Un Setter Irlandais en position statique sur fond blanc

Setter Irlandais

Autres noms : Setter Irlandais Rouge
Noms d'origine : Irish Setter ou An Sotar Rua ou Irish Red Setter
Pays d'origine : Irlande
Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées,Chien d’arrêt

Qualités du Setter Irlandais

Tempérament du Setter Irlandais

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Setter Irlandais

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Setter Irlandais au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 11 à 15 ans
Poids de la femelle
De 18 à 23 kg
Poids du mâle
De 20 à 25 kg
Taille de la femelle
De 55 à 62 cm
Taille du mâle
De 58 à 67 cm

Le Setter Irlandais : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Setter Irlandais

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

L’origine des chiens setter remonte au moins à la seconde moitié du 16ème siècle — on en trouve une mention en 1570 sous la plume de John Caius, dans son ouvrage De Canibus Britannicus consacré comme son nom l’indique aux chiens anglais.

 

Le Setter Irlandais aurait pour sa part vu le jour bien plus tard, au 18ème siècle, à la suite de croisements. Ses ascendants ne sont pas connus de manière certaine, mais on pense qu’il fut développé à partir de l’Épagneul d’Eau Irlandais, avec la possible contribution du Terrier Irlandais, du Pointer Anglais et du Setter Gordon. Toutefois, dans les premiers temps, il n’avait pas la robe rouge acajou unie qu’on lui connaît aujourd’hui, mais un pelage rouge et blanc, particulièrement apprécié à la chasse car facile à repérer dans les broussailles. Ce Setter Irlandais Rouge et Blanc - qui subsiste encore de nos jours, quoique plus rare - aurait progressivement donné naissance, dans le courant du 18ème siècle, au Setter Irlandais Rouge. Ce dernier se stabilisa comme race distincte au début du 19ème siècle, se différenciant notamment par des pattes plus longues que son ancêtre bicolore.

 

Si ses origines exactes sont assez floues, la provenance géographique de l’Irish Setter est en revanche bien identifiée. En effet, son histoire commence bien entendu en Irlande, où des chasseurs cherchèrent à développer une race de chien performante pour débusquer, traquer et rapporter le gibier à plumes. Ils l’utilisèrent comme chien d’arrêt localisant le gibier en se figeant dans une position de pointage, ce qui permet de faire savoir au chasseur où se trouve l’oiseau. Le terme « setter » (« passeur », en français) viendrait d’ailleurs de cet usage pour lequel il fut développé. Il fut très apprécié dès ses débuts pour son excellent flair, qui lui permet de repérer les odeurs dans l’air, tandis que la plupart des chiens de chasse tracent le gibier au sol. Cette caractéristique lui valut d’emblée une grande popularité.

 

Au-delà de ses compétences à la chasse, le Setter Irlandais Rouge de distingua également rapidement par son allure élégante et sa belle couleur acajou. Dès les premières années du 19ème siècle, des élevages se spécialisèrent d’ailleurs dans la production de spécimens de cette couleur. Ce fut la voie que suivirent notamment Jason Hazzard de Timaskea dans le comté de Fermanagh, Sir Saint George Gore et le comte d’Enniskillen, qui furent parmi les premiers éleveurs de la race. Par exemple, ce dernier décida dès 1812 qu’il ne souhaitait plus avoir que des chiens à robe rouge dans ses chenils.

 

En 1862, un spécimen nommé Palmerston se démarqua par la forme particulièrement allongée de sa tête et l’élancement de sa silhouette. Ces différences faillirent lui coûter la vie, puisque son propriétaire jugea qu'elles le rendaient impropre à la chasse et se mit en tête de le noyer. Un amateur de la race intervint et le sauva, puis le rendit célèbre en le présentant dans de nombreuses expositions canines.

 

Palmerston donna naissance à une large descendance, et il est admis qu’il figure dans l’arbre généalogique de la plupart des spécimens actuels. En outre, les succès qu'il obtint dans les concours de beauté où il fut présenté firent des émules : tout en restant un chasseur reconnu, le Setter Irlandais Rouge se mit par la suite à connaître également un large succès en tant que chien d’exposition raffiné.

Diffusion internationale

L'Irish Setter fut importé aux États-Unis dès 1875, et y acquit rapidement un statut de vedette. En effet, le premier spécimen qui posa la patte en Amérique, Elcho, devint une star tant pour ses présentations en expositions canines que pour son efficacité sur le terrain. Il n’est pas étranger au fait que la race fit partie de celles reconnues lors de sa création par l’American Kennel Club (AKC) : dès 1878, un premier spécimen, nommé Admiral, fut donc inscrit dans les registres. Quant au United Kennel Club (UKC), l’autre organisme canin de référence dans le pays, il reconnut l'Irish Setter en 1914.

 

L'influent Kennel Club britannique en avait fait de même entre-temps.

 

Peu après son arrivée aux États-Unis, celui qui est parfois appelé parfois Red Setter (pour le distinguer de son cousin à la robe blanche et rouge, le Setter Irlandais Rouge et Blanc) devint rapidement une des races de chien les plus populaires dans les expositions canines du pays. Ainsi, entre 1874 et 1948, pas moins de 760 de ses représentants furent primés sur les rings. Il fut beaucoup moins remarqué pour ses capacités de terrain, puisqu'au cours de la même période seuls 5 spécimens furent récompensés pour leurs aptitudes à la chasse.

 

Ceci alerta d’ailleurs quelques amateurs de la race, qui en 1940 publièrent dans le magazine Field and Stream un appel pour sa renaissance en tant que chien de chasse, son rôle d’origine. Leur initiative fut plutôt une réussite : ainsi, même si le gros des efforts des éleveurs a porté sur ses caractéristiques esthétiques, le Setter Irlandais a su conserver ses deux fonctions et demeure un chasseur très apprécié pour traquer le gibier à plumes, notamment la sarcelle, le canard, la perdrix et la caille. Il est d’ailleurs courant de distinguer des lignées d’exposition et celles de travail, dont les individus se différencient par leur taille et leur robustesse.

 

Bien sûr, il n’y a pas que les États-Unis qui adoptèrent le Setter Irlandais. Sa reconnaissance par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1954 contribua beaucoup à sa diffusion dans le monde entier, étant donné qu'elle regroupe une centaine d'organismes nationaux - dont ceux de la France (la Société Centrale Canine, ou SCC), la Belgique (la Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et la Suisse (la Société Cynologique Suisse, ou SCS).

Le Setter Irlandais est reconnu par l’ensemble des grands organismes du monde entier et jouit d’une bien plus grande popularité que son ancêtre le Setter Irlandais Rouge et Blanc. Celle-ci est toutefois en berne depuis plusieurs décennies.

En France

Le Setter Irlandais fit l’objet d’un engouement incroyable en France dans les années 70. Alors qu’on recensait déjà plus de 600 inscriptions par an au Livre des Origines Français (LOF) au début de la décennie, ce nombre grimpa en flèche de manière ininterrompue, jusqu’à approcher les 2400 (soit 4 fois plus) en 1978.

 

Le mouvement inverse eut lieu dans les dix années qui suivirent, au point qu'il termina les années 80 autour de 700 à 800 naissances annuelles. Le nombre se stabilisa ensuite autour de 600 par an pendant tout au long des années 90 et 2000, puis connut un nouvel effritement dans les années 2010, avec environ 500 enregistrements annuels.

En Suisse

La base de données Amicus recense un peu moins de 900 Setter Irlandais en Suisse, mais la tendance est à la baisse. Cela le place aux environs de la 75ème place au classement, sur un total d'environ 400 races.

Au Canada

Le Setter Irlandais est présent au Canada, mais s'y fait assez discret. Ainsi, le Club Canin Canadien (CCC) ne recense guère plus d'une quinzaine d'éleveurs, et moins d'une dizaine sont affiliés au club de race national.

Ailleurs dans le monde

Les États-Unis adoptèrent rapidement l'Irish Setter à la fin du 19ème siècle, et celui-ci continue à être bien présent tant sur le terrain auprès des chasseurs que sur les rings d’exposition. Toutefois, il est très loin des sommets qu’il atteignit dans les années 60 et 70, grâce notamment à la production Disney de 1962 mettant en scène un Setter Irlandais prénommé Big Red, ainsi qu’à King Timahoe, célèbre chien de la Maison Blanche pendant la présidence de Richard Nixon (de 1969 à 1974).  Au milieu des années 70, il atteignit même le 3ème rang en nombre d’enregistrements annuels auprès de l’American Kennel Club (AKC), passant d’environ 4000 chiots par an à plus de 60000. Toutefois, cet effet de mode fut de courte durée, et la popularité du Setter chuta progressivement à partir de la seconde moitié des années 70. Aujourd’hui, on le retrouve plutôt aux alentours de la 75ème position (sur un peu moins de 200) en termes de nombre d’enregistrements annuels auprès de l’AKC. Il continue d’ailleurs de reculer, puisqu'à l’aube du 21ème siècle il figurait plutôt autour de la 60ème place.

 

Le désintérêt que connaît dernièrement la race se constate également dans d’autres pays, à l’instar par exemple de la Grande-Bretagne. Ainsi, le nombre d’enregistrements annuels auprès du Kennel Club se situe autour de 700, là où il côtoyait plutôt le millier au début des années 2010 et dépassait les 1200 au milieu de la décennie précédente. En Allemagne, les chiffres du Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH) montrent également une division par deux au cours de la même période, le nombre d'inscriptions passant d'environ 500 à environ 250.

 

Il n'en reste pas moins vrai que le Setter Irlandais Rouge est bien présent aux quatre coins du monde, y compris donc dans des contrées très éloignées de son Irlande natale. Par exemple, autour de 150 naissances sont enregistrées chaque année auprès de l'Australian National Kennel Council (ANKC), même si cela représente une division par trois par rapport aux années 80.

Taille & poids

Taille du mâle
De 58 à 67 cm
Taille de la femelle
De 55 à 62 cm
Poids du mâle
De 20 à 25 kg
Poids de la femelle
De 18 à 23 kg

Le Setter Irlandais termine sa croissance et atteint son gabarit adulte un peu avant ses 18 mois.

 

Le dimorphisme sexuel n’est que modérément prononcé : les mâles sont certes généralement plus grands de 3 à 5 centimètres, mais ne sont pas sensiblement plus massifs.

 

En revanche, il existe généralement de réelles différences physiques en fonction de l’usage auquel l’animal est destiné : une distinction nette existe entre les lignées d’exposition et celles destinées à la chasse ou à la compagnie. Ainsi, les individus appartenant aux premières sont généralement plus robustes et plus grands que ceux appartenant aux secondes, et leur pelage est également plus épais et dense.

Morphologie

Un Setter Irlandais en train de se promener dans l'herbe

Le Setter Irlandais est de constitution équilibrée et élégante. Dans l’ensemble, ce chien actif, racé et à l’allure noble constitue un beau mélange de raffinement et de robustesse.

 

Il est bâti autour d’une poitrine profonde qui descend presque au niveau de son coude et possède un dos plat et long, légèrement incliné depuis le garrot vers l’arrière-train, sans chute exagérée.

Pattes

Les pattes arrière de l'Irish Setter sont puissantes et bien développées, quoi que leur partie basse soit plus fine du jarret à la sole. Elles lui procurent une belle foulée.

 

Quant à ses membres antérieurs, ils sont plus fins, avec des avant-bras nerveux et bien droits. Ils sont bien fléchis, mais ne présentent pas de torsion vers l’intérieur ni vers l’extérieur.

 

Par ailleurs, les pieds de ce chien comportent une belle densité de poils entre les doigts, comme des plumeaux.

Queue

Le dos du Setter Irlandais se prolonge par une longue queue effilée généralement portée droite, voire légèrement courbée vers le haut.

Tête

La tête du Setter Irlandais repose sur un cou fort - quoi que peu épais - et légèrement arqué, qui s’insère harmonieusement entre ses épaules. Le crâne a une forme ovale lorsqu’il est vu d’en haut. Le museau est modérément allongé et carré, avec des mâchoires inférieure et supérieure de longueur presque égale. La truffe est toujours foncée, de couleur noire ou chocolat, et les narines sont bien ouvertes.

 

Les oreilles sont placées en arrière du crâne, un peu plus bas que le niveau des yeux. Elles sont fines et longues, presque assez pour toucher l’avant du museau lorsqu'on les tend. Elles pendent avec un pli net le long de la tête.

Yeux

Les yeux du Setter Irlandais sont en forme d’amande, de taille moyenne et assez distancés l’un de l’autre. Ils arborent une couleur noisette à brun foncé et ont une expression douce quoiqu'alerte.

Pelage

Un Setter Irlandais vu de face

Le pelage du Setter Irlandais se compose d’un sous-poil et d’un poil de couverture court sur le dessus de la tête et des pattes antérieures, ainsi que sur le bout des oreilles. Il est mi-long ailleurs et présente des franges longues mais fines sur les oreilles, l’arrière des pattes et des cuisses ainsi que sur le ventre.

 

Malgré sa longueur, le pelage est plat et lisse. Il a d'ailleurs une apparence lustrée et un toucher soyeux.

Couleurs de robe

Le coloris est un des traits distinctifs du Setter Irlandais. Son pelage est en effet systématiquement de couleur acajou ou châtain sombre, sans trace de noir.

 

Certains individus possèdent une touche de blanc sur la poitrine ou un mince trait blanc sur le dessus du crâne, mais cela n’est pas particulièrement souhaitable.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Setter Irlandais doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Même s’il ne s’agit pas de variétés à proprement parler, les Setter Irlandais issus des lignées destinées à la chasse présentent généralement des caractéristiques physiques différentes de ceux ayant vocation à être présentés en expositions canines ou à servir comme chiens de compagnie. Ces derniers sont en général de format un peu plus petit et ont le pelage plus fin, tandis que les premiers se doivent d’avoir une constitution plus robuste.

 

Par ailleurs, en parallèle du Setter Irlandais Rouge, il existe également un Setter Irlandais Rouge et Blanc, qui est d’ailleurs son ancêtre. Il est reconnu comme race à part entière par l’ensemble des principales organisations canines du monde entier. Les deux races se différencient principalement par leur pelage (à la fois en termes de couleur et de texture) ainsi que par la longueur de leurs pattes, celles du Setter Rouge étant plus longues.

Proximité avec ses maîtres

Un Setter Irlandais aux pieds de sa propriétaire

Doté d’un tempérament jovial et joueur, le Setter Irlandais est très proche de ses maîtres et fait un compagnon parfait pour tous les membres de la famille : dès lors qu’il est entouré d’amour, il en a au moins autant à offrir et se montre de façon générale très agréable à vivre.

 

En outre, il ne manque généralement pas d’enthousiasme lorsque l'occasion lui est offerte de partager des activités avec eux.

Capacité à supporter la solitude

Le Setter Irlandais a besoin d’être intégré à sa famille et d’interagir avec ses humains pour être bien dans sa tête. Il supporte d’ailleurs difficilement la solitude et a tôt fait de souffrir d’anxiété de séparation si ses propriétaires le laissent seul le plus clair de la journée et qu'il n'y a pas un autre animal pour l'aider à passer le temps.

 

La combinaison d’un manque de compagnie et d’un trop-plein d’énergie peut d’ailleurs faire des ravages si elle l'amène à  commettre des destructions, en plus d’éventuels autres problèmes de comportement (par exemple, des aboiements excessifs pour solliciter de l’attention).

Entente avec les enfants

Un Setter Irlandais allongé avec deux enfants

Le Setter Irlandais s’entend à merveille avec les enfants, dont l’énergie et l’enthousiasme sont parfaitement cohérents avec son propre caractère. Adorant particulièrement les séances de jeux avec ses humains, il trouve en eux des partenaires idéaux.

 

Cependant, il faut faire attention lorsqu’il est en compagnie de très jeunes enfants, car il peut se montrer brusque dans ses mouvements et les bousculer voire les renverser sans le vouloir. En tout état de cause, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un tout petit sans surveillance d’un adulte, et cela vaut quelle que soit sa race. Par ailleurs, dès que leur âge le permet, il est important d'apprendre aux enfants comment se comporter respectueusement avec leur animal : cela évite des gestes inappropriés ou des incompréhensions, et donc des accidents potentiels.

Entente avec les personnes inconnues

La sociabilité du Setter Irlandais ne se limite pas aux membres de sa famille, animaux comme humains. En effet, il adore la compagnie de ces derniers, et accueille souvent les étrangers avec enthousiasme : il serait d'ailleurs assez illusoire d’espérer l’employer comme gardien.

Instinct protecteur

Le Setter Irlandais ne manque pas d’aboyer bruyamment lorsqu'un étranger pointe le bout de son nez : même si ce n'est pas dans l'objectif de le dissuader d'avancer davantage, cela en fait au moins un bon chien d’alerte.

 

Du reste, bien qu’il ne soit pas agressif à la base et qu'il soit tout sauf un gardien intraitable, il peut s’avérer protecteur si la situation l’exige.

Maturité psychologique

L’entrain dont le chiot Setter Irlandais fait preuve est une caractéristique qu’il conserve longtemps, y compris une fois devenu adulte. En effet, il met nettement plus de temps que les autres races à atteindre une certaine maturité psychologique.

 

Pour certains maîtres, vivre avec un chien qui a une mentalité de chiot à l’âge de cinq ans peut s’avérer éprouvant, mais d’autres en revanche adorent. Quoi qu’il en soit, il garde donc un vif amour de la vie jusqu’à un âge avancé, et certains sujets ne finissent jamais vraiment par être plus posés.

Besoin d'exercice

Un Setter Irlandais en train de jouer avec une balle verte

L'Irish Setter a beaucoup d’énergie à revendre : élevé originellement pour la chasse, il reste très actif et a besoin pour dépenser son énergie de promenades journalières et de pouvoir courir sans entraves. Une heure à une heure trente d’exercice par jour est le minimum pour le maintenir en bonne santé physique et mentale.

 

S'il n'a pas son lot quotidien d'activité, il risque comme n'importe quel chien de développer divers problèmes de comportement : se mettre à détruire ce qui lui passe sous la gueule, aboyer à tue-tête, etc.

Activités recommandées

De simples promenades en laisse dans le quartier ne sont pas suffisantes pour que le Setter Irlandais soit épanoui et heureux : il a besoin d’un endroit à l’écart de la circulation dans lequel il peut courir librement et en toute sécurité. Il fait d’ailleurs un excellent compagnon pour qui souhaite courir avec son animal, et est ravi également d’accompagner les balades à vélo.

 

Les sorties peuvent également comporter un temps dédié à la baignade, car il fait partie des chiens qui aiment l’eau. Le faire nager est d’ailleurs un bon moyen de lui permettre de se dépenser.

 

Il en va de même des sports canins, qui lui offrent l'occasion de mobiliser tant ses capacités physiques que mentales. L’agility, l’obéissance, le pistage et le rallye sont autant de disciplines parfaitement adaptées pour lui, et qu’il ne manque pas d’aborder avec son entrain habituel.

Risque de fugue

Un Setter Irlandais appuyé sur une barrière

Comme tout chien de chasse qui se respecte, le Setter Irlandais Rouge a du mal à se brider s’il capte des odeurs intéressantes : il a tôt fait de se lancer alors sur leur piste.

 

Pour autant, cela ne saurait justifier de le tenir systématiquement en laisse lors des sorties : compte tenu du besoin qu'il a de pouvoir courir régulièrement sans entraves, il aurait alors toutes les chances d'être malheureux. Mieux vaut mettre l'accent sur l'apprentissage du rappel, l'équiper d'un collier GPS connecté et bien choisir les endroits où on le laisse évoluer librement, afin de minimiser le risque d'accident s'il vient à prendre la poudre d’escampette.

 

Par ailleurs, la propension à fuguer du Setter Irlandais implique également qu'une clôture suffisamment haute est indispensable pour éviter qu’il ne s'échappe du jardin.

Niveau sonore

D'un point de vue sonore, le Setter Irlandais Rouge est plutôt du genre discret : s'il aboie, c'est généralement pour signer quelque chose d'inattendu, par exemple l'arrivée d'une personne extérieure au foyer. Il est difficile alors de ne pas l'entendre : cela en fait d'ailleurs un bon chien d'alerte, d'autant qu'il est assez attentif.

Entente avec les autres chiens

Très joueur et enthousiaste, le Setter Irlandais s'entend généralement bien avec ses congénères : il ne demande pas mieux que de s'amuser avec eux, mais ces derniers peuvent parfois se montrer un peu récalcitrants voire agacés par tant d'entrain.

 

Lui faire partager son foyer avec un autre chien peut en tout cas constituer une option intéressante pour lui rendre les absences de ses propriétaires plus douces.

Entente avec les chats

Un Setter Irlandais en séance photo avec un chat

Le Setter Irlandais est généralement ravi de vivre sous le même toit qu'un chat, en particulier s'il le connaît depuis son plus jeune âge et le considère donc pleinement comme un membre de sa famille. Pour peu que le petit félin soit joueur lui aussi, chacun trouve en l'autre un sympathique partenaire de divertissement.

 

Il n'est pas non plus du genre à poursuivre avec véhémence un chat inconnu qui passe à proximité, car il est rare qu'il le voie comme une proie.

Entente avec les autres espèces

Le Setter Irlandais s'entend très bien avec les humains, les autres chiens et les chats, mais on ne peut clairement pas en dire autant des oiseaux.

 

Il ne faut pas perdre de vue en effet que ces derniers correspondent depuis toujours à ses proies de prédilection : il ne manque donc pas de vouloir leur faire un essor lorsque l'occasion lui en est offerte. Si c'est à un moment où il n'est pas tenu en laisse, la probabilité est alors grande qu'il fausse compagnie à son propriétaire, quitte d'ailleurs à ignorer les injonctions de ce dernier.

 

Ceci explique aussi qu'il ne faut pas chercher à le faire vivre sous le même toit qu'un tel animal : son instinct de chasseur aurait toutes les chances de se réveiller à un moment ou un autre et de mettre un terme abrupt à l’expérience.

 

Le problème se pose aussi dans une moindre mesure pour les rongeurs.

 

Par ailleurs, il est évidemment particulièrement prononcé avec les individus issus de lignées de chasse, qui ont un instinct de prédation plus poussé que ceux destinés aux expositions ou à la compagnie.

Facilité à éduquer

Une propriétaire donne des croquettes à ses Setters Irlandais

Non content d’être intelligent et vif, le Setter Irlandais se montre également très coopératif dans le cadre de son éducation, car il aime travailler et rendre ses maîtres heureux.

 

Il faut cependant garder en tête qu’il conserve longtemps une personnalité exubérante, comme s’il était encore un jeune chiot, avec notamment une sacrée dose de curiosité. Il se laisse donc facilement distraire pendant les séances, et il peut parfois être difficile d’obtenir son attention - ou de la conserver plus de quelques minutes. De fait, c'est plus cet aspect-là que le reste qui est susceptible d'engendrer des difficultés.

Méthode d'éducation

Même si les choses sont facilitées par le fait qu’il est désireux d’apprendre et adore être sollicité, la patience et le sens de l’humour sont les maîtres mots pour éduquer un Irish Setter. Il mérite en effet pleinement sa réputation d’être tête en l’air, voire parfois obstiné : même si cela peut être un peu irritant, il est important de garder son calme quoi qu’il advienne, et d’agir de manière positive et douce. Se comporter de manière brutale ou agressive ne pourrait que le braquer, et donc s'avérer contre-productif.

 

Pour réussir à le garder concentré sur ce qu'on cherche à lui enseigner, rien de mieux que les méthodes par le jeu, avec des récompenses et des félicitations à la clef. Son tempérament très joueur implique en effet qu’il a tôt fait de se montrer peu intéressé - voire carrément réfractaire - si ce qu’on lui propose ne lui semble pas amusant. Changer régulièrement les activités et les récompenses permet donc à la fois de maintenir son intérêt et de le stimuler plus efficacement.

À partir de quel âge ?

Un Setter Irlandais avec la langue pendue

Comme pour n'importe quelle race, il est recommandé d'entamer l'éducation d'un chiot Setter Irlandais dès 2 ou 3 mois. En effet, il est alors particulièrement malléable et ouvert aux apprentissages : même si les plus complexes (par exemple la marche au pied) doivent encore attendre un peu, il est déjà tout à fait capable d'apprendre à reconnaître son nom, exécuter quelques ordres de base ou encore être initié à la propreté.

 

En outre, cela facilite son intégration dans le foyer et réduit le risque qu'il s’ennuie, lui qui a tant besoin d’être stimulé pour être équilibré et heureux.

 

Pour autant, il n'est pas du tout impossible de commencer plus tard, voire beaucoup plus tard : même adulte, un chien est capable d'apprendre ou réapprendre. Simplement, il faut alors s'attendre à devoir se montrer un peu plus patient...

Socialisation

Comme tout chien, la socialisation du Setter Irlandais gagne à être entamée sans attendre, et se passe d’autant mieux qu’il est de base naturellement sociable - ce qui ne veut pas dire qu'il faut l'en dispenser.

 

Lui offrir moult occasions de rencontrer tous types d’humains, de congénères et d’autres animaux, mais également d’être confronté à différents environnements et stimuli (bruits, sons, odeurs…), est le meilleur moyen d’en faire un compagnon parfaitement équilibré et très agréable à vivre.

 

Ce travail absolument crucial pour toutes les années qui suivent doit être entamé par l'éleveur, et la période la plus déterminante se situe entre l'âge de 2 et 3 mois. Même si l'adoption a lieu au terme de cette dernière, il doit impérativement être poursuivi par les nouveaux propriétaires de l'animal.

Apprentissage des règles

Même s’il est généralement plein de bonnes intentions, le Setter Irlandais doit apprendre le plus tôt possible à être obéissant, au risque de laisser libre cours à sa tendance à se montrer un peu trop indépendant et têtu.

 

D'où l'importance d'être au clair dès son arrivée dans le foyer quant aux règles qu'il devra respecter, et de veiller à les faire appliquer de manière uniforme par la suite - que ce soit d'un jour à l'autre ou d'une personne à l'autre. C'est aussi dans son intérêt, car un chien a besoin pour être équilibré de connaître sa place dans la hiérarchie et de savoir précisément ce qu'on attend de lui. Si un membre de la famille autorise un jour ce qu'un autre lui a interdit la veille, il est déboussolé et a des chances de prendre l'habitude de décider par lui-même ce qu'il convient de faire : ce ne serait bon pour personne.

 

Cette importance d'établir des règles claires et de s'y tenir doit d'ailleurs être explicitée aux enfants, car ils ont souvent tendance à être trop permissifs. Il faut leur faire comprendre que tout cela n'est pas fait pour embêter leur compagnon, mais au contraire pour lui permettre d'être parfaitement intégré dans sa famille.

Choses à apprendre en priorité

Un Setter Irlandais tenu en laisse par sons propriétaire

L’apprentissage de la propreté n’est généralement pas source de problèmes majeurs chez le chiot Setter Irlandais, même si jusqu’à l’âge de 4 mois il peut avoir du mal à contrôler sa vessie : s’il vit en intérieur, il est donc indispensable de le faire sortir régulièrement.

 

Par ailleurs, il aime tout particulièrement mordiller et mâcher ce qui se trouve à sa portée. Il faut donc non seulement maintenir à l'écart les affaires auxquelles on tient ou qui pourraient le blesser, mais surtout lui apprendre à se défouler de manière acceptable pour lui comme pour son maître : détourner son attention chaque fois qu’il se met à mordiller ou mâcher frénétiquement des choses inappropriées est un bon moyen de progressivement canaliser ce trait de caractère, et éviter que de mauvaises habitudes ne s'installent rapidement.

 

Enfin, comme le Setter Irlandais adore courir et est doté d’un fort instinct de chasse, enseigner le rappel à son chien doit figurer en bonne position parmi les priorités de son programme d’éducation. Il est vain toutefois d'espérer avoir un jour un contrôle total sur lui lorsqu'il se lance à la poursuite d'un oiseau, a fortiori dans le cas d'un individu issu d'une lignée de chasse. Cela n'empêche pas qu'il vaut mieux entamer cet enseignement assez tôt, dès ses premiers mois : c'est en effet un âge auquel il est très influençable et ouvert aux apprentissages.

En appartement ?

Un Setter Irlandais allongé sur un canapé gris

Compte tenu de son besoin d'activité, l’Irish Setter n’est pas fait pour vivre en appartement. Une maison avec un grand jardin clôturé est un cadre de vie nettement plus idéal pour lui.

 

C'est d'autant plus vrai que la combinaison de sa taille relativement grande et de son énergie peuvent vite faire des dégâts s'il n'est pas en mesure de se dépenser alors qu'il souhaiterait le faire.

Dans le jardin ?

Quand bien même le jardin est suffisamment grand pour qu’il puisse y courir à sa guise, il ne saurait être question d’y laisser le Setter Irlandais seul trop longtemps : très proche de ses humains, il a besoin pour être équilibré d’être intégré à sa famille et d’interagir avec elle.

 

Par ailleurs, au-delà du fait qu'il doit de toute façon disposer d'un endroit pour s'abriter, il ne faut pas plus perdre de vue qu'il n'est pas équipé pour résister aux températures les plus extrêmes. Par conséquent, lorsque le mercure est au plus bas ou au contraire atteint des sommets, sa place n'est pas au dehors.

 

En tout cas, compte tenu de sa propension à se lancer sur la piste d'odeurs intéressantes, il est important que le jardin soit parfaitement sécurisé : une clôture suffisamment haute pour qu'il ne puisse pas passer par-dessus est indispensable.

Comme premier chien ?

Un chiot Setter Irlandais dans les bras de sa propriétaire

Le Setter Irlandais est proche de ses maîtres, conciliant et facile à vivre : son éducation est parfaitement à la portée d'un maître débutant. En outre, il pose rarement des problèmes en termes de santé.

 

Par conséquent, il est parfaitement recommandé comme premier chien pour des personnes capables de lui permettre de se dépenser vigoureusement au moins une heure par jour, et plus largement de lui consacrer suffisamment de temps pour qu'il soit bien dans ses pattes et dans sa tête.

Pour une personne peu disponible ?

Le Setter Irlandais n'est pas très indépendant : il a besoin d'interactions nombreuses avec les siens pour être équilibré, et vit mal leurs longues absences. En outre, il a besoin qu'on lui fasse faire chaque jour au moins une heure à une heure et demie d'exercice. Enfin, son entretien s'avère relativement chronophage - en tout cas sensiblement plus que celui d'autres races.

 

Toutes ces raisons font qu'il n'est pas adapté pour une personne peu disponible.

Pour une personne sportive ?

Le Setter Irlandais a besoin de se dépenser au moins une heure et une heure et demie par jour, et il a de l'énergie à revendre. De simples tours de pâtée de maison ne lui suffisent pas : ce qu'il lui faut, c'est de pouvoir courir, de préférence sans entraves.

 

Comme en plus il adore partager des activités avec ses maîtres, on comprend aisément que c'est un chien idéal pour un sportif. Il se fait un plaisir d'accompagner ce dernier pour du jogging, du vélo ou encore des randonnées.

Pour une personne âgée ?

Le Setter Irlandais doit être en mesure de se défouler au moins une heure par jour (idéalement en courant) pour être équilibré. À défaut, sa très grande énergie implique qu'il a vite fait d'être intenable.

 

Par conséquent, il n'est pas du tout adapté pour une personne âgée - ni même d'ailleurs pour une personne sédentaire, quel que soit son âge.

Pour une personne allergique ?

Avec son pelage long par endroits et sa perte de poils non négligeable tout au cours de l'année (sans même parler des mues, où elle est particulièrement conséquente), le Setter Irlandais diffuse autour de lui une bonne quantité de protéines allergisantes présentes dans les squames, ces petits bouts de peau morte qui s'invitent notamment dans le pelage.

 

Par conséquent, une personne souffrant d'allergie à la gent canine ferait mieux de se tourner vers une autre race.

Pour un petit budget ?

L'Irish Setter n'est pas particulièrement dispendieux à l'achat, et sa bonne santé générale fait qu'il ne coûte généralement pas trop cher en dépenses vétérinaires. Néanmoins, le budget à consacrer à son alimentation est forcément plus conséquent que celui nécessaire à ses acolytes de plus petite taille.

 

Par conséquent, il n'est pas particulièrement économique : une personne au budget très serré ferait mieux d'opter pour une autre race.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 11 à 15 ans

Le Setter Irlandais est une race généralement robuste et saine, et ses représentants ne rencontrent qu’assez rarement des problèmes de santé majeurs. Son espérance de vie est d'ailleurs au-dessus de la moyenne par rapport aux autres races de gabarit similaire.

Résistance au froid et à la chaleur

Un Setter Irlandais en train de courir dans la neige

Le Setter Irlandais tolère relativement bien la chaleur, et ses origines font qu’il s’acclimate également bien d’un froid raisonnable et de l’humidité.

 

Néanmoins, les températures les plus extrêmes ne sont pas vraiment faites pour lui. Il doit bien sûr pouvoir se mettre à l’abri en cas de canicule, mais également avoir accès à un endroit chauffé si les températures sont négatives.

Maladies

Le fait que le Setter Irlandais jouisse dans l'ensemble d'une bonne santé n'empêche pas qu'il est, comme n'importe quel chien, davantage enclin à souffrir de certaines affections.

 

Il s'agit de :

 

  • l’ostéosarcome, un cancer des os touchant principalement les sujets les plus âgés, qui provoque des boiteries de plus en plus prononcées et douloureuses ;

  • la dysplasie de la hanche, qui est fréquente chez les races de ce gabarit et peut avoir une dimension héréditaire. Elle survient lorsque l’os de la cuisse ne s’adapte pas bien à l’articulation de la hanche, et entraîne généralement une gêne pour marcher ou courir, ainsi que de l'arthrose à partir d'un certain stade. Les cas graves peuvent généralement être corrigés - ou au moins atténués - par une opération chirurgicale ;

  • l’ostéochondrose (ou ostéochondrite), un trouble de l’ossification affectant le cartilage des articulations et à l’origine de boiteries. Cette maladie est encore mal connue, mais des causes héréditaires sont suspectées. Elle se manifeste le plus souvent dès la période de croissance de l’animal et affecte plus fréquemment les mâles que les femelles ;

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui touche principalement les grandes races. Elle est fatale si un vétérinaire n’intervient pas rapidement, car elle empêche les gaz de sortir de cet organe et perturbe fortement la circulation sanguine dans la zone ;

  • l’épilepsie, qui est proche de ce qu’on observe également chez les humains et se traduit par des crises convulsives souvent impressionnantes. Différents traitements permettent néanmoins aux sujets touchés de mener une existence presque parfaitement normale ;

  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale qui peut avoir de nombreux symptômes différents : prise de poids, peau sèche, perte de poils, plus grande sensibilité au froid… Ceux-ci peuvent généralement être traités à l’aide de médicaments qui doivent être donnés à vie ;

  • la maladie de Von Willebrand, un trouble de la coagulation d’origine héréditaire qui peut se traduire notamment par la présence de sang dans les selles ou des saignements au niveau des gencives ou de la truffe. Il n’existe pas de remède connu pour guérir définitivement de cette maladie, mais il est possible de mettre en place un traitement pour soulager les symptômes ;

  • l’insuffisance d’adhérence du leucocyte, une maladie héréditaire grave et spécifique à la race. Elle entraîne dès le plus jeune âge des infections bactériennes et virales variées et graves, car les globules blancs ne sont pas en mesure de s’y attaquer. Elle est liée à un gène récessif, c’est-à-dire qu’un individu peut en être porteur (et la transmettre à ses descendants) sans lui-même être touché ;

  • l’atrophie progressive de la rétine de type APR-RCD, ou dysplasie des bâtonnets et des cônes, une maladie héréditaire incurable qui correspond à un développement prénatal anormal de la rétine. Elle entraîne une perte rapide de la vue, d’abord nocturne puis diurne : le chiot devient généralement totalement aveugle avant son premier anniversaire ;

  • l’entropion, un trouble oculaire parfois héréditaire dans lequel la paupière roule vers l’intérieur de l’œil, ce qui irrite le globe oculaire. Le problème peut être réglé via une intervention chirurgicale ;

  • les otites, infections des oreilles favorisées par la forme pendante de ses oreilles.

Risque d'obésité

En raison de sa constitution et de son niveau d’activité physique, le Setter Irlandais ne présente pas un risque important d'obésité.

 

Il convient toutefois de garder en tête qu’aucun chien n’est à l’abri, a fortiori s’il a été stérilisé, et que le surpoids fait peser des risques réels sur la santé. En effet, il peut entraîner toutes sortes de maladies, mais aussi aggraver des problèmes déjà existants. En outre, il représente un réel cercle vicieux : un animal qui prend de l'embonpoint tend à devenir moins actif, ce qui généralement ne fait qu'empirer les choses.

 

Il faut donc prendre l’habitude de peser son compagnon une fois par mois, et de consulter un vétérinaire en cas d’écart qui se confirme voire s’amplifie lors des mesures suivantes. En effet, seul un professionnel de santé possède les compétences nécessaires pour déterminer de manière fiable la cause du problème (maladie, réaction à un médicament, aliments inadaptés, ration quotidienne trop conséquente…), et dès lors indiquer la conduite à tenir.

Causes de mortalité

Même si la liste de maladies auxquelles l'Irish Setter est prédisposée peut être angoissante, cela ne doit pas faire perdre de vue que ses représentants passent généralement le plus clair de leur vie en bonne santé.

 

Une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique et le British Small Animal Veterinary Association a ainsi établi que les cancers sont à l’origine de 27% des décès constatés, mais que la vieillesse est la deuxième cause de mortalité chez cette race, représentant 22% des cas. Les problèmes cardiologiques et les troubles gastro-intestinaux (essentiellement la dilatation-torsion de l'estomac) sont loin derrière, avec respectivement 10% et 8%.

Adoption en bonne santé

Compte tenu du fait que nombre d’affections auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être héréditaires, l’adoption auprès d’un éleveur de Setter Irlandais sérieux est déterminante pour non seulement obtenir un animal correctement socialisé, mais aussi et surtout en bonne santé – et qui a toutes les chances de le rester.

 

Le professionnel doit ainsi être en mesure de présenter les résultats des tests (génétiques, orthopédiques...) effectués sur les parents ou le petit afin d’écarter toute transmission d'une tare héréditaire. Il doit aussi fournir un certificat établi par un vétérinaire attestant que le chiot est effectivement en bonne santé, ainsi que le carnet de santé ou de vaccination de ce dernier, permettant notamment de confirmer qu’il a bien reçu tous les vaccins nécessaires.

 

Plus généralement, un éleveur digne de ce nom veille au grain à la santé des petits de leurs parents, notamment en leur offrant un suivi vétérinaire de qualité.

Fragilité en période de croissance

Une fois que le chiot a rejoint son nouveau foyer, il faut veiller à respecter sa croissance et à ne pas vouloir lui en faire faire trop, trop tôt. Il est impératif en effet de garder en tête qu'il est alors particulièrement fragile, en particulier dans les moments où il connaît de fortes poussées de croissance.

 

Par conséquent, toute activité particulièrement intense ou longue est à proscrire tant que son squelette n’a pas atteint sa pleine maturité, ce qui survient un peu avant l’âge d'un an et demie. À défaut, il court non seulement un risque de blessures, mais aussi celui de séquelles à vie, par exemple du fait de malformations. La vigilance est d’autant plus de mise que cette race est prédisposée à différents problèmes articulaires.

 

Un bon moyen de donner toutes ses chances à un chiot de grandir dans les meilleures conditions est de respecter son sommeil. Il est normal qu'il dorme beaucoup (jusqu'à 20 heures par jour au début) : il n'y a pas lieu de s'en inquiéter, mais il convient en revanche de veiller à ce qu'il ait toujours un endroit calme pour se reposer.

Maintien en bonne santé

S'assurer d'adopter un chien en bonne santé puis lui permettre de grandir dans les meilleures conditions ne doit pas dispenser de prévoir des visites régulières chez le vétérinaire tout au long de sa vie, pour faire un bilan de sa santé et potentiellement déceler au plus tôt un éventuel problème avant qu’il ne prenne des proportions très graves. C’est aussi l’occasion d’effectuer les éventuels rappels de vaccins nécessaires.

 

Une fréquence annuelle convient parfaitement, mais mieux vaut le faire plusieurs fois par an quand l'animal devient âgé.

 

Toujours dans le domaine de la prévention, il revient au maître de s’assurer que la protection antiparasitaire de son compagnon reste toujours active, et pour cela de renouveler ses traitements chaque fois que nécessaire tout au long de l'année. C'est d'autant plus nécessaire que le Setter Irlandais passe souvent un temps non négligeable en extérieur, compte tenu de son niveau d'activité.

Assurance santé

Même s'il est loin de faire partie des races les plus fragiles, assurer la santé d'un Setter Irlandais permet d'affronter les éventuels coups du sort (maladies, accidents...) avec une certaine sérénité, puisque l'assurance prend alors en charge tout ou partie des dépenses - parfois très coûteuses - nécessaires pour le soigner.

 

Le sujet mérite toutefois d'y accorder un peu d'attention et de temps, car il existe de nombreux acteurs sur le marché, et plusieurs niveaux de protection possibles. De fait, les conditions exactes (modalités d'avance des frais, exclusions, franchises, plafond annuel, prise en charge des soins préventifs...) diffèrent fortement d'un contrat à l'autre : l'idéal est donc de passer par un comparateur d'assurances animalières, afin d'avoir plusieurs devis entre les mains et de faire un choix éclairé.

Le toilettage du Setter Irlandais demande du temps et des efforts : ce n'est pas un chien recommandé pour qui souhaite avoir le moins de temps possible à consacrer à l'entretien de son animal.

Entretien du pelage

Le beau pelage long et soyeux du Setter Irlandais nécessite d’être brossé une à deux fois par semaine pour rester lustré et exempt de nœuds. Ce brossage régulier permet également de stimuler les follicules à l’origine de la pousse du poil : ce dernier n’en est alors que plus sain.

 

En période de mues, au printemps et à l’automne, la perte de poils est nettement plus importante que le reste de l'année : une fréquence quotidienne est alors recommandée pour aider à l’élimination des poils morts.

Bains

À moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali, le Setter Irlandais n’a pas besoin de plus de deux bains par an.

 

Il faut toutefois veiller à bien utiliser à chaque fois un shampoing spécifiquement conçu pour la gent canine, au risque notamment d’un dessèchement de sa peau causé par un produit trop agressif. En effet, le pH de la peau des chiens n’est pas le même que celui de la peau des humains.

Entretien des oreilles

Les oreilles tombantes du Setter Irlandais nécessitent un entretien régulier, car elles constituent un terrain propice aux infections. Il faut donc chaque semaine les vérifier et les nettoyer à l’aide d’un chiffon légèrement humidifié avec une lotion spécialement conçue pour la gent canine : utiliser un autre produit (ou même simplement de l'eau) risquerait de causer plus de mal que de bien. En les nettoyant, on évite que des saletés ou de l’humidité ne s’y accumulent.

 

Il convient d’ailleurs d'en faire de même après chaque long moment passé en extérieur, par exemple s’il est utilisé dans le cadre de la chasse. Toujours dans l'optique d’éviter l’accumulation d’humidité, il est aussi utile de les lui sécher après un bain ou lorsqu’il a fait trempette à l’extérieur.

Entretien des yeux

Comme ceux de n'importe quel chien, les yeux du Setter Irlandais doivent être examinés toutes les semaines. Il faut alors les nettoyer si besoin, pour éviter par exemple de laisser des saletés s’y accumuler ou des croûtes s'y former.

Entretien des dents

Les séances d’entretien du Setter Irlandais offrent l’occasion de prendre soin de ses dents, c’est-à-dire de les brosser avec un dentifrice conçu spécialement pour les chiens. Il ne faut pas le faire avec un produit destiné aux humains, car il pourrait engendrer une intoxication.

 

Brosser les dents de son chien à intervalle régulier permet de prévenir l’accumulation de tartre et ainsi de réduire les risques de mauvaise haleine, mais aussi et surtout de maladies bucco-dentaires. Mieux vaut éviter de le faire moins d’une fois par semaine, l’idéal étant même de s’y astreindre quotidiennement.

Entretien des griffes / ongles

Compte tenu de son niveau d’activité, les griffes du Setter Irlandais s’usent généralement de manière naturelle, si bien qu’il n’est pas nécessaire de les couper manuellement.

 

Mieux vaut toutefois s’assurer tous les mois que c’est effectivement le cas. En tout état de cause, si on les entend frotter à terre lorsqu’il marche sur un sol lisse, c’est qu’elles sont devenues trop longues.

 

Au-delà du fait qu’elles peuvent alors le gêner pour marcher, voire finir par perturber durablement sa démarche et causer des problèmes articulaires, elles risquent de se casser et potentiellement de le blesser. Il est alors nécessaire de les tailler manuellement à l'aide d'un coupe-ongles conçu pour les chiens, en veillant à ne pas couper trop court.

Entretien au retour à la maison

Le long pelage du Setter Irlandais peut facilement cacher une petite blessure ou une infection, mais aussi des parasites, des épillets, des épines ou encore toutes sortes de saletés. Il n'est donc pas inutile de prendre l'habitude de l'examiner brièvement au retour d'un long moment en extérieur, et d'en faire de même pour ses pattes et ses oreilles.

 

En outre, s'il s'est baigné au cours de la sortie, il est judicieux de le rincer à l'eau claire. C'est même indispensable s'il était immergé dans de l'eau salée, tant celle-ci est susceptible d'attaquer sa peau et son pelage.

Initiation au toilettage

Qu’il s’agisse du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou encore des griffes, l’entretien d’un Setter Irlandais ne doit pas être effectué au hasard, au risque de lui faire mal voire de le blesser. La première fois, une visite chez un toiletteur professionnel ou un vétérinaire peut être un excellent moyen de s’approprier les bons gestes, en les apprenant auprès d’un expert.

 

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de raisons d’attendre pour s’y mettre : familiariser son chien à ces séances dès son plus jeune âge est le meilleur moyen de le rendre coopératif lorsqu’il doit être manipulé, voire peut permettre de faire des séances d’entretien des moments de complicité partagée.

Nourriture recommandée

Un Setter Irlandais à côté d'une gamelle de croquettes

La quantité de nourriture à fournir quotidiennement au Setter Irlandais est bien sûr conditionnée par son âge, sa taille, son poids et son niveau d’activité physique. Des produits industriels font parfaitement l'affaire, mais il est important d'opter pour de la qualité : cela revêt une réelle importance pour sa santé, afin de bien lui fournir tous les apports nutritifs dont il a besoin. Au passage, plus un produit est de qualité, plus il est nutritif, et la quantité à donner est donc moindre par rapport à une alimentation nutritionnellement pauvre.

 

Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à moduler sa ration au cours de l'année dès lors qu'il se dépense davantage lors de certaines périodes. C'est le cas en particulier s’il est utilisé pour chasser : il peut être utile d’accroître sa ration au cours de la saison de la chasse, mais il faut alors bien sûr revenir aux quantités normales une fois celle-ci achevée.

Alimentation du chiot

L'alimentation d'un chiot Setter Irlandais est cruciale : c'est elle qui doit fournir à son corps de quoi grandir dans les meilleures conditions. Si ce n'est pas le cas, il risque fort de souffrir de retards de croissance qui peuvent être préjudiciables pour tout le reste de ses jours. Cela dit, une alimentation trop riche n'est pas non plus souhaitable : alors que de base il connaît déjà de fortes poussées de croissance, celles-ci risqueraient d'être encore plus prononcées, avec à la clef un risque accru de blessures (susceptibles de laisser des séquelles à vie) et de malformations.

 

Il faut donc opter pour des aliments adaptés, et ne pas perdre de vue que ses besoins sont en constante évolution tout au long de ses premier mois : il n'est donc pas inutile de solliciter l'expertise d'un vétérinaire pour savoir comment agir au mieux.

 

Dans tous les cas, sauf indication contraire de ce dernier, il n'est pas nécessaire de donner des compléments alimentaires à son compagnon : des produits bien choisis suffisent normalement à satisfaire ses différents besoins nutritionnels.

Fréquence des repas

Un Setter Irlandais en train de manger dans une gamelle

Quelle que soit la période de l’année, mieux vaut nourrir un Setter Irlandais en au moins deux repas, de préférence un le matin et un le soir.

 

En effet, éviter de lui donner une trop grande quantité d'un coup facilite sa digestion et réduit grandement le risque de dilatation-torsion de l’estomac, tout comme le fait qu’il les prenne au calme et évite toute activité physique intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit. En outre, les espacer suffisamment évite qu'à certains moments il ait trop mangé (faute d'être capable de s'auto-réguler), et qu'à d'autres au contraire il soit affamé - au risque d'ailleurs de se mettre en quête de nourriture, par exemple dans les poubelles.

 

L'idéal est de les donner à heure fixe : il sait alors qu'il peut compter sur son maître pour le nourrir, ce qui renforce sa confiance en ce dernier et évite qu'il ne réclame.

Éviter l'obésité

Même si son niveau d'activité élevé fait que le Setter Irlandais est peu enclin à l'obésité, il est bon de respecter certaines habitudes pour l'en mettre effectivement à l'abri.

 

En premier lieu, il faut prendre l'habitude de peser les rations qui lui sont données, afin d'éviter qu'il ne reçoive plus que nécessaire.

 

Dès lors qu'il reçoit des quantités adaptées, cela doit lui suffire : il ne faut pas céder à ses demandes s'il en demande davantage ou quémande des restes de table, ou même le laisser se servir dans le placard ou les poubelles. Non seulement il y a peu de chances que les aliments en question correspondent à ses besoins énergétiques, mais en plus certains mets très prisés par les humains s'avèrent toxiques pour leurs meilleurs amis.

 

Enfin, il ne faut pas négliger l'apport calorique considérable que les friandises peuvent représenter quand on y a beaucoup recours. Le cas échéant, il est recommandé de déduire celui-ci de sa ration quotidienne et/ou d'opter pour des produits allégés.

Hydratation

Comme pour tout chien, il faut s’assurer que le Setter Irlandais ait toujours à sa disposition une gamelle d’eau fraîche et propre, et veiller à ce qu’il s’hydrate suffisamment.

 

Cela vaut aussi lors de la chasse ou des activités sportives : pour éviter qu'il ne se rabatte sur des mares ou autres eaux stagnantes aux qualités sanitaires douteuses, mieux vaut emporter systématiquement de l'eau pour lui et lui en proposer régulièrement.

Comme chien de chasse

Un Setter Irlandais à la chasse

Le Setter Irlandais fut initialement conçu et développé pour accompagner les chasseurs dans la traque du gibier à plumes. Il était – et est encore - particulièrement apprécié pour ses qualités de chien d’arrêt : il excelle à localiser le gibier et se placer en position de pointage pour faire savoir au chasseur où se trouve l’oiseau.

Comme chien de garde

Le fait qu'il apprécie la compagnie des humains, soit dépourvu de toute agressivité et se montre en général très accueillant avec les étrangers implique que le Setter Irlandais ne saurait occuper le rôle de gardien. C’est en revanche un excellent chien d’alerte, car il ne manque pas de prévenir de l’arrivée d’un inconnu.

Comme chien de compagnie

Le Setter Irlandais est aujourd’hui encore réputé et apprécié pour ses deux usages historiques, à savoir celui de chasseur et celui de chien d'exposition. Affectueux, intelligent et attachant, il a également su conquérir les cœurs en tant que simple animal de compagnie.

 

Il s’adapte à merveille à la vie de famille pour des maîtres en mesure de lui offrir tout l’exercice dont il a besoin – tâche qui peut au moins en partie être déléguée aux enfants, avec qui il adore jouer.

Comme chien de soutien psychologique

Sa proximité avec les humains, sa sensibilité, sa douceur et son intelligence expliquent qu’on retrouve le Setter Irlandais comme chien de thérapie, qu’il s’agisse d’être mis à la disposition permanente d’une personne ou d’être employé par une association qui intervient régulièrement dans des écoles, des hôpitaux, des maisons de retraite... Il peut faire des merveilles dans l’accompagnement de patients qui ont un besoin de soutien émotionnel.

Comme chien de compétition

Les sports canins sont un bon moyen de permettre au Setter Irlandais de dépenser sa grande énergie et satisfaire son besoin d'exercice, mais aussi de mettre son intelligence à l'épreuve. Il excelle notamment dans les concours d’agility, d’obéissance et de pistage.

Comme chien d'exposition

La grâce du Setter Irlandais, la beauté de son port et son pelage rouge-acajou le rendirent très populaire dans les expositions canines dès la deuxième moitié du 19ème siècle, c'est-à-dire dès l'apparition de ce genre d'événements. Il continue de nos jours d'y être très bien représenté.

La popularité du Setter Irlandais Rouge fait qu’il n’est pas difficile à trouver, car il existe de nombreux éleveurs tant sur le sol européen que sur le sol nord-américain.

 

Quel que soit le pays, le prix varie nécessairement en fonction de la réputation et du prestige de l’élevage dont le chiot est issu, de son pedigree, ainsi bien sûr que de ses caractéristiques intrinsèques. Celles-ci peuvent être jugées à l'aune de sa proximité physique avec le standard de la race, ou bien de ses prédispositions pour chasser : il existe ainsi des lignées destinées aux expositions et à la compagnie, et d'autres au contraire qui sont faites pour la chasse.

 

Quoi qu'il en soit, les différences qui peuvent exister d'un individu à l'autre expliquent que les représentants d'une même portée ne sont pas forcément toujours proposés au même prix.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Setter Irlandais est généralement de 500 à 1000 euros. La moyenne se situe un peu en dessous de 800 euros, sans qu’on constate d’écarts sensible entre les mâles et les femelles.

Au Canada

Au Canada, un chiot Setter Irlandais Rouge peut valoir jusqu’à 1500 dollars canadiens.

Importation depuis l'étranger

Le premier des critères pour choisir un chien ne doit pas être le prix, mais plutôt les chances qu'il soit parfaitement équilibré et en parfaite santé - et qu'il le reste.

 

En effet, proposer des chiots qui présentent les meilleures garanties en la matière a un coût, et celui-ci se retrouve forcément dans le montant demandé. Par exemple, un éleveur sérieux fait en sorte d'offrir un cadre de vie de qualité à ses protégés, s'investit pleinement dans leur éveil et leur socialisation, ne ménage pas ses efforts pour leur prodiguer des soins de qualité, ne fait pas d'économies sur leur suivi vétérinaire, et sélectionne scrupuleusement ses reproducteurs à travers différents tests génétiques et orthopédiques permettant de minimiser le risque qu'ils transmettent une tare héréditaire à leurs descendants. Ce dernier aspect est d'autant plus utile que nombre des affections auxquelles le Setter Irlandais est prédisposé sont ou peuvent être d'origine héréditaire.

 

Le fait que l'éleveur soit membre du club de race est en tout cas un aspect positif, et souvent un gage de sérieux.

 

Néanmoins, il est fortement recommandé quoi qu'il en soit de ne pas franchir le pas sans avoir au préalable visité l'élevage : cela permet de s'assurer que le lieu dans lequel le chiot est né et a grandi est propice à un bon développement physique et mental. C'est aussi potentiellement l'occasion de rencontrer ses parents, pour vérifier qu'ils ne semblent pas avoir de problème particulier. En effet, si la mère présente tel ou tel trouble du comportement, il y a tout lieu de s'inquiéter quant à l'équilibre mental du petit, lui qui a passé les premières semaines de sa vie à ses côtés : mieux vaut alors passer son chemin et se tourner vers un autre élevage.

 

Dans tous les cas, il est bien sûr nécessaire de passer un peu de temps avec le chiot, en plus de l'examiner physiquement. S'il semble anormalement apathique, peureux ou agressif, il est préférable là aussi de ne pas aller plus loin.

Setters irlandais célèbres de l'Histoire

Plusieurs Setters Irlandais Rouges se rendirent célèbres dans l’Histoire, et contribuèrent à la notoriété de la race :

 

  • Milord, le chien que le tsar de Russie Alexandre II (1818-1881) possédait dans les années 1870, arborait une fourrure noire et rouge et était le préféré de son illustre propriétaire.

  • Le 33ème président des États-Unis, Harry Truman (1884-1972), posséda un Setter Irlandais nommé Mike. Ce dernier ne resta toutefois à la Maison Blanche que pendant une seule année, en 1945. Selon certaines sources, il souffrait de rachitisme, ayant notamment souffert de l’alimentation donnée par le personnel présidentiel. Mike fut cédé à un fermier de Virginie, où les Truman espéraient qu’il recevrait un meilleur traitement.

  • Pour son 56ème anniversaire, en 1969, le président des États-Unis Richard Nixon (1913-1994) reçut en cadeau de la part du personnel de la Maison Blanche un Irish Setter nommé King Timahoe. L’animal vécut à la Maison Blanche jusqu’à ce que son maître fut contraint de la quitter en 1974, suite au scandale du Watergate. C’est au cours de ces cinq années que la popularité de la race atteignit son apogée dans le pays.

  • Toujours aux États-Unis, mais plus récemment, un autre Setter Irlandais ayant appartenu à un homme politique fit couler beaucoup d’encre : il s’agit du chien de Mitt Romney (né en 1947), homme politique américain sénateur de l’Utah, qui entreprit en 1983 un voyage du Massachusetts vers l’Ontario, au Canada, en attachant son Setter Seamus dans sa caisse sur le toit de sa voiture. Cet épisode fut révélé 24 ans plus tard, en 2007, et lui fut reproché par des défenseurs des animaux ainsi que par des personnes instrumentalisant l’histoire à des fins politiques, alors qu’il était en pleine campagne pour être choisi comme candidat du camp des Républicains lors de l’élection présidentielle de 2008. Elle revint également sur le devant de la scène lorsqu’il retenta sa chance en 2012 et fut effectivement désigné pour affronter Barack Obama. La polémique eut au moins le mérite de mettre en lumière la question de la maltraitance des chiens.

Le Setter Irlandais à l'écran

Le Setter Irlandais fut plusieurs fois mis à l’honneur à l’écran, notamment :
 

  • en 1962, dans le film Compagnon d’aventure (Big Red en anglais), réalisé par Norman Tokar et produit par Disney. Adapté d’un roman de Jim Kjelgaard, il raconte l’attachement et l’amitié entre un jeune orphelin et son chien, un Irish Setter fatigué des concours et désireux de passer plus de temps à courir et jouer. Ce film accrut la notoriété de la race et contribua à l'essor de sa popularité ;

  • dans la série télévisée « Mad Men » (2007-2015), puisque l’un des personnages secondaires, Duck Phillips, possède un Irish Setter ;

  • dans une publicité pour la bière de marque autrichienne Stroh, en 1987.
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Avis & conseils Setter Irlandais

J'ai eu six setters irlandais,ils vivent tous une dizaine d'années.Pour moi le setter n'est pas un chien,c'est un véritable ami.Très propre,ne cherchant qu'à comprendre .D'une grande fidélité aussi. Jai perdu mon dernier en mars 2015,d'un retournement d'estomac.Depuis,je le pleure tous les jours;et croyez moi "PLUS JE CONNAIS LES HOMMES PLUS JE PREFERE LES BETES

   
Par gleizes alain

J'ai une jeune chienne de 9 mois, nous avons bien aimés le descriptif.Si je peu me permettre le Setter Irlandais est aussi nommé "Séraphin rouge" , il a aussi un caractère marqué très jeune (un rien têtu & aventurier). Il est fragile au niveau des pattes, attention particulièrement au luxation des coudes & hanches. Il est également très sensible aux parasites & aux moustiques (peau rousse). Personnellement je recherchai la courbe des tailles & poids selon l'âge.

Merci pour l'article.

jean-marie Rosique

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Par jeanmarierosique

je suis l'heureuse maitresse d'un jeune chien setter irlandais de 5 mois il s'appelle Eliot. Il est très mignon mais tétu adorable et très très affectueux. J'ai déjà eu il y a une quinzaine d'années environ une chienne Aldie de la mème race tout aussi adorable et qui est morte à cause d'une erreur de diagnostic du véto.

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Par Ophélie19

Le setter irlandais est le meilleur qui soit...Contrairement à ce que vous dites, il peut parfaitement vivre en appartement . il faut juste le promener dans un endroit où il peut courir. J'ai des setters 'enfin mes parents ont commencé) depuis que j'ai 5 ans et j'ai vécu en région parisienne : ma chienne était parfaitement heureuse en appartement, seulement, je la promenais un peu le matin et le soir, je l'emmenais faire des balades dans le parc du Chateau de Versailles ou elle retrouvait ses amis :un setter peut vivre partout tant qu'il est proche de son maître et qu'on le fait courir. En revanche, je suis désespérée par ma toutoune de 3 ans. Une femelle comme toujours, qui vit à la campagne, mais elle est epileptique...Si quelqu'un a le même pb avec son chien, j'aimerais pouvoir discuter pour savoir comment limiter les crises. Elle est sous traitement, mais fait quand même des crises...
Merci (sans ma chienne, je suis perdue...quand j'ai perdu la précédente à 15 ans, j'ai fait une grosse dépression nerveuse)

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Par virginie