Qualités du Spitz Japonais

Tempérament du Spitz Japonais

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Spitz Japonais au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Spitz Japonais

Espérance de vie
De 12 à 14 ans
Poids de la femelle
De 5 à 9 kilos
Poids du mâle
De 6 à 10 kilos
Taille de la femelle
De 29 à 37 cm
Taille du mâle
De 30 à 38 cm

Le Spitz Japonais : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Spitz Japonais

Le Spitz Japonais est une race assez récente, puisque son apparition remonte au début du 20ème siècle. Toutefois, les archives couvrant sa genèse et son développement furent détruites pendant la Seconde Guerre Mondiale, si bien que de nombreux doutes planent sur ses origines exactes.

 

Il est établi néanmoins qu’il fut présenté pour la première fois en 1921 lors d’une exposition canine qui eut lieu à Tokyo, mais continua à évoluer tout au long des années 20 et 30, lorsque de grands spitz de couleur blanche furent importés au Japon depuis le Canada, l’Australie et la Chine.

 

La théorie la plus largement acceptée est que le Spitz Japonais est le descendant direct des Spitz Allemands qui ont traversé toute la Russie au cours du 19ème siècle. Que ce soit directement par la Russie, ou bien via la Corée ou la Chine, certains auraient fini par arriver jusqu’au Japon, où il se seraient croisés avec des spitz locaux. Le travail des éleveurs aurait ensuite permis d’aboutir au chien actuel.

 

De nombreux passionnés affirment pour leur part que le Spitz Japonais est une miniaturisation du Samoyède, originaire de Russie. Les ressemblances physiques entre les deux races donnent du poids à cette théorie, qui ne semble toutefois pas confirmée par la génétique.

 

Quoiqu’il en soit, l’organisation canine nationale du Japon (Japan Kennel Club) rédigea en 1948 le standard de la race, qui est toujours en vigueur aujourd’hui.

 

Dès les années 50, le Spitz Japonais commença à s’exporter vers l’Europe, en particulier dans les pays scandinaves (notamment la Suède) et le Royaume-Uni, mais aussi dans des contrées comme l’Inde ou l’Australie.

 

Il bénéficia d’une notoriété internationale encore plus grande à partir de 1964, année où il fut reconnu par la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Cet organisme coordonne en effet les associations nationales de plus de 80 pays (dont la France, la Belgique et la Suisse). Le prestigieux Kennel Club (KC) britannique n’est pas membre de la FCI, mais lui emboîta le pas en 1977.

 

En revanche, la situation fut plus compliquée en Amérique du Nord, où l’American Kennel Club (AKC) s’opposa longtemps à sa reconnaissance du fait de sa grande similarité avec l’Eskimo Américain. De ce fait, c’est le Club Canin Canadien (CCC) qui, en 1992, devint le premier organisme nord-américain d’envergure à reconnaître le Spitz Japonais. Certaines institutions des États-Unis se mirent par la suite à en faire de même, à l’instar du United Kennel Club (UKC) en 2006.

 

Quant à l’AKC, il fallut attendre 2019 pour qu’elle finisse par inclure le Nihon Suppitsu dans son Foundation Stock Program (FSS), une antichambre permettant l’enregistrement d’individus de la race en attendant une reconnaissance pleine et entière.

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le Spitz Japonais connut un gain de popularité dans son pays et commença à s’exporter dans le monde entier. On le trouve aujourd’hui sur tous les continents, mais avec de grandes disparités de popularité entre pays.

 

Au Japon, il se situe aux alentours de la 30ème place au classement des races établi par le Japan Kennel Club en fonction de leur popularité, malgré une forte baisse de ses effectifs par rapport au tournant du 21ème siècle. En effet, alors que le nombre de spécimens alors enregistrés auprès de l’organisme était supérieur à 1500, il n’atteignait plus que la moitié au milieu des années 2010. Il reprit toutefois du poil de la bête dans la seconde moitié de cette décennie, passant d’environ 700 à plus de 1000.

 

En France, ce chien était très rare jusqu’aux années 2000, avec un nombre d’enregistrements annuels au Livre des origines Français (LOF) se comptant sur les doigts d’une main. Il commença alors à se faire connaitre du public, et les inscriptions flirtaient avec les 50 par an au début des années 2010. Sa popularité explosa au cours de cette décennie, puisqu’à la fin de cette dernière on comptabilisait près de 400 naissances par an.

 

On ne retrouve pas forcément un tel engouement dans les autres pays européens.

 

En Italie, par exemple, on ne recense guère plus d’une quinzaine d’enregistrements par an auprès de l’Ente Nazionale de Cinofilia Italiana (ENCI). En Espagne, le chiffre est même encore plus faible : seuls 8 individus ont été enregistrés auprès de la Real Sociedad Canina Espanola (RSCE) entre 2015 et 2019.

 

La race est nettement plus présente en Grande-Bretagne, où on comptabilise autour de 150 enregistrements en moyenne par an auprès du Kennel Club (KC). Ce chiffre a légèrement augmenté au cours des années 2010, mais on est loin de l’explosion constatée en France.

 

En Suisse, les premiers enregistrements dans la base de données Amicus remontent seulement à 2019, mais on comptait déjà plus d’une quarantaine de spécimens inscrits à peine un an plus tard.

 

En Amérique du Nord, il demeure très peu répandu, car les organismes locaux refusèrent longtemps de le reconnaître à cause de sa ressemblance avec l’Eskimo Américain. La situation a changé et, même s’il reste encore rare, il commence à connaître un petit succès, en particulier au Canada.

 

A l’inverse, il perd en popularité dans certains territoires. C’est le cas notamment en Australie : alors que le nombre d’inscriptions annuelles auprès de l’Australian National Kennel Club (ANKC) était de l’ordre de 300 au tournant des années 2010, il est depuis redescendu autour de 200 en moyenne, retrouvant le niveau qu’il avait à l’aube du 21ème siècle.

Le Spitz Japonais arbore un pelage dense d’un blanc pur, et présente les caractéristiques typiques des spitz : une queue touffue qui s’enroule sur le dos, ainsi qu’un museau pointu et des oreilles triangulaires dressées qui rappellent son ancêtre le loup.

 

Son corps puissant et bien charpenté s’inscrit dans un carré presque parfait, puisqu’il est à peine plus long que haut. Les pattes arborent une ossature robuste et des muscles bien dessinés, en particulier sur les membres arrière, tandis que les pieds présentent des doigts serrés. La queue, très touffue, est attachée haut et portée entièrement recourbée, reposant sur le dos.

 

La tête est formée d’un crâne assez large qui se termine par un stop marqué et un museau pointu à la truffe bien noire. Les oreilles sont attachées haut sur le crâne, petites, triangulaires et portées dressées. Les yeux, assez grands et exprimant l’intelligence, sont en forme d’amande et de couleur foncée.

 

Le pelage du Spitz Japonais est constitué d’une part d’un sous-poil court et très dense, d’autre part d’un poil de couverture raide et volumineux. Il est plus court sur la tête et la face avant des pattes, mais long sur le reste du corps. Au niveau du cou et des épaules, il est plus dense et forme un superbe jabot, tandis qu’il est plus long et fin sur la queue, qui se termine en panache.

 

Quelle que soit la partie du corps, la robe est d’un blanc pur immaculé. Aucune tache n’est autorisée, pas plus d’ailleurs que les « nuances » de blanc comme le beige, le crème ou l’ocre.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette race : les mâles ne sont que légèrement plus grands et lourds que les femelles.

La taille souhaitable du Spitz Japonais varie selon les pays et les organismes officiels.

 

Au Japon et dans tous les pays dont l’organisme cynologique national de référence est membre de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), comme c’est le cas notamment de la France, la Belgique et la Suisse, un mâle doit mesurer de 30 à 38 cm, et la femelle est légèrement plus petite – sans pour autant qu’une valeur précise soit édictée par le standard.

 

Le standard du Club Canin Canadien (CCC) fixe quant à lui une taille beaucoup plus réduite : pour être admis par l’organisme, un Spitz Japonais local doit mesurer de 27 à 33 cm.

 

Quant à celui du Kennel Club britannique (KC), il exige une hauteur située entre 34 et 37 cm pour les mâles, 30 et 34 cm pour les femelles.

 

L’organisme néo-zélandais, le New Zealand Kennel Club (NZKC), est beaucoup plus souple en ce qui concerne la taille des mâles : ils doivent faire au moins 30 cm, mais peuvent en mesurer jusqu’à 40. Les femelles pour leur part doivent se situer entre 25 et 30 cm de hauteur.

 

Aux États-Unis, l’American Kennel Club (AKC) s’est aligné sur les dimensions prévues par la FCI, tandis que l’United Kennel Club suit son propre chemin et prévoit une taille de 31 à 38 cm pour les mâles, et de 30 à 36 cm pour les femelles.

Standard FCI N°262 (06/16/1999)

ASPECT GÉNÉRAL


Chien doté d'une robe abondante d'un blanc pur, au museau pointu, aux oreilles triangulaires dressées et à la queue en panache portée sur le dos ; de constitution robuste, il est bien proportionné dans son ensemble. Son harmonieuse beauté suscite l'allant et la dignité qui lui sont propres et exprime l'élégance.

Proportions importantes : Le rapport entre la hauteur au garrot et la longueur du corps est de 10:11.

Taille : Mâles 30-38 cm. Les Femelles sont légèrement plus petites que les mâles.

Poids : De 5 à 10 kg.

ROBE


Poil : Poil de couverture droit et écarté, sous-poil court, doux et dense. Sur la face, les oreilles, la partie antérieure des avant-bras et sur les métatarses, le poil est court ; tout le reste est recouvert d'un poil long et abondant ; le cou, les épaules et le poitrail présentent un magnifique jabot ; la queue présente également des poils longs et abondants, en forme de panache.

Couleur : Blanc pur.

TÊTE


La tête, dans ses dimensions, est proportionnée au corps ; elle est modérément large et arrondie.

Crâne : Le front est modérément développé. La partie postérieure du crâne est la plus large.

Stop : Marqué.

Truffe : Petite, ronde et noire.

Museau : Pointu, avec extrémité légèrement arrondie, bien proportionné. Lèvres bien serrées et de préférence noires.

Mâchoires/dents : dents blanches et fortes ; articulé en ciseaux.

Yeux : Modérément grands, en forme d'amande, en position légèrement oblique, de couleur foncée. Bords des paupières noirs.

Oreilles : Attachées haut, petites, triangulaires, dressées, tournées vers l'avant et pas trop écartées.

COU


Modérément long, muscles bien développés.

CORPS


Garrot : Haut.

Dos : Droit et court.

Région lombaire : Large.

Poitrine : Large et bien descendue; côtes bien cintrées.

Ventre : Bien relevé.

QUEUE


Attachée haut, modérément longue, portée sur le dos.

MEMBRES


Antérieurs : Epaules obliques, avant-bras droits, coudes bien au corps.

Postérieurs : Musclés, angulation modérée du grasset et du jarret.

Pieds : Pieds de chat. Coussinets épais, de préférence de couleur noire, de même que les ongles.

ALLURES


Vives et actives.

DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Prognathisme inférieur ou supérieur.

- Queue fortement enroulée.

- Sujet craintif; sujet bruyant.

DEFAUTS ELIMINATOIRES


- Oreilles tombantes.

- Queue non portée sur le dos.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Spitz Japonais est tendre, affectueux et incroyablement dévoué aux siens. Sans pour autant se montrer envahissant, il ne souhaite rien de plus que de passer un maximum de temps en compagnie de sa famille. En conséquence, il n’aime pas être laissé seul et peut rapidement souffrir d’anxiété de séparation lorsque cela se produit, avec par exemple à la clef des comportements destructeurs et/ou des aboiements interminables. De fait, ce chien n’est pas le meilleur choix pour des maîtres souvent absents.

 

En revanche, ceux qui ont du temps à lui dédier apprécient son attachement et sa bonne humeur. Qu’il s’agisse de jouer, de courir ou de se reposer sur les genoux de son maître, il semble ne jamais manquer d’entrain. C’est d’ailleurs une race de chien idéale avec des enfants, car il les adore et trouve en eux de formidables partenaires de jeu – l’inverse est aussi vrai. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que, comme n’importe lequel de ses congénères, il ne doit jamais être laissé seul avec un tout-petit, hors de toute surveillance par un adulte.

 

La sociabilité du Spitz Japonais s’étend aussi aux autres personnes, du moins une fois qu’elles lui ont été présentées. En effet, il est plutôt méfiant de nature, et sa première réaction à l’approche d’un inconnu est d’aboyer - ce qui en fait d’ailleurs un excellent chien d’alerte. Néanmoins, une fois les présentations faites, le nouveau venu est rapidement accepté, et devient lui aussi un compagnon de jeu potentiel.

 

Il en va de même avec ses congénères et la plupart des autres animaux, en particulier les chats. Plutôt circonspect au premier abord, le Spitz Japonais apprécie leur compagnie une fois qu’il a fait leur connaissance. Lui faire partager son foyer avec une autre petite boule de poils est d’ailleurs un bon moyen d’éviter qu’il se sente seul lorsque ses humains ne sont pas à la maison.

 

Mieux vaut toutefois éviter de le faire cohabiter avec un petit animal comme un rongeur ou un oiseau. En effet, même si contrairement à nombre d’autres chiens il ne se montre ni agressif ni chasseur en de telles circonstances, les jeux sous forme de course-poursuite ne sont généralement pas du goût de son petit partenaire. En effet, ce dernier a tôt fait d’être effrayé par ce « monstre » de 8 kg qui le pourchasse en aboyant.

 

Bien qu’il déborde d’énergie, le Spitz Japonais n’a paradoxalement pas besoin de longues heures d’activités chaque jour (promenades, sports canins…) pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Une sortie quotidienne d’un gros quart d’heure pour prendre l’air est suffisante, à condition qu’il puisse jouer suffisamment à la maison. Bien entendu, il ne s’oppose pas à de longues promenades au parc ou ailleurs, mais ce n’est pas la race idéale pour les joggeurs et les randonneurs, car son endurance est limitée. En tout cas, dès lors qu’il est bien éduqué et que l’endroit présente peu de risques d’accident (c’est le cas par exemple d’un parc), il est possible de le laisser évoluer sans laisse.

 

Si ce chien n’a que peu besoin d’être stimulé physiquement, il doit en revanche l’être beaucoup intellectuellement. Toutes les occasions sont bonnes pour permettre à sa très grande intelligence de s’exprimer : des jeux faisant appel à sa mémoire, des séances d’éducation canine ou d’apprentissage de tours, la pratique de sports canins comme l’obéissance, le frisbee ou l’agility sont autant d’excellents moyens de lui permettre de mettre en valeur ses qualités. Cet aspect ne doit pas être négligé, car un chien qui s’ennuie peut décider par exemple de s’occuper en rongeant et mâchouillant les pieds de la chaise, les chaussures de ses maîtres ou encore la commande de la télévision.

 

C’est d’autant plus vrai qu’il s’agit d’un chien fait pour vivre en intérieur, là où les possibilités de dégâts sont les plus nombreuses. En effet, même s’il apprécie de sortir jouer avec les enfants dans le jardin, il ne doit pas y être laissé seul pendant des heures : sa place est auprès des siens, dans le confort douillet de la maison. Sa taille, son faible besoin d’exercice et son bon comportement général le rendent d’ailleurs parfaitement apte à vivre en appartement, pour peu que le problème potentiel des aboiements ait été traité dès les premiers mois.

 

En effet, le Spitz Japonais n’hésite pas à se faire entendre, et son aboiement est étonnamment puissant par rapport à son gabarit. Cela en fait un bon chien d’alerte, mais aussi une source possible de nuisance sonore pour les voisins.

Tout chien a intérêt à bénéficier d’une socialisation de qualité entamée dès les premières semaines chez l’éleveur puis poursuivie par ses nouveaux maîtres, mais ceci est particulièrement vrai pour le Spitz Japonais. En effet, sa méfiance naturelle risque de tourner à la paranoïa s’il n’apprend pas que tout ce qui lui est inconnu (un humain, un animal ou même une situation nouvelle) n’est pas nécessairement synonyme de danger.

 

Ainsi, il doit avoir l’occasion de rencontrer toutes sortes de personnes pendant sa première année, qu’il s’agisse de celles qui feront partie de son quotidien (amis, voisins, vétérinaire…) ou d’étrangers croisés dans la rue pendant une promenade. Il en va de même avec ses congénères : plus il les côtoie en tant que chiot, plus il les accepte facilement une fois adulte.

 

À l’inverse, il est bon également de l’habituer dès son plus jeune âge à rester seul. Il apprend ainsi que sa famille finit toujours par revenir vers lui et qu’il n’est pas abandonné, ce qui est d’autant plus utile qu’il est enclin à souffrir facilement d’anxiété de séparation.

 

En parallèle, pour éviter qu’il ne s’inquiète trop facilement quand il se retrouve dans des situations inhabituelles, il est important de lui faire découvrir toutes sortes d’environnements et de l’habituer à de nombreux stimuli (bruits, odeurs, etc.). C’est même indispensable pour en faire un adulte équilibré en toute circonstance.

 

Un point important de l’éducation d’un Spitz Japonais est la question des aboiements. En effet, ce chien aime se faire entendre, et risque de le faire souvent s’il n’apprend pas qu’il ne doit s’exprimer que lorsque la situation l’exige ; par exemple, en cas de besoin urgent qui nécessite de se rendre à l’extérieur, ou lorsque surgit un inconnu. Sa propension à aboyer doit donc être canalisée rapidement dès son arrivée à la maison, et il est important également de lui apprendre à cesser net lorsqu’on le lui demande.

 

En dehors de ce point, le Spitz Japonais a peu de chances d’être source de problèmes. Intelligent, désireux de faire plaisir et pas têtu pour un sou, c’est un chien facile à éduquer. Même un maître débutant peut obtenir d’excellents résultats avec lui, qu’il s’agisse de lui apprendre de nombreux tours ou d’en faire un compétiteur de choix dans des sports canins comme l’agility ou l’obéissance.

 

Il n’en reste pas moins vrai qu’il est nécessaire de lui inculquer les règles du foyer dès son arrivée, car il n’a aucune chance de les deviner par lui-même. Pour y parvenir, la clé est la constance et la cohérence, aussi bien dans le temps qu’entre les différents membres du foyer. Par exemple, même s’il est intelligent, il n’est pas en mesure de comprendre qu’il est acceptable de sauter sur les enfants quand ils jouent dans le jardin, mais pas sur son maître qui rentre du bureau vêtu d’un costume. Il faut donc instituer des règles immuables et des commandes qui ne varient pas d’un jour à l’autre ou d’une personne à l’autre : c’est le meilleur moyen qu’il assimile parfaitement comment on attend qu’il se comporte, et emmagasine de grandes quantités d’informations.

 

Quoi qu’il en soit, les techniques de dressage traditionnelles sont à proscrire pour ce chien qui fonctionne à l’affectif et a besoin de se sentir proche des siens. En effet, même si elles pourraient potentiellement donner des résultats à court terme, elles saperaient le lien fort qui l’unit à sa famille et la confiance qu’il accorde à cette dernière. Le renforcement positif est bien plus adapté : les encouragements, caresses et friandises données par son maître sont pour lui la plus grande des motivations pour faire ce qu’on attend de lui, qu’il s’agisse tout simplement de s’asseoir ou d’effectuer un parcours d’obstacles le plus rapidement possible.

Le Spitz Japonais est particulièrement robuste. Le nombre de maladies auxquelles il est prédisposé est limité, et il affiche une espérance de vie de 12 à 14 ans, certains spécimens dépassant même les 15 ans.

 

En outre, son pelage double le protège efficacement du froid et des intempéries : même sous les climats les plus rigoureux, il n’a pas vraiment besoin d’être habillé pour sortir en hiver. Cela ne signifie toutefois pas qu’il est fait pour dormir dehors : ayant besoin de se trouver parmi les siens pour être bien dans sa tête, il est avant tout un chien d’intérieur. En revanche, ce qui est un avantage lorsque les températures sont basses se retourne contre lui lorsque le mercure grimpe : il n’est pas à son aise en cas de forte chaleur. Par conséquent, s’il vit sous un climat méditerranéen, mieux vaut qu’il puisse profiter d’une pièce aérée - voire climatisée - et qu’il ne sorte que le matin ou le soir lors des journées les plus chaudes.

 

Par ailleurs, sa bonne santé générale n’empêche pas qu’il soit davantage enclin à développer certaines maladies. En l’occurrence, il s’agit de :

  • la luxation patellaire, qui est potentiellement héréditaire et survient lorsque la rotule sort de son emplacement. Elle peut toucher un seul genou ou les deux, et est à l’origine de douleurs et de boitements. Le vétérinaire peut solutionner les cas les moins graves à l’aide de simples manipulations, mais les autres nécessitent une intervention chirurgicale ;
  • les infections oculaires, causées par une accumulation de saleté due à un écoulement lacrymal excessif. Ce dernier a en général pour origine le stress ou une allergie. Elles n’ont normalement pas de conséquences graves dès lors qu’elles sont traitées rapidement.

 

Adopter chez un éleveur de Spitz Japonais sérieux est le meilleur moyen de minimiser les risques d’accueillir un chiot mal dans sa tête ou malade (ou risquant de le devenir). Une visite sur place permet de s’assurer que les petits grandissent auprès de leur mère et dans de bonnes conditions, notamment en étant sociabilisés comme il se doit. Les éleveurs les plus rigoureux n’hésitent pas à faire effectuer certains tests génétiques sur les reproducteurs envisagés, pour écarter ceux qui présenteraient un risque de transmission de tare héréditaire – ils sont alors en mesure de présenter les résultats des tests en question. Dans tous les cas, le professionnel doit au moins pouvoir fournir un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire, ainsi que le carnet de santé ou de vaccination de l’animal, à jour et dument rempli.

 

Rien ne sert toutefois de veiller à adopter un Spitz Japonais en bonne santé si l’on ne veille pas ensuite à ce qu’il le reste. Ses premiers mois sont critiques à cet égard, car il est particulièrement fragile tout au long de sa période de croissance : il convient non seulement de lui permettre de se reposer autant que nécessaire (un chiot a besoin de davantage de sommeil qu’un adulte), mais également de limiter ses activités physiques, tant en termes d’intensité que de durée. À défaut, on l’expose non seulement à un risque de blessures, mais aussi de dommages irréparables au niveau de ses os et/ou ses articulations.

 

Par ailleurs, quel que soit son âge, il est impératif de s’assurer que ses traitements antiparasites sont bien à jour, en les renouvelant chaque fois que cela est nécessaire. En effet, même s’il passe peu de temps en extérieur, il n’est pas à l’abri des risques liés aux parasites. Une autre habitude à prendre pour garder son chien en bonne santé est de l’emmener au moins une fois par an faire un bilan complet chez le vétérinaire : cela permet de détecter au plus tôt un éventuel problème, et le cas échéant d’y faire face dans les meilleures conditions.

L’entretien du Spitz Japonais est plus aisé qu’il n’y parait, car la texture de son pelage fait qu’il n’a pas tendance à retenir les saletés. Il suffit de le brosser deux ou trois fois par semaine pour éviter les nœuds, et le tour est joué. La fréquence doit toutefois être augmentée pendant ses périodes de mue, en automne et au printemps : un brossage quotidien n’est alors pas de trop pour faire face à l’excès de poils morts.

 

Passant le plus clair de son temps en intérieur et n’ayant pas tendance à se salir, ce chien n’a que rarement besoin de prendre un bain. Au demeurant, il est recommandé de ne pas le savonner plus de trois ou quatre fois par an : le faire plus souvent risquerait de réduire trop fortement la quantité de sébum, ce film protecteur qui recouvre sa peau. Cela pourrait causer des démangeaisons, d’autant que sa peau est assez sèche. Par ailleurs, au même titre que pour n’importe lequel de ses congénères, il convient d’employer systématiquement un shampoing doux spécialement conçu pour les chiens.

 

Quant à ses petites oreilles dressées, elles sont faciles à nettoyer à l’aide d’un chiffon. Le faire une fois par semaine est normalement amplement suffisant pour éviter l’accumulation de saletés, qui en s’accumulant pourraient finir par entraîner des infections.

 

En revanche, une attention particulière doit être accordée à ses yeux, car ils ont tendance chez certains représentants de la race à pleurer abondamment. Vérifier quotidiennement ce qu’il en est est une sage habitude à prendre, d’autant que les traces noires qu’elles laissent alors sont particulièrement visibles sur son pelage blanc. Au-delà de l’aspect esthétique, les nettoyer à l’aide d’un tissu humide chaque fois que le problème se pose permet d’éviter une accumulation qui pourrait causer une infection.

 

Comme tout chien, le Spitz Japonais est également exposé à tous types de problèmes bucco-dentaires si ses dents ne sont pas nettoyées régulièrement, à cause de l’accumulation de plaque qui finit par se transformer en tartre : mauvaise haleine, caries, gingivite, parodontose… Il convient donc de les brosser au moins une fois par semaine, voire idéalement chaque jour. Dans tous les cas, il faut employer un dentifrice spécifiquement prévu pour la gent canine.

 

Enfin, ses griffes nécessitent en moyenne d’être examinées et taillées à l’aide d’un coupe-ongles toutes les deux à semaines, car l’usure naturelle est rarement suffisante compte tenu du fait qu’il passe une majeure partie de son temps à la maison. À défaut, elles pourraient finir par le gêner, voire se casser et/ou le blesser.

 

Pour apprendre à prendre soin d’un Spitz Japonais, l’idéal est de se former la première fois auprès d’un professionnel, toiletteur ou vétérinaire. Ce dernier est à même d’enseigner les bons gestes d’entretien du pelage, des oreilles, des yeux, des dents et des griffes : cela permet non seulement d’obtenir de bons résultats, mais en plus d’éviter toute mauvaise manipulation qui pourrait faire mal à l’animal, voire le blesser. Il ne faut pas attendre pour s’y mettre : plus ce dernier est habitué tôt à ces manipulations en tout genre, plus il les accepte facilement toute sa vie durant. Les séances de toilettage peuvent même devenir des moments de tendresse et de complicité partagée.

Le Spitz Japonais n’est pas difficile à nourrir et s’accommode très bien des produits industriels disponibles dans le commerce. Il est toutefois important de choisir une marque de qualité, afin de s’assurer qu’il reçoive bien tous les nutriments nécessaires à sa santé.

 

Ces derniers ne sont d’ailleurs pas les mêmes que pour un chat, ce qui explique que lui donner de la nourriture pour chats serait tout à fait inadapté, quand bien même s’il s’agit d’un « petit chien d’intérieur ».

 

Plus largement, son alimentation doit être adaptée aussi bien à son âge qu’à sa taille et son niveau d’activité. Elle peut donc être amenée à évoluer au fil du temps, et il ne faut pas hésiter à avoir recours à l’expertise d’un vétérinaire pour agir au mieux.

 

Dans tous les cas, il est recommandé de diviser sa ration quotidienne en au moins deux repas donnés à heures régulières, idéalement le matin et le soir. Ceci contribue à renforcer la confiance qu’il éprouve envers son maître, puisque ce dernier lui prouve ainsi quotidiennement qu’il sait répondre à ses besoins, sans qu’il soit nécessaire de demander. Cela limite en outre le risque d’excès : sachant qu’il sera à nouveau nourri plus tard dans la journée, il a moins tendance à quémander et/ou à manger de manière excessive.

 

Ce n’est pas forcément inutile, car l’obésité peut vite être un problème chez un individu n’ayant pas la possibilité de se dépenser autant qu’il en a besoin et/ou dont les rations sont disproportionnées. La race n’y est pas particulièrement prédisposée, mais il est bon de peser son chien tous les mois pour détecter rapidement une éventuelle variation. Il faut d’ailleurs garder son gabarit à l’esprit : par exemple, un gain de 500 grammes n’est pas alarmant pour un humain, mais est nettement plus préoccupant pour un petit animal comme lui.

 

En cas de prise de poids qui se confirme voire s’accentue sur plusieurs mesures d’affilée, une visite chez le vétérinaire s’impose. En effet, seul un professionnel est capable de s’assurer qu’il n’y a pas de problème sous-jacent (maladie, réaction à un traitement…) et de proposer une solution adaptée.

Dès son développement dans la première moitié du 20ème siècle, le Spitz Japonais était avant tout un animal destiné à la compagnie, dont la fonction principale était de passer du temps avec les siens. C’est toujours le cas aujourd’hui : il excelle dans cette tâche, et ravit en particulier les familles et les personnes âgées.

 

Son allure et son superbe pelage en font également un habitué des expositions canines, ces concours de beauté pour chiens où il est possible d’admirer les plus beaux représentants d’une race.

 

Le Spitz Japonais sait également être à son avantage dans les concours de sport canin, en particulier l’obéissance, le frisbee et l’agility, où son intelligence lui permet d’obtenir de bons résultats.

 

Enfin, sa méfiance naturelle en fait aussi un excellent chien d’alerte, qui ne manque pas d’aboyer à l’approche d’un inconnu. Sa voix puissante est d’ailleurs à même de faire fuir un malfaiteur qui l’entend mais ne le voit pas, car celui-ci a de grandes chances de s’imaginer avoir à faire à un animal au gabarit nettement plus conséquent.

Le prix d’un chiot Spitz Japonais se situe le plus souvent entre 1500 et 1700 euros, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

 

Au Canada, les éleveurs sont rares et la liste d’attente est souvent longue pour pouvoir adopter un Spitz Japonais. Le budget à prévoir se situe aux alentours de 3000 dollars canadiens.

 

Quel que soit le pays, les différences de prix d’un individu à l’autre s’expliquent par le prestige de l’élevage, la renommée éventuelle des parents et grands-parents, mais aussi et surtout par les caractéristiques intrinsèques du chiot – en particulier sur le plan physique. C’est d’ailleurs ce dernier point qui explique des différences parfois sensibles au sein d’une même portée.

Trouvez un élevage de Spitz Japonais près de chez vous !Voir les éleveursRéférencer votre élevage
Vous souhaitez adopter un Spitz Japonais ou organiser une saillie entre Spitzs japonais ?Voir les annoncesPublier une annonce

Avis & conseils Spitz Japonais

Concernant les aboiements vous devriez corriger car le spitz japonais est connu comme chien qui n'aboie pas ou très peu! Le mien, je ne l'entends pratiquement jamais sauf quand mon voisin rentre et il s'arrête de suite.

   
Par zeitoun Hélène

Nous avons eu pendant 15 ans un Spitz japonnais, c'était un amour.Pour les aboiements, uniquement quand quelqu'un arrivait ou partait .

0    0
Par cornier

Nous possèdons une femelle spitz japonais de 3 ans, et sommes comblés par ses qualités, toutefois, nous ne sommes pas d'accord concernant les aboiements, car cette dernière n'aboye presque jamais

0    0
Par meziere

bonjour
je découvre votre site. j'ai un spitz noir d'une trés grande beauté et surtout trés gentil.
il est vraiment le compagnon idéal.

0    0
Par bruno beaudin
  • Adoption d'un spitz japonais ?

    Bonjour à tous, Je suis étudiante et j'ai 22 ans. Il me reste un an d'études avant d'entrer définitivement dans la vie active. Ayant toujours rêvé d'avoir un chien, je me... Lire la suite