Bullmastiff

Bullmastiff

Autres noms : Bull mastiff
Pays d'origine : Royaume-Uni
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse

Qualités du Bullmastiff

Tempérament du Bullmastiff

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Sociabilité du Bullmastiff

Avec les enfants

Le Bullmastiff au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Bullmastiff

Espérance de vie
De 11 à 12 ans
Poids de la femelle
De 41 à 50 kg
Poids du mâle
De 50 à 59 kg
Taille de la femelle
De 61 à 66 cm
Taille du mâle
De 63 à 68 cm

Le Bullmastiff : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Bullmastiff

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Genèse

Le Bullmastiff est une race de chien de garde qui fut créée en Grande-Bretagne au milieu du 19ème siècle. L’objectif était de répondre à une demande de la noblesse terrienne, en quête d’un chien efficace pour lutter contre les voleurs et surtout contre les nombreux braconniers.

 

À cette époque, le braconnage était puni de mort au Royaume-Uni, et ceux qui s’y livraient étaient armés, préférant tuer les gardes-chasse plutôt que se faire arrêter. Ces derniers avaient donc besoin d’un chien qui fût à la fois dissuasif de par son gabarit et un excellent gardien de par son tempérament, tout en étant également loyal et obéissant.

 

Afin d’obtenir un chien répondant à ces attentes, les gardes-chasse se livrèrent à des croisements entre deux races anglaises : le Mastiff, au gabarit impressionnant mais au caractère trop placide, et le Bulldog, au tempérament adéquat mais à la stature modeste. Le résultat fut le Bullmastiff, qui fut utilisé avec succès pour patrouiller dans les forêts et les grands domaines.

 

De nombreuses traces dans les littératures anglaise et française attestent du fait que des croisements entre ces deux races avaient déjà eu lieu au cours des siècles précédents, et ce dans toutes les couches de la société britannique. Dans son Histoire naturelle (écrite à partir de 1749), le naturaliste français Buffon (1707-1788) parle d’ailleurs d’un chien de ce type qu’il appelle Fort-Bulldog. Cependant, le Bullmastiff obtenu dans la seconde moitié du 19ème siècle fut la version la plus réussie - et du coup la seule qui fut retenue.

 

Il fut alors surnommé « Gamekeeper’s Night Dog » (« Chien de Nuit des Gardes-chasse »). D’ailleurs, afin de le rendre moins visible lors des patrouilles nocturnes, on privilégia les robes sombres et notamment bringées.

 

Cet animal puissant, courageux, déterminé, capable de poursuivre un braconnier et de le plaquer au sol puis d’attendre les ordres sans mordre, se révéla si efficace qu’il devint vite assez populaire. Le travail de sélection se poursuivit néanmoins, motivé tant par la volonté d’améliorer et de fixer ses qualités que d’obtenir sa reconnaissance comme race à part entière.

 

Au cours du 20ème siècle, la pratique du braconnage recula, et les propriétaires terriens firent de moins en moins appel au Bullmastiff pour protéger leurs domaines. Néanmoins, celui-ci était devenu assez populaire pour continuer à susciter l’intérêt du grand public, et devint un chien de garde et de compagnie apprécié. À partir de ce moment-là, on se mit à privilégier la couleur fauve, qui rappelait celle du Mastiff.

 

C’est justement son nombre élevé d’individus qui fit que la Seconde Guerre mondiale mit à mal la race, notamment en raison du manque de nourriture, mais que contrairement à bien d’autres races ne fut pas menacé d’extinction.

Diffusion dans son pays d'origine

À la suite de sa création au milieu du 19ème siècle, le Bullmastiff acquit vite une certaine réputation en Grande-Bretagne comme gardien, d’autant que parallèlement à ses qualités utilitaires, on avait travaillé sur son tempérament afin d’obtenir un chien naturellement gardien mais équilibré, loyal et obéissant.

 

En 1871, six individus furent présentés lors d’une exposition canine à Londres, ce qui permit au grand public de le découvrir. Cette même année, le terme « Bullmastiff » fit son apparition pour le désigner : il fut utilisé pour la première fois dans un article du célèbre magazine rural britannique The Field.

 

À partir de 1924, sa reconnaissance par le Kennel Club britannique entraîna une augmentation sensible de la population de la race.

 

Par la suite, même si le recul du braconnage fut qu’il devint moins utile pour son usage historique, son efficacité alliée à son tempérament équilibré et loyal faisait de lui un chien polyvalent qu’on adopta aussi bien comme chien de compagnie que pour protéger la maison et la famille.

Diffusion internationale

On ne sait pas vraiment quand ni comment le Bullmastiff fut introduit dans les pays voisins de la Grande-Bretagne (notamment la France et la Belgique), ni d’ailleurs au Canada.

 

En revanche, concernant les États-Unis, on pense qu’il fut introduit dans les années 20 par le célèbre magnat John D. Rockefeller (1839-1937), qui fit fortune dans l’industrie pétrolière et fut le fondateur de la dynastie qui porte son nom. Il aurait importé un Bullmastiff pour protéger sa propriété de campagne.

 

Il est avéré par ailleurs que la race fut introduite en Afrique du Sud à la fin des années 30 dans le but de protéger les diamants de la compagnie minière De Beers. Il est d’ailleurs encore utilisé de nos jours à cette fin par la Diamond Society of South Africa.

Reconnaissance par les organismes officiels

Le Bullmastiff est reconnu par l’ensemble des principales institutions cynologiques officielles du monde entier.

 

Le Kennel Club britannique ouvrit logiquement la marche en 1924, suivi par l’American Kennel Club (AKC) en 1933, dès lors qu’il considéra que la race était fixée. L’autre organisme de référence aux États-Unis, le United Kennel Club (UKC), fit de même en 1948. La race est aussi reconnue par le Club Canin Canadien (CCC).

 

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut pour sa part le Bullmastiff en 1955. Ceci eut un impact certain sur sa diffusion à l’international, car la FCI chapeaute plus d’une centaine d’organismes cynologiques nationaux - dont ceux de la France (Société Centrale Canine, ou SCC), de la Belgique (Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et de la Suisse (Société Cynologique Suisse, ou SCS).

Bien que sa popularité soit variable selon les territoires et que sa cote semble globalement fléchir, le Bullmastiff est plutôt bien implanté dans de nombreux pays.

Dans son pays d'origine

La popularité du Bullmastiff s’est fortement effondrée au Royaume-Uni au cours de la période récente. Ainsi, alors qu’on comptait environ 1600 enregistrements par an auprès du Kennel Club britannique dans les années 2005-2006, il n’y en avait plus qu’environ 1100 au tournant des années 2010. À la fin de la décennie, ce nombre avait même chuté autour de 400, soit une division par quatre en à peine une quinzaine d’années.

En France

Au début des années 70, les enregistrements annuels de Bullmastiff au Livre Officiel des Origines Françaises (LOF) ne dépassaient guère la dizaine. La race vit alors sa popularité croître fortement, puisque ce nombre dépassait la centaine à la fin de la décennie.

 

Il se stabilisa ensuite autour de 130 dans les années 80 et jusqu’au milieu des années 90.

 

Puis, à partir de 1997, il se mit à augmenter fortement, au point de dépasser les 200 à l’aube du 21ème siècle.

 

Les années 2000 furent marqués par des chiffres en dents de scie, le nombre fluctuant du simple au double (entre 140 naissances par an et près du double). Néanmoins, dans l’ensemble, la tendance à la hausse se poursuivit, avec une moyenne annuelle de 210 au cours de cette période.

 

Elle se prolongea dans la première moitié de la décennie suivante, au point qu’on se mit à dépasser légèrement les 400 enregistrements annuels – un chiffre qui perdure depuis.

 

Sans faire partie des races les plus présentes dans le pays, le Bullmastiff n’en génère pas moins un intérêt certain, et qui est allé en grandissant au cours des dernières décennies. On assiste d’ailleurs à un croisement des courbes par rapport à la Grande-Bretagne : le Bullmastiff est en passe d’être plus populaire en France que dans son pays d’origine.

 

Cette évolution, modeste mais visible d’année en année jusqu’à arriver à environ 400 inscriptions en 2019, montre que la race est relativement populaire dans l’Hexagone, et que le Bullmastiff y suscite un intérêt croissant.

En Belgique

Le Bullmastiff est loin d’être populaire en Belgique, et on ne trouve d’ailleurs guère plus qu’une poignée d’éleveurs dans le pays.

 

La réglementation n’y est pas forcément étrangère. En effet, dans un certain nombre de communes (notamment en Wallonie), sa filiation avec le Mastiff fait que des mesures contraignantes s’appliquent à son adoption et/ou sa possession, comme pour tous les autres chiens potentiellement dangereux. Dans certains endroits, il est même interdit d’en posséder un.

En Suisse

Le Bullmastiff est assez peu représenté en Suisse. En effet, la base de données Amicus recense moins de 200 individus dans l’ensemble du pays, et les chiffres ne cessent de baisser.

 

Comme en Belgique, cela s’explique au moins en partie par des aspects réglementaires. En effet, il fait partie dans certains cantons des chiens considérés comme dangereux. En fonction de l’endroit, posséder un Bullmastiff est tout bonnement interdit, ou à tout le moins soumis à des contraintes importantes.

Au Canada

Le Bullmastiff est présent au Canada, mais est loin de faire partie des races les plus populaires. En effet, tant le Club Canin Canadien (CCC) que le club de race local ne recensent guère plus d’une vingtaine d’éleveurs.

Ailleurs dans le monde

Le Bullmastiff est assez présent dans différents pays relativement proches de la Grande-Bretagne, à l’image par exemple de l’Espagne et l’Italie. Ainsi, les chiffres de la Real Sociedad Canina de España (RSCE) font état d’une moyenne d’environ 250 inscriptions par an dans la deuxième moitié des années 2010. Au cours de la même période, l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) recense en moyenne autour de 370 naissances annuelles. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, les chiffres sont orientés à la baisse.

 

Aux États-Unis, il perd aussi un peu de terrain. En effet, il se classe autour du 50ème rang (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établir par l’American Kennel Club (AKC) sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Au milieu des années 2000, il se situait plutôt autour du 40ème rang.

 

En tout cas, force est de constater que le Bullmastiff a essaimé un peu partout dans le monde et est bien implanté très loin de ses terres d’origine. C’est le cas jusqu’en Australie, où l’Australian National Kennel Council (ANKC) recense autour de 400 inscriptions par an dans le livre des origines local. Toutefois, on constate là aussi une baisse, puisque ce chiffre se situait plutôt autour de 650 dans les années 2000.

 

Il est aussi bien présent par exemple en Afrique du Sud, où on l’utilisait déjà dans les années 30 pour protéger les mines de diamants. Ce n’est pas une des races les plus populaires du pays et les chiffres ont baissé sensiblement au fil des années 2010, mais le Kennel Union of Southern Africa (KUSA) fait état d’environ 300 naissances annuelles en moyenne au cours de la décennie.

Le Bullmastiff fut créé à la fin du 19ème siècle à partir du Mastiff et du Bulldog dans le but d’obtenir un chien de garde imposant, dissuasif et efficace pour lutter contre les braconniers. La race fut stabilisée assez vite, et son apparence n’a pas évolué depuis.

Taille & poids

Taille du mâle
De 63 à 68 cm
Taille de la femelle
De 61 à 66 cm
Poids du mâle
De 50 à 59 kg
Poids de la femelle
De 41 à 50 kg

Si les standards des principaux organismes cynologiques officiels sont sur la même longueur d’onde que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) concernant la taille du Bullmastiff, ceux de l’American Kennel Club (AKC) et du Club Canin Canadien (CCC) divergent quelque peu quant au poids de la femelle, avec des valeurs comprises entre 45 et 54,5 kg, sensiblement au-dessus du standard de la FCI.

 

En tout état de cause, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race : les femelles sont plus petites et moins massives que les mâles.

 

Par ailleurs, les unes comme les autres atteignent leur taille adulte vers l’âge de 19 mois.

Morphologie

Le Bullmastiff est un chien solide et massif au gabarit impressionnant mais aux lignes harmonieuses, qui dégage une impression de force sans lourdeur. Son allure dégagée et vigoureuse exprime puissance et détermination.

 

En outre, quand son attention est attirée, il arbore une expression sévère qui, alliée à son gabarit, le rend particulièrement dissuasif.

 

Par ailleurs, son cou est bien galbé, moyennement long et très musclé, avec une circonférence presque égale à celle du crâne. Le dos est court et droit, la croupe large et musclée, et la poitrine, large et haute, est bien descendue entre les membres antérieurs.

Pattes

Les membres antérieurs du Bullmastiff sont puissants, bien séparés et droits vus de devant. Les épaules sont obliques et musclées. Les membres postérieurs sont pour leur part forts et musclés, mais sans lourdeur.

 

Les quatre pattes sont pourvues de pieds bien cambrés. Les doigts sont arrondis, les coussinets durs et les ongles de préférence foncés.

Queue

La queue du Bullmastiff est attachée haut. Forte à la base, elle s’affine vers son extrémité et atteint le jarret. Elle peut être portée droite ou incurvée.

Tête

Le Bullmastiff est une race brachycéphale et possède donc un crâne large, aplati, haut, carré et fort, avec un stop marqué. Les joues sont bien développées et la tête doit être ridée quand il est attentif, mais pas au repos. La peau doit former un sillon vertical entre les yeux.

 

Les oreilles, petites, bien séparées et de couleur plus foncée que le corps, sont tombantes et de forme triangulaire, formant un pli vers l’arrière. Leur implantation haute (au niveau de l’occiput) renforce l’aspect carré du crâne. Quand le chien est en éveil, la pointe doit se trouver sur la ligne des yeux.

 

Le museau, carré mais proportionné au crâne, est écrasé : il est court et large, en particulier sous les yeux. Le nez est court, et la truffe, de couleur noire, est évasée et plate, avec de grandes narines très ouvertes.

 

Les mâchoires sont de préférence de longueur égale et articulées bout-à-bout, mais une légère proéminence de la mâchoire inférieure (prognathisme) est admise. Les lèvres ne doivent pas être pendantes, ni dépasser le niveau de la mâchoire inférieure. Les dents quant à elles sont fortes et régulières.

Yeux

Les yeux du Bullmastiff sont de taille moyenne et bien séparés. En ce qui concerne leur couleur, les standards des différents organismes cynologiques officiels autorisent à la fois le marron foncé et la noisette, à l’exception de celui de l’American Kennel Club (AKC), qui ne reconnaît que le marron foncé.

Pelage

Le Bullmastiff ne possède pas de sous-poil : son pelage est constitué uniquement d’un poil de couverture court, dur et bien couché sur le corps. La densité de ce dernier le protège efficacement contre les intempéries.

Couleurs de robe

La robe du Bullmastiff peut être fauve ou rouge (toutes les nuances de ces deux couleurs sont acceptées), ou encore bringée. Dans tous les cas, la couleur doit être pure et nette, mais on admet une légère marque blanche sur la poitrine.

 

Par ailleurs, le museau doit impérativement arborer un masque noir s’estompant vers les yeux. En outre, ces derniers doivent être entourés de marques sombres qui sont caractéristiques de la race.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Bullmastiff doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Proximité avec ses maîtres

Bien que certains sujets soient assez indépendants, le Bullmastiff est généralement sensible, capable d’empathie et très attaché à sa famille, envers laquelle il se montre affectueux et fidèle.

 

Il est d’ailleurs important pour son équilibre psychologique que ses maîtres passent du temps avec lui quand ils sont à la maison, car il apprécie énormément les interactions avec les humains, et a besoin pour s’épanouir de sentir qu’il fait partie intégrante du foyer.

Capacité à supporter la solitude

Le Bullmastiff peut généralement rester seul sans problème si l’absence de ses maîtres ne dure pas plus d’une journée et s’il a beaucoup de contacts avec eux le reste du temps.

 

Cependant, les sujets les plus sensibles peuvent souffrir d’anxiété de séparation, et donc éprouver alors un réel mal-être susceptible de s’exprimer de manière très négative : comportements destructeurs, crises d’angoisse, aboiements compulsifs et même parfois actes d’auto-mutilation.

 

Ce chien n’est donc sans doute pas le meilleur choix pour des personnes souvent absentes, à moins qu’il y ait dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien et dont la compagnie rend les absences de ses maîtres plus supportables.

Entente avec les enfants

Le Bullmastiff n’est généralement pas très joueur une fois adulte, mais s’entend parfaitement avec les enfants de la famille, même les plus jeunes. Il apprécie leur compagnie, et se montre à leur encontre aussi patient que protecteur.

 

En ce qui concerne ceux qui sont extérieurs au foyer, il n’y a généralement pas de problème s’il est habitué à en croiser, et s’il a bénéficié d’une socialisation précoce et de qualité qui lui permet de différencier des jeux entre enfants d’une éventuelle agression contre le petit de la famille.

 

Il n’en reste pas moins nécessaire d’être toujours vigilant en présence d’un tout-petit, qu’il fasse partie de la famille ou qu’il soit en visite. D’une part, le gabarit imposant du Bullmastiff implique qu’il peut facilement le bousculer ou le faire tomber involontairement ; d’autre part, les très jeunes enfants ne se rendent pas toujours compte que leurs gestes (tirer la queue, les oreilles, toucher les yeux, etc.) peuvent importuner l’animal ou lui faire mal au point de l’amener à réagir brusquement, voire violemment.

 

De toute façon, afin d’éviter les accidents, il ne faut jamais laisser un très jeune enfant seul avec un chien, quelle que soit la race de dernier. En outre, dès que leur âge le permet, apprendre aux enfants comment se comporter avec un chien et le respecter permet aussi d’éviter nombre de situations problématiques.

Entente avec les personnes inconnues

Intelligent, observateur, mentalement très fiable et jamais craintif, le Bullmastiff est un excellent chien de garde qui sait évaluer très rapidement une situation – et notamment les intentions bonnes ou mauvaises d’une personne inconnue qui s’approche.

 

Ainsi, bien que son gabarit et son expression « féroce » quand son attention est attirée le rendent très intimidant, il se montre plus distant qu’agressif à son encontre tant qu’il ne la perçoit pas comme une menace.

Instinct protecteur

Le Bullmastiff est naturellement doté d’un fort instinct protecteur et sacrifierait sa vie sans hésiter pour défendre les siens et leurs biens.

 

Il n’a pas pour autant une agressivité débordante. En effet, c’est un chien calme et sûr de lui, qui est sans cesse en veille mais n’attaque qu’en cas d’agression flagrante ou d’intrusion non autorisée. Il attrape alors le responsable, l’immobilise, et ne mord que si nécessaire.

Tempérament dominant

Sans être vraiment dominant, le Bullmastiff n’a clairement pas pour autant un tempérament de soumis. Il ne faut pas oublier qu’au départ c’est un chien de travail, créé pour monter la garde, et qu’en tant que tel il est capable de faire preuve d’une certaine indépendance d’esprit. Aussi, pour obtenir de sa part loyauté et docilité, son maître doit s’imposer comme tel et gagner son respect.

 

Une fois que c’est le cas, il se montre plutôt calme et facile à vivre. Néanmoins, il demeure assez libre penseur et têtu, ce qui l’amène notamment à remettre de temps en temps les règles en question. Il faut donc rester vigilant et lui rappeler quand nécessaire ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas.

Obéissance

Bien que le Bullmastiff soit sûr de lui et se montre parfois indépendant, il aime faire plaisir à son maître. Par conséquent, dès lors que sa position hiérarchique dans le foyer est bien définie, il se montre globalement obéissant et agréable à vivre - ce qui n’est pas un luxe, vu son gabarit.

Besoin d'exercice

Besoin d'exercice du Bullmastiff

Même s’il se montre parfois très énergique pendant un court moment et si certains individus sont assez actifs, le Bullmastiff adulte est généralement un chien placide qui a un besoin d’exercice peu élevé. Pour être bien dans sa tête et dans ses pattes, 30 à 45 minutes par jour de dépense physique modérée lui suffisent amplement. Son endurance lui permet toutefois d’aller sensiblement au-delà, si l’occasion lui en est offerte.

 

Une certaine prudence s’impose toutefois en période estivale. En effet, comme toutes les races brachycéphales (c’est-à-dire possédant un crâne large et aplati, un museau écrasé et un nez court), il supporte très mal la chaleur, et celle-ci peut avoir de graves conséquences sur sa santé. Il est donc important de lui éviter les activités physiques aux heures les plus chaudes.

Activités recommandées

Le Bullmastiff est toujours partant pour de longues promenades, d’autant qu’elles lui permettent de passer du temps avec ses maîtres, à qui il est très attaché.

 

En revanche, mieux vaut éviter de le faire courir au-delà de quelques minutes, et plus généralement toutes les activités physiques intenses sur une durée prolongée. En effet, comme tout chien brachycéphale, sa morphologie faciale implique une capacité de ventilation pulmonaire réduite : il s’essouffle donc facilement lorsqu’il fournit un effort important. Il peut le faire sur de courtes durées et de courtes distances, mais il serait inapproprié et dangereux de lui demander d’être un compagnon de jogging ou de balades à vélo. C’est d’autant plus vrai que l’impact de son poids sur ses articulations risquerait à la longue de fragiliser ces dernières.


Cela dit, il pratique avec enthousiasme d’autres activités physiques, et notamment celles qui sollicitent aussi son intelligence. En effet, comme tout chien de travail, il a besoin d’exercer aussi son mental. Ainsi, malgré son gabarit, il excelle en agility, en obéissance, mais aussi en recherche utilitaire et en pistage. Il convient toutefois d’être vigilant lors de ses interactions avec les autres chiens : il n’entretient pas toujours des relations pacifiques avec eux, car il peut avoir du mal à les accepter.

 

Aimant avoir quelque chose à faire et se sentir utile, il apprécie également le trait, et est donc ravi par exemple de transporter les affaires de ses maîtres lorsqu’il les accompagne en randonnée.

Capacité de travail

Bien qu’aujourd’hui il soit essentiellement adopté comme chien de compagnie, le Bullmastiff a conservé toutes ses qualités de chien de travail.

 

Protecteur né, conscient de sa puissance et toujours vigilant, il se montre ainsi endurant, courageux et déterminé chaque fois qu’il est nécessaire de défendre les siens et/ou leurs biens. Lui qui est plutôt placide en temps normal devient donc, lorsque les circonstances l’exigent, aussi silencieux qu’énergique, et ne lâche jamais l’affaire une fois qu’il est en alerte. Gare donc à l’intrus qui s’aventurerait sur son territoire : il aurait tôt fait de se trouver plaqué au sol avant même de comprendre ce qui se passe.

 

Par ailleurs, et bien qu’il ne s’agisse pas de sa mission première, le Bullmastiff est capable de tirer des charges sur de longues distances – sous réserve toutefois que cela se fait à un rythme raisonnable, sans l’essouffler.

Risque de fugue

Le caractère extrêmement territorial du Bullmastiff ne l’incite guère à fuguer. Toutefois, comme il possède aussi un instinct de prédation assez fort, il est nécessaire de prévoir une clôture solide et s’assurer régulièrement qu’elle est en bon état. En effet, son gabarit et sa puissance font que s’il est tenté de chasser un petit animal qui passe par là, il a tôt fait d’agrandir une éventuelle brèche ou de s’affranchir d’une clôture trop flexible.

 

Un individu qui ne supporte pas la solitude et qui est laissé dans le jardin en l’absence de ses maîtres peut aussi fuguer pour échapper à l’ennui.

 

Quant aux promenades, mieux vaut qu’elles soient effectuées en laisse dès lors qu’il est susceptible de croiser d’autres animaux, car il peut se montrer agressif avec ses congénères comme avec des représentants d’autres espèces. De plus, cela évite qu’il prenne la poudre d’escampette pour suivre une piste ou une petite proie potentielle.

 

Même si cela n’est guère recommandé compte tenu de ses relations souvent conflictuelles avec les autres animaux, il n’est pas impossible de laisser un Bullmastiff évoluer en toute liberté au cours des sorties. Toutefois, il faut alors impérativement choisir des lieux isolés où le risque de rencontres est réduit, et lui apprendre le plus tôt possible à revenir sur ordre. À défaut, on s’expose à bien des situations pénibles pour tout le monde, voire franchement périlleuses.

Niveau sonore

Beaucoup de chiens dotés d’un fort instinct protecteur donnent facilement de la voix, notamment pour prévenir de l’arrivée d’une personne inconnue. Ce n’est toutefois pas le cas du Bullmastiff, qui aboie très peu.

 

Il n’en reste pas moins utile de lui apprendre dès son plus jeune âge à cesser d’aboyer dès qu’on le lui demande.

Adaptation au changement

Comme tous les chiens, le Bullmastiff est assez routinier. Toutefois, s’il a été bien socialisé, se sent en confiance avec ses maîtres et que ces derniers restent alors avec lui, il s’adapte facilement aux changements de lieu de vie – qu’ils soient définitifs (déménagement) ou temporaires (par exemple pendant les vacances). Ainsi, emménager dans un lieu inconnu ne pose pas vraiment de problème, tant qu’il bénéficie du même confort qu’avant : pour lui, son territoire est là où se trouve sa famille, et les interactions avec celle-ci sont plus importantes que l’endroit où il réside. Une fois qu’il a fait le tour du propriétaire, il adopte naturellement son rôle de gardien de ce nouveau territoire.

 

Les choses peuvent être plus compliquées s’il doit être laissé en pension, mais tout dépend des individus. Certains sont plutôt indépendants et parviennent à s’accommoder de cet éloignement temporaire de leurs maîtres, tandis que d’autres souffrent alors d’anxiété de séparation. Le cas échéant, lui laisser un vêtement portant l’odeur de son maître, en plus de ses jouets favoris et de son panier, peut aider à ce qu’il se sente moins abandonné.

 

Un autre changement susceptible d’intervenir dans son quotidien est l’arrivée d’un nouveau membre dans son foyer. Dans le cas d’un nourrisson, cela ne pose généralement pas de problème, car le Bullmastiff adopte rapidement les enfants et se montre très protecteur avec eux. Si le nouveau venu est un adulte et qu’il le connaît déjà, il l’accepte aussi volontiers chez lui, car il se montre très amical avec les personnes qui lui sont familières.

 

Enfin, bien qu’il soit très attaché à sa famille, le Bullmastiff peut s’accommoder d’un changement de propriétaire, à condition bien sûr que ses nouveaux maîtres se comportent de manière juste à son égard et lui offrent toute l’attention et l’affection dont il a besoin.

Entente avec les autres chiens

La socialisation et l’éducation jouent beaucoup dans le fait qu’un chien accepte plus ou moins facilement ses congénères. Toutefois, dans le cas du Bullmastiff, même une socialisation et une éducation de qualité ne parviennent généralement pas à l’empêcher d’entretenir des relations houleuses avec ces derniers dès lors qu’ils sont du même sexe. Le problème est particulier prononcé avec les mâles, car beaucoup sont très dominants avec les autres mâles.

 

Une personne possédant un Bullmastiff et souhaitant adopter un deuxième chien – ou souhaitant adopter un Bullmastiff comme deuxième chien – a donc tout intérêt à choisir un animal du sexe opposé. Il peut arriver en effet qu’il se montre soudainement agressif envers un congénère du même sexe alors qu’il partage sans problème depuis des années son foyer avec celui-ci. De fait, pour éviter tout problème, il est préférable que le Bullmastiff soit le seul chien de la maison.

 

Des situations très tendues peuvent également se produire si un congénère est en visite sur son territoire – par exemple à l’occasion de la venue d’amis ou de membres de la famille. La probabilité est d’autant plus grande si celui-ci est du même sexe et lui est inconnu.

 

Lors des promenades et autres activités en extérieur, une certaine vigilance reste de mise. Le Bullmastiff a en effet tendance à réagir vivement s’il considère qu’un congénère le provoque, ce qui arrive assez facilement. Or, comme il ne lâche jamais l’affaire (la race a été développée pour qu’il en soit ainsi), une telle situation aboutit la plupart du temps à une bagarre aux conséquences potentiellement très graves pour l’autre chien, compte tenu de sa puissance et de son gabarit. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle il est fortement recommandé de lui faire systématiquement porter une laisse en extérieur.

Entente avec les chats

En général, le Bullmastiff s’entend bien avec les chats du foyer, surtout si la cohabitation a été mise en place dès le plus jeune âge des protagonistes.

 

Il n’en va pas de même avec ceux qu’il serait susceptible de croiser dans le jardin ou à l’extérieur. En effet, il est extrêmement territorial, et a donc tendance à ne pas accepter que des êtres vivants étrangers à la famille empiètent sur son territoire, voire croisent son chemin. De plus, il est doté d’un instinct de chasse assez fort qui peut le pousser à considérer un chat comme une proie potentielle.

 

Certes, une socialisation de qualité et une éducation aux petits oignons peut réduire la probabilité qu’il s’en prenne à un chat de passage, mais le risque n’est jamais totalement absent.

Entente avec les autres espèces

Faire vivre un Bullmastiff avec un rongeur ou un oiseau ne pose généralement pas de problème, dès lors qu’il est correctement socialisé et que la cohabitation est mise en place dès son plus jeune âge. En effet, il opère une distinction claire entre les animaux de la maison et les autres.

 

En revanche, ceux qu’il viendrait à croiser dans le jardin ou lors de ses sorties ont nettement plus de soucis à se faire. En effet, son sens aigu de la notion de territoire (dans le premier cas) ou son instinct de chasse (dans le second) ont de fortes chances de le conduire à réagir vivement à leur présence et à vouloir leur faire un sort. Cela justifie d’ailleurs qu’il vaut mieux le tenir en laisse lors des promenades.

Facilité à éduquer

Le Bullmastiff est têtu et a tendance à remettre régulièrement les règles en question tout au long de sa vie. En outre, compte tenu de son gabarit et sa puissance, il a tôt fait d’être potentiellement dangereux s’il n’a pas reçu une éducation adéquate.

 

Ce n’est donc pas un chien à mettre entre toutes les mains : il lui faut un maître expérimenté, qui sait s’imposer comme tel et gagner son respect. Il nécessite donc à la fois fermeté et constance, mais aussi persévérance : non seulement son éducation prend du temps, mais en plus elle n’est jamais vraiment terminée, du fait de sa propension à remettre les règles en cause. Ce n’est pas son intelligence qui est en cause, au contraire : il comprend généralement parfaitement ce qu’on attend de lui. En revanche, obtempérer est une autre affaire : il fait montre parfois d’une réelle indépendance d’esprit, et peut être alors d’autant plus difficile à gérer qu’il n’est pas du genre à renoncer quand il a une idée dans la tête.

 

Cependant, dès lors qu’on parvient à obtenir son respect, les choses sont évidemment bien plus faciles. Un propriétaire expérimenté qui ne relâche jamais sa vigilance obtient donc sans trop de difficultés un chien obéissant et qui se comporte comme il le souhaite.

 

En tout cas, qu’on ait ou non une longue expérience, il ne faut pas hésiter à se faire aider par un éducateur canin professionnel si on fait face à un chien peu coopératif dans le cadre de son éducation. En effet, cette dernière étant déterminante pour la qualité des relations qu’on entretient avec lui toute sa vie durant, il est primordial qu’elle soit réalisée de main de maître.

Méthode d'éducation

Le Bullmastiff a besoin d’un maître ferme qui sait s’imposer à lui, mais une éducation brutale – que ce soit en termes de gestes ou de paroles – s’avèrerait absolument contreproductive. En effet, c’est un chien sensible, notamment au ton de voix adopté quand on s’adresse à lui, et il garde en mémoire les mauvaises expériences passées. Lui crier dessus ou recourir à la violence ne le fait pas mieux obéir, mais peut au contraire créer des blocages et une perte de confiance envers son maître.

 

La meilleure façon d’obtenir d’un Bullmastiff qu’il soit docile et loyal est d’utiliser une méthode d’éducation positive, de faire preuve de fermeté et de constance mais aussi de beaucoup d’amour, et de lui parler avec assurance mais sans brutalité. En effet, recourir au renforcement positif lui permet de comprendre en douceur et sans stress ce que son maître attend de lui. Il s’agit donc d’ignorer les mauvais comportements et au contraire d’encourager et récompenser les bons, que ce soit en lui donnant une friandise ou simplement en le caressant ou le complimentant.

 

Il faut aussi garder en tête que, comme tous les chiens intelligents, les activités répétitives l’ennuient. Par conséquent, il est important de varier ces dernières pour maintenir son intérêt éveillé. Dès lors que les séances d’éducation sont ludiques et se déroulent de manière sereine, le Bullmastiff se montre très coopératif.

Socialisation

Quelle que soit sa race, la socialisation est une étape fondamentale de l’éducation d’un chiot en vue d’en faire un adulte équilibré. À défaut, il risque de ne pas savoir gérer les situations nouvelles, et de se montrer craintif ou méfiant (voire agressif) à l’extrême envers les personnes ou les animaux inconnus, et ce tout au long de sa vie. Cela ne serait bénéfique ni à son bien-être, ni à celui de ses maîtres – a fortiori quand on a en tête sa puissance.

 

La phase la plus critique de la socialisation se déroule dans les trois premiers mois de vie, et tout particulièrement entre le deuxième et le troisième mois. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’un éleveur sérieux ne vend normalement pas ses chiots avant l’âge de trois mois : il s’assurer ainsi de leur offrir une socialisation de qualité avant que de les laisser partir chez ses nouveaux maîtres.

 

Pour autant, cela ne dispense nullement ces derniers de poursuivre ce travail par la suite. Dès les semaines suivant l’adoption, il est donc primordial d’exposer le chiot à toutes sortes de situations et de stimuli (odeurs, bruits…), afin de l’habituer à rester serein face à l’inconnu. Il est tout aussi essentiel de lui faire rencontrer tous types de personnes et d’autres animaux – y compris des congénères, afin qu’il comprenne et adopte les codes sociaux et communicationnels de son espèce.

 

Cela dit, il faut bien avoir conscience que la socialisation du Bullmastiff a ses limites. En effet, il est très protecteur et territorial, mais aussi doté d’un certain instinct de chasseur : même avec une socialisation de qualité, il est toujours possible qu’il s’en prenne à un congénère jugé impudent ou à un petit animal.

Apprentissage des règles

Comme pour n’importe quelle race, éduquer un Bullmastiff implique de fixer et de faire respecter les règles dès le premier jour, afin de poser tout de suite les bases d’une cohabitation et d’une relation sereines. C’est d’autant plus vrai s’il s’agit d’un chiot, qui est têtu mais plus malléable qu’un adulte. En tout cas, il est important de ne pas laisser de mauvaises habitudes s’installer : ce qu’on considère avec indulgence quand il est encore petit peut devenir un vrai problème une fois qu’il est adulte. 

 

Pour que les règles « impriment », il est nécessaire que tous les membres de la famille les fassent appliquer de manière harmonisée, constante et cohérente. Autrement dit, ce qui est interdit l’est tout le temps, partout et par tout le monde.

 

Si le foyer comporte des enfants, un petit travail de pédagogie s’avère souvent nécessaire, étant donné qu’ils sont souvent enclins à se montrer indulgents envers leur compagnon. Ils doivent comprendre que les règles ne sont pas là pour brider l’animal, mais pour asseoir l’autorité de la famille et pour que la cohabitation soit basée sur un respect mutuel. C’est bénéfique pour tout le monde, à commencer par le chien : pour être, il a besoin d’évoluer dans un cadre stable et d’identifier clairement sa place au sein d’une hiérarchie bien définie.

Choses à apprendre en priorité

Afin que la cohabitation se passe bien tout au long des années qu’on partage avec lui, il est important que le Bullmastiff comprenne très vite certaines choses.

 

En premier, il doit apprendre bien sûr à respecter son maître et à lui obéir en toutes circonstances – c’est la base pour tout le reste. Cela implique que celui-ci sache faire montre de fermeté, mais sans rudesse.

 

Par ailleurs, son instinct protecteur très développé peut le pousser à considérer à tort une situation comme une tentative d’agression, et provoquer une vive réaction de sa part. En outre, son instinct de prédation peut le lancer à tout moment à la poursuite d’un petit animal, au risque de prendre la poudre d’escampette. Pour ces raisons, même si la laisse est fortement recommandée lors des promenades, il est essentiel de lui enseigner le rappel. Il faut d’ailleurs aussi lui apprendre très tôt à ne pas tirer sur sa laisse, au risque que les sorties tournent vite au cauchemar compte tenu de son gabarit.

 

Pour la même raison, il doit intégrer rapidement qu’il ne faut pas sauter sur les gens pour leur faire la fête. En effet, il aurait tôt fait de renverser involontairement une personne âgée ou un enfant.

 

Par ailleurs, il est important de lui apprendre progressivement mais rapidement le détachement, en s’absentant d’abord de courts moments, puis plus souvent et plus longtemps. C’est particulièrement crucial si on possède un individu très sensible, car cela évite qu’il se sente abandonné quand il doit rester seul et ne souffre alors d’anxiété de séparation.

 

Enfin, compte tenu de sa taille et de sa puissance à l’âge adulte, il est essentiel de l’habituer dès tout petit à être manipulé, afin que les visites chez le vétérinaire ou les séances d’entretien se passent bien.

En appartement ?

Faire vivre un Bullmastiff en appartement

Malgré son gabarit, le Bullmastiff est compatible avec la vie en appartement, sous réserve toutefois que celui-ci soit assez grand pour qu’il puisse y évoluer aisément. En effet, c’est un chien calme et qui n’a pas besoin de beaucoup d’exercice. Ses promenades quotidiennes, complétées éventuellement le week-end par la pratique d’un sport canin (agility, pistage…), lui suffisent pour se sentir bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

De fait, tant qu’il est en compagnie de sa famille et qu’il se sent intégré à leur vie, il a l’essentiel de ce qu’il lui faut pour être heureux.

Dans le jardin ?

Un Bullmastiff dans le jardin ?

Protecteur dans l’âme, le Bullmastiff aime passe du temps dans le jardin pour s’assurer qu’aucun intrus ne s’aventure sur son territoire ni ne menace les siens. Il n’est pas pour autant fait pour vivre dehors, même s’il est en compagnie d’un autre chien avec lequel il s’entend bien. Il aime trop le confort de la maison, et surtout sa famille : sans de nombreuses et quotidiennes interactions avec cette dernière, il est très malheureux.

 

Le laisser seul en liberté dans le jardin n’est pas un problème, mais il faut alors s’assurer d’avoir une clôture solide et en bon état, à même de l’empêcher de sortir ou qu’à l’inverse un chat ou un congénère pénètre sur son territoire.

Comme premier chien ?

Du fait de son caractère têtu, de sa propension à remettre régulièrement les règles en question et de son gabarit, le Bullmastiff n’est pas le meilleur choix pour un primo-adoptant. En effet, si les bases ne sont pas bien posées, ce grand chien puissant qui a tendance à n’en faire qu’à sa tête prend facilement le dessus : cela peut vite s’avérer problématique, voire dangereux.

 

Les premières semaines d’éducation sont donc décisives, mais un maître novice bien informé, sachant se montrer ferme et n’hésitant pas éventuellement à se faire aider par un éducateur canin professionnel, peut tout à fait tirer son épingle du jeu et obtenir le meilleur d’un Bullmastiff. En effet, une fois que ce dernier a compris qui est le maître et l’accepte, il devient plus docile et coopératif.

Pour une personne peu disponible ?

Le Bullmastiff n’est pas exigeant en termes d’entretien et n’a pas un besoin d’exercice physique très important.

 

En revanche, son éducation prend du temps et nécessite des rappels à l’ordre réguliers. En outre, certains sujets, plus sensibles que d’autres, n’aiment pas la solitude et souffrent facilement d’anxiété de séparation lorsqu’ils sont séparés trop longtemps de leurs maîtres.

 

Au global, il n’est donc pas recommandé pour une personne peu disponible, même si le problème de la solitude peut être réduit en ayant dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien.

Pour une personne sportive ?

Le Bullmastiff n’a pas besoin de beaucoup d’exercice physique, et n’est pas adapté comme compagnon de jogging ou de balades à vélo. En effet, sa morphologie faciale (brachycéphalie) implique qu’il s’essouffle vite lorsqu’il court, et l’impact de son poids peut alors nuire à ses articulations.

 

Par conséquent, il n’est pas recommandé pour un maître très sportif. En revanche, comme il apprécie de marcher et se montre plutôt endurant, il accompagne sans problème une personne qui aime faire de longues promenades ou des randonnées.

Pour une personne âgée ?

Le Bullmastiff peut convenir à de jeunes retraités actifs ayant déjà une expérience avec les chiens. Certes, il est du genre têtu et son gabarit est imposant, mais il ne manque pas de qualités dès lors qu’il est bien éduqué : c’est alors un chien calme, très affectueux, fidèle, et ayant un besoin d’exercice modéré.

 

Dès lors qu’elles peuvent consacrer le temps nécessaire à son éducation en faisant preuve de fermeté et de patience, le Bullmastiff peut faire un compagnon de choix pour des retraités aimant marcher avec leur chien, voire pratiquer avec lui un sport canin posé, comme par exemple l’obéissance ou le treibball.

 

En revanche, au vu de son gabarit et de son côté obstiné, mais aussi de son besoin d’exercice qui est modeste mais pas négligeable, il n’est pas recommandé pour des personnes très âgées.

Pour une personne allergique ?

Bien qu’il perde peu ses poils, le Bullmastiff n’est pas considéré comme hypoallergénique. Du reste, les allergènes qu’un chien émet ne se trouvent pas que dans les poils, mais aussi notamment dans l’urine et la salive.

 

Aucun chien n’est donc totalement hypoallergénique, et la meilleure façon pour une personne allergique d’éviter les mauvaises surprises – ou du moins d’en réduire la probabilité – est de passer plusieurs heures auprès de l’animal qu’elle envisage adopter.

Pour un petit budget ?

Même s’il est inutile de recourir à un toiletteur professionnel quand on possède un Bullmastiff, ce n’est pas un chien économique ; il n’est donc pas adapté pour une personne au budget modeste.

 

En effet, au-delà du fait que son prix d’achat est assez élevé, son gabarit à l’âge adulte implique un budget alimentation conséquent, et ce durant toute sa vie.

 

Par ailleurs, le fait qu’il ait une bonne santé de manière générale n’enlève rien au fait que les prix des vaccins et des antiparasitaires (sans parler des médicaments en cas de problème) sont fonction du poids de l’animal. Par conséquent, un grand chien coûte plus cher à ce niveau qu’un petit.

 

Au-delà des dépenses de santé prévisibles, il y aussi toujours des impondérables : aucun chien n’est pas à l’abri de tomber gravement malade ou d’avoir un accident, ce qui peut générer rapidement des frais très importants. Quelle que soit sa race, il peut donc être judicieux de souscrire une assurance santé pour son compagnon à quatre pattes, afin d’éviter de se trouver potentiellement dans une situation financière très difficile en cas de problème.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 11 à 12 ans

Bien que son espérance de vie soit inférieure à la moyenne des autres chiens de grande taille (7 à 8 ans), le Bullmastiff jouit généralement d’une bonne santé.

Résistance au froid et à la chaleur

Résistance du Bullmastiff au froid et à la chaleur

En raison de sa face aplatie et de son nez court, le Bullmastiff supporte bien mieux le froid que la chaleur.

 

C’est lié au fait que ces particularités morphologiques impliquent une capacité de ventilation limitée, qui n’est pas sans poser problème lorsque les températures et/ou l’humidité sont élevées. En effet, contrairement aux humains, les chiens transpirent très peu : leur principal moyen de se rafraîchir est d’haleter.

 

Il faut donc éviter de faire faire de l’exercice physique au Bullmastiff quand il fait chaud, car le risque de coup de chaleur est plus élevé qu’avec ses congénères non brachycéphales.

Maladies

Même si le Bullmastiff jouit généralement d’une bonne santé, il est comme tous les chiens davantage prédisposé à certaines maladies. En l’occurrence, il s’agit de :

 

  • la sténose sous-aortique, une maladie cardiaque génétique due au rétrécissement de la base de l’aorte, l’artère qui achemine le sang du cœur vers les organes via le système sanguin. En gênant la circulation sanguine, ce rétrécissement entraîne un excès de travail pour le ventricule, et à terme une insuffisance cardiaque à l'issue nécessairement mortelle. Les principaux symptômes sont une fatigue importante en cas d’effort ainsi que des syncopes. Il n’existe pas de traitement pour guérir la sténose, mais on peut ralentir efficacement l’insuffisance cardiaque qui en découle ;

 

  • la sténose pulmonaire, une autre maladie cardiaque due à une malformation héréditaire et parfois associée à d’autres anomalies cardiaques. Elle est liée en effet à un rétrécissement de la base du tronc pulmonaire, un gros vaisseau qui envoie le sang du coeur vers les poumons. Le passage du sang étant gêné, il en résulte un excès de travail pour le ventricule droit : la maladie évolue donc vers une insuffisance cardiaque en l’espace de 6 ans en moyenne. Les symptômes apparaissent généralement vers l’âge de 10 à 12 mois, mais parfois beaucoup plus tard : fatigue importante lors d’un effort, syncopes, ascite (épanchement abdominal)… Il n’y pas de traitement médicamenteux contre la sténose elle-même, mais une opération chirurgicale de dilatation du tronc pulmonaire est parfois possible. Par ailleurs, en cas d’insuffisance cardiaque déclarée, des traitements médicamenteux permettent d’améliorer sensiblement la qualité de vie de l’animal ;

 

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui concerne surtout les races de taille moyenne ou grande. L’estomac gonfle et se replie sur lui-même, ce qui bloque les gaz et perturbe la circulation sanguine. Sans une prise en charge rapide, l’issue est fatale ;

 

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire qui elle aussi affecte principalement les plus grands chiens. Elle est souvent bilatérale, et son apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Du fait que la tête du fémur ne tient alors pas bien en place dans son logement, cette affection entraîne des douleurs, des boiteries, des difficultés à bouger et de l’arthrose. Si elle est décelée très tôt, on peut la guérir complètement via une intervention chirurgicale. À défaut, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent parfois d’atténuer les symptômes ;

 

  • la dysplasie du coude, qui est assez proche de celle de la hanche mais se situe au niveau du coude. Là encore, ce sont surtout les races de grande taille qui sont touchées, et l’apparition de la maladie peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Les symptômes sont les mêmes que pour la dysplasie de la hanche : douleurs, boiterie, difficultés à se mouvoir puis installation progressive d’arthrose. La chirurgie permet toutefois d’obtenir d’excellents résultats si le problème est décelé très tôt. Dans le cas contraire, divers traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent d’atténuer les symptômes ;

 

  • la rupture des ligaments croisés, qui assurent la stabilité de l’articulation du genou. Ils s’affaiblissent et finissent par casser ou se déchirer, causant douleurs, boiteries et apparition d’arthrite précoce. Cette maladie articulaire peut toucher toutes les races, mais les plus grandes y sont particulièrement prédisposées. La cause peut être traumatique, mais le plus souvent elle est maladive et la rupture a lieu lors d’une activité habituelle du chien. Il existe toutefois plusieurs techniques chirurgicales pour remédier au problème, à commencer par la pose d’une prothèse et l’ostéotomie du tibia ;

 

  • le lymphosarcome, forme de cancer courante chez tous les chiens mais à laquelle le Bullmastiff est particulièrement prédisposé. Cette tumeur souvent très agressive touche le système lymphatique, c’est-à-dire l’ensemble des vaisseaux qui transporte la lymphe, un fluide qui joue un rôle clef dans le système immunitaire de l’organisme. Elle peut concerner la peau et tous les organes mais s’attaque souvent aux glandes, aux intestins, au foie, à la rate et à la moelle osseuse. Une intervention chirurgicale est parfois possible, et dans tous les cas une chimiothérapie par voie orale ou intraveineuse est mise en place. On constate fréquemment une rémission au bout de 6 à 12 mois de traitement, mais il est très rare d’obtenir une guérison complète ;

 

  • l’hypothyroïdie, un dérèglement hormonal dû à une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Elle provoque une baisse du métabolisme dont les symptômes sont multiples : fatigue intense, prise de poids, poil terne et en mauvais état, difficultés à respirer, sensibilité accrue au froid, fréquence cardiaque basse… Cette maladie ne peut être guérie, mais des traitements à base d’hormones de synthèse permettent de faire disparaître ces symptômes. Ils doivent toutefois être pris à vie ;

 

  • la cystinurie, due à l’accumulation dans le rein d’un acide aminé appelé cystine. D’origine héréditaire, cette maladie qui touche surtout les mâles favorise les calculs rénaux et l’inflammation du système urinaire, entraînant difficulté pour uriner, présence de sang dans les urines, etc. À terme, le mauvais fonctionnement du rein peut même mener au décès du chien. En revanche, si elle est prise à temps, cette affection peut être guérie par des traitements médicamenteux ;

 

  • l’atrophie progressive de la rétine de type APR-PRCD, qui correspond à une dégénérescence des bâtonnets et des cônes, les cellules rétiniennes permettant la vision. D’origine héréditaire, elle touche le plus souvent les deux yeux et se déclare généralement vers l’âge de 2 ans. Le chien commence par perdre la vision nocturne, puis progressivement la vision diurne, jusqu’à la cécité complète vers 7-8 ans. Chez le Bullmastiff, l’APR-PRCD repose sur un gène dominant : il suffit donc qu’un seul parent soit atteint pour qu’il transmette la maladie à une partie de ses petits ;

 

  • la dysplasie de la rétine (ou dysplasie rétinienne), un développement anormal de la rétine souvent d’origine héréditaire. Celle-ci forme alors des plis, ce qui perturbe la vision et peut conduire à la cécité dans les cas les plus graves, c’est-à-dire ceux où il y a décollement de la rétine. Cette maladie n’est pas guérissable mais n’est pas non plus évolutive, et le chien utilise ses autres sens pour compenser ;

 

  • l’entropion, une autre pathologie oculaire dans laquelle une paupière roule vers l’intérieur de l’œil et se trouve au contact du globe oculaire. Parfois d’origine héréditaire, elle provoque une forte et douloureuse irritation, avec rougeurs et larmoiements dus au frottement des cils et/ou des poils sur le globe oculaire. Elle peut être guérie par une intervention chirurgicale ;

 

 

  • la démodécie ou gale démodécique, une affection dermatologique causée par des acariens. Touchant surtout les chiots en raison de la faiblesse de leur système immunitaire, elle provoque des pertes de poils localisées associées à d’autres symptômes comme des rougeurs, démangeaisons, points noirs, pellicules… Si l’affection est localisée, on constate généralement une guérison spontanée. En revanche, quand elle est généralisée, des traitements médicamenteux sont indispensables ;

 

  • divers problèmes cutanés (éruptions, irritations, allergies…), du fait de sa peau sensible. Les causes sont généralement environnementales : produits chimiques, détergents, pollen, poussière, etc.

Risque d'obésité

Le Bullmastiff n’est pas le chien le plus énergique du monde à l’âge adulte, et peut facilement prendre de l’embonpoint. Il est donc indispensable de le peser très régulièrement, c’est-à-dire 2 voire 3 fois par mois.

 

Si on constate une prise de poids qui se confirme voire s’amplifie au fil des pesées, une visite chez le vétérinaire s’impose. En effet, lui seul peut déterminer si le problème est d’origine médicale (maladie, médicaments…) ou alimentaire (nourriture inadaptée, ou donnée en trop grande quantité).

 

Quoi qu’il en soit, il convient de réagir rapidement afin d’éviter d’entrer dans un cercle vicieux En effet, un chien en surpoids devient moins actif, ce qui a de fortes chances d’aggraver les choses. Or, l’obésité peut avoir de graves conséquences sur sa santé, que ce soit en aggravant des maladies déjà existantes ou en provoquant des nouvelles. 

 

Il faut être d’autant plus vigilant si l’animal a été stérilisé, car la stérilisation augmente les risques d’obésité en rendant le chien moins actif.

Causes de mortalité

Selon une étude de 2004 menée par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, la première cause de mortalité chez le Bullmastiff est le cancer, qui représentait 37,5% des 96 décès étudiés. Viennent ensuite la dilatation-torsion de l’estomac (8,5%) et les maladies cardiaques (6,5%).

Adoption en bonne santé

Même si le Bullmastiff est un chien rustique qui jouit généralement d’une bonne santé, plusieurs des maladies auxquelles il est prédisposé ont ou peuvent avoir une dimension héréditaire.

 

Il est donc important de choisir un éleveur sérieux quand on envisage d’adopter un chiot de cette race. En effet, un professionnel digne de ce nom sélectionne soigneusement ses reproducteurs, en leur faisant notamment subir des tests génétiques pour s’assurer qu’ils ne risquent pas de transmettre à leurs descendants une tare héréditaire. Il leur fait également passer des examens radiographiques, afin d’éviter de faire se reproduire un individu atteint de dysplasie de la hanche et/ou du coude.

 

En plus des résultats de ces tests et examens, il doit être à même de fournir le détail des vaccins reçus par le chiot, ainsi qu’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.

 

Plus largement, un éleveur fiable prend grand soin des petits et fait tout pour les garder en bonne santé, notamment en leur offrant un suivi vétérinaire de qualité.

Fragilité en période de croissance

Les articulations et les os d’un chiot étant particulièrement fragiles pendant toute sa phase de croissance, il faut alors les ménager. Cela vaut pour tous les chiens, mais c’est particulièrement crucial pour les plus grandes (tel le Bullmastiff), car elles sont prédisposées à différents problèmes articulaires.

 

On doit donc lui éviter les activités physiques trop intenses ou trop longues (ainsi que les montées et descentes d’escalier) tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte, ce qui chez le Bullmastiff survient vers l’âge de 19 mois.

Maintien en bonne santé

Pour garder son chien en bonne santé, il est important de l’emmener régulièrement faire un bilan complet chez le vétérinaire : d’abord une fois par an, puis plus souvent lorsqu’il vieillit. Cela permet non seulement de déceler rapidement un problème éventuel, mais aussi de ne manquer aucun de ses rappels de vaccins, indispensables pour le protéger de maladies qui peuvent être très graves voire fatales.

 

Au-delà de ces visites, il appartient au maître d’administrer à son compagnon tout au long de l’année les antiparasitaires qui s’imposent, afin qu’il soit protégé en permanence.

Maturité sexuelle

Le Bullmastiff atteint la maturité sexuelle assez tard, vers l’âge de 18 mois.

Durée de gestation

La durée de gestation de la femelle Bullmastiff se situe dans la moyenne, soit entre 60 et 64 jours.

Nombre de chiots par portée

Le nombre de chiots par portée est très variable chez le Bullmastiff, puisque la femelle peut donner naissance à 2 à 13 petits.

Le Bullmastiff exige un entretien assez régulier et rigoureux, voire quotidien. Il lui faut donc un maître prêt à consacrer potentiellement jusqu’à deux heures par semaine à cette tâche.

Entretien du pelage

Un brossage hebdomadaire suffit généralement à débarrasser le pelage court mais assez dense du Bullmastiff des poils morts et des impuretés.

 

Par ailleurs, ses mues saisonnières (au printemps et à l’automne) sont peu marquées : il ne perd pas beaucoup plus de poils au cours de cette période, si bien que la fréquence n’a alors pas forcément lieu d’être sensiblement accrue.

 

En tout cas, quelle que soit la période de l’année, l’entretien de son pelage est l’occasion d’inspecter sa peau à la recherche d’éventuelles rougeurs, irritations ou lésions. En effet, ce chien à la peau très sensible est enclin aux problèmes dermatologiques et aux allergies cutanées.

Bains

Le Bullmastiff a rarement besoin de bains, car son poil court ne s’emmêle pas et ne retient pas les saletés. Généralement, un nettoyage occasionnel avec un linge humide suffit pour ôter les poils morts et la poussière accumulée pendant les promenades et autres activités en plein air.

 

Les bains sont même à éviter dans la mesure du possible, du fait de sa peau particulièrement sensible. Néanmoins, il ne faut pas hésiter à le faire lorsqu’il est très sale ou que des substances collantes ou nocives se sont invitées sur son pelage.

 

Il convient alors de toujours utiliser un shampooing spécialement conçu pour la gent canine. En effet, le pH de la peau des chiens est différent de celui de la peau des humains, si bien que les shampooings destinés à ces derniers ne sont pas du tout adaptés.

Entretien des oreilles

L’entretien d’un Bullmastiff implique l’inspection et le nettoyage de ses oreilles une fois par semaine, à l’aide d’un coton imbibé d’une lotion spécifique que l’on fait bien attention à ne pas enfoncer dans son conduit auditif.

 

Ce nettoyage est d’autant plus important que leur forme tombante retient l’humidité et les saletés, ce qui favorise les infections - notamment les otites externes.

 

Pour cette même raison, si ses oreilles sont mouillées au retour d’une promenade ou de toute autre activité, il faut veiller à bien les sécher afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

Entretien des yeux

Bien que le Bullmastiff ne soit pas particulièrement prédisposé aux problèmes oculaires, il faut inspecter ses yeux environ une fois par semaine, afin de déceler au plus vite une éventuelle infection.

 

Un nettoyage avec une lotion adaptée n’est nécessaire que si on constate la présence de saletés, de taches, de sécrétions ou de croûtes.

Entretien des dents

Il convient de contrôler et de brosser très régulièrement les dents du Bullmastiff. L’hygiène bucco-dentaire est importante pour tous les chiens, mais elle est encore plus cruciale chez lui, car de nombreux représentants de la race ont une mâchoire inférieure légèrement proéminente. Or, cette particularité morphologique favorise l’accumulation de plaque dentaire, qui en solidifiant se transforme en tartre, lui-même cause possible de nombreux problèmes : mauvaise haleine, gingivite, parodontose…

 

Ce brossage doit être effectué au moins 2 à 3 fois par semaine, et même quotidiennement dans l’idéal. Il requiert d’utiliser une brosse à dents ou un doigtier, ainsi qu’un dentifrice spécifiquement conçu pour la gent canine.

Entretien de la bouche

Du fait de sa morphologique faciale, le Bullmastiff bave beaucoup – en particulier quand il a chaud ou après avoir bu. En outre, son museau plissé a tendance à retenir des bouts de nourriture lors de ses repas, et des saletés diverses lors de ses sorties en extérieur.

 

Une personne qui envisage d’adopter un représentant de cette race et qui souhaite garder un intérieur propre doit donc se préparer à devoir essuyer la bouche de son chien quotidiennement, et même plusieurs fois par jour. Le plus simple est d’avoir toujours à portée de main une serviette réservée à cet usage.

Entretien des griffes / ongles

Les griffes du Bullmastiff poussent vite et l’usure naturelle ne suffit généralement pas à les user, d’autant qu’il n’est pas particulièrement actif. Il faut donc les couper manuellement avec un coupe-ongles pour chiens dès lors qu’on les entend frotter quand il marche sur une surface dure.

 

En effet, si elles venaient à devenir trop longues, elles perturberaient sa démarche (ce qui entraînerait potentiellement à terme des douleurs articulaires), ou pourraient se casser (avec le risque de le blesser ou d’être à l’origine d’une infection).

Entretien au retour à la maison

Même si le Bullmastiff n’est pas du genre à courir partout quand il est à l’extérieur, il convient d’inspecter rapidement l’ensemble de son corps à son retour à la maison.

 

Cela permet de vérifier qu’il n’a pas récupéré de parasites, d’épillets ou d’épines, et de s’assurer qu’il ne s’est pas blessé. C’est d’autant plus utile qu’il est résistant à la douleur, si bien qu’une petite blessure pourrait facilement passer inaperçue.

Initiation au toilettage

Comme pour n’importe quelle race, l’entretien du Bullmastiff ne doit pas être fait au hasard : il est important de connaître les bons gestes afin de ne pas lui faire mal ni risquer de le blesser. C’est d’autant plus vrai que compte tenu à la fois de son gabarit et de sa puissance, une réaction négative de sa part pourrait être dangereuse. Il peut donc être judicieux d’apprendre auprès d’un toiletteur professionnel ou d’un vétérinaire comment procéder au mieux.

 

Par ailleurs, afin que les séances d’entretien ne soient pas un cauchemar pour les deux protagonistes, mais plutôt éventuellement des moments privilégiés de tendresse partagée, il convient de l’habituer dès son plus jeune âge à être manipulé. Cela permet de faire en sorte qu’il considère ces gestes comme normaux et les accepte sans difficulté.

Nourriture recommandée

L’alimentation du Bullmastiff ne pose pas de problèmes particuliers. Des aliments industriels de qualité lui conviennent généralement très bien, à condition que les produits choisis et les rations qui en sont données soient adaptés à ses besoins nutritionnels.

 

Il faut cependant avoir conscience que ces derniers évoluent dans le temps et peuvent fortement varier d’un individu à l’autre – qualitativement et quantitativement – en fonction de facteurs comme le gabarit, l’âge, l’état de santé, le degré d’activité, etc.

 

Quoi qu’il en soit, étant donné que l’alimentation est déterminante pour la santé d’un chien, il ne faut pas hésiter à demander l’avis éclairé d’un vétérinaire en cas de doute

Alimentation du chiot

L’alimentation d’un chiot Bullmastiff est cruciale, car elle doit être à même de lui apporter tout au long de sa croissance l’ensemble des nutriments nécessaires pour qu’il devienne un adulte grand et puissant. C’est d’autant plus vrai qu’il connaît (comme toutes les races de grande taille) de fortes poussées de croissance.

 

Il est donc essentiel de lui donner des produits et des quantités adaptés. En effet, une alimentation trop riche (ou au contraire pas assez) pourrait entraîner non seulement des problèmes à court terme, mais aussi des séquelles à vie, du fait de retards de croissance ou au contraire d’une croissance trop rapide : problèmes articulaires, malformations osseuses, etc.

 

En général, des croquettes de qualité adaptées à son âge suffisent à combler les besoins nutritionnels d’un chiot Bullmastiff : à moins qu’un vétérinaire indique spécifiquement le contraire, il n’est nullement nécessaire de lui donner des compléments alimentaires. Il faut en tout cas garder en tête que ses besoins évoluent rapidement dans le temps, et ne pas hésiter à solliciter régulièrement l’avis d’un professionnel de santé.

Fréquence des repas

Il est recommandé de nourrir un Bullmastiff adulte deux fois par jour, idéalement le matin et le soir. En évitant ainsi de lui faire absorber une grande quantité de nourriture en une seule fois, on réduit sensiblement le risque de torsion-dilatation de l’estomac, auquel il est comme toutes les races de grande taille particulièrement exposé. Veiller à ce qu’il prenne ses repas dans le calme et ne fasse pas d’exercice intense dans l’heure qui précède - et surtout dans celle qui suit - contribue aussi fortement à réduire ce risque.

 

L’idéal est par ailleurs de les lui donner à heures fixes. Ainsi, il intègre le fait qu’il peut compter sur son maître : cela évite qu’il réclame ou qu’il cherche de la nourriture, par exemple en fouillant dans les poubelles ou en volant.  

 

Enfin, un petit nettoyage peut s’avérer nécessaire après les repas, car les plis de son museau retiennent facilement des restes de nourriture.

Éviter l'obésité

Le Bullmastiff adulte étant assez peu énergique, il a tendance à prendre facilement de l’embonpoint. On peut toutefois limiter le risque en respectant quelques règles relatives à son alimentation :

 

  • se conformer scrupuleusement aux rations prévues, en veillant à ce que celles-ci soient adaptées à ses besoins nutritionnels du moment. Au besoin, on peut solliciter pour cela l’expertise d’un vétérinaire ;

 

  • limiter les friandises, ou déduire leur apport énergétique de la nourriture qu’on lui donne par ailleurs. Une option intéressante est aussi d’opter pour des friandises allégées ;

 

  • ne jamais l’autoriser à quémander ou voler de la nourriture destinée aux humains : restes de table, poubelles… Elle n’est généralement pas adaptée à ses besoins, et certains aliments appréciés des humains sont même toxiques pour les chiens.

Hydratation

Comme tous les chiens, le Bullmastiff doit avoir en permanence à sa disposition un bol d’eau propre et fraîche. Lors les longues promenades et autres activités d’extérieur, il est judicieux de prévoir une gourde ou une bouteille pour lui, et de lui proposer régulièrement de se désaltérer. Ainsi, il n’est pas tenté de le faire dans une flaque ou une mare d’eau stagnante, ce qui pourrait le rendre malade.

Comme chien de garde

Le Bullmastiff fut créé avec l’objectif d’obtenir un bon chien de garde, et de fait il excelle dans ce rôle. Sa puissance, son courage sans faille, sa détermination, sa capacité à évaluer rapidement et pertinemment une situation ainsi que sa discrétion (il agit de manière aussi silencieuse qu’efficace) sont autant de qualités qui en font un gardien exceptionnel.

 

C’est d’autant plus vrai qu’il est très équilibré, et donc parfaitement capable d’immobiliser un individu puis d’attendre les ordres de son maître sans y toucher.

Comme chien de compagnie

S’il a été bien éduqué, le Bullmastiff est un animal très fiable, loyal et affectueux, qui développe une relation forte avec les siens - y compris les enfants, avec qui il se montre patient et protecteur.

 

C’est donc un excellent chien de compagnie, qui s’épanouit pleinement dès lors qu’il sent qu’il fait partie intégrante du foyer, doublé d’un gardien indéfectible de ce dernier.

 

Son calme et son besoin d’exercice modéré font qu’il peut convenir à de nombreuses personnes, y compris des retraités un tant soit peu actifs. Il lui faut cependant des maîtres qui savent se montrer fermes et sont prêts à consacrer un certain temps à son éducation. En outre, certains individus particulièrement sensibles supportent très mal la solitude, et ont donc besoin que ceux-ci soient très disponibles.

Comme chien de soutien psychologique

Calme, équilibré et affectueux, le Bullmastiff fait un très bon chien de soutien psychologique, notamment auprès des enfants, envers lesquels il se montre attentionné et que son gabarit peut rassurer.

Comme chien de compétition

Bien qu’il ne soit pas vraiment énergique, le Bullmastiff peut exceller dans plusieurs sports canins, en particulier ceux qui le sollicitent intellectuellement : obéissance, treibball, pistage...

 

Certains représentants de la race apprécient les disciplines plus physiques, et sont donc de bons compétiteurs par exemple en agility ou en flyball.

Comme chien d'exposition

On croise régulièrement des Bullmastiffs dans les expositions canines, où ils sont très appréciés pour leur puissance et leur assurance. Ils remportent d’ailleurs souvent des prix.  

Quelle que soit sa race, le prix d’un chiot peut varier sensiblement d’un éleveur à l’autre et même d’un individu à l’autre en fonction de plusieurs facteurs : sa lignée, la renommée de l’élevage dont il est issu ou encore ses caractéristiques propres, que ce soit en termes de caractère ou d’apparence (conformité au standard).

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Bullmastiff en France est en moyenne de 1300 euros.

 

En Belgique, la race est très peu représentée, et on ne trouve d’ailleurs qu’une poignée d’élevages. Pour avoir davantage de choix, une option peut consister à se tourner vers un éleveur britannique ou français.

Au Canada

Le Canada compte une vingtaine d’éleveurs de Bullmastiff, qui proposent généralement leurs chiots à un prix situé autour de 2000 dollars canadiens.

Dans son pays d'origine

Le prix d’un chiot Bullmastiff au Royaume-Uni varie facilement du simple au double en fonction de ses origines et sa provenance (particulier ou élevage professionnel), mais peut être assez conséquent. En effet, il faut compter généralement entre 1000 et 2000 livres sterling (soit 1150 à 2300 euros, ou 1750 à 3500 dollars canadiens).

Importation depuis l'étranger

Si on envisage d’acquérir un Bullmastiff à l’étranger, il faut au préalable bien se renseigner sur la législation concernant l’importation d’un chien dans le pays où on habite, et s’y conformer scrupuleusement afin d’éviter toute mauvaise surprise.

 

Il faut aussi avoir conscience que des frais supplémentaires viennent alors s’ajouter au prix d’achat du chiot : transport, taxes et frais éventuels, inscription au registre national…

Conseils pour l'adoption

Comme pour n’importe quelle race, il ne faut pas choisir un chiot Bullmastiff sur le seul critère du prix, au risque de sérieuses déconvenues. En effet, il peut être pertinent de dépenser un peu plus pour s’assurer d’avoir affaire à un éleveur sérieux, afin de maximiser les chances d’adopter un animal en bonne santé, bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Un éleveur digne de ce nom sélectionne soigneusement ses reproducteurs, notamment en faisant effectuer des tests génétiques et autres examens (par exemple des radiographies pour détecter une éventuelle dysplasie) qui permettent de réduire le risque de transmission de tares héréditaires en écartant les individus à risque.

 

En outre, il ne ménage pas ses efforts pour offrir à ses chiens le meilleur en termes de socialisation, d’éducation et de qualité de vie. Le fait que les parents soient équilibrés se répercute positivement sur le caractère des petits, étant donné que ces derniers passent les premières semaines de leur vie (si importantes pour leur développement mental) auprès d’eux.

 

Il s’investit aussi pleinement pour le bien-être et le bon développement physique et psychologique des chiots, notamment en leur offrant un suivi médical de qualité et en travaillant à leur socialisation – quitte d’ailleurs à ne pas les vendre avant l’âge de 3 mois, pour s’assurer que celle-ci soit réalisée de manière optimale.

 

Pour trouver un éleveur digne de confiance, on peut se tourner vers ceux qui sont membres du club de race : c’est normalement un gage indéniable de sérieux et de qualité.

 

Dans tous les cas, il ne serait pas judicieux d’adopter un chiot sans avoir d’abord visité l’élevage et passé un peu de temps avec lui – ainsi qu’avec ses parents, si possible. Cela permet de voir dans quel environnement les chiens évoluent et de s’assurer qu’ils semblent équilibrés. Ceci est particulièrement important dans le cas d’un chien comme le Bullmastiff, qui est à la fois imposant et têtu, et qui d’ailleurs considéré comme potentiellement dangereux dans certains territoires.

 

Un éleveur responsable s’assure d’ailleurs que les adoptants potentiels sont conscients des caractéristiques de cette race, connaissent le cas échéant la législation la concernant, et sont capables d’éduquer et gérer correctement un tel chien. S’il ne le fait pas, c’est qu’il n’est pas sérieux : mieux vaut alors passer son chemin.

On recense six hybrides issus du croisement du Bullmastiff avec d’autres races. Tous sont des « designer dogs », c’est-à-dire le résultat de croisements volontaires dont l’objectif est d’obtenir des chiots cumulant des caractéristiques des races utilisées.

 

Il s’agit de créations récentes, ce qui explique qu’ils ne soient reconnus par aucune des principales organisations cynologiques nationales ou internationales.

 

  • le Bullmasador est le résultat du croisement entre le Bullmastiff et le Labrador Retriever. Le but était d’obtenir un chien qui allie d’une part la taille, la puissance et l’instinct protecteur du Bullmastiff, et d’autre part le tempérament doux du Labrador Retriever. En l’occurrence, c’est une réussite, car le Bullmasador est un grand chien affectueux, calme et très gentil avec les enfants mais doté d’un fort instinct de protection. Cela fait de lui un excellent compagnon domestique et gardien, et explique sa popularité ;

 

  • le Bullsky Mastiff a été créé à partir du Bullmastiff et du Husky de Sibérie. C’est un grand chien robuste et doux chez qui on retrouve le gabarit et l’instinct protecteur du premier, associés à de nombreux traits de caractère du second : l’indépendance, la confiance en soi mais aussi une certaine obstination. Il est énergique, et apprécie les contacts avec les humains – en particulier avec les enfants. Il peut hériter des yeux bleus du Husky Sibérien, mais comme lui craint la chaleur ;

 

  • le Doubull Mastiff est le fruit du croisement du Bullmastiff et du Mastiff. Sans surprise, il est de grande taille et à poil court. Comme ses ancêtres, il a un caractère placide, n’a pas besoin de beaucoup d’exercice et résiste bien mieux au froid qu’à la chaleur. Très musclé, assez têtu mais doux et loyal, affectueux envers les enfants, c’est un très bon chien de compagnie et de garde ;

 

  • le Great Bullweiler est issu du croisement de trois races : le Bullmastiff (25%), le Rottweiler (25%) et le Dogue Allemand (50%). Son gabarit intimidant et son instinct protecteur extrêmement développé en font un excellent gardien, mais il peut se montrer agressif envers ses congénères ainsi qu’avec les autres animaux, y compris les chats. Bien que doté d’un caractère indépendant, il se montre affectueux envers sa famille. Toutefois, il n’apprécie que modérément les enfants ;

 

  • le Mastweiler descend du Bullmastiff et du Rottweiler. C’est un très bon animal de compagnie qui s’entend généralement bien avec les enfants, mais aussi un excellent gardien. En outre, il est parfois utilisé en recherche utilitaire et comme chien policier ;

 

  • le Staffordshire Bullmastiff a été obtenu en croisant le Bullmastiff et le Staffordshire Bull Terrier. Il est de grande taille et musclé, très protecteur (notamment envers les enfants) et assez têtu, mais calme et affectueux. Il fait un très bon compagnon domestique et gardien, mais s’entend généralement mal avec ses congénères et les autres animaux - y compris les chats.

Le Bullmastiff à l'écran

  • Plusieurs vedettes de la chanson ont ou eurent au moins un Bullmastiff, comme Bob Dylan (Brutus), Robbie Williams et Christina Aguilera.

 

  • L’acteur Salman Khan posséda deux Bullmastiffs nommés Myson et Myjaan. Silvester Stallone en posséda pour sa part un baptisé Butkus, qui apparut dans la saga culte des Rocky (plus précisément dans Rocky et Rocky II).

Bullmastiffs de célébrités

L’équipe de football américain de Cleveland (États-Unis), les Cleveland Browns, a pour mascotte un Bullmastiff du nom de Swagger.

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Avis & conseils Bullmastiff

Si je dois parler de ce chien je n'en dirais que des qualité j'ai eu mon loulou 12 ans de temps a mes coté est ceci m'as été trop court, le jour ou il m'as quitté l'enfer c'est abbatu sur moi, on ne se sent plus capable de rien ! mon chien etait toute ma vie il été tout le temps a mon ecoute rendais ma vie belle. le bullmastiff est le meilleur chien au monde rien ni personne ne l'égalisera ! et mon loulou restera le meilleur aussi il me manque tellement, c'est tragique qu'il sois parti !!!!

   
Par LECARPENTIER

4éme bullmastif et toujour passionne surment le meilleur chien au monde surtout avec les enfants et la protection.pour les chiens s'il n'ait pas agresse pas de probleme:c'est quand meme le roi des chiens(il le croit)

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Par willy

Moi j'ai un mastiff de un an et demi mais son comportement est vraiment déviant il est très agressif surtout avec les enfants, les visiteurs même certains membres de la famille on point que je ne sais quoi faire

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Par Masengo rascar

Bonjour j ai un bulmastiff 17mois super comme compagnon et tres obeisant ,mais vous dite que c est un bon chien de garde

mais le mien fait fete a tout le monde je me demande s il me protégerai merci

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Par mamy_maman

j ai un bullmastiff de 4 mois

mon premier chien de cette race et j en suis tombée amoureuse c est un super toutou pour toute la famille

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Par mamy_maman

moi j en ai eu une aussi...je lai faite eutanasier a l age de 2 ans elle était trés trés agressive enver tout les chien ...l enfer...elle a sauter sur une petite fille de 1 ans......pourtant je l ai tres bien manipuler et sosialiser donc bulldozer pour moi ses fini........................

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Par audreygauthier

Moi j'en ai un, acheter chez un éleveur 1500$ (élevage Bulldozer Bullmastif) C'est probablement un des meilleur chien au monde !!! Dans la maison, c'est un tapis !!! Très affectueux, s'il est bien socialisé il s'entendra à merveille avec les autres chien. C'est une race que je recommande à tout le monde. Les cours de dressage jeune sont recommendé (moi le mien j'ai fait le cour base1 à 4 mois et elle m'écoute très bien)

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Par David

j'ai 1 bullmastif et il convient aux critères de comportement que vous donnez. J'adore ce site.

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Par meggrolf

bonjour, quel est le prix de cette race???

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Par edwige