La santé du Husky Sibérien : espérance de vie, maladies, conseils...

Espérance de vie du Husky Sibérien

Le Husky Sibérien est un chien très rustique et résistant : la majorité des représentants de la race jouissent d’une bonne santé générale tout au long de leur existence. Celle-ci dure en moyenne entre 12 et 13 ans, ce qui est supérieur à ce qu'on constate chez ses congénères de gabarit comparable.

Article détaillé : L'espérance de vie du chien

Résistance du Husky Sibérien au froid et à la chaleur

Les origines du Husky Sibérien en font une race de chien qui ne craint pas le froid. Il n’a aucun problème à passer des heures en extérieur même aux périodes les plus froides de l’année, et adore particulièrement jouer dans la neige. Il convient particulièrement à des maîtres installés dans des régions sujettes à de longs hivers.

 

 

Il est en revanche nettement moins à l’aise quand il fait chaud. S’il réside dans un endroit où le mercure grimpe fort en été, il est important de lui éviter les activités physiques trop éprouvantes lorsque les températures sont au plus haut. En tout état de cause, il n’est pas fait pour vivre dans une zone au climat méditerranéen.

Maladies du Husky Sibérien

Un chiot Husky Sibérien se fait examiner par le vétérinaire

Malgré sa bonne constitution et la rigoureuse sélection effectuée durant des millénaires par les Tchouktches, le Husky Sibérien est prédisposé à certaines maladies :

 

  • la dysplasie de la hanche, qui se produit lorsque le fémur ne s’insère par correctement dans la cavité pelvienne de l’articulation de la hanche. Cela peut entraîner des douleurs et des boiteries, ainsi que de l’arthrose au fil du temps. L’apparition de cette maladie peut être favorisée par une prédisposition héréditaire, mais le Husky Sibérien demeure moins touché que la plupart des autres races de taille moyenne ou grande ;

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui touche particulièrement les chiens de grande taille possédant une poitrine profonde. Elle survient lorsque de l’air ou des gaz s’accumulent dans l’estomac. Ce dernier se tord et ne les laisse pas s’évacuer, et compresse par la même occasion les veines environnantes, perturbant le flux sanguin. Sans prise en charge immédiate par un vétérinaire, l’animal meurt très rapidement ;

  • l’épilepsie, qui est parfois héréditaire et provoque des convulsions plus ou moins sévères en fonction des cas. Bien que ces dernières puissent être parfois très impressionnantes et qu’il soit impossible de guérir de cette maladie, différents traitements permettent aux individus touchés de mener une vie quasiment normale ;

  • l’hémophilie, qui est une déficience de coagulation entraînant des saignements excessifs. Ces derniers peuvent apparaître par exemple sous sa peau, lors de la pousse des dents, dans les urines, lors d’une vaccination, ou encore bien sûr lorsqu’il se blesse. Il n’existe pas de traitement contre cette maladie d’origine héréditaire, qui peut entraîner le décès de l'animal par exemple suite à des saignements internes passés inaperçus ;
  • la dermatose par carence en zinc, car certains individus présentent des difficultés à correctement absorber cet oligo-élément. Cette maladie de peau provoque des pertes de poils, des démangeaisons et des croûtes. Ces symptômes se manifestent en particulier autour des yeux, du nez, des oreilles et des lèvres. Il est possible de traiter ce manque à l’aide de compléments alimentaires, qui doivent parfois être donnés à l’animal durant toute sa vie.

 

Le Husky Sibérien est également prédisposé à divers troubles respiratoires :

 

  • la paralysie laryngée, une affection des voies respiratoires qui apparait souvent lorsqu’il atteint un certain âge. Gênant le passage de l’air lors de la respiration, elle provoque une modification de la voix, une respiration plus bruyante, une intolérance à l’effort et parfois même de la toux. Elle est généralement progressive, mais une intervention chirurgicale est souvent envisagée à partir d’un certain seuil de gravité ;

  • l’asthme, qui provoque d’importantes difficultés respiratoires, notamment pendant ou après l’effort. Elle peut également causer de la toux chez le chien et même des vomissements, en particulier dans ces moments-là. Elle est facile à traiter, mais nécessite parfois la mise en place de certaines mesures tout au long de la vie de l'animal (par exemple afin d’éloigner la source de l’allergie, lorsqu’elle a une cause allergique) ;

  • la bronchite, une maladie des voies respiratoires qui entraîne notamment de grosses quintes de toux ainsi qu’une importante fatigue et une perte d’appétit. Elle peut être d’origine virale ou bactérienne et doit être soignée rapidement, au risque de devenir chronique.

 

Enfin, le Husky Sibérien est aussi particulièrement sujet à certaines maladies oculaires. Toutefois, contrairement à ce qui est parfois pensé, la couleur des yeux n’a pas d’impact à ce niveau. Autrement dit, les chiens aux yeux bleus ne sont pas davantage prédisposés aux problèmes oculaires que ceux qui les ont d’une autre couleur. Quelle que soit la teinte de ses yeux, tout représentant de la race peut donc être confronté en particulier à :

 

  • la cataracte, qui correspond à une opacification progressive du cristallin. Ceci provoque une baisse progressive de la vue, amenant plus ou moins rapidement à une cécité irréversible. Alors qu’habituellement cette affection concerne plutôt les chiens âgés, le Husky est particulièrement exposé à la cataracte juvénile, qui correspond à une apparition de la maladie avant l’âge de 2 ans et dont les conséquences sont en général moins graves. Dans tous les cas, le seul traitement possible est une opération chirurgicale ;

  • la dystrophie cornéenne, qui correspond à une opacification de la cornée touchant la plupart du temps les deux yeux. Elle est dite superficielle lorsqu’elle résulte d’un dépôt de calcaire sur la cornée, qui n’engendre en général qu’une légère baisse de la vision. En revanche, une dystrophie profonde provoque des œdèmes et peut mener à la cécité de l’animal. Une intervention chirurgicale permet toutefois d’y remédier ;

  • le glaucome à angle fermé, qui résulte d’une trop forte accumulation de liquide dans l’œil : cela provoque une augmentation de la pression dans ce dernier, pouvant affecter la vision. Ce problème est très douloureux pour le chien et doit être soigné rapidement ; dans les cas les plus avancés, une intervention chirurgicale est nécessaire ;

  • l’atrophie progressive de la rétine de type APR-PRCD (dégénérescence des bâtonnets et des cônes), une maladie héréditaire incurable caractérisée par la dégradation progressive de certaines cellules de la rétine, qui provoque une perte progressive de la vision.

Risque d'obésité du Husky Sibérien

Un Husky Sibérien en surpoids

Compte tenu de ses origines de chien de travail habitué à vivre dans des conditions très difficiles et à être confronté à des manques de nourriture, le métabolisme du Husky Sibérien le conduit à stocker un nombre important de calories. Autrement dit, son corps est fait pour constituer des réserves, et c’est ce qui explique que nombre de représentants de la race sont sujets à l’embonpoint.

 

Une certaine vigilance est donc de mise à ce niveau, d’autant que le surpoids est un cercle vicieux : un individu qui en souffre a tendance à devenir moins actif, et est donc d’autant plus susceptible de devenir obèse. Or l’obésité peut à la fois être à l’origine de divers problèmes de santé et en aggraver d’autres déjà existants.

 

Il faut donc prendre l'habitude de peser son animal une à deux fois par mois, et réagir en cas d'augmentation anormale qui se confirme sur plusieurs mesures d'affilée. Le cas échéant, la bonne attitude à adopter est de l'emmener chez le vétérinaire, car seul un professionnel est à même d'identifier l'origine exacte du problème (alimentation inadaptée, manque d'activité, maladie, réaction à un traitement...) et d'indiquer comment y remédier avant que les choses ne s'aggravent.

 

Il convient au passage de noter que, comme pour toute race, la stérilisation accroît le risque d’obésité : il faut donc alors être d'autant plus vigilant.

Causes de mortalité du Husky Sibérien

La liste des maladies à laquelle le Husky Sibérien est particulièrement exposée peut sembler longue, mais il ne faut pas perdre de vue que leur prévalence est rare et qu'il est globalement solide. Une large majorité des individus passent donc le plus clair de leur existence en étant épargné par les soucis majeurs, et meurent à un âge très honorable.

 

Une étude menée conjointement en 2004 par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association a d’ailleurs établi que l’âge avancé est la deuxième cause de mortalité au sein de cette race, représentant un peu plus de 16% des décès. Cela représente néanmoins deux fois moins que les cancers en tous genres. Les causes neurologiques (7%), cardiaques (6%) gastro-intestinales (5%) et hépatiques (5%) n’arrivent que bien plus loin.

Adopter un Husky Sibérien en bonne santé

Un chiot Husky Sibérien en train de se faire vacciner

Comme le Husky de Sibérie est très apprécié et recherché, il existe un très grand nombre d’élevages. Néanmoins, tous ne se valent pas. Trop d’éleveurs peu rigoureux procèdent à des unions non réfléchies qui peuvent avoir des conséquences sur la bonne santé et le mental des chiots obtenus, voire tout simplement ne s'occupent pas correctement de ces derniers et de leurs parents.

 

Afin de maximiser les chances d’adopter un chiot en bonne santé et qui le reste, il est donc particulièrement important de bien choisir l’élevage où acheter son chien. Un professionnel digne de ce nom doit être en mesure de présenter non seulement un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le carnet de santé ou de vaccination du chiot, mais également les résultats des tests génétiques effectués sur ce dernier ou ses parents afin de diminuer le risque de transmission de maladies héréditaires. C'est d'autant plus utile qu'une bonne partie des affections à laquelle le Husky Sibérien est prédisposé sont justement héréditaires. Il doit aussi fournir les résultats des tests relatifs à la dysplasie de la hanche, là aussi afin de prouver que les parents en sont indemnes. Par ailleurs, le fait qu’il soit membre du club de race est indéniablement un gage de sérieux.

 

En cas de doute, mieux vaut passer son chemin et se tourner vers un autre éleveur : ce n'est pas le choix qui manque.

Fragilité du Husky Sibérien en période de croissance

Une fois que le chiot Husky Sibérien a rejoint son nouveau foyer, il ne faut jamais oublier qu’il reste particulièrement fragile durant toute sa jeunesse, en particulier lors de ses poussées de croissance, et n’atteint sa pleine maturité physique que vers l’âge de 16 mois.

 

Il faut donc lui éviter tout exercice physique trop intense ou trop long et ménager notamment ses articulations, au risque qu’il soit victime de blessures ayant potentiellement des séquelles à vie (malformations, etc.). Ainsi, la durée et la difficulté des promenades, séances de jeux et autres activités doivent être assez limitées dans un premier temps, et n’augmenter que progressivement. En particulier, si le chien est destiné à l’attelage, il convient d’attendre qu’il ait passé sa première année avant de commencer à lui apprendre ce travail en le faisant tirer un chariot ou un traîneau.

 

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue qu'un chiot dort beaucoup - généralement plus d'une quinzaine d'heures par jour, voire près d'une vingtaine pendant ses tout premiers mois. Ces temps de repos doivent être respectés, car ils sont indispensables à son bon développement physique et psychologique. Il doit donc toujours disposer d'un endroit où il peut dormir au calme, et ne pas être réveillé pendant son sommeil.

Maintenir un Husky Sibérien en bonne santé

Un Husky Sibérien aux yeux bleus chez le vétérinaire

Même s’il ne présente pas de signes visibles de maladies, une visite de routine chez le vétérinaire s’impose au moins une fois par an tout au long de la vie du Husky Sibérien. Cela permet au praticien d’effectuer un bilan de santé complet et ainsi de s’assurer qu’il n’est pas atteint d’un problème non encore détectable pour un œil non averti. C’est aussi l’occasion d’effectuer ses rappels de vaccins, afin qu’il ne cesse jamais d’être protégé contre différentes maladies graves.

 

En parallèle, il faut veiller à lui administrer tout au long de l’année les traitements antiparasitaires qui s'imposent, chaque fois que cela est nécessaire pour que là aussi il soit couvert en permanence. Cela vaut pour toute race, mais c'est d'autant plus important pour un chien comme lui qui passe généralement beaucoup de temps au dehors.

Assurer un Husky Sibérien

Le fait que le Husky Sibérien soit particulièrement robuste ne le met pas à l'abri de tomber gravement malade, ou même tout simplement de subir un accident. Dans un cas comme dans l'autre, les dépenses pour le soigner peuvent vite atteindre des montants colossaux, en particulier s'il doit dès lors recevoir un traitement à vie.

 

Souscrire une assurance santé pour son chien est le meilleur moyen de faire face à ce genre de situation dans les meilleures conditions. Toutefois, il existe un très grand nombre de compagnies et de contrats, avec des conditions parfois très différentes en termes de taux de prise en charge, de maladies exclues, de délai de remboursement, etc. L'idéal est donc de recevoir plusieurs devis afin d'avoir plusieurs options sous la main, et choisir celle qui correspond le plus à ses attentes et ses contraintes - notamment financières.