Les antiparasitaires pour chien : colliers, pipettes, sprays...

Un vétérinaire tient une pipette anti-puce dans ses mains

Puces, tiques, poux… : différents parasites externes sont susceptibles de s’inviter sur le corps d’un chien tout au long de l’année et de de lui causer des désagréments variés, de la simple démangeaison à la transmission de maladies graves, voire mortelles.


Ils ne sont cependant pas une fatalité contre laquelle on ne peut rien faire, car on trouve sur le marché de nombreux produits éprouvés pour prévenir les infestations ou les traiter efficacement. Des colliers, des comprimés ou des pipettes, éventuellement combinés à d’autres types de produits comme des shampoings ou des sprays, constituent des solutions efficaces, a fortiori lorsqu’ils sont associés à une bonne hygiène de vie et de l’environnement, ainsi qu’au suivi des recommandations d’un vétérinaire.


Ces produits sont d’autant plus utiles qu’on observe dans de nombreux territoires une augmentation des cas d’infestation même pendant la saison froide, alors qu’auparavant c’est surtout du printemps à l’automne que le problème se posait.


En quoi consistent exactement ces produits, et contre quels parasites permettent-ils de lutter ? Quels sont les différents types qui existent sur le marché ? Comment choisir un antiparasitaire adapté à son chien, et faire en sorte qu'il s'avère aussi efficace que possible ?

Qu'est-ce qu'un antiparasitaire externe ?

Un vétérinaire applique une pipette à un chien

Comme son nom l'indique, un antiparasitaire externe pour chien est un produit destiné à lutter contre des parasites qui restent à l’extérieur du corps de ce dernier : puces, poux, acariens (tiques, aoûtats…), etc. Il s’oppose ainsi aux antiparasitaires internes, appelés communément vermifuges : ceux-ci ciblent les parasites vivant à l’intérieur de l’organisme, comme les vers intestinaux ou certains protozoaires. 


Plus précisément, un antiparasitaire externe agit en tuant les parasites avant qu'ils n'aient le temps de se reproduire.


Son action est double :

  • préventive : il permet d’éviter une infestation, ainsi que les désagréments qui peuvent l'accompagner (démangeaisons, allergie, maladie…) ;
  • curative : si l’animal est déjà infesté, il permet d’éliminer les parasites qui sont installés sur lui.

En outre, les bénéfices d’un tel traitement ne concernent pas seulement le chien lui-même, mais aussi les autres membres du foyer – animaux comme humains. En effet, ces nuisibles peuvent aussi causer du tort aux représentants de diverses autres espèces. Or, en les empêchant de s’installer durablement sur le chien et d’avoir le temps de s’y reproduire, les antiparasitaires externes évitent aussi que de là ils se répandent ensuite dans la maison. 


Certains ont en plus de cela un effet répulsif, réduisant même carrément la probabilité que des parasites s’invitent effectivement sur l’animal.


Il en existe aussi qui sont uniquement répulsifs, mais ils sont vivement déconseillés car ils sont généralement insuffisants. En effet, ils ne garantissent pas qu’aucun parasite ne s’installe sur le chien, ne sont pas capables d’éliminer ceux qui y parviennent et ne les empêchent pas de se reproduire. Tant le chien que le foyer (et donc ses autres occupants) risquent donc encore d’être infestés, même si la probabilité est réduite. 


Enfin, il convient de souligner que les antiparasitaires sont spécifiques à une espèce : par exemple, on ne doit pas traiter un chien avec un produit conçu pour les chats. En effet, un produit inadapté risque fort d’être moins efficace, voire totalement inefficace. Dans certains cas, il pourrait même empoisonner l’animal. 

Contre quels parasites les antiparasitaires sont-ils efficaces ?

Dessins de plusieurs parasites du chien

Il existe différentes familles de parasites externes : les puces, les poux, les acariens (tiques, aoûtats…), les moustiques, les phlébotomes et les champignons.


Un produit antiparasitaire externe est capable de protéger contre certaines espèces (au les puces et les tiques, dans la grande majorité des cas), mais rarement contre toutes. Par exemple, il peut être adapté pour protéger un chien uniquement contre les puces, les tiques, les phlébotomes et les acariens, tandis qu’un autre est efficace seulement pour les puces, les tiques et les poux. 


Les acariens sont un cas particulier, du fait de la diversité des espèces faisant partie de cette famille. L’une d’entre elles est connue sous le nom commun d’« aoûtat » : elle est un peu à part, si bien que de nombreux antiparasitaires externes efficaces contre la majorité des acariens sont en revanche sans effet contre elle. De fait, il existe très peu de produits permettant de lutter efficacement contre les aoûtats.


Cela dit, dans la majorité des cas, ces derniers ne causent pas de démangeaisons lorsqu’ils infestent un chien : on ne cherche donc généralement pas à traiter son animal contre eux de manière préventive. Toutefois, si l’on sait qu’ils causent chez lui des démangeaisons importantes (au point éventuellement que le léchage des zones prurigineuses finit par provoquer des lésions), il est bien sûr conseillé de le faire.


En plus des parasites externes, un chien peut être infesté par des parasites internes (c’est-à-dire des vers ou des protozoaires) et a donc besoin d’être vermifugé régulièrement afin de l’en prémunir. Quelques antiparasitaires disponibles sur le marché (que ce soit en animalerie, en pharmacie ou chez le vétérinaire) sont dits « combinés », c’est-à-dire qu’ils agissent à la fois contre certains parasites internes et certains parasites externes. Cela dit, ils sont minoritaires, et à juste titre : ils ne permettent pas de protéger contre autant de types de parasites différents que si on cumule un antiparasitaire externe et un antiparasitaire interne, tout en revenant plus cher que cette solution si on veut atteindre un niveau de protection comparable. Pour protéger au mieux son chien, mieux vaut donc généralement utiliser deux produits distincts plutôt qu’un combiné.

Faut-il traiter son chien contre les parasites externes ?

Un Fox Terrier marche dans le jardin à côté de son maître

On pourrait penser que les antiparasitaires s'adressent surtout aux chiens qui sortent beaucoup ou qui passent de longues heures dans le jardin, car ce sont eux qui ont le plus de chances d'être infestés par des parasites.


En réalité, il est fortement conseillé de systématiquement traiter son compagnon, quel que soit son mode de vie. En effet, même s'il sort assez peu, il est susceptible de se retrouver au contact de parasites par exemple pendant une banale promenade dans un parc, lors d’une rencontre avec un congénère ou un animal sauvage, ou même tout simplement au cours d'une rapide sortie pour faire ses besoins. De plus, toute personne (qu’il s’agisse d’un membre de la famille ou d’un simple visiteur) est susceptible de ramener involontairement des parasites au domicile (en particulier des puces), par exemple accrochés sur ses vêtements ou sous ses semelles. 


La fréquence de traitement peut néanmoins être adaptée en fonction du cas de figure : on peut se permettre de traiter moins souvent un chien peu exposé qu'un autre qui est bien plus à risques.


Par ailleurs, tous les produits ne sont pas forcément adaptés dans toutes les situations. En particulier, les femelles gestantes ou allaitantes ainsi que les chiots ont généralement besoin de produits adaptés à leur condition. 


Concernant ces derniers, il n’est même en fait pas recommandé de traiter de manière préventive contre les parasites externes ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge de 8 semaines. En effet, leur organisme étant encore immature, la majorité des produits ne sont pas adaptés en raison d’un risque d’intolérance, notamment au niveau hépatique et neurologique. On trouve d’ailleurs sur les antiparasitaires externes une indication de l’âge et du poids minimum que l’animal doit avoir.


En cas d’infestation chez un chiot de moins de 8 semaines, le vétérinaire est susceptible de proposer un produit approprié (généralement sous forme de spray), mais c’est du cas par cas. 

Les différents types d'antiparasitaires pour chien

Si les antiparasitaires externes pour chien fonctionnent globalement à peu près tous de la même façon, ils ont des formes et des modes d'administration assez variés. Les types les plus connus et utilisés sont les colliers, les pipettes et les comprimés antiparasitaires, mais il en existe également d'autres : des shampoings, des sprays...

Les colliers antiparasitaires pour chien

Un petit chien porte un collier antiparasitaire autour du cou

Un collier antiparasitaire pour chien est, comme son nom l'indique, un collier dont le rôle consiste à empêcher une infestation par des parasites. On le place autour du cou de l’animal, exactement comme un collier classique.


Il est important qu’il soit en contact avec la peau afin d’être efficace, mais pour autant il ne saurait bien sûr être question d’étouffer l’animal. Sous réserve qu’ils soient de taille normale, il faut pouvoir passer deux doigts (l’index et le majeur) entre le collier et le cou, ni plus ni moins.


Tout au long des mois qui suivent, le collier libère diverses substances chimiques puissantes qui se diffusent lentement dans la peau et le poil. Lorsqu'un parasite (puce, tique...) pique ou mord la peau pour se nourrir, il avale alors ces substances, s'empoisonne et meurt rapidement. Certains colliers antiparasitaires ont également une action répulsive, notamment envers les moustiques, les phlébotomes et parfois aussi les tiques : ils sont donc en mesure non seulement de les tuer une fois qu'ils sont sur le chien, mais aussi de les dissuader d'approcher.


Un collier antiparasitaire pour chien a généralement une durée de vie théorique de huit mois – en tout cas, c’est celle souvent avancée par les fabricants. Dans la pratique, son efficacité commence fréquemment à diminuer sensiblement au-delà d’environ six mois : mieux vaut alors le remplacer. 


Les colliers antiparasitaires se déclinent en plusieurs tailles, afin de s’adapter aux différents gabarits de chiens. Leur prix est généralement compris entre 20 et 40 euros pièce, en fonction du produit et de ses dimensions - soit un budget annuel de l’ordre de 40 à 80 euros. En plus d'être faciles à utiliser, ils représentent donc une option économique : cela explique qu'ils sont, avec les pipettes, un des deux types d’antiparasitaires externes les plus populaires. 


Leur action s’avère toutefois généralement moins efficace si l'animal est de grande taille, ou encore s’il a un pelage long ou dense. Le cas échéant, mieux vaut se tourner vers une autre forme d’antiparasitaire.


Par ailleurs, leur efficacité tend à diminuer s'ils ont été mouillés. Bien sûr, de simples contacts avec la pluie ou un bain occasionnel n’ont normalement aucun effet. En revanche, cela peut être le cas après plusieurs lavages ou bien à la suite de baignades - a fortiori si elles sont fréquentes. Certains fabricants ont toutefois mis au point des colliers antiparasitaires qui résistent à l'eau : c'est une option particulièrement intéressante pour un chien qui aime se baigner.


Il faut également savoir que la substance qu'ils diffusent sur la peau et le pelage est toxique en cas d'ingestion. La vigilance est donc de mise pour éviter qu'un enfant ou un autre animal ne s'intoxique en étant en contact direct avec le chien.


Il est également important de noter que les colliers sont destinés à des chiens ayant déjà un certain âge : ils ne peuvent donc pas être mis sur de jeunes chiots. Le seuil exact diffère d’un produit à l’autre, mais se situe généralement entre 6 et 12 semaines. Une utilisation sur un animal plus jeune que le minimum préconisé comporte un risque d’effets secondaires graves, voire fatals dans les cas extrêmes. Dans le cas d’un chiot de moins de 3 mois, il est donc primordial de vérifier les informations figurant sur la notice afin de s’assurer d’opter pour un dispositif adapté. 


Parmi les nombreux colliers antiparasitaires disponibles sur le marché, les plus souvent recommandés par les professionnels sont ceux de la marque Seresto. Ils conviennent aux chiots à partir de 7 semaines, et on peut les acheter en clinique vétérinaire ainsi que dans la plupart des pharmacies.

Les pipettes antiparasitaires pour chien

Une femme met une pipette anti-puce dans le cou de son Caniche

Les pipettes antiparasitaires pour chien fonctionnent globalement comme les colliers antiparasitaires : elles contiennent un produit toxique pour certains parasites (puces, tiques, poux...) qui est diffusé dans la peau et le poil de l’animal, puis tue rapidement ceux qui par la suite s'inviteraient sur lui. Il en existe même (très rares cependant) qui ont une action combinée : elles sont efficaces à la fois contre des parasites externes et des parasites internes.


Contrairement aux colliers, la substance est répandue en une seule fois - le plus souvent sur la peau à la base du cou, afin d'éviter que le chien ne se lèche et s’intoxique. Elle se diffuse ensuite dans le reste du corps, ce qui prend environ un jour, et offre alors une protection pour environ quatre semaines. Au terme de ce délai, il est nécessaire de renouveler l'application.


Les pipettes sont très pratiques mais présentent divers inconvénients, à commencer par leur coût. En effet, il faut compter environ 10 voire 15 euros l'unité, en fonction du gabarit de chiens pour lesquels le produit est adapté, du nombre et du type de parasites qu’il couvre, ainsi que de la marque. Elles représentent donc un budget annuel de l’ordre de 150 euros : c'est environ deux à trois fois plus que les colliers.


De plus, contrairement à ces derniers, très rares sont les produits qui ont une action répulsive (et donc préventive) contre les parasites. Ce n’est donc généralement pas la forme d’antiparasitaire la plus efficace pour protéger son compagnon. 


Par ailleurs, comme pour les colliers antiparasitaires, la diffusion de la substance reste assez localisée, ce qui est peu adapté dans le cas d’un grand chien.


En outre, celle-ci peut être toxique en cas d'ingestion. Mieux vaut donc opter pour un autre type de produit si l'on a de jeunes enfants à la maison, car ils sont susceptibles de porter leurs mains à leur bouche après avoir caressé l'animal. Il en va de même s’il y a au sein du foyer un ou plusieurs autres animaux qui seraient assez susceptibles de lécher, mâchouiller voire ingérer le collier d’un autre.


Enfin, les pipettes antiparasitaires ne sont généralement pas adaptées pour les sujets très jeunes. Comme pour les colliers, l’âge minimum requis varie d’un produit à l’autre, mais il se situe généralement entre 6 et 12 semaines. Dans le cas d’un chiot de moins de 3 mois, il faut donc toujours vérifier sur la notice d’utilisation (ou auprès d’un vétérinaire) que le produit est effectivement adapté pour lui. Dans le cas contraire, le produit risquerait de causer des effets indésirables majeurs, voire susceptibles de mettre sa vie en danger. 

Les comprimés antiparasitaires pour chien

Un homme donne un comprimé à un petit chien blanc

Les comprimés antiparasitaires sont des petits cachets qu’on fait avaler à son chien comme un médicament, et qui diffusent alors dans son sang une substance destinée à empoisonner les parasites.


Ce mode de fonctionnement signifie qu’ils sont efficaces uniquement contre les parasites qui piquent leur hôte. C’est le cas de la majorité d’entre eux, notamment les puces et les tiques, mais pas de tous :  par exemple, les poux mallophages (ou « poux broyeurs ») se nourrissent simplement de débris cutanés et de sébum. De la même manière, le parasite responsable de la gale d’oreille, Otodectes cynotis, se nourrit de débris de peau ainsi que de cérumen : il n’a pas davantage besoin de piquer son hôte, et les comprimés antiparasitaires ne permettent donc pas non plus de l’éliminer. Ainsi, dans le cas spécifique où il s’agit de traiter un chien contre un parasite qui n’agit pas par piqûre, les comprimés ne sont pas adaptés : il faut se tourner vers d’autres types d’antiparasitaires externes, par exemple les colliers ou les pipettes.


Les comprimés peuvent être utilisés aussi bien de manière préventive que curative - en particulier en cas d'infestation importante, à la place ou en complément d'autres traitements.


Ces produits se déclinent en différentes tailles en fonction des gabarits de chiens pour lesquels ils sont adaptés, de sorte qu’un seul comprimé doit être donné (sauf dans le cas d’un très gros chien, où il peut éventuellement être nécessaire d’en donner deux pour atteindre la dose recommandée). Leur durée d’action est généralement de l’ordre de quatre semaines, mais pour certains elle va jusqu’à trois mois. Elle est donc similaire à celle des pipettes (voire un peu plus longue), mais plus brève que celle des colliers antiparasitaires. 


En plus de leur efficacité assez limitée dans le temps en comparaison des colliers, un autre inconvénient des comprimés est qu’ils n’ont pas d'action répulsive et ne sont donc d'aucune efficacité pour repousser les parasites qui voudraient s’installer sur le chien.


Leur prix joue aussi en leur défaveur. Il est assez variable, principalement en fonction de leur durée d’efficacité, mais le gabarit du chien entre aussi en ligne de compte (ainsi que d’autres critères). Il faut généralement compter autour de 15 euros pour un comprimé ayant une efficacité de quatre semaines, et environ 45 euros pour un produit qui dure trois mois. Le budget annuel est donc de l’ordre de 200 euros : c’est trois à cinq fois plus que pour les colliers antiparasitaires, et plus cher également que les pipettes.


Les comprimés antiparasitaires ont toutefois l'avantage de pouvoir contenir d'autres substances actives : par exemple, certains sont enrichis en vitamines et nutriments, tandis que d'autres contiennent de quoi éliminer aussi certains parasites internes, comme le ferait un vermifuge (ils ont donc un effet combiné).


Un autre atout des comprimés est qu’ils sont sans danger pour les autres membres du foyer, puisque le produit se trouve dans le sang de l'animal plutôt que sur sa peau ou son pelage. Il n'y a donc aucun risque qu'un autre chien (par exemple vivant sous le même toit) s'intoxique en léchant le collier ou le pelage de son comparse, ou qu'un enfant s'empoisonne en portant ses mains à sa bouche après avoir caressé l'animal.


Toutefois, comme pour les pipettes et les colliers, ces produits ne peuvent être donnés en dessous d’un certain âge. Le seuil est variable de l’un à l’autre, mais se situe généralement entre 6 et 12 semaines. Donner des comprimés antiparasitaires à un chien qui n’a pas l’âge minimum nécessaire risquerait de provoquer des effets indésirables graves, voire pourrait mettre sa vie en danger.

Les shampoings antiparasitaires pour chien

Un homme donne un bain à son chien

Les shampoings antiparasitaires pour chien s'emploient globalement comme les shampoings pour chien classiques, à ceci près qu'en plus de nettoyer le poil, ils ont une action contre les parasites. Il faut simplement les laisser agir quelques minutes avant de rincer, afin qu'ils aient le temps d’être efficace.


On les utilise presque systématiquement lorsqu’un chien est déjà infesté, dans le but d’éliminer les parasites présents - ou au moins une grande partie d’entre eux. Ils sont d’ailleurs très pratiques en cas d'infestation importante, même s’ils ne garantissent pas forcément de venir à bout de l’ensemble des parasites.


En effet, ils agissent en quelques minutes seulement et permettent d’éliminer rapidement une grande partie des parasites présents sur le chien, car leur application sur l’ensemble du corps permet au produit d’entrer en contact avec toute la peau et le pelage, y compris dans des zones difficiles d’accès où certains parasites peuvent se cacher : plis de la peau, base de la queue, espaces entre les doigts, etc.


Certains de ces shampoings ont également un effet répulsif, mais cela reste très rare. Au demeurant, celui-ci ne dure alors pas plus de quelques heures à quelques jours. Par conséquent, si le lieu de vie est contaminé, il n’empêche pas une nouvelle infestation de l’animal peu de temps après avoir été shampouiné.


Par ailleurs, contrairement à certains autres antiparasitaires externes, les shampoings ne sont jamais efficaces contre des vers ou d’autres parasites internes.


En outre, ils n’agissent le plus souvent que sur les parasites adultes : ils ne permettent donc généralement pas l’éradication des œufs et des larves, et par là même l’élimination complète de l’infestation.


Un shampoing antiparasitaire pour chien coûte généralement entre 10 et 20 euros pour un flacon de 250 mL, ce qui semble à première vue bon marché. Toutefois, il faut savoir qu’un tel produit a un effet aussi rapide que peu durable : celui-ci ne dure généralement pas plus de trois à quinze jours. Pour une utilisation à titre préventif, il faut renouveler l'application très régulièrement : cela s'avère à la fois chronophage, contraignant et coûteux, a fortiori dans le cas d'un chien de grande taille et/ou au pelage dense. 


Un autre inconvénient d’utiliser un shampoing antiparasitaire est que cela suppose à chaque fois de laver son chien. S’il a la peau fragile, cela risque d’agresser cette dernière, et donc de causer d’autres types de problèmes – a fortiori si on le fait souvent. Cet aspect justifie d’autant plus de réserver les shampoings antiparasitaires aux situations d’infestation massive, plutôt que de les utiliser de manière chronique pour faire de la prévention. 


Il faut savoir aussi qu’ils sont généralement moins efficaces que les types d’antiparasitaires plus classiques (comprimés, colliers, pipettes) : même dans le cas d’une infestation importante, il faut donc presque toujours combiner avec un de ces derniers, en sollicitant l’expertise d’un vétérinaire afin de ne pas causer d’intoxication.


Il convient aussi de souligner que certains shampoings antiparasitaires sont destinés aux sujets adultes, et d’autres aux chiots ; il faut bien sûr en tenir compte au moment du choix. De plus, même pour ceux destinés à ces derniers, il y a toujours un âge en-dessous duquel ils ne doivent pas être employés : celui-ci est indiqué sur la notice et varie d’un produit à l’autre, mais se situe normalement entre 8 et 12 semaines. Si on ne le respecte pas, l’application du shampoing pourrait entrainer des effets secondaires potentiellement dangereux, voire mortels.

Les sprays antiparasitaires pour chien

Un homme utilise un spray anti-puce sur un chien

Les sprays antiparasitaires pour chien s'utilisent en pulvérisant directement leur contenu sur l'animal. Il faut toutefois veiller à le faire à rebrousse-poil : cela facilite l'application du produit, et donc augmente son efficacité.


La plupart des produits ciblent les puces adultes et les tiques, mais certains agissent aussi contre les poux. Ils peuvent être utilisés aussi bien de manière préventive (pour empêcher une infestation) que de manière curative (pour traiter un chien infesté). Il en existe aussi qui ont une action répulsive contre les insectes volants (par exemple les moustiques), en les dissuadant de s'approcher.


Contrairement aux colliers et aux pipettes antiparasitaires, les sprays agissent dès qu'un parasite arrive sur la peau ou le pelage du chien, généralement avant même qu’il n’ait le temps de le piquer ou le mordre : le cas échéant, non seulement cela évite les démangeaisons, mais en plus les parasites n’ont pas le temps de pondre des œufs, ce qui limite leur reproduction et la propagation dans l’environnement.


En outre, contrairement aux autres types d’antiparasitaires externes, les sprays ont l’avantage d’être normalement adaptés à un usage curatif pour un chiot âgé de quelques semaines seulement - voire à peine quelques jours, pour certains d’entre eux. Ils sont donc généralement la solution recommandée en cas d’infestation chez un très jeune animal. En revanche, bien que théoriquement ils pourraient convenir, les vétérinaires recommandent de ne pas les utiliser à titre purement préventif dans le cas d’un jeune chiot.  


Leur principal inconvénient est leur durée d’action limitée : elle est généralement d’une dizaine de jours, même si chez certains produits elle atteint quelques semaines. Des applications fréquentes sont donc nécessaires pour garder son chien protégé en permanence. C’est d’autant plus vrai que leur durée d’action a toutes les chances d’être réduite si le chien se lèche, ou même s’il se frotte à ses congénères ou à différents objets. En outre, elle est généralement aussi altérée lors d'un bain ou d'une baignade, même si le liquide pulvérisé est censé résister à l'eau. Ce n'est donc pas la meilleure option pour un animal qui se baigne souvent et/ou qu'il faut laver fréquemment.


Par ailleurs, ils constituent une option d’autant plus chronophage qu’appliquer le produit sur l'intégralité du poil est assez long si le chien est de grande taille, et/ou possède un pelage long ou dense.


La nécessité de renouveler souvent l’application n’est pas non plus sans conséquences en termes de budget à prévoir, même si bien sûr la quantité requise à chaque application – et donc ce dernier - dépend beaucoup du gabarit de l'animal et de la longueur de son pelage. Il faut compter normalement autour de 20 euros pour un flacon de 250 mL, mais une telle contenance correspond à seulement deux applications pour un chien d'une vingtaine de kilos s'il est à poil long (le double s’il est à poil court). Ce type d'antiparasitaires revient donc généralement assez cher.


Ainsi, les sprays peuvent constituer une solution intéressante et suffisante lors d’une infestation sur une zone précise du corps (par exemple des aoûtats entre les doigts). Ils peuvent aussi servir à renforcer la protection antiparasitaire en amont d’une sortie dans une zone à risque. En revanche, ils ne remplacent généralement pas un traitement préventif durable. En effet, à l’instar des shampoings, ils sont moins efficaces que les types d’antiparasitaires plus classiques – à savoir les colliers et les pipettes. Il est donc généralement recommandé de les utiliser plutôt en complément d’un traitement plus durable. 

Comment choisir un antiparasitaire externe pour son chien

Un petit chien reçoit une pipette anti-puce

Compte tenu du nombre et de la variété des produits disponibles, il peut être difficile de savoir comment choisir un antiparasitaire externe pour son chien.


Étant donné que tous ne couvrent pas exactement les mêmes types de parasites, il pourrait être tentant d’en cumuler plusieurs. En réalité, dans la plupart des cas, il est recommandé de se cantonner à un seul produit afin d’éviter un surdosage ou des effets indésirables. Le choix est donc d’autant plus crucial : il est impératif que le produit retenu soit le plus adapté au style de vie du chien ainsi qu’aux particularités de l’environnement dans lequel il vit (par exemple un climat chaud et humide, une zone rurale, boisée, ou comportant différents points d’eau – ce qui a tendance à favoriser la présence de tiques et de moustiques). 


Afin d'agir au mieux, il est utile d'avoir en tête certains critères qu’il doit remplir :

 

  • être conçu pour la gent canine : même s'il peut être tentant d'utiliser un antiparasitaire pour chat ou même pour humain, il ne faut surtout pas le faire, car les substances utilisées et les dosages ne sont pas forcément les mêmes. Si on n'utilise pas un produit expressément conçu pour les chiens, on prend le risque d'empoisonner son animal ;

  • protéger a minima contre les puces et les tiques, qui sont vecteurs de plusieurs maladies souvent graves - et parfois mortelles. D’autres types de parasites sont dans le même cas, mais les plus souvent en cause sont les puces et les tiques : elles doivent donc être la cible prioritaire en matière de prévention ; 

  • cibler les parasites représentant le plus de risques : par exemple, si on vit dans une région avec beaucoup de moustiques ou d'aoûtats, mieux vaut opter pour un antiparasitaire fonctionnant aussi contre ces derniers, et pas seulement contre les puces ou les tiques ;

  • être adapté à l'âge du chien : les substances actives présentes dans les antiparasitaires étant puissantes, toutes ne conviennent pas forcément à tous les âges. En particulier, si l'on possède un chiot ou une chienne gestante ou allaitante, il est vivement recommandé d'opter pour un antiparasitaire spécifiquement adapté, afin d'éviter tout risque d'intoxication ;

  • résister aux bains et aux shampoings : même si les chiens n'ont normalement pas besoin d'être lavés aussi souvent que les humains, certains doivent tout de même recevoir des bains assez fréquents. Le cas échéant, mieux vaut opter pour un antiparasitaire résistant à l'eau, afin d'éviter qu'il ne perde trop en efficacité à chaque lavage.


Lorsqu’il choisit de traiter une infestation (et non d’agir de manière préventive), la rapidité d’action du produit est également un critère de choix. En effet, il est utile non seulement de soulager rapidement l’animal, mais aussi de diminuer le risque de transmission de maladie en écourtant autant que possible le temps que les parasites passent sur lui. En outre, on limite aussi ce faisant leur prolifération dans l’environnement. 


Quoi qu’il en soit, compte tenu de la diversité de l’offre disponible et des différents paramètres à prendre en compte, il ne faut pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire pour trouver le produit qui convient le mieux à son animal, mais aussi éviter un problème de dosage voire une intoxication.

Peut-on cumuler plusieurs antiparasitaires externes pour chien ?

En règle générale, un seul antiparasitaire externe suffit : on n’a pas besoin d’en utiliser plusieurs sur un même chien.


Toutefois, dans certaines situations et uniquement sur recommandation d’un vétérinaire, il peut être pertinent de le faire bénéficier d’une protection renforcée en associant à un produit principal (collier, pipette ou comprimé) un produit complémentaire moins puissant (généralement un spray ou un shampoing).


En revanche, il est déconseillé de cumuler plusieurs traitements principaux ayant un niveau d’efficacité comparable - par exemple un collier avec une pipette, ou un collier avec un comprimé. En effet, il y aurait alors un risque prononcé de surdosage ou d’effets indésirables, sans pour autant que le bénéfice procuré soit avéré.

Les précautions pour utiliser un antiparasitaire externe pour chien

Dans la mesure où les antiparasitaires externes pour chiens font partie du quotidien et sont utilisés très régulièrement, on a tôt fait de perdre de vue qu'il s'agit de substances chimiques, avec tout ce que cela implique comme risques pour la santé s'ils sont mal choisis ou mal employés.

Faire attention aux produits utilisés

Une femme utilise un spray antiparasitaire sur son Samoyède

Les produits utilisés dans les antiparasitaires pour chien sont la plupart du temps de puissants acaricides et/ou insecticides. Or, ces substances ne sont pas sans risques pour nos compagnons, même lorsqu'ils sont correctement utilisés.


C'est particulièrement le cas pour les chiens hypersensibles aux médicaments, à savoir certains chiens de berger (en particulier le Colley) et d’autres races également concernées par la mutation du gène MDR1 : leur organisme supporte mal les substances utilisées habituellement dans la plupart de ces produits. Si l’on a un chien appartenant à une race à risque et qu’on ne connait pas son statut génétique à ce niveau (ou bien sûr qu’il est effectivement porteur de cette mutation), il est impératif de se rapprocher de son vétérinaire pour connaître les substances à éviter.


Plus largement, n'importe quel chien peut présenter une allergie à certaines des substances chimiques contenues dans les parasitaires externes.


Enfin, il existe dans tous les cas un risque d'intoxication potentiellement grave en cas d'ingestion accidentelle.


Pour répondre à ces problèmes, des fabricants ont mis au point des antiparasitaires à base de plantes et autres substances naturelles, mais leur efficacité reste limitée. Il existe même des technologies encore plus originales : par exemple des colliers à ultrasons, et même des colliers à vibrations infrarouges. L'idée est à chaque fois d'éviter de recourir à des produits trop chimiques, en se rabattant sur d'autres solutions plus ou moins performantes.

Respecter la posologie indiquée

Une femme vétérinaire applique une pipette antipuce à un Chow Chow

Les antiparasitaires sont conçus pour être utilisés selon une fréquence et un dosage spécifiques, qui sont normalement indiqués sur la notice et/ou l'étiquette. Il est impératif de bien respecter cette posologie, et de ne pas sous-doser, ou pire, surdoser.


Dans le premier cas, le risque est que le produit ne soit pas suffisamment efficace et ne parvienne pas à jouer son rôle. Dans le second, le chien risque une intoxication dès lors qu'il reçoit trop de substance active, que ce soit parce qu'on administre une quantité trop importante ou qu'on opte pour une fréquence trop élevée.


De fait, si jamais l'antiparasitaire choisi ne produit pas les résultats escomptés alors qu'on suit à la lettre les instructions du fabricant, il ne faut pas tenter d'augmenter les quantités ou de l'administrer plus souvent dans l'espoir de le rendre plus efficace. Mieux vaut plutôt se tourner vers un autre type de produit, ou encore mieux demander conseil à un vétérinaire.

Ne pas multiplier les antiparasitaires

Un vétérinaire fait une piqûre à un Boston Terrier

Les antiparasitaires étant puissants et potentiellement nocifs, il ne faut jamais en utiliser plusieurs en parallèle sans l'accord préalable d'un vétérinaire.


En effet, même si le mode d'application diffère, les substances actives sont souvent les mêmes - ou en tout cas appartiennent globalement à la même famille. Ainsi, le fait d'utiliser en même temps, par exemple, une pipette et un collier, peut conduire à administrer une double dose de produit à son chien, avec potentiellement à la clé un empoisonnement susceptible d'être grave – voire mortel.


Cela ne signifie pas qu'utiliser deux antiparasitaires en parallèle n'est jamais une bonne option. Simplement, ce n'est adapté que dans des conditions bien précises (par exemple en cas d'infestation massive). De plus, cela suppose de faire bien attention aux substances présentes dans chaque produit et d'utiliser la bonne posologie. Il faut donc le faire sous le contrôle d'un vétérinaire, et jamais de sa propre initiative dans l'espoir d'obtenir un meilleur résultat.

Conclusion

Quiconque possède un chien peut difficilement se passer du recours à des antiparasitaires externes, afin de le protéger efficacement contre les puces, tiques et autres petites bestioles qui, sinon, auraient tôt fait de l'envahir. Différents types de produits existent, avec chacun leurs avantages et inconvénients. Il ne faut pas hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire pour choisir celui qui est le plus adapté à la situation, d’autant qu’il s’agit d’un sujet majeur.


D’ailleurs, le fait de traiter son chien contre les parasites externes est utile non seulement pour lui, mais aussi pour tous les autres membres du foyer. En effet, les puces, tiques et autres indésirables peuvent facilement passer d'un animal à l'autre, voire même d'un chien à un humain. Protéger son compagnon, c'est donc protéger l'ensemble du foyer des infestations, des piqûres et des maladies qui pourraient en découler.

Mise en garde

Les propos et conseils formulés ici ne remplacent pas l'expertise d'un professionnel, d'autant que chaque chien est unique. En cas de besoin ou de doute, il convient donc de se tourner vers un vétérinaire.
Auteur : Aurélia A. - Dernière modification : 06/14/2026

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