
Bien que le Border Collie jouisse généralement d’une santé robuste, force est de constater que nombre de maladies auxquelles il est prédisposé sont ou peuvent être d’origine héréditaire. Il est donc important de s’adresser à un éleveur responsable quand on envisage d’adopter un chiot de cette race.
En effet, un professionnel sérieux prend soin de faire effectuer des tests génétiques sur ses reproducteurs éventuels afin d’écarter ceux qui pourraient transmettre une tare héréditaire à leurs descendants : lipofuscinose, syndrome des neutrophiles piégés, syndrome d’Imerslund-Gräsbeck, résistance multidrogue, anomalie de l’œil du Colley… Pour l’atrophie centrale de la rétine (APR centrale), à défaut de test génétique, il veille à les faire examiner chaque année par un vétérinaire ophtalmologiste : tout individu qui déclare cette maladie est là sorti de la reproduction. Enfin, il fait également passer aux chiens qu’il envisage d’employer comme reproducteurs des examens radiographiques pour s’assurer qu’ils ne sont pas atteints de dysplasie de la hanche ou du coude.
Il doit bien sûr être en mesure de présenter les résultats de ces tests et examens, qu’ils aient été effectués sur les parents ou sur le petit, en plus du détail des vaccins reçus par ce dernier et d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.
Par ailleurs, un professionnel digne de ce nom veille aussi à ménager ses reproducteurs. En particulier, une chienne ne devrait pas donner naissance à plus d’une portée par an.
En outre, il veille en permanence sur ses chiots et fait tout son possible pour qu’ils soient et restent en bonne santé, notamment en leur offrant un suivi médical de qualité. Il fait également en sorte qu’ils naissent et grandissent dans un environnement sain, notamment en ce qui concerne les conditions sanitaires. Tout cela a bien sûr une influence dans la probabilité d’adopter un chiot en bonne santé et qui le reste.
Visiter l’élevage en amont de l’adoption est assez incontournable, car cela permet justement de s’assurer que ces conditions sont respectées, de voir les parents du petit (ou au moins sa mère) afin de s'assurer qu'ils semblent en bonne santé et équilibrés. Il faut aussi bien sûr examiner et observer le chiot lui-même.
Bien évidemment, les efforts déployés par l’éleveur ont un coût, et celui-ci se répercute sur le prix demandé. Néanmoins, il est judicieux de payer un peu plus dès lors que cela permet d’augmenter les chances d’adopter un animal en parfaite santé et qui a toutes les chances de le rester. Du reste, en cas de problème, les dépenses de vétérinaire et/ou de comportementaliste ont tôt fait de représenter beaucoup plus que le montant économisé à l'achat...