Loulou de Pomeranie

Loulou de Pomeranie

Autres noms : Spitz nain ou Pomeranian
Noms d'origine : Pomeranian Spitz ou Zwergspitz
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif
Standard : Standard FCI N°97

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Qualités du Loulou de Pomeranie

Tempérament du Loulou de Pomeranie

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Loulou de Pomeranie au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Loulou de Pomeranie

Espérance de vie
De 12 à 16 ans
Poids de la femelle
De 1.9 à 3,5 kilos
Poids du mâle
De 1.9 à 3,5 kilos
Taille de la femelle
20 cm
Taille du mâle
20 cm

Le Loulou de Pomeranie : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Loulou de Pomeranie

Il y a plusieurs milliers d’années, les lointains ancêtres du Loulou de Poméranie, aussi connu sous le nom de Spitz Nain, étaient utilisés par les tribus scandinaves pour chasser l’élan. Certains de ces chiens de type spitz migrèrent vers le sud de l’Europe, plus précisément vers l’Allemagne. Au cours des siècles qui suivirent, il se développèrent aux côtés des Hommes, s’adaptant à leurs besoins différents selon les régions.

 

En Poméranie, une région située au bord de la mer Baltique, à cheval sur les territoires actuels de la Pologne et l’Allemagne, ils servirent à la conduite des troupeaux, et leur taille fut réduite. La première référence à ces chiens date de 1764, et est attribuée au journaliste écossais James Boswell.

 

Quelques années plus tard, la reine Charlotte (1744-1818) importa deux spécimens en Angleterre : Phœbe et Mercury. Ces premiers individus furent nommés Poméraniens par la reine en raison de leur région d’origine, causant une confusion qui dure aujourd’hui encore. À l’époque, ces chiens étaient bien plus grands que le Spitz Nain actuel, comme l’attestent les peintures de Sir Thomas Gainsborough (1728-1788) : avec une taille située entre 25 cm et 40 cm, il s’agissait simplement de représentants de ce qui correspond de nos jours au Petit Spitz Allemand, voire au Spitz Allemand Moyen.

 

La création du Spitz Nain tel qu’on le connaît de nos jours est attribuée à la reine Victoria (1819-1901), sa petite-fille. Séduite comme sa grand-mère par les Spitz Allemands de petite taille, elle encouragea leur miniaturisation, au point d’aboutir à des individus dont la taille avait été diminuée de moitié en quelques décennies, à la toute fin du 19ème et au début du 20ème siècle : le Spitz Nain était né.

 

Le fait d’avoir une telle ambassadrice n’est pas étranger au succès foudroyant qu’il connut à la fin du 19ème siècle en tant que chien de compagnie. Il devint rapidement incontournable dans les expositions canines, aussi bien au Royaume-Uni qu’aux États-Unis, et parvint à conquérir un large public.

 

Il fit ainsi partie des premières races reconnues par le vénérable Kennel Club britannique peu après sa création en 1873. L’American Kennel Club (AKC) fit de même en 1888, soit 4 ans après sa fondation. L’autre organisme de référence aux États-Unis, le United Kennel Club (UKC), mit un peu plus de temps, puisqu’il fallut attendre 1914. La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut également le Poméranien en 1957, mais en tant que simple variété miniature du Spitz Allemand.

 

De fait, que ce soit en tant que race distincte ou comme variété de ce dernier, le Poméranien est aujourd’hui reconnu par toutes les plus grandes associations canines nationales, y compris notamment le Club Canin Canadien (CCC). Non content d’être présent un peu partout, il est également extrêmement populaire.

 

Aux États-Unis, les statistiques annuelles d’enregistrements auprès d l’AKC le placent entre la 20ème et la 25ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races par popularité. Il connaît toutefois une lente mais régulière érosion depuis le début du 21ème siècle, puisqu’il était encore dans le Top 10 à la fin des années 90.

 

On le retrouve à peu près à la même position en Suisse, où les chiffres de la base de données Amicus font état d’environ 4000 individus recensés dans le pays.

 

En Grande-Bretagne, la tendance est inverse à celle des États-Unis : les années 2010 ont vu le nombre d’enregistrements annuels auprès du Kennel Club être quasiment multiplié par deux. Il est ainsi passé d’environ 800 au début de la décennie à plus de 1500 à la fin.

 

En France, le Loulou de Poméranie n’est pas considéré comme une race distincte mais comme une variété du Spitz Allemand, si bien qu’il n’existe pas de statistiques spécifiques. Il est cependant indéniable que son apport est important, et qu’il est en grande partie à l’origine de la croissance fulgurante des Spitz Allemands enregistrés au Livre Officiel Français (LOF) dans les années 2010. Les naissances ont en effet plus que triplé entre 2010 et 2019, passant de moins de 1000 à plus de 3000.

Malgré sa taille miniature, le Loulou de Poméranie a conservé toutes les caractéristiques spécifiques des chiens de type spitz : sa tête lupoïde, ses oreilles dressées et sa queue touffue enroulée sont là pour en témoigner. Il est non seulement la plus petite variété de Spitz Allemand (si on le considère comme une variété, et non comme une race distincte), mais également le plus petit représentant du groupe des spitz.

 

Son corps carré est compact et bien développé. Il repose sur des pattes à l’ossature solide et qui se terminent par de tout petits pieds ronds. La queue est attachée haut et redressée dès la racine. Elle s’enroule sur le dos, sur lequel elle s’appuie.

 

La tête du Poméranien est triangulaire vue du dessus, rappelant celle du renard. Le crâne a un stop modérément marqué et se prolonge par un museau ni grossier ni pointu, qui lui-même se termine par une truffe noire - sauf chez les spécimens à la robe marron, qui ont une truffe marron. Les yeux sont en amande et doivent être de couleur foncée. Chez les individus de couleur marron, ils doivent même obligatoirement être marron foncé. Les oreilles, petites et pointues, sont portées dressées sur le haut du crâne.

 

Le pelage du Spitz Nain est constitué d’une part d’un sous-poil épais et cotonneux, et d’autre part d’un poil de couverture long, droit et redressé. Il est plus court sur la tête et la face avant des pattes, et plus long au niveau du cou et des épaules, formant une abondante crinière.

 

Les couleurs de robe les plus courantes sont le blanc, le noir, le marron, l’orange et le gris loup. Néanmoins, d’autres couleurs sont également autorisées : crème, crème zibeline, orange zibeline, noir et feu, ainsi que toutes les combinaisons particolores ayant un fond blanc et des taches noires, brunes, grises ou oranges. Autrement dit, la diversité est de mise quant à l’apparence de ce chien.

 

Enfin le dimorphisme sexuel est très peu marqué chez cette race : la différence de gabarit entre mâle et femelle est négligeable.

Les différents organismes canins du monde entier n’ont pas tous la même vision du Loulou de Poméranie.

 

Pour certaines associations, à l’image par exemple du Kennel Club britannique, de l’American Kennel Club (AKC) ou encore du Club Canin Canadien (CCC), il s’agit d’une race à part entière.

 

En revanche, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) considère qu’il s’agit d’une simple variété du Spitz Allemand. Les associations nationales qui en sont membres, à l’instar par exemple de la Société Centrale Canine (SCC) française, reprennent donc cette position.

 

Ainsi, selon le standard de la FCI, le Spitz Allemand se décline en 5 variétés, qui diffèrent notamment par leur taille :

 

Ceci a mené à de nombreuses confusions au cours des 150 dernières années, et il est courant d’entendre parler de « Poméranien de 5 kg », voire de « Spitz Nain de plus de 15 kg », alors que les chiens ainsi évoqués étaient en fait simplement des Spitz Allemand d’autres variétés.

Standard FCI N°97

ASPECT GENERAL


Les Spitz séduisent par la beauté de leur fourrure redressée par un abondant sous-poil. Le cou, pourvu d'une opulente collerette en forme de crinière et la queue touffue portée fièrement sur le dos frappent tout particulièrement. Sa tête aux yeux vifs rappelant celle du renard et ses petites oreilles pointues rapprochées, confèrent au Spitz son aspect impertinent caractéristique.

Proportions importantes : Le rapport entre la hauteur au garrot et la longueur du corps du chien est de 1 à 1.

TAILLE


20 cm +/- 2 cm ( de 18 à 22 cm)
(Les sujets au-dessous de 18 cm ne sont pas recherchés).

ROBE


Peau : bien adhérente au corps, ne forme aucun pli.

Poil : le Spitz nain a un poil double : un poil de couverture long, droit et écarté, et un sous-poil court, épais et ouaté. La tête, les oreilles, les faces antérieures des membres antérieurs et postérieurs et les pieds ont un poil court et dense (velouté) ; le reste du corps a un poil long et abondant. Ni ondulé, ni bouclé, ni hirsute, il ne forme pas de raie sur le dos. Le cou et les épaules sont couverts d'une abondante crinière. Les faces postérieures des membres antérieurs sont bien garnies de franges, les membres postérieurs présentent de la croupe au jarret une culotte opulente, et la queue est touffue.

Couleurs :

Spitz noir : le sous-poil et la peau doivent être également de couleur foncée. En surface la couleur est d'un noir laqué sans trace de blanc et sans marque quelconque.

Spitz marron : couleur marron-foncé, également répartie et uniforme.

Spitz blanc : la robe doit être d'un blanc pur, sans ombre aucune, en particulier dans les nuances jaunâtres comme on le rencontre assez souvent sur les oreilles.

Spitz orange : couleur également répartie et uniforme dans une nuance moyenne.

Spitz gris-loup (gris-nuagé) : gris argenté charbonné (avec du noir à l'extémité des poils).Le museau et les oreilles sont foncés. Autour des yeux il y a un dessin en "branche de lunette" nettement marqué, formé d'une ligne noire délicatement dessinée allant en biais de l'angle externe de l'œil au point d'attache inférieur de l'oreille, associé à des hachures nettes et des dégradés ombrés formant des sourcils courts et expressifs. La crinière est plus claire, de même que la région des épaules. Les membres antérieurs et postérieurs sont d'un gris argenté sans marque noire en dessous des coudes et des genoux à part des petites taches noires allongées en coup de crayon sur les doigts (pencilling). La pointe de la queue est noire. La face inférieure de la queue et les culottes sont d'un gris argenté clair.

Spitz d'autres couleurs : sous cette dénomination figurent les robes de toutes les autres teintes : crème, crème-zibeline, orange-zibeline, noir et feu, panaché. Les chiens panachés doivent avoir un fond de robe blanc et les taches de couleur noire, brune, grise ou orange doivent être réparties sur tout le corps.

TETE


Région crânienne : De grandeur moyenne, le crâne du Spitz, vu de dessus, est le plus large dans sa partie postérieure et va en s'amenuisant en forme de coin jusqu'à la pointe du nez.

Stop : modérément à bien marqué, jamais abrupt.

Museau : harmonieusement proportionné par rapport au crâne, pas trop long. Le rapport longueur du museau/longueur du crâne est environ de 2/4.

Truffe : petite et ronde, de couleur noir pur, sauf pour les Spitz à robe marron où elle est de couleur brun foncé.

Lèvres : ne se recouvrent pas, bien tendues, elles ne font pas de pli à la commissure. Elles sont entièrement noires chez les Spitz de toutes les variétés de couleur, sauf chez les chiens de robe marron où elles sont de couleur brun foncé.

Dents, mâchoires : d'un développement normal, les mâchoires présentent un articulé en ciseaux complet formé de 42 dents selon la formule dentaire du chien. La face postérieure des incisives supérieures recouvre étroit la face antérieure des inférieures, les dents étant implantées à l'équerre par rapport aux mâchoires. L'absence d'un nombre restreint de prémolaires est toléré. Un articulé en pince est toléré dans toutes les variétés.

Joues : délicatement arrondies sans être saillantes.

Yeux : de grandeur moyenne, de forme légèrement allongée et en position un peu oblique, ils sont de couleur foncée. Les paupières sont pigmentées en noir dans toutes les variétés de couleur, sauf chez les Spitz de couleur marron ou elles sont brun foncé.

Oreilles : petites et très rapprochées, pointues et triangulaires, attachées haut et toujours portées dressées avec une pointe bien rigide.

Cou : de longueur moyenne, large à l'insertion entre les épaules, avec une nuque légèrement galbée. Sans fanon, il est couvert d'une collerette en forme de crinière.

TRONC


Ligne supérieure : elle commence à la pointe des oreilles et se prolonge après une douce courbure dans le dos court et horizontal. La queue touffue, rabattue sur le dos dont elle recouvre une partie, parachève la silhouette.

Garrot/dos : le garrot, bien sorti, se fond progressivement dans le dos, qui est aussi court que possible, droit et solide. Le rein est court, large et puissant.

Croupe : large, courte et non avalée.

Poitrine : bien descendue, bombée; la région sternale bien développée.

Ligne de dessous : la cage thoracique est développée aussi loin que possible vers l'arrière. Le ventre n'est que modérément relevé.

QUEUE


Attachée haut et de longueur moyenne, très touffue, dressée dès sa racine, rabattue vers l'avant, roulée sur le dos sur lequel elle s'appuie fortement. Une double boucle à l'extrémité de la queue est acceptée.

MEMBRES ANTERIEURS


Ils sont droits et le devant plutôt large.

Epaules : l'omoplate est longue et oblique vers l'arrière. Le bras d'une longueur à peu près identique, forme avec l'omoplate un angle d'à peu près 90°. L'épaule est bien musclée et fermement attachée à la cage thoracique.

Coudes : l'articulation est solide, bien contre le thorax, et tournée ni en dedans ni en dehors.

Avant-bras : de longueur moyenne, vigoureux en comparaison du tronc, parfaitement droit, face postérieure bien garnie de franges.

Métacarpe : solide et de longueur moyenne, forme avec l'avant-bras un angle d'environ 20° par rapport à la verticale.

Pieds : les pieds de devant sont aussi petits que possible, ronds, avec les doigts serrés (pieds de chat) et bien cambrés. Les ongles et les coussinets plantaires sont noirs dans toutes les variétés de couleur, sauf chez les Spitz à robe marron où ils sont de couleur brune.

MEMBRES POSTERIEURS


Ils sont très musclés et portent jusqu'au jarret des culottes abondantes.

Les postérieurs sont droits et parallèles.

Cuisse et jambe : approximativement de même longueur.

Genou (= grasset) : articulation modérément angulée, solide. Dans le mouvement, elle ne se déporte ni vers l'intérieur ni vers l'extérieur.

Métatarse : de longueur moyenne, très robuste, perpendiculaire au sol.

Pied : les pieds de derrière ne sont pas tout à fait aussi ronds que ceux de devant, mais leurs doigts sont bien serrés et les coussinets résistants. La couleur des ongles et des coussinets est aussi foncée que possible.

ALLURES


Par l'effet d'une bonne impulsion, le mouvement du Spitz nain est coulant et élastique; les membres se meuvent droit devant.

DEFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Défauts graves : tête trop plate, tête en forme de pomme accusée, yeux trop grands et trop clairs, yeux proéminents, entropion, truffe , paupières et lèvres de couleur chair (ladre), défauts de construction, allures défectueuses.

Défauts éliminatoires : entropion ou ectropion, prognatisme supérieur ou inférieur, persistance de la fontanelle, oreille cassée, petites taches blanches bien définies dans toutes les variétés de taille.

N.B.


Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Loulou de Poméranie est attachant et affectueux. Il demande beaucoup d’attention et d’amour de la part de sa famille, mais le leur rend au centuple. Il est toutefois capable de s’occuper de manière indépendante, en particulier s’il a quelques jouets à mâchouiller et un compagnon à déranger, et peut donc être laissé seul pendant la journée de travail.

 

Il s’entend bien avec les enfants, mais mieux vaut qu’ils aient déjà un certain âge et soient donc en mesure d’apprendre comment se comporter respectueusement avec un animal et faire attention en jouant avec lui. En effet, il est petit et fragile, si bien qu’un mauvais geste de la part d’un enfant un peu turbulent peut avoir de fâcheuses conséquences. En tout état de cause, quelle que soit la race de l’animal, un tout-petit et un chien ne doivent jamais être laissés seul ensemble, pour la sécurité de l’un comme de l’autre.

 

Dès lors qu’il est bien socialisé, le Poméranien ne se montre ni méfiant ni agressif avec les étrangers. Il aboie à leur approche pour signaler leur présence, mais n’hésite pas à venir faire connaissance une fois qu’il constate que son maître a validé leur présence. Il en va d’ailleurs de même lors des promenades. De fait, il est plutôt de nature curieuse vis-à-vis du monde qui l’entoure.

 

Les interactions avec d’autres animaux, qu’il s’agisse de congénères, de chats d’oiseaux ou de rongeurs, ne posent elles non plus pas de problème en général. À partir du moment où les présentations sont faites à un rythme adapté, il n’a aucun problème à s’amuser avec un chaton ou un molosse de 80 kg.

 

Néanmoins, le Spitz Nain n’a absolument pas conscience de sa taille, et cela peut d’ailleurs être une source de problèmes. Il n’hésite pas à tâcher d’imposer son point de vue à des congénères immensément plus grands que lui, et ceci peut s’avérer dangereux. Le risque est d’autant plus grand s’il est habitué à être traité comme un prince et à pouvoir laisser à peu près libre court à sa volonté en de nombreuses circonstances, car il ne réalise pas forcément que les autres chiens ne sont pas forcément aussi conciliants que son maître. Même en dehors de toute friction avec un congénère plus robuste que lui, une simple séance de jeux amicale peut facilement mal tourner : par exemple, un coup de patte amical administré par un Labrador Retriever qui fait plus de 10 fois son poids peut se traduire par une patte fracturée... Son tempérament intrépide et sa méconnaissance de ses limites font qu’il court aussi le risque de se mettre en danger lui-même, par exemple en sautant d’une hauteur bien trop grande ou en effectuant un effort déraisonnable par rapport aux capacités qui sont les siennes.

 

C’est d’autant plus vrai que le Poméranien est du genre hyperactif. Sa petite taille fait qu’il n’a pas forcément besoin de longues balades, car à son échelle même un kilomètre représente déjà une sacrée distance. Pour autant, il doit pouvoir se dépenser au moins 45 minutes par jour ; à défaut de grandes promenades, les jeux et les exercices sont d’excellents moyens d’y parvenir. Il aime apprendre des tours, et les sports canins comme l’obéissance, l’agility ou le flyball sont un excellent moyen de le stimuler aussi bien physiquement que mentalement. Il adore aussi les jeux en tous genres, et particulièrement les jouets à mâchouiller, surtout s’ils font du bruit. Toutefois, comme il peut se lasser relativement rapidement, il est toutefois conseillé d’éviter de lui laisser en permanence tous ses jouets à disposition, de façon à les changer régulièrement au fil du temps : ainsi, il a un peu l’impression à chaque fois de découvrir des nouveaux jouets.

 

Le Poméranien est une race de chien adaptée en appartement, ce qui lui permet au passage de satisfaire son besoin de passer beaucoup de temps aux côtés de sa famille, mais gagne à avoir aussi accès à un espace extérieur. Il ne saurait néanmoins être question de lui faire passer le plus clair de son temps seul dans le jardin, car un petit chien innocent de 2 ou 3 kg est une cible de choix non seulement pour de potentiels prédateurs, mais aussi pour des voleurs.

 

Enfin, même s’il n’aboie pas aussi fort que certains congénères de plus grand gabarit, le Loulou de Poméranie aime donner de la voix, ce qui peut donner lieu à quelques frictions avec les voisins si le problème n’est pas abordé dans le cadre de son éducation.

La socialisation du Loulou de Poméranie est extrêmement importante et doit commencer dès son arrivée à la maison. La tentation de choyer sans limites et protéger (voire sur-protéger) cette petite boule de poils si attendrissante est grande, mais c’est une grave erreur qui risque de se retourner tant contre lui que contre son maître. En effet, il aurait alors toutes les chances de devenir anormalement peureux ou agressif, ayant le plus grand mal à se sentir bien dans ses pattes en toute circonstance. Pour être équilibré, il doit au contraire découvrir le monde extérieur le plus rapidement possible, faire la connaissance de nombreuses personnes et de tous types d’animaux, explorer divers lieux et être confronté à un maximum de situations et de stimulations, y compris désagréables (bruits, odeurs, etc.).

 

Une autre erreur courante est d’oublier que c’est un chien et non une peluche, un bébé ou un accessoire de mode, et ce faisant de ne pas subvenir à ses besoins ontologiques. Un chien préfère courir plutôt que d’être porté dans les bras ou dans un sac à main. Un chien a besoin d’un maître ferme en qui il a confiance, car il n’est en aucun cas capable d’assumer le rôle de chef de meute parmi les humains.

 

De fait, le célèbre « syndrome du petit chien », fréquent chez cette race, est bien plus souvent dû aux erreurs d’éducation du maître qu’au caractère intrinsèque de l’animal.

 

Quoi qu’il en soit, un maître qui sait ce qui est nécessaire à un chien pour être équilibré et est capable d’imposer à son compagnon une hiérarchie claire, tout en faisant montre de fermeté et de constance, peut obtenir des résultats intéressants, car le Spitz Nain est alors facile à éduquer. En effet, il est foncièrement intelligent et réceptif : il assimile vite et aime apprendre de nombreux tours. Cela le rend d’ailleurs capable de briller dans certains sports canins, comme l’agility ou l’obéissance.

 

Au contraire, si sa famille n’a pas su établir son autorité, il est probable qu’il ait fini par intégrer que c’est lui qui décide dans la maison. Il n’a alors aucune raison d’écouter les commandes et n’en fait qu’à sa tête.

 

Le renforcement positif est en tout cas le meilleur moyen d’éduquer un Poméranien. Qu’elles prennent la forme de compliments, de caresses ou de friandises, il répond très bien aux récompenses en tous genres, et les séances d’éducation deviennent rapidement des moments de complicité qu’il attend avec impatience. Elles doivent toutefois rester d’une durée assez courte, car sa capacité d’attention est limitée.

 

Il est toutefois recommandé de lui apprendre au plus tôt à ne pas aboyer à tout bout de champ (ou du moins à cesser sur commande), a fortiori s’il vit en appartement ou que des voisins sont installés à proximité de la maison. En effet, des aboiements incessants et incontrôlés peuvent non seulement mettre à l’épreuve les nerfs de ses maîtres, mais aussi ceux des personnes environnantes, et risquer donc d’être à l’origine de problèmes de voisinage.

Le Loulou de Poméranie est une race de chien assez robuste, avec une espérance de vie en ligne avec son gabarit.

 

Bien que ce soit un chien d’intérieur, il est remarquablement équipé pour affronter des climats difficiles. En effet, son poil dense le protège du froid et des intempéries, tandis que son petit gabarit l’aide à mieux supporter la chaleur que nombre de ses congénères. Il est cependant hors de question de le laisser dormir dehors sous la neige, ou de le faire courir au soleil en pleine canicule : il doit passer ses nuits dans la chaleur de sa maison, et se reposer à l’ombre quand la température monte.

 

L’incroyable succès du Spitz Nain depuis la fin du 19ème siècle fait que de nombreuses maladies ont été signalées chez cette race :

  • la maladie de Legg-Calve-Perthes, une nécrose de la tête du fémur vraisemblablement due à une prédisposition génétique, qui elle aussi touche davantage les petits chiens. Elle cause de la douleur et des difficultés pour se déplacer normalement ;
  • le collapsus trachéal, une diminution du diamètre de la trachée affectant principalement les petites races. Elle entraîne des problèmes pour respirer, qui peuvent aller d’une simple toux à une insuffisance respiratoire plus ou moins prononcée ;
  • l’épilepsie, caractérisées par des crises convulsives plus ou moins fréquentes. Elle peut être gardée sous contrôle à l’aide de médicaments, qui permettent à un individu touché de mener une existence presque normale ;
  • la cardiomyopathie dilatée, lorsque le cœur s’étire et perd sa capacité à se contracter. Elle peut avoir des conséquences graves (insuffisance cardiaque…), voire être fatale ;
  • la cataracte, quand un filtre opaque se forme sur l’œil et diminue la vision du chien. Elle peut toutefois être corrigée à l’aide d’une opération ;
  • les allergies, notamment au niveau de la peau ;
  • la perte de dents, souvent due à une alimentation non adaptée.


Par ailleurs, les fractures et autres traumatismes sont fréquents chez cette race, car le Spitz Nain n’a pas du tout conscience de sa petite taille et de sa fragilité. Les escaliers en particulier sont responsables de nombreuses chutes et accidents.

 

Le meilleur moyen d’adopter un chiot en bonne santé et présentant un risque réduit de développer une maladie est de se tourner vers un éleveur de Loulou de Poméranie reconnu et sérieux. Il doit pouvoir présenter non seulement un carnet de santé ou vaccination à jour et un certificat vétérinaire attestant que le petit est en bonne santé, mais également les résultats des tests génétiques pratiqués aussi bien sur lui que sur ses parents, afin d’écarter les risques de maladies héréditaires.

 

Une fois à la maison, il est important de pas trop solliciter le chiot tout au long de sa phase de croissance. Il a besoin de beaucoup de repos, et ses activités physiques doivent être limitées jusqu’à ce qu’il atteigne sa taille adulte afin de ne pas endommager ses os et articulations encore fragiles. En plus du risque de blessures à court terme, il pourrait en garder des séquelles à vie.

 

Par ailleurs, même en bonne santé, le Loulou de Poméranie doit comme tout chien être emmené chez le vétérinaire au moins une fois par an pour un bilan complet. Cela peut permettre en effet de déceler un éventuel problème avant qu’il ne prenne des proportions parfois graves, et c’est aussi l’occasion d’en profiter pour effectuer ses rappels de vaccins.

 

Enfin, même s’il passe le plus clair de son temps en intérieur, il est nécessaire de renouveler ses traitements antiparasites chaque fois que cela est nécessaire, pour qu’il ne cesse jamais d’être protégé.

L’entretien d’un Loulou de Poméranie demande un certain effort, en dépit de ce que sa petite taille pourrait laisser croire.

 

En effet, il doit être brossé tous les jours, afin d’éliminer les poils morts et d’éviter les nœuds. Il perd une bonne quantité de poils tout au long de l’année, au point d’ailleurs que ses mues printanières et automnales passent généralement inaperçues.
Il faut en outre faire prendre un bain à son Poméranien tous les 1 à 2 mois, afin de l’aider à conserver son poil propre et brillant. L’utilisation d’un shampooing doux spécial pour les chiens est impérative, au risque d’abîmer sa peau : le pH de cette dernière n’est pas la même que chez l’Homme.

 

En revanche, il n’est pas nécessaire de le tondre. Cela dit, il n’y a pas de contre-indications à le faire, notamment au niveau des oreilles, de son visage, de son arrière-train ou encore de ses pieds.

 

Il convient en tout cas de frotter l’intérieur de ses oreilles avec un chiffon doux chaque semaine, de manière à éliminer l’accumulation de cire et de saleté, qui pourrait causer des infections.

 

Il est nécessaire par la même occasion d’examiner et nettoyer ses yeux en utilisant un bout de tissu humide, afin là aussi de réduire le risque de problèmes.

 

Un brossage de dents s’impose également au moins une fois par semaine pour retarder l’apparition de plaque dentaire et de tartre, qui peut être à l’origine de diverses maladies. L’idéal est de le faire encore plus souvent, et même quotidiennement. Quoi qu’il en soit, il faut utiliser systématiquement un dentifrice adapté à la gent canine.

 

Enfin, les griffes du Spitz Nain poussent généralement plus vite qu’elles ne s’usent, a fortiori s’il vit en appartement. Dès qu’on les entend frotter lorsqu’il marche sur un sol dur, c’est le signe qu’elles doivent être taillées à l’aide d’un coupe-ongles. À défaut, elles pourraient non seulement le gêner dans ses déplacements, mais aussi finir par se casser, avec le risque de le blesser à cette occasion.

 

Apprendre la première fois à entretenir son Spitz Nain aux côtés d’un toiletteur professionnel ou d’un vétérinaire est une excellente idée, a fortiori pour un maître débutant. Cela permet de s’assurer que l’on effectue des gestes adaptés et efficaces, tout en minimisant la probabilité de lui faire mal, voire de le blesser. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à s’y mettre rapidement : plus il est habitué jeune à ces manipulations, plus les séances d’entretien se passeront bien tout au long de sa vie.  

Contrairement à ce que croient certains, le Loulou de Poméranie n’est pas difficile en termes d’alimentation. Il s’accommode parfaitement des aliments industriels pour chien du commerce, qu’il s’agisse de croquettes ou de pâtée. Pour maximiser les chances de le garder en bonne santé, il faut simplement veiller à ce qu’ils lui apportent bien tous les nutriments dont il a besoin, et soient adaptés aussi bien à sa taille qu’à son âge et son niveau d’activité.

 

En tout cas, de la nourriture pour chats n’est pas du tout adaptée au Poméranien, pas plus d’ailleurs qu’à n’importe quelle race de chien naine. Elle pourrait causer des problèmes de digestion et être la source de graves soucis de santé.

 

Même si sa vivacité et son énergie font qu’il n’y est pas prédisposé, l’obésité est un risque à ne pas négliger pour cet animal dont le mode de vie a tôt fait d’inclure peu de sorties et beaucoup de friandises. Le risque est sensiblement accru s’il a été stérilisé. Un maître responsable doit donc non seulement s’assurer que les rations journalières sont toujours adaptées aux besoins réels de son animal, mais également prendre soin de le peser au moins une fois par mois.

 

Il doit avoir en tête par exemple qu’un excès de seulement 200 grammes par rapport à son poids de forme, aussi insignifiant puisse-t-il sembler chez un humain, peut déjà être responsable de problèmes de santé de son compagnon, étant donné son gabarit. Mieux vaut donc utiliser une balance précise, comme celles pour les ingrédients en cuisine, et consulter un vétérinaire en cas de dérapage qui se confirme voire s’accentue sur plusieurs mesures successives.

 

Par ailleurs, comme tout chien, le Poméranien doit être en mesure de se désaltérer à tout moment, et doit donc avoir en permanence accès à un bol d’eau.

Les ancêtres du Loulou de Poméranie travaillaient en tant que chien de berger pour guider les troupeaux de moutons. Sa taille a toutefois été fortement réduite depuis lors, si bien qu’il ne peut plus aujourd’hui remplir cette fonction.

 

Sa miniaturisation en a en revanche fait un chien populaire dans les expositions canines, où il est généralement bien représenté.

 

Surtout, il est devenu un chien de compagnie très apprécié, en particulier par les citadins, les personnes âgées et… les personnalités.

 

Il fait aussi un excellent chien d’alerte, ne manquant jamais d’aboyer à l’approche d’inconnus. En revanche, sa taille le discrédite fortement en tant que chien de garde, même si ce n’est pas le courage qui lui manque.

 

Agile, actif et intelligent, le Spitz Nain est aussi un athlète et obtient d’excellents résultats dans des sports canins comme le flyball, l’agility ou l’obéissance. Certains représentants de la race furent même – voire sont encore, dans certains endroits - utilisés dans des numéros de cirque, en tant que chiens savants.

 

Enfin, sa vivacité, son énergie et son absence d’agressivité font qu’on le retrouve parfois en tant que chien de thérapie (dans les maisons de retraite, hôpitaux…), où il amuse les personnes âgées en courant partout et distribuant son affection à tout le monde.

Le prix d’un chiot Loulou de Poméranie est en moyenne de 2200 euros. La fourchette de prix est cependant très large, allant de 600 euros jusqu’à plus de 4000 euros. Dans tous les cas, il n’y a pas de différence majeure entre mâles et femelles.

 

Au Canada, il faut compter généralement entre 3500 et 4000 dollars canadiens pour adopter un Spitz Nain.

 

Quel que soit le pays, les différences de prix parfois énormes d’un individu à l’autre s’expliquent notamment par la réputation de l’éleveur, mais aussi par la lignée plus ou moins prestigieuse dont chacun est issu. Les descendants de champions sont bien plus recherchés, et donc coûtent beaucoup plus.

 

Cela dit, même à l’intérieur d’une portée donnée, les montants demandés peuvent diverger sensiblement. En effet, les qualités intrinsèques d’un chiot sont un autre facteur déterminant pour justifier son prix. Par exemple, un individu très proche du standard de la race, et donc dont les caractéristiques physiques le prédestinent aux podiums des expositions canines, a forcément un prix bien plus élevé.

 

  • Des 3 chiens qui survécurent au naufrage du Titanic en 1912, deux étaient des Poméraniens, le troisième étant un Pékinois.

 

  • Le Loulou de Poméranie occupe une place de choix parmi les chiens préférés des stars. Il fut notamment adopté par Gwen Stefani, Jessica Alba ou encore Paris Hilton.

 

  • Le Poméranien s’est aussi fait une place à Hollywood, apparaissant dans des films comme Les Nuits de Harlem (1989, Eddie Murphy), Cadillac Man (1990, Roger Donaldson), Dumb & Dumber (1994, Peter et Bobby Farrelly), ou encore Prête à tout (1995, Gus Van Sant).
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