La santé du Cocker Anglais : espérance de vie, maladies, conseils...

Espérance de vie du Cocker Anglais

Le Cocker Anglais vit souvent plus de 15 ans. C'est un chien robuste, qui ne tombe pas souvent malade. Même si cela vient à être le cas, il se remet le plus souvent très bien.

Article détaillé : L'espérance de vie du chien

Résistance du Cocker Anglais au froid et à la chaleur

Un Cocker Anglais allongé à côté d'un ventilateur

Comme tout chien britannique qui se respecte, le Cocker Spaniel ne craint pas vraiment le froid ni les intempéries. Il est moins à son aise en revanche lorsque le mercure atteint des sommets.

 

Dans tous les cas, il doit disposer d'un abri ou pouvoir rentrer à tout moment dans la maison, qu'il s'agisse de se mettre au chaud en hiver ou au contraire de se rafraîchir en été.

Maladies du Cocker Anglais

Un Cocker Anglais en visite chez le vétérinaire

Les caractéristiques physiques et l'histoire du Cocker Anglais le rendent davantage susceptible d’être affecté par certains maux :

 

  • la dysplasie coxo-fémorale (ou dysplasie de la hanche), dont l'apparition peut être favorisée par un facteur héréditaire et qui est le plus souvent bilatérale. Elle affecte la capacité de l'animal à se mouvoir correctement : il boîte, souffre lors de certains mouvements, et avec le temps finit par développer de l'arthrose. Il est éventuellement possible de remédier au problème, sous réserve de s'y prendre suffisamment tôt. Si ce n'est pas le cas, certains traitements permettent au moins d'atténuer les symptômes et de retarder la perte de mobilité ;

  • le syndrome vestibulaire, qui correspond à un dysfonctionnement de l’oreille interne et touche principalement les sujets âgés. Elle entraîne des troubles de l’équilibre, accompagnés potentiellement de nausées et de vomissements - voire d'une surdité dans les cas les plus graves ;

  • le syndrome de la « rage du Cocker », qui cause des accès d’agressivité comparables à des crises d’épilepsie, suivis par des moments de grande fatigue. Souvent confondus avec les sursauts d’humeur classiques chez les jeunes chiots ou les chiens en cours d’éducation, ces symptômes sont précurseurs d’une véritable maladie. Les mâles et les sujets unicolores (notamment noirs et golden) sont les plus touchés. Les facteurs à l’origine de ce syndrome sont à la fois d’ordre génétique, environnemental (les conditions dans lequel le chien vit au quotidien) et éducationnel (notamment en phase de socialisation, lorsqu'il commence à apprendre les règles de vie en communauté). La prédisposition à ce syndrome peut être détectée grâce à un test génétique, mais il convient néanmoins de garder en tête que la génétique n’explique pas tout : cette maladie trouve sa source dans une combinaison de facteurs, et non un seul ;

  • la néphropathie familiale (NF), une maladie rénale héréditaire qui apparaît généralement entre 6 mois et 2 ans et fait que le rein ne parvient pas à éliminer les déchets produits par l'organisme. Elle se manifeste par une consommation inhabituellement élevée d'eau, une production accrue d'urine, des vomissements, des diarrhées, une perte de poids... Elle entraîne une dégradation progressive et irréversible de l'état de l'animal, jusqu'à son décès vers l'âge de 2 ans. Il existe toutefois un test génétique pour la détecter ;

  • la cardiomyopathie dilatée, une maladie cardiaque qui d'ordinaire touche plutôt les races de grande taille. Elle entraîne une insuffisance cardiaque, avec toutes les conséquences que cela implique : détresse respiratoire, faible résistance à l'effort voire grande fatigue, perte d'appétit et de poids, toux... Une fois qu'elle a commencé à se manifester, l'animal touché vit rarement plus de quelques mois ;

  • les lymphomes cutanés de type mycosis fongoïdes. Ce type de cancer touche principalement les sujets âgés, et ne leur donne que peu de chances de survie : ils décèdent généralement dans l'année qui suit l'apparition de la maladie ;

  • les problèmes auriculaires, en particulier les otites, du fait de la forme pendante de ses oreilles.

 

 

Le Cocker Anglais est également prédisposé à plusieurs affections oculaires, à commencer par :

 

  • l’atrophie rétinienne progressive, une maladie héréditaire et incurable qui se manifeste par la dégénérescence et la mort de cellules de la rétine. Elle entraîne une dégradation progressive de la vue de l'animal, jusqu'à la cécité totale ;

  • la cataracte, qui peut être héréditaire et touche surtout les sujets âgés. Elle aussi provoque une perte progressive de la vue, jusqu'à ce que le chien devienne totalement aveugle. Une intervention chirurgicale permet toutefois d'y remédier ;

  • la distichiasis, une anomalie des paupières qui correspond à la présence de cils en nombre anormalement élevé. Elle peut notamment se manifester par des rougeurs et des démangeaisons, voire entraîner un ulcère. On y remédie en enlevant les cils en surnombre : soit en les épilant à intervalle régulier, soit en ayant recours à une opération pour les retirer et empêcher qu'ils ne repoussent.

Risque d'obésité du Cocker Anglais

Un Cocker Anglais allongé devant une gamelle de croquettes

Le Cocker Spaniel fait partie des races prédisposées à l’obésité, et le risque est d'autant plus grand pour un sujet qui passe le plus clair de son temps en intérieur - surtout s'il a été stérilisé. Or, le surpoids n'est pas un problème à prendre à la légère, car il peut entraîner ou aggraver toutes sortes de maladies. En outre, il constitue un cercle vicieux : un individu qui prend de l'embonpoint tend à devenir moins actif, ce qui ne peut qu'aggraver le problème.

 

Il est donc important de peser son compagnon au moins une fois par mois et de réagir rapidement en cas d'augmentation injustifiée qui se confirme sur plusieurs mesures d'affilée. En effet, un tour chez le vétérinaire s'impose alors, car seul un professionnel de santé peut identifier de manière certaine la cause du problème (nourriture inadaptée, rations trop conséquentes, maladie, réaction de l'organisme face à un traitement...), et dès lors indiquer la marche à suivre pour y remédier.

Causes de mortalité du Cocker Anglais

Il ressort d'une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association que les différents types de cancer sont de loin la première cause de mortalité chez le Cocker Anglais, puisqu'ils représentent environ 30% des décès.

 

La robustesse de cette race est en tout cas confirmée par le fait que l'âge occupe la deuxième marche du podium : 17% des individus étudiés se sont simplement éteints de leur belle mort.

 

Les problèmes cardiaques arrivent en troisième position ; ils sont en cause dans environ 10% des cas.

Adopter un Cocker Anglais en bonne santé

Un chiot Cocker Anglais chez le vétérinaire

Nombre d'affections auxquels le Cocker Anglais est prédisposé sont héréditaires, ou à tout le moins peuvent avoir une dimension héréditaire. Par conséquent, il est important de ne pas se tourner vers le premier éleveur venu au moment d'adopter un représentant de cette race : mieux vaut s'assurer de passer par un professionnel sérieux, qui fait effectuer systématiquement différents tests génétiques ainsi qu'orthopédiques (pour la dysplasie de la hanche) sur les individus qu'il envisage d'utiliser comme reproducteurs, afin d'éviter qu'ils ne transmettent une tare héréditaire à leurs petits.

 

Il doit donc être en mesure de présenter les résultats des différents tests effectués sur les parents voire sur le chiot qu'on envisage d'acquérir, en plus du détail des vaccins qui lui ont été administrés (consignés dans son carnet de santé ou de vaccination) et d'un certificat établi par un vétérinaire attestant qu'il est en bonne santé.

 

Plus largement, les conditions d’élevage jouent un rôle dans la probabilité d'adopter un chiot en parfaite santé, et qui a toutes les chances de le rester. La visite de l'établissement doit donc aussi être l'occasion de se pencher sur les normes sanitaires qui y sont en vigueur.

Fragilité du Cocker Anglais en période de croissance

C'est une chose d'adopter un chiot en parfaite santé, mais c'en est une autre que de faire qu'il le reste. Or, ses premiers mois sont particulièrement cruciaux : tant qu'il n'a pas atteint son gabarit adulte, ce qui survient vers 14 à 16 mois, il est particulièrement fragile.

 

Il faut donc lui éviter alors tout exercice prolongé ou intense, y compris par exemple monter ou descendre des escaliers : le risque est non seulement qu'il se blesse, mais aussi qu'il en garde des séquelles à vie et/ou développe différentes malformations.

 

Une autre règle importante à respecter est de ne pas interrompre son sommeil, et veiller à ce qu'il ait toujours un endroit calme pour dormir. C'est de très loin sa principale activité pendant ses premiers mois, puisqu'elle l'occupe jusqu'à une vingtaine d'heures par jour : c'est parfaitement normal, et indispensable à son bon développement tant mental que psychique.

Maintenir un Cocker Anglais en bonne santé

Un Cocker Anglais chez le vétérinaire

Le Cocker Anglais traverse généralement l'existence en bonne condition physique, mais lui offrir un bon suivi de santé ne peut qu'aider à ce que ce soit effectivement le cas. Cela passe notamment par le fait de l'emmener au moins une fois par an (et même davantage lorsqu'il vieillit) chez un vétérinaire pour effectuer un bilan complet. Ce dernier permet en effet de détecter au plus tôt un éventuel problème qui potentiellement n'est pas encore visible, et le cas échéant d'y faire face dans les meilleures conditions.

 

Ce passage régulier chez le professionnel de santé est aussi l'occasion d'effectuer les différents rappels des vaccins du chien, qui le protègent contre de nombreuses maladies graves et parfois mortelles.

 

En parallèle, il convient d'accorder de l'importance à ses traitements antiparasitaires : en veillant à les renouveler chaque fois que nécessaire tout au long de l'année, on le met là aussi à l'abri de nombreux problèmes de santé.

Assurer un Cocker Anglais

Même le plus robuste des Cockers Anglais et le plus soigneux des maîtres ne sont pas à l'abri d'un coup du sort (grave maladie, accident...), avec potentiellement à la clef la nécessité de traitements lourds voire donnés à vie. La facture peut alors atteindre des montants astronomiques.

 

Avoir pensé en amont à assurer la santé de son chien permet d'aborder alors les choses avec beaucoup moins de stress, voire évite de se retrouver dans une situation financière compliquée. Toutefois, il faut savoir que le choix mérite d'y consacrer un peu de temps, car l'offre n'est pas du tout standardisée : les conditions exactes (franchise, plafond annuel, exclusion, délai de remboursement, prise en charge des dépenses préventives...) diffèrent fortement d'un contrat à l'autre. L'idéal est donc de faire en sorte d'avoir plusieurs devis entre les mains, et de bien comparer les différentes options possibles.