10 conseils pour s’occuper de son chien au retour des vacances

Un chien avec des lunettes en train de lire des livres

La fin des vacances est généralement un moment un peu difficile pour un humain, mais il en va de même pour un chien.


S’il est chanceux, il a pu les passer avec ses propriétaires et profiter d’une disponibilité accrue de ces derniers : promenades plus longues et/ou plus nombreuses, moments de jeux et de complicité, etc. Elles lui ont aussi potentiellement permis de voir du pays et de faire toutes sortes de découvertes et de rencontres.


Il peut au contraire avoir été séparé de ses maîtres au cours de cette période, et confié alors à un proche, une pension canine, un pet-sitter...


Dans tous les cas, le retour à la normale risque d’être difficile à vivre pour lui aussi. Voici donc 10 conseils pour prendre soin de son chien au retour des vacances, afin qu’il ait moins de difficultés à se réadapter à la vie quotidienne habituelle.

Faire un point avec la personne qui l’a gardé

Deux personnes discutent dans un parc à propos d'un chien

Si on a fait le choix de partir en vacances sans son chien, on l’a alors confié à un tiers : un proche, un voisin, un dog-sitter, une pension canine... Quel que soit le cas de figure, il est alors important de savoir comment les congés se sont passés pour lui, et donc de prendre le temps de « débriefer » avec la personne qui l’a gardé.

 

Cela permet en effet de savoir comment il a vécu ce moment et dans quel état on le récupère : a-t-il bien mangé ? A-t-il été malade ? S’est-il blessé ? S’est-il montré stressé, agressif ou au contraire apathique ?

 

En fonction des informations ainsi obtenues, il peut être nécessaire de faire ou au contraire ne pas faire certaines choses. Par exemple, s’il a été blessé ou malade, il convient de le solliciter avec mesure, car il n’est potentiellement pas encore totalement remis.

Le réhabituer à son environnement habituel

Un chien Labrador étendu dans un salon

Si on a emmené son chien en vacances avec soi ou si on l’a fait garder ailleurs qu’au domicile, il s’est alors retrouvé dans un autre endroit, potentiellement très différent de son lieu de vie habituel. Par exemple, il a potentiellement passé les vacances dans une maison avec jardin alors qu’il vit habituellement dans un petit appartement, ou inversement.

 

Dans le cas où son cadre de vie pendant les vacances était moins avantageux que l’habituel, le retour ne devrait pas poser de problème – au contraire, il a des chances d’être ravi, a fortiori s’il était alors séparé des siens.

 

Dans le cas contraire, les choses risquent d’être difficiles pour lui. Pour éviter qu’il ne le vive trop mal, il est recommandé durant les semaines qui suivent le retour de lui faire faire davantage d’activités. Par exemple, on peut tout simplement lui proposer des promenades plus longues qu’à l’accoutumée en le laissant courir à sa guise, et réduire peu à peu leur fréquence et leur durée jusqu'à revenir au rythme habituel. 

Réinstaurer une routine

Un Jack Russell à côté d'un réveil rouge

Il est tout à fait normal qu’en vacances on ne soit pas autant à cheval que d’habitude sur les horaires, y compris pour ce qui concerne le chien. Ainsi, les repas, promenades, séances de jeux et autres activités ont de grandes chances de ne pas avoir lieu aux mêmes heures qu’à l’accoutumée. C’est vrai en particulier si on profite de cette période pour dormir davantage ou sortir plus fréquemment.

 

Toutefois, un chien apprécie une certaine stabilité en la matière : la routine a pour lui un aspect rassurant, car elle structure son quotidien et limite le stress lié aux imprévus. Il est certes doté d’une certaine capacité d’adaptation, et parfaitement capable de supporter des petits changements dans son emploi du temps. Néanmoins, pour assurer son bien-être, mieux vaut éviter qu’il y en ait souvent.

 

Par conséquent, si un certain relâchement a eu lieu pendant les vacances, il est important une fois qu’elles sont achevées de bien remettre en place les différentes routines qui structurent la vie de l'animal – notamment lui donner ses repas à heures fixes.

Lui réapprendre à obéir

Un petit chien assis sur le canapé

Même si ce n’est pas souhaitable, il est courant de se montrer plus souple envers son chien durant les vacances que le reste de l’année : par exemple s’il ne répond pas immédiatement lorsqu’on l’appelle ou s’il fait des choses qui lui sont normalement interdites, comme monter sur le canapé ou entrer dans une pièce où il ne doit pas aller.

 

Si l’on s’est effectivement montré plus conciliant que d'habitude, la reprise en main doit être ferme et immédiate, afin de bien lui faire comprendre que les vacances sont terminées. Par exemple, il faut de nouveau l’arrêter d’un « Non ! » calme mais ferme s’il s’apprête à faire qu’on ne lui permet pas en temps normal. On peut aussi lui faire faire de petites séances de remise à niveau de marche au pied et/ou d'obéissance aux ordres, s’il s’exécutait moins prestement durant les congés.

 

Cela étant, le mieux reste d’éviter ce genre de situations, c’est-à-dire de maintenir un minimum de discipline pendant les vacances. C’est d’ailleurs en réalité bénéfique pour tout le monde, car la constance est la clef d’une éducation et d’une cohabitation réussies. En effet, pour savoir ce qu’on attend de lui et se comporter de manière appropriée, un chien a besoin que les règles restent les mêmes d’une personne à l’autre et dans le temps. Des changements en la matière ne peuvent que le déboussoler, même s’ils ont vocation à ne durer que le temps des congés.

Lui réapprendre à rester seul

Un chien triste attend devant une fenêtre

Dès lors qu’on passe les vacances avec son chien, il est courant qu’on ait alors davantage de temps à lui consacrer (notamment pour des promenades et des séances de jeux) et qu’on partage davantage d’activités et sorties avec lui. Une fois qu’elles sont achevées, il risque de mal vivre le fait qu’on soit soudainement moins disponible pour lui, voire de se retrouver à passer de nouveau une bonne partie de ses journées seul si l’on doit s’absenter par exemple pour le travail.

 

Pour éviter que le changement ne soit trop brusque, l’idéal est de réduire de manière progressive l’attention qu’on lui accorde. Par exemple, mieux vaut continuer à lui consacrer beaucoup de temps dans les jours qui suivent la rentrée, pour des promenades, des jeux, des sorties… puis de réduire peu à peu jusqu’à revenir à la normale.  Si ce n’est pas possible, ou bien en parallèle, on a intérêt à lui consacrer un peu moins de temps vers la fin des vacances.

 

En outre, il faut bien sûr veiller à lui laisser de quoi s’occuper lorsqu’on le laisse seul. La rentrée peut d’ailleurs être l’occasion de lui offrir un ou des nouveaux jouets : il sera d’autant plus enclin à les utiliser que cela met du piquant dans son existence, et compense un peu le retour à la normale. Les options ne manquent pas : on peut lui offrir par exemple une corde, un jouet à mâcher, une balle contenant de la nourriture, une peluche…

 

Enfin, s’il a tendance à se montrer anxieux quand on s’absente, une bonne astuce consiste à lui laisser un linge ou un vêtement portant l’odeur d’un de ses propriétaires (idéalement la personne qu’il apprécie le plus) : cela devrait le rassurer et l’aider à se sentir moins seul.

Contrôler son poids

Un petit Teckel sur une balance avec un mètre ruban

Lorsqu’on possède un chien, il n’y a pas que sur le plan éducatif que des écarts sont fréquents pendant les périodes de congé : il en va de même en termes d’alimentation et de poids.

 

On est en effet souvent davantage enclin à lui faire plaisir, par exemple en lui donnant des friandises ou des restes de nourriture, justement parce que « c’est les vacances ». De tels écarts ont beau sembler à première vue sans conséquence, ils peuvent tout de même finir par le faire rapidement grossir, a fortiori s’ils se répètent souvent.

 

À l’inverse, si on est parti sans l’emmener avec soi, il a potentiellement eu moins d’appétit à cause du chagrin ou du stress, et donc est susceptible d’avoir perdu un peu de poids.

 

Il est donc judicieux de toujours contrôler son poids une fois les vacances achevées. En cas d’écart, il est nécessaire d’ajuster temporairement la quantité de nourriture qu’on lui donne, afin qu'il retrouve rapidement son poids idéal. Il ne faut pas hésiter au besoin à solliciter l’expertise d’un vétérinaire, afin d’être au clair sur ce qu’il convient de faire. C’est d’autant plus vrai en cas d’écart important.

Le réhabituer à son alimentation normale

Le réhabituer à son alimentation normale

Dès lors qu’on quitte son domicile pendant les vacances, il n’est pas forcément possible de fournir à son chien la même nourriture qu’en temps normal.

 

En effet, dans le cas d’un séjour dans un autre pays (ou même simplement une autre région), les croquettes ou la pâtée qu’on lui offre habituellement peuvent ne pas être disponibles dans le commerce à cet endroit.

 

Le problème peut aussi se poser si on part sans lui et le confie à une pension canine ou un dog-sitter : ces derniers n’ont pas forcément la possibilité de lui donner ses aliments habituels, en particulier s’il s’agit d’un régime spécial et/ou fait maison.

 

Dès lors qu’effectivement son alimentation a été modifiée pendant les vacances, mieux vaut si possible prévoir une transition alimentaire de quelques jours afin que son organisme se réhabitue progressivement à sa nourriture habituelle. En effet, l’appareil digestif d’un chien est bien plus sensible que celui d’un humain : un changement brusque est toujours susceptible de causer divers troubles digestifs (maux de ventre, selles molles, diarrhée…). Le risque est d’autant plus grand si en plus il est un peu stressé par la rentrée.

Vérifier sa peau et son pelage

Vérifier sa peau et son pelage

On l’oublie souvent, mais durant les vacances, les risques de blessure pour un chien ne disparaissent pas. Ils peuvent même être encore plus nombreux et plus importants que le reste du temps, en fonction de l’endroit où on les passe – d’autant que l’on a souvent tendance à relâcher sa vigilance.

 

En particulier, s’il passe beaucoup de temps en extérieur, toutes sortes de problèmes sont susceptibles de toucher sa peau ou son pelage – sans forcément qu’on s’en rende compte immédiatement. Les coussinets sont les plus exposés : une blessure ou une irritation est vite arrivée par exemple en marchant sur des graviers, des rochers, des morceaux de coquillage, du sable chaud, du bitume exposé au soleil, de la neige… Il peut aussi par exemple se faire piquer par une araignée, ou encore se blesser dans des ronces ou un buisson d’épines.

 

Durant la belle saison, il ne faut pas non plus sous-estimer le danger des épillets pour un chien : ces petits épis pointus qui foisonnent alors dans les champs peuvent provoquer une inflammation sévère s'ils se logent par exemple dans son oreille ou dans un œil.

 

Ainsi, les dangers durant les vacances sont multiples, et certains problèmes peuvent ne pas être visibles d’emblée. Il est donc judicieux de prendre le temps d’effectuer au retour une inspection en profondeur, afin de s’assurer qu’il n’y a pas des petits bobos qui seraient passés inaperçus. Une attention particulière doit être portée à la peau et au pelage ainsi qu’aux coussinets et aux oreilles, car ce sont des zones particulièrement sensibles.

Le traiter contre les parasites

Une femme applique un anti-puce à son Golden Retriever

Durant les vacances, les parasites ne prennent pas de repos : des puces, des tiques, des poux, des aoûtats, des vers, des acariens… sont ainsi susceptibles de s’inviter sur le chien. Le risque est même accru par rapport au reste de l’année si à cette occasion il passe davantage de temps en extérieur.

 

Il l’est également si au cours de cette période l’animal est davantage au contact de congénères - par exemple du fait qu’on le laisse en pension. En effet, la plupart des parasites passent rapidement d’un animal à l’autre.

 

Tout cela est d’autant plus vrai au printemps et en été, car ce sont les périodes de l’année où les parasites sont les plus actifs. Néanmoins, une infestation parasitaire est possible également en automne et même en hiver, même si la probabilité est plus ou moins forte en fonction notamment du climat.

 

Il peut donc être judicieux de faire du retour de vacances l’occasion de renouveler sa protection contre les parasites internes (via un vermifuge) et/ou celle contre les parasites externes, si elles commencent à dater. Il peut d’ailleurs être nécessaire d’opter pour un produit différent de celui qu’on utilise habituellement, si l’endroit où le chien a passé ses vacances implique qu’il a pu être exposé à des parasites différents de ceux qu’il côtoie d’habitude.

 

Au demeurant, si le risque est particulièrement prononcé à l’endroit en question, il peut être conseillé d’effectuer une administration avant les vacances, en plus d’une autre éventuellement à leur terme – sous réserve bien sûr qu’il soit possible d’utiliser le produit en question aussi fréquemment. Cela vaut toutefois surtout pour les antiparasitaires externes (par exemple les antipuces), car les vermifuges eux n'ont pas d'effet préventif et s'utilisent donc après les congés. En cas de doute, le mieux est de demander conseil au vétérinaire.

Surveiller les signes de mal-être

Un chien regarde la caméra avec un air triste

Même si l’on prend diverses précautions pour maximiser les chances que tout se passe bien, il demeure possible que le chien vive mal la fin des vacances. Le plus souvent, c’est parce qu’il se sent délaissé ou abandonné du fait qu’on est moins disponible pour lui, mais d’autres raisons peuvent aussi l’expliquer.

 

Ainsi, il convient de s’interroger s’il aboie ou gémit sans raison, s’agite, se lèche de manière compulsive, manque d’appétit, suit des membres de sa famille partout dans la maison ou encore cause des destructions inhabituelles : il s’agit là potentiellement des symptômes d’un mal-être important.

 

Évidemment, il ne saurait alors être question de le laisser dans cet état. La première chose à tenter est de lui consacrer davantage de temps, par exemple en multipliant les sorties ou les séances de jeu. Si cela ne permet pas d’améliorer la situation, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire ou un comportementaliste canin, pour mieux comprendre d’où vient le problème et trouver des solutions adaptées.

Conclusion

Les vacances sont souvent une période agréable pour un chien, mais elles impliquent un nombre plus ou moins grand de changements. Diverses raisons peuvent donc faire qu’il vit mal le retour à la normale une fois qu’elles sont parvenues à leur terme.

 

Certaines précautions permettent de réduire fortement les chances que soit le cas, en rendant la transition moins brusque. En particulier, mieux vaut éviter de lui accorder du jour au lendemain nettement moins d’attention, car il risquerait fort de souffrir s’il se sent soudainement négligé voire délaissé.

 

Le retour de congés est évidemment une période particulière pendant laquelle il convient de redoubler de vigilance, mais il convient bien sûr de prêter attention toute l’année aux besoins de son animal et à la façon dont il se sent. En particulier, savoir reconnaître les signes de stress chez un chien est particulièrement utile pour corriger rapidement le tir si jamais quelque chose le gêne ou le perturbe dans son environnement.

Auteur : Aurélia A. - Dernière modification : 09/29/2026

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