Tsvetnaya Bolonka

Tsvetnaya Bolonka

Autres noms : Bichon Russe de Couleur
Noms d'origine : Bolonka ou Bolonka Zwetna

Qualités du Tsvetnaya Bolonka

Tempérament du Tsvetnaya Bolonka

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Tsvetnaya Bolonka au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Le Tsvetnaya Bolonka : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Tsvetnaya Bolonka

L’histoire du Tsvetnaya Bolonka

Aussi connu sous le nom de Bolonkaou Bolonka Zwetna, le Tsvetnaya Bolonka est une race de chien russe récente dont le nom signifie « petit chien coloré ».

 

Ses ancêtres arrivèrent dans le pays au début du 18ème siècle, lorsque le roi de France Louis XIV (1638-1714) offrit des bichons en cadeau à des membres de la noblesse russe. Il s’agissait probablement de Bichons Maltais ou de Bichons Frisés.  Des années plus tard, plus précisément en 1812, une autre race, nommée à l’époque le Bolonka Français, fut importée en Russie par l’armée de Napoléon Bonaparte (1769-1821) lors de la campagne de Russie. Malgré le fiasco que l’on sait et la retraite qui s’ensuivit, quelques représentants de la race restèrent dans le pays. Bien plus tard, dans les années 1960, leurs descendants contribuèrent à la création du Tsvetnaya Bolonka.

 

Pendant longtemps, la Russie privilégia l’élevage de chiens de moyenne et grande taille. C’était notamment le cas sous le régime soviétique (1922-1991) : la situation politique et économique du pays étant la plupart du temps très difficile, les petites races de chiens étaient considérées comme dépourvues d’utilité. Lorsque Joseph Staline (1878-1953) dirigeait l’URSS, soit de la fin des années 1920 à 1953, l’importation de tels chiens sur le territoire russe était même interdite, et seules les races servant pour le travail étaient autorisées.

 

Au début des années 50, à Leningrad (aujourd’hui Saint-Petersbourg), des amateurs passionnés par les petites races de chiens réussirent toutefois à importer de Hongrie un spécimen au pelage blanc prénommé Trifon. Ils achetèrent également à un cirque un individu de couleur café du nom de Zhuzhu. Enfin, en 1951, ils reçurent un chiot au manteau noir nommé Tin-Tin. C’est avec ces trois chiens que l’élevage débuta à Leningrad, aujourd’hui connue sous le nom de Saint-Pétersbourg.

 

L’objectif était de répondre à la demande des personnes urbaines qui recherchaient un animal de compagnie capable de s’adapter à une vie en appartement. Les éleveurs développèrent et standardisèrent donc avec succès cet animal de petite taille, au tempérament doux et facile à vivre.

 

Pour cela, ils effectuèrent divers croisements avec des représentants d’autres races de petits chiens, parmi lesquelles le Bichon Frisé ou Maltais, le Pékinois, le Shih Tzu, le Lhassa Apso et le Caniche Toy. Grâce à une sélection minutieuse, ils réussirent à fixer l’apparence générale du Tsvetnaya Bolonka et à obtenir un nombre suffisant d’individus pour le faire reconnaître par le Leningradskoye Obshchestvo Okhotnikov I Rybolovov, la Société régionale des chasseurs et pêcheurs de Leningrad.

 

Lorsque Nikita Khrouchtchev (1894-1971) accéda au pouvoir suprême en 1958, les restrictions concernant la reproduction de races de chiens domestiques furent levées, ce qui facilita grandement le développement du Bolonka sur le territoire russe.

 

Il se diffusa également dans les autres pays du bloc de l’Est. Sa popularité grandissante permit l’élaboration d’un standard officiel en 1997 par l’organisme de référence de la Russie, le RKF (Fédération Cynologique de Russie).

La diffusion internationale et la reconnaissance du Tsvetnaya Bolonka

À la fin des années 50, le Tsvetnaya Bolonka se diffusa dans toute la Russie. Puis, à partir des années 80, il se répandit dans les autres pays du bloc soviétique, et devint très populaire après la chute du rideau de fer. La dislocation de l’URSS permit également des premières exportations officielles de représentants de la race vers le monde occidental.

 

Toutefois, avant le 21ème siècle, il était très difficile de trouver des Tsvetnaya Bolonki aux États-Unis. Quelques individus y entrèrent, mais ils ne furent jamais enregistrés dans des registres officiels, et leurs propriétaires n’étaient pas des éleveurs, mais de simples particuliers qui n’avaient pas pour projet de faire contribuer leur animal au développement de la race dans le pays.

 

La première importation officielle remonte à l’année 2000. Il s’agissait d’une femelle Bolonka nommée Ladushki Ocharovashk, qui fut importée par Candace Mogavero depuis l’élevage russe d’Elvira Romanenkova. L’année suivante, Patricia McRae, une autre éleveuse, importa à son tour deux autres iindividus du nom de Ladushki Rostok et Ladushki Kudrjashka.

 

En 2002, un club de race fut fondé, le Russian Tsvetnaya Bolonka Club of America (RTBCA), anciennement North American Russian Tsvetnaya Club (NARTC). À partir de ce moment-là, chaque Tsvetnaya Bolonka entrant sur le territoire américain fut enregistré dans le registre tenu par le club, ce qui facilita notamment les démarches en vue d’une reconnaissance par l’American Kennel Club (AKC), l’organisme cynologique de référence du pays.

 

Celle-ci est d’ailleurs en très bonne voie, puisque le Bolonka a été ajouté en 2015 au Foundation Stock Service de l’AKC, dernière étape avant une reconnaissance pleine et entière. Il est aussi reconnu par l’International Canine Kennel Club (ICKC) et depuis 2017 par l’American Rare Breed Association (ARBA).

 

L’AKC fera peut-être des émules, mais il reste toutefois énormément de chemin à parcourir au Tsvetnaya Bolonka pour s’imposer dans le monde entier : la plupart des organismes nationaux et internationaux ne reconnaissent pas la race. En Amérique du Nord, c’est le cas notamment de l’United Kennel Club (UKC), l’autre organisme de référence aux Etats-Unis, ainsi que du Club Canin Canadien (CCC). La Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organismes nationaux d’une centaine de pays (dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse), n’a pas non plus franchi le pas, pas plus d’ailleurs que le prestigieux et influent Kennel Club britannique.

 

Il convient toutefois de signaler le cas de la Société Cynologique Suisse (SCS) : bien qu’elle soit membre de la FCI, qui donc ne reconnaît pas le Bolonka, elle a pris l’initiative de le reconnaître d’elle-même dès 2011.

 

L’organisme national allemand, le Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH), lui aussi membre de la FCI, en fit d’ailleurs de même la même année.

 

Deux ans plus tard, en 2013, ce fut au tour de la Nordic Kennel Union (NKU), qui regroupe l’ensemble des organismes officiels des pays scandinaves : la race est donc également reconnue dans ces pays.

 

Le fait que le Tsvetnaya Bolonka soit reconnu officiellement par certains organismes nationaux européens membres de la FCI pourrait d’ailleurs contribuer à ce que cette dernière franchisse elle-même le pas dans un futur proche.

Le Tsvetnaya Bolonka est une race de chien rare et peu répandue à travers le monde. Que ce soit en en France, en Belgique, au Canada ou d’ailleurs à peu près partout dans le monde occidental, on ne compte guère plus d’une dizaine d’éleveurs par pays.

 

La Confédération helvétique constitue une exception notable. En effet, il se place à la 14ème place des races de chien préférées des Suisses, avec plus de 6000 individus enregistrés dans la banque de données suisse Amicus à la fin des années 2010, contre un peu moins de 4000 en 2014. Le nombre de Tsvetnaya Bolonka dans le pays a donc augmenté de plus de 50% entre 2014 et 2019.

Le Tsvetnaya Bolonka est un chien de petite taille à l’apparence robuste. Son corps est légèrement plus long que la hauteur au garrot. La queue est de longueur moyenne et portée haute. Elle dessine une courbe dont l’extrémité touche le dessus ou le côté du dos.

 

Sa tête a une taille proportionnelle au corps, et comporte un crâne modérément large et arrondi. Les oreilles sont situées assez hautes sur ce dernier, et se soulèvent à la base lorsqu’il est en alerte. Elles sont tombantes, de taille moyenne, en forme de V et avec des pointes légèrement arrondies. Elles sont portées assez hautes.

 

Les yeux sont ronds, de taille moyenne et de couleur marron foncé. Une teinte plus claire est toutefois autorisée chez les sujets au pelage brun. Leur contour est pigmenté de noir ou assorti à la couleur de la robe. Au global, ils donnent à ce chien un regard doux, alerte et intelligent.

 

Le museau est court et se termine par une truffe petite, de couleur noire ou assortie au pelage. Quoi qu’il en soit, elle ne doit pas être tachetée ou de couleur chair. Quant aux narines, elles sont bien ouvertes.

 

Le pelage du Tsvetnaya Bolonka se compose d’un sous-poil bien développé et d’un poil de couverture dense, épais, doux et souple, qui est constitué de poils longs soit bouclés, soit ondulés. La barbe et la moustache sont particulièrement fournies.

 

Le manteau est proche de celui du Shih Tzu, qui fait partie de ses ancêtres et avec qui il est parfois confondu. Toutes les couleurs sont possibles, excepté le merle ou le blanc ; des marques blanches sur les orteils et la poitrine sont toutefois permises. La plupart des individus arborent arborent un coloris noir, marron, gris, rouge ou gris-loup.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race : les mâles sont plus grands et plus lourds que les femelles.

Le pelage du Tsvetnaya Bolonka peut être de n’importe quelle couleur, excepté le blanc et le merle. Il existe toutefois également des individus de couleur blanche, que l’on désigne sous le nom de Franzuska Bolonka (ou Bolonka Français). La couleur de robe est la seule chose qui les différencie ces chiens : en dehors de cet aspect, ils partagent les mêmes caractéristiques physiques et psychologiques.

 

Le Franzuska Bolonka n’est pas reconnu à ce jour par les différents organismes.

Le Tsvetnaya Bolonka est fidèle, doux, aimant et affectueux envers ses maîtres. Il est aussi très à l’écoute de leurs émotions, et donc capable de leur apporter du réconfort dans les moments difficiles.

 

Toutefois, ce lien étroit qu’il entretient avec sa famille peut devenir problématique lorsqu’il se retrouve seul trop souvent ou trop longtemps. En effet, il supporte mal la solitude et a donc alors de grandes chances de souffrir d’anxiété de séparation. Il n’est donc pas adapté pour un maître qui passe généralement le plus clair de ses journées hors de son domicile, car il aurait alors toutes les chances d’être mal dans sa tête et de développer différents troubles du comportement : destructions, aboiements incessants, etc.

 

Afin d’éviter qu’il ne souffre d’être seul et se mette à développer de mauvais comportements, il peut être intéressant de le faire cohabiter avec un autre chien ou un représentant d’une autre espèce : chat, rongeur, oiseau… Il s’entend généralement très bien avec, car il n’a pas un instinct de prédation très prononcé. Il n’est d’ailleurs pas du genre à se mettre à pourchasser les petits animaux qu’il croise lors de ses promenades. En revanche, compte tenu de son petit gabarit, il est déconseillé de le faire cohabiter avec un congénère de grande taille : ce dernier pourrait le blesser involontairement, par exemple simplement en jouant avec lui.

 

Le même genre de problème peut se poser avec les petits enfants chahuteurs et trop jeunes pour savoir comment traiter un animal avec respect : mieux vaut donc éviter également ce genre de cohabitation. En tout état de cause, quelle que soit sa race, il ne faut jamais laisser un chien seul avec un tout-petit sans la surveillance d’un adulte, compte tenu des risques tant pour l’un que pour l’autre. Si les plus jeunes ne sont donc pas forcément faits pour lui, le Bolonka s’entend très bien en revanche avec ceux qui ont appris à interagir avec un chien, et fait pour eux un très bon partenaire de jeu – et inversement.

 

Non content d’être très proche des membres de sa famille, il se montre également amical envers les étrangers, dès lors qu’il constate qu’ils sont accueillis positivement par ses maîtres. Cela ne l’empêche toutefois pas d’aboyer lorsqu’il perçoit une menace ou qu’un inconnu approche de son lieu d’habitation, ce qui en fait un très bon chien d’alerte. Il n’est pas pour autant du genre à aboyer de manière excessive, du moins dès lors qu’il est bien éduqué, ne souffre pas de solitude et est suffisamment à même de se dépenser.

 

Ce dernier besoin n’est pas difficile à satisfaire : une demi-heure d’exercice cumulé par jour, à travers par exemple deux ou trois promenades et d’éventuels moments de jeux, suffit parfaitement. Cela fait du Tsvetnaya Bolonka un chien idéal pour une personne âgée ou très sédentaire, mais celle-ci doit toutefois veiller à faire faire un minimum d’exercice à son compagnon. C’est nécessaire au bien-être psychologique et physique de ce dernier, mais représente également un excellent moyen de le prémunir de l’obésité, risque auquel cette race est prédisposée.

 

Un bon moyen de le stimuler tant physiquement que mentalement est de lui faire pratiquer des sports canins ; l’agility, l’obéissance et le rallye sont parfaitement indiqués. Plus simplement, il est possible également de l’emmener avec soi pour de courtes randonnées.

 

Dès lors que tous ses – modestes - besoins sont comblés, le Bolonka Zwetna est calme et capable de s’adapter à tous les lieux de vie. Il peut habiter aussi bien en appartement que dans une maison, en ville qu’à la campagne. Dans tous les cas, même s’il dispose d’un accès libre à l’extérieur, il n’est pas fait pour y passer le plus clair de son temps : c’est un chien d’intérieur, un animal destiné à la compagnie, et donc habitué à être au cœur du foyer. Il aime être au centre de l’attention et a besoin de vivre et d’interagir avec sa famille pour être heureux et équilibré. Au demeurant, s’il est seul au dehors, son petit gabarit en fait une proie facile pour d’éventuels prédateurs (rapaces, renards…), en plus du risque qu’il puisse être volé par des personnes mal intentionnées. De plus, c’est un animal qui a été créé pour être utilisé comme animal de compagnie, il est donc habitué à vivre au cœur des foyers.

Comme pour tout chien, la socialisation du Tsvetnaya Bolonka doit commencer dès son plus jeune âge, période durant laquelle il est le plus malléable et adaptable. Il convient de l’habituer à rencontrer de nouvelles personnes, d’autres d’animaux et de l’exposer à tous types de situations et d’environnements différents le plus souvent possible, afin de concrétiser le grand potentiel de sociabilité qui est le sien.

 

À l’inverse, compte tenu de sa propension à souffrir d’hyper-attachement, il est tout aussi important d’apprendre à son chien à rester seul et à supporter la solitude, afin d’éviter que les absences de ses maîtres ne posent problème par la suite.

 

Le Bolonka Zwetna est un chien intelligent et aime plaire à ses maîtres. Ces deux traits de caractère facilitent son éducation, mais on ne peut en dire autant en revanche de son fort caractère et de sa propension à être très têtu, au point qu’il est parfois difficile de le rendre obéissant. Il peut également se montrer dominant, n’hésitant pas à tester les limites de son maître. 

 

Ce dernier doit donc faire preuve de fermeté d’entrée de jeu et ne rien laisser passer, au risque de laisser se développer ce qu’on appelle le « syndrome du petit chien ». En effet, dupé par l’aspect mignon et inoffensif de son charmant petit compagnon, le maître a tôt de ne pas corriger ses comportements inadéquats (grognements, aboiements, agressivité…), alors qu’il le ferait avec un congénère plus grand. Petit à petit, le chien devient dominant, agressif et difficile à vivre. En outre, une fois ces mauvaises habitudes installées, il est bien difficile d’y mettre fin par la suite. Pour éviter d’en arriver là, il convient de mettre l’accent sur l’apprentissage et le respect des règles dès les semaines et mois qui suivent l’arrivée du chien dans le foyer. Bien évidemment, cela suppose que ces dernières soient on ne peut plus claires, et donc notamment cohérentes dans le temps (ce qui est interdit un jour ne peut pas être autorisé le lendemain) ainsi que d’un membre à l’autre du foyer (tout le monde fait appliquer les mêmes règles de manière uniforme).

 

Pour autant, il ne saurait être question d’abuser des réprimandes et des punitions en cas de comportement inadapté. En effet, le Tsvetnaya Bolonka n’y est pas vraiment réceptif, et répond bien mieux aux méthodes d’éducation basées sur le renforcement positif, c’est-à-dire sur le recours aux encouragements et aux friandises. Il convient néanmoins de ne pas abuser de ces dernières, compte tenu de sa prédisposition à l’embonpoint.

Le Tsvetnaya Bolonka est généralement un chien robuste et sain, et son espérance de vie de 12 à 16 ans est dans la moyenne de ce que l’on constate chez les autres races de gabarit similaire.

 

Par ailleurs, la densité de son pelage et de son sous-poil fait qu’il supporte sans difficulté le froid, la chaleur et les intempéries. Il est donc à même de vivre à peu près n’importe où, même s’il préfère les régions au climat tempéré ou chaud.

 

Le fait qu’il jouisse dans l’ensemble d’une bonne santé ne signifie pas qu’il est totalement épargné par les problèmes, dont beaucoup sont d’ailleurs communs aux autres races de petite taille. Les pathologies auxquelles il est prédisposé sont :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l’apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle se traduit par des douleurs et des boiteries, puis entraîne l’apparition d’arthrose lorsque l’animal vieillit ;
  • la luxation de la rotule (ou luxation rotulienne), fréquente chez les petits chiens et potentiellement héréditaire. Elle se produit lorsque la rotule se déplace vers l’intérieur ou l’extérieur du genou, et cause des douleurs et boiteries plus ou moins prononcées. Dans les cas les plus sévères, une opération est nécessaire ;
  • la maladie de Legg-Calvé-Perthes, une malformation de la hanche commune chez les chiens de petite taille et pouvant être héréditaire. Elle provoque des boiteries, des douleurs ainsi qu’une éventuelle arthrite ou arthrose secondaire. Dans les cas les plus graves, les muscles de la cuisse s’atrophient, au point que l’animal finit par être paralysé. Si la maladie est prise à un stade précoce, elle peut être guérie grâce à une intervention chirurgicale ;
  • le shunt porto-systémique congénital, une anomalie vasculaire qui peut avoir de nombreuses conséquences : un retard de croissance, un amaigrissement, des troubles neurologiques et/ou digestifs, etc. Chez certains individus, les symptômes sont discrets, ce qui rend le diagnostic plus tardif. Cette pathologie dont la cause peut être héréditaire se soigne grâce à une intervention chirurgicale ;
  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale entraînant une baisse du métabolisme. Elle se traduit par divers symptômes qui varient d’un individu à l’autre : grande fatigue, rythme cardiaque anormalement faible, difficultés respiratoires, embonpoint.... Elle nécessite un traitement à vie pour atténuer voire empêcher ces derniers ;
  • l’hyperthyroïdie, une perturbation hormonale très rare chez le chien (beaucoup plus que l’hypothyroïdie) et qui est causée par une tumeur de la thyroïde. Les symptômes les plus courants sont une augmentation anormale de l’appétit, une mauvaise tolérance à la chaleur, une perte de poids, des vomissements ou encore des diarrhées. Elle nécessite généralement un traitement à vie, et dans certains cas une intervention chirurgicale s’avère également indispensable ;
  • l’atrophie rétienne progressive, une maladie oculaire héréditaire et incurable, qui touche systématiquement les deux yeux à la fois. Elle entraîne une dégénérescence de la rétine et une perte progressive de la vision, d’abord de nuit puis de jour ;
  • les otites, inflammations fréquentes chez les races de chiens aux oreilles tombantes.

 

En outre, le Bolonka Zwetna est également prédisposé à l’obésité, qui peut aggraver de nombreuses pathologies préexistantes ou en causer de nouvelles, avec donc potentiellement un impact majeur sur la santé de l’animal.

 

Comme nombre de maladies auxquelles ce chien est prédisposé peuvent être héréditaires, il convient de bien se renseigner avant d’adopter auprès d’un éleveur de Tsvetnaya Bolonka. En effet, en plus d’offrir aux chiots une socialisation et des soins de qualité dès leurs premières semaines, un professionnel sérieux fait systématiquement réaliser des tests génétiques sur les individus qu’il envisage de faire se reproduire, afin d’éviter toute transmission d’une pathologie héréditaire. Il doit donc être en mesure de présenter les résultats des tests en question, en plus d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire et des documents relatifs aux vaccins reçus par le petit.

 

Une fois que ce dernier a rejoint son nouveau foyer, il est essentiel de lui éviter tout effort physique trop intense durant sa croissance, période durant laquelle ses os et ses articulations sont encore très fragiles. Il risquerait en effet de se blesser ou de développer des malformations, avec potentiellement des séquelles à vie. C’est vrai pour tout chien, mais encore plus pour le Bolonka, du fait de sa prédisposition à différents problèmes articulaires (dysplasie de la hanche, luxation de la rotule et maladie de Legg-Calvé-Perthes).

 

Par ailleurs, le fait qu’il soit généralement en bonne santé ne dispense nullement de l’emmener tout au long de sa vie au moins une fois par an chez le vétérinaire (et plus encore lorsqu’il vieillit), afin d’effectuer un bilan de santé complet. Cela peut permettre de déceler au plus tôt un éventuel problème, afin d’y faire face au mieux. Il est en outre possible de prévoir les rappels de vaccins par la même occasion. En parallèle, il revient au maître de renouveler les traitements antiparasitaires de son chien chaque fois que cela est nécessaire. En effet, même s’il passe le plus clair de son temps en intérieur, le Bolonka n’est pas à l’abri des risques liés aux parasites.

Le pelage du Tsvetnaya Bolonka demande beaucoup d’entretien au quotidien. En effet, pour éliminer les poils morts, éviter les nœuds et le garder propre et brillant, il convient de le brosser 3 ou 4 fois par semaine à l’aide d’une brosse, d’un gant spécial ou d’un peigne. Certains maîtres vont même jusqu’à le faire tous les jours.

 

Pour rendre cet entretien moins contraignant, il est possible d’opter pour une coupe courte : un brossage une à deux fois par semaine est alors suffisant. Que le maître s’en charge lui-même ou qu’il fasse appel aux services d’un toiletteur canin professionnel, cette coupe doit être entretenue tous les un ou deux mois, de manière à garder un pelage soigné. En tout état de cause, elle n’est pas adaptée si le maître souhaite participer à des expositions canines avec son chien, car dans ce cas le pelage doit rester long : seuls les poils au niveau des pieds peuvent être coupés.

 

Les éleveurs qui créèrent le Tsvetnaya Bolonka avaient notamment pour ambition que son pelage ne nécessite pas d’être lavé régulièrement, car sous le régime communiste les Russes rencontraient beaucoup de difficultés pour accéder aux produits de première nécessité, y compris l’eau et les produits d’hygiène. Toutefois, cet objectif-là n’a pas été atteint, car il a au contraire besoin d’être lavé fréquemment.

 

En effet, lorsque son manteau n’est pas coupé, sa longueur fait qu’il a tendance à accumuler facilement la saleté et dégager de mauvaises odeurs. De ce fait, un bain s’impose tous les un à deux mois, en prenant soin d’utiliser à chaque fois un shampoing spécialement conçu pour la gent canine. Il ne faut toutefois pas aller au-delà, au risque d’éliminer le sébum que sa peau produit naturellement et qui le protège contre les problèmes cutanés. Après le bain, il faut veiller à bien sécher l’intérieur des oreilles, qui du fait de leur forme pendante sont particulièrement exposées aux otites et autres infections. Il est par ailleurs recommandé d’essuyer directement son pelage à la sortie du bain plutôt que de le laisser sécher à l’air libre : ceci évite d’une part qu’il n’attrape froid, et d’autre part que son poil soit moins beau une fois sec. Lorsque le poil est coupé court, il n’est pas nécessaire de laver aussi régulièrement son animal : une fois tous les six mois suffit généralement, car son pelage ne dégage alors pas ou peu de mauvaises odeurs, et n’accumule pas autant de saleté que lorsqu’il est gardé long.

 

Par ailleurs, afin d’éviter qu’il ne soit gêné par la longueur de ses poils au niveau des yeux, il peut être judicieux de les couper ou de les attacher au sommet du crâne avec un petit élastique ou une pince à cheveux.

 

Comme d’autres races de bichons, le Bolonka présente l’avantage de perdre très peu ses poils et n’est pas sujet à des mues saisonnières. Ceci explique d’ailleurs qu’il est souvent présenté comme une race de chien hypoallergénique. Toutefois, c’est oublier qu’aucun chien ne l’est totalement : il n’y a pas qu’à travers ses chutes de poils que le meilleur ami de l’Homme émet des substances allergènes. Il est donc vrai que le Bolonka a davantage de chances d’être accepté par l’organisme d’une personne allergique, mais il n’existe aucune garantie en la matière : rien ne remplace un essai en conditions réelles, consistant à passer plusieurs heures aux côtés de l’individu dont l’adoption est envisagée.

 

Une attention particulière doit aussi être portée à ses oreilles tombantes, car cette particularité morphologique augmente le risque d’infections à ce niveau (otites, etc.). Elles doivent donc être inspectées et nettoyées une fois par semaine. Il faut également prendre l’habitude de les sécher à chaque fois qu’elles ont été mouillées, afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

L’entretien hebdomadaire des oreilles est aussi l’occasion de contrôler ses yeux et d’en nettoyer les contours si cela est nécessaire, afin là aussi d’éviter le risque d’infection.

 

Quant à ses dents, elles doivent être nettoyées au moins une fois par semaine, avec un dentifrice pour chien et une brosse à dents ou un doigtier. Cela permet de prévenir la formation de tartre et les divers problèmes qu’elle induit, comme la mauvaise haleine ou l’apparition de maladies bucco-dentaires. L’idéal est d’ailleurs de le faire tous les jours.

 

Concernant ses griffes, l’usure naturelle suffit généralement à les limer, malgré son faible niveau d’activité. Toutefois, lorsqu’il vieillit et/ou devient moins actif, elles peuvent devenir trop longues et finir par le gêner, voire se casser et le blesser. Dès lors qu’on les entend frotter sur le sol lorsqu’il marche, c’est que l’heure est venue de les couper à l’aide d’un coupe-griffes ou d’une lime spéciale.

 

L’entretien d’un Tsvetnaya Bolonka demande donc à la fois beaucoup de temps et une certaine rigueur. Pour être efficace et éviter de faire mal à son compagnon par inadvertance, il peut être utile d’apprendre la première fois auprès d’un professionnel (vétérinaire ou toiletteur) les gestes requis pour prendre soin de son pelage, ses oreilles, ses yeux, ses dents ou encore ses griffes. Dans tous les cas, il convient de l’habituer dès son plus jeune âge à se laisser manipuler sans broncher, afin que les séances de toilettage se passent le mieux possible, voire deviennent de tendres moments de complicité partagée.

Comme pour tout chien, l’alimentation du Tsvetnaya Bolonka doit être équilibrée et adaptée à sa taille, son âge, son état de santé et son niveau d’activité physique. Il est recommandé de le nourrir avec des croquettes ou des pâtées de haute qualité, riches en viandes et en légumes, afin de lui fournir tous les apports nutritionnels dont il a besoin et s’assurer ainsi qu’il reste en bonne santé.

 

En revanche, bien qu’il soit de petite taille, il ne doit pas être nourri avec des aliments destinés aux chats. Les deux espèces n’ont en effet pas les mêmes besoins nutritifs et il risquerait donc de souffrir de carences ou d’excès dans certains nutriments, ce qui aurait des chances de s’avérer néfaste pour sa santé.

 

Par ailleurs, il faut avoir en tête qu’il est particulièrement enclin à l’obésité, et que le risque est particulièrement prononcé chez un individu stérilisé. Répartir sa ration quotidienne en au moins deux repas (idéalement un le matin et un autre le soir) est un bon moyen de réduire sa propension à réclamer de la nourriture, puisqu’il sait qu’il sera à nouveau nourri plus tard dans la journée. Il convient également de faire attention aux friandises : elles peuvent certes être de formidables alliées dans le cadre de son éducation, mais risquent de se retourner contre sa santé. L’idéal est de déduire leur apport calorique de sa ration quotidienne. Il peut aussi être intéressant d’opter pour des friandises allégées.

 

En parallèle, il est indispensable de contrôler son poids deux fois par mois. Si une augmentation est constatée et se confirme – voire s’accentue – lors des mesures suivantes, une visite chez le vétérinaire s’impose afin de déterminer l’origine du problème et pouvoir y remédier. Celui-ci peut d’ailleurs n’avoir aucun rapport avec l’alimentation ou le niveau d’activité du chien, mais être causé par exemple par une maladie ou une réaction à un traitement.

 

Enfin, comme tout chien, le Bolonka doit avoir de l’eau à sa disposition tout au long de la journée, qui doit être renouvelée régulièrement afin d’être toujours fraîche.

Lors de sa création dans les années 50, le Tsvetnaya Bolonka était utilisé uniquement comme animal de compagnie.

 

C’est encore le rôle dans lequel on le retrouve le plus souvent de nos jours. Il faut dire que sa douceur ainsi que son caractère affectueux et joyeux en font un compagnon attachant, tandis que son faible besoin d’exercice implique qu’il peut trouver sa place dans un vaste panel de foyers.

 

Il est souvent particulièrement recommandé pour les personnes souffrant d’allergie aux chiens, car sa perte de poils modérée le conduit à émettre moins de squames que la moyenne. Il ne faut toutefois pas oublier que tout chien émet à un degré plus ou moins élevé des substances allergènes : une personne souffrant d’une telle allergie et qui envisage d’adopter un Tsvetnaya Bolonka doit impérativement s’assurer auparavant de l’absence de réaction, en passant quelques heures aux côtés de l’animal.


Par ailleurs, sa petite taille et son long pelage doux et souple en font également un incontournable des concours de beauté canins.

 

Néanmoins, un maître qui souhaite présenter son chien en exposition canine doit avoir beaucoup de temps libre pour les séances de toilettage, car un brossage quotidien et plusieurs heures d’entretien hebdomadaires sont nécessaires pour maintenir son pelage soigné.

 

Enfin, le Bolonka fait aussi un bon compétiteur dans les sports canins comme l’obéissance, le rallye, le pistage et l’agility, grâce notamment à sa grande intelligence et sa volonté de faire plaisir à son maître.

Le Tsvetnaya Bolonka est une race de chien rare qui n’est encore que peu reconnue par les organismes cynologiques officiels : cela explique qu’il est notamment difficile de trouver un éleveur en France et en Belgique.

 

Se tourner vers son pays d’origine peut donc être une option à envisager sérieusement pour disposer de bien plus de choix. Le prix d’un chiot Tvstenaya Bolonka en Russie se situe entre 15000 et 50000 roubles russes, soit environ 180 à 600 euros.

 

Une autre solution peut consister à importer un chiot depuis la Suisse. En effet, le pays fait figure d’exception, avec une population très importante de représentants de la race et de nombreux éleveurs – en particulier dans les cantons germanophones. Il faut compter généralement entre 800 et 2200 francs suisses (environ 750 à 2000 euros). 

 

Au Canada, le Bolonka Zwetna est également difficile à trouver, en raison du nombre très limité d’élevages dans le pays. Il est donc possible là aussi de se tourner vers la Russie, ou bien aussi vers les États-Unis, où l’on trouve quelques éleveurs. Ceux-ci proposent leurs chiots à un prix situé en moyenne autour de 1500 à 1800 dollars américains.

 

Quoi qu’il en soit, une personne qui choisit d’adopter à l’étranger doit veiller à respecter la réglementation concernant l’importation d’un chien dans son pays, et prendre en compte que des coûts de transport ainsi que des frais administratifs viennent alors s’ajouter au prix d’achat.

 

Par ailleurs, quel que soit le pays, il peut exister d’importances différences de prix d’un individu à l’autre, y compris parfois au sein d’une même portée. Cela s’explique par le prestige de l’élevage ainsi que de la lignée dont l’animal est issu, mais aussi par les caractéristiques intrinsèques de ce dernier – en particulier sur le plan physique.

En 2016, le prince britannique William de Cambridge et sa femme Kate Middleton eurent un coup de cœur pour le Tsvetnaya Bolonka et cherchèrent même à en adopter un. L’intérêt qu’ils portèrent alors à la race permit à cette dernière de renforcer sa notoriété.

Avis & conseils Tsvetnaya Bolonka

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