Sloughi

Sloughi

Autres noms : Lévrier arabe ou Lévrier berbère
Groupe : Lévrier
Standard : Standard FCI N°188

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Qualités du Sloughi

Tempérament du Sloughi

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Sloughi au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Sloughi

Durée de vie moyenne
12 ans
Poids de la femelle
De 19 à 22 kilos
Poids du mâle
De 20 à 25 kilos
Taille de la femelle
De 64 à 69 cm
Taille du mâle
De 66 à 72 cm

Le Sloughi : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Sloughi

Originaire d’Afrique du Nord et probable descendant du lévrier de l’Égypte antique, le Sloughi tiendrait son nom du village de Sloughia, en Tunisie. Ses origines exactes sont floues, mais on sait qu’Il fut utilisé pendant des siècles par le peuple berbère et les tribus bédouines pour chasser la gazelle, le chacal, le renard ou encore le lièvre. En effet, grâce à sa vitesse et son endurance, il pouvait pourchasser le gibier sur de vastes étendues désertiques, ce qui explique qu’il était le chien préféré des nomades. Son sens de l’observation et son instinct très développé en faisaient aussi – et en font toujours - un excellent chien de troupeau. Enfin, c’était déjà aussi pour eux un animal domestique, puisqu’il était autorisé à dormir avec eux sous la tente durant la nuit. Ils le recouvraient même d’une couverture afin de le protéger du froid.

 

Les premiers Sloughis arrivèrent en Europe au milieu du 19ème siècle, après la conquête de l'Algérie par la France. La race fut reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1934. La Seconde Guerre mondiale marqua un coup d’arrêt à son développement, car de nombreux éleveurs durent euthanasier leurs animaux faute de nourriture ou les exporter dans des pays épargnés par le conflit. Le Sloughi devint alors extrêmement rare jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), lorsque des soldats français rapportèrent dans leur pays quelques spécimens de la race, ce qui relança son expansion sur le territoire européen.

 

Tagiurie el Sian fut en 1973 le premier Sloughi à arriver aux États-Unis. Originaire de Tunisie, il traversa l’Atlantique avec ses propriétaires Kaethe et Carl Rodarty. Malheureusement, en raison de son âge et de l’absence de femelles, il ne put engendrer une progéniture. De fait, la race ne s’établit réellement dans le pays qu’à partir de 1979, lorsque Carole Cioce importa en Californie deux Sloughis originaires d’Allemagne.

 

La plupart des représentants de la race présents aujourd’hui en Amérique du Nord descendent d’ailleurs d’individus importés de pays européens (France, Pays-Bas Allemagne…), même si certains vinrent directement d’Afrique du Nord, notamment d’Algérie, de Libye et de Tunisie.

 

La race fut reconnue par l’United Kennel Club (UKC) en 1995, et l’autre organisme de référence du pays, l’American Kennel Club (AKC), fit de même en 2016. En revanche, le Canadian Kennel Club (CKC) n’a quant à lui pas encore franchi le pas.
Ce n’est certainement pas sa popularité dans le pays voisin qui serait de nature à l’inciter à le faire. En effet, le Sloughi fait partie des races de chien les plus rares aux Etats-Unis, arrivant même en 2018 bon dernier dans le classement établi par l’AKC sur la base du nombre de naissances annuelles enregistrées auprès de l’organisme.

 

De fait, le Sloughi est aujourd’hui une des races de Lévriers les plus rares au monde.  En France, on compte environ 30 à 50 enregistrements annuels au Livre des Origines Français (LOF). Le chiffre est relativement stable depuis le milieu des années 80, alors qu’au début de cette décennie il était plutôt de l’ordre du double. En comparaison, autour de 1400 naissances de Lévriers Whippets sont comptabilisées chaque année. En Grande-Bretagne, la race est même carrément confidentielle, puisque certaines années aucune naissance n’est enregistrée auprès du prestigieux Kennel Club, l’organisme canin de référence du pays.

 

Le Sloughi est également menacé de disparition dans les pays maghrébins. Son nombre y est en constante diminution, du fait notamment de la raréfaction et de la protection de certaines espèces qu’il chasse ainsi que de la sédentarisation des tribus bédouines, qui ont de moins en moins besoin de son aide pour protéger leurs troupeaux.

 

À l’heure actuelle, le Maroc est le pays qui compte le plus grand nombre de Sloughis. Il est difficile de connaître le nombre exact, mais les spécialistes estiment que sa population y serait d’environ 600 individus.

Le Sloughi est une des plus grandes races de chien. Comme celle des autres races de Lévriers, son allure est élancée et athlétique. Ceci s’explique par sa peau fine et tendue, son poil ras, fin et serré, ses muscles secs et son ossature très prononcée. Son aspect général est celui d’un chien noble, très racé et élégant, mais surtout taillé pour la vitesse.

 

Sa poitrine est large, enserrée par des côtes plates, longues et légèrement incurvées dans le tiers postérieur de la poitrine. Le ventre est bien retroussé et le dos est court, presque horizontal entre le garrot et les hanches. Quant à ses pattes droites, osseuses et musclées, elles sont pour beaucoup dans sa formidable pointe de vitesse. 

 

De profil, sa tête est allongée et fine. Vu de dessus, son crâne est large. Il se rétrécit jusqu’à l’extrémité formée par la truffe, ce qui n’est pas sans rappeler la forme d’une vallée. Sa truffe est noire et légèrement descendante, et les narines sont bien ouvertes.

 

Ses yeux sont grands et sombres, et son regard doux et mélancolique. Le bord des paupières est pigmenté. Ses oreilles sont tombantes, de forme triangulaire et légèrement arrondies aux extrémités. Quant à sa mâchoire, elle est forte et régulière.

 

Les couleurs de sa robe varient du sable clair au sable roux, agrémentées ou non d’un masque ou d’un manteau noir. Les plus courantes sont le masque noir de sable et le bringé de sable.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez peu prononcé, puisque les mâles ne mesurent normalement jamais plus de 10 cm de plus au garrot que les femelles, ce qui est modeste rapporté à la taille de l’animal.

Standard FCI N°188 (01/08/1998)

ALLURE GENERALE


Par son allure, la finesse de ses tissus et la sécheresse de ses muscles, son aspect général est celui d'un chien très racé et très élégant.

Proportions importantes :

Pour un mâle de taille idéale de 70cm, la longueur scapulo-ischiale du corps devrait être de 67 à 68 cm. Pour une femelle de 65 cm, la longueur scapulo-ischiale du corps devrait être de 62 à 63 cm.

Le rapport entre la longueur scapulo-ischiale du corps et la hauteur au garrot est de 0,96 (9,6:10). Le rapport entre la hauteur de la poitrine et la hauteur au garrot est de 0,4 (4:10). Le rapport entre la longueur du chanfrein et celle de la tête est de 0,5 (1/2).

Taille : 66 à 72 cm pour les mâles. 61 à 68 cm pour les femelles.

Poids : De 30 à 32 kg.

ROBE


Peau : Très fine, bien adhérente au corps, sans pli ni fanon.

Poil : Très ras, serré et fin.

Couleur : La couleur de la robe varie du sable clair au sable roux en passant par toutes les nuances, avec ou sans masque noir, avec ou sans manteau noir, avec ou sans bringeures noires, avec ou sans charbonnures.

TETE


Vu de profil, la tête est allongée, élégante, fine, mais assez importante. Vu de dessus, elle a la forme un coin très allongé, le crâne formant la partie la plus large allant en s'amincissant jusqu'à l'extrémité formée par la truffe.

Région crânienne

Crâne : Assez large, vu de profil plat. D'oreille à oreille, le crâne mesure de 12 à 14 cm. Dans sa partie postérieure, il est nettement arrondi et s'incurve harmonieusement sur les côtés. Les arcades orbitaires sont à peine saillantes, le sillon frontal est à peine marqué. La crête et la protubérance occipitale sont à peine visibles.

Stop : A peine marqué.

Région faciale

Truffe : noire, assez importante pour ne pas être pincée. Narines bien ouvertes. N'étant pas soutenue par l'ossature, la truffe amorce un léger mouvement descendant.

Museau : En forme de coin allongé sans exagération, sensiblement de même longueur que le crâne. Le chanfrein est droit depuis sa soudure avec le crâne.

Lèvres : Fines et souples, couvrant juste la mâchoire inférieure. La commissure doit être aussi peu visible que possible.

Mâchoires : Dents normales, mâchoires fortes et régulières. Articulé en ciseau.

Yeux : Grands, foncés, bien enchâssés dans l'orbite, parfois un peu ouverts par suite d'une légère obliquité des paupières. Leur expression est douce, un peu triste, le regard comme nostalgique. En cas de robe claire, l'œil est généralement ambre. Le bord des paupières est pigmenté.

Oreilles : Attachées haut, légèrement au-dessus de la ligne des yeux, tombantes, bien appliquées contre la tête, pas trop grandes, de forme triangulaire, s'arrondissant légèrement à leur extrémité.

COU


Long, bien dégagé, le profil supérieur légèrement galbé, sa longueur est sensiblement égale à celle de la tête. La peau est fine, bien tendue, sans fanon. Le poil est ras.

CORPS


Ligne du dessus : En courbes douces et harmonieuses, hanches bien saillantes de hauteur égale ou légèrement supérieure à celle du garrot. Garrot :Bien sorti. Dos Court, presque horizontal. Rein: Court, sec, large et légèrement arqué. La croupe est osseuse, large, oblique sans être avalée. Poitrine : Pas trop large, elle descend à peine jusqu'au niveau du coude. Elle est bien développée en profondeur. Les côtes sont plates.

Ligne du dessous et ventre: Sternum long et relevé, le ventre et les flancs bien relevés. La ligne du dessous forme une courbe régulière, ni heurtée, ni harpée.

MEMBRES


Antérieurs : Vue d'ensemble: Aplombs parfaits. Epaule longue et oblique. Bras fort.

Avant-bras : Bonne ossature et bien musclé. Carpe et métacarpe souples et forts.

Postérieurs : Vue d'ensemble :Aplombs parfaits, muscles plats, tendons détachés. Cuisse plate et musclée. Jambe longue et bien musclée. Jarret :Fort, bien coudé. Paturon: Fort, sans ergot.

Pieds : Maigres, d'un ovale allongé prenant franchement la forme du pied de lièvre chez beaucoup de Sloughis légers, les deux doigts du milieu dépassent nettement les autres. Les ongles sont noirs ou colorés.

QUEUE


Mince, décharnée, attachée dans le prolongement de la croupe et portée au-dessous de la ligne du dos. Elle doit atteindre au moins la pointe du jarret. Au repos, son extrémité présente une courbure accentuée.

ALLURES


Pas, trop, galop. Allures souples et légères. Le Sloughi doit avoir de l'amplitude dans ses mouvements. Il doit couvrir du terrain.

DEFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Mauvais rapport entre hauteur au garrot et la longueur scapulo-ischiale. Tête et corps un peu alourdis. Stop trop prononcé ou trop effacé. Yeux trop clairs. Ligne de dos non horizontale. Croupe étroite, trop ou trop peu oblique. Ventre peu relevé. Côtes rondes. Poitrine manquant de longueur, vu de profil heurtée ou harpée. Queue trop courte, trop fournie ou mal portée. Musculature globuleuse. Poil dur et grossier.

Petite marque blanche au poitrail.

Défauts éliminatoires

Corps nettement plus long que haut, hanches plus basses que le garrot. Ladre. Prognathisme supérieur ou inférieur. Oreilles droites ou relevées avec pointes retombantes, trop longues, rejetées en arrière.

Poil demi-long. Franges aux membres et à la queue. Balzane. Couleur non conforme.

N.B.


Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale.

Même s’il ne se montre pas très démonstratif, le Sloughi est dévoué et fidèle, et tend d’ailleurs à être le chien d’un seul maître. Lorsqu’il se lie à ce dernier, c’est pour la vie, si bien qu’il est très difficile de lui faire rejoindre une autre famille en cas d’abandon ou de décès de son propriétaire.

 

Il s’entend bien avec les enfants, mais mieux vaut qu’ils aient déjà un certain âge et aient donc appris comment interagir avec un animal. En effet, compte tenu de son gabarit, il pourrait bousculer involontairement un plus petit, ou repousser vigoureusement un plus âgé qui lui manque de respect. En tout état de cause, quelle que soit sa race et leur degré de proximité, un tout-petit ne doit jamais être laissé seul avec un chien.

 

Sa sociabilité envers les humains se limite généralement aux membres de sa famille. Envers les étrangers, il se montre nettement plus réservé, et ne manque pas de défendre les siens avec courage s’il les sent menacés d’une quelconque manière.

 

Plus largement, il peut facilement être angoissé lorsqu’il doit faire face à des situations nouvelles. Le sociabiliser le plus tôt possible est donc indispensable pour éviter qu’il ne devienne un chien peureux et/ou inutilement agressif.

 

Il peut également cohabiter avec des animaux d’autres espèces (chats, rongeurs…), à condition qu’ils aient grandi ensemble et qu’il les considère comme faisant partie de sa famille. En revanche, son instinct de chasseur étant très développé, l’introduction par la suite d’un autre animal dans le foyer où il vit peut devenir problématique.

 

Quant à vivre sous le même toit qu’un congénère, une telle cohabitation ne pose généralement pas de problème s’il a grandi avec. Dans le cas contraire, tout dépend du gabarit du nouveau venu. S’il est de petite taille, il a de grandes chances d’être considéré lui aussi comme une proie. De son passé de chasseur et gardien de troupeaux, il a gardé le besoin d’espace et de pouvoir se dépenser. Il lui faut donc au moins une heure d’exercice physique chaque jour pour pouvoir évacuer son trop-plein d’énergie et être équilibré. Il fait donc un candidat idéal pour les sports canins, à commencer bien sûr par les épreuves destinées aux Lévriers (courses sur cynodromes, Poursuite à Vue sur Leurre…).  C’est aussi une race de chien idéale pour un sportif, qu’il se fait un plaisir d’accompagner lors de ses sorties ; le canicross et le cani-VTT sont d’ailleurs des activités parfaitement adaptées plus lui, et sûrement plus recommandées que les courses de Lévriers. Par contre, ayant un fort instinct de chasseur, il risque à tout moment de pourchasser les petits animaux qu’il croise, notamment les chats. Il est donc indispensable qu’il obéisse au rappel, et mieux vaut de toute façon le tenir en laisse lors des promenades, pour éviter tout risque de fugue. En effet, une fois qu’un Sloughi a senti une proie, il n’est plus vraiment réceptif aux consignes de son maître, si bien qu’il est extrêmement compliqué de le faire revenir.

 

C’est d’autant plus vrai que, même avec un important travail d’éducation, il est en général loin d’être le chien le plus obéissant du monde. En outre, il ne faut pas compter sur lui pour faire profil bas s’il est réprimandé : compte tenu de son fort caractère, ce serait plutôt le contraire. Il incombe donc à son propriétaire de savoir faire preuve de fermeté dès son plus jeune âge, afin de ne pas se laisser dominer par son imposant compagnon.

 

L’important besoin d’exercice et le gabarit du Lévrier Arabe font que, quand bien même il n’aboie que très rarement (même en présence d’étrangers), il n’est pas vraiment fait pour vivre en appartement. Il peut toutefois s’en accommoder, à condition d’être sorti plusieurs fois par jour et de pouvoir satisfaire son besoin d’exercice. Une maison reste tout de même préférable. Le cas échéant, il faut s’assurer toutefois que le jardin soit bien clôturé, car le Sloughi est de nature fugueur. L’utilisation d’une clôture électrique souterraine ne saurait d’ailleurs être une solution viable avec un tel chien, car l’inconfort des impulsions électriques serait moins fort que sa détermination à prendre la fuite pour se lancer sur on ne sait quelle piste. Par contre, même s’il supporte relativement bien la solitude, le faire vivre à l’extérieur n’est pas approprié. En effet, son poil ras et fin le rend très sensible au froid, et il a de toute façon besoin d’interactions avec ses humains, à qui il est plus attaché qu’on ne pourrait parfois le croire.

Le Sloughi est un chien timide et facilement effrayé par ce qu’il ne connaît pas. Aussi, sa socialisation doit se faire dès son plus jeune âge, lorsqu’il est le plus malléable, afin qu’il soit confronté à un maximum de personnes et de situations et apprenne à adopter les bons comportements en toutes circonstances, pour devenir un adulte parfaitement équilibré.

 

Elle doit aussi le conduire à fréquenter d’autres animaux, et notamment des chats, des rongeurs et d’autres petits animaux, afin d’essayer d’éviter qu’il les considère comme des proies quand il en croise par la suite.

 

Doté d’une grande intelligence et d’un sens aigu de l’observation, il apprend vite… si tant est qu’il en ait envie. En effet, l’obéissance n’est pas son point fort : ce n’est pas un chien qui met un point d’honneur à satisfaire voire anticiper les demandes de son maître. Il faut donc être ferme dans son éducation, mais aussi faire preuve de patience, afin de respecter son caractère. Essayer de passer en force ne pourrait qu’être préjudiciable pour la suite, car c’est un animal fier et sensible, qui n’apprécie guère les réprimandes. Son tempérament en fait un client de choix pour la méthode d’éducation canine basée sur le renforcement positif, et il ne faut généralement pas lésiner sur les friandises pour parvenir à ses fins.

 

Enfin, apprendre à son chien le rappel revêt une importance particulière pour pouvoir profiter sereinement des balades à l’extérieur, tant le Sloughi conserve un fort instinct de prédation et peut donc à tout moment se lancer à la poursuite d’un animal qu’il considère comme une proie. C’est d’autant plus vrai que, compte tenu de sa vitesse de pointe, il est alors bien difficile de le rattraper.

Le Sloughi est une race de chien robuste, et jouit d’une espérance de vie plus élevée que celle des autres chiens de même taille. Il est généralement en bonne santé, et peu exposé à des maladies héréditaires.

 

Il a toutefois tendance à se blesser facilement lorsqu’il court, et est davantage enclin à certaines affections.

 

C’est le cas en particulier de l’atrophie rétinienne progressive, une maladie héréditaire qui provoque une dégénérescence de la rétine pouvant aller jusqu’à une perte totale de la vision. Il existe un test sanguin qui permet de déterminer si un individu est porteur ou non du gène responsable de cette maladie. Par conséquent, avant d’adopter un représentant de cette race, il est recommandé de faire effectuer le test, afin d’évacuer tout risque à ce niveau. Bien sûr, sachant qu’il s’agit d’une maladie héréditaire, un éleveur digne de ce nom ne fait pas se reproduire un individu porteur du gène.

 

Comme toutes les grandes races de chien, il est aussi davantage enclin à être victime du syndrome de dilatation-torsion de l’estomac. Cette pathologie est une urgence absolue, car il a de fortes chances de mourir s’il n’est pas pris en charge très rapidement par un vétérinaire.

 

Par ailleurs, comme la plupart des races de Lévriers, le Sloughi est particulièrement sensible aux anesthésies et aux médicaments. Il convient donc de faire appel à un vétérinaire qui est au fait des spécificités de ces chiens en la matière.

 

Une autre particularité de ce chien est sa très forte tolérance à la douleur, si bien qu’il est parfois difficile de détecter qu’il est souffrant. Il faut donc être particulièrement attentif à tout changement de comportement qui pourrait trahir un problème de santé.

 

Enfin, compte tenu de ses origines et de son pelage, le Sloughi est une race de chien qui craint le froid. Quand les températures sont basses, il faut donc éviter de lui faire passer trop de temps dehors, et le couvrir d’un manteau pour chien adapté.

Le Sloughi est l’archétype du chien facile d’entretien.

 

Un brossage de son pelage court une à deux fois par semaine, à l’aide d’une brosse à poil doux ou d’un gant de brossage, est parfaitement suffisant pour éliminer les poils morts et garder son pelage propre, Sa perte de poils est d’autant plus limitée que, contrairement à de nombreuses autres races, il ne connaît pas de mues saisonnières.

 

En outre, son poil est autonettoyant, ce qui fait qu’il ne dégage pas de mauvaises odeurs Et qu’il n’est pas nécessaire de le laver régulièrement. En temps normal, deux ou trois fois dans l’année suffit donc largement, mais il ne faut bien sûr pas hésiter à donner un bain à son chien s’il s’est fortement sali et/ou que des substances nocives se sont étalées sur son pelage.

 

Comme pour toute race, l'hygiène bucco-dentaire est très importante, et ne doit donc pas être négligée. La brosse à dent est l’accessoire le plus efficace pour prévenir la formation du tartre, renforcer les gencives et éviter la mauvaise haleine du chien.

 

Par ailleurs, bien qu’il ne soit pas particulièrement concerné par le risque d’otites et autres infections, malgré la forme pendante de ses oreilles, il est nécessaire de les inspecter et les nettoyer ses oreilles au moins une fois par semaine. Cette séance hebdomadaire est aussi l’occasion de vérifier – et au besoin nettoyer - ses yeux.

 

Enfin, l’usure naturelle suffit généralement à tailler ses griffes. Toutefois, lorsqu’il vieillit et/ou devient moins actif, il se peut qu’elles deviennent trop longues, et soient alors susceptibles de le gêner voire le blesser. Il convient alors de les lui couper avec une lime spéciale ou un coupe-griffes.

 

Comme pour tout chien, plus il est habitué tôt aux différentes manipulations que son entretien implique, moins il y a de chances de problèmes par la suite.

L’alimentation du Sloughi doit être constituée principalement de viande maigre, de riz et de légumes. Il est préférable de choisir des aliments de qualité, que ce soit sous forme de croquettes industrielles, de pâtée ou de nourriture faite maison. La quantité à donner varie selon la taille, l’âge et l’activité physique de l’animal. Au passage, il ne faut pas être induit en erreur par son allure fine et ses côtes légèrement apparentes : cela fait partie de ses caractéristiques physiques, et n’est en aucun cas un signe qu’il est insuffisamment nourri. Il n’y a nullement lieu de s’en inquiéter ; c’est plutôt le contraire qui serait anormal.

 

De manière générale, plus il fournit d’efforts et a un mode de vie actif, plus la ration doit être importante pour compenser la perte d’énergie. Il est conseillé de la répartir en au moins deux repas, un le matin et un le soir, pour diminuer la probabilité de problèmes digestifs tels que des ballonnements ou la dilatation-torsion de l’estomac.

 

C’est aussi pour éviter cette dernière que la prise des repas doit avoir lieu au calme et être éloignée d’au moins une heure des promenades ou de toute activité physique intense.

 

Enfin, comme tout chien, il est indispensable de faire en sorte qu’il ait de l’eau fraîche à disposition tout au long de la journée.

Surnommé le « seigneur des chiens » dans la culture marocaine, le Sloughi est apprécié depuis longtemps pour ses talents de chasseur, son agilité, son endurance et sa vitesse. Il peut atteindre des pointes à 55km/h sur 300 mètres, si bien qu’un dicton arabe veut que « quand un Sloughi voit une gazelle qui arrache un brin d'herbe, il se retrouve à sa hauteur avant qu'elle ait fini de la mâcher ».

 

En Afrique du Nord, dont il est originaire,  il était principalement utilisé comme chien de garde pour protéger les troupeaux, ainsi que pour la chasse au lièvre, au renard, au chacal ou à la gazelle.

 

Toutefois, en 1844, une loi française interdit la chasse avec des Lévriers, et trouva à s’appliquer dans les territoires du Maghreb qui passèrent sous le giron de la France au cours du 19ème siècle.

 

Depuis 2004, la chasse à courre avec des Lévriers est de nouveau autorisée dans certains pays du Maghreb, mais sous certaines conditions. Elle reste en revanche interdite en Europe, à l’exception de l’Espagne.

 

Aux États-Unis, il a parfois été utilisé pour chasser des coyotes.

 

Dans ses terres d’origine, le Sloughi est toujours utilisé par les nomades comme chien de garde pour les troupeaux, bien que cette pratique tend à disparaître avec la sédentarisation des tribus.

 

Sa loyauté et son dévouement sans faille pour son maître en font également un très bon chien de compagnie, pour peu que sa famille soit en mesure de satisfaire son important besoin d’exercice.

 

Enfin, sa nature élancée et athlétique en fait un bon compétiteur dans des épreuves de racing et de poursuite à vue sur leurre (PVL), même s’il reste néanmoins moins rapide qu’un Lévrier Anglais.

Le prix d’un chiot Sloughi se situe entre 900 et 1300 euros. Le prix d’un individu dépend de sa plus ou moins grande conformité au standard, de la renommée de sa lignée, du prestige de l’élevage mais aussi de son sexe : les femelles sont sensiblement plus chères que les mâles.

 

Il est aussi envisageable d’importer un Lévrier Arabe directement du Maghreb. Le prix d’achat est plus abordable (entre 500 et 750 euros), mais il convient de respecter la réglementation concernant l’importation d’un chien depuis l’étranger, et des coûts de transport ainsi que des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

 

L’adoption d’un Sloughi peut également se faire via des associations spécialisées dans les lévriers mis à la retraite, telles que Lévriers & Compagnie. En effet, de nombreux propriétaires décident de se séparer de leur Sloughi lorsqu’ils ne sont plus en mesure de participer à des compétitions. Il arrive également qu’ils soient abandonnés par des maîtres qui ne s’étaient pas suffisamment informés sur leurs besoins (tout particulièrement en termes d’activité physique), et se retrouvent dans l’incapacité de s’en occuper correctement. Ces associations s’efforcent donc d’offrir aux lévriers qu’elles recueillent une seconde vie en leur permettant de trouver une nouvelle famille.

  • Le Sloughi, le Saluki et l’Azawakh se ressemblent beaucoup, ce qui est parfois source de confusion. Toutefois, il s’agit bel et bien de races distinctes et qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Elles proviennent d’ailleurs de zones géographiques différentes.

 

  • L’écrivain et peintre Eugène Fromentin (1820-1876) a peint le Sloughi à de nombreuses reprises dans plusieurs de ses œuvres, notamment dans son tableau intitulé Chasse arabe, visible au musée des Beaux-Arts de Lyon (France).

 

  • Jérome-Cécil Auffret a réalisé, en 1996, un film documentaire animalier intitulé Le Prince des sloughis, dans lequel la race est mise à l’honneur.
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Avis & conseils Sloughi

Bonjour , le Sloughi est un chien d’Afrique du nord et c'est le Maroc qui détient le standard , et non pas d'asie central , veuillez corriger s'il vous plait



Cordialement

   
Par K.M

j'aime beaucoup cette race

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Par jissi

le sloughi est super pour la chasse traditionnelle sans discussion

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Par siwar