues bien développées et le stop est net avec un léger sillon. Le chanfrein est droit et la truffe de couleur noire est recherchée. Le museau est modérément épais et va en s'amenuisant. Les lèvres sont serrées; les dents, fortes, présentent un articulé en ciseaux.

Oreilles : Relativement petites, triangulaires, légèrement inclinées vers l'avant et bien dressées.

Yeux : Relativement petits, triangulaires et de couleur brun foncé : les commissures (externes) sont relevées.

CORPS


Dos : Droit, le garrot bien marqué.

Poitrine : Profonde. Les côtes bien arrondies.

COU


Épais, fort, et bien proportionné par rapport à la tête et au corps.

TRONC


Dos droit et solide, rein large et musclé. Poitrine bien descendue, côtes modérément cintrées, ventre bien remonté.

QUEUE


Attachée haut, épaisse, et portée bien roulée ou recourbée en faucille; l'extrémité atteint presque le jarret quand on étend la queue vers le bas.

MEMBRES


Antérieurs : Epaules modérément obliques, coudes bien au corps; vus de face, membres antérieurs droits.

Postérieurs : Cuisse longue et jambe courte, mais bien développée. Le jarret est épais et très solide.

Pieds : Doigts bien serrés et bien courbés. Les coussinets sont durs et élastiques. Les ongles sont durs et de préférence de couleur sombre.

ALLURES


Légère et vive.


DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Chiens craintifs.

- Mâles efféminés, femelles masculines.

- Prognathisme supérieur et inférieur.

- Dents manquantes en grand nombre.

DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES


- Oreilles non dressées.

- Queue pendante ou courte.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

Le Shiba Inu est un chien audacieux, franc, et très intelligent. En raison de sa grande indépendance, de sa dignité et de son caractère réservé face aux étrangers (qui en fait d’ailleurs un bon chien d’alerte), il est souvent comparé à un chat, tout en ayant une apparence rappelant celle d’un renard.

 

Il n’en reste pas moins un compagnon affectueux et fidèle envers sa famille, mais également tout à fait calme et posé dès lors qu’elle lui offre suffisamment d’exercice. Plutôt actif, il aime en effet accompagner ses propriétaires lors de promenades ou de joggings, et doit être sorti tous les jours pour de petites balades, des séances de jeux ou encore des entraînements sportifs représentant une durée cumulée d’au moins une heure. Il possède donc beaucoup d’énergie, mais n’a pas besoin de beaucoup de temps pour la consommer : ce n’est pas une pile électrique, au point qu’il faudrait impérativement le sortir plusieurs heures par jour pour qu’il se soit suffisamment dépensé. Il peut donc convenir à une personne retraitée, dans la mesure elle reste toujours active et est prête à le sortir suffisamment chaque jour.

 

En bon chien de famille, il s’entend très bien face avec les enfants dès lors que ces derniers le traitent avec respect. La socialisation est très importante pour qu’il soit compatible avec les plus jeunes, car à défaut il a tôt fait de mal tolérer par exemple certains comportements brusques. En tout état de cause, l’idéal est quand même que les enfants aient déjà un certain âge. En tout cas, comme c’est le cas pour n’importe quelle autre race, il ne doit pas être laissé seul avec un tout-petit sans la moindre surveillance.

 

Le Shiba Inu peut parfois se montrer agressif avec les autres chiens, surtout ceux du même sexe. Mieux vaut donc prendre des précautions pour les présentations lors de rencontres entre chiens. Même la cohabitation avec un congénère peut s’avérer compliquée s’il n’a pas été habitué à le fréquenter depuis son plus jeune âge.

 

Quant à lui faire partager son foyer avec un chat ou un petit animal (rongeur, oiseau…), c’est une éventualité qu’il vaut mieux ne pas envisager. En effet, il dispose toujours d’un instinct de chasseur aiguisé, et celui-ci prend bien souvent le dessus lorsqu’il se retrouve face à des représentants d’autres espèces.

 

C’est d’autant plus vrai qu’il est très possessif, que ce soit envers ses jouets préférés, sa nourriture ou son territoire. Il convient de lui apprendre tôt à partager et à ne pas se montrer agressif en protégeant ce qui lui appartient. En outre, lorsqu’il rencontre des chiens ou des enfants qu’il ne connaît pas, mieux vaut cacher ses objets favoris et sa nourriture, pour prévenir tout conflit si l’inconnu vient à s’en emparer. 

 

Sous ses apparences mignonnes, le Shiba Inu sait ce qu’il veut, et ne manque pas de s’exprimer lorsque quelque chose ne lui plaît pas, par exemple s’il n’a pas son repas à l’horaire habituel. Aimant s’exprimer à travers sa voix, que ce soit en cas d’énervement ou de joie, il peut se montrer relativement bruyant si on le laisse faire. Cette propension à aboyer peut vite venir à bout des nerfs de ses propriétaires… ou de leurs voisins. Il a aussi tendance à « pleurnicher » en poussant un cri aigu propre à la race lorsque quelque chose ne lui plaît pas. Cela peut être le cas par exemple lors des séances de toilettage, ou bien quand son propriétaire lui enfile un harnais. Les individus les plus sensibles réagissent même parfois de telle sorte sans raison apparente.

 

Tout en ayant un caractère assez indépendant et fier, le Shiba Inu supporte mal d’être seul et à l’écart de sa famille. Quand bien même il a accès à un beau et vaste jardin, il n’est donc pas fait pour y passer le plus clair de son temps : sa place est au cœur du foyer, parmi les siens. S’il se sent trop esseulé, il a toutes les chances de développer des comportements destructeurs.

 

Cela n’implique pas pour autant que la vie en appartement est recommandée pour lui. En effet, il a besoin de pouvoir se défouler, et il n’y a rien de mieux pour cela que d’avoir accès à tout moment à un jardin – même si cela ne saurait se substituer aux indispensables balades à la découverte du monde extérieur. Il reste possible de le faire vivre en appartement dès lors que ses besoins d’exercice sont respectés à la lettre et qu’il peut donc se dépenser suffisamment tous les jours, mais ce n’est pas le cadre de vie idéale pour lui. 

 

En tout cas, s’il dispose d’un accès à un jardin, mieux vaut que ce dernier soit parfaitement clôturé et vérifier régulièrement qu’il n’y a pas de trous ou d’endroits abimés, car il possède un goût prononcé pour la fugue. Mieux vaut également que la clôture ait une hauteur assez conséquente, car malgré sa petite taille, le Shiba Inu est capable de sauter incroyablement haut.

 

Ce coût pour la liberté et sa propension à s’enfuir loin sans être disposé à revenir impliquent aussi qu’il vaut mieux le garder en laisse lors des sorties. Cela permet aussi de réduire le risque qu’il cherche à défier d’autres chiens rencontrés en chemin ou se lance à la poursuite d’un petit animal qui passe par là. Dans tous les cas, il est conseillé d’apprendre le rappel à son chien, qui pourrait être d’une grande utilité en cas de situations difficiles et imprévues. 

 

Le Shiba Inu est un merveilleux compagnon pour certains, mais sa forte personnalité peut en rebuter d’autres. Il faut donc savoir aller au-delà de son apparence assurément très séduisante et faire l’effort de bien se renseigner avant d’acquérir un tel chien, notamment en vue de s’assurer de posséder les compétences nécessaires pour être en mesure de le gérer dans toutes les situations.

 

Enfin, la race présente une prédisposition à certains troubles obsessionnels compulsifs (TOC), à commencer par la poursuite de la queue. Il est normal que les chiots s’amusent à tourner sur eux-mêmes dans le but d’attraper leur queue. Cependant, si ce comportement persiste au fur et à mesure que le chien grandit ou s’il le fait de manière intensive - au point parfois d’en perdre l’appétit -, il convient de s’inquiéter et de se pencher sur le problème. Ce TOC peut être supprimé à l’aide d’un traitement phénobarbital.

Le Shiba Inu est un chien très intelligent et vif d’esprit qui apprend plutôt vite... dès lors qu’il en a l’envie. Pour espérer réussir son éducation, il est donc très important de comprendre sa nature profonde. Libre penseur, il ne peut accepter d’effectuer les exercices qu’on lui demande que s’il en voit l’utilité. Pour y parvenir, il faut donc savoir se montrer malin à l’occasion, au point de parfois lui faire penser qu’obéir est sa propre idée.

 

De fait, son éducation ne laisse pas de place à l’erreur et à l’à-peu-près : un maître débutant ou peu assuré aurait tôt fait de se casser les dents sur son côté têtu et sa propension à n’en faire qu’à sa tête. En effet, si ce chien paraît mignon et sage au premier abord, il ne faut surtout pas s’en tenir à cette impression, car il peut se montrer aussi indiscipliné qu’il est irrésistible. Il est donc primordial de fixer les règles dès son plus jeune âge et de s’assurer à la fois que l’ensemble des membres du foyer les fassent respecter, mais aussi qu’elles soient appliquées de manière constante, sans souffrir d’exceptions. Même lorsqu’il est petit, il ne doit jamais être autorisé à montrer envers ses propriétaires des signes de rébellion, voire de dominance. En effet, ce qui peut paraitre mignon lorsqu’il est jeune peut se transformer en un réel problème de comportement difficile à gérer une fois devenu adulte.

 

Autant dire que cette race est destinée à une personne ayant de l’expérience en matière d’éducation canine. Cette dernière ne doit toutefois pas hésiter à faire appel à un éducateur canin professionnel afin de l’épauler, au moins dans un premier temps. Une fois que les bonnes bases sont posées, le Shiba progresse rapidement.

 

Quoi qu’il en soit, la patience est le maître-mot pour parvenir à ses fins. Il ne peut obéir et respecter qu’une personne calme et qui ne s’énerve pas. Une méthode d’éducation basée sur le fait de punir son chien lorsqu’il adopte un comportement contraire à ce qui est souhaité ne pourrait qu’être contre-productive et entraîner rapidement une détérioration de la relation entre l’humain et son compagnon. Mieux vaut éduquer son chien par du renforcement positif, de sorte que les séances de travail se transforment pour lui en moments de jeu, ce qui est bien plus enthousiasmant, divertissant et stimulant. Très astucieux, le Shiba Inu adore particulièrement résoudre des problèmes et autres casse-têtes. Lui proposer de tels exercices (en prenant soin de les varier d’une séance à l’autre) est le meilleur moyen de le garder motivé, ce qui est indispensable pour qu’il soit concentré.

 

En tout cas, s’il y a une chose qu’il apprend rapidement, c’est bien la propreté. Étant donné qu’il déteste être sale, il apprend très vite à devenir propre et à faire ses besoins à un seul et même endroit.

 

Comme pour tout chien, l’éducation du Shiba Inu doit inclure notamment une période de socialisation soutenue, de sorte qu’il apprenne dès son plus jeune âge à rester aussi calme que possible et bien se comporter face à toutes sortes de congénères, d’autres animaux, de personnes, d’environnements et de situations. Plus il en rencontre un grand nombre qui lui sont inconnus, plus on réfrène sa méfiance, son côté protecteur voire son agressivité. Si cela ne garantit pas pour autant qu’il finira par accepter facilement les nouvelles personnes ou animaux qu’il est amené à rencontrer, ce travail de socialisation permet à tout le moins de limiter les comportements indésirés caractéristiques de cette race.

 

Il faut aussi s’attaquer dès son plus jeune âge à sa tendance à se montrer possessif avec ses jouets, sa nourriture et son jardin. Lui apprendre à partager par exemple avec d’autres chiens ou avec des enfants est le meilleur moyen de limiter le risque de situations conflictuelles voire dangereuses par la suite.

 

Une autre tendance qu’il est utile de corriger dès son plus jeune âge est sa propension à aboyer, tant pour le bien-être de sa famille que pour celui des voisins. Même s’il est difficile d’aller à l’encontre d’un comportement aussi ancré en lui et de réussir à faire en sorte qu’il n’en vienne à aboyer que lorsque cela est réellement nécessaire, il est au moins essentiel de lui apprendre à cesser sur commande.

 

Compte tenu de sa tendance à fuguer et à s’éloigner facilement de ses propriétaires, le rappel et la marche en laisse sont également deux apprentissages indispensables. Son indépendance et sa fierté font qu’il n’apprécie guère d’être retenu, voire même de porter un collier, n’étant nullement en mesure de réaliser que c’est pour sa sécurité et donc pour son bien. Il faut par conséquent prévoir de passer un peu plus de temps qu’avec les autres races pour que les promenades en laisse finissent par se dérouler relativement sereinement pour tout le monde.

 

Sa personnalité assez affirmée implique aussi qu’il n’apprécie pas forcément spontanément d’être manipulé, en particulier au niveau de ses griffes. Mieux vaut donc là aussi l’habituer dès son plus jeune âge, pour éviter tout problème par la suite lors des séances de toilettage ou des visites chez le vétérinaire.

 

Ces dernières peuvent également s’avérer problématiques s’il n’est pas habitué à rentrer dans une cage ou une caisse de transport, compte tenu de son amour de la liberté qui le rend réfractaire aux petits espaces clos. Il est donc conseillé de l’y familiariser dès son plus jeune âge, par exemple en la disposant ponctuellement dans son lieu de vie habituel et en lui faisant y passer du temps.

Le Shiba Inu est sujet à un certain nombre de maladies, pour beaucoup d’origine génétique ou susceptibles de l’être :

  • la dysplasie de la hanche, qui survient lorsque le fémur ne s’insère pas parfaitement dans la cavité pelvienne de l’articulation de la hanche. Certains individus souffrent de douleurs et de boiteries sur une ou deux des pattes arrière, tandis que d’autres ne manifestent aucun symptôme. Au fur et à mesure que l’âge du chien avance, des problèmes d’arthrose peuvent apparaître ;
  • la luxation de la rotule (ou luxation patellaire), lorsque ce petit os situé dans le genou ne reste pas dans sa position normale. Elle provoque des boiteries et, à long terme, peut être à l’origine de problèmes d’arthrite du chien. En fonction de la gravité de la luxation, une intervention chirurgicale s’avère parfois nécessaire ;
  • le chylothorax, une maladie provoquant une accumulation de liquide lymphatique dans la cavité thoracique elle-même à l’origine de problèmes respiratoires, d’une baisse de l’appétit ou encore de toux. Si les cas les plus graves nécessitent une opération chirurgicale, le traitement consiste en général en l’élimination du liquide lymphatique et la mise en place d’ un régime alimentaire pauvre en graisses ;
  • l’épilepsie, lorsqu’une activité électrique excessive dans le cerveau donne lieu à de courtes crises convulsives plus ou moins régulières. Avec un bon suivi vétérinaire et le recours à des médicaments adaptés, elle n’empêche normalement pas l’animal de mener une vie normale ;
  • la maladie parodontale (ou parondontite), lorsque l’accumulation de plaque dentaire finit par provoquer des inflammations plus ou moins importantes des gencives (gingivites ou périodontites). À terme, elle peut entraîner la perte de dents et la propagation d’infections au niveau du foie, du cœur ou des poumons, qui peuvent avoir de lourdes conséquences ;
  • les allergies, et ce quel que soit leur type : les allergies alimentaires, les allergies de contact (qui peuvent notamment être causés par certains shampoings pour chien ou certains produits contre les parasites) et les allergies par inhalation (qui sont le fait d’allergènes en suspension dans l’air, comme le pollen, la poussière ou le mildiou). Le Shiba est particulièrement exposé à ces dernières. Quant aux allergies de contact peuvent notamment provoquer des dermatites atopiques ou pyotraumatiques, et les sujets présentant des problèmes d’allergies sont particulièrement sensibles à ce problème.


Par ailleurs, le risque de problèmes oculaires est également particulièrement prononcé. C’est le cas en particulier avec :

  • la cataracte, qui peut être congénitale ou apparaître en cours d’existence. Elle peut affecter un seul œil ou les deux, et entraîne une opacité partielle ou totale. Dans certains cas, elle n’altère que très peu la vision du chien, mais dans d’autres elle provoque une cécité totale ;
  • le glaucome, qui correspond à une augmentation de la pression dans l’œil du chien. Cette maladie entraine la perte progressive de la vue ainsi que des douleurs assez prononcées à l’œil et son gonflement ;
  • l’atrophie rétinienne progressive (ARP), qui est en fait une famille de maladies oculaires incurables provoquant la détérioration progressive de la rétine. Les individus touchés présentent au départ des difficultés à voir de nuit, mais au fur et à mesure que l’affection progresse, le chien finit par devenir totalement aveugle ;
  • l’entropion, qui consiste en un enroulement du bord de la paupière vers l’intérieur de l’œil. Il provoque une inflammation de la cornée causée par les frottements, mais est soignables via un acte chirurgical ;
  • le syndrome de type Vogt-Koyanagi-Harada (VKH), ou syndrome uvéo-dermatologique, une maladie qui consiste en une attaque par le système immunitaire des cellules produisant la pigmentation, les mélanocytes. Leur disparition provoque une pâleur du nez, des yeux, mais aussi des poils du chien. A terme, elle peut également entrainer des troubles oculaires, comme par exemple l’opacification de la cornée, la décoloration de l’iris ou encore la cécité ;
  • l’uvéite, une inflammation de l’uvée qui peut provoquer la cécité du chien. Toutefois, il ne s’agit pas d’une maladie en soi : elle apparaît en conséquence d’un autre problème, comme par exemple le syndrome uvéo-dermatologique ;
  • le décollement de la rétine, caractérisé par la séparation de deux couches de cette dernière, qui provoque une baisse importante et brutale de la vue ;
  • la microphtalmie, qui se traduit par un défaut de développement du globe oculaire, anormalement petit chez les individus atteints. Elle apparaît dès le plus jeune âge du chiot et favorise le développement de maladies oculaires telles que la cataracte ou le décollement de la rétine.

 

Le Shiba Inu est aussi particulièrement prédisposé à l’obésité. Une grande vigilance est donc nécessaire pour s’assurer qu’il fait assez d’exercice et que ses rations alimentaires soient en adéquation avec la quantité d’effort physique qu’il fournit au cours de la journée.

 

Si la liste des problèmes potentiels pouvant affecter la race est assez étendue et peut faire peur, il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie sont traitables, mais surtout que la plupart demeurent très rares. Tout au long des décennies écoulées, les éleveurs ont effectué un gros travail de sélection permettant de quasiment éradiquer les maladies héréditaires les plus observées, via la généralisation du recours aux tests génétiques et la sélection rigoureuse des reproducteurs. Ce travail se poursuit d’ailleurs de jours. Au demeurant, un Shiba peut parfaitement ne pas connaître le moindre problème au cours de son existence, et passer toute sa vie en bonne santé.

 

Néanmoins, compte tenu des nombreuses maladies potentiellement ou systématiquement héréditaires auxquelles la race est exposée, se tourner vers un éleveur de Shiba Inu sérieux est primordial pour maximiser ses chances d’adopter un compagnon en bonne santé et qui le reste. En plus des résultats des tests génétiques effectués sur les parents ou sur le petit, il doit être en mesure de remettre un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins administrés, consignés dans le carnet de vaccination ou le carnet de santé du chien.

 

Pour autant, cela ne dispense aucunement de bien prendre soin de son chien tout au long de sa vie. Et comme pour toute race, le meilleur moyen est de mettre l’accent sur la prévention. Il est donc indispensable de le faire examiner régulièrement (au moins une fois par an) par un vétérinaire, car cela peut permettre de déceler rapidement un éventuel problème. Ce bilan de santé du chien est également l’occasion de s’assurer qu’il soit à jour de ses vaccins.

Le Shiba Inu a besoin d’être brossé une fois par semaine. Il ne perd que très peu de poils, sauf pendant les 2 à 3 semaines que durent chacune de ses périodes de mue, au printemps et en automne : il faut alors accentuer l’effort en le brossant tous les jours, car il en perd alors énormément.

 

De manière générale, c’est un chien très propre, qui évite par lui-même de se salir ou de se mouiller. Il est même connu pour se laver, à l’instar de ce que font les chats. Il est donc rare qu’il soit nécessaire de lui faire prendre un bain au motif que son pelage finit par être sale et/ou malodorant. En revanche, il est pertinent de le faire lors de ses périodes de mue, afin de retirer plus rapidement les poils morts. En tout état de cause, il ne faut pas dépasser 3 ou 4 bains par an, au risque d’abîmer son poil et de lui faire perdre de son imperméabilité. En outre, compte tenu de sa propension aux allergies, s’assurer d’utiliser un shampoing spécifiquement conçu pour les chiens ne suffit pas : il faut choisir ses produits de soin très attentivement, et ne pas hésiter à solliciter l’avis d’un vétérinaire.

 

Sachant que le risque de maladies oculaires du chien est assez prononcé, ses yeux doivent faire l’objet d’un entretien aussi régulier que précautionneux. Il faut les vérifier et les nettoyer avec de l’eau claire au moins une fois par semaine. La séance d’entretien hebdomadaire est aussi l’occasion d’inspecter et entretenir ses oreilles, de façon à éviter la présence de saleté ou détecter un potentiel début d’infection.

 

Il faut aussi en profiter pour brosser ses dents à l’aide d’un dentifrice destiné aux chiens, de façon à éviter au maximum la formation de plaques de tartre, et les problèmes de santé qu’elle peut entraîner. Le Shiba Inu est particulièrement enclin à la maladie parodontale, un brossage journalier est idéal. En tout état de cause, il ne faut pas le faire moins d’une fois par semaine.

 

Il est également judicieux de vérifier régulièrement l’état de sa peau (par exemple en même temps que les soins concernant son pelage, ses yeux, ses oreilles et ses dents), afin de déceler rapidement toute allergie potentielle, compte tenu de sa prédisposition à souffrir de ce genre d’affections. Si des signes de démangeaison, des rougeurs ou des perte excessives de poils sont constatées, il faut rapidement se tourner vers un vétérinaire.

 

Quant à ses griffes, elles doivent être généralement taillées environ une fois par mois. Bien évidemment, si l’usure naturelle contribue à les garder plus courtes, l’intervalle peut être plus espacé. En tout cas, dès qu’on les entend heurter le sol lorsqu’il est marche, c’est qu’il est temps de les couper.

 

Les soins à prodiguer régulièrement à ses yeux, ses oreilles, ses dents et ses griffes doivent être effectués avec douceur, rigueur et précision. La première fois, il ne faut pas hésiter à demander à un vétérinaire ou un toiletteur de montrer comment faire, afin d’apprendre les bons gestes.

Une nourriture industrielle de qualité convient parfaitement au Shiba Inu. Comme chez tout chien, les produits à choisir et la quantité à distribuer dépendent de son âge, de son métabolisme et de son niveau d’activité physique.

 

Étant donné sa propension à souffrir d’embonpoint, une grande vigilance est de mise concernant la détermination et le respect de sa ration quotidienne. Il ne faut pas hésiter à faire appel à un vétérinaire pour savoir la quantité idéale d’aliments à lui donner, et il peut être judicieux de déduire de sa gamelle l’équivalent des calories obtenues via des friandises, par exemple dans le cadre de son éducation.

 

En tout état de cause, tout maître souhaitant garder son chien en bonne santé doit prendre le temps de le peser régulièrement. S’il constate une prise de poids injustifiée, il faut réagir sans attendre, en ajustant à la baisse la ration quotidienne du chien et à la hausse la durée de ses promenades et autres activités. Cela permet dans la majorité des cas de revenir à une situation normale. À défaut, il est nécessaire de se tourner vers un vétérinaire pour écarter la piste d’une maladie et mettre en place un régime plus adapté.

 

Par ailleurs, le Shiba Inu est particulièrement sensible aux problèmes d’allergie. Il est important d’être attentif à de potentielles réactions lorsqu’on introduit un nouvel aliment ou que l’on cherche à changer totalement son alimentation : plus encore qu’avec n’importe quelle autre race, la transition alimentaire du chien doit alors être effectuée avec la plus grande vigilance.

 

Enfin, comme tout chien, le Shiba Inu doit avoir en permanence à sa disposition une gamelle d’eau fraiche et propre.

Durant sa longue histoire dans son Japon natal, le Shiba Inu était sélectionné pour faire un excellent chien de chasse pistant en particulier le petit gibier, les oiseaux et même le sanglier. Sa capacité à se déplacer sans difficultés sur bon nombre de terrains difficiles, son excellent instinct de chasseur et sa grande confiance en lui sont autant d’atouts sur lesquels il peut compter.

 

Aujourd’hui, que ce soit dans l’archipel ou partout ailleurs dans le monde, on le retrouve surtout comme Shiba Inu comme chien de compagnie. Sa place de choix est au sein de maîtres vivant dans une maison, suffisamment présents pour qu’il ne se sente pas esseulé et suffisamment actifs – voire sportifs - pour lui procurer l’exercice dont il a besoin.

 

Au vu de sa propension à aboyer et à se montrer méfiant face à des inconnus, il peut faire un bon chien d’alerte. Son gabarit le disqualifie en revanche comme chien de garde.

 

Il peut aussi pratiquer diverses disciplines canines, dès lors qu’il en trouve un intérêt. Par exemple, certains adorent l’agility, alors que d’autres n’aiment pas du tout ça.

Dans de nombreux pays, le Shiba Inu de plus en plus apprécié et recherché et, de ce fait, le montant à débourser pour adopter un chiot de cette race a fortement augmenté au cours des dernières années. Si l’on pouvait auparavant s’en procurer pour environ 800 euros, ce n’est absolument plus le cas de nos jours : il faut désormais plutôt compter le double.

 

En effet, le prix d’un chiot Shiba Inu se situe aujourd’hui entre 1500 et 2000 euros. Il peut même aller jusqu’à 3000 euros dans le cas d’un individu provenant d’une excellente lignée et destiné à la reproduction.

 

Au Canada, les prix varient en fonction des provinces, mais il faut dans l’ensemble compter entre 1000 et 2500 dollars canadiens. Toutefois, au vu du déséquilibre entre l’offre et la demande, il faut être prêt à patienter quelques mois sur les listes d’attente des élevages - voire plus d’un an pour les plus réputés. 

 

Pour éviter cela, une solution peut consister à se tourner aux États-Unis. Un chiot non destiné à la reproduction ou à la présentation en concours de beauté se vend à un prix allant de 1400 à 2200 dollars. Pour les individus destinés à la reproduction et possédant d’excellentes origines, il se situe plutôt dans une fourchette s’étalant entre 2000 à 3000 dollars.

 

Ces prix particulièrement élevés ne sont pas forcément l’apanage des pays étrangers. Ainsi, dans son Japon natal, il faut débourser de 50 000 à 200 000 yens (soit d’environ 450 à 1700 euros) pour adopter un chiot Shiba Inu. Les prix peuvent même s’envoler bien plus haut pour les plus beaux spécimens, et approcher le demi-million de yen (environ 4000 euros).

 

Quel que soit le pays, le prix d’un Shiba Inu est influencé par la renommée de l’élevage dont il est issu et la qualité de sa lignée (les chiots issus de lignées d’exposition coûtent nettement plus cher que ceux destinés à la simple compagnie), mais aussi et surtout ses caractéristiques intrinsèques, et notamment sa couleur et son sexe. Il peut donc y avoir des écarts importants au sein d’une même portée, puisque les chiots de couleur sésame sont les plus chers, et ceux de couleur crème sont les moins chers. Par ailleurs, les femelles sont généralement vendues à un prix sensiblement supérieur à celui des mâles.

  • Génétiquement parlant, le Shiba Inu est une des races de chien les plus proches du loup. C’est ce qu’ont conclu notamment des chercheurs de l’Université de Cornell, de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l’Institut National de la Santé des États-Unis dans le cadre du projet CanMap. Dans le but de déterminer la proximité génétique entre diverses races de chiens et le loup gris, ils examinèrent l’ADN de près de 1000 chiens appartenant à 85 races différentes. Ce travail permit de révéler que le Shiba Inu, ainsi que le Chow Chow, l’Akita Inu et le Malamute d’Alaska, sont les chiens les plus proches génétiquement du loup. Les résultats de leur étude furent publiés en août 2010 dans un article intitulé « A simple genetic architecture underlies morphological variation in dogs », paru au sein de la revue scientifique PLOS Biology.

 

  • Certains Shiba Inus sont devenus célèbres dans leur Japon natal et en dehors, surtout via les réseaux sociaux. On pourrait donner comme exemples :
    • Marutaro, qui dépasse les 2,5 millions d’abonnés sur Instagram et dispose de nombreux produits dérivés à son effigie ; 
    • Mari-Chan, star de Youtube avec plus de 200 000 abonnés ;
    • Shibao Inuyama, un chien de publicité célèbre qui présenta même un show télévisé au Japon sur la chaîne Seven Bank News;
    • Mari, une chienne qui, en 2004, sauva ses propriétaires lors d’un tremblement de terre dans le village de Yamakoshi, au coeur de la préfecture de Niigata (Japon). Cette histoire fut adaptée au cinéma en 2007, dans un film intitulé Mari to koinu no MonogatariL’histoire de Mari et de ses trois chiots », en français) ;
    • Natsu, le Shiba Inu roux du célèbre youtubeur français Squeezie, qui partage avec son chien certaines de ses vidéos.  
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Avis & conseils Shiba Inu

Mon shiba mâle a près de 9 ans et il est encore et toujours l'enfant de la maison .'.il obéit et à l'indépendance d'un chat ,ne fait aucun dégât ,marche sans laisse ,obéit au rappel uniquement à son maître ,et ne supporte pas les autres mâles et devient vite bagarreur quel que soit la taille de l'autre chien ...

Il supporte les enfants mais n'aime pas les cris ni les bruits trop forts ...orages , feux d'artifice ..etc

Il faut le brosser tous les jours si il vit dans la maison

Il n'est pas très affectueux et s,isole très souvent et se contente parfois d'un regard pour un bonjour et le lendemain vous fera la fête pour une absence de une heure ...

En résume c'est un chien de caractère qui a tendance à vouloir commander...il a besoin d'un vrai maître qui soit ferme et juste s'il veut être obéi

Je pourrais en parler des heures ......

Si vous cherchez une peluche , ce n'est pas le chien qu'il faut choisir

   
Par [email protected]

J avais déjà envie de ce chien mais le problème c est que ma maman elle ne veut pas trop de chien mais grâce à votresi elle est plus sur le coup sa la branche alors merci ps votre site est superbe ???:D

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Par leonbergbis

Avoir un Shiba bébé demande une patience infinie tant il peut être têtu destructeur :fil électrique ,prise,murs etc fugueur ne pas pouvoir le lâcher en promenade et penible il a besoin d un jardin clos et il aime souvent rentrer pour faire ses besoins ...mais on l'aime alors....

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Par pseudo Chris

Lewis va bientôt avoir 6 mois, j'ai fais qq cours avec lui, miasme fais bcp seule, il commence a avoir une complicité avec moi, il est sage et ne fait pas de bêtise je lui donne des jouets et aussi je suis souvent en balade mini 1 h par jour, il voit bcp d'autre chien mais tjr des chiens équilibrés, je fais gaffe pour l'instant, balade en groupe chien 8 ;-) toujours un bon comportement , aussi il est indépendant mais câlin si je le laisse venir et que je l'attire pour jouer.

il obéit pas mal pour ses 6 mois, il faut bien sur renforcer les moments de rappels pour qu'il apprenne bien à revenir

Pas gourmand du tout je ne lui ai jamais rien donné pdt quelle mange et il n'a jamais réclamé, s'il vient il repart sans rien,

en balade oui il aime renifler et si un truc traine genre pain etc l a envie de le manger, selon je dis oui ou non

Je crois qu'il a eu une bonne mère qui a fait un superbe travail,

je sus contente c'est quasi mon premier chien

je m'interoge s'il faut le faire castrer ou pas, pour la nourriture il mange B.A.R.F repense que cela contribue à son équilibre

je suis vers draguignan si qq un en a un par ici on fait une rencontre...

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Par Lewis

Je viens d'acheter une petite Shiba inu âgée de 4 mois. Elle s'est tout de suite adaptée à moi, et très mignonne, très affectueuse. Propre la journée, quelques accidents la nuit. Je ne regrette pas mon choix, c'est une petite chienne merveilleuse !

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Par ronchon

Nous avons une femelle de 1an .elle a un caractère très agréable ,voir discret .mais d?s que l'on va se balader ,et bien elle est tout autre ...elle se lâche et court beaucoup !!!elle adore jouer !!et nous avons de la chance ....elle revient des qu'on l à rappelle et marche sans laisse !!trop top !!!on l adore !!!!elle s appelle chaussette !!!je l aime trop

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Par Dgege

La notre tire un peu a la laisse et nous n'avons pas réussi a lui faire avoir du rappel (Têtue la ptite :D)

Mais a part cela , c'est une vrai créme!! quand nous rentront du travail, elle nous fait la fête et on adore!!

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Par Hatchi!!

Le Shiba est exceptionnel. Avec lui on on ne s'ennuie jamais tant il est joueur, farceur, malin comme un singe et fidele. aussi tetu. C'est un chien qui vous sourit quand vous le caressez. c'est vrai.

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Par mustang

ouai il son trop chou je les adore!!!!!!!!!!!!!!!!

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Par leila

Bonjour,
Mon shiba est roux, elle a 8 mois et s'appelle Chibi Litchi.
Elle a du caractère comme sa maman !
Elle est très têtue, gourmande (je ne peux rien manger sans qu'elle vienne me quêter) et espiègle mais elle fait de beaux bisous :)

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Par Geneviève

J'adore cette race même si je n'ai pas de chien mais j'aimerai beaucoup en avoir un comme ça pour moi ce sont les plus beau !! LOL

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Par Alexis27_fr

bonjours
oui jaime enormement cette race
et touts les autres d ailleur.
domage que cette race soit des chiens de boucherie
pour certains chinois
et je reste poli

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Par PINTO

C'est une super race de chien. Le mien s'appelle Saîgon, il a 8 ans 1/2. Il est très obéissant, très gentil avec les enfants. Il est pantouflard, n'aime pas quand il pleut ou qu'il fait trop froid.
J'avais eu un colley avant lui, et je crois que ce sont les 2 meilleures races au monde.

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Par Virginie

c trop choupinou cette race !
j'en ai meme 1 elle s'appelle phybie et elle a 10 ans !
super !

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Par elo

J'ai un shiba de 4 ans et 1/2 et il est adorable... quand il veut! Il est très têtu et veut toujours avoir raison... Je ne suis pas d'accord avec l'article qui dit que les shibas sont très obéissants et faciles à éduqués!!! On a fait 3 ans de dressage (à partir de ses 3 mois!) et on en bave encore... surtout pendant la promenade :s Mais sinon à part ça il est magnifique ;)

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Par Audrey

Je kiff à mort cette race et j'en et un !
c'est un mal de 3 mois 1/2 il s'appelle Sushi !
Il est trop chou et tout roux !

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Par montainedu18

j'adore cette race et ce site est trop bien!!

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Par solene00

j'adore cette race !!!
elle est trop belle, trop magnifique !!!
je l-a-d-o-r-e
j'aimerais trop en avoir un !

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Par Marty
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