Petit bleu de Gascogne

Petit bleu de Gascogne

Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées

Partager
 

Qualités du Petit bleu de Gascogne

Tempérament du Petit bleu de Gascogne

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Petit bleu de Gascogne au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques

Poids de la femelle
De 24 à 25 kilos
Poids du mâle
De 24 à 25 kilos
Taille de la femelle
De 50 à 56 cm
Taille du mâle
De 52 à 58 cm

Le Petit bleu de Gascogne : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Petit bleu de Gascogne

Le Petit Bleu de Gascogne est une version à pattes plus courtes du Grand Bleu de Gascogne, son ancêtre.  Toutefois, si l’histoire de ce dernier s’étend profondément dans l’histoire de toute l’Europe et même dans celle des États-Unis, celle du Petit Bleu de Gascogne est en revanche demeurée très liée à son pays d’origine, la France.

 

Son apparition remonterait à la fin du Moyen Âge, et plus précisément au 16ème siècle. Le développement de la race serait issu non pas de croisements du Grand Bleu de Gascogne avec des chiens de plus petite taille, mais simplement d’un réel programme d’élevage sélectif consistant à sélectionner et faire se reproduire les plus petits individus, génération après génération. En effet, s’il était très performant à la chasse en meute au sanglier et au gros gibier en général, le Grand Bleu avait cependant un pas de course lourd, et ne donnait pas entière satisfaction pour débusquer le petit gibier dans les hautes broussailles.

 

Le Petit Bleu de Gascogne fut donc mis au point dans le but précis de chasser le lapin, le lièvre et d’autres petits gibiers. Plus rapide que son aîné, il hérita de lui ses fines capacités de traqueur et de pisteur. Son usage se répandit en France au-delà de sa région d’origine, la Gascogne (dans le sud-ouest du pays). Contrairement à de nombreuses races canines qui furent décimées pendant ces périodes, il ne subit pas trop les affres de la Révolution Française et des deux Guerres Mondiales. C’est notamment grâce à ses prouesses en matière de chasse au lapin qu’il put traverser ces heurts de l’histoire de France sans trop de pertes, et rester présent en nombre relativement constant malgré les évènements.

 

Toutefois, en dépit de cette résilience et de ses performances reconnues dans la chasse au petit gibier, il fut très peu exporté – contrairement d’ailleurs à son aîné, qui mit la patte aux États-Unis dès le 18ème siècle. Cela s’explique notamment par le fait que le Petit Bleu, élevé en meute, était beaucoup moins rentable à la chasse que le Grand Bleu, apte à s’en prendre à des proies plus conséquentes et donc à fournir davantage de nourriture. En France, il finit toutefois par devenir progressivement plus populaire que lui auprès des chasseurs et des familles, malgré ce handicap.

 

Il gagna toutefois en visibilité sur la scène internationale en 1963, lorsque la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut officiellement la race. L'United Kennel Club (UKC) américain fit de même en 1991. Cependant, il lui reste beaucoup de chemin à parcourir en la matière, puisqu’ils n’ont pas fait beaucoup d’émules parmi les autres organismes d’envergure. Par exemple, à ce jour, ni l’autre organisme américain d’envergure, l'American Kennel Club (AKC), ni son voisin le Club Canin Canadien (CCC), ni le prestigieux Kennel Club britannique, n’ont encore franchi le pas.

 

De fait, le Petit Bleu de Gascogne reste aujourd’hui principalement présent dans son pays d’origine. Il y rencontre même une popularité croissante au cours des dernières décennies. C’est particulièrement frappant dès les années 80, où il passe d’une cinquantaine d’inscriptions annuelles au Livre des Origines Français (LOF) dans les premières années de la décennie à plus de 200 à la fin, soit 4 fois plus. La tendance s’amplifie au tout début des années 90, et le nombre se stabilise à environ 450 par an à partir de 1993. On constate à nouveau une hausse à l’aube du 21ème siècle, et il dépasse alors les 550 inscriptions annuelles. Un déclin prononcé survient ensuite à partir de 2006, si bien qu’à la fin des années 2010, on ne compte plus qu’environ 350 naissances annuelles. Cela reste toutefois un nombre plus de 4 fois supérieur à celui dont peut se targuer son ancêtre le Grand Bleu de Gascogne.

Le Petit Bleu de Gascogne a une apparence très proche de celle de son ancêtre, le Grand Bleu de Gascogne, et même sa taille n’est pas si éloignée de ce dernier, quoi que son nom laisse penser. De fait, avec ses 50 à 58 cm de hauteur au garrot, c’est en réalité un chien de de taille moyenne. Son qualificatif « petit » correspond plutôt à la taille du gibier qu’il a été conçu pour chasser.

 

Le Petit Bleu de Gascogne a une allure noble et fière et une expression générale plutôt douce. Son corps est bien soutenu par son dos, sans excès de longueur, avec une croupe légèrement oblique et une poitrine ouverte et longue qui descend jusqu’au niveau de son coude. Ses pattes avant sont puissantes et ses épaules musclées. De manière générale, il présente une musculature et une ossature équilibrées, sans excès. Sa queue est fine et portée en lame de sabre.

 

Sa tête est légèrement bombée vue de face, et son front est plein. Le stop (distance entre les deux yeux) est peu accentué. Les yeux sont de couleur marron. La truffe est bien noire et large, et les narines bien ouvertes. Les babines sont peu épaisses, et assez longues : la lèvre supérieure retombe en recouvrant la lèvre inférieure. Le chanfrein (dessus du museau) est de même longueur que le crâne ; il est fort et légèrement busqué, ce qui contribue à lui donner une allure noble. Les oreilles sont moyennement fines, pendantes et papillotées. Très longues, elles peuvent atteindre l’extrémité de sa truffe, voire plus bas encore.

 

La peau du Petit Bleu de Gascogne est souple, noire ou fortement marbrée de taches noires, et en tout cas jamais entièrement blanche. Ses muqueuses sont également noires. Il a le poil court, demi-gros et bien fourni. Sa robe est entièrement mouchetée, noire et blanche, avec un reflet ardoisé bleuté - d’où son nom.

 

Il peut présenter en outre des taches noires plus ou moins nombreuses et plus ou moins grandes. Ainsi, au niveau de sa tête, il arbore le plus souvent deux taches noires qui ne se rejoignent pas sur le sommet du crâne mais entourent ses yeux et couvrent ses oreilles. Sur le sommet du crâne se trouve un intervalle blanc piqué d’une petite tache noire de forme ovale, typique de la race. Le dessus de ses arcades sourcilières est quant à lui marqué de taches couleur feu plus ou moins vive. On trouve des traces de couleur feu également sur ses joues, ses babines, la face interne de ses oreilles ainsi que, parfois, sur ses membres et sous sa queue.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel n’est que très peu prononcé chez cette race : mâles et femelles ont globalement un gabarit et des dimensions très proches.

Globalement, le Petit Bleu de Gascogne possède un tempérament proche de celui de son ancêtre, le Grand Bleu de Gascogne. Il est réputé déterminé – voire parfois têtu – et intelligent, mais aussi loyal et affectueux. Il a plutôt une nature facile et il est rarement agressif, ce qui en fait d’ailleurs un excellent chien de compagnie : dès lors qu’il est traité avec respect et fait suffisamment d’exercice, il s’intègre parfaitement à la famille et développe un fort attachement à ses maîtres.

 

C’est une race de chien recommandée avec des enfants, envers lesquels il se montre généralement aussi patient qu’affectueux. Quasiment toujours partant pour des jeux et des activités, il fait pour eux un partenaire de choix – et réciproquement. En outre, sa robustesse implique qu’il y a peu de chances que des petits un peu turbulents le blessent involontairement. Cela étant, pour la sécurité de chacun, un chien quelle que soit sa race ne doit jamais être laissé seul sans surveillance avec un tout petit.

 

Par contre, sa proximité avec sa famille fait qu’il supporte difficilement son absence. S’il est laissé seul trop longtemps et trop souvent, ou même simplement qu’elle tend à l’ignorer, il peut ressentir facilement de l’ennui et/ou de la solitude, avec potentiellement à la clef des problèmes de comportement (destructions, aboiements intempestifs…).

 

Son caractère avenant s’étend aussi aux étrangers, envers lesquels il se montre généralement amical. Autant dire qu’il ne fait pas vraiment un gardien de choix, même s’il ne manque pas d’aboyer s’il pressent un danger, et que son aboiement peut s’avérer intimidant. Il utilise également volontiers sa belle voix dans le cadre de la chasse, afin d’alerter son maître.

 

Chassant depuis ses débuts aussi bien en solitaire qu’en meute, il se comporte en général bien avec ses congénères, en dehors de quelques frictions qui sont des manifestations classiques de communication entre chiens, dans le but de déterminer la hiérarchie entre eux. Lui offrir un compagnon de jeu est d’ailleurs une option à envisager si sa famille est amenée à s’absenter souvent durant la journée, étant donné qu’il n’aime pas la solitude. En revanche, il faut éviter de l’élever en compagnie d’animaux de petit gabarit comme des rongeurs : quand bien même ils partagent le même toit, il est davantage enclin à les considérer comme des proies que comme des membres de sa famille.

 

La vie citadine ne peut pas convenir au Petit Bleu de Gascogne. Vif et actif, habitué depuis des siècles à chasser au grand air, il a besoin d’exercice, d’espace dans lequel il peut courir librement, sans laisse pour l’entraver. Il est clairement préférable de le faire vivre à la campagne – voire, s’il est élevé en meute, dans un chenil – et qu’il ait accès à un grand jardin. Il peut s’adapter à une maison avec jardin en banlieue, à la condition que sa famille lui offre suffisamment de sorties régulières dans des parcs ou à la campagne. Dans tous les cas, il peut passer ses nuits à l’extérieur, à la condition de disposer d’une niche ou d’un abri pour se protéger du froid et des intempéries. Il n’est pas question toutefois de le laisser passer le plus clair de son temps seul et sans interactions : pour être bien dans sa tête, il a besoin de contacts quotidiens avec sa famille d’adoption et/ou avec des compagnons de jeu.

 

Son besoin d’exercice quotidien demeure toutefois modéré : un minimum de 45 minutes par jour suffit pour qu’il reste à la fois heureux et en bonne santé. Son endurance lui permet toutefois de faire nettement plus, si ses maîtres lui en offrent la possibilité, et il est toujours ravi de participer aux sorties randonnée en famille ou d’accompagner son maître quand il va faire du sport en extérieur.

 

Dans le contexte d’une vie de famille, même s'il n’est pas élevé dans le but de chasser, il est tout à fait possible de l’entraîner à chasser les odeurs dans le cadre de jeux auxquels il prend généralement le plus grand plaisir. En effet, celui lui permet non seulement de se dépenser physiquement, mais aussi intellectuellement, en stimulant et développant son sens de l’odorat très fin. Plus simplement, lui laisser le loisir de courir et renifler dans un grand espace, comme une cour, un jardin ou un parc partagé avec d’autres chiens, est un excellent moyen de le rendre heureux en laissant libre cours à ses instincts, en particulier celui de pisteur.

 

Son flair excellent en fait bien sûr un allié de choix pour un maître pratiquant la chasse, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été conçu à la base. Mais même quand ce n’est pas le cas et qu’il ne reçoit pas d’ordres de se lancer sur telle ou telle piste, il ne prive pas de le faire lui-même et de se laisser facilement attirer par des odeurs ou une proie à traquer. S’il ne se trouve pas dans un espace clôturé, il peut donc être nécessaire – au moins dans certaines circonstances – de le tenir en laisse : même s’il ne s’agit pas d’un grand fugueur, il a tendance reconnue à suivre davantage son nez que les ordres. Un collier pour chien avec GPS intégré peut d’ailleurs s’avérer un investissement tout à fait pertinent pour le localiser dans le cas où il s’est éloigné un peu trop loin lors d’une sortie et ne semble pas disposé à revenir. Quant au domicile, une clôture digne de ce nom s’avère évidemment nécessaire.

Comme le Petit Bleu de Gascogne est attaché à ses maîtres et n’est pas du genre rebelle : une éducation progressive et patiente porte généralement ses fruits, dès lors qu’on s’y prend correctement.

 

Cependant, si sa volonté et sa détermination sont appréciables, notamment quand il est employé pour la chasse, elles impliquent qu’il peut se montrer parfois têtu et ignorer les ordres – surtout s’il se trouve à proximité d’odeurs qui détournent son attention.

 

Dans ce contexte, enseigner le rappel à son chien revêt une importance particulière, tant pour sa sécurité que pour la sérénité de son maître. Néanmoins, il demeure toute sa vie durant difficile de lui faire pleinement confiance à ce niveau.

 

Son maître doit être capable de s’affirmer et de retenir son attention lorsque cela est nécessaire. Une pédagogie faisant appel à des méthodes positives (c’est-à-dire qui n’hésite pas à avoir recours aux friandises pour le motiver) et mise en place dès son jeune âge de façon à le faire progresser régulièrement, est le meilleur moyen de tirer le meilleur de lui.

 

Comme il est habitué à vivre en meute et donc naturellement enclin à prendre exemple sur ses semblables quand il est encore petit, la fréquentation de congénères dès son plus jeune âge peut faciliter et accélérer son éducation, grâce à l’apprentissage par imitation.

 

Qu’il évolue ou non au sein d’une meute, une socialisation de qualité entamée dès son plus jeune âge est indispensable pour en faire un adulte équilibré. Il faut donc l’habituer à rencontrer des humains de tous âges, des congénères de tous gabarits ainsi que tous types d’autres animaux, mais aussi à être confronté à une large palette d’odeurs, de bruits, de situations, etc.  

Le Petit Bleu de Gascogne est de nature plutôt robuste. On ne signale que peu de fragilités concernant sa santé.

 

Élevé à l’origine dans la partie sud-ouest de la France et habitué à vivre en extérieur, il s’adapte sans difficultés aux températures froides ou chaudes – dans la limite d’un climat tempéré. S’il vit en extérieur, une niche est toutefois nécessaire pour lui permettre de se tenir chaud lorsque c’est nécessaire.

 

Il est toutefois prédisposé à certains problèmes :

  • l’entropion, qui correspond à un enroulement de la paupière vers l'intérieur provoquant une inflammation de la cornée par frottement ;
  • les otites, car ses oreilles pendantes, longues et papillotées sont un terrain très favorable à l’accumulation d’humidité, de cérumen etc.

 

Passer par un éleveur de Petit Bleu de Gascogne sérieux maximise les chances d’adopter un chiot en parfaite santé et qui le reste. Le fait qu’il soit membre du club de race est un gage de confiance. Dans tous les cas, il doit remettre un certificat établi par un vétérinaire attestant que l’animal est en bonne santé ainsi que le détail des vaccins reçus, consignés dans son carnet de santé ou carnet de vaccination. Avoir effectué des tests génétiques sur les parents et/ou le petit est un autre indice qui montre qu’il agit de manière responsable, et il doit alors bien sûr être en mesure d’en présenter les résultats.

 

Néanmoins, ni la robustesse du Petit Bleu de Gascogne ni la certitude d’adopter un chiot en parfaite santé ne doivent dispenser de tout faire pour qu’il le reste. En la matière, les visites de routine chez le vétérinaire, à raison d’au moins une fois par an, sont incontournables pour s’assurer qu’il reste à jour de ses vaccins et détecter au plus tôt d’éventuels problèmes.

Le pelage du Petit Bleu de Gascogne nécessite assez peu d'entretien. En effet, un brossage une fois par semaine fait normalement parfaitement l’affaire pour l’aider à conserver un pelage sain, exempt de poils morts, de saletés et poussières. Il en va autrement en période de mue saisonnière, soit au printemps et à l’automne : une fréquence accrue est alors nécessaire. 

 

Il n’est pas nécessaire non plus de lui donner des bains fréquents : à moins qu’il ne se soit roulé dans quelque fumier et qu’il soit très malodorant voire sale, 3 à 4 bains par an sont normalement amplement suffisants. Un entretien régulier par le brossage devrait réduire considérablement le besoin de lui donner un bain. Quoiqu’il advienne, il s’agit d’utiliser systématiquement des produits adaptés, spécialement conçus pour les chiens.

 

Son point le plus sensible sont ses oreilles. En effet, comme tout chien aux oreilles pendantes, elles doivent être chaque semaine examinées rigoureusement et nettoyées à l’aide d’un chiffon propre, car cette particularité anatomique implique un risque d’infections particulièrement prononcé. Il convient d’ailleurs de les sécher lorsqu’elles ont été mouillées (par exemple suite à une baignade), pour éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

Ses yeux nécessitent également un examen régulier et un nettoyage à l’aide d’un chiffon propre une fois par semaine pour lui éviter la survenue d’infections éventuelles, voire d’un entropion (retournement de la paupière causant une inflammation de la cornée), auquel il est sujet.

 

Il faut en profiter également pour brosser ses dents à l’aide d’un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine, afin de prévenir tout problème de santé bucco-dentaire. Cela doit être fait au moins une fois par semaine, mais l’idéal est de s’en occuper chaque jour.

 

Si l’entretien du Petit Bleu de Gascogne ne demande pas d’expertise particulière, il convient cependant de ne pas s’y prendre au hasard. Une visite chez un toiletteur peut s’avérer fort utile pour adopter les bons gestes d’entretien de son pelage, ses oreilles, ses yeux, ses dents et ses griffes. Par ailleurs, plus on l’y habitue tôt, mieux c’est, pour faciliter leur acceptation et éviter qu’il se montre un jour récalcitrant.

 

Enfin, lorsqu’il revient d’une longue escapade en pleine nature (par exemple une séance de chasse), il convient d’inspecter son pelage et ses coussinets pour détecter la présence éventuelle de parasites, d’épillets ou d’une blessure.

Le Petit Bleu de Gascogne n’est pas des plus compliqués à nourrir. Des aliments industriels de qualité et adaptés à sa taille, son âge et son activité physique sont en mesure de lui apporter tous les nutriments nécessaires.

 

Étant donné sa sensibilité à la dilatation-torsion de l’estomac, il convient de répartir sa ration journalière en au moins deux repas, de préférence un le matin et un le soir. Ces derniers doivent être pris au calme, et toute activité physique intense est proscrite une heure avant et surtout une heure après.

 

Par ailleurs, sa ration quotidienne doit évidemment être corrélée à son niveau d’activité, et il peut être utile de la faire évoluer lorsque ce dernier varie. En particulier, s’il est utilisé dans le cadre de la chasse, il est judicieux de lui donner alors ponctuellement une quantité accrue, afin qu’il dispose de davantage d’énergie en soit en mesure de donner le meilleur de ses performances. Une fois la période de la chasse terminée, il est important de revenir au niveau normal, pour lui éviter tout embonpoint.

 

Il n’a toutefois pas de prédisposition particulière à l’obésité, mais aucun individu n’est à l’abri, quelle que soit sa race – en particulier s’il est stérilisé. Il est donc de la responsabilité de son maître se surveiller son poids en le pesant une fois par mois. En cas de dérapage qui se confirme voire s’accentue lors des mesures suivantes, il est nécessaire de consulter un vétérinaire, qui pourra déterminer la cause du problème : problème de santé, alimentation inadaptée, manque d’exercice physique…

 

Enfin, comme tout chien, le Petit Bleu de Gascogne doit toujours avoir de l’eau fraîche et propre à sa disposition – à plus forte raison lors d’une activité physique intense, comme par exemple la chasse.

Comme son ancêtre le Grand Bleu de Gascogne, le Petit Bleu de Gascogne n’est pas réputé auprès des chasseurs pour sa rapidité. Il l’est beaucoup plus en revanche pour son endurance, sa détermination et l’art qu’il a de fatiguer ses proies à force de les pourchasser, n’hésitant pas à parcourir de grandes distances pour parvenir à ses fins. Dans tous les cas, il ne manque jamais d’avertir son maître en présence d’une proie, aboyant alors de sa belle voix.

 

Conçu initialement pour s’en prendre au petit gibier – une activité dans laquelle il continue d’exceller, notamment pour le lièvre, sa proie préférée –, il s’avère également performant pour la chasse au sanglier. Il est d’autant plus polyvalent qu’il est capable d’agir aussi bien seul qu'en meute, et nombre de ses représentants sont d’ailleurs d’excellent chiens de chasse à courre.

 

Cela dit, s’il est prédestiné pour la chasse, le Petit Bleu de Gascogne s’adapte également très bien à la vie de famille dans une maison ou une ferme, tant que ses maîtres lui offrent de l’espace, de l’attention et de l’exercice. Son tempérament équilibré, loyal et plutôt calme, aussi intelligent à la maison que sur le terrain de chasse, en fait donc un très bon chien de compagnie.

Le prix d’un chiot Petit Bleu de Gascogne tourne généralement autour de 650 euros, mais peut monter jusqu’à 1000 euros pour les meilleurs sujets.

 

Comme pour toute race, le prix demandé dépend du prestige de l’élevage, de la lignée dont le chien descend ainsi que de ses caractéristiques intrinsèques – et notamment sa conformité au standard. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’il peut donc exister des écarts de prix entre les chiots d’une même portée.

 

En tout cas, le Petit Bleu de Gascogne est difficile à trouver en dehors du sol français, et c’est tout particulièrement vrai en Amérique du Nord, malgré sa reconnaissance par l’UKC américain. Dans le cas d’une importation depuis la France, des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat. Par ailleurs, il convient bien sûr de respecter la réglementation relative à l’importation d’un chien depuis l’étranger.

  • Fin de nez, il est appliqué dans sa façon de chasser.

 

  • Doté d'une belle voix, il s'ameute bien.

 

 

  • Le Basset Bleu de Gascogne, issu du croisement entre le Grand Bleu et une race de basset, est bien plus court sur pattes ; son allure générale n’est pas sans rappeler le stéréotype du Basset Hound : court sur pattes, avec un corps allongé et relativement corpulent.

 

Trouvez un élevage de Petit bleu de Gascogne près de chez vous !Voir les éleveursRéférencer votre élevage

Avis & conseils Petit bleu de Gascogne

bonjour j'ai une chienne petit bleu de gascogne de 4 mois et je voudrait savoir si les patte avant son fragile car dans mon chenil elle c'est fait un arachement des ligament et sa ma fallut 1 mois de platre.
et si oui quel conseil merci par avence christophe

   
Par blaise

bonjour j'ai une chienne petit bleu gascogne elle a 9 mois le 4 avril 2008, je chasse aux sangliers, j aimerai savoir quel croquettre faut il donner ? , combien de kilogramme d'alimentation par jours! merci d'avence daniel

0    0
Par sotgiu