La santé du Berger Hollandais : espérance de vie, maladies, conseils...

Espérance de vie du Berger Hollandais

Le Berger Hollandais est rustique et généralement très robuste. Cela se traduit d’ailleurs dans son espérance de vie, qui est de l’ordre de 13 ans : cette valeur est certes comparable à celles de chiens similaires comme le Berger Belge ou le Berger Allemand, mais nettement supérieure à la moyenne des autres races de ce gabarit.

Article détaillé : L'espérance de vie du chien

Résistance du Berger Hollandais au froid et à la chaleur

Habitué depuis toujours à vivre en extérieur dans son pays d’origine, où la météo n’est pas toujours des plus clémentes, le Berger Hollandais (quelle que soit la variété, y compris celle à poil court) est très résistant aux intempéries et supporte sans problème la plupart des climats – à l’exception des plus extrêmes. Il possède en effet un sous-poil laineux qui le protège efficacement.

 

Il n’en reste pas moins nécessaire de veiller à son bien-être, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il dispose d’un lieu où il peut s’abriter du froid et de l’humidité en hiver, ainsi que de la chaleur en été.

Maladies du Berger Hollandais

Le Berger Hollandais est un chien relativement robuste. Il n’en demeure pas moins davantage sujet à certaines pathologies, comme n’importe quelle race. Avoir quelques notions sur ces dernières est toujours utile pour savoir comment les reconnaître et/ou les prévenir.


Dans son cas, il faut donc être particulièrement vigilant à :

 

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l’apparition peut être favorisée par un facteur génétique. Elle entraine des douleurs et des problèmes de boiteries, ainsi que de l’arthrose au bout d’un certain temps. Si elle est diagnostiquée tôt, elle peut dans certains cas être traitée par chirurgie ;

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui correspond à un repliement de l’estomac sur lui-même : on parle d’ailleurs parfois aussi de retournement d’estomac. Courante chez les chiens de grande taille, et notamment les races les plus sportives comme le Berger Hollandais, elle nécessite une intervention vétérinaire de toute urgence, sous peine d’entraîner rapidement le décès de l’animal ;
  • la myélopathie dégénérative, une maladie neurologique ayant pour conséquence une paralysie du train arrière, puis également du train avant. Cette pathologie apparaît assez tardivement (généralement après l’âge de 8 ans), est progressive et incurable : entraînant à terme une paralysie totale, elle nécessite à plus ou moins brève échéance l’euthanasie de l’animal, afin d’abréger ses souffrances. Elle est héréditaire, mais il existe un test génétique afin de la dépister et éviter ainsi de faire se reproduire un individu qui en est porteur ;

  • la dégénérescence spongieuse avec ataxie cérébelleuse, une maladie nerveuse héréditaire entraînant des problèmes locomoteurs, des crises d’épilepsie voire une cécité. Elle apparaît très tôt, avant même que le chiot ne soit sevré, et nécessite de l’euthanasier ;

  • l’hypothyroïdie, un dysfonctionnement de la thyroïde qui fait qu’elle ne parvient pas à sécréter suffisamment certaines hormones. Touchant davantage la variété à poil long, cette pathologie est liée à un problème immunitaire potentiellement héréditaire. Elle provoque dans la majorité des cas une destruction de la glande thyroïde qui entraîne une baisse du métabolisme, et donc un affaiblissement général de l’organisme. Celui-ci peut se manifester de diverses manières, allant d’un simple manque d’appétit à des troubles de la coordination ou de la respiration, jusqu’au coma. Il est toutefois possible de mettre en place un traitement adapté qui permet à l’animal de vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions, en faisant disparaître ou au moins en atténuant les symptômes ;

  • la goniodysplasie, une malformation oculaire susceptible d’entraîner un glaucome, et d’aboutir dans les cas les plus graves à une cécité de l’animal. Souvent héréditaire, cette affection touche surtout le Berger Hollandais à poil dur.

Risque d'obésité du Berger Hollandais

Si tant est qu’il pratique suffisamment d’activité physique et qu’il reçoit une alimentation équilibrée, le Berger Hollandais n’est pas particulièrement enclin à l’obésité. Cependant, il reste important de surveiller régulièrement son poids en le pesant tous les mois.

 

En cas d’augmentation inexpliquée qui se confirme sur plusieurs mesures d’affilée, il est important de faire le point sans attendre avec le vétérinaire. En effet, seul un professionnel est à même de déterminer l’origine de celle-ci, qu’elle soit médicale (maladie, réaction à un traitement…), alimentaire (aliments inadaptés, rations quotidiennes trop conséquentes…) ou simplement liée à un manque d’activité. Il pourra également indiquer les mesures à suivre pour permettre au chien de retrouver son poids de forme.

 

En tout état de cause, comme chez l’Homme, le surpoids est susceptible d’être associé à de nombreux problèmes de santé, car il peut entraîner ou aggraver toutes sortes de pathologies. Il est donc essentiel d’être vigilant afin de l’éviter à son animal, et de réagir rapidement en cas de dérapage.

Adopter un Berger Hollandais en bonne santé

Comme pour toute race de chien, lorsqu'on veut acheter un Berger Hollandais, il est essentiel de se tourner vers un éleveur sérieux. C’est d’autant plus vrai que plusieurs pathologies auxquelles il est prédisposé ont un facteur héréditaire : il est donc impératif que le professionnel ait été vigilant dans la sélection de ses reproducteurs, c’est-à-dire qu’il ait fait réaliser différents tests génétiques sur ces derniers afin de limiter le risque de transmission d’une tare héréditaire à leurs descendants. Il doit donc être en mesure d’en présenter les résultats, au même titre d’ailleurs que ceux des radiographies permettant d’établir qu’ils ne sont pas atteints de dysplasie de la hanche.

 

L’éleveur doit être également en mesure de fournir un certificat établi par un vétérinaire attestant que l’animal est en bonne santé, ainsi que les documents et informations relatifs aux vaccins et vermifuges qui lui ont été administrés.

 

De façon plus générale, un professionnel digne de ce nom veille à offrir à ses chiens le meilleur suivi possible en termes de santé, ainsi qu’un cadre de vie irréprochable – notamment sur le plan sanitaire.

 

Il tâche aussi de ne pas épuiser ses reproductrices, en évitant de les rendre gestantes plus d’une fois par an. On peut potentiellement vérifier ce qu’il en est en examinant les dates de ses précédentes annonces de portées, par exemple sur son site Internet.

 

Toutes ces mesures ont un coût qui se répercute généralement dans le prix demandé, mais il est effectivement judicieux de dépenser un peu plus dès lors que cela offre la garantie d’adopter un chiot en parfaite santé et ayant toutes les chances de le rester.

Fragilité du Berger Hollandais en période de croissance

Comme pour n’importe quelle race, un chiot Berger Hollandais est généralement particulièrement joueur et aventurier, voire casse-cou. Or, il faut garder en tête que ses articulations sont – là aussi comme pour tout chien – particulièrement fragiles et sensibles tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte, entre 12 et 15 mois.

 

Il est donc important de calmer parfois son impétuosité, mais aussi de lui éviter les exercices physiques intenses ou non adaptés à son âge, ainsi par exemple que de lui faire monter ou descendre des escaliers. À défaut, il pourrait non seulement se blesser, mais aussi souffrir de séquelles à vie et/ou de malformations. La vigilance est d’autant plus de mise que cette race est prédisposée à la dysplasie de la hanche.

 

Il est important en outre de garder en tête qu'un chiot qui manque de sommeil est d’autant plus fragile, voire risque de connaître des problèmes de développement. Il est donc crucial de bien respecter ses temps de repos (jusqu’à 20 heures par jour les premiers mois), et de faire en sorte qu’il ait toujours un endroit calme à sa disposition pour dormir.

Maintenir un Berger Hollandais en bonne santé

Comme tout chien, le Berger Hollandais doit être emmené au moins une fois par an chez le vétérinaire pour un bilan de santé – cette fréquence doit même être accrue lorsqu’il devient âgé. Le praticien est alors notamment susceptible de déceler à un stade précoce des problèmes qui n’entraînent pas encore de symptômes flagrants, ce qui permet d’y faire face dans les meilleures conditions.

 

Ce rendez-vous est également l’occasion de faire le point sur les vaccins du chien, et d’effectuer les éventuels rappels qui s’imposent – sachant que leur fréquence diffère d’un vaccin à l’autre. Ils sont en effet indispensables pour que l’animal ne cesse jamais d’être protégé contre plusieurs affections graves, voire mortelles.

 

Par ailleurs, tout au long de l’année, il revient au maître de veiller à administrer régulièrement à son compagnon des antiparasitaires externes et internes afin de prévenir l’infestation de vers, puces et autres tiques pour le protéger efficacement.

 

S’assurer que son chien soit systématiquement à jour de ses vaccins et vermifuges est d’autant plus utile pour une race comme le Berger Hollandais, qui passe beaucoup de temps en extérieur.

 

Enfin, comme pour un humain, il faut veiller régulièrement à ce qu’il ait un poids adapté, car l’embonpoint voire l’obésité peuvent être à l’origine de toutes sortes de problèmes de santé.

Assurer un Berger Hollandais

Même si le Berger Hollandais est plutôt robuste, nul n’est à l’abri d’un accident ou d’une maladie. Les frais vétérinaires peuvent alors être très lourds, mais il est important de pouvoir y faire face afin d’offrir à son compagnon les meilleurs soins possibles.

 

Souscrire une assurance santé pour son chien permet d’éviter de se retrouver dans une situation potentiellement compliquée en cas de coup dur. Il existe toutefois de nombreuses compagnies d’assurances, et chaque contrat possède ses propres subtilités par exemple en termes de plafond annuel d’indemnisation, de taux de prise en charge ou même tout simplement de ce qui est couvert ou non. Il est donc recommandé de demander différents devis et de bien étudier les offres, afin de choisir en parfaite connaissance de cause.

 

Assurer un chiot Berger Hollandais de 6 mois coûte autour d’une dizaine d’euros par mois si on opte pour une formule basique, comprenant principalement les remboursements des frais vétérinaires en cas d’accident. Il en va de même pour un adulte de 4 ans.

 

Par contre, dès lors qu’on choisit des offres plus complètes, prenant en charge par exemple les dépenses en cas de maladie, le prix d’une assurance pour un Berger Hollandais peut facilement dépasser les 30 euros par mois pour un chiot, et avoisiner les 40 euros par mois pour un adulte.

 

Ainsi, le coût d’assurance d’un Berger Hollandais est globalement dans la moyenne par rapport à celui des autres races.