La santé du Boxer : espérance de vie, maladies, conseils...

Espérance de vie du Boxer

Le Boxer a dans l'ensemble une santé assez fragile, et c'est ce qui explique d'ailleurs qu'une bonne partie des représentants de la race ne fêtent jamais leur dixième anniversaire.

Article détaillé : L'espérance de vie du chien

Résistance du Boxer au froid et à la chaleur

Un Boxer assis sous la neige

Le Boxer est sensible aux températures extrêmes. Qu'il s'agisse de froid très vif ou au contraire de forte chaleur, sa fourrure courte ne le protège pas bien contre les conditions climatiques difficiles, et son nez court ne lui permet pas de se rafraîchir comme il le faudrait via les halètements.

 

Il est donc plutôt destiné à vivre sous un climat tempéré : une région où les hivers sont glaciaux ou les étés caniculaires n'est pas idéale pour lui.

Maladies du Boxer

Un Boxer allongé à côté d'une trousse de premier secours

Les maladies auxquelles le Boxer est particulièrement prédisposé sont :

  • le cancer, en particulier la mastocytose, le lymphome ou les tumeurs au cerveau ;

  • la dysplasie de la hanche, un problème articulaire dont l'apparition peut être favorisée par un facteur héréditaire, et qui engendre des difficultés de locomotion : douleurs lors de certains mouvements, boiterie, arthrose à partir d'un certain stade... Si elle est détectée suffisamment tôt, une intervention chirurgicale peut potentiellement y remédier. À défaut, il est au moins possible d'atténuer les symptômes ;

  • la dilatation-torsion gastrique, généralement due à une ingestion trop rapide de nourriture. L'air et les gaz sont alors bloqués dans l'estomac, et la circulation sanguine est fortement perturbée dans la zone. Sans l'intervention rapide d'un vétérinaire, le chien décède rapidement ;

  • la sténose aortique ou subaortique, une malformation cardiaque potentiellement héréditaire et qui se traduit par un diamètre réduit de la base de l'aorte. Elle cause une fatigue anormale du coeur, entraînant à terme une insuffisance cardiaque et un risque d'arrêt cardiorespiratoire. Ce dernier peut être réduit par des médicaments qui ralentissent l'évolution de l'insuffisance cardiaque ;

  • la cardiomyopathie dilatée, qui occasionne une arythmie du cœur. L'animal touché développe alors une insuffisance cardiaque qui évolue rapidement et peut se manifester de différentes manières : faiblesse générale, détresse respiratoire, toux, perte de connaissance voire mort subite. Certains traitements peuvent retarder l'échéance, mais l'issue n'en est pas moins fatale ;

  • la myélopathie dégénérative, une perte de moëlle épinière qui conduit à des problèmes de coordination des mouvements puis à une paralysie progressive. Cette affection est héréditaire et ne peut être soignée ;

  • l'hypothyroïdie, un déficit hormonal ralentissant le métabolisme et diminue toutes les fonctions corporelles. Un individu touché peut présenter toutes sortes de symptômes : fatigue générale, prise de poids, respiration difficile, etc. Des traitements permettent de faire disparaître ces derniers, mais sont à donner à vie ;

  • le syndrome brachycéphale, causé par le forme écrasée de son visage et qui peut se traduire en particulier par des difficultés de respiration, avec donc un risque de coup de chaleur accru - surtout quand les températures sont élevées ;

  • la surdité, particulièrement fréquente chez les spécimens de couleur blanche, mais qui n'épargne pas non plus les individus fauve ou bringés ;

  • de nombreuses maladies oculaires : entropion et ectropion, ulcère de l'œil, dégénérescence de la cornée… ;

  • des problèmes de peau : allergie, démodécie… ;

 

Le Boxer est en outre particulièrement sensible à l'acépromazine, qui peut causer chez lui des problèmes cardiaques potentiellement fatals. Ce sédatif est souvent utilisé comme anesthésiant pour les opérations, mais est aussi présent dans les tranquillisants auxquels on peut avoir recours par exemple avant un long trajet en voiture avec son chien. Il va sans dire que ces médicaments doivent être évités.

Risque d'obésité du Boxer

Un Boxer en train de regarder un diner sur la table

Cet animal actif qu'est le Boxer est peu sujet à l'obésité, dès lors qu'il est correctement nourri et a la possibilité de se dépenser autant qu'il en a besoin.

 

Néanmoins, un maître responsable doit surveiller régulièrement le poids de son compagnon et s'assurer qu'il n'a pas tendance à l'embonpoint : une pesée tous les mois s'impose, au même titre qu'un tour chez le vétérinaire en cas de dérapage qui se confirme voire s'aggrave sur plusieurs mesures d'affilée. En effet, seul un professionnel de santé est à même d'identifier la cause du problème, car l'alimentation ou le niveau d'activité ne sont pas les seuls facteurs explicatifs : la prise de poids peut aussi être le symptôme d'une maladie, ou une réaction à un médicament.

 

Dans tous les cas, il n'y a aucune raison d'attendre si la situation se présente. En effet, sachant qu'un chien en surpoids a tendance à devenir moins actif, les choses ont peu de chances de s'arranger si on ne fait rien : elles tendent plutôt généralement à empirer.

 

Il convient au passage de préciser que la stérilisation accroît la propension d'un chien à développer de l'embonpoint. Il faut alors être d'autant plus vigilant.

Causes de mortalité du Boxer

Selon une enquête conjointe menée en 2004 par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, le cancer est la principale cause de mortalité chez le Boxer, puisqu'il est à l'origine de presque 40 % des décès.

 

Représentant un peu plus de 20% des cas, l'âge avancé est le deuxième facteur. Cela amène d'ailleurs à relativiser la fragilité de cette race : elle est plus touchée que d'autres par diverses affections, mais une bonne partie de ces dernières ne sont pas mortelles, et n'empêchent donc pas les individus concernés de finir par s'éteindre de leur belle mort.

 

Les problèmes cardiaques et gastro-intestinaux (essentiellement la dilatation-torsion de l'estomac) arrivent à égalité en 3ème position mais sont loin derrière, puisqu'ils ne représentant chacun que 7% des cas.

Adopter un Boxer en bonne santé

Un chiot Boxer en train de se faire vacciner

Le Boxer est assez fragile et prédisposé à diverses affections héréditaires : il n'est donc pas inutile d'être vigilant quant au choix de l'éleveur chez qui on adopte, afin de maximiser les chances d'obtenir un animal en bonne santé et qui le reste.

 

En effet, non content de fournir à ses protégés un cadre de vie de qualité et de leur offrir une éducation et une socialisation aux petits oignons, un éleveur sérieux sélectionne soigneusement ses reproducteurs. Il fait ainsi passer différents tests (génétiques, orthopédiques...) aux individus qu'il envisage de saillir, et écarte systématiquement ceux qui présentent un risque avéré de transmission d'une tare héréditaire à leur descendants.

 

En parallèle des résultats desdits tests, le professionnel doit bien sûr être en mesure de fournir le détail des vaccins reçus par le chiot (consignés dans son carnet de santé ou de vaccination) ainsi qu'un certificat établi par un vétérinaire et attestant que celui-ci est en bonne santé.

 

Lui-même veille par ailleurs à prodiguer aux petits des soins de qualité, ne lésinant ni sur les efforts ni sur les dépenses.

Fragilité du Boxer en période de croissance

Tant qu'il n'a pas encore atteint son gabarit d'adulte (ce qui se produit vers l'âge de 16 mois), un chiot Boxer est particulièrement fragile. En particulier, il connaît alors d'importantes poussées de croissance au cours desquelles il est crucial de ménager ses articulations.

 

Tout au long de cette période, il faut donc éviter qu'il effectue des efforts physiques trop intenses ou trop longs : il pourrait non seulement se blesser et potentiellement conserver des séquelles à vie, mais aussi développer des malformations.

 

Il convient aussi de garder en tête qu'un chiot dort beaucoup (jusqu'à 20 heures par jour, surtout pendant ses premières semaines de vie), et que cela est parfaitement normal : ce repos est indispensable pour qu'il puisse récupérer et pour que son organisme grandisse correctement. Il doit toujours avoir un endroit au calme à sa disposition, et ne doit pas être dérangé pendant son sommeil.

Maintenir un Boxer en bonne santé

Un Boxer en visite chez le vétérinaire

Tout chien doit bénéficier d'un suivi vétérinaire de qualité, et c'est encore plus vrai pour ceux comme le Boxer qui sont assez fragiles. Un bilan de santé chez le vétérinaire s'impose donc à intervalle régulier pour voir si tout va bien ou au contraire déceler au plus tôt un éventuel problème, parfois longtemps avant qu'il ne devienne visible. Le faire une fois par an est un minimum, et la fréquence mérite même d'être accrue lorsque l'animal vieillit.

 

Quoi qu'il en soit, ce rendez-vous est aussi l'occasion de lui faire administrer les éventuels rappels de vaccins nécessaires, afin qu'il ne cesse jamais d'être protégé contre certaines maladies potentiellement fatales.

 

Tout maître doit aussi veiller à renouveler les traitements antiparasitaires de son animal tout au long de l'année, selon la fréquence prévue : là aussi, cela permet de faire en sorte que ce dernier reste constamment à l'abri de différents problèmes.

Assurer un Boxer

Le Boxer étant assez fragile, la question d'assurer sa santé mérite d'autant plus de se poser. En effet, cela permet d'aborder les choses avec beaucoup plus de sérénité en cas de maladie ou d'accident, mais aussi d'être en mesure de lui offrir les soins qu'il mérite sans se retrouver potentiellement dans une situation financière compliquée.

 

Néanmoins, souscrire une assurance pour son chien ne saurait être effectué au hasard : il existe pléthore d'acteurs et de contrats, qui sont loin d'être harmonisés. Ainsi, les exclusions, franchises, plafonds annuels, modalités d'avance des frais... peuvent différer fortement de l'un à l'autre - pour ne citer que ces exemples. Il est donc recommandé de demander plusieurs devis et de comparer les différentes options possibles, afin de choisir au mieux.