Qu’est-ce qui fait que l’on préfère les chiens ou les chats ?

Un chien et un chat assis l'un à côté de l'autre face à la caméra

« Vous êtes plutôt chien ou plutôt chat ? » : voici une question que l’on ne cesse d’entendre. Elle sert souvent à briser la glace entre personnes inconnues, mais reflète un vrai manichéisme selon lequel la population de notre planète se diviserait en deux groupes irréconciliables : les amoureux des chiens d’un côté, ceux des chats de l’autre. En réalité, il n'en est rien, et le nombre élevé de personnes qui possèdent à la fois un chien et un chat est là pour le prouver. 


Néanmoins, il est indéniable que d’autres affectionnent uniquement l’une ou l’autre des deux espèces.


Cette préférence peut avoir des origines multiples tenant à l’histoire individuelle de chacun et à son mode de vie, mais pas seulement.

Les chiens et les chats, compagnons historiques des humains

Un tableau de Jean-Léon Gérôme représentant Diogène assis par terre et entouré de chiens
Diogène entouré de chiens

Même si la question fait débat au sein de la communauté scientifique, la domestication des chiens pourrait remonter à environ 40.000 avant J.-C. : pour certains, les animaux alors domestiqués étaient des loups, tandis que pour d’autres il s’agissait déjà de chiens. En tout cas, il est certain qu’elle se situe au moins 15.000 ans avant notre ère, à la fin du Paléolithique supérieur.


Il convient par ailleurs de souligner que le chien fut la première espèce domestiquée par l’Homme – d’où son statut privilégié de « meilleur ami » de ce dernier. Ce rapprochement tiendrait notamment à leurs modes de vie similaires : ces deux espèces étant sociables, partageant le même habitat et chassant les mêmes proies, elles étaient en quelque sorte prédisposées à cohabiter. Compte tenu de ses capacités pour aider à la chasse et garder les camps, le chien ne tarda pas à gagner sa place auprès des humains. 


De son côté, la domestication des chats remonterait à 10.000 ans, soit 8.000 ans avant notre ère. Elle serait liée au fait que les petits félins s’approchèrent de plus en plus des habitats humains, attirés par les rongeurs qui infestaient notamment les stocks de grains. Les hommes virent rapidement l’intérêt de s’adjoindre les services des petits félins pour chasser ces nuisibles.

Tel animal, tel maître (et réciproquement) ?

Les stéréotypes sont monnaie courante lorsqu'il s'agit de décrire les personnes qui préfèrent les chiens et celles qui préfèrent les chats, généralement en les présentant de manière opposée. De fait, on leur prête volontiers des traits de caractère qui correspondent à ceux - réels ou supposés - de leurs compagnons.

Les traits de caractère associés aux chiens et aux chats

Une femme lisant un livre et caressant son chat, assis sur ses genoux

Les chiens sont généralement présentés comme étant sociables, protecteurs, fidèles et loyaux – au point d’être capables d’offrir un amour inconditionnel.  Bien évidemment, il ne s’agit là que de généralités : différents facteurs sont susceptibles d’influer sur la personnalité d’un individu en particulier. C’est le cas notamment de son vécu, mais aussi de sa race : même s’il est impossible de systématiser, certains traits de caractère sont nettement plus prononcés chez certaines races que chez les autres.


Quant aux chats, on leur prête volontiers une plus grande intelligence mais aussi un caractère indépendant, têtu, calme et routinier. On croit à tort qu’ils s’aventurent volontiers dans le voisinage, alors que leur territoire est en réalité fort peu étendu, même quand ils ont accès à de grands espaces extérieurs. On les présente également comme systématiquement intéressés, arguant que leurs démonstrations d’affection ont pour but d’obtenir quelque chose – par exemple de la nourriture. 

Dis-moi quel animal tu préfères, je te dirai qui tu es

Une femme en train de descendre des rapides en canoé-kayak avec son chien

Un article d’Alain Giguère, chroniqueur et directeur de l’institut de sondage CROP, intitulé « Quand posséder un chien ou un chat en dit long sur qui vous êtes » et publié en 2018 dans le magazine québécois L’actualité, explore dans quelle mesure la possession d'un chien ou d'un chat reflète certaines caractéristiques de la personnalité et du style de vie de leur propriétaire. 


Il observe ainsi que les possesseurs de chiens sont fréquemment des individus sociaux, de la même façon que la gent canine est éminemment sociale. Pour eux, leur compagnon est un catalyseur de socialisation : il facilite les interactions entre individus.


Il souligne également que, pour certains propriétaires, l’animal est un marqueur de statut supposé refléter l’image qu’ils souhaitent projeter – un peu comme quand on privilégie telle marque ou tel modèle de vêtements, de voiture... Par exemple, certains maîtres choisissent un chien réputé dangereux pour affirmer qu’ils sont des « durs », d’autres un chien particulièrement endurant pour suggérer qu’ils sont des aventuriers, etc.


Quant aux propriétaires de chats, ils seraient, à l’image de leur animal favori, particulièrement indépendants et jaloux de leur intimité. Il s’agirait de personnes davantage individualistes et idéalistes, particulièrement centrées sur leurs propres développement et équilibre personnels. Enfin, à l’instar des chats, qui aiment se frotter aux objets qu’ils affectionnent, ils feraient également montre d’une certaine sensualité.


En tout cas, une enquête réalisée en 2020 par l’institut de sondage français IFOP révèle que 60% des propriétaires de chiens estiment avoir au moins cinq traits de caractère en commun avec leur animal, alors que seuls 26% des possesseurs de chats sont d’accord avec une telle affirmation.


Ces données suggèrent que le potentiel d'identification avec l’animal peut influencer le choix de l'espèce chez certains adoptants, en particulier ceux qui optent pour un chien. Toutefois, il convient là encore de ne pas généraliser. En effet, il est tout à fait possible qu’une personne préférant les chiens et s’identifiant davantage à eux adopte un chat, et inversement. Cela est notamment lié au fait que d’autres aspects (et notamment les différentes contraintes avec lesquelles on doit composer) entrent en ligne de compte au moment de choisir quel animal adopter.

Les statistiques sur les propriétaires de chiens et les propriétaires de chats

En 2020, on comptait en France environ 7,5 millions de chiens et 15 millions de chats. 20,1% des foyers français possédaient alors au moins un chien, et 31,4% au moins un chat. 


Toutefois, leurs profils ne sont pas les mêmes. Bien sûr, il faut se méfier des généralisations sur les différences entre les propriétaires de chiens et les propriétaires de chats, d’autant que parfois cela se recoupe : ainsi, 30 % des propriétaires de chiens avaient aussi au moins un chat, et 40 % des propriétaires de chats avaient aussi au moins un chien. Néanmoins, il reste vrai que de grandes divergences se dégagent, statistiques à l’appui.

Le profil des propriétaires de chiens

Deux personnes en train de marcher avec leurs chiens sur une route de campagne

Différentes études scientifiques sont consacrées aux traits significatifs des amoureux et propriétaires de chats, de chiens ou des deux espèces.


C’est le cas notamment :


L’une comme l’autre arrivent à la conclusion que les personnes qui préfèrent les chiens ont tendance à être plus sociables et extraverties que celles qui préfèrent les chats. Elles sont généralement plus actives, apprécient les activités extérieures et sont perçues comme plus dominantes dans les interactions sociales. 


La journaliste canadienne spécialisée en urbanisme Jane Jacobs (1916-2006) expliquait d’ailleurs dès 1961 et la publication de son livre Déclin et survie des grandes villes américaines que le meilleur ami de l’Homme est pour les citadins une source de sociabilité de voisinage : les propriétaires cherchent à se rapprocher de personnes vivant à proximité et partageant le même goût pour la gent canine.


Une étude plus récente, intitulée « Differences in Self-Esteem Between Cat Owners, Dog Owners, and Individuals Without Pets » et publiée en 2020 dans la revue Frontiers in Veterinary Science, conclut que les propriétaires de chiens ont tendance à avoir une plus grande estime d’eux-mêmes que ceux qui n'ont pas d'animaux de compagnie, tandis qu’au contraire les possesseurs de chats ont une moins grande estime d’eux-mêmes que ces derniers. Cela découlerait notamment du fait que posséder un chien implique d’être davantage actif, ce qui a un impact positif sur le bien-être psychologique.


En ce qui concerne le profil socio-économique des propriétaires de chiens en France, une étude de l’IFOP parue en 2020 et intitulée « Les Français et leurs animaux de compagnie : le dilemme de l’été » établit que les jeunes (34% des 18 à 24 ans), les ouvriers (33%), les personnes pauvres (33%) et les résidents des communes rurales (34%) sont sur-représentés parmi les propriétaires de chiens en France. Le fait que les habitants des campagnes sont davantage enclins à posséder un chien est d'ailleurs quelque chose que l'on constate dans la plupart des autres pays riches.


En parallèle, deux enquêtes de l’Insee (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) intitulées « Trois aspects du mode de vie » et « Budget de Famille », parues respectivement en 1988 et 2010, permettent de connaître les évolutions au cours de la vingtaine d’années séparant les deux dates.


Il en ressort notamment que le meilleur ami de l’Homme entre plus précocement dans les foyers, notamment du fait qu’on se met en couple, se marie et accueille des enfants de plus en plus tardivement. Ainsi, ce sont désormais les 18-35 ans qui sont le plus susceptibles de posséder un chien, alors qu’en 1988 c’était chez les 35-65 ans que le pourcentage de propriétaires était le plus élevé.


Pour autant, avoir un chien peut s’avérer problématique si on se déplace souvent ou loin. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’en comparaison des autres catégories socio-professionnelles, le meilleur ami de l’Homme est sur-représenté au sein des foyers d’agriculteurs : ces derniers sont justement connus pour partir moins en vacances que le reste de la population. Cela dit, il y a forcément bien sûr d’autres explications. En particulier, ils sont davantage que les autres professions susceptibles d’acquérir un chien pour des raisons utilitaires, étant donné l’aide que celui-ci est alors susceptible de leur apporter.


Les artisans et les commerçants sont eux aussi assez susceptibles d’avoir recours à un représentant de la gent canine dans un but utilitaire – par exemple pour surveiller et sécuriser l’activité. Toutefois, les chiffres de l’INSEE montrent chez eux un recul de la possession de chien entre 1988 et 2010 : on peut penser que cela est notamment dû à l’amélioration et la démocratisation des systèmes d’alarme.


Enfin, pour en revenir au lien entre possession d’un chien et absences du domicile, c’est chez les personnes les plus aisées que le taux de possession d’un chien est le plus faible. Or, il s’agit justement de celles qui morcellent le plus leurs vacances - et n’hésitent pas alors à se rendre dans des destinations très éloignées, beaucoup plus d’ailleurs qu’autrefois. La sociologue française Héloïse Fradkine explique aussi dans une étude parue en 2015 et intitulée « Chasse à courre, relations interclasses et domination spatialisée » que le désintérêt croissant des membres de ce milieu social pour la chasse pourrait également expliquer contribuer à expliquer sa désaffection pour la gent canine.


Tout cela fait qu’alors qu’en 1988 le pourcentage de propriétaires de chiens en France était assez similaire entre les différentes catégories socio-professionnelles, on constate désormais des écarts importants entre ces dernières.

Le profil des propriétaires de chats

Une femme agenouillée sur le sol d'un appartement et en train de jouer avec deux chats

L’étude « Personality Differences Between Dog and Cat Owners » publiée en 2010 par Stanley Coren dans Psychology Today montre que les propriétaires de chats présentent des traits de personnalité distincts de ceux qui possèdent un chien ou à la fois un chien et un chat – ces deux dernières populations ayant en effet des caractéristiques communes.


En particulier, les personnes possédant uniquement un ou plusieurs chat(s) sont généralement moins dominantes. Au contraire, les propriétaires de chiens (qu’ils possèdent également des chats ou non) sont fréquemment des individus dominants, décrits comme assertifs et confiants dans le cadre de leurs interactions sociales.


Les personnes ayant une grande confiance en elles sont souvent vues comme aimables et sincères, tandis que celles avec une faible confiance ont tendance à être perçues comme méfiantes ou manipulatrices. Pourtant, selon Coren, les propriétaires de chats inspirent davantage confiance, sont plus indépendants, ouverts à de nouvelles expériences et moins conformistes que les propriétaires de chiens.


Il ressort également de son étude que les premiers sont deux fois plus susceptibles que les seconds de résider dans un appartement ou un studio, et trois fois plus de vivre seuls.


Ce dernier point est corroboré par de nombreuses autres études. Dans le cas de la France, c’est le cas notamment de celle publiée en 2020 par l’IFOP et intitulée « Les Français et leurs animaux de compagnie : le dilemme de l’été ». Le même constat se retrouve par exemple en Suisse, comme le montre notamment un sondage réalisé en 2020 par le site Parship.ch : il en ressort que le profil le plus courant d’un propriétaire de chat est une femme vivant seule. Les propriétaires de chiens, quant à eux, sont plus souvent mariés, vivent davantage dans des maisons et ont plus souvent des enfants. 


En ce qui concerne les tranches d’âge, il ressort de l’étude de l’IFOP que les 50 à 64 ans sont la frange de la population française la plus susceptible de posséder un ou plusieurs chats, avec un taux de possession de 39%. Ils sont toutefois quasiment à égalité avec les 35-49 ans, chez qui ce dernier atteint 38%. Il est en revanche quasiment deux fois inférieur (20%) chez les 65 ans et plus, qui sont la population qui en possède le moins.


Par ailleurs, contrairement à ce qu’on observe pour les chiens, le taux de possession d’un chat est à peu près le même quel que soit le niveau de vie du foyer – sauf au sein des foyers les plus aisés, où il est sensiblement inférieur.

Comment s’explique le choix entre chien et chat ?

Avant de s’interroger sur les raisons qui font qu’on choisit d’adopter un chien plutôt qu’un chat (ou l’inverse), il convient de souligner que l’espèce qu’on possède n’est pas forcément celle qu’on préfère. Autrement dit, les propriétaires d’animaux de compagnie n’ont pas systématiquement choisi leur compagnon en fonction de leurs préférences personnelles (ou du moins pas seulement) : d’autres critères entrent en ligne de compte. Par exemple, une personne préférant les chiens de grande taille peut, faute d’espace, « se rabattre » sur un chat ou un chien de plus petit gabarit.


Évidemment, cela complique l’analyse…

Les facteurs psychologiques

Un homme tenant un chien et une femme tenant un chat dans leurs bras

Dans une thèse intitulée « La personnalité des propriétaires de chiens, chats et Nouveaux Animaux de Compagnie » (2017), le Dr Marina Chaillaud utilise une approche statistique pour explorer comment les traits de personnalité des individus influencent leur préférence ou leur choix de posséder tel ou tel type d'animal. 


Ainsi, elle avance que posséder un chien (ou préférer les chiens aux chats) serait lié au fait d’être stable émotionnellement, consciencieux et extraverti. Au contraire, posséder un chat (ou préférer les chats aux chiens) irait de pair avec une plus grande sensibilité aux émotions négatives et un caractère peu consciencieux. Enfin, posséder les deux espèces serait associé au fait d’être consciencieux. 


De leur côté, les psychologues britanniques Lance Workman et Jo Fearon se sont penchés sur la question de l’attirance psychologique des humains pour leur compagnon canin. Il ont publié les résultats de leurs travaux dans un article intitulé « Looking a Gift Horse in the Mouth: Do People with Dogs Match Their Pets? » paru en 2017 dans le Journal of Applied Animal Welfare Science.


Pour eux, il en est des relations avec un chien comme des relations avec un partenaire. Autrement dit, « les contraires ne s’attirent pas : il faut avoir beaucoup en commun pour que la relation dure ». Par exemple, une personne casanière s’accorde bien mieux avec un animal qui ne réclame pas de nombreuses et longues sorties. 


Il ressort également de leurs travaux que les traits psychologiques qu’on retrouve généralement chez les propriétaires de chiens varieraient en fonction de la race de l'animal. Par exemple, les propriétaires de chiens de troupeau auraient tendance à être plus extravertis. Quant aux propriétaires de chiens de meute, ils seraient généralement plus calmes, tandis que les propriétaires de chiens de chasse seraient plus affables. Ceux qui possèdent un chien peu sportif seraient plus consciencieux, tandis que les propriétaires de petits chiens de compagnie seraient plus ouverts aux nouvelles expériences. En revanche, aucun trait de caractère spécifique n’a été identifié chez les propriétaires de terriers ou de chiens de garde. 

Les facteurs géographiques

Un homme assis sur une botte de paille avec un chien à côté de lui

Sans surprise, il existe une relation entre le type d’endroit où l’on habite et l’espèce que l’on adopte. Certes, qu’il s’agisse de chats ou de chiens, le taux de possession d’un animal est de toute façon sensiblement plus élevé en milieu rural qu’en zone urbaine, mais globalement les premiers tirent mieux – ou moins mal - leur épingle du jeu dans les zones fortement urbanisées. Au contraire, les chiens sont beaucoup plus implantés là où il est plus simple d’accéder à de grands espaces – c’est-à-dire loin des grandes villes.


C’est flagrant par exemple en France, comme le souligne notamment l’enquête réalisée en 2020 par l’IFOP : les régions où ils sont le plus fortement représentés sont les Hauts-de-France, le Centre-Val-de-Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Le taux de ménages possédant un chien y atteint respectivement 30, 31 et 35% : c’est le double de l’Île-de-France, où il ne dépasse pas 17%. 


On observe la même chose par exemple en Suisse : c’est dans les cantons les moins urbanisés que le pourcentage de foyers possédant un chien y est le plus élevé.

Les expériences passées

Une petite fille posant sa tête contre la tête d'un chat allongé à côté

Selon la thèse publiée en 2017 par le Dr Marina Chaillaud et intitulée « La personnalité des propriétaires de chiens, chats et Nouveaux Animaux de Compagnie », on est davantage enclin à posséder – et s’identifier à – une espèce que l’on a apprécié par le passé. Autrement dit, si l’on a par exemple été heureux avec un chien (que ce soit étant enfant ou plus tard), on est davantage susceptible de préférer les chiens que les chats et de posséder au moins un représentant de la gent canine. 


C’est aussi ce qui ressort de l’étude intitulée « Personality Differences Between Dog and Cat Owners » et publiée en 2010 par le professeur de psychologie Stanley Coren dans Psychology Today. En effet, 47% des personnes étudiées qui ont grandi avec un chat en possèdent un à l’âge adulte, alors qu’au contraire seules 11% de celles ayant eu un chien durant leur enfance vivent avec un chat. Autrement dit, on observe un fort taux de fidélité au profit de l’animal avec lequel on a grandi.

Les facteurs matériels

Un homme portant des sacs de courses et promenant son chien en laisse sur le trottoir d'une ville

Il existe indéniablement des raisons intimes et personnelles de préférer les chiens ou les chats, mais des motivations bassement matérielles peuvent aussi entrer en compte à l’heure du choix.


En effet, un chien exige un plus grand investissement qu'un chat non seulement sur le plan financier, mais également en termes de temps, d'attention et d’énergie. Il est nécessaire en effet de l'éduquer, de lui offrir des promenades régulières (voire plus largement toutes sortes d’activités), de l'emmener plus ou moins fréquemment chez le toiletteur... En outre, il a davantage tendance qu'un chat à se sentir à l’étroit dans un logement de petite taille. A contrario, un chat est plus indépendant, nécessite moins d'espace, et n’a pas besoin de son maître pour sortir.

Conclusion

Il est frappant de constater à quel point les maîtres revendiquent souvent des points communs avec leur animal en matière de caractère ou de mode de vie.  


On recherche chez un partenaire amoureux une validation, une similitude de pensée et de façons d’agir permettant d’établir une véritable connexion durable. Un animal de compagnie étant lui aussi un partenaire du quotidien, il n’est pas surprenant que là aussi « qui se ressemble s’assemble ». Ainsi, la vraie raison pour laquelle on préfère un chien à un chat (ou l’inverse), c’est parce que l’on pense qu’il nous ressemble.


Cela dit, il arrive que le principe de réalité l’emporte : toutes sortes de contraintes sont susceptibles de faire qu’on préfère les chiens, mais qu’on choisit d’adopter un chat, ou inversement.

Dernière modification : 08/21/2026