Setter Irlandais

Setter Irlandais

Autres noms : Setter Irlandais Rouge
Noms d'origine : Irish Setter ou An Sotar Rua ou Irish Red Setter
Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées,Chien d’arrêt
Standard : Standard FCI N°120

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Qualités du Setter Irlandais

Tempérament du Setter Irlandais

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Setter Irlandais au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Setter Irlandais

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 18 à 23 kilos
Poids du mâle
De 20 à 25 kilos
Taille de la femelle
De 55 à 62 cm
Taille du mâle
De 58 à 67 cm

Le Setter Irlandais : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Setter Irlandais

La genèse du Setter Irlandais

L’origine des chiens setter remonte au moins à la seconde moitié du 16ème siècle — on en trouve une mention en 1570 sous la plume de John Caius, dans son ouvrage De Canibus Britannicus consacré comme son nom l’indique aux chiens de Grande-Bretagne.

 

Le Setter Irlandais aurait pour sa part vu le jour bien plus tard, au 18ème siècle, à la suite de croisements. Ses ascendants ne sont pas connus de manière certaine, mais on pense qu’il fut développé à partir de l’Épagneul d’Eau Irlandais, avec la possible contribution du Terrier Irlandais, du Pointer Anglais et du Setter Gordon. Toutefois, dans les premiers temps, il n’avait pas la robe rouge acajou unie qu’on lui connaît aujourd’hui, mais un pelage rouge et blanc, particulièrement apprécié à la chasse car facile à repérer dans les broussailles. Ce Setter Irlandais Rouge et Blanc —qui subsiste encore de nos jours, quoique plus rare — aurait progressivement donné naissance, dans le courant du 18ème siècle, au Setter Irlandais Rouge. Ce dernier se stabilisa comme race distincte au début du 19ème siècle, se différenciant notamment par des pattes plus longues que son ancêtre bicolore.

 

Si ses origines exactes sont assez floues, la provenance géographique de l’Irish Setter est en revanche bien identifiée. En effet, son histoire commence bien entendu en Irlande, où des chasseurs cherchèrent à développer une race de chien performante pour débusquer, traquer et rapporter le gibier à plumes. Ils l’utilisèrent comme chien d’arrêt localisant le gibier en se figeant dans une position de pointage, ce qui permet de faire savoir au chasseur où se trouve l’oiseau. Le terme « setter » ( « passeur », en français) viendrait d’ailleurs de cet usage pour lequel l’animal fut développé. Il fut très apprécié dès ses débuts pour son excellent flair, qui lui permet de repérer les odeurs dans l’air, tandis que la plupart des chiens de chasse tracent le gibier au sol. Cette caractéristique lui valut d’emblée une grande popularité.

 

Au-delà de ses compétences à la chasse, le Setter Irlandais Rouge de distingua également rapidement par son allure élégante et sa belle couleur acajou. Dès les premières années du 19ème siècle, des élevages se spécialisèrent d’ailleurs dans la production de spécimens de cette couleur. Ce fut la voie que suivirent notamment Jason Hazzard de Timaskea dans le comté de Fermanagh, Sir Saint George Gore et le comte d’Enniskillen, qui furent parmi les premiers éleveurs de la race. Par exemple, ce dernier décida dès 1812 qu’il ne souhaitait plus avoir que des chiens à robe rouge dans ses chenils.

 

En 1862, un spécimen nommé Palmerston se démarqua par la forme particulièrement allongée de sa tête et l’élancement de sa silhouette. Ces différences faillirent lui coûter la vie, puisque son propriétaire jugea que ces particularités le rendaient impropre à la chasse et se mit en tête de le noyer. Un amateur de la race intervint et le sauva, puis le rendit célèbre en le présentant dans de nombreuses expositions canines. Palmerston donna naissance à une large descendance, et il est admis qu’il figure dans l’arbre généalogique de la plupart des Setter Irlandais Rouge qui existent aujourd’hui. Le succès obtenu par Palmerston dans les concours de beauté où il était présenté fit d’ailleurs des émules, puisque tout en restant un chien de chasse reconnu, le Setter Irlandais Rouge se mit par la suite à connaître également un large succès en tant que chien d’exposition raffiné.

La diffusion internationale du Setter Irlandais

Le Setter Irlandais fut importé aux États-Unis dès 1875 et y acquit rapidement un statut de vedette. En effet, le premier représentant de la race qui posa la patte en Amérique, Elcho, devint une star tant pour ses présentations en expositions canines que pour son efficacité sur le terrain. Il n’est pas étranger au fait que la race fit partie de celles reconnues dès sa création par l’American Kennel Club (AKC). Le premier représentant de la race ainsi inscrit en 1878 dans les registres se nommait Admiral. Quant au United Kennel Club (UKC), l’autre organisme canin de référence dans le pays, il reconnut la race en 1914.

 

Peu après son arrivée dans le pays, celui qui est parfois appelé parfois Red Setter pour le distinguer de son cousin à la robe blanche et rouge devint rapidement l’une des races les plus populaires dans les expositions canines américaines. Ainsi, entre 1874 et 1948, pas moins de 760 de ses représentants furent primés sur les rings. Il fut beaucoup moins remarqué pour ses capacités de terrain, puisqu’au cours de la même période seuls 5 spécimens furent récompensés pour leurs aptitudes à la chasse. Ceci alerta d’ailleurs quelques amateurs de la race, qui en 1940 publièrent dans le magazine Field and Stream un appel pour sa renaissance en tant que chien de chasse, son rôle d’origine. Leur initiative fut plutôt une réussite : ainsi, même si le gros des efforts a porté sur ses caractéristiques esthétiques, le Setter Irlandais a pu conserver ses deux fonctions et demeure un chien de chasse très apprécié pour traquer le gibier à plumes, notamment la sarcelle, le canard, la perdrix et la caille. Il est d’ailleurs courant de distinguer des lignées d’exposition et celles de travail, dont les individus se différencient par leur taille et leur robustesse.

 

Bien sûr, il n’y a pas que les États-Unis qui adoptèrent le Setter Irlandais. Sa reconnaissance par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1954 contribua beaucoup à sa diffusion dans le monde entier.

 

Le Setter Irlandais est aujourd’hui reconnu par l’ensemble des grands organismes du monde entier, qui le distinguent du Setter Irlandais Rouge et Blanc. Beaucoup ne reconnurent d’ailleurs ce dernier que bien plus tard. De fait, l’Irish Setter jouit d’une bien plus grande popularité que son ancêtre, même si celle-ci est un peu en berne…

 

C’est le cas notamment aux États-Unis, où il continue à être présent tant sur le terrain auprès des chasseurs que sur les rings d’exposition. Toutefois, il est très loin des sommets qu’il atteignit dans les années 60 et 70, grâce notamment à la production Disney de 1962 mettant en scène un Setter Irlandais prénommé Big Red, ainsi qu’à King Timahoe, célèbre chien de la Maison Blanche pendant la présidence de Richard Nixon (de 1969 à 1974).  Au milieu des années 70, il atteignit même le 3ème rang en nombre d’enregistrements annuels auprès de l’AKC, passant d’environ 4000 chiots par an à plus de 60000. Toutefois, cet effet de mode fut de courte durée, et la popularité du Setter chuta progressivement à partir de la seconde moitié des années 70. Aujourd’hui, on le retrouve plutôt aux alentours de la 75ème position (sur un peu moins de 200) en termes de nombre d’enregistrements annuels auprès de l’AKC. Il continue d’ailleurs de reculer, puisqu’à l’aube du 21ème siècle il figurait plutôt autour de la 60ème place.

 

En France aussi, le Setter Irlandais fit l’objet d’un engouement incroyable dans les années 70. Alors qu’on recensait déjà plus de 600 inscriptions par an au Livre des Origines Français (LOF) au début de la décennie, ce nombre grimpa en flèche de manière ininterrompue, jusqu’à approcher les 2400 (soit 4 fois plus) en 1978. Le mouvement inverse eut lieu dans les dix années qui suivirent, au point de terminer les années 80 autour de 700 à 800 naissances annuelles. Le nombre se stabilisa ensuite autour de 600 par an pendant toutes les années 90 et 2000, puis connut un nouvel effritement dans les années 2010, avec environ 500 naissances par an.

 

Le désintérêt que connaît dernièrement la race se constate également dans d’autres pays, à l’instar par exemple la Grande-Bretagne. Ainsi, le nombre d’enregistrements annuels auprès du Kennel Club se situe autour de 700, là où il côtoyait plutôt le millier au début des années 2010.

Chien de chasse actif, racé et à l’allure noble, le Setter Irlandais est de constitution équilibrée et élégante. De taille moyenne, il se distingue par sa robe d’un rouge acajou riche et son pelage soyeux, fin, et qui s’allonge sur les oreilles, la queue et le poitrail. Dans l’ensemble, il constitue un beau mélange de raffinement et de robustesse.

 

Il est bâti autour d’une poitrine profonde qui descend presque au niveau de son coude et possède un dos plat et long, légèrement incliné depuis le garrot vers l’arrière-train, sans chute exagérée. Il est prolongé par une longue queue effilée généralement portée droite, voire légèrement courbée vers le haut. Ses pattes arrière sont puissantes et bien développées, quoi que leur partie basse soit plus fine du jarret à la sole. Elles lui procurent une belle foulée. Quant à ses membres antérieurs, ils sont plus fins, avec des avant-bras nerveux et bien droits. Les articulations antérieures sont bien fléchies, mais ne présentent pas de torsion vers l’intérieur ni vers l’extérieur.

 

Sa tête repose sur un cou fort quoi que peu épais et légèrement arqué, qui s’insère harmonieusement entre ses épaules. Le crâne a une forme ovale lorsqu’il est vu d’en haut. Le museau est modérément allongé et carré, avec des mâchoires inférieure et supérieure de longueur presque égale. La truffe est toujours foncée, de couleur noire ou chocolat, et les narines sont bien ouvertes. Les oreilles sont placées en arrière du crâne, un peu plus bas que le niveau des yeux. Elles sont fines et longues, presque assez pour toucher l’avant du museau lorsqu’on les tend. Elles pendent avec un pli net le long de la tête. Les yeux sont en forme d’amande, de taille moyenne et assez distancés l’un de l’autre. Ils arborent une couleur noisette à brun foncé et ont une expression douce quoiqu’alerte.

 

Le pelage de l’Irish Setter se compose d’un sous-poil et d’un poil de couverture court sur le dessus de la tête et des pattes antérieures, ainsi que sur le bout des oreilles. Il est mi-long ailleurs et présente des franges longues sur les oreilles, l’arrière des pattes et des cuisses ainsi que sur le ventre. Ses pieds comportent une belle densité de poils entre les doigts, comme des plumeaux. Par ailleurs, malgré sa longueur, le pelage est plat et lisse, d’apparence lustrée.

 

Son coloris est un des traits distinctifs de la race. Il est de couleur acajou ou châtain sombre, sans trace de noir. Certains individus possèdent une touche de blanc sur la poitrine ou un mince trait blanc sur le dessus du crâne, mais cela n’est pas particulièrement souhaitable.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel n’est que modérément prononcé chez cette race : les mâles sont certes généralement plus grands de 3 à 5 centimètres, mais ne sont pas par exemple sensiblement plus massifs. En revanche, il peut exister de réelles différences physiques en fonction de l’usage pour lequel l’animal est élevé. Ainsi, les individus des lignées d’exposition sont généralement plus robustes et plus grands que ceux destinés à la chasse ou à la compagnie, et leur pelage est également plus épais et dense.

Même s’il ne s’agit pas de variétés à proprement parler, les Setter Irlandais issus des lignées destinées à la chasse présentent généralement des caractéristiques physiques différentes de ceux ayant vocation à être présentés en expositions canines ou à servir comme chiens de compagnie. Ces derniers sont en général de format un peu plus petit et ont le pelage plus fin, tandis que les premiers se doivent d’avoir une constitution plus robuste.

 

Par ailleurs, en parallèle du Setter Irlandais Rouge, il existe également un Setter Irlandais Rouge et Blanc, qui est d’ailleurs son ancêtre. Il est reconnu comme race à part entière par l’ensemble des principales organisations canines du monde entier. Les deux races se différencient principalement par leur pelage (à la fois en termes de couleur et de texture) ainsi que par la longueur de leurs pattes, celles du Setter Rouge étant plus longues.

Standard FCI N°120 (07/18/2001)

ASPECT GÉNÉRAL


Racé et athlétique, distingué, à l’expression empreinte de douceur. Harmonieux et bien proportionné.

COMPORTEMENT / CARACTERE


Vif, intelligent, énergique, affectueux et fidèle.

TETE


Longue et sèche, sans lourdeur au niveau des oreilles. Le museau et le crâne sont parallèles et de longueur égale.

REGION CRANIENNE:

- Crâne : Ovale (d’une oreille à l’autre). Il offre une grande capacité céphalique. La protubérance occipitale est bien marquée. Les arcades sourcilières sont relevées.

- Stop : Bien marqué.

REGION FACIALE :

- Truffe : De couleur acajou foncé ou noyer foncé ou noire. Les narines sont bien ouvertes.

- Museau : De hauteur modérée et assez carré à l’extrémité, de bonne longueur entre le stop et l’extrémité de la truffe. Les lèvres ne sont pas pendantes.

- Mâchoires : De longueur sensiblement égale.

- Dents : Articulé en ciseaux.

- Yeux : De couleur noisette foncée ou marron foncé ; ils ne devraient pas être trop grands.

- Oreilles : De taille moyenne, de texture fine, attachées bas et bien en arrière. Elles pendent en formant un pli net tout contre la tête.

COU


De longueur moyenne, très musclé, pas trop épais, légèrement galbé, sans trace de fanon.

CORPS


Proportionné à la taille du chien.

- Poitrine : Bien descendue, assez étroite dans sa partie antérieure. Les côtes sont bien cintrées ce qui donne une grande capacité thoracique.

- Rein : Musclé et légèrement voussé.

QUEUE


De longueur moyenne, proportionnée au corps, attachée plutôt bas, forte à la base, elle va en s’effilant en une pointe fine. Elle est portée au niveau de la ligne du dos ou en dessous.

MEMBRES


MEMBRES ANTERIEURS :

- Epaules : Fines au sommet, longues et bien obliques.

- Coudes : Libres dans leur mouvement et placés bas, ils ne tournent ni en dedans ni en dehors.

- Avant-bras : Droits, nerveux et pourvus d’une bonne ossature.

MEMBRES POSTERIEURS :

Arrière-main large et puissant. Membres longs et musclés de la hanche au jarret, courts et solides du jarret au sol.

- Grassets : Bien angulés.

- Jarrets : Ne sont déviés ni en dedans ni en dehors.

PIEDS :

Petits et très fermes. Les doigts sont forts, cambrés et serrés.

ALLURES/MOUVEMENT


Le mouvement est dégagé, coulé, avec une bonne impulsion de l’arrière. La tête est portée haut. Les antérieurs se portent bien en avant mais l’allure reste légère. L’impulsion produite par les postérieurs est régulière et très puissante. On ne peut admettre les chiens qui croisent ou qui tricotent.

ROBE


POIL : Court et fin sur la tête, la partie antérieure des membres et l’extrémité des oreilles. Sur les autres parties du corps et des membres, le poil est de longueur moyenne, plat et, autant qu’il est possible, exempt de boucles ou d’ondulations. Les franges sur la partie supérieure des oreilles sont longues et soyeuses ; à l’arrière des membres antérieurs et postérieurs, elles sont longues et fines. Le poil est assez abondant sur le ventre et il forme une frange qui peut se prolonger jusqu’au poitrail et à la gorge. Les pieds sont bien pourvus de poils entre les doigts. La queue porte une frange de longueur moyenne qui se raccourcit à mesure qu’elle approche de la pointe. Toutes les franges sont droites et plates.

COULEUR : Couleur vive de la châtaigne sans trace de charbonnure. Une marque blanche au poitrail, à la gorge et aux doigts ou une petite étoile au front ou une liste étroite sur le chanfrein ou la face n’est pas éliminatoire.

TAILLE


- Mâles : 58 cm (23 pouces) à 67 cm (26,5 pouces)

- Femelles : 55 cm (21,5 pouces) à 62 cm (24,5 pouces).


DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Doté d’un tempérament jovial et joueur, le Setter Irlandais fait un excellent chien de famille, dès lors qu’il est entouré d’amour et a suffisamment l’occasion de se dépenser.

 

Il s’entend à merveille avec les enfants, dont l’énergie et l’enthousiasme sont parfaitement cohérents avec son propre caractère. Adorant particulièrement les séances de jeux avec ses humains, il trouve en eux des partenaires idéaux. Cependant, il faut faire attention lorsqu’il est en compagnie de très jeunes enfants, car il peut se montrer brusque dans ses mouvements et les bousculer voire les renverser sans le vouloir. En tout état de cause, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un tout petit sans surveillance d’un adulte, et cela vaut quelle que soit sa race.

 

Le Setter Irlandais ne manque généralement pas d’enthousiasme ni de curiosité. Cette curiosité – qui à l’occasion se combine avec son instinct de chasseur - implique toutefois qu’il est facilement distrait et qu’il peut être difficile de retenir son attention. Si l’on ajoute à cela qu’il est parfois têtu, on comprend aisément que son éducation peut parfois être un peu compliquée.et la combinaison de ces deux traits de caractère peut rendre l’apprentissage un peu compliqué par moment ! Il montre également un bel entrain à mordiller tout ce qui se trouve à sa portée. L’éducation et les jouets pour chien à mordiller devraient venir combler cette pulsion, mais au début de l’apprentissage, il se peut que quelques objets soient détruits.

 

L’entrain dont il fait preuve est en tout cas une caractéristique qu’il conserve longtemps, En effet, il met nettement plus de temps que les autres races à atteindre une certaine maturité psychologique. Pour certains, vivre avec un chien qui a une mentalité de chiot à l’âge de cinq ans peut s’avérer éprouvant, mais d’autres en revanche adorent. Quoi qu’il en soit, il garde donc un vif amour de la vie jusqu’à un âge avancé, et certains sujets ne finissent jamais vraiment par être plus posés.

 

De fait, l’Irish Setter a beaucoup d’énergie à revendre : élevé originellement pour la chasse, il reste très actif et a besoin pour dépenser son énergie de promenades journalières et de pouvoir courir sans entraves. Une heure à une heure trente d’exercice par jour est le minimum pour le maintenir en bonne santé physique et mentale, et de simples promenades en laisse dans le quartier ne sont pas suffisantes pour son épanouissement : il a besoin d’un endroit à l’écart de la circulation dans lequel il peut courir librement et en toute sécurité. Il fait d’ailleurs un excellent compagnon pour qui veut faire du jogging avec son animal, et est ravi également d’accompagner les balades à vélo.

 

Les sorties peuvent également comporter un temps dédié à la baignade, car le Setter Irlandais est une race de chien qui aime l’eau. Le faire nager est d’ailleurs un bon moyen de le faire se dépenser.

 

Il en va de même des sports canins, qui lui permettent de mobiliser tant ses capacités physiques que mentales. L’agility, l’obéissance, le pistage et le rallye sont autant de disciplines parfaitement adaptées pour lui, et qu’il ne manque pas d’aborder avec son entrain habituel. 

 

Quoiqu’il en soit, un maître actif est nécessaire pour le maintenir en bonne forme physique et mentale : compte tenu de son besoin quotidien d’exercice, le mode de vie des personnes âgées ou sédentaires ne lui convient absolument pas.

 

Dès lors qu’il a suffisamment de compagnie et d’occasions de se dépenser, il est très agréable à vivre et mérite sa réputation en la matière.

 

Sans surprise compte tenu de son niveau d’activité, l’Irish Setter n’est pas fait pour vivre en appartement. Une maison avec un grand jardin clôturé est un cadre de vie nettement plus idéal, mais une clôture est alors indispensable pour éviter qu’il ne prenne la poudre d’escampette. En effet, comme tout chien de chasse qui se respecte, il a du mal à se brider s’il capte des odeurs intéressantes. En tout cas, quand bien même le jardin est suffisamment grand pour qu’il puisse y courir à sa guise, il ne saurait être question de l’y laisser seul trop longtemps, car il a besoin d’être intégré à sa famille et d’interagir avec ses humains. Il supporte d’ailleurs difficilement la solitude et a tôt fait de souffrir d’anxiété de séparation. La combinaison d’un manque de compagnie et d’un trop-plein d’énergie peut d’ailleurs faire des ravages, puisqu’elle risque de l’amener à commettre des destructions, en plus d’éventuels autres problèmes de comportement (aboiements excessifs pour solliciter l’attention, etc.).

 

Lui faire partager son foyer avec un congénère ou avec un représentant d’une autre espèce peut être une manière judicieuse d’empêcher qu’il souffre de solitude. Il est capable de bien s’entendre avec un chat ou un rongeur, dès lorsqu’il a été élevé avec et le considère donc bien comme un membre à part entière de sa famille. En revanche, mieux vaut éviter tout cohabitation avec des oiseaux, qui correspondent à ses proies de prédilection : son instinct de chasseur aurait toutes les chances de se réveiller à un moment ou un autre et de mettre un terme abrupt à l’expérience. Le problème est évidemment particulièrement prononcé pour les individus issus de lignées de chasse, dont l’instinct est le plus poussé.

 

Sa sociabilité ne se limite pas aux membres de sa famille, animaux comme humains. En effet, il adore la compagnie de ces derniers, et accueille souvent les étrangers avec enthousiasme : il serait donc assez illusoire d’espérer l’employer comme gardien. Cela dit, bien qu’il ne soit pas agressif, il peut s’avérer protecteur si la situation l’exige. Au demeurant, il ne manque pas d’aboyer bruyamment lorsqu’un étranger pointe le bout de son nez, ce qui en fait à tout le moins un bon chien d’alerte.

 

Sa proximité avec les humains, son caractère doux et son intelligence en font d’ailleurs un très bon chien de thérapie, qu’il s’agisse d’être mis à la disposition permanente d’une personne ou d’être employé par une association qui intervient régulièrement dans différentes institutions. Il peut en effet faire des merveilles dans l’accompagnement de patients qui ont un besoin de soutien émotionnel.

Non content d’être intelligent et vif, le Setter Irlandais se montre également très coopératif dans le cadre de son éducation, car il aime travailler et rendre ses maîtres heureux. Il faut cependant garder en tête qu’il conserve longtemps une personnalité exubérante, comme s’il était encore un jeune chiot, avec notamment une sacrée dose de curiosité. Il se laisse donc facilement distraire pendant les séances, et il peut parfois être difficile d’obtenir son attention - ou de la conserver plus de quelques minutes. La patience et le sens de l’humour sont donc les maîtres mots pour éduquer un Irish Setter, car il mérite pleinement sa réputation d’être tête en l’air — voire parfois obstiné. Il est important de garder son calme quoi qu’il advienne, et d’agir de manière positive et douce.

 

Quoi qu’il en soit, les choses sont facilitées par le fait qu’il est désireux d’apprendre et adore être sollicité. L’enjeu est donc essentiellement de réussir à le garder concentré.   Pour y parvenir, rien de mieux que les méthodes par le jeu, avec des récompenses et des félicitations à la clef. Son tempérament très joueur implique en effet qu’il peut se montrer réfractaire si ce qu’on lui propose ne lui paraît pas amusant. Changer régulièrement les activités et les récompenses peut permet à la fois de maintenir son intérêt et de le stimuler plus efficacement.

 

Comme il adore courir et est doté d’un fort instinct de chasse, enseigner le rappel à son chien doit figurer en bonne position parmi les priorités de son programme d’éducation, qui comme pour toute race a d’ailleurs intérêt à être entamé sans attendre. Plus largement, même s’il est généralement plein de bonnes intentions, il doit apprendre le plus tôt possible à être obéissant, au risque de laisser libre cours à sa tendance à l’indépendance et à se montrer têtu.

 

Commencer l’éducation du Setter Irlandais dès son plus jeune âge permet également de lui éviter de s’ennuyer, lui qui a tant besoin d’être stimulé pour être heureux. Dès l’âge de huit semaines, il est déjà capable d’assimiler de nombreuses choses.

 

Concernant l’apprentissage de la propreté, il n’est généralement pas source de problèmes majeurs, même si jusqu’à l’âge de 4 mois le chiot peut avoir du mal à contrôler sa vessie : s’il vit en intérieur, il est donc indispensable de le faire sortir régulièrement.

 

Comme tout chien, sa socialisation gagne également à être entamée sans attendre, et se passe d’autant mieux qu’il est de base naturellement sociable. Lui offrir moult occasions de rencontrer tous types d’humains, de congénères et d’autres animaux, mais également d’être confronté à différents environnements et stimuli (bruits, sons, odeurs…) est le meilleur moyen d’en faire un compagnon parfaitement équilibré et très agréable à vivre.

 

Par ailleurs, il aime tout particulièrement mordiller et mâcher ce qui se trouve à sa portée. Il faut donc non seulement maintenir ses affaires précieuses à l’écart, mais surtout lui apprendre à se défouler de manière acceptable pour lui comme pour son maître : détourner son attention chaque fois qu’il se met à mordiller ou mâcher frénétiquement des choses inappropriées est un bon moyen de progressivement canaliser ce trait de caractère.

Le Setter Irlandais est une race généralement robuste et saine, et ses représentants ne rencontrent qu’assez rarement des problèmes de santé majeurs.

 

Par ailleurs, il tolère relativement bien la chaleur, et ses origines font qu’il s’acclimate également bien d’un froid raisonnable et de l’humidité. Néanmoins, les températures les plus extrêmes ne sont pas vraiment faites pour lui. Il doit bien sûr pouvoir se mettre à l’abri en cas de canicule, mais également pouvoir dormir dans un endroit chauffé si les températures sont négatives.

 

Les principales affections à laquelle la race est exposée sont :

  • la dilatation-torsion de l’estomac, qui touche principalement les grandes races de chiens et est fatale si un vétérinaire n’intervient pas rapidement  ;
  • la dysplasie de la hanche, qui est elle aussi fréquente chez les grands chiens et peut avoir une dimension héréditaire. Elle survient lorsque l’os de la cuisse ne s’adapte pas bien à l’articulation de la hanche, et peut entraîner une gêne pour marcher ou courir. Les cas graves peuvent généralement être corrigés par la chirurgie ;
  • l’ostéochondrose (ou ostéochondrite),un trouble de l’ossification affectant le cartilage des articulations et à l’origine de boiteries. Cette maladie est encore mal connue mais des causes héréditaires sont suspectées. Elle se manifeste le plus souvent dès la période de croissance de l’animal et affecte plus fréquemment les mâles que les femelles ;
  • l’ostéosarcome, un cancer des os touchant principalement les sujets les plus âgés, qui provoque des boiteries de plus en plus prononcées et douloureuses ;
  • l’épilepsie, qui est proche de ce qu’on observe également chez les humains et se traduit par des crises convulsives souvent impressionnantes. Différents traitements permettent néanmoins aux sujets touchés de mener une existence presque parfaitement normale ;
  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale qui peut avoir de nombreux symptômes différents (prise de poids, peau sèche, perte de poils…). Elle est généralement traitée à l’aide de médicaments ;
  • la maladie de Von Willebrand, un trouble de la coagulation d’origine héréditaire qui peut se traduire notamment par la présence de sang dans les selles ou des saignements au niveau des gencives ou de la truffe. Il n’existe pas de remède connu pour guérir définitivement de cette maladie, mais il est possible d’apporter des soins pour soulager les symptômes ;
  • l’insuffisance d’adhérence du leucocyte, une maladie héréditaire grave et spécifique à la race. Elle entraîne dès le plus jeune âge des infections bactériennes et virales variées et graves, car les globules blancs ne sont pas en mesure de s’y attaquer. Elle est liée à un gène récessif, c’est-à-dire qu’un individu peut en être porteur (et la transmettre à ses descendants) sans lui-même être touché ;
  • l’atrophie progressive de la rétine, une maladie héréditaire incurable qui correspond à une lente détérioration de la rétine. Elle entraîne une perte progressive de la vue, d’abord nocturne puis diurne ;
  • l’entropion, un trouble oculaire parfois héréditaire dans lequel la paupière roule vers l’intérieur de l’œil, ce qui en irrite le globe oculaire. Le problème peut être réglé via une intervention chirurgicale ;
  • les otites, infections des oreilles favorisées par la forme pendante de ses oreilles.

 

Même si la liste de maladies à laquelle la race est prédisposée peut être angoissante, cela ne doit pas faire perdre de vue que ses représentants passent généralement le plus clair de leur vie en bonne santé. Une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique et le British Small Animal Veterinary Association a ainsi établi qu’un cancer est à l’origine de 27 % des décès constatés, et que la vieillesse arrive en deuxième position, représentant 22 % des cas. Autrement dit, ces deux causes représentent à elles seules un décès sur deux, loin devant les problèmes cardiologiques (10 % des cas) et les troubles gastro-intestinaux (8 % des cas).

 

Néanmoins, compte tenu du fait que nombre d’affections auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être héréditaires, l’adoption auprès d’un éleveur de Setter Irlandais sérieux est déterminante pour non seulement obtenir un animal correctement socialisé, mais aussi et surtout en bonne santé – et qui a toutes les chances de le rester. Il doit ainsi être en mesure de présenter les résultats des tests génétiques effectués sur les parents ou le petit afin d’écarter toute transmission de maladie héréditaire. Il doit aussi fournir un certificat établi par un vétérinaire attestant que le chien est effectivement en bonne santé, ainsi que le carnet de santé ou de vaccination de ce dernier, permettant notamment de confirmer qu’il a bien reçu tous les vaccins nécessaires.

 

Une fois que le chiot a rejoint son nouveau foyer, il faut veiller à respecter sa croissance et à ne pas vouloir lui en faire faire trop, trop tôt. Ainsi, toute activité particulièrement intense ou longue est à proscrire tant que son squelette n’a pas atteint sa pleine maturité, ce qui chez cette race survient vers l’âge de deux ans. À défaut, il court non seulement un risque de blessures, mais aussi celui de séquelles à vie, qui peuvent être liées par exemple à des malformations. Le risque est d’autant plus grand que le Setter Irlandais est prédisposé à différents problèmes articulaires.

 

Par ailleurs, l’adoption d’un chien en bonne santé ne doit pas dispenser de visites régulières chez le vétérinaire à raison d’au moins une fois par an, pour permettre de déceler au plus tôt un éventuel problème, avant éventuellement qu’il ne prenne des proportions très graves. C’est aussi l’occasion d’effectuer les éventuels rappels de vaccins nécessaires.

 

Toujours dans le domaine de la prévention, il revient au maître de s’assurer que la protection antiparasitaire de son animal reste toujours active, et pour cela de renouveler les traitements chaque fois que nécessaire.

Le toilettage du Setter Irlandais demande du temps et des efforts. En effet, son beau pelage long et soyeux nécessite d’être brossé une à deux fois par semaine pour rester lustré et exempt de nœuds. Ce brossage régulier permet également de stimuler les follicules à l’origine de la pousse du poil : ce dernier n’en est que plus sain. En période de mues, au printemps et à l’automne, la perte est nettement plus importante, si bien qu’une fréquence quotidienne est recommandée pour aider à l’élimination des poils morts.

 

En revanche, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali, le Setter Irlandais n’a pas besoin de plus de deux bains par an. Il faut veiller à bien utiliser à chaque fois un shampoing spécifiquement conçu pour la gent canine, au risque notamment d’un dessèchement de sa peau causé par un produit trop agressif. En effet, le pH de la peau des chiens n’est pas le même que celui de la peau des humains.

 

Ses oreilles tombantes nécessitent elle aussi un entretien régulier, car elles constituent un terrain propice aux infections. Il faut donc chaque semaine les vérifier et les nettoyer à l’aide d’un chiffon légèrement humidifié, afin d’éviter que des saletés ou de l’humidité ne s’y accumulent. Il convient d’ailleurs de faire de même après chaque long moment passé en extérieur, par exemple s’il est utilisé dans le cadre de la chasse. Après lui avoir donné un bain ou lorsqu’il a fait trempette à l’extérieur, il est utile également de les lui sécher, là aussi afin d’éviter l’accumulation d’humidité.

 

Ses yeux doivent eux aussi être examinés et nettoyés délicatement toutes les semaines, là aussi pour éviter que des saletés ne s’y invitent.

 

Par ailleurs, les séances d’entretien de son pelage offrent également l’occasion de prendre soin de ses dents, c’est-à-dire de les brosser avec un dentifrice pour chien. Cela permet de prévenir l’accumulation de tartre et ainsi de réduire les risques de mauvaise haleine du chien, mais aussi et surtout de maladies bucco-dentaires. Mieux vaut éviter de le faire moins d’une fois par semaine, l’idéal étant même de s’en occuper régulièrement.

 

Compte tenu de son niveau d’activité, les griffes de ce chien s’usent généralement de manière naturelle, si bien qu’il n’est pas nécessaire de les couper manuellement. Mieux vaut toutefois s’assurer tous les mois que c’est effectivement le cas. En tout état de cause, si on les entend frotter à terre lorsqu’il marche sur un sol lisse, c’est qu’elles sont devenues trop longues. Au-delà du fait qu’elles peuvent alors le gêner pour marcher, elles risquent de se casser et potentiellement de le blesser.

 

Qu’il s’agisse du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou encore des griffes, l’entretien d’un Setter Irlandais ne doit pas être effectué au hasard, au risque de lui faire mal voire de le blesser. La première fois, une visite chez un toiletteur canin professionnel ou un vétérinaire peut être un excellent moyen de s’approprier les bons gestes, en les apprenant auprès d’un professionnel.

 

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de raisons d’attendre pour s’y mettre : familiariser son chien à ces séances dès son plus jeune âge est le meilleur moyen de le rendre coopératif lorsqu’il doit être manipulé, voire peut permettre de faire des séances d’entretien des moments de complicité partagée.

 

Des manipulations sont d’ailleurs également être utiles lorsqu’il revient d’un long moment en pleine nature, car il convient alors d’examiner attentivement son pelage, ses pattes et ses oreilles pour détecter la présence éventuelle d’infections ou de petites blessures, mais aussi de parasites, d’épines, d’épillets, etc.

La quantité de nourriture à fournir quotidiennement au Setter Irlandais est bien sûr conditionnée par son âge, sa taille, son poids et son niveau d’activité physique. Le choix de produits de qualité revêt également une réelle importance pour sa santé, afin de bien lui fournir tous les apports nutritifs dont il a besoin. De fait, plus un produit est de qualité, plus il est nutritif, et la quantité à donner est donc moindre par rapport à une alimentation nutritionnellement pauvre.

 

Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à moduler sa ration quotidienne en fonction du niveau d’activité physique fourni, en particulier s’il est utilisé pour chasser : il peut être utile de l’accroître au cours de la période correspondante, mais il faut alors bien sûr revenir aux quantités normales une fois la saison de la chasse achevée.

 

Quelle que soit la période de l’année, mieux vaut nourrir le Setter Irlandais en deux repas, de préférence un le matin et un le soir. Cela contribue à réduire grandement le risque de dilatation-torsion de l’estomac, tout comme le fait qu’il les prenne au calme et évite toute activité physique intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit.

 

Si le Setter Irlandais, en raison de sa constitution et de son niveau d’activité physique, ne présente pas un risque important de surpoids, il convient de garder en tête qu’aucun chien n’est à l’abri – a fortiori s’il a été stérilisé. Il faut donc prendre l’habitude de le peser une fois par mois. En cas d’écart qui se confirme voire s’amplifie lors des mesures suivantes, il est nécessaire de consulter un vétérinaire, qui pourra déterminer la cause du problème : maladie, réaction à un médicament, alimentation inadaptée, ration quotidienne trop importante…

 

Par ailleurs, comme pour tout chien, il faut s’assurer qu’il ait toujours à sa disposition une gamelle d’eau fraîche et propre, et veiller à ce qu’il s’hydrate suffisamment lors de la chasse ou des activités sportives.

Le Setter Irlandais fut initialement conçu et développé pour accompagner les chasseurs dans la traque du gibier à plumes. Il était – et est encore - particulièrement apprécié pour ses qualités de chien d’arrêt : il excelle à localiser le gibier et se placer en position de pointage pour faire savoir au chasseur où se trouve l’oiseau.

 

Sa grâce, la beauté de son port et son pelage rouge-acajou le rendirent également rendu populaire dans les expositions canines dès la deuxième moitié du 19ème siècle.

 

Il est aujourd’hui encore réputé et apprécié pour ces deux usages, mais il a également su conquérir les cœurs en tant que chien de compagnie affectueux, intelligent et attachant. Il s’adapte à merveille à la vie de famille pour des maîtres en mesure de lui offrir tout l’exercice dont il a besoin – tâche qui peut au moins en partie être déléguée aux enfants, avec qui il adore jouer.

 

Les sports canins sont une autre manière judicieuse de lui permettre de se dépenser : il excelle notamment dans les concours d’agility, d’obéissance et de pistage.

 

Enfin, sa proximité avec les humains, sa sensibilité et sa douceur expliquent qu’on le retrouve également comme chien de thérapie, par exemple dans les écoles, les hôpitaux et les maisons de retraite.

 

En revanche, le fait soit dépourvu de toute agressivité, apprécie tant la compagnie des humains et se montre en général très accueillant avec les étrangers implique qu’il ne saurait occuper le rôle de gardien. C’est en revanche un excellent chien d’alerte, car il ne manque pas de prévenir de l’arrivée d’un inconnu.

La popularité du Setter Irlandais Rouge fait qu’il n’est pas difficile à trouver, car on trouve de nombreux éleveurs tant sur le sol européen que sur le sol nord-américain.

 

Le prix d’un chiot se situe généralement entre 500 à 1000 euros. La moyenne se situe un peu en dessous de 800 euros, sans qu’on constate d’écarts sensible entre les mâles et les femelles.

 

Au Canada, un chiot Setter Irlandais Rouge peut valoir jusqu’à 1500 dollars canadiens.

 

Quel que soit le pays, le prix varie nécessairement en fonction de la réputation et du prestige de l’élevage duquel il est issu, de sa lignée, ainsi bien sûr que de ses caractéristiques intrinsèques, et en particulier sa plus ou moins grande conformité au standard. C’est ce qui explique qu’il peut exister des écarts de prix non négligeables entre individus d’une même portée.

Plusieurs chiens célèbres dans l’Histoire ont contribué à la notoriété du Setter Irlandais Rouge :

  • Milord, chien que le tsar de Russie Alexandre II (1818-1881) possédait dans les années 1870, arborait une fourrure noire et rouge et était le préféré de son illustre propriétaire.
  • Le 33ème président des États-Unis, Harry Truman (1884-1972), posséda un Setter Irlandais nommé Mike. Ce dernier ne resta toutefois à la Maison Blanche que pendant une seule année, en 1945. Selon certaines sources, il souffrait de rachitisme, ayant notamment souffert de l’alimentation donnée par le personnel présidentiel. Mike fut cédé à un fermier de Virginie, où les Truman espéraient qu’il recevrait un meilleur traitement.
  • Pour son 56ème anniversaire, en 1969, le président des États-Unis Richard Nixon (1913-1994) reçut en cadeau de la part du personnel de la Maison Blanche un Setter Irlandais nommé King Timahoe. L’animal vécut à la Maison Blanche jusqu’à ce que son maître fut contraint de la quitter en 1974, suite au scandale du Watergate. C’est au cours de ces 5 années que la race atteignit son apogée en termes de popularité dans le pays.
  • Toujours aux États-Unis, mais plus récemment, un autre Setter Irlandais ayant appartenu à un homme politique a fait couler beaucoup d’encre : il s’agit du chien de Mitt Romney, homme politique américain sénateur de l’Utah, qui entreprit en 1983 un voyage du Massachusetts vers l’Ontario, au Canada, en attachant son Setter Seamus dans sa caisse sur le toit de sa voiture. Cet épisode fut révélé 24 ans plus tard, en 2007, et lui fut reproché par des défenseurs des animaux, ainsi que par des personnes instrumentalisant l’histoire à des fins politiques, alors qu’il était en pleine campagne pour être choisi comme candidat du camp des Républicains lors de l’élection présidentielle de 2008. Elle revint également sur le devant de la scène lorsqu’il retenta sa chance en 2012 et fut effectivement désigné pour affronter Barack Obama. La polémique eut au moins le mérite de mettre en lumière la question de la maltraitance des animaux.

 

La race fut également mise à l’honneur à l’écran, notamment :

  • en 1962, à travers Compagnon d’aventure (Big Red en anglais), un film de Norman Tokar produit par Disney. Adapté d’un roman de Jim Kjelgaard, il raconte l’attachement et l’amitié entre un jeune orphelin et son chien, un Setter Irlandais fatigué des concours et désireux de passer plus de temps à courir et jouer. Ce film contribua grandement à accroître la notoriété du Setter Irlandais à cette époque.
  • la série télévisée « Mad Men » (2007 – 2015), dans laquelle l’un des personnages secondaires, Duck Phillips, possède un Irish Setter ;
  • une publicité pour la bière de marque autrichienne Stroh, en 1987.
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Avis & conseils Setter Irlandais

Tag un Settet Blanc et Roux ET LE PREMIER et le seul dans sa race a avoir atteint le titre le plus haut soie DE CHIEN CHAMPION D'AGILITÉ DU CANADA a ma connaissance il na pas encore et égaler ou dépasser depuis 1 septembre 2007

   
Par Gilbert Bedard

J'ai eu six setters irlandais,ils vivent tous une dizaine d'années.Pour moi le setter n'est pas un chien,c'est un véritable ami.Très propre,ne cherchant qu'à comprendre .D'une grande fidélité aussi. Jai perdu mon dernier en mars 2015,d'un retournement d'estomac.Depuis,je le pleure tous les jours;et croyez moi "PLUS JE CONNAIS LES HOMMES PLUS JE PREFERE LES BETES

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Par gleizes alain

J'ai une jeune chienne de 9 mois, nous avons bien aimés le descriptif.Si je peu me permettre le Setter Irlandais est aussi nommé "Séraphin rouge" , il a aussi un caractère marqué très jeune (un rien têtu & aventurier). Il est fragile au niveau des pattes, attention particulièrement au luxation des coudes & hanches. Il est également très sensible aux parasites & aux moustiques (peau rousse). Personnellement je recherchai la courbe des tailles & poids selon l'âge.

Merci pour l'article.

jean-marie Rosique

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Par jeanmarierosique

je suis l'heureuse maitresse d'un jeune chien setter irlandais de 5 mois il s'appelle Eliot. Il est très mignon mais tétu adorable et très très affectueux. J'ai déjà eu il y a une quinzaine d'années environ une chienne Aldie de la mème race tout aussi adorable et qui est morte à cause d'une erreur de diagnostic du véto.

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Par Ophélie19

Le setter irlandais est le meilleur qui soit...Contrairement à ce que vous dites, il peut parfaitement vivre en appartement . il faut juste le promener dans un endroit où il peut courir. J'ai des setters 'enfin mes parents ont commencé) depuis que j'ai 5 ans et j'ai vécu en région parisienne : ma chienne était parfaitement heureuse en appartement, seulement, je la promenais un peu le matin et le soir, je l'emmenais faire des balades dans le parc du Chateau de Versailles ou elle retrouvait ses amis :un setter peut vivre partout tant qu'il est proche de son maître et qu'on le fait courir. En revanche, je suis désespérée par ma toutoune de 3 ans. Une femelle comme toujours, qui vit à la campagne, mais elle est epileptique...Si quelqu'un a le même pb avec son chien, j'aimerais pouvoir discuter pour savoir comment limiter les crises. Elle est sous traitement, mais fait quand même des crises...
Merci (sans ma chienne, je suis perdue...quand j'ai perdu la précédente à 15 ans, j'ai fait une grosse dépression nerveuse)

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Par virginie