Sealyham Terrier

Sealyham Terrier

Autres noms : Terrier de Sealyham
Groupe : Terrier
Standard : Standard FCI N°74

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Qualités du Sealyham Terrier

Tempérament du Sealyham Terrier

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Sealyham Terrier au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Sealyham Terrier

Espérance de vie
14 ans
Poids de la femelle
De 8 à 9 kilos
Poids du mâle
De 8 à 9 kilos
Taille de la femelle
De 28 à 31 cm
Taille du mâle
De 28 à 31 cm

Le Sealyham Terrier : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Sealyham Terrier

L’histoire du Sealyham Terrier

Originaire du Pays de Galles, le Sealyham Terrier est une race de chien relativement récente, puisqu’elle vit le jour au 19ème siècle.  Il tient son nom du manoir Sealyham, situé dans le comté de Pembroke (Pays de Galles) : c’est en effet dans ce lieu que la race fut créée par le Capitaine John Owen Tucker-Edwardes (1808-1891).

 

Bien que ce dernier ne laissa aucune trace écrite de son travail d’élevage, de nombreux experts s’accordent à dire que le chien auquel il aboutit résulte de croisements qu’il effectua entre plusieurs races dont le Welsh Corgi Pembroke, le Fox Terrier à poil dur, le West Highland White Terrier (Westie), le Dandie Dinmont Terrier et le Cheshire Terrier, une race de terrier aujourd’hui disparue.

 

Lorsqu’il était jeune, John Owen Tucker-Edwardes servit dans le Royal Welch Fusiliers, un régiment d’infanterie. Cela l’amena à Gibraltar, où il eut l’occasion de chasser avec le Royal Calpe Hunt, un club de chasse britannique fréquenté par des personnalités de la haute société. Cette expérience lui donna l’envie de créer son propre élevage de chiens de chasse.

 

Il attendit d’être à la retraite, à l’âge de 40 ans, pour se consacrer pleinement à cette activité. De retour au Pays de Galles en 1848, il acheta plusieurs Otterhounds et passa les années suivantes à pratiquer la chasse tout en développant sa propre race de terrier.

 

En effet, étant peu satisfait des races de chiens de chasse déjà existantes, il voulait créer un terrier de petite taille à la robe blanche et au tempérament vif, ayant une mâchoire aussi puissante que redoutable, ainsi que des pattes courtes lui permettant de poursuivre facilement le petit gibier directement dans son terrier. Il souhaitait également que sa création soit capable de travailler aux côtés de l’Otterhound (Chien de Loutre) pour chasser le blaireau, la loutre, le renard et le putois dans les bois et les terres agricoles environnants. Son objectif fut pleinement atteint, puisque le Sealyham Terrier répond parfaitement à tous ces critères.

 

John Owen Tucker-Edwardes ainsi que son fils et unique héritier moururent tous deux en 1891. Son frère hérita alors de la propriété, mais décéda lui aussi seulement deux ans plus tard, en 1893. Ce fut donc son neveu, Charles Gustaves Whittaker Edwardes, qui s’occupa du domaine jusqu’à sa propre mort en 1902. Après le décès du créateur de la race et celui des autres membres de la famille, le Sealyham Terrier faillit disparaître à son tour.

 

Ne souhaitant pas voir la race s’éteindre, la veuve de Charles Gustaves, Catherine Octavia Tucker-Edwardes, mit alors tout en œuvre pour la sauver. Pour y parvenir, elle fit participer ses représentants à des expositions canines ; ce fut d’ailleurs le cas dès 1903, notamment à l’exposition de l’Haverfordwest. Son objectif était de faire connaître ce chien au plus grand nombre et le faire gagner en popularité. Elle y parvint effectivement : le Sealyham Terrier fit l’objet d’un intérêt croissant, comme l’illustrent notamment la fondation en 1908 d’un club de race, The Sealyham Terrier Club, puis la reconnaissance de cette dernière en 1909 par le Kennel Club, l’organisme cynologique de référence du pays.

 

Après la Première Guerre mondiale, il devint également un chien d’exposition populaire, et de nombreux Sealyham Terriers remportèrent des prix. En 1914, lors du Pembrokeshire Hunt Hound Puppy and Sealyham Terrier Show, pas moins de 600 représentants de la race étaient en compétition : un record jamais été égalé depuis.

La diffusion internationale du Sealyham Terrier

Le Sealyham Terrier fut introduit pour la première fois aux États-Unis en 1911 par August Belmont, alors président de l’American Kennel Club (AKC). Cela n’est sans doute pas étranger au fait qu’il fut reconnu dès cette année-là par ce qui est aujourd’hui encore l’organisme cynologique de référence du pays… L’autre institution majeure, le United Kennel Club (UKC), en fit de même en 1919.

 

De fait, la race trouva y rapidement son public, au point d’ailleurs qu’un club de race, The American Sealyham Terrier Club, fut fondé dès 1913, deux ans après son arrivée.

 

Il fallut en revanche attendre 1954 pour qu’elle obtienne la reconnaissance officielle de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organismes nationaux d’une centaine de pays - dont la Société Centrale Canine française, la Société Royale Saint-Hubert belge et la Société Cynologique Suisse.

Le Sealyham Terrier fut jusqu’au milieu du 20ème siècle une des races de terrier les plus populaires au monde. Il est loin de pouvoir en dire autant de nos jours...

 

Dans son pays d’origine, le Royaume-Uni, le Kennel Club le considère même comme une race autochtone vulnérable. Il faut dire que du début du 21ème siècle à l’année 2013, il ne dépassait guère une soixantaine d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Les choses se sont sensiblement arrangées par la suite, puisque ce nombre a dans l’ensemble doublé en quelques années à peine et dépasse donc désormais la centaine. Cela n’en reste pas moins des niveaux très faibles, si bien que le Sealyham Terrier demeure peu répandu.


En France, ce n’est guère mieux : le nombre d’inscriptions annuelles au Livre des Origines Français (LOF) ne dépasse pas la dizaine. C’était d’ailleurs déjà le cas dans les années 70 et 80. A partir de la première moitié des années 90, un frémissement aurait pu augurer des jours meilleurs, avec notamment un pic à 40 naissances en 1992. Toutefois, il n’en fut rien : même si elles dépassaient encore régulièrement la quinzaine dans les années 2000, leur nombre s’effondra à la fin de cette décennie, au point d’ailleurs d’être parfois nul dès le début des années 2010.

 

En Suisse, la situation n’est guère plus brillante : on ne compte guère plus d’une vingtaine d’individus enregistrés dans la base de données Amicus.

 

Le Sealyham Terrier se fait tout aussi discret un peu partout en Europe. En Italie, par exemple, l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) ne comptabilisa pas plus de 10 naissances par an tout au long des années 2010. En Espagne, il est courant que le nombre de naissances annuelles enregistrées auprès de la Real Sociedad Canina de España (RSCE) soit nul.

 

Aux États-Unis, le Sealyham Terrier se situe autour de la 160ème place (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’AKC en fonction du nombre de naissances enregistrées chaque année auprès de l’organisme. Sa présence en queue de peloton ne date pas d’hier : au début des années 2000, où il se situait autour de la 140ème position, sur un peu moins de 150 races reconnues à l’époque.

Le Sealyham Terrier est un chien de petite taille à l’allure vive et énergique. Son corps est bien proportionné, de longueur moyenne et bâti autour de côtes bien cintrées. À l’avant comme à l’arrière, ses pattes sont courtes mais volumineuses.

 

Sa queue est épaisse à la base et fine à l’extrémité. Elle est de longueur moyenne et portée droite, sans jamais se recourber de manière excessive sur le dos. Dans certains endroits du monde, il arrive qu’elle soit coupée ; la caudectomie (pratique consistant à couper la queue des chiens) est toutefois interdite dans un nombre croissant de territoires, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Québec.

 

La tête du Sealyham Terrier est longue, large et puissante. Le crâne est légèrement bombé entre les deux oreilles. De taille moyenne, ces dernières sont arrondies aux extrémités et pendent sur le côté des joues. Elles tombent légèrement vers l’avant et se replient au-dessus de la tête.

 

Légèrement cachés sous des sourcils broussailleux, ses yeux sont de forme arrondie et de couleur foncée. Ils lui confèrent une expression alerte et déterminée. Une pigmentation noire des paupières et du contour des yeux est préférable, mais l’absence de pigment est aussi acceptée par le standard de la race.

 

Le museau est long, et se termine par une truffe noire avec de grandes narines. Celle-ci domine une mâchoire puissante et carrée.

 

Le pelage du Terrier de Sealyham se compose d’un sous-poil doux et dense qui le rend résistant aux intempéries, ainsi que d’un poil de couverture long, dur et en « fil de fer ».  La robe est totalement blanche. Toutefois, des taches de couleur citron, marron ou bleues sont autorisées sur la tête et les oreilles, au même titre qu’un mélange de poils blancs, gris, bruns et noirs.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est peu prononcé chez cette race : les mâles et les femelles ont un gabarit très proche.

Standard FCI N°74 (05/19/2009)


TRADUCTION : Professeur R. Triquet


ORIGINE : Grande Bretagne.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 26.03.2009


UTILISATION : Terrier.


CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 3 - Terriers.

Section 2 - Terriers de petite taille.

Sans épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Dégagé dans son mouvement, actif, bien proportionné, ayant beaucoup de substance dans un petit volume. Dans son ensemble, corps plus long que haut et non pas carré.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Vigoureux, plein d'allant et apte au travail. Vif et intrépide mais de nature amicale.

TETE :


REGION CRANIENNE :

- Crâne : Légèrement en dôme et large entre les oreilles.

REGION FACIALE :

- Truffe : Noire.

- Museau : Redoutable mâchoire carrée, puissante et longue.

- Mâchoires/dents : Les dents sont bien rangées et fortes; les canines s'adaptent bien les unes avec les autres. Elles sont longues par rapport à la taille du chien. Les mâchoires sont fortes et présentent un articulé en ciseaux régulier, c'est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d'équerre par rapport aux mâchoires.

- Joues : Les arcades zygomatiques ne sont pas proéminentes.

- Yeux : Foncés, bien disposés, ronds, de dimensions moyennes. On préférera le bord des paupières foncé, bien pigmenté, mais le bord des paupières non pigmenté est toléré.

- Oreilles : De grandeur moyenne, légèrement arrondies aux extrémités et portées sur le côté des joues.

COU :


De bonne longueur, épais et musclé, s'insérant dans des épaules bien obliques.

CORPS :


De longueur moyenne et souple.

- Dos : Horizontal.

- Poitrine : Large et haute, bien descendue entre les antérieurs.

- Côtes : Bien cintrées.

QUEUE :


Auparavant la coutume était d'écourter la queue.

- Queue coupée : De longueur moyenne. Epaisse; l'extrémité est arrondie. Attachée au niveau de la ligne du dessus et portée droite. Les fesses doivent être en saillie par rapport au point d'attache de la queue.

- Queue non coupée : La queue est de longueur moyenne pour participer à l'équilibre des formes. Epaisse à la base, elle s'amenuise vers l'extrémité. L'idéal est la queue portée droite mais elle ne doit pas se recourber de manière excessive sur le dos. Elle ne doit ni s'enrouler ni se tordre en spire. Les fesses doivent être en saillie par rapport au point d'attache de la queue.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

Antérieurs courts, forts et aussi droits que possible, autant que cela est compatible avec une poitrine bien descendue.

- Epaules : La pointe de l'épaule est alignée avec la pointe du coude.

- Coude : Bien au corps.

MEMBRES POSTERIEURS:

Particulièrement puissants pour un chien de cette taille.

- Cuisses : Bien descendues et musclées.

- Grasset : Bien angulé.

- Jarret : Fort, bien coudé; les métatarses sont parallèles.

PIEDS :

Ronds, pieds de chat munis de coussinets épais. Les pieds sont dirigés droit devant.

ALLURES-MOUVEMENT :


Allures vives et énergiques avec beaucoup d'impulsion.

ROBE :


POIL: Poil de couverture long, dur, "fil de fer"; sous-poil résistant aux intempéries.

COULEUR : Tout blanc ou blanc avec des marques citron, marron, bleues ou blaireau sur la tête et les oreilles. La présence de nombreuses mouchetures noires est un défaut.

TAILLE ET POIDS :


Hauteur au garrot : Elle ne doit pas dépasser 31 cm (12 pouces).

Poids idéal :

mâles : approximativement 9 kg (20 livres),

femelles : approximativement 8,2 kg (18 livres).

La conformation générale, l'équilibre des formes, le type et la substance sont des critères essentiels.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien-être du chien.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Sealyham Terrier est un compagnon doux, fidèle, affectueux et dévoué envers sa famille. Facile à vivre, il aime aussi amuser la galerie avec ses pitreries, ce qui en fait à l’occasion une source de distraction pour ses maîtres.

 

Il s’entend bien avec les enfants suffisamment âgés pour avoir appris à interagir de manière respectueuse avec leur animal. En revanche, il n’est pas conseillé pour les plus jeunes du fait de son caractère exubérant, car il aurait tôt fait de les bousculer involontairement. Quoi qu’il en soit, quelle que soit sa race, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un tout-petit, sans la surveillance d’un adulte.

 

Curieux et sociable avec les personnes qui lui sont proches ainsi qu’avec celles invitées par son maître, le Sealyham Terrier se montre en revanche nettement plus méfiant et réservé vis-à-vis des étrangers, et n’hésite pas à aboyer lorsqu’il perçoit une menace ou qu’un inconnu approche de son lieu d’habitation. Il fait donc un excellent chien d’alerte. Cependant, comme c’est souvent le cas chez les petits chiens, il a tendance à considérer à tort comme de nombreuses choses des dangers, et donc à aboyer de manière excessive dans des situations qui ne le justifient pas. S’il n’est pas correctement éduqué, son aboiement fort et profond risque notamment d’engendrer quelques tensions avec le voisinage.

 

Habitué dès sa création à chasser en meute, il s'entend généralement bien avec ses congénères, dès lors qu’ils ont grandi ensemble. Dans le cas contraire, son caractère dominant peut rendre la cohabitation plus compliquée. En tout état de cause, compte tenu de son petit gabarit, mieux vaut éviter de le faire vivre avec un chien de grande taille, car ce dernier pourrait le blesser involontairement, par exemple au cours d’une séance de jeux. Le risque existe également avec un tel individu qu’il serait amené à croiser au cours d’une promenade.

 

La cohabitation avec un représentant d’une autre espèce (chat, rongeur, oiseau…) est envisageable uniquement s’il a été habitué à vivre avec depuis son enfance. Dans le cas contraire, mieux vaut s’abstenir, car son fort instinct de chasse aurait de grandes chances de lui faire considérer le nouveau venu comme une proie.

 

Cet instinct prédateur s’applique également aux animaux qu’il rencontre à l’extérieur, et notamment ceux qui se risquent à s’aventurer dans son jardin. C’est la raison pour laquelle il doit être tenu en laisse lors des promenades tant qu’il n’obéit pas parfaitement au rappel, sous peine de le voir se lancer à la poursuite des petits animaux qu’il croise sur son chemin.

 

Le tenir en laisse permet également d’éviter qu’il ne s’en prenne aux autres chiens, car son tempérament dominant peut le conduire à faire montre d’agressivité envers certains de ses congénères. Quand bien même ils sont bien plus imposants que lui, cela ne l’arrête pas forcément, si bien que la situation tourne parfois à son désavantage - avec potentiellement un risque de blessures.

 

Moins actif que les autres terriers, le Sealyham a un besoin d’exercice assez faible. Une demi-heure d’activité physique par jour, par exemple sous forme de deux ou trois promenades et d’éventuels moments de jeux, suffit largement à combler ses besoins. C’est donc un bon choix de race de chien pour une personne âgée et/ou sédentaire, mais inadapté en revanche pour un maître qui cherche un compagnon en mesure de l’accompagner lors de randonnées au long cours, de balades à vélo ou de séances de jogging. Cela dit, il ne faut pas négliger de lui faire faire de l’exercice et de satisfaire son – faible – besoin d’activité : il en à la fois de son bien-être psychologique et physique, d’autant plus qu’il est prédisposé à l’obésité. Au-delà des classiques balades (voire des courtes randonnées), les sports canins comme l’agility et l’obéissance sont un bon moyen de lui permettre de le stimuler aussi bien physiquement que mentalement.

 

Dès lors que ses besoins sont comblés, le Sealyham Terrier est facile à vivre et aime passer le plus clair de son temps aux côtés de ses maîtres. Toutefois, malgré le lien étroit qu’il entretient avec ces derniers, sa nature indépendante fait qu’il peut supporter sans difficulté la solitude et n’est donc pas du genre à se mettre dans tous ses états lorsqu’il se retrouve seul quelques heures. Il est donc adapté par exemple pour une personne qui est absente en journée.

 

Il est en outre capable de s’adapter facilement à tous les lieux de vie, et peut habiter aussi bien en appartement qu’en maison, en ville qu’à la campagne. Toutefois, s’il vit dans une maison avec jardin, il est important que ce dernier soit parfaitement clôturé et sécurisé, car il est de nature fugueur. En effet, son instinct de prédation a tôt fait de le lancer à la poursuite d’une proie qu’il a flairée. Au demeurant, il n’est pas fait pour passer le plus clair de son temps à l’extérieur, non seulement parce que son petit gabarit implique qu’il est une cible facile pour d’éventuels prédateurs (rapaces, renards…) ou des voleurs, mais aussi parce qu’il a besoin d’être entouré et d’interagir avec ses maîtres pour être heureux et équilibré.

 

Enfin, si le Sealyham Terrier présente des qualités indéniables, celles-ci ne sauraient faire oublier qu’il peut être difficile à gérer au quotidien, du fait de son caractère dominant, indépendant et têtu. De fait, il n’est pas vraiment recommandé pour des débutants.

La socialisation du Sealyham Terrier doit commencer dès son plus jeune âge, puisque c’est à cette période qu’il est le plus malléable et adaptable. Pour ce faire, il convient de l’exposer à tous types de situations et d’environnements différents le plus souvent possible. Compte tenu de sa propension à avoir des relations ombrageuses avec ses congénères, il est tout particulièrement indispensable de lui faire côtoyer d’autres chiens, afin qu’il apprenne à interagir correctement avec ses semblables, sans faire preuve d’agressivité. Lui faire rencontrer un maximum de nouvelles personnes est tout aussi nécessaire, pour éviter que sa tendance à se montrer méfiant et froid envers les inconnus ne devienne excessive.

 

Il faut aussi profiter de la période où il est le plus souple pour lui faire assimiler les règles du foyer et l’habituer à s’y conformer. Cela suppose que les différents membres de la famille doivent être au clair dès son arrivée sur ce qui lui est permis et ce qui lui est interdit, puis faire respecter les règles avec une grande constance à la fois dans le temps et dans l’espace (elles sont les mêmes tout le temps et partout) ainsi que d’une personne à l’autre (pas question que Madame permette quelque chose que Monsieur n’admet pas).

 

Ceci est vrai pour quelle que soit la race, mais d’autant plus pour un chien comme le Terrier de Sealyham qui, à l’instar de la plupart des terriers, est aussi intelligent que têtu et indépendant. Cela peut rendre son éducation un peu compliquée, et fait qu’en tout état de cause il n’est pas vraiment recommandé pour une personne sans expérience ou peu patiente.

 

C’est d’autant plus vrai qu’il peut aussi s’avérer dominant, n’hésitant pas à remettre en cause la hiérarchie établie et tester les limites de son maître.

 

Ce dernier doit donc faire preuve de fermeté et ne pas se mettre dès le début à tout lui pardonner, au motif que son compagnon est mignon et innocent. Ce serait le meilleur moyen de laisser se développer le « syndrome du petit chien », qui apparaît lorsque les propriétaires ne corrigent pas les comportements inadéquats (grognements, aboiements, agressivité…) de leur animal de la même manière qu’ils le feraient avec un chien plus grand. Des mauvaises habitudes s’installent alors, rendant l’intéressé de plus en plus dominant, agressif et difficile à vivre. Une fois la situation établie, il est difficile de revenir en arrière. Il convient d’avoir ce risque en tête dès son arrivée dans la famille, et donc d’insister d’emblée sur le respect des règles.

 

Pour parvenir à ses fins dans le cadre de l’éducation d’un Sealyham Terrier, l’idéal est d’opter pour la méthode d’éducation basée sur le renforcement positif, c’est-à-dire sur l’octroi de récompenses. En effet, il n’est pas réceptif aux réprimandes, qui pourraient même s’avérer contre-productives en dégradant le lien qui l’unit à son maître. Il répond bien mieux aux encouragements et aux friandises.

 

En outre, comme il a tendance à se laisser distraire facilement, il est important de lui proposer des séances courtes, diversifiées et régulières afin de le garder concentré sur les tâches à accomplir.

 

Quoi qu’il en soit, compte tenu de son fort instinct de chasseur, le rappel fait partie des choses à lui apprendre en priorité, pour éviter qu’il n’ait le réflexe de se lancer à la poursuite des animaux qu’il considère comme des proies. Tant que cet ordre n’est pas correctement assimilé, il doit être tenu en laisse lors des promenades. Et même quand c’est le cas, il est difficile d’espérer une fiabilité totale : le risque existe toujours qu’il se mette à pourchasser un petit animal qui passe par là. L’équiper d’un collier GPS connecté peut être une bonne solution pour le retrouver facilement s’il prend le large.

 

Il faut également chercher à canaliser ses aboiements dès son plus jeune âge, afin d’éviter qu’il ne devienne pénible à vivre voire soit source de tensions avec le voisinage. Dès sa période de socialisation, il est bon de lui faire comprendre dans quelles situations il est pertinent ou non d’aboyer, et de lui apprendre à s’arrêter net lorsqu’on le lui demande.

Le Sealyham Terrier est généralement un chien robuste et sain. Son espérance de vie de 12 à 15 ans est conforme à ce que l’on retrouve chez les races similaires.

 

En outre, la densité de son poil de couverture et de son sous-poil le rend résistant au froid et aux intempéries. Toutefois, elle fait aussi qu’il ne tolère pas bien les fortes chaleurs et n’est donc pas fait pour vivre dans une région ou le climat est chaud pendant une bonne partie de l'année.

 

Par ailleurs, sa bonne santé générale ne l’empêche pas d’être prédisposé comme tout chien à certaines maladies. En l’occurrence, les pathologies sur-représentées chez cette race sont :

  • les tumeurs intestinales, dont les signes cliniques sont généralement le développement d’une masse au niveau de l’abdomen, une douleur lors des palpations de ce dernier, et une diarrhée chronique. Elles nécessitent une intervention chirurgicale, et dans certains cas de la radiothérapie ;
  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale entraînant une baisse du métabolisme. Elle se traduit par divers symptômes comme une prise de poids, une fatigue intense, des difficultés à respirer ou encore une hypersensibilité au froid. Un traitement à vie est nécessaire pour atténuer voire empêcher ces derniers ;
  • la dermatite atopique, une maladie chronique de la peau qui est d’origine génétique. L’animal atteint développe plus facilement des allergies aux acariens, aux pollens, à certains aliments ainsi qu’à la salive de puces. Celles-ci se manifestent notamment à travers des démangeaisons et des rougeurs, et peuvent être aggravées par certains facteurs comme le stress ou une mauvaise alimentation. Il n’existe pas de traitements permettant de guérir l’animal atteint. Si l’éviction de l’allergène responsable n’est pas possible, ce qui est souvent le cas, différents traitements permettent au moins de le soulager grandement ;
  • la surdité congénitale, qui est incurable et peut toucher une seule oreille ou les deux ;
  • les otites, inflammations fréquentes chez les chiens aux oreilles tombantes.

 

Le Terrier de Sealyham est également particulièrement affecté par différentes maladies oculaires canines :

  • l’atrophie rétienne progressive, une affection héréditaire incurable et qui touche systématiquement les deux yeux à la fois. Elle entraîne une dégénérescence de la rétine et une perte progressive de la vision, d’abord de nuit puis également de jour ;
  • le glaucome, une maladie oculaire qui est souvent d’origine héréditaire. Elle cause une dégénérescence du nerf optique et de la rétine. Cette pathologie douloureuse pour l’animal évolue rapidement vers une perte totale ou partielle de la vue, à moins d’une prise en charge en urgence via une intervention chirurgicale ;
  • la luxation primaire du cristallin, une affection ophtalmologique pouvant être héréditaire. Elle provoque des douleurs, mais surtout un décollement de la rétine, une hémorragie de l’œil ou encore un glaucome. Si l’animal n’est pas pris en charge rapidement, cela entraîne une perte de la vision ;
  • la cataracte, qui touche principalement les sujets âgés et correspond à une opacification du cristallin. Elle entraîne des troubles de la vision, jusqu’à une perte totale de la vue si rien n’est fait. Une opération peut toutefois permettre à l’animal de retrouver une bonne vision ;
  • la dysplasie de la rétine (ou dysplasie rétinienne), une malformation génétique de la rétine dont l’apparition est souvent d’origine héréditaire. Elle est à l’origine de plis rétiniens qui perturbent la vision, voire d’une perte de cette dernière en cas de décollement partiel ou complet de la rétine. Cette pathologie ne se soigne pas, mais elle n’est pas évolutive et l’animal peut compenser son handicap visuel plus ou moins prononcé grâce à ses autres sens ;
  • Par ailleurs, dans le cas où il est employé pour la chasse, il est bien sûr davantage exposé à certains risques que cette activité implique, en particulier celui de blessures. 

 

Enfin, le Sealyham Terrier est aussi prédisposé à l’obésité, qui peut causer de nombreuses pathologies ou en aggraver des préexistantes, et donc avoir un impact important sur sa santé.

 

Sachant qu’une partie des maladies auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être d’origine héréditaire, il est important de se tourner vers un éleveur de Sealyham Terrier rigoureux. En effet, non content de leur offrir des conditions de vie qui leur permettent d’être équilibrés et de donner naissance à des petits qui le sont également, un professionnel digne de ce nom fait systématiquement réaliser des tests génétiques sur les individus qu’il envisage de faire se reproduire, afin d’écarter tous ceux présentant un risque de transmission d’une pathologie héréditaire. Il doit donc être en mesure de présenter les résultats de ces tests, en plus d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire et du détail des vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination du petit.

 

Une fois que ce dernier a rejoint son nouveau foyer, sa santé est entre les mains de ses nouveaux propriétaires. Tant qu’il n’a pas atteint son gabarit adulte, ce qui survient en général vers l’âge de 16 mois, il est important de lui éviter les efforts physiques trop intenses ou trop longs, car ses os et ses articulations sont encore très fragiles. Il pourrait non seulement se blesser, mais aussi potentiellement développer des malformations ou des séquelles pénalisantes tout le reste de sa vie.

 

Enfin, tout au long de cette dernière, il est vivement recommandé de l’emmener au moins une fois par an (et plus souvent lorsqu’il vieillit) chez le vétérinaire pour un bilan de santé complet, qui peut permettre de déceler rapidement un potentiel problème naissant et le cas échéant d’agir au mieux. Il offre aussi l’occasion de faire administrer les éventuels rappels de vaccins nécessaires. En parallèle, il est important de prévenir les risques liés aux parasites (vers, tiques…) en renouvelant ses traitements antiparasitaires chaque fois que cela s’avère nécessaire, pour qu’il ne cesse jamais d’être protégé.

L’entretien du Sealyham Terrier n’est pas complexe, mais nécessite tout de même d’y consacrer du temps chaque semaine.

 

C’est le cas en premier lieu pour son pelage. En effet, bien qu’il perde très peu ses poils tout au long de l’année, un à deux brossages par semaine avec une brosse ou un gant spécial sont nécessaires pour éviter les nœuds, éliminer les poils morts et garder son manteau propre et brillant. Lors de ses mues saisonnières, au printemps et à l’automne., il est recommandé d’opter pour une fréquence quotidienne.

 

Tant que cette routine est respectée, son pelage reste normalement propre et n’a pas tendance à dégager de mauvaises odeurs. Par conséquent, lui donner un bain deux ou trois fois dans l’année suffit amplement. Il peut d’ailleurs être judicieux de les faire coïncider avec ses mues saisonnières, afin de faciliter l’élimination des poils morts. Il ne faut toutefois pas hésiter à le faire plus souvent lorsque ses poils sont sales ou sentent mauvais, par exemple après avoir évolué dans un environnement salissant. Dans tous les cas, il est impératif d’utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour les chiens, afin de ne pas abîmer sa peau avec un produit non adapté – par exemple destiné aux humains, car la peau des deux espèces n’a pas le même pH. En outre, pour empêcher un dépôt d’humidité qui pourrait être à l’origine d’une infection, il est important également de bien sécher ses oreilles après le bain, voire d’éviter de les mouiller au cours de ce dernier.

 

Pour rendre l’entretien du pelage du Sealyham Terrier moins contraignant, il est possible d’opter pour une coupe courte. Que le propriétaire s’en charge lui-même où qu’il ait recours aux services d’un toiletteur professionnel, le manteau doit alors être taillé à l’aide d’une paire de ciseaux ou tondu tous les deux mois, de manière à garder un aspect soigné et éviter l’accumulation de saletés dans les poils.

 

Coupe courte ou pas, il peut également être judicieux de couper ou d’attacher au sommet du crâne (avec un petit élastique ou une pince à cheveux) ses longs sourcils qui tombent au niveau des yeux, afin d’éviter qu’ils ne le gênent.

Par ailleurs, une attention particulière doit être accordée à ses oreilles tombantes, car cette particularité morphologique augmente le risque d’infections (otites…). Elles doivent donc être inspectées et nettoyées une fois par semaine, mais il faut également prendre l’habitude de les sécher à chaque fois qu’elles ont en contact avec de l’eau, voire après tout long moment dans un environnement humide, afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

L’entretien hebdomadaire des oreilles et aussi l’occasion de contrôler ses yeux et de s’assurer qu’il n’y a pas d’infections ou de larmoiements. De tels problèmes sont fréquents chez le Sealyham Terrier, en particulier si ses longs sourcils ne sont pas taillés et tombent au niveau de ses yeux. S’il est nécessaire de nettoyer ces derniers, il convient d’utiliser une lotion spéciale ou un coton imbibé de sérum physiologique, puis de les essuyer délicatement avec un tissu.

 

Quant à ses dents, elles doivent être nettoyées avec un dentifrice pour chien au moins une fois par semaine, en utilisant une brosse à dents ou un doigtier. Cela permet de prévenir la formation de tartre et les divers problèmes qu’elle peut engendrer : mauvaise haleine, maladies bucco-dentaires parfois graves, etc. L’idéal est même de s’en occuper encore plus souvent, voire tous les jours.

 

Concernant ses griffes, l’usure naturelle suffit généralement à les limer, en dépit de son niveau d’activité assez réduit. Toutefois, lorsqu’il vieillit et/ou devient moins actif, elles peuvent devenir trop longues et finir par le gêner, voire se casser et le blesser. Dès lors qu’on les entend frotter sur le sol lorsqu’il marche sur des surfaces dures, c’est qu’il est temps de les couper à l’aide d’un coupe-griffes ou d’une lime spéciale.

 

Qu’il s’agisse de l’entretien du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou encore des griffes, les gestes à employer ne nécessitent pas une grande expertise, mais ne sauraient être improvisés. Il ne faut donc pas hésiter à demander au début l’aide d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel, afin d’apprendre comment procéder de manière à la fois efficace et sécurisée, pour ne pas risquer de faire mal à son animal – voire le blesser. Il convient d’ailleurs d’habituer ce dernier à se laisser manipuler dès son plus jeune âge, afin que les séances de toilettage se passent le mieux possible toute sa vie durant.

 

Cela permet également que son maître puisse l’examiner sereinement après tout long moment en extérieur (par exemple s’il est utilisé dans le cadre de la chasse), pour s’assurer qu’il n’est pas blessé ou qu’il n’y a pas de parasites (tiques…), épillets, épines ou saletés restés coincés dans son pelage.

Comme pour tout chien, l’alimentation du Sealyham Terrier doit être équilibrée et adaptée à son gabarit, son âge, son état de santé et son niveau d’activité physique. Il est recommandé d’opter pour des croquettes ou des pâtées de haute qualité, les plus à même de lui fournir tous les apports nutritionnels dont il a besoin et s’assurer ainsi qu’il reste en bonne santé.

 

En tout cas, bien qu’il soit de petite taille, il ne doit pas être nourri avec des aliments destinés aux chats. En effet, les deux espèces n’ont pas les mêmes besoins nutritifs, si bien que les produits destinés aux uns ne sont pas faits pour les autres. Il risquerait de souffrir de carences dans certains nutriments et d’excès dans d’autres, ce qui ne pourrait qu’être néfaste pour sa santé.

 

Il en irait probablement de même avec de la nourriture destinée aux humains, sans même parler du risque des aliments appréciés par les l’Homme mais toxiques pour son meilleur ami. Par conséquent, il ne faut pas lui donner par exemple des restes de table sans s’être assurés qu’ils sont parfaitement adaptés à ses besoins.

 

Par ailleurs, s’il est utilisé comme chien de chasse, il dépense davantage d’énergie durant certaines périodes, et doit donc voir ses rations quotidiennes augmentées. Il convient toutefois de bien revenir aux quantités habituelles une fois la saison achevée.

 

C’est d’autant plus important qu’il est particulièrement enclin à l’obésité, ce qui explique également qu’il faut éviter tout recours excessif aux friandises. Elles peuvent certes s’avérer formidablement utiles pour l’éducation de cette race de chien têtue, mais ont tôt fait de représenter un apport calorique conséquent. Une bonne manière de faire est de déduire ce dernier de sa ration quotidienne et de privilégier des produits.

 

En outre, répartir sa ration quotidienne en au moins deux repas, idéalement un le matin et un autre le soir, est un bon moyen de réduire sa propension à quémander de la nourriture, puisqu’il sait qu’il mangera de nouveau plus tard dans la journée.

 

C’est d’autant plus vrai s’ils lui sont donnés à heure fixe, et cela permet en outre de renforcer sa confiance envers son maître : il constate qu’il peut compter sur ce dernier pour subvenir à ses besoins alimentaires, sans avoir besoin de réclamer.

 

Protéger son chien contre l’obésité ne dispense toutefois pas de le peser au moins une à deux fois par mois, afin de déceler rapidement un éventuel dérapage. Si celui-ci se confirme lors des mesures suivantes, une visite chez le vétérinaire s’impose afin de déterminer l’origine du problème et pouvoir y remédier. En effet, l’alimentation ou le niveau d’activité de l’animal ne sont pas les seules causes possibles : la prise de poids peut aussi avoir une origine médicale (maladie, réaction à un traitement, etc.).

 

Afin d’éviter qu’il ne prenne du poids, il convient aussi de ne pas lui donner trop de friandises et de les déduire de sa ration quotidienne. Il peut aussi être intéressant d’opter pour des friandises allégées qui sont plus faibles en calories.

 

Enfin, comme tout chien, le Terrier de Sealyham doit avoir en permanence de l’eau à sa disposition, renouvelée régulièrement tout au long de la journée afin qu’elle reste fraîche.

Dès sa création au 19ème siècle, le Sealyham Terrier était utilisé pour la chasse au petit gibier, tel que le blaireau, la loutre, le renard et le putois. Il chassait généralement en meute, et son petit gabarit lui permettait de dénicher des animaux directement dans leurs terriers. Tout cela reste vrai de nos jours, et certains représentants de la race continuent d’être utilisés comme chasseurs.

 

Toutefois, on le retrouve désormais principalement comme animal de compagnie. Son caractère doux et affectueux ainsi que son côté clownesque font de lui un compagnon attachant, tandis que sa petite taille et son besoin d’exercice modéré lui permettent de trouver sa place dans un large éventail de foyers. Toutefois, son caractère parfois peu conciliant le rend surtout recommandé pour un maître ayant déjà une première expérience.

 

Son gabarit, son pelage blanc et son élégance font également du Sealyham Terrier un incontournable des concours de beauté canins. Au début du 20ème siècle, il faisait d’ailleurs partie des races les plus représentées dans ce type de manifestations.

 

Par ailleurs, son aptitude à aboyer surprenamment fort lorsqu’il perçoit une menace, sa loyauté envers ses maîtres ainsi que le comportement réservé et distant qu’il entretient vis-à-vis des inconnus font de lui un bon chien d’alerte.

 

Enfin, sa gentillesse et sa joie de vivre communicative expliquent qu’il intervienne parfois comme chien de thérapie, par exemple dans des maisons de retraite ou des hôpitaux pour enfants.

Le Sealyham Terrier est une race de chien rare et s’avère compliqué à trouver, puisque le nombre d’éleveurs est très limité. Le choix est donc limité, et des délais d’attente importants sont parfois nécessaires avant de pouvoir obtenir l’animal tant désiré.

 

Une solution peut consister à se tourner vers son pays d’origine, la Grande-Bretagne. Sans être pléthorique, le choix est déjà plus large. Le prix d’un chiot Sealyham Terrier au Royaume-Uni est d’environ 900 à 1500 livres sterlings (1000 à 1700 euros).

 

Au Canada, la situation est assez similaire : trouver un chiot Sealyham Terrier à adopter peut s’avérer difficile, compte tenu du nombre très restreint d’élevages dans le pays. Là aussi, il peut être judicieux de se tourner vers l’étranger, et notamment vers les États-Unis, où ces derniers sont un peu plus nombreux. Ils proposent généralement leurs petits à un prix situé entre 1000 et 2500 dollars américains.

 

Dans tous les cas, acheter un chien à étranger nécessite de connaître et respecter la réglementation concernant l’importation d’un animal dans son pays, et de prendre en compte que des coûts de transport ainsi que des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

 

Par ailleurs, quel que soit l’endroit et comme pour toute race, des différences de prix assez élevées existent d’un individu à l’autre – y compris parfois au sein d’une même portée. Cela s’explique par la conformité plus ou moins grande de chacun au standard de la race, par le prestige de l’élevage ainsi par la lignée dont l’animal est issu.

  • Après la Première Guerre mondiale, on trouvait de nombreux Sealyham Terriers parmi les chiens de stars, comme par exemple aux côtés de l’écrivaine Agatha Christie ou des acteurs Gary Cooper, Cary Grant, Humphrey Bogart, Bette Davis et Elizabeth Taylor.

 

  • Si la reine Elizabeth II est connue pour son amour des Welsh Corgi Pembroke, sa soeur la princesse Margaret (1930-2002) était également une grande amoureuse de la gent canine. Elle eut en sa possession deux Sealyham Terriers qu’elle prénomma Johnny et Pippin.

 

  • Deux Sealyham Terriers appartenant au réalisateur Alfred Hitchcock (1899-1980) firent une apparition en 1963 dans la scène d’ouverture de l’un de ses films les plus célèbres, Les Oiseaux (The Birds).

 

  • Le Sealyham Terrier était très populaire dans les expositions canines au début du 20ème siècle, mais un de ses représentants s’y distingua tout particulièrement une centaine d’années plus tard. Il s’agit d’un mâle du nom d’Efbe's Hidalgo At Goodspice, aussi connu sous le nom de Charmin, qui remporta de nombreux prix prestigieux, dont celui de l’American Kennel Club National Championship en 2007, celui du World Dog Show en 2008, et celui du Crufts en 2009.
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