Terrier du Tibet

Terrier du Tibet

Autres noms : Terrier Tibétain ou Tibetan Terrier
Noms d'origine : Dhoki-Apso ou Tsang-Apso
Pays d'origine : Chine
Groupe : Chien d’agrément et de compagnie

Qualités du Terrier du Tibet

Tempérament du Terrier du Tibet

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Terrier du Tibet

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Terrier du Tibet au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 12 à 14 ans
Poids de la femelle
De 8 à 10 kg
Poids du mâle
De 8 à 13,5 kg
Taille de la femelle
De 34 à 38 cm
Taille du mâle
De 36 à 41 cm

Le Terrier du Tibet : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Terrier du Tibet

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Genèse

Connu dans son pays d’origine sous le nom ou Tsang Apso, le Terrier Tibétain est un chien de taille moyenne originaire de la province Tsang, située à l’ouest du Tibet (Chine) et centre religieux de cette région. Son ascendance reste floue, mais on suppose qu’il descend du Chien de Montagne du nord du Kunlun (une chaîne de hautes montagnes située près du plateau tibétain) et du Chien de Mongolie-Intérieure (une autre région chinoise, située à la frontière de la Mongolie). On pense aussi qu’il pourrait lui-même être un des ancêtres du Puli.

 

Il est établi en tout cas qu’il s’agit d’une race très ancienne, élevée depuis plus de 2000 ans par les moines bouddhistes vivant à plus de 5000 mètres d’altitude, dans un paysage montagneux inhospitalier et très difficile d’accès. On pense même qu’il serait originaire d’une vallée qui à partir du 14ème siècle fut très longtemps coupée du reste du pays, suite à un tremblement de terre. De fait, il resta longtemps inconnu, car cantonné dans une zone géographique restreinte et à l’écart. Ainsi, les premières traces écrites le mentionnant remontent seulement à 1895. 

 

En tout cas, ce n’était pas un chien comme les autres : il était considéré comme sacré dans sa région natale, et ce depuis la nuit des temps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il était élevé par les moines, qui lui vouaient un profond respect, et pour laquelle le maltraiter était supposé porter malheur. 

 

Très intelligent, il semble souvent réfléchir avant d’agir : cela explique que les Tibétains le nommaient Dhoki Apso, qui signifie « petite personne poilue comme une chèvre ».

 

Il était aussi perçu comme un porte-bonheur, si bien qu’on ne pouvait pas le vendre, mais seulement l'offrir. À ce titre, il était donné en cadeau aux voyageurs, afin qu’il les guide en toute sécurité sur le chemin du retour.

 

Au quotidien, que ce soit pour les moines, les villageois ou encore les marchands qui se rendaient en Chine, il faisait un gardien très efficace ; il n’était certes pas très impressionnant, mais inspirait le respect et la crainte. 

 

Cela dit, c’est surtout comme chien de berger qu’il était utilisé, afin de rassembler et garder les troupeaux de moutons ou de chèvres – c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui au Tibet. L’été, les bergers avaient coutume de tondre son long pelage, qui était ensuite mélangé à la laine des moutons et utilisé pour confectionner des vêtements et des couvertures.

 

Très polyvalent, il avait aussi d’autres usages tant dans les villages que dans les monastères : son pied très sûr en faisait un très bon guide, il était capable de récupérer des objets tombés à flanc de montagne, et c’était aussi tout simplement un excellent compagnon domestique. 

 

Il convient toutefois de souligner que son nom occidental prête à confusion : le Terrier Tibétain n’est pas et n’a jamais été un terrier, c’est-à-dire un chien employé pour chasser des petits animaux jusqu’au fond de leur terrier. S’il a été inclus dans le groupe des terriers au moment de sa reconnaissance (d’abord par le Kennel Club of India puis par le Kennel Club britannique), c’est probablement à cause de sa taille.

Diffusion dans son pays d'origine

La diffusion du Terrier Tibétain resta longtemps très confidentielle au Tibet : d’une part parce qu’on ne le trouvait que dans une zone très difficile d’accès située à plus de 5000 mètres d’altitude, et d’autre part parce qu’il s’agissait d’un animal sacré, qu’on ne pouvait pas vendre mais seulement offrir comme porte-bonheur ou en remerciement.

 

Seuls quelques individus furent introduits ponctuellement dans d’autres parties du pays. Dans tous les cas, il n’y eut certainement pas d’introduction massive.

Diffusion internationale

Les premières importations et l’implantation du Terrier Tibétain en Grande-Bretagne

Il fallut attendre le début du 20ème siècle pour que le monde, et notamment l’Occident, ait vent de l’existence du Terrier Tibétain, grâce au docteur Agnes Greig (décédée en 1972).

 

En 1922, cette chirurgienne anglaise, missionnaire auprès du Women’s Medical Corp of India, sauva la vie d’une patiente et reçut en remerciement un chiot Terrier Tibétain, en l’occurrence une petite femelle qu’elle nomma Bunti. Ce fut le coup de foudre, et Agnes Greig se prit de passion pour cette race. Elle emmena Bunti à une exposition canine qui avait lieu à Delhi (le Delhi Dog Show), et ce chien qu’ils voyaient pour la première fois ne manqua pas de susciter l’intérêt des juges indiens. Ils lui conseillèrent de trouver un partenaire pour sa chienne et d’élever trois générations : si la lignée restait fidèle à l’animal qu’ils avaient sous les yeux, on pourrait considérer qu’il s’agit d’une race pure, et une reconnaissance par le Kennel Club of India (KCI) serait envisageable. En attendant, l’organisme assimila le Terrier Tibétain à ce qui allait devenir le Lhassa Apso : ils se ressemblent beaucoup, et furent donc alors considérés comme les deux variétés d’une même race nommée Lhassa Terrier.

 

Agnes Greig se lança dans l’aventure avec enthousiasme. Des amis tibétains lui trouvèrent Rajah, un mâle susceptible de se reproduire avec Bunti. Elle obtint ainsi une première portée en 1924, puis une seconde l’année suivante. 

 

En 1926, désireuse de faire connaître la race en Occident, elle profita d’un long séjour au Royaume-Uni pour emmener avec elle Bunti et deux de ses descendants : sa fille Chota Turka, issue de la première portée, et Ja-Haz, un mâle de la deuxième portée. Elle les exposa au prestigieux Crufts Dog Show de Birmingham, où ils suscitèrent un vif intérêt et attirèrent l’attention du Kennel Club britannique. À l’instar de son homologue indien, ce dernier les considéra comme une variété du Lhassa Terrier, aux côtés du Lhassa Apso : les deux étaient donc alors présentés ensemble dans les expositions canines. Issue de Bunti et de Ja-Haz, une troisième portée vit le jour sur place en 1927. Elle se composait de trois mâles, qui furent baptisés Mr Binks, Burrah Sahib et Bodmash.

 

En 1928, Agnes Greig laissa ses autres chiens à la garde de sa mère, elle-même éleveuse de Cocker Spaniels, et retourna en Inde accompagnée de Mr Binks, qui devint le premier champion du monde de la race lors d’une exposition organisée dans le pays. Forte de ce succès et de ces trois générations qui prouvaient par leur cohérence  en termes d’apparence et de tempérament qu’il s’agissait d’une race à part entière, la chirurgienne se tourna à nouveau vers le KCI. L’organisme reconnut la race en 1930 sous le nom de Tibetan Terrier, et en publia un premier standard. 

 

La même année, Mme Greig décida de retourner définitivement en Angleterre avec ses chiens et d’y poursuivre son programme d’élevage. Elle avait entretemps reçu du Dalaï Lama en personne un mâle qu’elle nomma Thoombay, et qui devait devenir le premier champion anglais de la race. 

 

D’abord nommée « Ladkok », l’affixe d’élevage de la mère d’Agnes Greig, cette nouvelle lignée créée par la chirurgienne anglaise fut rebaptisée par la suite « Lamleh ». Elle fut déterminante pour le développement de la race en Occident, et c’est sur elle que se basa le Kennel Club britannique pour définir un standard lorsqu’il reconnut la race en 1937 sous le nom de Tibetan Terrier, suivant en cela l’exemple du Kennel Club of India. Ce nom devait rester, bien que la race fût incluse dans le groupe des chiens d’utilité.

 

Devenu populaire, le Terrier Tibétain « Lamleh » parvint à traverser la Seconde Guerre mondiale sans trop de difficultés, contrairement à ce qui se passa pour nombre d’autres races. 

 

Sa destinée prit un nouveau tournant quelques années après la fin des hostilités. En 1953, un agent de la police portuaire de Liverpool nommé Downey trouva sur les quais un Terrier Tibétain aux origines inconnues, certainement amené par un des nombreux bateaux en provenance d’Asie qui accostaient dans le port. Monsieur Downey et son épouse possédaient alors un chenil de quarantaine ainsi qu’un élevage de Pointers sous l’affixe « Luneville ». Ils recueillirent ce chien perdu et le firent enregistrer auprès du Kennel Club sous le nom de Trojan Kynos. En le faisant se reproduire avec une femelle du nom de Princess Aureus of Lamleh, les Downey furent à l’origine de la seconde lignée européenne, connue sous le nom de Luneville. 

 

L’une comme l’autre avaient un lien avec la population de la race au Tibet, car elles étaient issues d’individus qui y étaient nés, mais se développèrent en parallèle de celle-ci – à l’exception de quelques importations ponctuelles destinées à apporter du sang neuf, afin d’éviter les problèmes qu’une trop forte consanguinité aurait pu entraîner. 

 

La diffusion du Terrier Tibétain dans le reste de l’Europe

Le travail d’Agnes Greig permit au Terrier du Tibet de se diffuser au Royaume-Uni dès les années 30. Il y devint rapidement un chien de compagnie populaire, et ne tarda pas à s’implanter également dans d’autres pays européens proches. 

 

C’est ainsi que de premières exportations eurent lieu en 1937 vers l’Italie, puis en 1939 vers le Danemark et l’Allemagne. Dans la seconde moitié des années 40, après la Seconde Guerre mondiale, il fut introduit également en Suisse et en Suède. Tous les chiens en question provenaient de la lignée Lamleh d’Agnes Greig, qui était la seule existante à l’époque sur le Vieux Continent.

 

En ce qui concerne la France, la revue L’Ami des Bêtes mentionne en 1956 ce qui fut probablement la première portée à voir le jour dans le pays. Leur propriétaire, une certaine madame Fouquet, y explique  que ces chiens sont inconnus dans le pays, et précise qu’elle a acquis ses reproducteurs en Indochine (aujourd’hui le Vietnam, le Laos et le Cambodge) et en Westphalie (une région de l’ouest de l’Allemagne). Elle les présente sous le nom de Griffon du Tibet, une appellation qu’en France la race garda jusqu’en 1983.  

 

La diffusion du Terrier Tibétain en Amérique du Nord

Le Terrier Tibétain conquit les États-Unis en 1956, lorsqu’un couple habitant dans l’État de Virginie, Harry et Alice Murphy, importa un spécimen nommé Gremlin Cortina of Lamleh. À l’origine, cette chienne était destinée à être un simple animal de compagnie ; toutefois, comme Agnes Greig des années plus tôt, Alice Murphy succomba au charme de la race et entreprit d’en faire l’élevage. Elle acquit donc également un mâle qu’elle croisa avec Gremlin Cortina et obtint en 1957 une première portée de cinq chiots, donnant ainsi naissance à la première lignée nord-américaine sous le nom d’affixe « Lamleh of Kalai ».  En 15 ans, jusqu’à la mort d’Agnes Greig en 1972, les Murphy reçurent de sa part 16 chiens Lamleh qui vinrent enrichir la branche américaine.

 

Jusqu’à ce qu’elle décède à son tour en 1976, Alice Murphy ne cessa de promouvoir le Terrier du Tibet dans son pays ainsi qu’au Canada. Elle fonda en 1957 un club de race, le Tibetan Terrier Club of America, et prit part à de nombreuses expositions canines pour le faire connaître. Grâce à ses efforts, sa diffusion dans le pays s’accéléra tout au long des années 60, en particulier sur la côte est (à New York, dans le Connecticut et en Virginie).

 

Lignées occidentales vs lignées tibétaines

Si aujourd’hui le Terrier du Tibet est présent et connu dans le monde entier, c’est donc essentiellement grâce à la passion et au travail acharné d’Agnes Greig, de monsieur et madame Downey ainsi que d’Alice Murphy : non seulement ils ne ménagèrent pas leurs efforts pour développer la race tout en veillant à ce que ceci se fasse dans les meilleures conditions, mais en plus ils surent communiquer et partager avec d’autres leur amour pour celle-ci.

 

Il convient toutefois de souligner une différence entre les représentants tibétains de la race, qui continuèrent – et continuent encore – d’être utilisés à la fois comme chiens de compagnie et de travail, et ceux originaires d’Occident, qui dès leurs débuts tinrent seulement le premier rôle. De fait, le Terrier Tibétain a naturellement toutes les qualités requises pour faire un parfait compagnon domestique.

Reconnaissance par les organismes officiels

L’aventure ayant commencé en Inde, le Kennel Club of India (KCI) fut logiquement le premier organisme cynologique officiel à reconnaître la race en 1930 en lui donnant son nom actuel de Terrier Tibétain (Tibetan Terrier en anglais). Plus précisément, c’est cette année-là qu’il le distingua du Lhassa Apso et considéra qu’il s’agissait de deux races distinctes, et non de deux variétés d’une seule et même race. 

 

Le Kennel Club britannique lui emboîta le pas en 1937, mais il fallut en revanche attendre 1957 pour que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnaisse à son tour le Terrier du Tibet, en le plaçant logiquement sous le patronage du Royaume-Uni. Cette reconnaissance marqua un tournant, car elle entraîna automatiquement celle des dizaines d’organismes cynologiques nationaux qui sont membres de la FCI – c’est le cas notamment de ceux de la France (la Société Centrale Canine, ou SCC), la Belgique (la Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et la Suisse (la Société Cynologique Suisse, ou SCS).

 

En ce qui concerne les États-Unis, l’American Kennel Club (AKC) et le United Kennel Club (UKC) firent tous deux de même en 1973, soit un peu moins de vingt ans après l’arrivée de la race dans le pays. Le Club Canin Canadien (CCC) voisin suivit quelques années plus tard.

Bien que la race ne soit pas parmi les plus populaires et que les chiffres tendent globalement à baisser, le Terrier Tibétain est présent un peu partout dans le monde. 

 

Il existe d’ailleurs un congrès mondial des Terriers Tibétains, qui se tient tous les trois ans dans une contrée différente. Organisé par le club de race du pays hôte, il offre l’occasion aux amateurs et éleveurs de se rencontrer, d’échanger des informations et d’assister à de nombreuses conférences portant sur des thèmes divers : santé, reproduction…

Dans son pays d'origine

Faute de données, il est impossible de connaître la popularité de la race au Tibet, et même plus largement en Chine.

 

On peut toutefois considérer que le Royaume-Uni est la seconde patrie du Terrier Tibétain, puisque la plupart des représentants de la race en Occident descendent de la lignée Lamleh, développée par la Britannique Agnes Greig à partir des années 1920. 

 

Avec un nombre d’enregistrements annuels auprès du Kennel Club qui tournait autour de 1200 à la fin des années 2010, le Terrier Tibétain est bien représenté dans le pays. Il est toutefois en perte de vitesse, puisque ce nombre se situait plutôt autour de 1400 au début de la décennie.

En France

Appelé « Griffon du Tibet » en France jusqu’en 1983, le Terrier Tibétain mit du temps à trouver sa place dans le pays.  

 

De la fin des années 60 à 1978, moins de 10 spécimens étaient enregistrés annuellement au Livre des Origines Français (LOF). Le nombre était même nul certaines années.

 

Sans atteindre les niveaux constatés dans d’autres pays, on constata un véritable décollage à partir de 1979. Ainsi, il passa d’une cinquantaine au tournant des années 80 à près de 10 fois plus à la fin de la décennie.

 

Cette hausse se poursuivit jusqu’en 1992, avec un pic à près de 650 naissances en un an, puis la tendance s’inversa et les chiffres repartirent fortement à la baisse. Ils se stabilisèrent autour de 300 inscriptions annuelles à partir de la fin des années 2000 et jusqu’à 2015, puis connurent alors une nouvelle chute pour arriver aux environs de 250 à la fin de la décennie.

En Belgique

Avec une dizaine d’éleveurs (essentiellement dans la partie flamande du pays) recensés par le club de race local, le Terrier Tibétain est relativement bien implanté en Belgique, sans pour autant faire partie des races les plus populaires dans le pays.

En Suisse

Le Terrier du Tibet est assez bien représenté en Suisse, puisque la base de données Amicus fait état d’environ 1900 individus. Cependant, leur nombre tend à baisser fortement, puisqu’il se situait autour de 2300 au milieu des années 2010.

 

Logiquement, il perd également des places au classement des races les plus représentées dans le pays, et se situe désormais autour de la 50ème position.

Au Canada

Bien qu’il soit reconnu par le Club Canin Canadien (CCC), le Terrier Tibétain est loin d’être populaire au Canada. D’ailleurs, même s’il existe un club de race qui lui est consacré, le Tibetan Terrier Club of Canada, le nombre d’éleveurs recensés par ce dernier se compte sur les doigts d’une main.

Ailleurs dans le monde

La popularité du Terrier Tibétain diffère fortement d’un pays à l’autre, et c’est flagrant notamment en Europe. 

 

Par exemple, en Espagne, moins d’une dizaine d’individus sont enregistrés chaque année en moyenne auprès de la Real Sociedad Canina de España (RSCE).

 

Ce n’est pas beaucoup plus glorieux en Italie, où l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) a reçu en moyenne une quarantaine d’inscriptions par an au cours des années 2010.

 

En revanche, les statistiques de l’organisme cynologique allemand, le Verband für das Deutsche Hendewesen (VDH), font état d’un peu plus de 400 naissances annuelles à l’aube des années 2020 – ce qui place d’ailleurs la race autour de la 50ème position au classement. Celle-ci a connu toutefois un recul prononcé tout au long des années 2010, puisqu’elle se situait plutôt autour de la 35ème place à la fin de la décennie précédente, avec environ 650 enregistrements par an en moyenne. 

 

Aux États-Unis, le Terrier du Tibet oscille depuis sa reconnaissance en 1973 entre le 80ème et le 100ème rang (sur environ 200) dans le classement des races établi par l’American Kennel Club (AKC) sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Sa popularité y est donc assez limitée ; le club de race national, le Tibetan Terrier Club of America, ne recense d’ailleurs guère plus d’une quinzaine d’éleveurs sur l’ensemble du territoire. Là encore, la tendance est à la baisse : alors que la race évoluait autour du 90ème rang dans les années 90 et 2000, on la trouve désormais plutôt autour du 100ème. 

 

Si on s’intéresse à d’autres parties du monde, on s’aperçoit que le Terrier Tibétain a essaimé très loin de ses terres natales, mais sans jamais vraiment occuper le devant de la scène. En outre, il tend là aussi à perdre du terrain.

 

C’est le cas par exemple en Australie, où l’Australian National Kennel Council (ANKC) reçoit chaque année une cinquantaine d’inscriptions. Ce nombre est non seulement faible dans l’absolu, mais également en recul : dans les années 90 et 2000, il se situait plutôt autour de 70 par an.

Le Terrier Tibétain est une race très ancienne, qui vécut pendant des siècles isolée dans sa région natale du Tibet et y était considérée comme sacrée. Il était interdit de le vendre et seuls les moines en faisaient l’élevage, mais sans intervenir sur son évolution. 

 

Son apparence était donc fixée depuis plus de 2000 ans lorsque le docteur Agnes Greig le découvrit au début des années 1920 et l’importa en Europe. En excluant tout croisement avec des chiens locaux, c’est-à-dire en utilisant uniquement des individus appartenant à la population tibétaine pour créer et développer la première lignée occidentale, la lignée Lamleh, elle parvint à maintenir le type originel. Les deux autres lignées occidentales de référence furent également créées à partir de cette population : la lignée européenne Luneville est issue du croisement d’un représentant de la race débarqué d’un bateau en provenance d’Asie et d’une femelle Lamleh, et la lignée nord-américaine Kalai fut créée en faisant se reproduire deux spécimens de la lignée Lamleh.

 

En outre, les seuls apports extérieurs consistèrent seulement en quelques représentants de la race importés directement du Tibet pour apporter du sang neuf, et c’est toujours le cas de nos jours. Autrement dit, que ce soit au début de sa diffusion ou par la suite, le Terrier Tibétain ne fut jamais croisé avec d’autres races.

 

Ceci explique que son apparence n’a pas évolué au fil du temps, et que les spécimens que l’on trouve en Occident sont tout à fait semblables à leurs homologues vivant au Tibet.

Taille & poids

Taille du mâle
De 36 à 41 cm
Taille de la femelle
De 34 à 38 cm
Poids du mâle
De 8 à 13,5 kg
Poids de la femelle
De 8 à 10 kg

Si la taille de la femelle Terrier du Tibet fait l’unanimité entre les différents organismes cynologiques de référence, on constate quelques divergences en ce qui concerne le mâle. Ainsi, les standards de l’American Kennel Club (AKC) et du United Kennel Club (UKC) considèrent que la hauteur d’un mâle doit être comprise entre 35,5 et 43 cm, ce qui représente une plage un peu plus étendue que les 36 à 41 cm retenus par la Fédération Cynologique Internationale (FCI). 

 

Par ailleurs, le Club Canin Canadien (CCC) stipule qu’un Terrier Tibétain doit avoir un poids compris entre  8 et 13,5 kg, alors que l’AKC et l’UKC sont plus restrictifs : de 9 à 11 kg pour le premier et de 8 à 10 kg pour le second. 

 

Dans tous les cas, le dimorphisme sexuel est assez peu marqué chez cette race : en moyenne, les femelles ne sont que légèrement plus petites et légères que les mâles.

 

Enfin, quel que soit son sexe, le Terrier du Tibet atteint sa taille adulte entre 12 et 14 mois, selon son gabarit.

Morphologie

Le Terrier du Tibet est un animal robuste de taille moyenne, au corps puissamment charpenté, trapu et de forme carrée, dont la longueur de la pointe de l’épaule à la base de la queue est égale à la hauteur au garrot. 

 

Il est doté de la force et de l’agilité des chiens de berger, tâche qu’il continue d’assumer dans son pays natal. Son allure est souple et fluide. Sa morphologie lui confère une bonne amplitude de mouvement et la capacité de partir très vite à la poursuite d’une bête qui s’éloignerait du troupeau.

 

Le cou, de longueur moyenne, est fort et musclé, de même que l’ensemble du corps, ramassé et puissant. Le dos est droit avec un rein court légèrement courbé et une croupe horizontale.

 

La poitrine descend jusqu’au niveau du coude, et les côtes sont bien cintrées. La cage thoracique permet d’emmagasiner une grande quantité d’air, ce qui permet au Terrier Tibétain de rester endurant à plus de 5000 mètres d’altitude, dans une atmosphère pauvre en oxygène.

Pattes

Les pattes du Terrier Tibétain sont musclées et bien couvertes de poils.

 

Celles situées à l’avant sont droites et parallèles, sous des épaules bien inclinées et de bonne longueur. 

 

Quant aux pattes arrière, elles sont très musclées et légèrement plus longues que les pattes avant. Elles présentent par ailleurs un grasset (genou) angulé et un jarret bien descendu. Les ergots peuvent être retirés pour éviter qu'il ne se blesse.

 

Ses quatre pieds sont adaptés aux terrains montagneux : ils sont larges, arrondis et plats comme des raquettes, ce qui lui confère une grande stabilité et lui évite de glisser sur la glace. Leur forme lui permet même de se déplacer sur le dos des moutons dans les ravins étroits et profonds de son pays d’origine. Les doigts ne sont pas cambrés, et il y a beaucoup de poils entre les coussinets et eux.

Queue

La queue du Terrier Tibétain, de longueur moyenne et attachée assez haut, est bien garnie de poils. Elle est portée au-dessus du dos, formant une boucle. Un nœud est souvent présent près de son extrémité.

Tête

La tête du Terrier Tibétain est couverte de longs poils qui tombent devant les yeux, servant de protection contre les intempéries sans toutefois gêner sa vision.

 

Moyennement long mais ni plat ni en dôme, le crâne se rétrécit légèrement de l’oreille à l’œil. Le stop est assez marqué.

 

Les oreilles, pas trop larges, sont triangulaires et pendantes sans être accolées aux joues. Attachées assez haut sur le crâne, elles portent de grandes franges de poils.

 

Le museau est volumineux, et la truffe de couleur noire. Les mâchoires sont articulées en ciseaux ou en ciseaux inversés, c’est-à-dire que la surface interne des dents du bas touche la surface externe de celles du haut. Les incisives décrivent une légère courbe, et la mâchoire inférieure, bien développée, porte un peu de barbe.

Yeux

Les yeux du Terrier Tibétain sont à égale distance de la truffe et de la base du crâne. Grands, ronds et assez écartés, ils sont brun foncé. Le bord des paupières est foncé lui aussi.

Pelage

Le Terrier du Tibet possède d’une part d’un sous-poil fin et laineux, et d’autre part d’un poil de couverture dense et fin, ni soyeux ni laineux, qui peut être lisse ou ondulé, mais pas bouclé.

 

Par ailleurs, ce chien se distingue par la longueur de son pelage, qui arrive presque au niveau du sol en retombant de part et d’autre d’une ligne sur le dos qui forme une raie. 

 

Une autre particularité est qu’il perd son poil doux de chiot au cours d’une mue spectaculaire qui a lieu vers l’âge de 8 mois. Son duvet est alors remplacé par son poil d’adulte, plus dur, qui n’atteint sa longueur maximale qu’aux alentours de 2 ans.

Couleurs de robe

Il existe quelques divergences entre les différents organismes cynologiques officiels concernant la couleur de la robe du Terrier Tibétain.

 

En particulier, alors que l’American Kennel Club (AKC) et le United Kennel Club (UKC) acceptent toutes les couleurs et combinaisons de couleurs, il n’en va pas de même par exemple pour le Club Canin Canadien (CCC), le Kennel Club britannique (KC) ainsi que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) – et donc pour la centaine d’organismes nationaux qui en sont membres, dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse. 

 

En effet, ces derniers admettent les robes blanches, dorées, crème, grises, fumée et noires mais refusent le chocolat, le foie et le merle. 

 

En revanche, tous les standards coïncident sur les motifs : ils considèrent que la robe du Terrier Tibétain peut être unie, bicolore, tricolore ou même bringée, en associant le blanc à une ou plusieurs autres couleurs.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Terrier du Tibet doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Proximité avec ses maîtres

Doté d’une nature douce et affectueuse, le Terrier du Tibet est un compagnon sensible, fidèle et dévoué qui est très proche de ses maîtres, envers lesquels il est capable d’empathie. Pour être heureux, il a besoin de leur présence et de sentir qu’il fait partie de la famille.

Capacité à supporter la solitude

La sensibilité du Terrier Tibétain et son besoin de contacts humains le rendent enclin à souffrir d’anxiété de séparation s’il doit être séparé longtemps et/ou souvent de ses maîtres. Ce mal-être peut entraîner toutes sortes de comportements aux conséquences négatives aussi bien pour lui que pour son entourage : crises d’angoisse, destructions, aboiements compulsifs, automutilation…

 

Il n’est donc pas recommandé pour des personnes qui s’absentent souvent et durablement, à moins qu’il y ait dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien et qui peut lui tenir compagnie.

Entente avec les enfants

  • Espiègle et très joueur, doté d’une intelligence qui lui permet de comprendre ce qu’on attend de lui (il sait jouer à cache-cache, par exemple), le Terrier du Tibet est en général un excellent compagnon de jeu pour les enfants, avec qui il développe une réelle complicité. En outre, il reste vif et agile jusqu’à un âge avancé.

 

Il aime toutefois avoir ses moments de calme, et que ceux-ci soient respectés. Par conséquent, il s’entend mieux avec les enfants qui sont assez grands pour comprendre quand ils peuvent jouer et quand ils doivent le laisser tranquille. Un très jeune enfant qui le dérangerait sans cesse pourrait le rendre nerveux, voire un peu grincheux – même s’il y a peu de chances qu’il réagisse alors subitement de manière agressive. À l’inverse, le fait qu’il soit vif et plein d’entrain implique qu’il pourrait lui-même bousculer ou renverser un tout-petit.

 

Il est donc recommandé de limiter les interactions du Terrier Tibétain avec les jeunes enfants, et s’assurer en tout cas qu’elles se fassent toujours en présence d’un adulte : il en va du bien-être et de la sécurité des deux protagonistes. Ceci vaut d’ailleurs pour n’importe quel chien quelle que soit sa race, tout comme le fait qu’il est important d’expliquer aux enfants comment se comporter avec leur animal et le respecter, dès lors que leur âge le permet.

 

Ses relations avec les enfants extérieurs à sa famille ne posent pas non plus de problème particulier, dès lors qu’eux non plus ne le brusquent pas. En effet, il est certes protecteur envers les siens, mais suffisamment intelligent pour faire la différence entre de simples jeux d’enfants et une agression véritable.

Entente avec les personnes inconnues

Le Terrier Tibétain se montre réservé et un peu méfiant envers les personnes inconnues, mais jamais agressif. Comme il est intelligent et doté d’un naturel plutôt sociable, il devient rapidement amical dès lors qu’il constate qu’aucune menace ne pèse sur les siens ni sur leurs biens.

Instinct protecteur

Assez territorial, le Terrier du Tibet aime surveiller son domaine, et quand il se trouve dans la maison il n’est pas rare de le voir observer ce qui se passe dehors à travers une porte-fenêtre ou une baie vitrée. On pourrait croire alors qu’il est simplement curieux, mais en fait c’est une sentinelle toujours en éveil, prête à signaler en aboyant toute présence ou situation inhabituelle, comme il le faisait – et le fait encore – en tant que gardien des troupeaux dans les montagnes tibétaines, ou bien quand il montait la garde auprès des caravanes de marchands. 

 

On peut toutefois difficilement compter sur lui comme chien de garde à proprement parler : d’une part, il n’a pas le gabarit qui convient, et d’autre part il ne se montre jamais agressif. En revanche, c’est un excellent chien d’alerte, toujours prêt à donner l’alarme. Par ailleurs, il est assez intelligent pour distinguer les situations ou les personnes potentiellement dangereuses de celles qui ne le sont pas, et se calme rapidement dès qu’il voit que tout va bien.

Tempérament dominant

Le Terrier Tibétain n’est généralement pas du genre à essayer de prendre le dessus sur son maître dès qu’une faille se présente, mais il peut se montrer un peu têtu. Il ne faut pas oublier en effet qu’il s’agit à la base d’un chien de travail, et qu’en tant que tel il est doté d’un esprit assez indépendant. 

 

Certains mâles peuvent même se montrer dominants, ce qui oblige à faire preuve de plus de fermeté pour s’imposer et gagner leur respect. Quoi qu’il en soit, dès lors qu’il reçoit une éducation cohérente et que sa place dans la hiérarchie est bien définie, même un individu dominant devient facile à vivre et respecte l’ordre établi.

 

Un Terrier Tibétain dominant l’est bien sûr aussi envers ses congénères, dès lors qu’il s’agit également de mâles (il n’y a généralement aucun problème avec les femelles). Il peut se montrer hostile à leur encontre lorsque ceux-ci se trouvent sur son territoire (par exemple lorsque ses maîtres ont de la visite), ou tout simplement à l’occasion d’une rencontre fortuite pendant une promenade.

Obéissance

Comme tous les chiens très intelligents, le Terrier Tibétain peut se montrer quelque peu têtu. Il peut aussi jouer de son côté charmeur et espiègle pour essayer de n’en faire qu’à sa tête. Tout dépend cependant de l’éducation qu’il reçoit : si son maître l’éduque de façon cohérente et constante, de sorte qu’il comprenne bien qui décide, il devient obéissant et facile à vivre.

 

D’ailleurs, dès lors qu’il a effectivement été bien éduqué, il fait un très bon candidat pour les concours d’obéissance, car il est capable d’apprendre beaucoup de choses et adore travailler avec son maître.

Besoin d'exercice

Contrairement à ce que son nom laisse croire, le Terrier du Tibet n’est pas un terrier. Il n’a donc pas le tempérament hyperactif de ces derniers, et son besoin de dépenser est plutôt modéré. Une heure par jour d’exercice physique – pas forcément intense – lui suffit pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. 

 

On peut cependant lui en demander davantage car il est beaucoup plus endurant que son gabarit ne pourrait le laisser croire, plein d’entrain, et ne rechigne jamais devant la perspective d’une longue promenade ou d’une activité plus sportive. De fait, à partir du moment où on lui offre l’occasion d’une activité avec les siens, il est quasiment toujours partant. C’est donc aussi un compagnon de choix pour un maître sportif, qu’il accompagne avec bonheur dans ses activités de plein air.

 

Quoi qu’il en soit, il est primordial que son besoin d’exercice soit satisfait. À défaut, il risquer de sombrer dans la dépression et/ou de développer des troubles du comportement : aboiements compulsifs, grignotages, destructions…

Activités recommandées

Le Terrier Tibétain participe avec enthousiasme à toutes sortes d’activités : c’est un compagnon vif, plein d’allant et joueur, qui s’adapte généralement sans difficulté au niveau fixé par ses maîtres.

 

Il apprécie les longues promenades et les randonnées, car il aime marcher et être à l’extérieur avec les siens. D’ailleurs, la neige ne lui fait pas peur : grâce à ses pieds ronds et plats qu’on compare souvent à des raquettes, il peut marcher des heures sans s’enfoncer ni glisser. 

 

Il est aussi tout à fait capable d’accompagner les siens pour des activités nettement plus intenses : très endurant et capable de soutenir longtemps un trot rapide, il suit par exemple volontiers un maître sportif lors de ses joggings ou balades à vélo.

 

C’est également un excellent candidat pour de nombreux sports canins, qu’il s’agisse de disciplines essentiellement physiques comme le flyball ou le cani-VTT, ou de celles qui font appel également à son intelligence comme l’agility, le pistage ou encore l’obéissance - il excelle particulièrement dans cette dernière.

Capacité de travail

Bien qu’en Occident son rôle se borne à celui d’animal de compagnie, le Terrier Tibétain est à la base un chien de travail - il continue d’ailleurs d’être utilisé en Asie comme chien de berger.  

 

Dès lors qu’il a une tâche à accomplir, qu’elle lui soit confiée par ses maîtres ou qu’il se l’impose lui-même, il se montre déterminé à remplir sa mission. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’on le retrouve souvent en train de regarder dehors au lieu de profiter du confort de son panier : il surveille les alentours afin de protéger sa famille et leurs biens.

Risque de fugue

Le Terrier Tibétain prend volontiers la poudre d’escampette s’il n’évolue pas dans un espace parfaitement clos. Ce qui peut le pousser à fuguer n’est pas tant son instinct de chasse (peu développé) que la curiosité ou l’ennui.

 

Il est donc indispensable que le jardin soit entouré par une clôture en parfait état, de préférence semi-enterrée ou fixée sur un muret, et avec un loquet placé assez haut. En effet, ce malin a tôt fait de repérer la moindre brèche, de creuser en-dessous d’une barrière ou à l’inverse de l’escalader ou sauter par-dessus si elle est suffisamment basse, mais aussi d’ouvrir une porte si la poignée est à sa portée. 

 

Le Terrier Tibétain n’hésite pas non plus à prendre le large en extérieur, par exemple si on le laisse évoluer en liberté au cours d’une promenade : son esprit d’aventure et sa curiosité peuvent alors l’inciter à fausser compagnie à son maître. Toutefois, dès lors que le rappel a été bien travaillé et est une chose acquise, il revient généralement dès qu’on le lui demande. Si ce n’est pas – ou pas encore – le cas, il est judicieux de l’équiper d’un collier connecté si on souhaite effectivement le laisser gambader sans laisse : cela permet de le localiser facilement en cas de fugue.

 

Toutefois, dans le cas d’un mâle dominant, les endroits où on le laisse évoluer librement doivent être suffisamment isolés pour que les chances de croiser des congénères soient très faibles. Là où ce n’est pas le cas, mieux vaut clairement le tenir en laisse : on évite ainsi bien des problèmes, d’autant que sa bravoure peut l’amener à s’en prendre à des chiens bien plus grands que lui, avec le risque d’être blessé - voire pire - si la situation dégénère.

Niveau sonore

En bon chien d’alerte, le Terrier Tibétain aboie beaucoup. Il donne de la voix dès qu’il remarque une personne inconnue qui s’approche ou qu’il entend un bruit inhabituel. Cela peut évidemment devenir rapidement pénible, tant pour ses maîtres que pour les voisins. 

 

On peut réduire ces nuisances en lui apprenant très tôt à cesser d’aboyer dès qu’on le lui demande, mais il ne faut pas espérer les éliminer complètement : son instinct de protection est trop profondément ancré en lui. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les aboiements sont un moyen de communication naturel chez le chien.

Adaptation au changement

Comme tous les chiens, le Terrier Tibétain apprécie une certaine routine. Cependant, son caractère souple fait qu’il s’adapte assez facilement aux changements - surtout si ces derniers n’impliquent pas qu’il soit séparé de ses maîtres, auxquels il est fort attaché.

 

Ainsi, qu’il s’agisse par exemple de partir en vacances ou de déménager, un changement de lieu de vie ne lui pose aucun problème, dans la mesure où ce qui lui importe vraiment est la compagnie des siens : tant qu’il continue d’être à leurs côtés, tout va bien.

 

En revanche, s’il doit être confié un certain temps à la garde d’autres personnes (pension canine, pet-sitter…), la séparation peut être problématique. En effet, sa sensibilité et sa proximité avec ses maîtres font qu’il risque alors de se sentir abandonné. On peut néanmoins essayer d’atténuer ce sentiment en lui laissant, outre son panier et ses jouets, un vêtement imprégné de leur odeur.

 

Un autre changement possible dans son quotidien est l’arrivée d’un nouveau membre dans le foyer. S’il s’agit d’un nourrisson, cela ne pose généralement aucun problème : le Terrier Tibétain est intelligent et comprend vite que ce petit être ne représente aucun danger. Le plus probable est d’ailleurs qu’il l’adopte immédiatement et se montre protecteur à son égard. Si le nouveau membre est un adulte qu’il connaît déjà, il l’accueille en général volontiers, car il est affectueux et aime les contacts : une personne en plus dans le foyer, c’est autant d’occasions supplémentaires de bons moments passés avec ses humains. Dans le cas d’un inconnu, il y a de grandes chances qu’il se montre de prime abord un peu réservé, mais qu’il devienne amical dès lors qu’il constate que tout va bien.  

 

En tout cas, il ne faut pas s’imaginer que le Terrier Tibétain est obligatoirement lié à vie à sa famille et ne pourrait pas se remettre d’en être séparé. En effet, bien qu’il soit très attaché à eux, il est capable d’en changer assez facilement, dès lors que ses nouveaux maîtres lui montrent de l’affection et le font participer à leurs activités quotidiennes. Dans le cas d’un individu dominant, un peu de temps est potentiellement nécessaire pour lui faire comprendre qui décide et asseoir son autorité ; une fois que c’est fait, il s’adapte sans problème.

Entente avec les autres chiens

Ni craintif ni batailleur, le Terrier Tibétain s’entend généralement bien avec ses congénères, surtout ceux qui partagent son foyer le cas échéant. C’est d’autant plus vrai s’il est arrivé en même temps qu’eux ou après eux, et donc qu’il les connaît depuis qu’il est petit. Il est également très probable que tout se passe bien si ses maîtres adoptent un chiot, car son intelligence lui permet de comprendre très vite que ce petit n’est pas une menace. Au contraire, il est fort probable qu’il le prenne sous sa coupe et le considère comme un membre de la famille.  

 

Comme il n’est généralement pas dominant, les choses ont également tout lieu de bien se passer si c’est un chien adulte qui intègre le foyer, même si un moment d’adaptation peut s’avérer nécessaire pour qu’il accepte de partager son territoire. C’est particulièrement vrai dans le cas d’un mâle au tempérament dominant, si le nouveau venu est également un mâle – même si tout dépend aussi bien sûr de la propension de ce dernier à se montrer lui aussi dominant.

 

Quoi qu’il en soit, la présence d’un congénère dans le foyer réduit le risque d’anxiété de séparation lors des absences de ses maîtres, en lui évitant de rester seul.

 

Dans le cas d’un chien inconnu qui est de passage (par exemple à l’occasion de la visite de proches), la situation est comparable à celle d’un individu adulte qui fait son arrivée dans le foyer : le Terrier Tibétain peut avoir besoin d’un peu de temps pour accepter « l’envahisseur », et les choses sont susceptibles de dégénérer si les deux protagonistes sont des mâles dominants.

 

Enfin, pour ce qui est des congénères qu’il croise au cours d’une promenade ou d’une activité en extérieur, les choses ont de fortes chances de bien se passer dans le cas d’une femelle ou d’un mâle qui n’est pas dominant. En revanche, dans le cas – minoritaire – d’un mâle qui l’est, la situation peut vite s’envenimer. En effet, même s’il a reçu une socialisation de qualité qui lui a permis d’intégrer les codes et les moyens de communication de son espèce, il peut très bien se montrer sourcilleux et essayer de s’imposer face à un congénère du même sexe, et ce quel que soit le gabarit de ce dernier. Le risque de dérapage est évidemment accru si son alter ego est lui aussi dans le même état d’esprit.

Entente avec les chats

Le Terrier Tibétain s’entend généralement bien avec les chats qui partagent son foyer, surtout si la cohabitation a été mise en place très tôt, c’est-à-dire dès les premiers mois des deux protagonistes.

 

Il n’y a en principe pas plus de problème si un chaton arrive dans la famille alors que lui-même est déjà adulte : il y a peu de risque qu’il le considère comme une menace, et le plus probable est qu’il l’accueille sans difficulté.

 

Il voit aussi généralement d’un bon œil l’arrivée d’un chat adulte. Bien qu’un temps d’adaptation puisse s’avérer nécessaire pour qu’il partage son territoire, son bon caractère et son aptitude à s’adapter au changement prennent généralement le dessus assez rapidement. C’est d’autant plus vrai qu’il n’a pas un instinct de prédation très fort, et qu’il y a donc peu de risque qu’il considère le nouvel arrivant comme une proie potentielle.

 

La présence d’un petit félin dans le foyer peut même être bénéfique pour lui, dans la mesure où elle lui évite de se sentir abandonné et de souffrir d’anxiété de séparation quand ses maîtres s’absentent. Il peut même potentiellement trouver en lui un sympathique compagnon de jeu, que ses maîtres soient présents ou non.  

 

En ce qui concerne les chats inconnus, ses réactions sont susceptibles d’être très variables. Il peut ignorer superbement ou prendre en chasse par simple jeu ceux qu’il croise au cours d’une promenade, mais réagir plus négativement si un petit félin extérieur au foyer s’aventure dans le jardin, considérant cela comme une invasion de son territoire. Cela dit, le plus probable n’est alors pas qu’il cherche à s’en prendre physiquement à lui mais simplement qu’il l’en chasse, en aboyant voire en lui courant après.

Entente avec les autres espèces

On peut tout à fait envisager de faire vivre un Terrier du Tibet avec un oiseau ou un rongeur, dès lors qu’il a été correctement socialisé et que la cohabitation a été mise en place quand il était encore un chiot : il considère alors le petit animal comme un membre de la famille, et non comme une proie potentielle. 

 

Les choses peuvent être différentes avec ceux qui ne font pas partie du foyer. Il a certes un instinct de prédation très faible, mais peut être tenté de chasser du jardin ceux qui « envahissent » son territoire, ou de courir après ceux qu’il rencontre en extérieur – généralement par simple jeu.

Facilité à éduquer

Bien qu’il puisse se montrer parfois un peu têtu et libre penseur, le Terrier du Tibet n’est pas très difficile à éduquer. Dès lors qu’il a compris qui commande (surtout si on est face à un mâle qui se montre dominant) et la logique des ordres qu’on lui donne, il n’y a pas de problème particulier : ce chien intelligent comprend vite ce qu’on attend de lui, et son dévouement envers ses maîtres fait qu’il n’est pas du genre à remettre régulièrement en question les règles établies. 

 

Par conséquent, il peut convenir à un maître novice, à condition que celui-ci se montre cohérent et sache d’emblée faire preuve d’assez de fermeté pour que son animal comprenne qui décide. En cas de difficultés, il ne faut pas hésiter à solliciter l’aide d’un éducateur canin professionnel afin que la cohabitation s’établisse sur de bonnes bases.

 

Il est très important en tout cas que ce soit le cas : l’éducation d’un chien détermine la qualité de la relation qu’on a avec lui toute sa vie durant. Il est donc essentiel de ne pas ménager ses efforts en la matière et de se faire aider au besoin.

Méthode d'éducation

Recourir au renforcement positif est le meilleur moyen d’éduquer un Terrier du Tibet et de le rendre obéissant, car ce chien un peu têtu mais sensible réagit très mal à toute forme de rudesse. Non seulement une sévérité excessive ne l’amène pas à coopérer davantage, mais elle peut créer des blocages et une perte de confiance envers son propriétaire.

 

En revanche, en ignorant les mauvais comportements et en encourageant les bons par des friandises, des compliments ou des caresses, on l’amène progressivement à comprendre qu’en obéissant il fait plaisir à son maître, ce qu’il aime particulièrement. 

 

Par ailleurs, il faut veiller à lui proposer des séances d’éducation courtes et variées – quitte à ce qu’elles soient plus nombreuses – afin de maintenir son intérêt en éveil. En effet, comme tous les chiens intelligents, le Terrier Tibétain s’ennuie vite, ce qui peut l’inciter à n’en faire qu’à sa tête.

À partir de quel âge ?

Comme pour tous les chiens, il est recommandé de commencer l’éducation du Terrier Tibétain dès son arrivée dans le foyer, c’est-à-dire vers l’âge de 2 à 3 mois : c’est là qu’il est le plus malléable. En outre, on évite ainsi qu'il prenne l'habitude de devenir têtu, sachant qu'il a un petit penchant à l'être.

 

À ce moment-là, il est évidemment trop jeune pour des enseignements assez complexes comme la marche au pied, mais il est en revanche tout à fait capable de commencer à assimiler différents ordres de base ainsi que certaines notions comme la propreté, le fait de reconnaître son nom ou encore celui d’être manipulé.

 

Cela dit, un chien peut apprendre à tout âge : il est toujours possible de travailler – ou de retravailler – plus tard des notions pas ou mal assimilées, y compris quand il est adulte.

Socialisation

Quelle que soit sa race, la socialisation est une étape primordiale dans la vie d’un chiot pour en faire un adulte équilibré. C’est elle qui lui permet, tout au long de sa vie, de savoir gérer les situations nouvelles sans se montrer trop craintif ou au contraire trop méfiant – voire agressif – face à des personnes et des animaux inconnus. C’est d’autant plus important pour le Terrier Tibétain qu’il est naturellement un peu méfiant envers les étrangers et doté d’un instinct territorial assez fort.

 

La phase la plus critique de la socialisation se situe pendant ses trois premiers mois d’existence, et plus particulièrement entre le deuxième et le troisième mois. C’est d’ailleurs ce qui explique que les éleveurs les plus sérieux ne proposent pas leurs petits à l’adoption avant l’âge de 3 mois, non sans leur avoir d’abord offert une socialisation de qualité.

 

Il est toutefois nécessaire que ce travail soit poursuivi par les maîtres dès l’arrivée du chiot dans leur foyer. Pour cela, il est indispensable d’habituer ce dernier à rencontrer tous types de personnes et d’animaux - y compris des congénères à partir du moment où il est vacciné, afin qu’il continue d’intégrer les codes sociaux de son espèce après avoir commencé à les apprendre aux côtés de sa mère. L'idéal est de choisir des chiens pacifiques au début, pour éviter tout traumatisme et qu'il prenne progressivement confiance. Il est nécessaire également de l’exposer à des stimuli divers (bruits, odeurs, animation…) et à des situations variées pour qu’il apprenne à ne pas avoir peur de l’inconnu.

 

Il faut toutefois être conscient que la socialisation a ses limites : le Terrier du Tibet n’a pas un instinct de chasse très développé, mais est assez territorial et risque donc toujours de voir d’un mauvais œil un congénère jugé indésirable ou un petit animal qui serait entré dans le jardin.

Apprentissage des règles

Comme pour n’importe quelle race, l’éducation d’un Terrier Tibétain suppose de fixer et de faire respecter des règles dès son arrivée dans le foyer, afin que la cohabitation s’établisse sur de bonnes bases. C’est d’autant plus vrai s’il s’agit d’un chiot : même s’il peut se montrer un peu têtu, il est alors beaucoup plus malléable que par la suite. Du reste, il est plus facile d’empêcher son animal de prendre de mauvaises habitudes que de les corriger une fois qu’elles sont ancrées. 

 

Pour parvenir à ses fins, il faut que tous les membres de la famille fassent montre de cohérence et de constance sur le sujet : ce qui est interdit l’est tout le temps et par tout le monde.

 

Cela implique que chacun comprenne le bien-fondé de ces règles, et notamment les enfants, souvent enclins à l’indulgence envers leur compagnon de jeu. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de leur expliquer qu’elles ne sont pas là pour brider ce dernier ou lui nuire d’une quelconque manière, mais pour que la cohabitation soit fondée sur le respect mutuel, et qu’un chien a besoin d’un cadre bien défini et de connaître sa place au sein de la famille pour être bien dans sa tête.

Choses à apprendre en priorité

Pour son bien comme pour celui de ses maîtres, il est important que le Terrier du Tibet apprenne certaines choses très rapidement.

 

La première est évidemment qu’il doit respecter son maître et lui obéir, car c’est la base de toutes les autres. Celui-ci doit donc savoir faire preuve de fermeté pour s’imposer, mais rester toujours bienveillant.

 

Le rappel, c’est-à-dire le fait de revenir immédiatement quand on l’appelle, est également une priorité de l’éducation de ce chien que sa curiosité rend volontiers fugueur.

 

Par ailleurs, le Terrier Tibétain étant assez sensible et enclin à souffrir d’anxiété de séparation, il convient de l’habituer progressivement mais rapidement à rester seul sans se mettre dans tous ses états.

 

Il est aussi important qu’il apprenne le plus tôt possible à ne pas aboyer pour un rien, ou du moins à cesser de le faire quand il en reçoit l’ordre.

 

Enfin, il est judicieux de délimiter dès le départ un périmètre autorisé dans le jardin et de l’habituer à ne creuser qu’à cet endroit, sous peine de voir rapidement les plates-bandes transformées en champ de mines.

En appartement ?

Le Terrier Tibétain a un besoin d’exercice généralement modéré, et s’accommode aisément de la vie en appartement. Plus largement, la compagnie de ses maîtres est à ses yeux bien plus importante que l’endroit où il vit.

 

Certes, il a tendance à aboyer facilement, ce qui pourrait évidemment être source de tensions avec les voisins. Néanmoins, il ne le fait généralement qu’en réaction à des situations ou des sons nouveaux. Il reste calme en revanche lorsqu’il entend des bruits qui lui sont familiers, comme celui de l’ascenseur, des voisins qui rentrent chez eux ou encore des voix de ces derniers dans la cage d’escalier.

Dans le jardin ?

S’il apprécie beaucoup de disposer d’un jardin où il peut évoluer librement et est indéniablement très résistant au froid, le Terrier Tibétain n’est absolument pas fait pour être installé à l’extérieur, même avec une niche douillette à sa disposition. En effet, il a trop besoin d’interactions constantes avec sa famille : en étant ainsi mis à l’écart, il se sentirait abandonné et serait très malheureux.

 

Il ne saurait d’ailleurs pas davantage être question de l’attacher pour éviter qu’il fugue. Mieux vaut investir dans une bonne clôture et le laisser évoluer en toute liberté dans le jardin. À défaut, il sombrerait dans la dépression ou développerait des troubles du comportement : aboiements compulsifs, agressivité…

 

Par contre, il faut savoir qu’il adore creuser des trous dans lesquels il se couche : cela le maintient au frais l’été et au chaud l’hiver. Si on est attaché à l’esthétisme de son jardin voire qu’on y fait pousser différentes choses, il est judicieux de lui réserver un périmètre dans lequel il peut creuser tout à son aise, et de lui apprendre rapidement à ne pas le faire ailleurs.

Comme premier chien ?

Le Terrier du Tibet est un chien sociable, intelligent et, à l’exception de quelques individus mâles au tempérament dominant qui demandent un peu plus de fermeté, facile à éduquer : une fois qu’il respecte ses maîtres, il a à cœur de leur plaire et n’est pas du genre à remettre en cause les règles. En outre, il jouit en général d’une santé robuste. L’entretien de son long pelage prend un certain temps, mais des visites régulières chez un toiletteur professionnel facilitent grandement cette tâche.

 

Un maître novice peut donc parfaitement envisager d’adopter un Terrier du Tibet, surtout s’il a pris soin de bien s’informer auparavant et s’il est prêt à faire appel au besoin à un éducateur canin professionnel.

Pour une personne peu disponible ?

Le Terrier Tibétain a énormément besoin de la compagnie de ses humains et souffre facilement d’anxiété de séparation s’il en est séparé souvent et/ou longtemps. En outre, son entretien – en particulier celui de son pelage – prend un certain temps. Quant à son besoin d’exercice, il est assez modéré en comparaison d’autres races, mais il faut tout de même lui permettre de se dépenser environ une heure par jour pour qu’il soit bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Ce n’est donc pas un choix idéal pour une personne peu disponible, bien que le problème des absences puisse être atténué si le foyer comporte un autre animal avec lequel il s’entend bien.

Pour une personne sportive ?

Le Terrier Tibétain a un besoin d’exercice modéré, mais aime participer à toutes sortes d’activités et est très endurant : il est capable de soutenir un trot rapide sur une longue durée. C’est donc un compagnon parfaitement adapté pour une personne sportive qui souhaite pouvoir emmener son animal lors de ses joggings, sorties à vélo, randonnées… 

 

Il fait en outre un excellent candidat pour de nombreux sports canins qui amènent également son maître à se dépenser : cani-VTT, agility

 

Dans tous les cas, partager des activités sportives permet d’entretenir et renforcer le lien de complicité avec lui.

Pour une personne âgée ?

Bien qu’une fois bien éduqué il déborde d’affection et qu’il jouisse d’une santé robuste, le Terrier Tibétain ne convient pas à une personne âgée et sédentaire. En effet, il a besoin d’une heure d’exercice par jour pour être bien dans ses pattes et nécessite un certain effort d’entretien. Au demeurant, certains mâles se montrent un peu têtus voire dominants au départ, au point que leur éducation peut s’avérer éprouvante. 

 

En revanche, il peut correspondre à de jeunes retraités, qu’ils aient ou non de l’expérience avec les chiens. Nul besoin qu’ils soient particulièrement actifs, car il s’adapte facilement à ses maîtres : activités sportives ou promenades à un rythme moyen, tout lui convient, tant que son besoin d’exercice est satisfait. Il faut aussi bien sûr être prêt à consacrer le temps nécessaire à son éducation et à son entretien.

Pour une personne allergique ?

Un Terrier du Tibet adulte perd très peu ses poils, mais il n’est pas pour autant considéré comme hypoallergénique. Il faut dire que les protéines allergisantes qu’un chien émet ne se trouvent pas seulement dans les squames, ces petits bouts de peau morte qui viennent notamment se fixer sur ses poils, mais aussi par exemple dans la salive et dans l’urine. 

 

Cette race n’est donc pas vraiment recommandée pour une personne allergique, à moins que celle-ci ne soit que légèrement sensible.

Pour un petit budget ?

Bien que sa bonne santé générale implique qu’il n’a normalement qu’assez peu besoin de voir le vétérinaire et que son budget alimentation soit modéré du fait de son gabarit moyen, le Terrier Tibétain n’est pas pour autant le plus économique des chiens, et n’est pas forcément le meilleur choix pour une personne au budget très serré.

 

En effet, au-delà du fait que son prix d’achat est assez élevé, son pelage très long qui retient les impuretés et s’emmêle facilement peut nécessiter une coupe régulière par un toiletteur professionnel, du moins si on l’adopte comme animal de compagnie et qu’on n’envisage pas de lui faire prendre part à des expositions.

 

En tout état de cause, il faut garder à l’esprit que la santé est de loin le poste le plus imprévisible dans le budget annuel d’un Terrier Tibétain : même un individu en parfaite santé et dont on prend le plus grand soin peut du jour au lendemain tomber gravement malade ou avoir un accident. Dans un cas comme dans l’autre, cela est susceptible de générer rapidement des frais très importants. Il peut donc s’avérer judicieux de souscrire une assurance santé pour son compagnon, afin d’éviter le cas échéant de se trouver dans une situation financière problématique, voire intenable.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 14 ans

Le Terrier du Tibet est un chien rustique qui jouit généralement d’une santé robuste. D’ailleurs, son espérance de vie se situe entre 12 et 14 ans, ce qui le place dans la moyenne supérieure des autres races de taille similaire.

Résistance au froid et à la chaleur

Originaire des montagnes de l’Himalaya, le Terrier Tibétain ne craint pas le froid car il est bien protégé par son poil de couverture et son sous-poil, tous deux longs et abondants. Ni la neige ni le blizzard ne l’affectent lorsqu’il garde les troupeaux à plus de 5000 mètres d’altitude.

 

Très adaptable, il sait aussi s’accommoder de la chaleur, creusant alors souvent des trous pour se coucher dedans afin de se rafraîchir. Toutefois, si on vit sous un climat chaud – ou tout simplement en période estivale –, il peut être judicieux de l’emmener chez un toiletteur pour faire raccourcir son pelage. Il est ainsi plus à l’aise quand le mercure grimpe, et en plus cela permet de limiter les nœuds et les enchevêtrements.

 

Dans tous les cas, même s'il s'il est peu sensible aux conditions météorologiques, avoir en permanence un endroit où il peut s'abriter est bénéfique à son bien-être.

Maladies

Bien que le Terrier Tibétain jouisse en général d’une bonne santé, il est comme tous ses congénères davantage prédisposé à certaines maladies. Il peut être utile d'avoir quelques notions à leur sujet, afin de savoir éventuellement les reconnaître et/ou l'en prémunir.

 

En l'occurrence, les affections qui sont particulièrement susceptibles de le toucher sont :

 

• la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire qui touche particulièrement les races moyennes et grandes. La tête du fémur ne tient alors pas bien en place dans son logement, ce qui entraîne des douleurs, des boiteries, des difficultés à bouger puis l’apparition d’arthrose. Elle est souvent bilatérale, et son apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Si elle est décelée très tôt, on peut obtenir une guérison complète via une intervention chirurgicale. Dans le cas contraire, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent d’atténuer les symptômes, voire de les faire disparaître ;

 

• la luxation de la rotule, un problème articulaire qui correspond au fait que la rotule ne tient pas en place dans son logement. Bien que concernant surtout les races de petite taille, elle n’est pas rare non plus chez le Terrier Tibétain. Potentiellement d’origine héréditaire, elle peut toucher un genou ou les deux, provoquant des douleurs et des boiteries plus ou moins sévères. Dans les cas les plus simples, la rotule peut être remise en place par un vétérinaire. Autrement, une intervention chirurgicale s’impose potentiellement, sans pour autant que la guérison soit assurée ;

 

• la dilatation-torsion de l’estomac, fréquente chez les races moyennes et grandes. L’estomac se replie alors sur lui-même, ce qui empêche l’évacuation des gaz et perturbe la circulation du sang dans la zone. Sans une prise en charge rapide par un vétérinaire, l’issue est fatale ;

 

• la maladie de Von Willebrand, qui correspond à un trouble de la circulation sanguine d’origine héréditaire. Elle entraîne la présence de sang dans les urines et les selles, ainsi que des saignements spontanés (des gencives, de la truffe…) et abondants en cas de blessure. Elle ne peut être guérie, mais des traitements permettent de limiter les symptômes ;

 

• le diabète sucré, une affection courante chez le Terrier Tibétain et due à une concentration trop élevée de glucose dans le sang. Les symptômes sont une augmentation de la faim, de la soif et de la production d’urines, associée à une perte de poids. Elle peut aussi entraîner d’autres problèmes comme de l’hypertension, des problèmes rénaux et/ou oculaires (cataracte), etc. Elle n’est pas guérissable, mais un traitement à base d’insuline peut être mis en place pour limiter les symptômes et le risque de complications ;

 

• l’hypothyroïdie, un dérèglement hormonal provoqué par une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Elle entraîne une baisse du métabolisme, dont les symptômes sont divers : fatigue intense, prise de poids, difficultés à respirer, sensibilité accrue au froid, fréquence cardiaque basse, pelage terne et en mauvais état… Cette maladie ne peut pas être guérie, mais des traitements à base d’hormones de synthèse permettent d’éliminer les symptômes. Ils doivent cependant être administrés à vie ;

 

• la myopathie dystrophique héréditaire liée au chromosome X, une maladie provoquée par l’absence de dystrophine (une protéine présente dans toutes les fibres musculaires) et qui est la plus fréquente des myopathies héréditaires chez le chien. Elle se manifeste par une dégénérescence musculaire et l’apparition progressive d’une fibrose, c’est-à-dire que les muscles deviennent fibreux.

Cette maladie se déclare souvent dès l’âge de 2 à 3 mois et s’aggrave progressivement, provoquant une faiblesse musculaire généralisée, des difficultés à se déplacer et à ouvrir la bouche, ainsi que potentiellement des complications cardiaques, respiratoires et digestives. Il n’existe pas pour l’heure de traitement spécifique, et elle conduit souvent au décès du chien vers l’âge de 2 ou 3 ans. Toutefois, ce sont surtout les mâles qui sont touchés : les femelles peuvent être porteuses du gène muté responsable de la maladie et le transmettre à leurs descendants, mais sont rarement atteintes elles-mêmes. Du reste, chez elles, cette dystrophie se limite à une faiblesse musculaire ;

 

• la lipofuscinose céroïde ou maladie de Batten, une maladie neurologique progressive d’origine héréditaire. Elle se manifeste dès l’âge d’1 à 2 ans, entraînant d’abord des troubles de la vision, puis des changements de comportement, des difficultés à coordonner les mouvements (ataxie), des crises d’épilepsie, la perte de l’ouïe et de la vue... Le pronostic est sombre, car il n’y a pas de traitement et les symptômes vont en s’aggravant ;

 

• les allergies cutanées (éruptions, irritations…), qui ont généralement des causes alimentaires ou environnementales : pollen, piqûre d’insecte, produit chimiques… ; 

 

• les infections des oreilles, et notamment les otites externes, favorisées par leur forme tombante. En effet, cette particularité morphologique implique que des saletés et de l’humidité s’y accumulent facilement.

 

En outre, le Terrier du Tibet est particulièrement prédisposé à diverses affections oculaires :

 

• l’atrophie progressive de la rétine PRA3, une maladie d’origine héréditaire qui se caractérise par une dégénérescence incurable des cellules de la rétine permettant la vision. La PRA3, qui est une forme spécifique au Terrier Tibétain et à l’Épagneul Tibétain, se déclare souvent vers l’âge de 5 ans et est le plus souvent bilatérale, c’est-à-dire qu’elle touche les deux yeux. Le chien commence par perdre la vision nocturne, puis la vision diurne, jusqu’à la cécité totale ;

 

• la luxation du cristallin, problème qui peut être d’origine héréditaire sans que ce soit toujours forcément le cas, et qui correspond au fait que le cristallin (la partie transparente de l’œil, en arrière de la pupille) se déplace partiellement ou totalement. Les conséquences sont des douleurs, un décollement de la rétine, des hémorragies oculaires et/ou une dégénérescence du nerf optique. Si rien n’est fait, le chien perd la vue de façon irréversible, souvent en quelques jours à peine. Une intervention chirurgicale permet parfois de guérir la maladie, mais dans les cas les plus graves le seul moyen de faire cesser les souffrances de l’animal est d’enlever l’œil atteint ;  

 

• la dysplasie rétinienne (ou dysplasie de la rétine), un développement anormal de la rétine qui fait qu’elle forme des plis. Ceci perturbe la vision et conduit à la cécité dans les cas les plus graves, c’est-à-dire quand il y a décollement. On ne peut pas la guérir, mais elle est non évolutive et le chien compense avec ses autres sens ; 

 

• le glaucome, une affection qui peut être d’origine héréditaire et qui correspond à une diminution du drainage des fluides de l’œil, ce qui provoque une élévation de la pression intraoculaire. Les conséquences sont des douleurs ainsi qu’une perte brutale et irréversible de la vue. Si elle est prise en charge très tôt, il est parfois possible de la guérir par voie chirurgicale, mais le résultat n’est pas garanti ;

 

• la cataracte, qui correspond à une opacification du cristallin et évolue progressivement vers une perte de la vision. Normalement, elle touche surtout les chiens âgés, mais chez le Terrier Tibétain elle est héréditaire et précoce, puisqu’elle se déclare vers l’âge de 12 mois. Elle évolue progressivement vers une perte importante de la vision, voire une cécité totale. On peut cependant la guérir par voie chirurgicale.

Risque d'obésité

Assez actif de manière générale, le Terrier Tibétain peut néanmoins prendre facilement de l’embonpoint, par exemple s’il ne fait pas assez d’exercice ou s’il est très gourmand. C’est pourquoi il est important de suivre de près sa courbe de poids, et de le peser au moins une fois par mois.

 

Si on constate une augmentation qui se confirme voire s’accentue sur plusieurs pesées successives, une visite chez le vétérinaire s’impose. En effet, seul un professionnel de santé est à même de déterminer si le problème est d’origine médicale (maladie, réaction à un médicament…) ou alimentaire (nourriture inadaptée ou donnée en trop grande quantité).

 

Dans tous les cas, il est essentiel de réagir sans tarder, afin de ne pas entrer dans un cercle vicieux : un chien en surpoids devient moins actif, ce qui a pour effet d’aggraver les choses. Or, l’obésité peut avoir de graves conséquences sur sa santé, que ce soit en aggravant des pathologies déjà existantes ou en en provoquant de nouvelles.

 

Il convient de redoubler de vigilance si le chien a été stérilisé, car le risque de surpoids est alors accru.

Causes de mortalité

Selon une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, la première cause de mortalité chez le Terrier Tibétain est le cancer, qui représentait près du tiers des décès étudiés. Le fait que la vieillesse arrive en deuxième position (un peu plus de 20% des cas) confirme que ce chien jouit généralement d’une bonne santé. Les maladies cardiaques complètent le podium, et sont responsables d’un peu moins de 10% des décès observés.

Adoption en bonne santé

Bien que le Terrier du Tibet soit un chien rustique qui jouit en général d’une santé robuste, on ne peut que constater que la plupart des maladies auxquelles il est prédisposé sont ou peuvent être d’origine héréditaire. Il est donc essentiel de choisir un éleveur responsable quand on envisage d’adopter un chiot de cette race.

 

En effet, un tel professionnel veille à faire effectuer des tests génétiques sur ses reproducteurs potentiels, afin d’écarter systématiquement ceux qui sont susceptibles de transmettre une maladie héréditaire (lipofuscinose, luxation du cristallin, atrophie progressive de la rétine PRA3…). Il leur fait également passer des examens radiographiques pour s’assurer qu’ils ne sont pas atteints de dysplasie de la hanche.

 

Il doit évidemment être en mesure de présenter les résultats de ces tests et examens, qu’ils aient été réalisés sur les parents ou sur le petit, en plus du détail des vaccins reçus par ce dernier et d’un certificat de bonne santé délivré par un vétérinaire.

 

Plus largement, un éleveur sérieux prend grand soin de ses chiots et fait tout son possible pour qu’ils soient en bonne santé et le restent par la suite, notamment en leur offrant un suivi médical de qualité et un cadre de vie irréprochable sur le plan sanitaire.

 

Il agit de même bien sûr avec ses reproducteurs, et veille notamment à ménager ses femelles en leur évitant d'être gestantes plus d'une fois par an : il en va de leur santé et de celle de leurs petits.

 

Tout cela a un coût, ce qui peut expliquer qu'un professionnel digne de confiance propose ses chiots à un prix plus élevé qu'un acteur moins scrupuleux. L'enjeu le justifie pleinement.

Fragilité en période de croissance

Il est important d’avoir en tête que quelle que soit sa race, les os et les articulations d’un chiot sont particulièrement fragiles pendant toute sa phase de croissance. C’est d’autant plus vrai pour le Terrier du Tibet, qui est prédisposé à plusieurs problèmes articulaires.

 

Il faut donc absolument lui éviter tout exercice intense (y compris par exemple les montées et descentes d’escaliers) tant qu’il n’est pas adulte, c’est-à-dire qu’il n’a pas atteint 12 à 14 mois, mais aussi ne pas hésiter à le calmer ou détourner son attention s'il est trop agité. À défaut, non seulement il pourrait se blesser, mais également développer des malformations ou des fragilités, avec potentiellement des conséquences à vie.

 

Il est également primordial de respecter le sommeil du chiot : il faut faire en sorte qu’il ait toujours un endroit au calme pour dormir, et ne pas le réveiller. Il est normal d’ailleurs qu’il dorme beaucoup (plus d’une quinzaine d’heures par jour, et même près d’une vingtaine au début) : ces périodes permettent à son organisme de reconstituer ses forces, et lui sont indispensables pour grandir en bonne santé à la fois physique et mentale.

Maintien en bonne santé

Pour garder son chien en bonne santé, il est important de lui faire faire régulièrement un bilan complet chez un vétérinaire - d’abord une fois par an, puis plus souvent quand il prend de l’âge. Outre le fait que cela permet de déceler rapidement un problème éventuel et le cas échéant d’y faire face dans les meilleures conditions possibles, c’est un bon moyen de ne pas oublier ses rappels de vaccins, indispensables pour le prémunir de maladies dont certaines peuvent être fatales.

 

En plus de cela, il est de la responsabilité du maître d’administrer tout au long de l’année à son compagnon les traitements antiparasitaires nécessaires pour qu’il soit également protégé en permanence à ce niveau - tant contre les parasites internes (vers) qu'externes (tiques, puces, etc.).

Assurance santé

Le Terrier du Tibet jouit généralement d’une bonne santé. Cependant, aucun chien, même le robuste qui soit, n’est à l’abri d’une maladie ou d’un grave accident nécessitant des traitements lourds, parfois à vie, avec à la clef des dépenses très importantes.  

 

Du reste, quelle que soit sa race, la santé est la principale source d’aléa dans le budget nécessaire pour un chien, même si on s’en occupe très bien et qu’on fait tout pour le garder en forme et en sécurité.

 

C’est pourquoi il peut être judicieux de souscrire une assurance santé pour lui, car cela permet de faire face dans les meilleures conditions en cas de problème – voire évite de se retrouver dans une situation financière intenable.

 

Cependant, l’offre est très vaste et les conditions tarifaires peuvent varier fortement d’un contrat à l’autre en fonction notamment de l’âge de l’animal, de ce qui est couvert ou non, du taux de prise en charge, de la nécessité d’avancer les frais ou non, de l’existence d’un éventuel forfait prévention, etc. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à utiliser un comparateur pour obtenir plusieurs devis et être à même de faire le meilleur choix.

 

Ainsi, assurer un Terrier du Tibet de 6 mois coûte entre 10 et 30 euros par mois environ avec une formule d’entrée de gamme. Si on opte pour une assurance premium afin d’obtenir une meilleure prise en charge, il faut compter entre 30 et 100 euros environ par mois.

 

Pour un animal âgé de 4 ans, il faut prévoir un budget de 10 à 40 euros environ par mois dans le premier cas, et de 40 à 100 euros par an dans le second.  

 

Ainsi, le prix d’une assurance pour un Terrier du Tibet se situe plutôt dans la moyenne.

La reproduction du Terrier Tibétain ne pose généralement pas de problèmes particuliers.

Durée de gestation

La durée de gestation d’une femelle Terrier Tibétain est de 60 à 64 jours, ce qui est dans la moyenne.

Nombre de chiots par portée

La femelle Terrier Tibétain donne généralement naissance de à 5 à 8 chiots par portée. Ce nombre est dans la moyenne des races de même taille.

Prendre soin d’un Terrier Tibétain suppose de consacrer une à deux heures hebdomadaires à son entretien, et plus encore quand il est petit.

Entretien du pelage

Un chiot Terrier Tibétain perd beaucoup de poils et nécessite un brossage quotidien afin d’éviter la formation de nœuds. C'est particulièrement le cas vers l’âge de 8 mois : il connaît alors une mue très importante, au cours de laquelle son pelage de chiot laisse la place à celui de l’adulte qu’il va devenir. 

 

Une fois qu’il l’est effectivement, il perd modérément ses poils tout au long de l’année et connaît des mues saisonnières (au printemps et à l’automne) très peu marquées. Il est toutefois nécessaire de le brosser 2 à 3 fois par semaine, car le fait que son pelage soit constitué d’un sous-poil fin et laineux ainsi que d’un poil de couverture très long implique qu’il retient bien les saletés et forme facilement des nœuds. 

 

Un effort particulier est conseillé lors du brossage pour la barbe, les pattes et les pieds, car ce sont des zones où le pelage est très dense. Il est également nécessaire de couper de temps en temps les poils présents entre les coussinets, afin d’éviter qu’ils deviennent trop longs et s’emmêlent.  

 

Par ailleurs, comme le Terrier du Tibet est sensible aux allergies cutanées, l’entretien de son pelage est aussi l’occasion d’inspecter sa peau à la recherche d’éventuelles rougeurs, irritations ou lésions.

 

Enfin, si on ne fait pas participer son compagnon à des expositions canines, on a tout intérêt à l’emmener chez un toiletteur professionnel 2 à 3 fois par an afin de faire raccourcir son pelage et de rendre ainsi celui-ci plus facile à entretenir. Le faire notamment à l’approche de l’été – surtout si on vit sous un climat chaud – est particulièrement recommandé pour l’aider à mieux traverser cette période de l’année.

Bains

En règle générale, il est préférable de ne pas donner un bain au Terrier Tibétain plus de 3 à 4 fois par an, afin d’éviter que sa peau sensible soit irritée et que son pelage perde ses vertus protectrices. Cela dit, il ne faut pas hésiter à dépasser ce nombre s’il s’est particulièrement sali ou si des substances collantes ou nocives se sont invitées sur son corps.

 

Dans tous les cas, il convient de toujours utiliser un shampooing spécialement conçu pour les chiens. En effet, comme la peau des deux espèces n’a pas du tout le même pH, un produit conçu pour les humains n’est pas du tout adapté.

Entretien des oreilles

Entretenir un Terrier Tibétain implique d’inspecter et de nettoyer ses oreilles une fois par semaine. Il ne faut pas le faire avec n’importe quel produit ni même avec de l’eau, au risque de provoquer une otite, voire un problème plus grave : il convient d’utiliser systématiquement une lotion auriculaire spécifiquement conçue pour la gent canine.

 

L’entretien de ses oreilles est d’autant plus important que leur forme tombante fait qu’elles retiennent facilement l’humidité et les saletés : cela favorise les infections, et notamment les otites externes.

 

Ce risque justifie d’ailleurs de prendre l’habitude de les sécher systématiquement quand on constate qu’elles sont mouillées au retour d’une promenade ou de toute autre activité, afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

Dans tous les cas, si à un moment on constate quelque chose d'anormal au niveau de ses oreilles (présence de pus, rougeur, odeur inhabituelle...), il faut laisser les choses en l'état et l'emmener chez le vétérinaire.

Entretien des yeux

Une inspection hebdomadaire des yeux du Terrier Tibétain permet de réduire le risque d’infection ainsi que de détecter au plus vite un éventuel problème – sachant que cette race est prédisposée à plusieurs maladies oculaires.

 

Un nettoyage à l’aide d’une lotion spécifique ne s’impose alors que si on constate des saletés, taches, sécrétions ou croûtes. Toutefois, s'ils sont présents en quantité anormalement élevée, ou bien s'il y a la moindre anomalie (par exemple un gonflement ou une rougeur de l'oeil), il ne faut surtout pas chercher à intervenir, mais plutôt faire examiner l'animal par un vétérinaire.

Entretien des dents

L’hygiène bucco-dentaire est une évidence pour les humains, mais elle a aussi son importance chez les chiens. Il est donc essentiel de contrôler et brosser régulièrement les dents du Terrier Tibétain afin d’éviter l’accumulation de plaque dentaire, qui en durcissant se transforme en tartre, lui-même responsable de divers problèmes : mauvaise haleine, gingivite, parodontose…

 

L’idéal est de procéder à un brossage quotidien au moyen d’une brosse à dents ou d’un doigtier, et le minimum est de le faire au moins une fois par semaine. Dans tous les cas, il convient d’utiliser à chaque fois un dentifrice spécifiquement conçu pour la gent canine, car un produit destiné aux humains pourrait entraîner une intoxication.

Entretien de la bouche

La barbe du Terrier Tibétain retient facilement les débris de nourriture. Il est donc judicieux de l’essuyer après chaque repas, pour éviter qu’il ne répande ces derniers un peu partout dans la maison.

Entretien des griffes / ongles

Le Terrier Tibétain est généralement assez actif, et il aime creuser des trous : ces deux aspects combinés font que l’usure naturelle suffit généralement à limer les griffes. Cependant, si on constate que ce n’est pas le cas, il est nécessaire de les couper manuellement dès lors qu’on les entend frotter quand il marche sur une surface dure, car c’est alors le signe qu’elles sont devenues trop longues.

 

En effet, elles risqueraient autrement de perturber sa démarche et de provoquer potentiellement à terme des douleurs articulaires, ou pourraient se casser, avec le risque de le blesser ou de provoquer une infection.

 

Pour tailler ses griffes lorsque cela s’avère effectivement nécessaire, on doit utiliser un accessoire spécifique (un coupe-ongles pour chien) et veiller à ne pas couper trop court, au risque de le blesser. Il ne faut pas perdre de vue en effet que les griffes du meilleur ami de l'Homme comportent des vaisseaux sanguins.

Entretien au retour à la maison

Il convient d’inspecter rapidement le Terrier Tibétain quand il rentre à la maison après une activité à l’extérieur.

 

Cela permet non seulement de s’assurer qu’il ne s’est pas blessé, mais aussi de vérifier qu’il n’a pas récupéré d’épillets, d’épines ou de parasites. C’est d’autant plus vrai que son long pelage les retient facilement et représente pour eux une cachette idéale, compte tenu de sa densité et sa longueur.

 

En outre, s’il a marché dans la neige – ce qu’il adore –, il est important de bien lui sécher ses pattes et surtout ses pieds, car celle-ci s’accumule facilement au niveau des poils présents entre les coussinets, formant des « glaçons » compacts susceptibles d’entraîner des engelures.

 

Enfin, dans le cas où il a passé un long moment dans un environnement humide, il convient de prendre également quelques instants pour sécher ses oreilles : on réduit ainsi fortement le risque de problème à ce niveau causé par l'accumulation d'humidité (par exemple une otite)

Initiation au toilettage

Comme pour toutes les races, l’entretien du Terrier Tibétain ne saurait être effectué au hasard : il est important de connaître les bons gestes, afin d’être efficace sans risquer de lui faire mal ou de le blesser. Par conséquent, il peut être judicieux d’apprendre les bases auprès d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel.

 

Par ailleurs, afin que les séances d’entretien se passent au mieux tant pour l’animal que pour son maître, il convient de l’habituer dès son plus jeune âge à être manipulé. Ainsi, il considère ces gestes comme normaux et les accepte volontiers. Les séances peuvent même devenir pour ce chien très affectueux et très proche de son propriétaire des moments de tendresse partagée.

Nourriture recommandée

En général, l’alimentation d’un Terrier Tibétain n’a rien d’un casse-tête. Des aliments industriels de qualité conviennent parfaitement, dès lors qu’on veille à choisir des produits adaptés et à lui donner des rations qui correspondent à ses besoins nutritionnels.

 

Il faut d’ailleurs garder à l’esprit que ces derniers évoluent dans le temps et peuvent être très différents d’un individu à l’autre – tant sur le plan qualitatif que quantitatif – en fonction de facteurs comme son gabarit, son âge, son niveau d’activité, son état de santé, son éventuelle stérilisation, etc. 

 

Ainsi, alors qu'un individu dans la moyenne doit recevoir autour de 150 grammes de croquettes par jour, un mâle très dynamique et non stérilisé peut avoir besoin de près de 200 grammes, tandis qu'environ 120 grammes suffisent généralement pour une femelle stérilisée et peu active.

 

Il y a peu de chances en tout cas que de la nourriture destinée aux humains soit en mesure de satisfaire ses besoins nutritionnels, à moins de la sélectionner spécifiquement dans ce but. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que certains mets que nous avons l'habitude de consommer s'avèrent en revanche toxiques pour nos compagnons. En règle générale, mieux vaut donc éviter de laisser son chien quémander quand on mange, lui donner des restes de table ou le laisser se servir dans les poubelles ou les placards.

 

Enfin, étant donné que l’alimentation joue un rôle déterminant pour la santé d’un chien, il ne faut pas hésiter à demander l’avis d’un vétérinaire en cas de doute, afin d'avoir la certitude de lui donner des produits appropriés et d'opter pour des quantités adéquates.

Alimentation du chiot

L’alimentation d’un chiot Terrier Tibétain est déterminante, car c’est elle qui doit lui apporter tout au long de sa croissance les nutriments nécessaires pour qu’il devienne un adulte robuste. Des carences pendant cette période cruciale pourraient entraîner des retards de croissance, avec potentiellement de lourdes conséquences à vie.

 

Il est donc très important de lui donner des produits et des quantités qui correspondent à son âge et à son rythme de croissance, et d’être conscient que les besoins nutritionnels d’un chiot évoluent rapidement. Il est donc judicieux de solliciter régulièrement l’expertise d’un vétérinaire, tant pour choisir les bons produits que pour connaître les rations à distribuer. 

 

En tout cas, sauf indication expresse du professionnel, il n’est pas nécessaire de donner des compléments alimentaires à un chiot Terrier Tibétain. Des produits de haute qualité adaptés à son âge suffisent normalement à satisfaire ses besoins nutritionnels.

Fréquence des repas

Comme pour tout chien, il est conseillé de nourrir un Terrier Tibétain deux fois par jour, en veillant à bien espacer ses repas – par exemple un le matin et le soir. On évite ainsi qu’à certains moments il ait trop mangé et qu’à d’autres en revanche il soit affamé, et le fait de ne pas absorber une grande quantité de nourriture en une seule fois facilite sa digestion tout en réduisant fortement le risque de dilatation-torsion de l’estomac, auquel la race est prédisposée.

 

Lui faire prendre ses repas dans le calme et veiller à ce qu’il ne fasse pas d’exercice intense dans l’heure qui précède, et surtout dans celle qui suit, contribue également à limiter ce risque.

 

Par ailleurs, l’idéal est de le nourrir à heures fixes : il voit ainsi qu’il peut compter sur son maître pour satisfaire ses besoins (ce qui ne peut que renforcer sa confiance envers ce dernier) et n’est pas tenté de réclamer ou de chercher de la nourriture, par exemple en fouillant dans les poubelles ou en volant dans les placards.

 

Quoi qu’il en soit, il est judicieux de prendre l’habitude de jeter un œil à sa barbe après les repas, afin de la nettoyer si des bouts de nourriture s’y sont invités et d’éviter ainsi qu’il ne répande ces derniers partout dans la maison.

Éviter l'obésité

Bien qu’il soit plutôt énergique, le Terrier Tibétain est susceptible de prendre assez facilement de l’embonpoint. On peut cependant réduire le risque en respectant quelques règles concernant son alimentation :

 

• mesurer scrupuleusement les rations qui lui sont données, en veillant à ce qu’elles correspondent à ses besoins nutritionnels du moment. Au besoin, on peut solliciter l’avis d’un vétérinaire ;

 

• limiter les friandises, ou déduire leur apport calorique de sa ration quotidienne. On peut aussi opter pour des produits allégés ;

 

• ne pas le laisser réclamer ou voler de la nourriture destinée aux humains, ni lui en donner spontanément (par exemple des restes de table). Il y a peu de chances en effet qu’elle soit adaptée à ses besoins, et certains mets très appréciés par les humains s’avèrent en fait toxiques pour les chiens.

Hydratation

Comme tout chien, le Terrier du Tibet doit avoir accès en permanence à un bol d’eau propre et fraîche.

 

Lors des promenades et autres activités de plein air, il convient de prévoir de l’eau pour lui et de lui en proposer régulièrement : cela évite qu’il soit tenté de boire dans une flaque ou un point d’eau stagnante, avec le risque de contracter une maladie.

 

Par ailleurs, en période de forte chaleur ou dans le cas d'un individu qui a tendance à ne pas s'hydrater suffisamment (c'est souvent le cas en particulier des sujets âgés), il peut être judicieux d'opter pour de l'alimentation humide (par exemple de la pâtée) ou d'humidifier ses croquettes.

Si dans son pays natal on utilisait autrefois le Terrier Tibétain pour garder les temples et les caravanes des marchands ainsi que comme animal de compagnie, il était aussi – et cet usage est d’ailleurs encore d’actualité – un excellent chien de berger. 

 

En Occident, son rôle est beaucoup plus cantonné à celui de simple animal de compagnie. C’est pourtant un chien polyvalent qui peut être utilisé dans différents domaines.

Comme chien de garde

Le Terrier Tibétain est assez protecteur et territorial pour être un bon chien d’alerte ; il ne manque pas d’aboyer pour prévenir ses maîtres dès qu’une situation lui paraît potentiellement menaçante. 

 

Cependant, il est plus méfiant qu’agressif envers les personnes inconnues et il ne faut pas s’attendre à ce qu’il défende physiquement les siens et leurs biens – du reste, son gabarit est modeste et peu intimidant.

Comme chien de berger

Le Terrier du Tibet continue d’être utilisé comme chien de berger dans les hautes montagnes de l’Himalaya, pour garder et conduire les troupeaux de moutons et de chèvres. En effet, il est assez petit pour se faufiler avec aisance sur les sentiers escarpés et assez léger pour ne pas s’enfoncer dans la neige épaisse. Il est également très agile, d’autant que ses pieds larges et ronds comme des raquettes lui confèrent une grande stabilité, même sur la glace.

 

Ces caractéristiques font qu’il s’avère efficace là ou des chiens plus grands et plus lourds auraient des difficultés, et expliquent qu’il continue d’être très apprécié comme chien de travail dans ses terres d’origine.

Comme chien de compagnie

Sociable, affectueux et très adaptable, le Terrier Tibétain est un excellent animal de compagnie - c’est d’ailleurs de très loin le rôle dans lequel on le retrouve le plus souvent en Occident. 

 

Il lui faut cependant des maîtres constants, cohérents voire parfois assez fermes, car il peut être un peu têtu et certains mâles se montrent dominants. Ils doivent aussi être prêts à consacrer une à deux heures par semaine à son entretien, et suffisamment disponibles pour ne pas le laisser seul trop longtemps et/ou trop souvent, car il souffre facilement d’anxiété de séparation.

 

En outre, il s’entend généralement mieux avec les enfants suffisamment âgés pour savoir comment le traiter avec respect qu’avec les plus jeunes, envers qui il n’est pas toujours très patient.

Comme chien de soutien psychologique

Intelligent et sensible, mais aussi doté d’un caractère doux et joueur, le Terrier Tibétain fait un excellent chien de soutien psychologique, notamment auprès des personnes âgées, handicapées ou victimes de traumatismes.

Comme chien de compétition

Le Terrier du Tibet s’avère être un très bon compétiteur dans de nombreux sports canins, qu’il s’agisse de disciplines essentiellement physiques (flyball, cani-cross, cani-VTT…) ou de celles qui stimulent aussi son intelligence (agility, obéissance, pistage…).

Comme chien d'exposition

Le Terrier Tibétain est un habitué des expositions canines, et ce depuis longtemps. Son long pelage est clairement un atout charme, contribuant à ce qu’il soit fort apprécié dans ces événements et y remporte régulièrement des prix.

Quel que soit le pays et comme pour n’importe quelle race, le prix d’un chiot Terrier Tibétain peut varier fortement d’un individu à l’autre, y compris au sein d’une même portée. En effet, il dépend de plusieurs critères, les principaux étant d’une part le prestige de l’élevage et de la lignée dont il est issu, et d’autre part ses caractéristiques intrinsèques, aussi bien sur le plan du caractère qu’en termes de conformité au standard.

En France, Belgique et Suisse

En France, où une quinzaine d’éleveurs sont membres du club de race, le prix moyen d’un chiot Terrier Tibétain se situe autour de 1200 euros.

 

En Belgique, il faut compter 1000 euros en moyenne pour acquérir un chiot de cette race. Une option peut aussi consister bien sûr à se tourner vers la France ou un autre pays proche, afin d’avoir davantage de choix.

Au Canada

Avec guère plus d’une poignée d’élevages recensés par le club de race local, il peut être assez difficile de trouver un chiot Terrier Tibétain au Canada.

 

Une option pour avoir plus de choix et/ou éviter d’importants délais d’attente est d’opter pour une importation depuis l’étranger, que ce soit en se tournant vers les États-Unis (où les éleveurs proposent en moyenne leurs petits autour de 1500 dollars américains)  ou vers un pays européen où la race est bien implantée : la France, le Royaume-Uni…

Dans son pays d'origine

Non seulement il est difficile de savoir combien coûte un chiot Terrier Tibétain au Tibet, mais en plus vouloir en importer un depuis là-bas revient vraiment à chercher la complexité...

 

Il en va tout autrement en ce qui concerne le Royaume-Uni, qu’on peut considérer comme la seconde patrie de la race puisque c’est à partir de là qu’elle s’est diffusée dans le monde entier. En fonction de ses origines et de l’élevage dont il provient, un chiot Terrier Tibétain y est généralement proposé entre 2000 et 2500 livres sterling (soit 2300 à 2900 euros, ou 3300 à 4200 dollars canadiens).

Importation depuis l'étranger

Si on souhaite acquérir un Terrier du Tibet à l’étranger, il est indispensable de s’informer au préalable sur la législation concernant l’importation d’un chien dans le pays où on habite, et de s’y conformer en tous points afin d’éviter les mauvaises surprises.

 

Il faut aussi être conscient du fait que des frais supplémentaires s’ajoutent alors au prix d’achat de l’animal : transport, frais et taxes éventuels, inscription au registre national…

Conseils pour l'adoption

Comme pour n’importe quelle race, il n’est pas pertinent de choisir un chiot Terrier Tibétain sur le seul critère du prix. En effet, il peut être judicieux de dépenser un peu plus pour avoir l’assurance de s’adresser à un éleveur responsable : on maximise ainsi les chances d’obtenir un chiot en bonne santé, qui deviendra un adulte bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Un éleveur sérieux sélectionne rigoureusement ses reproducteurs, notamment en faisant effectuer sur eux des tests génétiques et des radiographies (pour déceler une éventuelle dysplasie), afin d’éviter au maximum la transmission de tares héréditaires. Ces divers examens ont un coût, qui se répercute logiquement sur le prix du chiot.

 

Il évite en outre de les épuiser, en laissant toujours au moins 10 mois d'intervalle entre deux gestations pour ses femelles. Cela maximise là aussi les chances d'obtenir des petits en parfaite santé.

 

Par ailleurs, il ne ménage pas ses efforts pour s’occuper au mieux de ses chiens et leur offrir un cadre de vie de qualité. Or, si les parents sont bien éduqués et équilibrés, cela se répercute positivement sur le caractère des petits. En effet, ces derniers passent auprès d’eux les premières semaines de leur vie, si déterminantes pour la suite.

 

Il veille également à ce que les chiots se développent bien, tant sur le plan physique que psychologique, notamment en leur offrant un bon suivi vétérinaire et en travaillant à leur socialisation, quitte à ne pas les vendre avant l’âge de 3 mois pour être sûr que celle-ci se déroule dans les meilleures conditions.

 

En optant pour un professionnel qui fait bien son travail, on s’épargne donc potentiellement toutes sortes de problèmes, mais aussi d’importances dépenses de vétérinaire, éducateur ou comportementaliste – qui d’ailleurs peuvent rapidement représenter beaucoup plus que le montant qui aura été économisé à l’achat.

 

On peut trouver un éleveur digne de confiance en choisissant parmi ceux qui sont membres du club de race, car c’est en principe un gage de qualité et de sérieux.

 

Dans tous les cas, il est fortement déconseillé d’adopter sans avoir auparavant visité l’élevage et passé un peu de temps avec le chiot – et dans l’idéal avec ses parents. Cela permet de voir dans quel cadre évoluent les chiens, s’ils semblent équilibrés et en bonne santé. En cas de doute, mieux vaut renoncer à aller plus loin et se tourner plutôt vers un autre éleveur.

Le croisement du Terrier Tibétain avec d’autres races a donné naissance à plusieurs hybrides. Il s’agit principalement de « designer dogs » issus de croisements volontaires effectués dans l’objectif d’obtenir des chiots cumulant des caractéristiques propres à chacune des races utilisées.

 

Qu’ils soient créés à partir du Terrier Tibétain ou d’autres races, ces chiens sont en vogue depuis les années 80. Il s’agit toutefois généralement de créations trop récentes et trop peu développées pour être reconnues par les principales instances cynologiques nationales et internationales.

 

Les plus célèbres hybrides créés à partir du Terrier Tibétain sont :

 

• le Tibecot, très rare, qui est le fruit du croisement entre le Terrier Tibétain et le Coton de Tuléar. Dévoué et modérément actif, il fait un très bon chien de compagnie de taille petite ou moyenne, mais n’aime pas être seul ;

 

• le Tibepillon Terrier, issu du Terrier Tibétain et de l’Épagneul Papillon. C’est un hybride très récent, puisqu'il a été créé dans les années 2000. Il a hérité du premier le pelage et les couleurs de robe, et doit au second sa petite taille et ses grandes oreilles. Très actif, très vocal et débordant d’affection, c’est un excellent chien de compagnie, qui s’entend généralement bien avec les enfants et les autres animaux ;

 

• le Ttoodle, qui a pour parents le Terrier Tibétain et le Caniche - principalement le Caniche Standard. Très intelligent et très énergique, ce compagnon domestique affectueux peut vivre en appartement dès lors qu’il est suffisamment en mesure de se défouler tous les jours.

Le Terrier du Tibet à l'écran

• L’actrice britannique Lesley Nicol, notamment connue pour son rôle dans la série Downton Abbey, possède un Terrier Tibétain nommé Bertie ;

 

• Clare Balding, auteure, animatrice et journaliste célèbre au Royaume-Uni, posséda un Terrier Tibétain nommé Archie, décédé en 2020.

Terriers du Tibet de célébrités

Un Terrier Tibétain du nom de Araki Fabulous Willy fut le grand vainqueur de l’édition 2007 du Crufts, une des plus célèbres expositions canines mondiales, qui a lieu chaque année à Birmingham (Royaume-Uni).

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Avis & conseils Terrier du Tibet

Adopte a la spa a 6 mois adorable avec mes enfants et petits enfants toujours vif il partage notre vie il a 14 ans nous donne que du bonheur adore les balades aussi bien en trottant qu en voiture un amour

   
Par rusty

Très câline elle n'aime pas rester seule elle aime tout les chiens mais elle aboie si elle voie quelq un qui n est pas standard

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Par Carina

Mon 1er terrier du tibétain a vécu 15 ans elle était calme, gentille.

Mon 2e qui a 3 ans Elle est unique, fidèle, drôle, Gentille, câline +++, obéissante quand elle veut... Adore les enfants.

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Par Dellhana

Je viens de perdre un de mes terrier agé de 13ans,il m'en reste deux de9 et2ans tout bonheur, affectueux,fidèles,très gentils avec mon petit fils par contre très méfiants avec les étrangers toujours auprès de nous aiment se cacher derrière les rideaux ou sur les hauteurs d'une chaise par exemple. Le petit plus une sieste dans le divan couché sur le dos. Un petit défaut LE RAPPEL et les trous dans la pelouse mais ce n'est qu'un détail à côté de la gentillesse et de la fidélité ainsi que du bonheur qu'ils nous apportent

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Par schum

J'ai un terrier né de parents de couleur dorée. Lui, il est noir, blanc et gris. J'ai vu par hasard une photo du terrier tibétain. Il est identique. Ses parents sont de race pure, mais sur deux portées, il y en a eu un comme le mien dans chaque, les autres chiots etaient comme leurs parents.

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Par Bernadette Comeau

Adorable, caline, aime tout le monde mais surtout toute la famille, 16 ans 1/2 encore en bonne forme physique mais sourde et voit plus tres bien nous suit pas à pas

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Par ouma

J'en ai eu quatre, et ils ne ressemblent à aucun autres, leur intelligence, leur sens de l'observation concentrée sur les humains avec lesquels ils vivent, capables de rester des heures sagement couchés près de nous, aussi bien que de courir derrière nous 60 km durant une promenade à cheval, leurs capacités physiques les rapprochent d'un grand chien mais on les emmènent facilement partout... Ils gardent toujours leur personnalité, on peut donc effectivement les qualifier de t^tus. Ce sont souvent de vrais clown, et ils sont capables de bondir, cabrioler, escalader comme des chamois!Quand je rentre ma chienne me fait des sourires et mon chien me saute dans les bras, parfois je me le prends en pleine figure lol!

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Par gaïrou

De grossières erreurs sur ces informations : la femelle doit être plus légère et plus petite que le mâle dont la taille peut aller jusque 43 cm (confirmation)... également il peut avoir certaines tares (oculaires et dysplasie de la hanche) dont les examens des reproducteurs doivent être faits. On peut faire également le dépistage des maladies génétiques par prélèvement salivaire (ADN).

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Par coco

Adorable avec tout le monde, même les tout petits mais quelquefois supporte mal les autres chiens,mais pas les femelles!!!! chien assez indépendant, aime être tranquille sous un rideau par exemple!!!.Mon précédent terrier du Tibet a vécu 15 ans.

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Par pseudokaramela

Le mien est comédien, câlin, fidèle et très obéissant! C'est un chien que je recommande pour toute la famille.

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Par Garance

Chien extraordinaire, d'une gentillesse epoustouflante, fidele , calin , obéissant

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Par camelou

J'ai un Terrier du Tibet de 13 ans, c'est un véritable amour elle est douce, caline, assez tétûe je dois dire mais elle est juste adorable et quand elle n'est pas à nos côtés cela finis par nous manquer surtout la nuit. Je vois que ce n'est pas la seule à dormir sur le lit et donc surement pas la seule à se prendre pour un humain et dormir sur l'oreiller au dessus de ma tête ! Je sais que le prochain chien que j'aurais se sera encore et toujours un Terrier du Tibet que j'appreçie tant pour sa gentillesse que pour sa beauté :)

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Par Natacha

j'ai 13 ans et j'ai un terrier du tibet (Funny) elle a 5 ans elle est ne le 4 septembre comme moi. Elle aime se faire caliner pres de moi et aussi jouer dans la pelouse avec sa soeur (Fushy aussi un terrier du tibet qui appartient a ma soeur)

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Par laurentbay1

mon fils , ma fille et moi meme on a un terrier du tibet de 6 mois . elle est très joueuse avec mes enfants et très caline avec moi . elle dort sur mon lit .on l'adore . elle me suis partout .

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Par isa

moi aussi je possede une demoiselle"poonky",elle a 13 ans et c'est un amour avec un grand A. beaucoup plus sage que sa congenere qui est un melange cooker et d'epagneul. quand je regarde "poonky" je me dits"que de patience avec la petite soeur, mais son prefere c'est quand meme son chat"felix"

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Par yveline

Je viens de perdre il y a trois jrs, mon Terrier du Tibet d'un cancer grave et foudoyant, elle avait 8 ans et s'appellait Tchoung-Pa, son absence est un vide immence ds la maison..
J'ai eu plurieures races dans ma vie et peux témoigner de l'affection intégrale et de l'amour immence qu'attribue cette race à un SEUL et UNIQUE MAITRE !
c'est un chien qui apprend très vite, très sensible au ton de la voix de son maitre donc comprend très vite qd il fait une bêtise, pas la peine d'insister..
Il s'adapte partout où vous irez, il adore l'aventure, joue beaucoup et sait se faire discret, calme, au restaurant par excemple.. ;-)
Il garde l'oeil sr vous en permanence et malgré sa petite taille est bon gardien. Voilà le portrait de ma petite chienne..

Son poil est épais mais facile à couper soit mme ts les 3 mois env.
Bonne vie avec votre chien..

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Par rachel

J'ai 10 ans et ma mamie a un terrier du tibet de 12 ans (Noé) .
Il est très doux avec les enfantset dort tous le temps.
C'est un gros nounours!

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Par Marine-1999

j'ai un terrier tibetain (YOKO) elle a 4 ans, c'est un chien tres vif et intelligent, sociable, elle travaille avec moi tous les jours et mes clients l'adorent, elle aime les enfants, elle m'avise en bonne gardienne lorsque quelqu'un est à la porte, elle très propre, jamais de dégats dans la maison, c'est comme partager sa vie avec une amie, elle est aussi très affectueuse, elle dort à la tête de mon lit sur mon oreiller, son seul défaut elle est très gourmande, mais je lui pardonne tout c'est un petit être exceptionnel.

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Par louise