Beaucoup moins représenté que celui à poil court, le Berger Allemand à poil long est reconnu comme une variété à part entière seulement par une partie des organismes cynologiques officiels de référence.
Son pelage long et dense n’est pas dû à un quelconque apport extérieur, mais à une mutation génétique spontanée. Cette particularité existe depuis la création de la race à la fin du 19ème siècle, mais fut longtemps considérée comme un défaut et exclu par les standards. Autrement dit, les spécimens qui arboraient un tel pelage n’étaient pas reconnus.
Le Berger Allemand à poil long finit par être reconnu comme une variété officielle par le United Kennel Club (UKC) en 2006, puis en 2011 par la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Cette date marque un tournant, étant donné que cette dernière regroupe les organismes nationaux d’une centaine de pays : notamment la Société Centrale Canine (SCC) française, la Société Royale Saint-Hubert (SRSH) belge et la Société Cynologique Suisse (SCS).
Très influent mais non membre de la FCI, le Kennel Club (KC) britannique reconnaît également le poil long comme variété à part entière dans son standard de la race.
En revanche, le Club Canin Canadien (CCC) et l’American Kennel Club (AKC) n’ont pas encore franchi le pas, ce qui implique notamment que les sujets à poil long ne sont pas admis dans les expositions canines organisées sous leur égide.
Également appelé Berger Blanc ou Berger Blanc Américain, le Berger Allemand Blanc doit la couleur de sa robe à une mutation génétique spontanée qui existait déjà avant la création de la race. En effet, Horand (le premier berger ayant appartenu à Max von Stephanitz, qui est l’ancêtre direct du Berger Allemand actuel) avait pour grand-père un chien entièrement blanc.
Le premier spécimen au pelage blanc fut enregistré en Allemagne en 1913, mais le club de race exclut cette couleur de robe en 1933 car il la considérait – à tort – liée à l’albinisme, qui entraîne souvent des tares héréditaires. Il décida d’interdire l’élevage du Berger Allemand Blanc en Allemagne, si bien que par la suite la plupart des chiots de cette couleur furent euthanasiés.
Il survécut néanmoins grâce aux États-Unis, qui continuèrent à en faire l’élevage. Un club dédié à ce chien vit même le jour en Californie en 1964, et en 1967 un Berger Blanc américain du nom de Lobo White Burch fut importé en Suisse. Il y fut enregistré au Livre des Origines Suisse (LOS) sous l’appellation « Berger Allemand Blanc ».
Après moult tergiversations, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) finit par le reconnaître en 2011 : non comme une simple variété du Berger Allemand mais carrément comme une race à part entière, qui fut nommée Berger Blanc Suisse. Cette reconnaissance entraîna automatiquement celle de la centaine d’organismes organismes cynologiques nationaux qui en sont membres. Cela dit, certains d’entre eux (notamment en Europe) l’avaient en fait devancé : ce fut le cas notamment de la Société Cynologique Suisse (SCS) en 1991, ainsi que de la Société Centrale Canine (SCC) française en 2004.
En ce qui concerne les autres instances cynologiques de référence, le United Kennel Club (UKC) américain devança également la FCI en reconnaissant le White Shepherd (« Berger Blanc ») en 1999. Le Kennel Club (KC) britannique pour sa part mit plus de temps, puisqu’il ne le fit qu’en 2017. Il opta pour le nom de White Swiss Shepherd Dog.
En revanche, ni le Club Canin Canadien (CCC) ni l’American Kennel Club (AKC) n’ont encore franchi le pas. Cependant, tant le Canada que les États-Unis possèdent un club du Berger Allemand Blanc, qui oeuvre pour obtenir une reconnaissance officielle.
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le Altdeutscher Schäferhund (ou Berger Allemand Ancien Type) n’est pas une ancienne version du Berger Allemand, mais une création résultant d’un travail de sélection effectué par certains éleveurs. Comme le Berger Blanc Suisse, il descendrait de Horand, le premier berger de Max von Stephanitz, qui est l’ancêtre direct du Berger Allemand actuel.
C’est pendant la Guerre froide (1947-1991) que fut développé en République Démocratique Allemande (RDA) cet « ancien type » selon une sélection très rigoureuse, dans le but d’obtenir un chien extrêmement efficace comme garde-frontières et pour la recherche utilitaire. C’est également là et à cette époque que fut défini son standard. Après la fin de la Guerre froide, cette version éveilla l’intérêt des amoureux de la race et se diffusa au-delà de la RDA, si bien qu’elle est aujourd’hui présente un peu partout dans le monde.
Contrairement au Berger Allemand « classique », l’Altdeutscher a un dos droit (afin de limiter le risque de dysplasie) et un pelage naturellement long pour résister aux hivers rigoureux. Il a pour l’essentiel le même tempérament que son cousin, mais est réputé plus calme.
Bien qu’il dispose de son propre standard de race établi en République Démocratique Allemande (RDA) à l’époque de la Guerre froide, il n’est pas (encore ?) reconnu par les instances cynologiques qui font référence de nos jours : la Fédération Cynologique Internationale (dont sont membres une centaine d’organismes nationaux, dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse), le Kennel Club (KC) britannique, l’American Kennel Club (AKC), le Club Canin Canadien (CCC), etc.
Arborant un pelage blanc à hauteur d’environ 35%, tandis que le reste est noir et feu, le Berger Panda est le résultat d’une mutation génétique spontanée – tout comme le Berger Allemand à poil long et le Berger Allemand Blanc.
Celle-ci est toutefois nettement plus récente, puisque le premier sujet arborant une telle robe naquit aux États-Unis en 2000. C’était une femelle du nom de Lewcinka’s Franka von Phenom, qui était issue d’une mère noire et d’un père noir et feu, tous deux de pure race et sans aucun ancêtre Berger Blanc. Tous les autres chiots de la portée étaient noirs et feu. Par ailleurs, en plus de sa robe, Franka se distinguait par ses yeux bleus.
L’éleveuse chez qui elle vit le jour fit réaliser des tests génétiques pour en savoir plus, et il s’avéra qu’elle devait ses couleurs à une mutation génétique spontanée : malgré sa robe particulière, Franka était bien un Berger Allemand.
Une fois adulte, Franka fut accouplée à un mâle noir et feu. Ils engendrèrent une portée de quatre chiots, dont un seul était noir et feu : les trois autres arboraient la même robe que leur mère, mais cette fois sans les yeux bleus.
Ils eurent à leur tour des petits, et ainsi de suite. Néanmoins, Franka vécut récemment et tous les Bergers Pandas qui existent de nos jours descendent d’elle, donc ce chien demeure extrêmement rare. Sans surprise, il n’est d’ailleurs reconnu par aucune instance cynologique de référence, et il est peu probable que cela change dans un avenir proche.