Un chien de Saint-Hubert en position statique sur fond blanc

Saint-Hubert

Autres noms : Bloodhound
Nom d'origine : Chien de Saint-Hubert
Pays d'origine : Belgique
Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées

Qualités du Saint-Hubert

Tempérament du Saint-Hubert

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Saint-Hubert

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Saint-Hubert au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Saint-Hubert

Espérance de vie
De 11 à 15 ans
Poids de la femelle
De 40 à 48 kg
Poids du mâle
De 46 à 54 kg
Taille de la femelle
De 58 à 66 cm
Taille du mâle
De 64 à 72 cm

Le Saint-Hubert : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Saint-Hubert

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

Le Chien de Saint-Hubert a des origines lointaines : ce fin limier est connu et apprécié depuis des siècles pour son flair exceptionnel ainsi que pour ses aptitudes à la chasse.

 

Il fut élevé dès le 7ème siècle dans l’actuelle Belgique par les moines de l'abbaye de Saint-Hubert, et descend de chiens de chasse à courre de couleur noire qui étaient employés par le moine - puis évêque - François Hubert (656-727). Toute sa vie durant, ce chasseur passionné éleva des chiens capables de suivre tous types de pistes, même déjà anciennes. Rapidement canonisé après sa mort, il devint le saint patron des chasseurs au moins dès le 11ème siècle, comme en témoignent des documents datant de cette époque.

 

Il donna également son nom à la race qui naquit grâce à lui, même s’il est assez difficile d’établir la véritable date à laquelle cette dernière apparut. Les spécialistes estiment toutefois qu'elle vit le jour entre l’an 750 et l’an 900, c’est-à-dire après la mort de l’évêque.

Diffusion dans son pays d'origine

Le grand chien courant portant le nom de l'évêque Hubert se répandit rapidement dans les Ardennes et ailleurs en Belgique, se montrant très utile pour s’attaquer au gros gibier qu'abritaient les forêts étendues de cette région. On vanta rapidement sa robustesse et son endurance, surtout dans le cadre de la chasse à courre au sanglier.

 

La race prospéra au Moyen Âge et fut largement utilisée pour la chasse, tant en Belgique qu’en France. Par ailleurs, elle évolua un peu au fil du temps : alors que les premiers individus étaient tous noirs, des spécimens noir et feu firent leur apparition.

Diffusion internationale

La diffusion du Chien de Saint-Hubert en Europe

Déjà présent en France à l'époque, le Saint-Hubert fut importé en Angleterre par Guillaume le Conquérant (1027-1087), à la suite de l’invasion de 1066 par les Normands. Il y fut largement utilisé comme cadeau pour les rois et autres nobles.

 

Au 12ème siècle, il fut présenté par les moines à Charles IX, le roi des Francs. Ces derniers le décrivirent comme convenant particulièrement pour la chasse aux cerfs et aux sangliers. Cependant, le monarque ne tomba pas vraiment sous le charme : ce ne fut que bien plus tard qu’un souverain français, Henri IV (1553-1610), décida d’élever des Chiens de Saint-Hubert pour chasser.

 

La première mention connue de la race dans le domaine de la littérature remonte au 13ème siècle et se trouve dans Guillaume de Palerme, un long poème français qui relate l’histoire de ce chevalier présenté comme « noble, preux et vaillant », enlevé par un loup-garou puis recueilli par l’empereur de Rome.

 

Au 16ème siècle, la race était toujours très appréciée au Royaume-Uni et ailleurs. Chasseuse aguerrie, la reine Elizabeth Ière (1533–1603) en possédait même une meute.

 

En France, la révolution de 1789 marqua un coup d’arrêt à son développement. En effet, avec la fin des grandes chasses à courre dans lesquelles ils étaient jusqu’alors utilisés, bon nombre de ses représentants moururent. Les historiens estiment même que le Saint-Hubert disparut totalement du pays à cette époque.

 

Le développement du Saint-Hubert moderne en Angleterre

Si le Saint-Hubert connut une période trouble en France, il continua toutefois d’être présent et très apprécié ailleurs, notamment en Angleterre. Il y était utilisé non seulement pour chasser, mais aussi, à partir des toutes premières années du 19ème siècle, pour aider les forces de l’ordre à traquer les malfaiteurs : voleurs, braconniers… En effet, les Anglais se rendirent compte que l’excellent odorat de ce chien pouvait aussi être utile pour la recherche des personnes. Cette époque vit donc le Chien de Saint-Hubert employé pour une nouvelle mission, même si certains écrits pourraient laisser penser que des représentants de la race auraient déjà été employés pour la traque d’humains au cours du 16ème siècle.

 

Quoi qu’il en soit, c’est justement en Angleterre que fut développé le Chien de Saint-Hubert moderne, sensiblement plus petit que ses ancêtres. Selon les spécialistes, cette évolution morphologique est due à des croisements avec le Talbot, une race française ou belge de couleur blanche et d’apparence similaire, aujourd'hui disparue. Les individus issus de ces croisements reçurent le nom de Bloodhound, qui signifie « chien de sang » - une expression diminutive du terme « chien de sang pur » utilisé pour décrire cette race.

 

L’ère victorienne (1837–1901) fut caractérisée par une diffusion croissante de la race, et ce pour au moins deux raisons. En premier lieu, cette époque vit l’apparition et la multiplication des expositions canines modernes, évènements dans lesquels celle-ci était bien représentée. En outre, quelle que soit leur race, les chiens commençaient à être vus comme des animaux de compagnie et non comme de simples assistants de travail ; dans ce cadre, le côté exotique et inhabituel du Bloodhound lui permit de se faire remarquer positivement par la population anglaise. Comme si cela n’était pas suffisant, la reine Victoria elle-même l'adorait, et en possédait d’ailleurs plusieurs - dont un qui participa à une exposition en 1869.

 

L'histoire polémique du Bloodhound aux États-Unis

Si le Royaume-Uni fut le pays où le Saint-Hubert que l’on connaît aujourd’hui fut développé, la race avait déjà posé ses pattes sur le territoire américain au tout début du 17ème siècle.

 

Au cours du siècle suivant, Benjamin Franklin (1706-1790) fut d’ailleurs l’auteur de textes décrivant son fort intérêt pour elle, notamment parce qu’elle permettait de traquer les peuples natifs et de se défendre contre eux. Plus tard, elle fut également beaucoup utilisée dans les États du sud, notamment pour rechercher les esclaves évadés.

 

La réputation du Bloodhound aux États-Unis fut entachée par ces missions qui lui étaient confiées, au point qu’il put être perçu comme un animal cruel et vicieux. C’est d’ailleurs ainsi qu’il fut décrit en 1852 par la romancière Harriet Beecher Stowe dans son roman anti-esclavagiste intitulé La case de l’oncle Tom.

 

L’intérêt des Américains à son égard déclina d'ailleurs fortement à partir du milieu du 19ème siècle, jusqu’à un tournant survenu en 1888. C’est en effet cette année-là que trois représentants de la race participèrent au Westminster Kennel Club Dog Show, qui est aujourd’hui encore une des expositions canines les plus célèbres tant au niveau national que mondial. Un certain nombre de personnes s’intéressèrent alors de nouveau à lui, et il parvint à gagner de nouveau le cœur des Américains.

Reconnaissance par les organismes officiels

Les organismes américains firent partie des premiers à reconnaître le Bloodhound, aux côtés du prestigieux Kennel Club britannique. Ce fut le cas de l’American Kennel Club (AKC) dès 1885, soit à sa fondation. L’autre institution de référence du pays, le United Kennel Club (UKC), en fit de même en 1914.

 

Il fallut toutefois attendre 1952 pour qu’un club de race local, l’American Bloodhound Club (ABC), soit fondé par des passionnés. Par la suite, d’autres clubs se concentrant sur l’utilisation de ce chien par la police virent le jour, à l’instar de la National Police Bloodhound Association en 1966 ou de la Law Renforcement Bloodhound Association en 1988.

 

Quant à la Fédération Cynologique Internationale, qui regroupe pas moins d’une centaine d’organismes nationaux (dont ceux de la Belgique, la France et la Suisse), elle reconnut le Chien de Saint-Hubert en 1960.

 

Au Canada, le Club Canin Canadien (CCC) n’est pas membre de la FCI, mais le reconnaît lui aussi. De fait, la totalité des principales institutions cynologiques du monde entier en font de même.

Dans son pays d'origine

Le Chien de Saint-Hubert vérifie l’adage qui veut que nul n’est prophète en son pays. En effet, sa population en Belgique semble assez restreinte, au point d’ailleurs que moins de 10 élevages sont reconnus par le club de race national.

En France

Le Saint-Hubert est assez implanté en France, même si sa présence demeure modeste. On comptabilise ainsi autour de 150 à 200 enregistrements par an au Livre des Origines Français depuis la fin des années 2000, alors qu’ils étaient seulement légèrement supérieurs à la centaine depuis le tournant du siècle.

 

Il est ainsi repassé au-dessus du niveau qu’il avait atteint à la fin des années 80 et au début des années 90, lorsqu’il oscillait autour des 130 naissances annuelles.

En Suisse

Le Saint-Hubert se fait assez discret en Suisse, et est loin d'y avoir le vent en poupe. En effet, le nombre de spécimens enregistrés dans la base de données Amicus se situe autour de 70, alors qu'il approchait la centaine en 2017.

Ailleurs dans le monde

On ne peut pas dire que le Bloodhound remporte aujourd’hui un grand succès dans le pays qui joua un rôle essentiel dans son histoire, le Royaume-Uni. En effet, on y compte chaque année moins de 100 naissances enregistrées auprès du Kennel Club (KC), ce qui le situe au-delà de la 100ème place (sur environ 200) dans le classement des races les plus présentes dans le pays. Après un point bas d’une cinquantaine de naissances annuelles en 2012 et 2013, les chiffres semblent remonter un peu la pente, mais restent à des niveaux très modestes. Il en allait d’ailleurs déjà de même au cours des années 2000.

 

Ailleurs en Europe, sa diffusion est assez inégale. Par exemple, en Espagne, on compte chaque année moins de 10 enregistrements annuels auprès de la Real Sociedad Canina de España (RSCE), l’organisme canin de référence du pays. Ce n'est guère mieux en Allemagne, où le nombre de spécimens inscrits dans le livre des origines tenu par le Verband für das Deutsche Hundewesen est nul certaines années. En revanche, près d'une centaine de naissances surviennent chaque année en Italie, au vu des chiffres de l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI).

 

Aux États-Unis, le Bloodhound semble être parvenu à faire oublier son passé sulfureux : il se classe autour de la 50ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l'American Kennel Club (AKC) en fonction du nombre d’enregistrements annuels. C'est donc un des pays où il est le plus populaire. Il y fait d’ailleurs montre d’une remarquable stabilité, puisqu’on le retrouve autour de la même place depuis le début du 21ème siècle.

 

On peut souligner en tout cas qu'il a essaimé dans le monde entier, puisqu'on le retrouve par exemple dans des contrées aussi éloignées de ses Ardennes natales que l'Australie (autour de 10 à 20 naissances enregistrées chaque année auprès de l'Australian National Kennel Council, mais cela représente une division par deux par rapport aux décennies précédentes) ou l'Afrique du Sud (les chiffres de la Kennel Union of South Africa sont du même ordre de grandeur, et trahissent là aussi un recul).

Au regard de la longue histoire de la race et des divers croisements qu'elle connut, il n'est pas surprenant que sa morphologie ait beaucoup évolué par rapport à ce qu'elle fut dans le temps. Ainsi, le Saint-Hubert que nous connaissons aujourd’hui a une apparence différente de celle du chien initial, qui était vraisemblablement plus grand et plus imposant.

Taille & poids

Taille du mâle
De 64 à 72 cm
Taille de la femelle
De 58 à 66 cm
Poids du mâle
De 46 à 54 kg
Poids de la femelle
De 40 à 48 kg
Un chien de Saint-hubert en position statique

Qu'il s'agisse d'un mâle ou d'une femelle, un Saint-Hubert atteint son gabarit adulte vers l'âge de 18 mois.

 

En revanche, le premier est sensiblement plus grand et lourd que la seconde. Ce n'est d'ailleurs pas qu'à ce niveau qu'il existe un dimorphisme sexuel bien marqué chez cette race : les mâles possèdent aussi davantage de peau au niveau de la tête et du cou, et leurs lèvres sont plus charnues, notamment au niveau de la commissure.

Morphologie

Un chien de Saint-Hubert de profil sur la pelouse

Le Chien de Saint-Hubert est le plus puissant des chiens courants de grande taille. Même s’il est doté d’une large poitrine, d’une forte ossature et très musclé, il n’en reste pas moins harmonieux et ne donne jamais d’impression de lourdeur. Il présente d’ailleurs des allures très souples, amples et élastiques.

 

Son dos est long et bien droit. Il se situe entre un garrot légèrement saillant et un rein fort et court débouchant sur une croupe musclée, large et assez longue.

Pattes

Les pattes du Saint-Hubert sont très musclées, longues, et parfaitement parallèles vues de face. Elles se terminent par des pieds solides et compacts, munis de doigts cambrés et serrés ainsi que de coussinets très résistants.

Queue

La queue du Saint-Hubert est attachée haut, en forme de sabre, longue et épaisse. Elle est garnie en effet de poils mesurant environ 5 cm à sa base, mais qui deviennent de plus en plus courts au fur et à mesure que l’on s’approche de l’extrémité.

Tête

La tête d'un chien de Saint-Hubert

Reposant sur un cou long, la tête du Saint-Hubert est très imposante par rapport au reste du corps, et son port est très majestueux. Elle est très anguleuse, laissant apparaître une structure osseuse bien visible. Le crâne est assez long, mais le stop peu marqué. Par ailleurs, tant la tête que le cou comportent une grande quantité de peau souple et fine qui forme des plis profonds. Elle est toutefois moins abondante chez la femelle que chez le mâle.

 

Les oreilles sont attachées au niveau des yeux, voire plus bas, sur chaque côté de la tête. Elles sont de grande taille, fines, tombantes et souples. Elles sont par ailleurs recouvertes de poils courts et doux.

 

Le museau est de la même longueur que le crâne lorsqu’il est vu de profil. Il reste large tout du long, jusqu’à une truffe tout aussi large. Chez les sujets de couleur noire ou feu, celle-ci est obligatoirement noire. Chez les autres, elle peut aussi être marron. Dans tous les cas, elle présente des narines très ouvertes et surplombe des lèvres supérieures très longues.

 

Ces dernières descendent environ 5 cm plus bas que la mâchoire inférieure, et pendent fortement au-dessus des lèvres inférieures. Elles sont en outre encore plus charnues au niveau de la commissure des lèvres, en particulier chez le mâle.

 

Par ailleurs, les mâchoires sont articulées en ciseaux et présentent des dents bien blanches et solides.

Yeux

Les yeux du Bloodhound sont de couleur brun foncé ou noisette, mais peuvent également avoir une teinte plus claire et ambrée chez certains individus. Ils sont de grandeur moyenne, de forme ovale, et quelque peu enfoncés dans leurs orbites.

 

Ils lui donnent une expression pleine de douceur, voire teintée de mélancolie.

Pelage

La peau du Saint-Hubert est lâche et élastique sur la totalité du corps, et particulièrement abondante au niveau de la tête et du cou.

 

Elle est recouverte par un pelage composé d’une part d’un sous-poil plus ou moins épais d’un individu à l’autre, et d’autre part d’un poil de couverture court, dense et dur au toucher - sauf sur la tête où il est particulièrement doux, et au niveau du dessous de la queue, où il est long et rêche.

Couleurs de robe

La robe du Saint-Hubert peut être de trois couleurs différentes : noir et feu, foie et feu ou rouge.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Saint-Hubert doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

S'il est avéré que l'apparence du Saint-Hubert a beaucoup évolué par rapport à ce qu'elle était à ses débuts il y a environ mille ans, certains éléments autorisent à penser que son tempérament a lui aussi changé.

 

En effet, des écrits américains du 17ème siècle retrouvés au Collège de William et Mary, dans l’État de Virginie, mentionnent l’usage de représentants de la race pour la guerre ou le combat. De nombreuses légendes du Moyen Âge, notamment vers certaines îles britanniques, décrivent également des Bloodhounds violents et démoniaques. Dans un cas comme dans l’autre, cela renvoie de la race une image qui n'est pas du tout celle que l’on connaît aujourd’hui.

 

De faits, les spécialistes s’accordent sur le fait qu'elle connut d’importantes évolutions au cours de sa longue histoire. Le tournant se situe peut-être à l’époque où les forces de l’ordre britanniques commencèrent à employer son odorat pour la recherche de personnes disparues, c’est-à-dire vraisemblablement au début du 19ème siècle : il n’était bien sûr pas souhaitable que ces dernières soient attaquées une fois retrouvées.

 

Le caractère du Saint-Hubert est donc potentiellement désormais aux antipodes de ce qu'il fut par le passé.

Proximité avec ses maîtres

Dès lors qu'il se sent aimé en retour et reçoit toute l’attention qu’il mérite, le Chien de Saint-Hubert est un compagnon au grand cœur, toujours doux et affectueux. Aimant, jovial et attachant, il se donne sans compter à son maître, n’ayant de cesse de lui apporter tendresse, joie et fierté.

 

Il n’y a donc pas que par sa taille qu’il occupe une certaine place dans une famille, mais aussi par sa présence affectueuse et aimante. À tel point d’ailleurs qu’il est souvent catalogué comme « pot de colle », car il est avide de caresses et aime sentir la présence ainsi que l’affection de ses maîtres. Certains adorent, d'autres moins.

Capacité à supporter la solitude

Habitué à interagir de mille manières avec ses maîtres, le Chien de Saint-Hubert vit mal leurs absences. Si celles-ci sont trop nombreuses et trop longues, il a de grandes chances d'être malheureux et angoissé, ce qui peut entraîner différents troubles du comportement.

 

Lui faire partager son foyer avec un congénère ou un représentant d'une autre espèce constitue toutefois un bon moyen de lui rendre les absences de ses propriétaires plus supportables, d'autant qu'il est très sociable.

Entente avec les enfants

Le Saint-Hubert est un chien idéal avec des enfants. En effet, non seulement il aime beaucoup jouer avec eux et leur voue une amitié sans réserve, mais il se montre en outre particulièrement tolérant et patient à leur encontre, les laissant par exemple souvent lui monter dessus ou tirer ses grandes oreilles sans réagir brutalement.

 

Il ne saurait pour autant être question qu’il devienne le souffre-douleur des petits de la famille : dès lors que leur âge le permet, il est indispensable de leur apprendre comment se comporter respectueusement avec un animal. Tant qu’ils sont trop jeunes ou très turbulents, mieux vaut toujours garder un œil sur leurs interactions avec le chien, pour au besoin sauver celui-ci des pitreries dont il pourrait être victime.

 

En effet, il pourrait non seulement être blessé, mais aussi réagir de manière un peu brusque en cas de douleur vive ou d'agression vraiment trop prononcée. D'ailleurs, même en dehors de ces circonstances, tant son gabarit que son côté quelque peu maladroit impliquent qu’il a tôt fait de bousculer sans le vouloir son petit compagnon.

 

Ainsi, le fait qu'il ne doit jamais être laissé seul avec un jeune enfant ou un bébé, hors de toute surveillance par un adulte, est justifié tant pour le bien de l'un que pour celui de l'autre.

Entente avec les personnes inconnues

Il n’y a pas que les humains de sa famille que le Bloodhound apprécie : il se montre souvent plutôt amical avec les inconnus, ce qui le disqualifie d’ailleurs comme gardien.

 

Cependant, il peut aussi faire preuve d’une timidité excessive à leur égard, et prendre un certain temps avant de s’approcher de personnes étrangères. Cela dépend en bonne partie de la qualité de la socialisation dont il a bénéficié dès son plus jeune âge.

Obéissance

La détermination du Chien de Saint-Hubert est assurément un atout lorsqu'il s'agit de suivre patiemment une piste pendant des heures, sans voir le temps passer et sans compter les kilomètres. Elle l'est nettement moins lorsqu'il s'agit de lui demander d'obéir. En effet, c’est elle qui explique qu'il est parfois très têtu, et s'avère difficile à prendre en main pour une personne peu aguerrie.

Besoin d'exercice

Un chien de Saint-Hubert mouillé qui tient un bâton dans sa gueule

Bien que son apparence générale puisse donner au Chien de Saint-Hubert un aspect paresseux, il ne l’est absolument pas : il possède une grande énergie et a besoin de la dépenser au moins une heure par jour pour être équilibré.

 

Il est d’ailleurs capable de bien plus, et fait montre en particulier d’une grande endurance et détermination lorsqu’il se met sur la piste d’une quelconque odeur : il est capable alors de suivre celle-ci pendant des heures sans voir le temps passer, et parcourir ainsi de nombreux kilomètres.

 

Quoi qu'il en soit, s'il n'est pas en mesure de se dépenser autant que nécessaire, il risque comme n'importe quel chien de développer toutes sortes de problèmes de comportement : aboiements excessifs, creusement de trous dans le jardin, destructions en tout genre, etc.

Activités recommandées

De longues promenades quotidiennes peuvent suffire au bonheur du Saint-Hubert, a fortiori si elles lui permettent de s'intéresser à différentes odeurs et ainsi de stimuler son odorat très développé.

 

Néanmoins, il est ravi également de partager les activités sportives de son maître, qu’il s’agisse d’aller courir, faire du vélo ou encore partir en randonnée.

 

Cela dit, la chasse reste évidemment l'activité de prédilection pour ce chien qui a été habitué à la pratiquer des siècles durant. Que ce soit en solo ou en meute, son excellent odorat et sa détermination sans faille font des merveilles.

Capacité de travail

Le Chien de Saint-Hubert fait montre d'une impressionnante détermination quand il est employé pour la chasse. Quelles que soient les conditions, il est capable de suivre une piste pendant des heures : son excellent odorat implique qu'il a peu de chances de la perdre, et il peut ainsi traquer une proie sur de nombreux kilomètres.

Risque de fugue

Un Chien de Saint-Hubert suit une piste dans un champ de fleurs jaunes

Le Chien de Saint-Hubert est un chasseur-né, et a donc une forte propension à fuguer pour se lancer à la poursuite d'un petit animal qui passe par-là ou dont il sent l'odeur. Cela peut d’ailleurs rapidement devenir dangereux, car à partir du moment où il est lancé sur une piste, il a tendance à oublier tout ce qu’il se passe aux alentours : il peut donc par exemple traverser une route sans s’assurer au préalable qu’aucun véhicule n’arrive. Le risque est d'autant plus réel que les fugues motivées par la traque d'une odeur (ce qui est le cas le plus courant) l'emmènent parfois très loin.

 

Cela implique qu'il est indispensable que le jardin soit ceint par une clôture suffisamment haute pour qu’il ne puisse pas sauter par-dessus. Il faut savoir toutefois que le Bloodhound est un as de l’évasion, et trouve parfois des moyens insoupçonnés de parvenir à ses fins.

 

En revanche, sa propension à fuguer ne saurait justifier de le tenir systématiquement en laisse lors des sorties. En effet, vagabonder derrière des traces est une activité qu’il apprécie tout particulièrement. Sollicitant son odorat très développé, elle permet de le stimuler intellectuellement, au-delà de la simple activité physique.

 

L’idéal est donc de l’emmener en balade dans des endroits sécurisés (par exemple un parc ou un chemin éloigné de tout axe routier), et dès lors de le laisser évoluer librement. Cela suppose toutefois que le rappel ait été bien travaillé, afin de maximiser les chances de le faire revenir facilement s’il s’éloigne un peu trop. En tout état de cause, investir dans un collier GPS connecté est judicieux pour ce chien qui a vite fait de disparaître lorsque son maître a le dos tourné, ou tout simplement de ne pas obéir lorsque celui-ci lui demande de revenir.

 

Par ailleurs, il doit aussi savoir parfaitement marcher en laisse : c'est indispensable pour les moments et les endroits où il n'est pas possible de le laisser évoluer sans entrave.

Risque de dégâts

Le Chien de Saint-Hubert peut facilement faire des dégâts en intérieur. En effet, il est quelque peu maladroit et a vite fait de casser involontairement ce qui se trouve sur son chemin. Mieux vaut donc mettre à l’abri les objets fragiles...

 

Certaines destructions sont même parfaitement volontaires, car il a une fâcheuse tendance à mâcher et donc dégrader bon nombre d’objets qui croisent son chemin. Ainsi, il convient de mettre hors de sa portée tout ce qu’il pourrait se mettre sous les dents, comme par exemple les chaussures ou les télécommandes : cela vaut à la fois pour protéger ces objets et pour le protéger lui-même, car il a tôt fait d’ingérer les objets qu’il mâche. Ce faisant, il s'expose potentiellement à de graves problèmes : intoxication, occlusion intestinale...

 

Il faut redoubler de vigilance lorsqu’il est encore jeune, car il se montre alors d’autant plus actif et destructeur. Il est alors particulièrement conseillé de mettre à sa disposition des jouets pour chien spécialement destinés à être mâchés, qu’il peut donc dégrader sans risquer de se blesser ou de faire des dégâts. Les choses s’arrangent entre 1 et 2 ans, âge où il devient plus mâture mentalement.

Niveau sonore

Le Saint-Hubert a peu de chances de devenir l’ennemi numéro un des voisins. Il possède certes une voie très grave, mais ne donne que peu l’occasion de l’entendre : il n’est pas du genre à aboyer beaucoup, sauf lorsqu'une personne inconnue arrive. Cela peut néanmoins se produire également s’il est ponctuellement très excité, ou bien s’il n’est pas en mesure de se dépenser suffisamment.

 

Il convient toutefois de souligner qu'il a tendance à ronfler de façon bruyante lorsqu’il dort. Un maître au sommeil léger a donc sûrement intérêt à ne pas lui permettre de dormir dans sa chambre.

Entente avec les autres chiens

Deux jeunes chiens de Saint-Hubert assis dans un panier en osier

Le Chien de Saint-Hubert est sociable avec ses congénères, que ce soit ceux qu’il rencontre au cours de ses promenades, ou ceux avec qui il serait amené à partager son foyer.

 

En effet, ses ancêtres ayant chassé en meute pendant des siècles, il est habitué à fréquenter ses semblables, et apprécie généralement de vivre avec un ou plusieurs d’entre eux.

Entente avec les chats

Un Saint-Hubert peut tout à fait vivre sous le même toit qu'un chat. Il faut toutefois veiller à ce que les présentations se fassent progressivement, et l’idéal est qu’elles aient lieu dès son plus jeune âge, afin qu'il intègre bien le fait que le petit félin est un membre à part entière de sa famille. À défaut, le risque existe qu’un jour ou l’autre il le voie comme une proie.

 

C'est d'ailleurs généralement ainsi qu'il considère ceux qui ont la mauvaise idée de s'introduire dans le jardin ou de croiser son chemin au cours de ses pérégrinations, et il ne se prive pas alors de se lancer à leur poursuite.

Entente avec les autres espèces

Faire cohabiter un Saint-Hubert avec un petit animal (par exemple un rongeur ou un oiseau) n'a rien d'impossible, mais mieux vaut qu'il soit habitué le plus tôt possible à la présence de ce dernier. Dans le cas contraire, il n'est pas impossible que son instinct de prédateur prenne un jour le dessus.

 

Ce dernier trouve d’ailleurs à s’exprimer envers les petits animaux qui ne font pas partie de sa famille et qu’il croise au cours de ses pérégrinations : il a de grandes chances de les assimiler à des proies et de se lancer à leur poursuite. Mieux vaut donc le tenir en laisse lors des sorties dès lors qu’il y a un risque, c’est-à-dire s’il ne répond pas parfaitement au rappel et qu’il est très probable qu’il croise des petits animaux en chemin.

Facilité à éduquer

Le Chien de Saint-Hubert est plutôt fait pour un maître expérimenté en matière d’éducation canine. En effet, tout affectueux qu’il est, il peut rapidement se montrer têtu et obstiné.

 

Il doit donc trouver face à lui une personne sachant faire preuve de fermeté, mais aussi de cohérence dans les instructions ; au contraire, il risquerait fort de prendre le dessus sur une personne débutante ou manquant de confiance en soi.

Méthode d'éducation

Avec un entrainement approprié et cohérent, il est tout à fait possible de minimiser le côté obstiné et têtu qui caractérise tant le Saint-Hubert.

 

Toutefois, ce n'est certainement pas en étant impatient ou en ayant recours à la force, car cela ne mènerait nulle part : il est du genre à répondre alors par une grande passivité et une surdité aux demandes de son maître. S’il se sent trop brusqué car ce dernier est excessivement exigeant ou perd patience et s’énerve facilement, il a même des chances de se montrer réfractaire à tout type d’apprentissage et de s'en tenir à l’écart, en faisant tout pour éviter les interactions.

 

Il se comporte et apprend bien mieux entre les mains d'une personne faisant montre certes de fermeté, mais aussi de calme et de patience. Il est d'ailleurs aussi sensible aux compliments qu'il ne l'est aux corrections. Plutôt qu’une méthode d’éducation basée sur les punitions, mieux vaut donc opter pour le renforcement positif, qui consiste à récompenser les bons comportements (par des encouragements, des caresses ou des friandises) et ignorer les mauvais.

 

Il n'en reste pas moins vrai que satisfaire son maître n’est pas forcément une priorité pour lui, et qu'il peut très bien décider de ne pas obéir s’il estime qu’un exercice n’est pas intéressant ou ne lui apporte rien. Réussir l'éducation d'un Saint-Hubert suppose donc de savoir capter et conserver son attention et d'opter pour des séances courtes et variées, de façon à ne pas l’ennuyer. 

 

Par ailleurs, il faut rester conscient que ce chien vit sous l’emprise de son odorat : il a tôt fait d'être obnubilé par une odeur, et oublie alors tout ce qui se trouve autour de lui. En de telles circonstances, il est assez vain d'espérer lui apprendre quoi que ce soit : si on ne parvient pas à obtenir son attention, mieux vaut reporter la séance d'éducation à plus tard.

À partir de quel âge ?

L'éducation d'un Bloodhound mérite d'être entamée dès ses 2 à 3 mois. En effet, non seulement c'est à cet âge-là qu'un chiot est le plus malléable et le plus apte à apprendre, mais son gabarit entre aussi en ligne de compte : il est alors beaucoup plus facile de le guider et l'orienter (en particulier s'il se montre un peu récalcitrant) qu'une fois qu'il se rapproche de - voire a atteint - son gabarit adulte.

 

Certes, il est alors trop jeune pour qu'on lui enseigne des choses complexes (par exemple la marche au pied), mais est déjà tout à fait capable de commencer à assimiler son nom, la propreté ou encore quelques ordres de base.

 

Pour autant, il n'est jamais trop tard : un chien est capable d'apprendre à tout âge, dès lors qu'on s'y prend correctement. Il faut simplement s'attendre à devoir faire preuve de davantage de patience, voire de sang-froid.

Socialisation

Qu'un Saint-Hubert soit ou non destiné à être employé comme chasseur, son éducation doit inclure une période de socialisation entamée dès son plus jeune âge - la phase la plus cruciale se situe entre 2 et 3 mois.

 

Pour l'habituer à être à l’aise en présence de tous types d’humains, de congénères et de représentants d’autres espèces, il doit être mis en contact le plus fréquemment possible avec un maximum d’entre eux, de façon à développer sa sociabilité. Il convient également de l’emmener dans des endroits divers et variés, de le confronter au plus de stimuli possibles et de lui faire expérimenter de nombreuses situations différentes.

 

Entamé par l'éleveur, le travail de socialisation d'un chiot doit impérativement être poursuivi par ses maîtres : il est déterminant pour en faire un compagnon équilibré en toute circonstance, et influence donc largement toute sa vie future - à commencer par la qualité de la relation avec les siens.

Apprentissage des règles

Vu la propension du Saint-Hubert à décider par lui-même ce qu'il convient ou non de faire en cas de flottement, mieux vaut être au clair justement sur les règles qu'on lui demande de respecter.

 

Autrement dit, dès avant son arrivée dans le foyer, les membres de la famille doivent s'être concertés et être parfaitement en phase quant à ce qui lui est permis et ce qui lui est interdit, pour ensuite être en mesure de faire appliquer le tout avec la fermeté qui s'impose. Un effort de pédagogie peut d'ailleurs s'avérer nécessaire auprès des plus jeunes, afin de leur faire comprendre que les règles ne sont pas faites pour opprimer l'animal, mais au contraire pour lui permettre de vivre heureux avec les siens. Du reste, un chien a besoin pour être équilibré de savoir ce qu'on attend de lui.

 

En plus d'être constantes d’une personne à l’autre, les règles doivent aussi l'être dans le temps : pas question par exemple que ce qui lui est permis un jour lui soit interdit un autre jour.

Choses à apprendre en priorité

Le Bloodhound a tendance à attraper et à mâcher tous les objets qu’il trouve intéressant et qu’il est en mesure d’atteindre, en particulier lorsqu'il est encore chiot. S’il convient de mettre hors de sa portée tous ceux qui sont de valeur ou pourraient être dangereux pour lui, cela n’est pas toujours possible, notamment hors de la maison. Il est donc également important de lui apprendre rapidement à lâcher tel ou tel objet qu’il commence à mettre dans sa gueule, ou même simplement à ne pas y toucher du tout. Pour y parvenir, encore faut-il toutefois lui proposer des alternatives, c’est-à-dire mettre à sa disposition des jouets spécialement destinés à être mâchouillés sans danger, de sorte qu’il ne se fasse les dents que sur ces derniers.

 

Certains représentants de la race se montrent d’ailleurs assez possessifs concernant leurs jouets ainsi que leur nourriture. Pour éviter toute agressivité malvenue, il convient de bien habituer son chien dès son plus jeune âge à se voir retirer ses jouets ou sa gamelle sans réagir de manière inopportune. Dans le même ordre d’idées, s’il vit avec un congénère ou un chat, il faut lui interdire de faire siens des objets spécifiques et de se montrer agressif lorsque son compagnon souhaite avoir accès à ces derniers.  

 

Par ailleurs, ce bon pisteur qu'est le Saint-Hubert aime marcher vite, et il est donc courant qu’il prenne la mauvaise habitude de tirer sur la laisse. Il ne faut donc pas attendre pour apprendre à son chien à marcher en laisse et à respecter la pression du collier, au risque de se faire tracter au cours des promenades - ce qui peut être assez fatiguant, voire parfois dangereux. C'est d'autant plus vrai qu'il est non seulement plus malléable et apte à apprendre quand il n'a encore que quelques mois, mais aussi plus facile à orienter et manipuler qu'une fois qu'il a grandi.

 

Par ailleurs, comme il adore exercer son flair, ce chien peut facilement se lancer sur une piste qui l'intéresse. Travailler le rappel est donc très important pour conserver un certain contrôle sur lui, et limiter le risque de situations dangereuses. Là aussi, cet apprentissage mérite d'être entamé le plus tôt possible : les choses n'en seront que plus faciles. Cela dit, même dans ce cas et avec un excellent apprentissage, il serait vain d'espérer une fiabilité totale : le risque existera toujours que son instinct de pisteur soit plus fort que les injonctions de son maître qui lui demande de revenir.

Apprentissage de la chasse

Si le Bloodhound peut être un compagnon de chasse idéal, encore faut-il pour cela le former dès son plus jeune âge.

 

Cela passe par un début d’apprentissage du pistage vers 6 mois – ce qui s’avère assez simple à lui inculquer, tant cela relève chez lui d’un comportement instinctif. À partir d’un an, il peut commencer à aller à la chasse notamment pour observer ses pairs : l’apprentissage par imitation des autres chiens s’avère particulièrement efficace dans le cadre de cette activité. Il faut toutefois garder en tête qu’il n’est pas encore un adulte, et doit donc être ménagé.

 

À 18 mois, il est normalement prêt pour chasser par lui-même et de manière autonome.

En appartement ?

Un chien de Saint-Hubert allongé sur un canapé

Le Saint-Hubert n’est pas vraiment fait pour vivre en appartement : avoir accès à tout moment à un jardin est quasi indispensable pour ce chien énergique qui aime passer du temps dehors et a besoin d'une bonne dose d'activité chaque jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Il faut savoir d'ailleurs qu’il peut facilement faire des dégâts en intérieur. En effet, il est quelque peu maladroit et a vite fait de casser involontairement ce qui se trouve sur son chemin. Quel que soit le type de logement dans lequel on habite, mieux vaut donc mettre à l’abri les objets fragiles.

Dans le jardin ?

Une maison avec un vaste jardin est le cadre de vie idéal pour un Saint-Hubert. Toutefois, bien qu’il aime passer du temps dehors et s'y dépenser, il ne saurait être question de l'y reléguer : pour lui qui est si proche de ses maîtres, passer le plus clair de ses journées à l’écart de ces derniers ne pourrait que le rendre malheureux. Il a besoin d’être à leur contact et de recevoir de l’attention de leur part.

 

Mieux vaut par contre que le jardin soit parfaitement clôturé, car ce chien vit en partie sous l'emprise de son odorat et excelle à trouver un moyen de s'échapper dès lors qu'une odeur l'intrigue et qu'il souhaite la suivre. L'attacher ne saurait en tout cas être une solution viable pour éviter ce problème.

Comme premier chien ?

Le Saint-Hubert est une forte tête, et loin d'être facile à éduquer. En outre, ses maîtres ont d'autant moins le droit à l'erreur que son gabarit et sa puissance sont conséquents.

 

Si on ajoute à cela le fait que son entretien est lui aussi très exigeant, on comprend aisément qu'il n'est pas du tout recommandé pour un primo-adoptant.

Pour une personne peu disponible ?

Le Chien de Saint-Hubert est très attaché à ses humains et a besoin d'interactions nombreuses avec eux, en particulier s'il ne partage pas son foyer avec un autre animal. Il vivrait donc mal d'être laissé seul à la maison des journées entières.

 

En outre, il doit pouvoir se dépenser au moins une heure par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête, et nécessite de consacrer un temps non négligeable à son entretien.

 

Toutes ces raisons font qu'il n'est pas recommandé pour une personne peu disponible.

Pour une personne sportive ?

Proche de son maître, le Chien de Saint-Hubert est toujours ravi de partager des activités avec lui. En outre, il a besoin de se dépenser au moins une heure par jour pour être équilibré, mais est particulièrement endurant et capable de marcher sans broncher pendant des heures.

 

Il fait donc un compagnon idéal pour une personne sportive, qu'il s'agisse de l'accompagner lors de ses joggings, balades à vélo et autres randonnées, ou de pratiquer ensemble une discipline de sport canin nécessitant un effort physique de la part des deux protagonistes, comme par exemple l'agility.

Pour une personne âgée ?

Le Saint-Hubert est un chien puissant au gabarit imposant, et loin d'être un modèle de docilité. En outre, il doit pouvoir se dépenser au moins une heure par jour, et son entretien a tôt fait d'être assez éprouvant.

 

Pour toutes ces raisons, il n'est vraiment pas recommandé pour une personne âgée.

Pour une personne allergique ?

Les protéines allergisantes qu'un chien émet se trouvent essentiellement dans ses squames (ces petits bouts de peau morte qui peuvent notamment s'inviter sur les poils), sa bave et son urine. Or, le Chien de Saint-Hubert bave beaucoup, et a tendance à en répandre un peu partout dans la maison - avec parfois d'ailleurs des poils morts qui s'y retrouvent collés.

 

Il n'est donc absolument pas recommandé pour une personne souffrant d'allergie à la gent canine.

Pour un petit budget ?

Le Saint-Hubert est de grande taille, et mange d'autant plus qu'il est assez actif. Cela n'est évidemment pas neutre en termes de budget alimentation à prévoir.

 

Ses dimensions impliquent également que le coût de ses traitements antiparasitaires est plus élevé que celui de ses congénères de petite taille.

 

Qu'il soit généralement en bonne santé et qu'il n'ait normalement pas besoin d'être emmené chez un toiletteur sont évidemment des atouts, mais cela ne suffit pas à en faire au global un chien relativement économique au quotidien. Il est donc loin d'être un choix idéal pour une personne au budget serré.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 11 à 15 ans

Le Saint-Hubert est solide et jouit en général d’une bonne santé : son espérance de vie de 11 à 15 ans est là pour en témoigner, car elle est dans le haut de la fourchette pour un chien d’un tel gabarit.

Résistance au froid et à la chaleur

Un chien de Saint-Hubert dans la neige

Grâce à son pelage épais, le Saint-Hubert est plutôt bien protégé contre les intempéries et le froid.

 

En revanche, il peut avoir plus de mal à supporter les périodes de grande chaleur. Toutefois, dès lors qu’il est alors en mesure de se reposer calmement à l’ombre avec une gamelle d’eau à proximité pendant les heures les plus chaudes, il parvient à s’en accommoder.

 

Ainsi, il est en mesure de vivre sous quasiment tous les climats, hormis les plus extrêmes.

Maladies

La bonne santé générale du Saint-Hubert n’empêche pas que, comme toutes les races, il est prédisposé à un certain nombre d’affections, dont il est bon d’avoir entendu parler avant toute adoption. Une bonne partie d’entre elles sont d’ailleurs communes aux autres chiens de grande taille.

 

Les problèmes auxquels il est particulièrement enclin sont ainsi :

  • la dysplasie de la hanche, un problème articulaire qui peut être favorisé par une prédisposition héréditaire, et qui correspond au fait que le fémur ne s’insère pas de façon convenable dans l’articulation de la hanche. Elle entraîne généralement des douleurs et des boiteries au niveau d’une - ou plus généralement des deux - pattes arrière. Au bout de quelques mois, elle occasionne aussi le développement d’arthrose. Elle peut toutefois être partiellement ou totalement soignée par le biais d’une intervention chirurgicale ;

  • la dysplasie du coude, une anomalie du développement du coude dont l’apparition peut également être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle aussi provoque des douleurs ainsi que des problèmes de boiterie, puis l'apparition d’arthrose. S’il n’est pas déjà trop tard, il est parfois possible de le soigner grâce à une opération chirurgicale ;

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui a lieu lorsque l’estomac se gonfle et se tord : ceci a pour effet de bloquer l’évacuation des gaz, mais aussi de perturber la circulation sanguine. Sans intervention très rapide d'un vétérinaire, elle provoque un décès rapide de l’animal ;

  • l’hypothyroïdie, une maladie causée par des carences en hormones thyroïdiennes et qui peut provoquer tous types de symptômes : infertilité, obésité, manque d’énergie, fourrure terne… Bien qu’il soit impossible de la soigner, un traitement hormonal administré au chien durant toute sa vie peut permettre d’en limiter les symptômes, voire de les faire disparaître ;

  • l’épilepsie, qui se manifeste par des crises de convulsions plus ou moins violentes en fonction des cas. Cette maladie est souvent héréditaire, et il est impossible de la soigner. Il existe néanmoins des traitements pour réduire la fréquence et l’intensité des crises, voire parfois les faire disparaître. Ils doivent être donnés au chien durant toute sa vie, et lui permettent de mener une existence presque normale ;

  • la dermatite des plis, une infection cutanée fréquente chez les races dont la peau présente des plis. Elle survient lorsque la friction ou l’humidité enfermée dans les replis de la peau favorisent le développement d'infections bactériennes et/ou fongiques. On observe alors des rougeurs et des plaies pouvant dégager une odeur désagréable ;

  • les otites, conséquences de l’accumulation d’humidité ou de saletés dans ses oreilles tombantes ;

  • des problèmes intestinaux causés par l’ingestion d’objets non destinés à être mangés, en particulier chez le chiot. Il possède en effet la fâcheuse habitude de mâcher et d’avaler un peu tout ce qu’il croise sur son chemin : cailloux, plantes, télécommandes, batteries, câbles… Ceci peut entraîner des soucis plus ou moins importants et nécessiter parfois une intervention chirurgicale.

 

Les maladies oculaires n’épargnent pas non plus le Chien de Saint-Hubert, qui se montre prédisposé en particulier à :

  • l’ectropion, lorsque la paupière intérieure ne s’enroule pas correctement autour de l’œil. Ce dernier n’est alors plus correctement protégé, ce qui entraîne des irritations et le développement de maladies comme des conjonctivites. Ce problème peut être d’origine héréditaire, et il est possible d’y remédier grâce à une opération chirurgicale ;

  • l’entropion, lorsqu'une paupière roule vers l’intérieur, ce qui a pour conséquence d’irriter le globe oculaire. Là aussi, ce problème est parfois héréditaire, et peut être corrigé via une intervention de chirurgie ;

  • le prolapsus de la glande nictitante (ou cherry-eye), qui correspond au gonflement anormal de la glande nictitante, une glande qui se situe au niveau de la troisième paupière. Il se manifeste par des larmoiements, et surtout une boule rouge dans le coin inférieur de l’œil du chien. Cette maladie peut avoir une origine héréditaire, et il est possible de la soigner en opérant l’animal.

Risques liés à la chasse

Un Chien de Saint-Hubert utilisé pour la chasse est évidemment exposé à des risques supplémentaires par rapport à un autre qui ne l'est pas : blessure pendant la traque ou au moment d'affronter une proie, maladie transmise directement ou indirectement par un animal sauvage, probabilité accrue de se retrouver l'hôte de parasites, etc.

 

Il est alors d'autant plus important de veiller régulièrement à ce qu'il soit bien à jour de ses rappels de vaccins et de ses traitements antiparasitaires.

Risque d'obésité

Malgré son niveau d’activité assez élevé, le Chien de Saint-Hubert est prédisposé à développer de l’embonpoint, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses sur sa santé. L’obésité est susceptible en effet de faire empirer certains problèmes, ou d'accélérer leur apparition – c’est le cas par exemple pour la dysplasie de la hanche ou celle du coude. Elle peut également être à l’origine de certaines affections qui autrement ne seraient pas apparues.

 

Il faut donc prendre l'habitude de le peser au moins une fois par mois, et l'emmener sans hésiter chez un vétérinaire en cas d'augmentation inexpliquée qui se confirme - voire s'accentue - sur plusieurs mesures d'affilée. En effet, seul un professionnel dispose de l'expertise nécessaire pour identifier avec certitude l'origine de cette prise de poids (mauvais choix d'aliments, quantités inadaptées, maladie, réaction à un traitement...), et donc indiquer comment y remédier.

 

Si on ignore le problème, le chien risque de se retrouver rapidement dans un cercle vicieux, car le surpoids tend à le rendre moins actif : cela ne risque pas d'arranger les choses, mais bien plutôt au contraire de les aggraver.

 

Par ailleurs, il convient de garder en tête qu'un animal stérilisé a davantage de chances de développer de l'embonpoint : il faut alors être d'autant plus vigilant.

Causes de mortalité

La longue liste de maladies à laquelle il est prédisposé ne saurait faire perdre de vue que le Bloodhound jouit de manière générale d’une bonne santé. D’ailleurs, parmi tous les problèmes en question, peu sont susceptibles d'entraîner un décès.

 

Il convient tout de même d’être particulièrement vigilant face au risque de dilatation-torsion de l’estomac : une étude menée en 2004 par le Kennel Club et la British Small Animal Veterinary Association a conclu qu’elle est la première cause de mortalité chez ce chien, puisqu'elle est à l'origine de plus d’un tiers des décès. Comme chez de nombreuses races, les différents types de cancers représentant également une part importante de ces derniers - un quart, en l’occurrence. Seuls 6% des individus étudiés se sont éteints de leur belle mort.

Adoption en bonne santé

Nombre d’affections à laquelle le Saint-Hubert est prédisposé sont ou peuvent être héréditaires. Il est donc important de bien choisir l’élevage où on adopte son chiot, pour maximiser les chances que celui-ci soit en parfaite santé et le reste toute sa vie durant.

 

En effet, passer par un éleveur sérieux offre de réels gages en la matière car un tel professionnel, en plus d’offrir aux petits une socialisation de qualité dès leurs premières semaines, sélectionne scrupuleusement les reproducteurs envisagés (via des tests génétiques, orthopédiques, etc.) et écarte ceux qui risqueraient de transmettre une tare héréditaire à leur descendance. En plus d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire, il doit donc être en mesure de fournir les résultats des tests en question, voire de ceux éventuellement effectués sur le petit. À cela s'ajoute bien sûr le détail des vaccins reçus par ce dernier, consignés dans son carnet de santé ou de vaccination.

 

Plus généralement, un professionnel qui fait bien son métier ne lésine par sur les efforts et les dépenses pour proposer des chiots en parfaite santé, même si cela doit se répercuter dans le prix demandé.

Fragilité en période de croissance

Une fois l’adoption effectuée, il faut se garder de faire faire des exercices physiques trop intenses ou trop longs à un chiot Saint-Hubert tant qu’il n’a pas atteint son gabarit adulte, ce qui survient aux alentours de 18 mois.

 

En effet, il est alors beaucoup plus fragile qu'un adulte, notamment au niveau de ses os et ses articulations - c'est d'autant plus vrai qu'il connaît comme tous les chiens de grande taille de fortes poussées de croissance, au cours desquelles il est particulièrement exposé. Un animal trop sollicité durant son jeune âge a des chances non seulement d’être victime de blessures, mais surtout de souffrir de malformations et problèmes articulaires qui le pénaliseront durant toute sa vie (par exemple la dysplasie de la hanche ou celle du coude).

 

Par ailleurs, pour grandir correctement tant sur le plan physique que psychologique, un chiot a besoin de beaucoup de sommeil : il est tout à fait normal qu'il dorme plus d'une quinzaine d'heures par jour, voire près d'une vingtaine - en particulier les premiers mois. Il est important de respecter son sommeil et de faire en sorte qu'il ait toujours un endroit calme pour dormir.

Maintien en bonne santé

Pour maximiser les chances de garder son chien en bonne santé, qu'il s'agisse d'un Saint-Hubert ou d'un représentant d'une autre race, il est important de l'emmener chez le vétérinaire au moins une fois par an - et même davantage lorsqu'il vieillit. Cela permet d’effectuer un bilan de santé complet, qui peut éventuellement permettre de déceler un problème naissant avant qu’il ne prenne des proportions trop graves. C'est aussi l'occasion d'en profiter pour faire administrer à son compagnon ses rappels de vaccins, afin qu’il reste bien à jour en la matière. Ce dernier aspect est tout particulièrement critique pour un individu utilisé dans le cadre de la chasse, étant donné que cette activité implique une exposition accrue.

 

Toujours dans l’optique de le garder protégé en permanence, tout bon maître doit s’assurer de renouveler les traitements antiparasitaires de son animal chaque fois que cela est nécessaire, tout au long de l'année. Là aussi, c’est d’autant plus crucial pour un chien qui passe beaucoup de temps dehors.

Assurance santé

Qu'il soit ou non employé comme chien de travail, assurer son chien permet de s'assurer qu'il soit pris en charge dans les meilleures conditions s'il vient à être victime d'une maladie ou d'un accident, et d'éviter de se retrouver alors dans une situation financière potentiellement compliquée.

 

Il existe toutefois un nombre très conséquent d'acteurs sur le marché, qui généralement proposent chacun plusieurs formules. Il peut y avoir de grandes différentes d'une compagnie et d'une offre à l'autre en termes de franchise, de plafond annuel, d'exclusions, de nécessité d'avancer ou non les frais, de financement ou non des dépenses de prévention, etc. Par conséquent, le mieux à faire est de demander plusieurs devis et de consacrer un peu de temps à les comparer, afin de choisir l'offre la plus adaptée en fonction de son aversion au risque, son budget, etc.

Le Saint-Hubert nécessite un entretien assez poussé, mais il ne faut pas compter sur ce dernier pour faire partir cette odeur si spécifique qu'il dégage, que certains vont jusqu’à comparer à celle du moisi. En effet, elle n’est pas liée à la saleté de son pelage ou à une quelconque défaillance au niveau des soins qui lui sont prodigués : c’est son odeur corporelle naturelle, et toute personne envisageant d’adopter un représentant de cette race doit être consciente qu’il faudra s’en accommoder pendant toute la vie de son compagnon.

 

Il ne saurait d'ailleurs être question de chercher à la masquer à l'aide de parfum pour chien : cela aurait toutes les chances de perturber son odorat très développé, et donc de le perturber tout court.

Entretien du pelage

Le pelage court et lisse du Saint-Hubert ne pose pas vraiment de problème en termes d'entretien. En effet, le brosser une fois par semaine suffit à le maintenir en bon état. L’effort doit toutefois être accentué pendant les périodes de mues, au printemps et en automne.

 

En revanche, les plis de sa peau constituent déjà plus une source de tracas : de l’humidité et des saletés s’y accumulent facilement, ce qui en fait des nids à infection bactérienne. Pour prévenir le développement de ces dernières, l’idéal est d’opter pour un nettoyage quotidien en utilisant un chiffon humide pour enlever toutes les saletés, puis de minutieusement sécher l’ensemble des plis. Ceux situés près de la bouche méritent même d'être nettoyés et séchés après chaque repas.

 

En outre, ce chien bave beaucoup : même s’il ne perd pas énormément de poils en dehors de ses mues saisonnières, ceux-ci se retrouvent bien souvent collés à sa bave lorsqu'elle sèche, que ce soit sur le sol ou ailleurs. De fait, il est loin d'être un choix idéal pour une personne très attachée à la propreté de son intérieur.

Bains

Comme la peau du Saint-Hubert doit être entretenue régulièrement, des bains ne sont que faiblement utiles. Il peut être pertinent de lui en donner un tous les 2 à 3 mois, mais à moins qu'il ne se soit particulièrement sali, il ne faut pas le faire plus fréquemment : cela pourrait finir par assécher sa peau et endommager son poil.

 

Il convient par ailleurs d'utiliser à chaque fois un shampoing spécialement conçu pour la gent canine : un produit destiné aux humains ne peut pas convenir, car la peau des deux espèces n'a pas le même pH.

Entretien des oreilles

Comme les plis de sa peau, les grandes oreilles tombantes du Saint-Hubert représentent un terreau fertile pour le développement d’infections, notamment des otites.

 

Il convient donc de vérifier chaque semaine l’état de ses oreilles et de les nettoyer à l'aide d'une lotion auriculaire destinée aux chiens : un autre produit (y compris de l'eau) pourrait avoir l'effet contraire de celui recherché. Il faut également prendre l’habitude de les sécher après toute longue sortie dans un environnement humide, et a fortiori toute baignade.

 

Enfin, il est bon de jeter un oeil dessus après chaque repas et de les nettoyer au besoin, car leur longueur fait qu’elles traînent facilement dans les gamelles, emportant au passage un peu de nourriture qu'elles répandent ensuite aux quatre coins de la maison. D'ailleurs, plus généralement, ses oreilles ont tôt fait de traîner par terre lorsqu’il met sa tête en bas, et d'embarquer par la même occasion toutes sortes de saletés.

Entretien des yeux

Compte tenu de la propension du Bloodhound à développer différentes maladies oculaires, ses yeux doivent faire l’objet d’une certaine vigilance, afin de réagir rapidement si un problème se manifeste.

 

En tout état de cause, il convient comme pour tout chien de les vérifier au moins une fois par semaine et de les nettoyer au besoin, notamment pour éviter tout dépôt de saletés qui pourraient s’infecter.

Entretien des dents

À l'instar de celles de n'importe quelle autre race, les dents du Saint-Hubert doivent faire l’objet d’un nettoyage fréquent. En effet, comme pour les humains, brosser les dents de son chien permet d’éliminer la plaque dentaire et d’éviter qu’elle ne se transforme en tartre, qui peut être à l’origine d'une mauvaise haleine et surtout de diverses maladies bucco-dentaires : gingivite, parodontose, etc.

 

Si un brossage journalier est idéal, le faire une fois par semaine est déjà bien. Il convient dans tous les cas d'utiliser systématiquement un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine, car un dentifrice pour humain pourrait causer un empoisonnement.

Entretien de la bouche

Le Bloodhound bave beaucoup, ce qui le rend d'ailleurs particulièrement salissant. Mieux vaut donc avoir toujours une serviette sous la main pour essuyer sa bouche, et être prêt à repasser derrière lui lorsqu’il se déplace afin de nettoyer les traces qu'il a laissé.

 

En outre, les plis proches de sa bouche doivent être nettoyés et séchés après chaque repas, car des restes de nourriture ont tôt fait de s'y inviter. À défaut, il risque fort de les répandre un peu partout.

 

En clair, ce n’est pas un bon choix de race pour une personne très à cheval sur la propreté.

Entretien des griffes / ongles

Comme le Saint-Hubert est très actif, marchant et courant beaucoup, l’usure naturelle suffit généralement à tailler ses griffes. Contrairement à de nombreuses autres races, il n’est donc que rarement nécessaire de le faire manuellement.

 

Cependant, il convient de rester attentif à leur pousse, au cas où : si elles venaient à être trop longues, elles pourraient non seulement le gêner pour se déplacer normalement, mais aussi potentiellement se casser et le blesser. Si on les entend toucher le sol lorsqu’il se déplace sur un sol dur, c’est qu’elles doivent être taillées. Il convient alors d'utiliser un coupe-ongles spécialement conçu pour les chiens, et de veiller à ne pas tailler trop court.

Entretien au retour à la maison

Qu’il soit ou non employé comme chasseur, le Saint-Hubert est généralement amené à passer beaucoup de temps dehors. Il est bon de prendre l’habitude d’effectuer une rapide inspection de son pelage au retour de chaque longue sortie : cela permet de vérifier que des parasites ou épillets ne se sont pas invités sur lui, et qu’il n’a pas de blessure ou d’égratignure.

 

En outre, s'il s'est baigné au cours d'une activité en plein air, mieux vaut le rincer à l'eau claire une fois rentrés à la maison : cela évite tout risque de dégradation de sa peau ou son pelage. C'est même indispensable dans le cas où il a évolué dans de l'eau salée.

Initiation au toilettage

Qu’il s’agisse du pelage, de la peau, des oreilles, des yeux, des dents ou des griffes, tous les gestes d’entretien d’un Saint-Hubert doivent être effectués convenablement, au risque de lui faire mal voire le blesser. Aussi, il peut être pertinent de demander conseil la première fois à un vétérinaire ou à un toiletteur, afin d’apprendre auprès d’un professionnel les bons gestes à effectuer.

 

Il est d’ailleurs important d’habituer au plus tôt son compagnon à bénéficier de ces différents soins, de façon à ce qu’ils lui semblent parfaitement naturels et éviter ainsi que les séances ne tournent au cauchemar pour lui comme pour son maître.

Le Chien de Saint-Hubert ayant tendance à manger assez salement, il est conseillé si on dispose d'un jardin de lui donner ses repas au dehors : cela permet de préserver un tant soit peu la propreté de l'intérieur du domicile, surtout si on prend l'habitude de nettoyer les pourtours de sa bouche une fois qu'il a terminé.

Nourriture recommandée

Il est possible de nourrir le Chien de Saint-Hubert de diverses façons. La plus simple consiste à opter pour des aliments industriels secs de qualité et équilibrés, comme des croquettes. Ses repas peuvent également être faits maison et doivent alors être constitués majoritairement de viande, accompagnée par des légumes, des œufs cuits ou du fromage, par exemple. Il est également possible d’opter pour une alimentation BARF, majoritairement basé sur la consommation de viande crue et qui convient aussi très bien à ce chien.

 

Il est judicieux en tout cas d’éviter de lui donner de la nourriture trop salissante, car des débris ont vite fait de rester coincés dans les nombreux plis de peau proches de sa bouche ainsi que sur ses oreilles. 

  

Quelle que soit la solution retenue, les aliments ainsi que la quantité qui lui en est donnée doivent être adaptés à son gabarit, son âge, son état de santé et son mode de vie, afin de répondre au mieux à ses besoins nutritionnels.

 

Ces derniers ne sont pas forcément les mêmes tout au long de l’année, car son niveau d’activité peut fluctuer d’une période à l’autre. C’est tout particulièrement vrai pour un individu utilisé dans le cadre de la chasse, car cette pratique implique une dépense énergétique sensiblement accrue. Pour qu’il garde alors la forme et soit en mesure de faire parler tout son potentiel, il convient de lui fournir une alimentation spéciale pour chien de chasse pendant toute cette période. À l’inverse, il faut veiller bien sûr à revenir au régime habituel une fois la saison terminée, sous peine qu’il ne prenne du poids.

 

Quoi qu'il en soit, compte tenu du fait que l'alimentation a un impact majeur sur la santé, il ne faut hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire pour agir au mieux.

Alimentation du chiot

L'alimentation du Saint-Hubert est particulièrement cruciale tout au long de sa jeunesse, tant qu’il n’a pas encore atteint son âge adulte.

 

En effet, une nourriture trop riche pourrait lui faire prendre de l’embonpoint : cela nuirait à ses os et articulations, particulièrement fragiles en cette période. En outre, elle risquerait d'accélérer encore ses fortes poussées de croissance, avec tous les risques que cela implique : blessures, malformations entraînant des problèmes articulaires pour le restant de ses jours, etc.

 

À l’inverse, une alimentation trop pauvre pourrait provoquer des carences alimentaires et des retards de croissance.

 

Il faut donc veiller à l’ajuster constamment à ses besoins en constante évolution, en faisant appel si besoin à l’expertise d’un vétérinaire. Du reste, à moins d'y avoir été invité par ce dernier, il ne faut pas prendre l'initiative de donner à son chiot des compléments alimentaires : si elle est bien choisie et donnée en quantité appropriée, sa nourriture comporte normalement tous les nutriments dont il a besoin.

Fréquence des repas

Comme nombre de congénères de grande taille, le Saint-Hubert est prédisposé à la dilatation-torsion de l’estomac – c’est même la première cause de mortalité chez cette race, car elle est fatale à défaut de prise en charge rapide par un vétérinaire.

 

Différentes mesures permettent toutefois de réduire grandement le risque, et la première d'entre elles est de ne pas lui donner sa ration quotidienne en une seule fois - ce qui de toute façon risquerait d'engendrer toutes sortes de problèmes de digestion.

 

Il faut donc plutôt répartir celle-ci en au moins deux repas par jour, idéalement un le matin et un le soir : cela permet de laisser un intervalle de temps suffisant entre les deux prises, pour éviter qu'à certains moments il ait trop mangé (faute d'être capable de s'auto-réguler) et qu'à d'autres au contraire il soit affamé. L'idéal est d'opter pour des horaires fixes, car cela renforce sa confiance en son propriétaire : il voit qu'il peut compter sur ce dernier pour subvenir à ses besoins, sans qu'il soit nécessaire de réclamer. Il est alors d'autant moins enclin à chercher de la nourriture par lui-même, par exemple en fouillant dans les poubelles.

 

Par ailleurs, on réduit aussi fortement le risque de ditatation-torsion en s'assurant qu'il prenne ses repas au calme, à l’abri de toute source de stress, et en lui évitant tout exercice physique intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit.

 

Enfin, il est préférable de nettoyer sa bouche et le bout de ses oreilles après chaque collation, de façon à ce qu’il ne salisse pas trop la maison après s’être rassasié. En effet, des bouts de nourriture peuvent facilement s'inviter dans les plis de peau entourant sa bouche, ses longues oreilles pendantes ont tôt fait de traîner dans la gamelle, et il a tendance à baver beaucoup.

Éviter l'obésité

Le Chien de Saint-Hubert est gourmand et doté d’un appétit d’ogre : si on le laisse faire, il a tôt fait de manger beaucoup plus que nécessaire, et dès lors de se retrouver en surpoids. Il est donc très important d'être vigilant quant à son alimentation.

 

Cela suppose en premier lieu de prendre l'habitude de peser scrupuleusement ses portions pour s'assurer de ne pas lui donner plus que nécessaire, quand bien même il réclame.

 

Cela dit, c'est aussi du fait de sa propension à voler de la nourriture (bien aidé en cela par sa grande taille) que le Saint-Hubert a tôt fait de développer de l'embonpoint. Il faut donc lui apprendre à ne pas fouiller dans les poubelles : non seulement les aliments en question ont peu de chances de correspondre à ses besoins nutritionnels, mais en plus ils peuvent s'avérer être toxiques pour les chiens. Prendre l’habitude de le laisser finir les restes de table sans trop se préoccuper de ce que ces derniers comportent n’est pas non plus un cadeau à lui faire : là aussi, il est peu probable que les aliments qu'on lui donne soient parfaitement adaptés à ses besoins, à moins d'avoir été spécifiquement sélectionnés pour ça. 

 

Enfin, il convient également de garder en tête que les friandises peuvent certes être des alliées de poids pour réussir son éducation et le rendre obéissant, mais qu’elles sont aussi susceptibles d'entraîner une prise de poids - et donc de se retourner contre lui. L’idéal est d’opter pour des produits allégés et de déduire de sa ration quotidienne l’apport calorique qu’elles représentent.

Hydratation

Comme tous les chiens, le Bloodhound doit toujours avoir une gamelle d’eau propre et fraîche à disposition, de façon à pouvoir se désaltérer dès qu’il le souhaite.

 

Lorsqu'il doit passer de longues heures en extérieur, par exemple dans le cadre d'une partie de chasse, il est bon de prévoir de l'eau pour lui et de lui en proposer régulièrement : cela évite qu'il se tourne vers des mares et autres flaques, avec le risque sanitaire que cela implique.

Comme chien de chasse

Un chien de Saint-Hubert en train de renifler une piste

Depuis ses débuts il y a plus de mille ans, le Chien de Saint-Hubert est employé pour la chasse au gros gibier, notamment en meute (en particulier dans le cadre de la chasse à courre), et plus précisément pour ses qualités de pistage.

 

Doté d’un odorat très efficace ainsi que d’une endurance et une détermination sans faille, il n'a pas son pareil pour suivre des traces (même anciennes), et fait un excellent rapprocheur et chien de pied. Il excelle tout particulièrement dans la traque au cervidé et au sanglier, mais peut aussi très bien être employé sur la piste du lièvre.

 

Il n’est donc pas surprenant qu’on le retrouve encore souvent employé comme chasseur. Par contre, la réalité d’aujourd’hui est aux antipodes de l’image d’animal violent voire démoniaque des légendes moyenâgeuses : une fois qu’il arrive au bout de sa piste, il ne tue pas sa proie, mais la bloque en attendant que le chasseur arrive et termine le travail.

Comme chien de garde

Ne possédant aucun instinct de protection et étant plutôt du genre à bien accueillir les inconnus (surtout s’ils ont quelques menues friandises pour lui), le Saint-Hubert n’est pas du tout fait pour jouer le rôle de gardien.

Comme chien de compagnie

Le Saint-Hubert est un excellent compagnon familial, sociable et qui s’entend particulièrement bien avec les enfants.

 

Grand sportif, il n’est pas fait pour une personne âgée ou très sédentaire, mais a au contraire toutes les chances d’être épanoui aux côtés de personnes actives. Il ne demande d’ailleurs pas mieux que d’accompagner ses maîtres faire du jogging, de la randonnée ou du vélo.

 

Mieux vaut toutefois que ces derniers ne soient pas des maniaques de la propreté, car ce chien est particulièrement salissant. Ils doivent aussi être capables de s'accommoder de son odeur corporelle plus forte que celle de la plupart des autres races.

Comme chien de compétition

Le Chien de Saint-Hubert est capable de se distinguer dans différents sports canins. Évidemment, son incroyable flair lui ouvre grand les portes des compétitions de pistage, mais il fait également un bon compétiteur en agility ou en rallye.

Comme chien policier

Dès le début du 19ème siècle, les qualités de pisteur du Bloodhound furent utilisées par les forces de l’ordre, notamment au Royaume-Uni, pour retrouver les délinquants et autres brigands.

 

À la même époque, aux États-Unis, elles servirent également à poursuivre et retrouver les esclaves qui tentaient de s’échapper.

 

Il continue aujourd’hui d’être utilisé comme chien renifleur pour la police, par exemple afin de localiser des personnes évadées de prison.

Comme chien secouriste

Il n'y a pas que la police qui s'intéresse à l'odorat exceptionnel du Saint-Hubert et à son incroyable détermination quand il est sur la piste d'une odeur : les secours l’emploient également ce fin limier comme chien de recherche de personnes disparues.

Quel que soit le pays, le prix d’un chiot Saint-Hubert dépend comme pour toute race du prestige de l’élevage dont il est issu, de sa lignée et des éventuelles distinctions obtenues par ses ancêtres, ainsi et surtout que de ses caractéristiques propres – à la fois en termes de tempérament et de proximité avec le standard. Ce dernier point justifie parfois des écarts substantiels entre individus d'une même portée.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un Saint-Hubert en France et en Belgique est en moyenne de l’ordre de 1300 euros, et la plage de valeurs s’étend principalement de 1000 à 1700 euros.

Au Canada

Au Canada, il faut compter environ 800 dollars canadiens pour adopter un chiot Bloodhound.

 

Toutefois, compte tenu de l’offre limitée dans le pays, il peut être pertinent dans certains cas de se tourner vers les États-Unis. Les élevages de Chiens de Saint-Hubert y proposent en général leurs chiots à des montants situés entre 500 et 1500 dollars américains.

Importation depuis l'étranger

Il est parfaitement possible de se tourner vers l'étranger pour adopter un Saint-Hubert, afin de disposer de davantage de choix. Cela implique toutefois de bien connaître et respecter la réglementation relative à l’importation d’un chien dans le pays où on réside, et bien sûr de la respecter à la lettre pour éviter toute mauvaise surprise.

 

Il convient aussi d'avoir en tête que des coûts supplémentaires viennent alors s’ajouter au prix d’achat : frais administratifs et de transport, inscription au registre national, etc.

Conseils pour l'adoption

Opter pour le moins-disant en termes de prix est souvent loin d'être un bon calcul au moment de choisir un élevage où adopter.

 

En effet, tout faire pour proposer des chiots parfaitement équilibrés, en bonne santé et qui ont de grandes chances de le rester, a forcément un coût, et celui-ci se retrouve dans le prix demandé. C'est vrai pour toute race, mais encore plus pour celles qui, à l'instar du Saint-Hubert, sont prédisposées à de nombreuses affections héréditaires. En effet, un éleveur sérieux ne saurait faire saillir deux chiens sans leur avoir fait passer en amont différents tests (génétiques, orthopédiques...) permettant de s'assurer qu'ils ne présentent pas un risque de transmission d'une tare héréditaire à leur descendance. Il ne lésine pas sur les dépenses à ce niveau, pas plus d'ailleurs que sur celles permettant d'offrir aux petits et à leurs parents un suivi vétérinaire de qualité.

 

En outre, il veille aussi à offrir à tout ce beau monde un cadre de vie de qualité, et s'investit pleinement dans l'éveil et la socialisation des chiots - quitte d'ailleurs à ne pas les laisser partir avant 3 mois.

 

Tout ceci explique qu'un éleveur sérieux et scrupuleux a tôt fait d'être moins compétitif qu'un autre qui ne l'est pas. Pour autant, quand on sait le montant que les dépenses vétérinaires et les séances avec un comportementaliste peuvent représenter, on comprend vite que dépenser un peu plus peut s'avérer un excellent investissement, si c'est pour obtenir un chiot présentant les meilleures garanties en termes de santé et de comportement.

 

Quoi qu'il en soit, il faut systématiquement visiter l'élevage avant de franchir le pas : cela permet de voir le cadre dans lequel les petits sont nés et ont grandi, et offre aussi potentiellement l'occasion de rencontrer ses parents et de s'assurer qu'ils semblent parfaitement équilibrés. Si ce n'est pas le cas, il y a des chances qu'il en aille de même pour le petit.

 

En tout état de cause, il est nécessaire de passer un peu de temps en compagnie de ce dernier avant l'adoption, pour s'assurer qu'il semble en parfaite santé et observer comment il se comporte. Par exemple, s'il paraît anormalement timide, peureux ou agressif, mieux vaut passer son chemin.

Le Chien de Saint-Hubert contribua à la création de races aussi diverses que le Black and Tan Coonhound, le Chien Courant Suisse, le Fila Brasileiro ou encore le Rouge de Bavière. Bien souvent, il fut utilisé pour améliorer considérablement l’odorat des races avec lesquelles il était croisé.

Le Saint-Hubert dans la littérature

Le Chien de Saint-Hubert est cité ou apparaît dans divers romans et pièces de théâtre. On peut citer par exemple :

 

  • Le Songe d’une nuit d’été, la célèbre pièce de théâtre écrite entre 1594 et 1595 par William Shakespeare ;

  • La case de l’oncle Tom, un brûlot contre l’esclavage écrit par l’Américaine Harriet Beecher Stowe et publié en 1852. Ce roman eut un très fort impact sur la société nord-américaine de l’époque, et fut d’ailleurs un sujet de tension avant même que la Guerre de Sécession n’éclate en 1861. Le Bloodhound, qui était couramment utilisé dans les plantations pour retrouver les esclaves échappés, y est présenté comme un animal particulièrement vicieux ;

  • Le chien des Baskerville, un roman de la série Sherlock Holmes écrit par Arthur Conan Doyle et publié en 1901. Il met en scène un chien démoniaque sans doute fortement inspiré du Saint-Hubert.

Le Saint-Hubert à l'écran

Le Saint-Hubert est représenté dans bon nombre de films et films d’animations. On peut notamment évoquer :

  • Pluto, le célèbre chien de Mickey Mouse créé par Walt Disney en 1930, en s’inspirant d’un Bloodhound ;

  • Bruno ou Pataud, le chien de Cendrillon dans le film d’animation Disney du même nom, sorti en 1950. Toujours très proche de la princesse, il se distingue par son amour pour la sieste et son envie continue de chasser le chat de Madame de Trémaine, la belle-mère de l’héroïne. Lors du bal, il est transformé par la Marraine Fée en valet de pied ;

  • Roquet belles oreilles, une série d’animation diffusée au début des années 50 et dont le personnage principal, qui porte ce même nom, est fortement inspiré du Bloodhound - bien qu’il soit de couleur bleue. La soixantaine de courts épisodes qui constituent la série permettent de le suivre au cours de toutes ses drôles d’aventures ;

  • Luke la main froide, une comédie dramatique américaine réalisée par Stuart Rosenberg et sortie en 1967. Il s’agit en réalité d’une adaptation d'un roman du même nom, écrit par Donn Pearce et publié en 1965. Celui-ci conte l’histoire de Luke, un homme condamné à deux ans de travaux forcés dans l’État de Floride, aux États-Unis. N’acceptant pas l’autorité des gardiens, il tente à plusieurs reprises de s’enfuir. Des Bloodhounds apparaissent au cours du film, sans pour autant y avoir une importance majeure ;

  • Napoléon, dans le dessin animé Disney Les Aristochats, sorti en 1970. Ami de la célèbre famille féline, Napoléon apparaît à deux reprises dans le film, affublé à chaque fois de son compagnon le Basset Lafayette ;

  • The Beverly Hillbillies, une série américaine créée par Paul Henning et diffusée entre 1962 et 1971. Elle narre l’histoire d’une famille modeste qui se rend compte que sa ferme se situe au-dessus de grandes ressources pétrolières. Dans le générique ainsi que dans certains épisodes apparaît le vieux chien de la famille, nommé Duke. Il est tout particulièrement présent dans l’épisode 19 de la saison 1, intitulé Elly’s Animals ;

  • McGruff the Crime Dog, un personnage d’animation créé par l’Américain Jack Keil dans les années 80 pour une campagne de prévention télévisée contre le crime.

Saint-Hubert qui sont des célébrités

Tiger, un Bloodhound originaire des États-Unis, possède le record du chien avec les plus grandes oreilles, ce qui lui a permis d'entrer dans le Guinness World Records.

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Avis & conseils Saint-Hubert

J'ai toujours eu des chiens de grande taille. Je viens de prendre mon premier St Hubert, race qui me tentait depuis longtemps. Quel bonheur ! Ce chien , bien qu'un peu "pot de colle" est juste fabuleux . Une mentalité en or. Il est docile et attentif, très intelligent. Son éducation est simple, surtout si on prend du plaisir avec son chien dans les divers exercices. Je le recommanderais facilement aux personnes cherchant un bon chien de famille. Je "kife" :-)

   
Par Frédéric