Loulou de Poméranie

Loulou de Poméranie

Autres noms : Spitz Nain ou Pomeranian
Noms d'origine : Pomeranian Spitz ou Zwergspitz
Pays d'origine : Allemagne
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif

Qualités du Loulou de Poméranie

Tempérament du Loulou de Poméranie

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Loulou de Poméranie

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Loulou de Poméranie au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 12 à 16 ans
Poids de la femelle
De 1,5 à 3,5 kilos
Poids du mâle
De 1,5 à 3,5 kilos
Taille de la femelle
De 18 à 24 cm
Taille du mâle
De 18 à 24 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Loulou de Poméranie

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Genèse

Il y a plusieurs milliers d’années, les lointains ancêtres du Loulou de Poméranie, aussi connu sous le nom de Spitz Nain, étaient utilisés par les tribus scandinaves pour chasser l’élan. Certains de ces chiens de type spitz migrèrent vers le sud de l’Europe, plus précisément vers l’Allemagne. Au cours des siècles qui suivirent, il se développèrent aux côtés des Hommes, s’adaptant à leurs besoins différents selon les régions.

 

En Poméranie, une région située au bord de la mer Baltique, à cheval sur les territoires actuels de la Pologne et l’Allemagne, ils servirent à la conduite des troupeaux, et leur taille fut réduite. La première référence à ces chiens date de 1764, et est attribuée au journaliste écossais James Boswell.

 

Quelques années plus tard, la reine Charlotte (1744-1818) importa deux spécimens en Angleterre : Phœbe et Mercury. Ces premiers individus furent nommés Poméraniens par la reine en raison de leur région d’origine, causant une confusion qui dure aujourd’hui encore. À l’époque, ces chiens étaient bien plus grands que le Spitz Nain actuel, comme l’attestent les peintures de Sir Thomas Gainsborough (1728-1788) : avec une taille située entre 25 cm et 40 cm, il s’agissait simplement de représentants de ce qui correspond de nos jours au Petit Spitz Allemand, voire au Spitz Allemand Moyen.

 

La création du Spitz Nain tel qu’on le connaît de nos jours est attribuée à la reine Victoria (1819-1901), sa petite-fille. Séduite comme sa grand-mère par les Spitz Allemands de petite taille, elle encouragea leur miniaturisation, au point d’aboutir à des individus dont la taille avait été diminuée de moitié en quelques décennies, à la toute fin du 19ème et au début du 20ème siècle : le Spitz Nain était né.

Diffusion internationale

Le fait d’avoir la reine Victoria comme ambassadrice n’est pas étranger au succès foudroyant que le Spitz Nain connut à la fin du 19ème siècle en tant que chien de compagnie. Il devint rapidement incontournable dans les expositions canines, aussi bien au Royaume-Uni qu’aux États-Unis, et parvint à conquérir un large public.

 

Il fit ainsi partie des premières races reconnues par le vénérable Kennel Club britannique peu après sa création en 1873. L’American Kennel Club (AKC) fit de même en 1888, soit 4 ans après sa fondation. L’autre organisme de référence aux États-Unis, le United Kennel Club (UKC), mit un peu plus de temps, puisqu’il fallut attendre 1914.

 

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut également le Poméranien en 1957, mais en tant que simple variété miniature du Spitz Allemand.

 

De fait, que ce soit en tant que race distincte ou comme variété de ce dernier, le Poméranien est aujourd’hui reconnu par toutes les plus grandes associations canines nationales, y compris notamment le Club Canin Canadien (CCC).

Le Loulou de Poméranie est présent un peu partout dans le monde, et dans l'ensemble très populaire.

En France

En France, le Loulou de Poméranie n’est pas considéré comme une race distincte mais comme une variété du Spitz Allemand, si bien qu’il n’existe pas de statistiques spécifiques. Il est cependant indéniable qu’il est en grande partie à l’origine de la croissance fulgurante du nombre de Spitz Allemands enregistrés au Livre Officiel Français (LOF) dans les années 2010. Les naissances ont en effet plus que triplé entre 2010 et 2019, passant de moins de 1000 par an à plus de 3000.

En Suisse

Le Loulou de Poméranie a vu sa popularité exploser en Suisse au cours des années 2010 : les chiffres de la base de données Amicus montrent que rien qu'au cours de la deuxième moitié de la décennie, le nombre de ses représentants a plus que doublé dans le pays. Il est en effet passé d'environ 2000 à plus de 4000 individus, ce qui le situe aux alentours de la 20ème place au classement des races les plus populaires.

Ailleurs dans le monde

Aux États-Unis, les statistiques annuelles d’enregistrements auprès de l’AKC placent le Loulou de Poméranie entre la 20ème et la 25ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races par popularité. Il connaît toutefois une lente mais régulière érosion depuis le début du 21ème siècle, puisqu’il était encore dans le Top 10 à la fin des années 90.

 

En Grande-Bretagne, la tendance est inverse à celle des États-Unis : les années 2010 ont vu le nombre d’enregistrements annuels auprès du Kennel Club être quasiment multiplié par deux. Il est ainsi passé d’environ 800 au début de la décennie à plus de 1500 à la fin.

Malgré sa taille miniature, le Loulou de Poméranie a conservé toutes les caractéristiques spécifiques des spitz : sa tête lupoïde, ses oreilles dressées et sa queue touffue enroulée sont là pour en témoigner. Il est non seulement la plus petite variété de Spitz Allemand (si on le considère comme une variété, et non comme une race distincte), mais également le plus petit représentant du groupe des spitz.

Taille & poids

Taille du mâle
De 18 à 24 cm
Taille de la femelle
De 18 à 24 cm
Poids du mâle
De 1,5 à 3,5 kilos
Poids de la femelle
De 1,5 à 3,5 kilos

Le dimorphisme sexuel est très peu marqué chez le Loulou de Poméranie : la différence de gabarit entre mâle et femelle est négligeable.

Morphologie

Le corps du Spitz Nain est carré, compact et bien développé.

Pattes

Le Louloup de Poméranie repose sur des pattes à l’ossature solide et qui se terminent par de tout petits pieds ronds.

Queue

La queue du Poméranien est attachée haut et redressée dès la racine. Elle s’enroule sur le dos, sur lequel elle s’appuie.

Tête

Vue proche d'une tête de Loulou de Poméranie

La tête du Poméranien est triangulaire vue du dessus, rappelant celle du renard. Le crâne a un stop modérément marqué et se prolonge par un museau ni grossier ni pointu, qui lui-même se termine par une truffe noire - sauf chez les spécimens à la robe marron, qui ont une truffe marron.

 

Les oreilles, petites et pointues, sont portées dressées sur le haut du crâne.

Yeux

Les yeux du Spitz Nain sont en amande et doivent être de couleur foncée. Chez les individus de couleur marron, ils doivent même obligatoirement être marron foncé.

Pelage

Un adorable Loulou de Poméranie orange allongé sur le sol

Le pelage du Spitz Nain est constitué d’une part d’un sous-poil épais et cotonneux, et d’autre part d’un poil de couverture long, droit et redressé.

 

Il est plus court sur la tête et la face avant des pattes, et plus long au niveau du cou et des épaules, formant une abondante crinière.

Couleurs de robe

Les couleurs de robe les plus courantes chez le Spitz Nain sont le blanc, le noir, le marron, l’orange et le gris loup. Néanmoins, d’autres couleurs sont également autorisées : crème, crème zibeline, orange zibeline, noir et feu, ainsi que toutes les combinaisons particolores ayant un fond blanc et des taches noires, brunes, grises ou oranges.

 

Autrement dit, la diversité est de mise quant à l’apparence de ce chien.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Loulou de Poméranie doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Les différents organismes canins du monde entier n’ont pas tous la même vision du Loulou de Poméranie.

 

Pour certaines associations, à l’image par exemple du Kennel Club britannique, de l’American Kennel Club (AKC) ou encore du Club Canin Canadien (CCC), il s’agit d’une race à part entière.

 

En revanche, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) considère qu’il s’agit d’une simple variété du Spitz Allemand. Les associations nationales qui en sont membres, à l’instar par exemple de la Société Centrale Canine (SCC) française, reprennent donc cette position.

 

Ainsi, selon le standard de la FCI, le Spitz Allemand se décline en 5 variétés, qui diffèrent notamment par leur taille :

 

Ceci a mené à de nombreuses confusions au cours des 150 dernières années, et il est courant d’entendre parler de « Poméranien de 5 kg », voire de « Spitz Nain de plus de 15 kg », alors que les chiens ainsi évoqués étaient en fait simplement des Spitz Allemand d’autres variétés.

Proximité avec ses maîtres

Le Loulou de Poméranie est attachant et affectueux. Proche de sa famille, il demande beaucoup d’attention et d’amour de la part des siens, mais le leur rend au centuple.

Capacité à supporter la solitude

Bien qu'il adore ses propriétaires, le Spitz Nain est capable de s’occuper de manière indépendante, en particulier s’il a quelques jouets à mâchouiller et un compagnon à déranger. Il peut donc normalement être laissé seul pendant la journée de travail, sans craindre que l'éloignement de ses maîtres ne le mette dans tous ses états.

Entente avec les enfants

Le Spitz Nain s’entend bien avec les enfants, mais mieux vaut qu’ils aient déjà un certain âge et soient donc en mesure d’apprendre comment se comporter respectueusement avec un animal et faire attention en jouant avec lui. En effet, il est petit et fragile, si bien qu’un mauvais geste de la part d’un enfant un peu turbulent peut avoir de fâcheuses conséquences.

 

En tout état de cause, quelle que soit la race de l’animal, un tout-petit et un chien ne doivent jamais être laissés seul ensemble, pour la sécurité de l’un comme de l’autre.

Entente avec les personnes inconnues

Dès lors qu’il est bien socialisé, le Poméranien ne se montre ni méfiant ni agressif avec les étrangers. Il aboie à leur approche pour signaler leur présence, mais n’hésite pas à venir faire connaissance une fois qu’il constate que son maître a validé leur présence. Il en va d’ailleurs de même lors des promenades. De fait, il est plutôt de nature curieuse vis-à-vis du monde qui l’entoure.

Obéissance

L'obéissance (ou plutôt la non-obéissance) a tôt fait d'être un problème avec ce chien que ses maîtres ont parfois tendance à traiter comme la « princesse » de la maison.

 

Il est vrai que son apparence séduisante et son tempérament très affectueux conduisent facilement à tout lui pardonner, mais c'est là une erreur : si on lui en laisse l'occasion, il ne se prive pas de décider par lui-même en toute situation ce qu'il convient de faire, et donc à ignorer les ordres de ses maîtres.

Besoin d'exercice

Le Poméranien est du genre hyperactif, et doit pouvoir se dépenser au moins 45 minutes par jour. Cela dit, sa petite taille fait qu’il n’a pas forcément besoin de longues balades, car à son échelle même un kilomètre représente déjà une sacrée distance.

Activités recommandées

En parallèle des promenades, les exercices sont d’excellents moyens de satisfaire le besoin d'activité du Loulou de Poméranie. Il aime apprendre des tours, et les sports canins comme l’obéissance, l’agility ou le flyball sont un excellent moyen de le stimuler aussi bien physiquement que mentalement.

 

Il adore aussi les jeux en tous genres, et particulièrement les jouets à mâchouiller, surtout s’ils font du bruit. Toutefois, comme il peut se lasser relativement rapidement, il est conseillé d’éviter de lui laisser en permanence tous ses jouets à disposition, mais plutôt de les changer régulièrement au fil du temps : ainsi, il a un peu l’impression à chaque fois de découvrir des nouveautés.

Niveau sonore

Même s’il n’aboie pas aussi fort que certains congénères de plus grand gabarit, le Loulou de Poméranie aime donner de la voix, ce qui peut donner lieu à quelques frictions avec les voisins si le problème n’est pas abordé dans le cadre de son éducation.

Entente avec les autres chiens

Le Loulou de Poméranie est sociable avec les humains, et il en va globalement de même avec ses semblables.

 

Toutefois, il n’a absolument pas conscience de sa taille, et cela peut être une source de problèmes. Il n’hésite pas à tâcher d’imposer son point de vue à des congénères immensément plus grands que lui, ce qui peut évidemment s’avérer dangereux pour lui. Le risque est d’autant plus grand s’il est habitué à être traité comme un prince et à pouvoir laisser à peu près libre court à sa volonté en de nombreuses circonstances, car il ne réalise pas forcément que les autres chiens ne sont pas forcément aussi conciliants que son maître.

 

Même en dehors de toute friction avec un congénère plus robuste que lui, une simple séance de jeux amicale peut facilement mal tourner : par exemple, un coup de patte amical administré par un chien qui fait plus de 10 ou 20 fois son poids peut se traduire par une patte fracturée...

 

Mieux vaut donc prendre l'habitude de surveiller les interactions avec ses semblables, et au besoin calmer ses ardeurs.

 

En tout cas, lui faire partager son foyer avec un autre chien est notamment un excellent moyen de lui permettre de s'occuper en l'absence de ses maîtres.

Entente avec les chats

Le Spitz de Poméranie est une race de chien compatible avec un chat : non seulement ils sont proches en termes de gabarit, mais en plus il n'a qu'un instinct de prédation très limité. À partir du moment où les présentations sont faites correctement, il n'y a donc que très peu de chances qu'il voie le petit félin de la famille comme une proie.

 

Il en va de même pour ceux qu'il serait amené à croiser au cours de ses pérégrinations, sous réserve d'avoir été correctement socialisé à la gent féline.

Entente avec les autres espèces

Le Spitz Nain n'étant pas un prédateur dans l'âme, il peut parfaitement vivre sous le même toit qu'un rongeur. C'est d'autant plus vrai si la cohabitation est mise en place dès son plus jeune âge, et donc qu'il identifie d'emblée le petit animal comme faisant partie de sa famille.

 

Il n'est pas non plus du genre à être sans cesse à l'affût du moindre petit animal qui passe par là lors de ses promenades, prêt à se jeter dessus.

Facilité à éduquer

Un maître qui sait ce qui est nécessaire à un chien pour être équilibré et est capable d’imposer à son compagnon une hiérarchie claire, tout en faisant montre de fermeté et de constance, peut obtenir des résultats intéressants, car le Spitz Nain est alors facile à éduquer. En effet, il est foncièrement intelligent et réceptif : il assimile vite et aime apprendre de nombreux tours. Cela le rend d’ailleurs capable de briller dans certains sports canins, comme l’agility ou l’obéissance.

Méthode d'éducation

Le renforcement positif est le meilleur moyen d’éduquer un Poméranien. Qu’elles prennent la forme de compliments, de caresses ou de friandises, il répond très bien aux récompenses en tous genres, et les séances d’éducation deviennent rapidement des moments de complicité qu’il attend avec impatience. Elles doivent toutefois rester d’une durée assez courte, car sa capacité d’attention est limitée.

Socialisation

La socialisation du Loulou de Poméranie est extrêmement importante et doit commencer dès son arrivée à la maison. La tentation de choyer sans limites et protéger (voire sur-protéger) cette petite boule de poils si attendrissante est grande, mais c’est une grave erreur qui risque de se retourner tant contre lui que contre son maître. En effet, il aurait alors toutes les chances de devenir anormalement peureux ou agressif, ayant le plus grand mal à se sentir bien dans ses pattes en toute circonstance.

 

Pour être équilibré, il doit au contraire découvrir le monde extérieur le plus rapidement possible, faire la connaissance de nombreuses personnes et de tous types d’animaux, explorer divers lieux et être confronté à un maximum de situations et de stimulations, y compris désagréables (bruits, odeurs, etc.).

 

Une bonne partie de ce travail est entamée chez l'éleveur, et les trois premiers mois du chiot sont cruciaux, mais il est essentiel que le maître prenne le relais par la suite pour poursuivre la socialisation de son animal.

Apprentissage des règles

Pour bien s'intégrer et être équilibré, un chien a besoin d'être au clair sur ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. Les règles de cohabitation doivent donc être définies dès son arrivée dans la famille, être constantes dans le temps, et chaque membre du foyer doit veiller à ce qu'elles soient appliquées de manière uniforme.

 

Or, comme souvent avec les races de chien naines, le risque pour un propriétaire de Spitz Nain est d'être trop permissif et de laisser passer trop facilement d'éventuels écarts de comportement, qui au fil des mois finissent par s'installer et devenir des habitudes. Il est alors très difficile de revenir en arrière.

 

En effet, si sa famille ne sait pas établir son autorité et imposer ses règles, ce chien a toutes les chances de finir par intégrer que c’est lui qui décide dans la maison. Il n’a alors aucune raison d’écouter les commandes, et n’en fait qu’à sa tête.

Choses à apprendre en priorité

Il est recommandé d'apprendre au plus tôt au Poméranien à ne pas aboyer à tout bout de champ (ou du moins à cesser sur commande), a fortiori s’il vit en appartement ou que des voisins sont installés à proximité de la maison. En effet, des aboiements incessants et incontrôlés peuvent non seulement mettre à l’épreuve les nerfs de ses maîtres, mais aussi ceux des personnes environnantes, et risquer donc d’être à l’origine de problèmes de voisinage.

Syndrome du petit chien

Une erreur courante avec le Loulou de Poméranie est d’oublier que c’est un chien et non une peluche, un bébé ou un accessoire de mode, et ce faisant de ne pas subvenir à ses besoins ontologiques. Par exemple, un chien préfère courir plutôt que d’être porté dans les bras ou dans un sac à main.

 

Un chien a aussi besoin d’un maître ferme en qui il a confiance, car il n’est en aucun cas capable d’assumer le rôle de chef de meute parmi les humains : ce n'est pas parce que le Spitz Nain est « petit, mignon et inoffensif » qu'il faut le laisser faire tout ce qu'il veut et délaisser son éducation. Ce n'est pas un cadeau à lui faire, et ça donnerait toutes les chances de se retrouver avec un compagnon têtu et ingérable.

 

De fait, le célèbre « syndrome du petit chien », fréquent chez cette race, est bien plus souvent dû aux erreurs d’éducation du maître qu’au caractère intrinsèque de l’animal.

En appartement ?

Un adorable Loulou de Poméranie allongé sur un lit

Le Poméranien est un chien adapté en appartement, ce qui lui permet au passage de satisfaire son besoin de passer beaucoup de temps aux côtés de sa famille.

 

Il est toutefois nécessaire de lui faire bénéficier suffisamment longtemps chaque jour des joies du dehors, pour qu'il puisse satisfaire son besoin d'exercice et soit à la fois bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Lui avoir appris dès son plus jeune âge à ne pas aboyer à tout bout de champ est une autre condition à remplir pour faire vivre un représentant de cette race en appartement sans s'attirer les foudres des voisins.

Dans le jardin ?

Le Loulou de Poméranie gagne à avoir accès à un espace extérieur, et est ravi par exemple de batifoler dans le jardin. Il ne saurait toutefois être question de l'y faire passer le plus clair de son temps, car un petit chien innocent de 2 ou 3 kg est une cible de choix non seulement pour de potentiels prédateurs, mais aussi pour des voleurs.

Comme premier chien ?

Sa petite bouille craquante et sa grande sociabilité font du Loulou de Poméranie un chien attirant pour un primo-adoptant.

 

Ce dernier doit toutefois être capable de s'affirmer et faire montre de fermeté lorsque cela s'avère nécessaire, sous peine que le mignon petit compagnon des débuts (à qui on tend à tout pardonner, à tort) ne devienne progressivement une « petite peste » capricieuse et globalement difficile à vivre.

 

Par ailleurs, le besoin d'entretien non négligeable de cette race peut également rebuter plus d'un(e) maître débutant.

Pour une personne peu disponible ?

Le Poméranien n'est pas du genre à se mettre dans tous ses états si ses maîtres sont absents pendant la journée, par exemple parce qu'ils sont au travail.

 

Toutefois, une fois de retour, ils doivent être en mesure de lui consacrer du temps afin de satisfaire son besoin d'activité non négligeable, tant sur le plan physique qu'intellectuel. En outre, son entretien s'avère plus chronophage que celui d'autres races de gabarit similaire.

Pour une personne sportive ?

Le Spitz Nain est plus actif et sportif que la plupart de ses congénères de gabarit similaire, et peut parfaitement accompagner son maître pour des balades d'une demi-heure à une heure. Toutefois, sa taille bride mécaniquement ses capacités : par exemple, il ne saurait être question de partir faire du jogging ou du vélo avec lui des heures durant.

Pour une personne âgée ?

Le Poméranien a de l'affection à revendre et est clairement fait pour la vie en intérieur : ce sont là des aspects positifs pour une personne âgée.

 

En revanche, son côté « pile électrique » ainsi que son besoin d'entretien non négligeable peuvent poser problème. En outre, une personne âgée très sédentaire ne serait potentiellement pas en mesure de lui procurer les 30 à 60 minutes dont il a besoin chaque jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.

Pour une personne allergique ?

Le Loulou de Poméranie possède beaucoup de poils, et en perd une quantité importante tout au long de l'année. Il n'est clairement pas fait pour une personne allergique aux chiens.

Pour un petit budget ?

Comme la plupart des petites races, le Loulou de Poméranie représente un choix intéressant pour une personne dont les moyens sont limités. En effet, son petit gabarit implique que son budget alimentation est des plus raisonnables, d'autant qu'il n'est pas particulièrement difficile en la matière. Son budget santé a des chances de l'être également, compte tenu de sa robustesse. 

 

Cela dit, nul n'est à l'abri de tomber sur un individu nettement plus fragile que ses semblables, ou tout simplement d'un accident. Dans un cas comme dans l'autre, les répercussions peuvent être lourdes et durables. Assurer la santé de son chien constitue donc un bon moyen de se prémunir contre les coups durs et d'éviter de se retrouver dans une situation difficile.

 

Enfin, il convient de souligner que le prix d'achat du Loulou de Poméranie est plus élevé que la moyenne des autres races. Une solution pour contourner ce problème peut consister à opter pour un individu déjà adulte et/ou à adopter son chien dans un refuge.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 16 ans

Le Loulou de Poméranie est une race de chien assez robuste, avec une espérance de vie dans la moyenne des chiens de ce gabarit.

Résistance au froid et à la chaleur

Bien que ce soit un chien d’intérieur, le Loulou de Poméranie est remarquablement équipé pour affronter des climats difficiles. En effet, son poil dense le protège du froid et des intempéries, tandis que son petit gabarit l’aide à mieux supporter la chaleur que nombre de ses congénères.

 

Il est cependant hors de question de le laisser dormir dehors sous la neige, ou de le faire courir au soleil en pleine canicule : il doit passer ses nuits dans la chaleur de sa maison, et se reposer à l’ombre quand la température monte.

Maladies

L’incroyable succès du Spitz Nain depuis la fin du 19ème siècle fait que de nombreuses maladies ont été signalées chez cette race :

  • la luxation patellaire, qui survient quand la rotule sort de son emplacement et bloque la patte. Elle provoque des boitements, et est courante chez les petites races ;

  • la maladie de Legg-Calve-Perthes, une nécrose de la tête du fémur vraisemblablement due à une prédisposition génétique, qui elle aussi touche davantage les petits chiens. Elle cause de la douleur et des difficultés pour se déplacer normalement ;

  • le collapsus trachéal, une diminution du diamètre de la trachée affectant principalement les petites races. Elle entraîne des problèmes pour respirer, qui peuvent aller d’une simple toux à une insuffisance respiratoire plus ou moins prononcée ;

  • l’épilepsie, caractérisée par des crises convulsives plus ou moins fréquentes. Elle peut être gardée sous contrôle à l’aide de médicaments, qui permettent à un individu touché de mener une existence presque normale ;

  • l’atrophie rétinienne progressive, une dégénérescence des tissus de l’œil héréditaire et entraînant inexorablement la cécité de l'animal touché ;

  • la cataracte, quand un filtre opaque se forme sur l’œil et diminue la vision du chien. Elle peut toutefois être corrigée à l’aide d’une opération ;

  • les allergies, notamment au niveau de la peau ;

  • la perte de dents, souvent due à une alimentation non adaptée.


Par ailleurs, les fractures et autres traumatismes sont fréquents chez cette race, car le Spitz Nain n’a pas du tout conscience de sa petite taille et de sa fragilité. Son tempérament intrépide et sa méconnaissance de ses limites font qu’il a tôt fait de se mettre en danger, par exemple en sautant d’une hauteur bien trop grande ou en effectuant un effort déraisonnable par rapport aux capacités qui sont les siennes. Les escaliers en particulier sont responsables de nombreuses chutes et accidents.

Risque d'obésité

Même si sa vivacité et son énergie font qu’il n’y est pas prédisposé, l’obésité est un risque à ne pas négliger pour cet animal dont le mode de vie a tôt fait d’inclure peu de sorties et beaucoup de friandises. Le risque est sensiblement accru s’il a été stérilisé.

 

Il est donc bon de prendre l'habitude de le peser régulièrement, sans perdre de vue qu’un excès de seulement 200 grammes par rapport à son poids de forme, aussi insignifiant puisse-t-il sembler chez un humain, représente quelque chose qui doit être pris en compte pour un chien de ce gabarit. En effet, cela est d'autant plus susceptible d'entraîner ou aggraver des problèmes de santé que le surpoids est un cercle vicieux : l'animal tend à devenir moins actif, et donc à grossir encore plus.

 

Il ne faut donc pas tarder à consulter un vétérinaire en cas de dérapage qui se confirme voire s’accentue sur plusieurs mesures successives, afin que le professionnel puisse identifier l'origine du problème (alimentation inadaptée ou donnée en trop grande quantité, maladie, réaction à un traitement...) et indiquer comment y remédier.

 

Par ailleurs, vu le faible poids de ce chien, il convient de veiller à utiliser une balance précise, comme celles pour les ingrédients de cuisine.

Adoption en bonne santé

Le meilleur moyen d’adopter un chiot en bonne santé et présentant un risque réduit de développer une maladie est de se tourner vers un éleveur de Loulou de Poméranie reconnu et sérieux, qui accorde une grande importance à la santé de ses chiens et de leurs chiots.

 

Il doit pouvoir présenter non seulement un carnet de santé ou vaccination à jour et un certificat vétérinaire attestant que le petit est en bonne santé, mais également les résultats des tests génétiques pratiqués aussi bien sur lui que sur ses parents, afin d’écarter les risques de maladies héréditaires.

Fragilité en période de croissance

Comme pour n'importe quelle race, il est important de pas trop solliciter un chiot Poméranien tout au long de sa phase de croissance. Il a besoin de beaucoup de repos, et ses activités physiques doivent être limitées jusqu’à ce qu’il atteigne sa taille adulte, afin de ne pas endommager ses os et articulations encore fragiles. En plus du risque de blessures à court terme, il pourrait en garder des séquelles à vie.

Maintien en bonne santé

Même s'il semble en parfaite santé, le Loulou de Poméranie doit comme tout chien être emmené chez le vétérinaire au moins une fois par an pour un bilan complet. Cela peut permettre en effet de déceler un éventuel problème avant qu’il ne prenne des proportions parfois graves, et c’est aussi l’occasion d’en profiter pour effectuer ses rappels de vaccins.

 

 

Enfin, même s’il passe le plus clair de son temps en intérieur, il est nécessaire de renouveler ses traitements antiparasites chaque fois que cela est nécessaire, pour qu’il ne cesse jamais d’être protégé.

L’entretien d’un Loulou de Poméranie demande un certain effort, en dépit de ce que sa petite taille pourrait laisser croire.

Entretien du pelage

Un Loulou de Poméranie avec un pelage très fourni

Le Loulou de Poméranie doit être brossé tous les jours, afin d’éliminer les poils morts et d’éviter les nœuds. Il perd en effet une bonne quantité de poils tout au long de l’année, au point d’ailleurs que ses mues printanières et automnales passent généralement inaperçues.

 

En revanche, il n’est pas nécessaire de le tondre. Cela dit, il n’y a pas de contre-indications à le faire, notamment au niveau des oreilles, de son visage, de son arrière-train ou encore de ses pieds.

Bains

Il faut faire prendre un bain au Poméranien tous les 1 à 2 mois, afin de l’aider à conserver son poil propre et brillant. L’utilisation d’un shampooing doux spécial pour les chiens est impérative, au risque d’abîmer sa peau : comme chez tous ses congénères, le pH de cette dernière n’est pas la même que chez l’Homme.

 

Entretien des oreilles

Il convient de frotter l’intérieur des oreilles du Spitz Nain avec un chiffon doux une fois par semaine : cela permet d'éviter l’accumulation de cire et de saleté, qui pourrait causer des infections.

Entretien des yeux

Comme pour tout chien, il est nécessaire d’examiner les yeux du Loulou de Poméranie une fois par semaine. Si des saletés y sont présentes, il convient de les nettoyer, afin de réduire le risque d'infection.

Entretien des dents

Comme pour tout chien, un brossage des dents du Loulou de Poméranie s’impose au moins une fois par semaine pour retarder l’apparition de plaque dentaire, qui en se consolidant et devenant du tartre peut être à l’origine de diverses maladies. L’idéal est de le faire encore plus souvent, et même quotidiennement.

 

Quoi qu’il en soit, il faut utiliser systématiquement un dentifrice adapté à la gent canine.

Entretien des griffes / ongles

Les griffes du Spitz Nain poussent généralement plus vite qu’elles ne s’usent, a fortiori s’il vit en appartement. Dès qu’on les entend frotter lorsqu’il marche sur un sol dur, c’est le signe qu’elles doivent être taillées à l’aide d’un coupe-ongles.

 

À défaut, elles pourraient non seulement le gêner dans ses déplacements, mais aussi finir par se casser, avec le risque de le blesser à cette occasion.

Initiation au toilettage

Apprendre la première fois à entretenir son Spitz Nain aux côtés d’un toiletteur canin professionnel ou d’un vétérinaire est une excellente idée, a fortiori pour un maître débutant. Cela permet de s’assurer que l’on effectue des gestes adaptés et efficaces, tout en minimisant la probabilité de lui faire mal, voire de le blesser.

 

Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à s’y mettre rapidement : plus il est habitué jeune à ces manipulations, plus les séances d’entretien se passeront bien tout au long de sa vie.  

Nourriture recommandée

Contrairement à ce que croient certains, le Loulou de Poméranie n’est pas difficile en termes d’alimentation. Il s’accommode parfaitement des aliments industriels du commerce, qu’il s’agisse de croquettes ou de pâtée. Pour maximiser les chances de le garder en bonne santé, il faut simplement veiller à ce qu’ils lui apportent bien tous les nutriments dont il a besoin, et soient adaptés aussi bien à sa taille qu’à son âge et son niveau d’activité.

 

En tout cas, de la nourriture pour chats n’est pas du tout adaptée, pas plus d’ailleurs pour lui que pour n’importe quelle autre race de chien de son gabarit. En effet, les deux espèces ont des besoins nutritionnels très différents : des aliments destinés aux félins pourraient causer des problèmes de digestion et être la source de graves soucis de santé.

Fréquence des repas

Ce n'est pas parce que le Loulou de Poméranie est de petite taille qu'il est judicieux de lui donner à chaque fois d'une traite sa ration quotidienne. Mieux vaut en effet répartir cette dernière en deux repas (et même davantage quand il n'est encore que chiot), dans l'idéal donnés à heure fixe : cela réduit à la fois la probabilité de problèmes de digestion et celle qu'il réclame, vu qu'il sait qu'une deuxième collation l'attend plus tard dans la journée.

Éviter l'obésité

Un maître responsable doit s’assurer que les rations journalières sont toujours adaptées aux besoins réels de son animal, mais également prendre en compte les éventuelles friandises qui lui sont données. Ces dernières peuvent s'avérer très pratiques pour exploiter le plein potentiel d'apprentissage du Loulou de Poméranie, mais également nuire à sa santé si elles représentent un apport calorique trop important. Dans l'idéal, ce dernier devrait être systématiquement déduit de sa ration quotidienne.

Hydratation

Comme tout chien, le Poméranien doit être en mesure de se désaltérer à tout moment, et doit donc avoir en permanence accès à un bol d’eau.

Comme chien de garde

Le Poméranien fait un excellent chien d’alerte, ne manquant jamais d’aboyer à l’approche d’inconnus. En revanche, sa taille le discrédite fortement en tant que gardien, même si ce n’est pas le courage qui lui manque.

Comme chien de berger

Les ancêtres du Loulou de Poméranie travaillaient en tant que chien de berger pour guider les troupeaux de moutons. Sa taille a toutefois été fortement réduite depuis lors, si bien qu’il ne peut plus aujourd’hui remplir cette fonction - d'autant qu'elle le discrédite également pour les protéger.

Comme chien de compagnie

Le Loulou de Poméranie est un animal de compagnie très apprécié. Son petit gabarit, son besoin d'exercice raisonnable et sa propension à vivre en appartement font qu'il est particulièrement plébiscité par les citadins et les personnes âgées. On retrouve aussi de nombreux représentants de la race parmi les chiens des célébrités.

Comme chien de soutien psychologique

La vivacité, l'énergie, l'absence d’agressivité et le contact facile du Loulou de Poméranie avec les inconnus font qu’on le retrouve parfois en tant que chien de thérapie (dans les maisons de retraite, hôpitaux…), où il amuse les personnes âgées en courant partout et distribuant son affection à tout le monde.

Comme chien de compétition

Agile, actif et intelligent, le Spitz Nain est aussi un athlète et obtient d’excellents résultats dans des sports canins comme le flyball, l’agility ou l’obéissance.

 

Certains représentants de la race furent même – voire sont encore, dans certains endroits - utilisés dans des numéros de cirque, en tant que chiens savants.

Comme chien d'exposition

La taille et le physique avantageux du Spitz Nain en font une race de chien très populaire dans les expositions canines : il est généralement bien représenté dans ces concours de beauté un peu partout dans le monde.

Quel que soit le pays, les différences de prix parfois énormes d’un chiot Poméranien à l’autre s’expliquent notamment par la réputation de l’éleveur, mais aussi par la lignée plus ou moins prestigieuse dont chacun est issu. Les descendants de champions sont bien plus recherchés, et donc coûtent beaucoup plus.

 

Cela dit, même à l’intérieur d’une portée donnée, les montants demandés peuvent diverger sensiblement. En effet, les qualités intrinsèques d’un chiot sont un autre facteur déterminant pour justifier son prix. Par exemple, un individu très proche du standard de la race, et donc dont les caractéristiques physiques le prédestinent aux podiums des expositions canines, a forcément un prix bien plus élevé.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Loulou de Poméranie est en moyenne de 2200 euros. La fourchette de prix est cependant très large, allant de 600 euros pour un sujet présentant quelques défauts par rapport au standard de la race, jusqu’à plus de 4000 euros pour un individu qui est au contraire parfaitement conforme à ce dernier et susceptible de briller dans les expositions.

 

Dans tous les cas, il n’y a pas de différence majeure de prix entre mâles et femelles.

Au Canada

Au Canada, il faut compter généralement entre 3500 et 4000 dollars canadiens pour adopter un Spitz Nain.

Le croisement entre le Loulou de Poméranie et le Husky de Sibérie a donné naissance au Pomsky, qui remporte un succès grandissant.

Loulous de Poméranie célèbres de l'Histoire

Des trois chiens qui survécurent au naufrage du Titanic en 1912, deux étaient des Poméraniens, le troisième étant un Pékinois.

Le Loulou de Poméranie à l'écran

Le Poméranien ne laisse pas Hollywood indifférent : il apparaît notamment dans Les Nuits de Harlem (1989, Eddie Murphy), Cadillac Man (1990, Roger Donaldson), Dumb & Dumber (1994, Peter et Bobby Farrelly), ou encore Prête à tout (1995, Gus Van Sant).

Loulous de Poméranie de célébrités

Le Loulou de Poméranie occupe une place de choix parmi les chiens des stars. Il fut notamment adopté par Gwen Stefani, Jessica Alba ou encore Paris Hilton.

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