Schipperke

Schipperke

Noms d'origine : Spitzke ou Spitske
Groupe : Chien de berger et de bouvier
Standard : Standard FCI N°83

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Qualités du Schipperke

Tempérament du Schipperke

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Schipperke au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Schipperke

Durée de vie moyenne
15 ans
Poids de la femelle
De 3 à 5 kilos
Poids du mâle
De 5 à 8 kilos
Taille de la femelle
De 30 à 32 cm
Taille du mâle
De 30 à 34 cm

Le Schipperke : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Schipperke

Les origines du Schipperke remontent au Moyen Âge et se situent en Belgique, mais elles sont sujettes à différentes versions.

 

Certains considèrent que sa ressemblance avec les Bergers Belges actuels, et en particulier le Groenendael, prouve qu’il est lui aussi un descendant du Leauvenaar, ou Berger de Louvain, une race aujourd’hui disparue. Une sélection des plus petits spécimens aurait été effectuée afin de les spécialiser comme ratier et gardien des habitations, ce qui aurait créé les premiers Schipperke. Selon cette théorie, son nom viendrait des divers termes désignant le métier de berger à cette époque : « schaper » dans les Flandres, « scheper » vers Anvers ou encore « schieper » près de Louvain.

 

Néanmoins, l’hypothèse la plus communément admise est qu’il était utilisé sur les péniches et que son nom vient en réalité du terme « schipper », signifiant « capitaine ». Ce « petit capitaine » était effectivement souvent utilisé pour chasser les rats et souris sur les bateaux, mais aussi pour monter la garde. Sa couleur noire lui permettant de se fondre dans la nuit ainsi que sa voix perçante effrayaient les éventuels voleurs, qui ne se rendaient pas compte qu’ils avaient à faire à un chien de taille miniature !

 

Quoiqu’il en soit, dès 1690, les savetiers de la confrérie de Saint-Crispin, à Bruxelles, l'adoptent et organisent des concours du chien paré du plus beau collier en cuivre, et quelques-uns de ces colliers sont d’ailleurs toujours exposés à Bruxelles.


En 1882, à Spa (toujours en Belgique), le Schipperke participe pour la première fois à une exposition canine. En 1885, la reine Marie-Henriette de Belgique s’entiche de cette race lors d’une exposition à Bruxelles et en adopte un représentant qu’elle nomme Blak, faisant dès lors du Schipperke un animal de compagnie à la mode.

 

Exportée en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis dès 1887, c’est aussi la première race de chien belge à avoir un club de race reconnu officiellement par la Société Royale Saint-Hubert, dès la création dudit club en 1888. Encore aujourd’hui, le Royal Schipperkes Club, armé de son slogan « Je suis Belge, petit, fort, fidèle, malin et courageux », continue à défendre les intérêts du Schipperke et participe régulièrement à la mise à jour du standard de la race.

 

En 1904, soit 17 ans après son arrivée aux Etats-Unis, le Schipperke est reconnu par l’American Kennel Club (AKC). La Fédération Cynologique Internationale (FCI) ne montre pas le même empressement, puisqu’elle attend 1954 pour faire de même. Il n’en reste pas moins que le Schipperke est aujourd’hui reconnu par l’ensemble des organismes canins de référence, y compris par exemple l’United Kennel Club (UKC) américain, le Kennel Club britannique ou encore le Canadian Kennel Club (CKC).

 

Pour autant, ce n’est pas une race très répandue. Aux Etats-Unis, il se situe en milieu de tableau du classement des races en fonction du nombre d’enregistrements auprès de l’AKC. En Grande-Bretagne, The Kennel Club ne recense guère plus de 50 naissances par an. Il est un peu plus commun en France et semble gagner en popularité, puisque le nombre d’enregistrements au Livre des Origines Françaises (LOF) a grimpé de moins de 150 par an à la fin de la première décennie du 21ème siècle à plus du double de nos jours.

Le Schipperke a l’allure d’un chien de berger lupoïde miniature, mais est néanmoins de constitution solide. Son corps harmonieux et trapu est porté par des pattes à l’ossature fine.

 

Sa tête cunéiforme se termine par un museau peu allongé et une petite truffe bien noire. Elle comporte des petits yeux en amandes de couleur brun foncé qui lui donnent un air malicieux, ainsi que des petites oreilles pointues excessivement mobiles.

 

La queue est attachée haut et est généralement tombante au repos. Toutefois, de nombreux individus naissent anoures (sans queue) ou avec une queue incomplète (courte, ou moignon). Ceci est accepté par le standard du Schipperke, si bien que ces individus ne sont pas pénalisés voire éliminés lors des concours de beauté pour chien.

 

Par ailleurs, son poil est dense et abondant, le poil de couverture étant assez dur, alors que le sous-poil est plutôt doux au toucher. Courte sur la tête et le bout des pattes, la fourrure est de longueur moyenne sur le corps et le haut des pattes et beaucoup plus longue autour du cou, créant une collerette typique de la race. La robe est noire zain, et un éventuel sous-poil gris foncé est toléré s’il est entièrement caché par le poil de couverture.

 

Il existe aussi quelques sujets arborant une couleur différente, en général blanc ou crème. Ils ne sont reconnus que par une minorité d’organismes canins de second rang, à l’instar par exemple du Kennel Union of South Africa (KUSA), pays dans lequel la proportion d’individus ayant une couleur de robe autre que noire est particulièrement importante.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez le Schipperke, le mâle ayant une collerette et un jabot bien plus prononcé que la femelle.

Standard FCI N°83 (05/05/2003)


ORIGINE : Belgique.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 25.03.2003


UTILISATION : Petit chien de garde et de compagnie.


CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 1 - Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses).

Section 1 - Chiens de berger.

Sans épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Lupoïde, le Schipperke est un berger sous un format réduit, mais très solidement bâti. Sa tête est cunéiforme, au crâne assez développé et museau relativement court. Son corps est harmonieux, court, assez large et trapu, mais les membres ont une ossature fine. Sa robe est très caractéristique, bien fournie et à poil droit, formant collerette, crinière, jabot et culottes, ce qui lui donne sa silhouette vraiment unique. Le dimorphisme sexuel est marqué. Sa morphologie sans anomalies, ainsi que ses caractéristiques et son caractère de chien de berger, tout cela en petit format, explique sa grande popularité, débordant largement les frontières belges.

PROPORTIONS IMPORTANTES :


La hauteur au garrot est égale à la longueur du corps, c'est donc un chien bâti au carré. La poitrine est bien descendue jusqu'au niveau des coudes. Le museau est nettement moins long que la moitié de la longueur de la tête.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Un excellent petit chien de garde,"avertisseur"exceptionnel, débordant de vitalité, distant envers les étrangers. Remuant, agile, infatigable, continuellement occupé par ce qui se passe autour de lui, très mordant devant les objets dont la garde lui est confiée, très doux pour les enfants, toujours curieux de savoir ce qui se passe derrière une porte ou un objet que l'on va déplacer, trahissant ses impressions par sa voix criarde, sa crinière et ses poils dorsaux hérissés. C'est un fouineur, qui fait la chasse aux rats, taupes et autres nuisibles.


TETE :


De forme lupoïde, cunéiforme, mais pas trop allongée et suffisamment large pour être en harmonie avec le corps. Arcades sourcilières et zygomatiques modérément arquées. La transition de la région crânienne à la région faciale est visible, mais ne doit pas être trop accentuée.

REGION CRANIENNE :

Front assez large, diminuant vers les yeux, vu de profil légèrement arrondi. Les lignes supérieures du crâne et du chanfrein sont parallèles.

- Stop : Marqué, mais sans exagération.

REGION FACIALE :

- Nez : Petit, truffe toujours noire.

- Museau : S'effilant vers le nez bien ciselé, pas trop allongé, le bout pas tronqué; longueur approximativement 40 pour cent de la longueur totale de la tête: chanfrein rectiligne.

- Lèvres : Noires, bien serrées.

- Mâchoires/dents : Dents saines et bien implantées."Articulé en ciseaux"; la denture"en tenailles"est tolérée. Denture complète, correspondant à la formule dentaire. L'absence d'une ou de deux prémolaires 1 (1PM1 ou 2 PM1) ou d'une prémolaire 2 (1PM2) est tolérée et les molaires 3 (M3) ne sont pas prises en considération.

- Joues : Sèches, se fondant doucement dans les parties latérales du museau.

- Yeux : De couleur brun foncé, petits, en amande, ni enfoncés, ni proéminents; regard malicieux, vif et perçant, paupières bordées de noir.

- Oreilles : Bien droites, tres petites, pointues, triangulaires ( autant que possible équilatéralement), attachées haut, mais pas trop rapprochées, fermes, excessivement mobiles.

COU :


Fort, puissamment musclé et semblant très volumineux par les poils abondants de la collerette, de longueur moyenne, bien dégagé, bien porté et plus redressé quand il est attentif, le bord supérieur légèrement arqué.

CORPS :


Court et large, donc trapu, mais pas excessivement volumineux ou lourdaud, idéalement inscriptible dans un carré, donc la longueur depuis la pointe de l'épaule jusqu'à la pointe de la fesse approximativement égale à la hauteur au garrot.

- Ligne du dessus : La ligne supérieure du dos et du rein est droite et bien tendue, souvent légerement montant de la croupe vers le garrot.

- Garrot : Très accentué et semblant plus relevé encore à cause de la crinière.

- Dos : Court, droit et fort.

- Rein : Court, large et râblé.

- Croupe : Courte, large et horizontale; la partie postérieure de la croupe, donc la jonction entre la croupe et les pointes des fesses, est harmonieusement arrondie, ce qui est appelé"derrière de cochon d'Inde".

- Poitrine : Bien descendue jusqu'au niveau des coudes; large de face et derrière les épaules, donc les côtes bien arquées; de profil, le poitrail bien en saillie.

- Ligne du dessous : Le dessous de la poitrine bien descendue, atteignant les coudes, harmonieusement et légèrement montant vers le ventre, qui est modérément relevé, ni avalé, ni levretté.


QUEUE :


Absente, mais s'il n'y a pas eu de caudectomie, la queue sera longue, forte à la base, s'amenuisant vers l'extrémité, atteignant au moins le jarret. Au repos, de préférence tombante, l'extrémité légèrement recourbée en arrière au niveau du jarret. Peut être relevée à l'action, dans le prolongement de la ligne du dessus, de préférence sans la dépasser. L'attache de la queue ne pourra en rien détériorer la ligne de la croupe qui doit se fondre dans un arrondi harmonieux avec la cuisse et donner l'impression du"derrière de cochon d'Inde". La queue enroulée est tolérée mais non recherchée.

MEMBRES :


D'ossature fine et se trouvant bien en dessous du corps.

MEMBRES ANTERIEURS : :

Les antérieurs sont d'aplomb vus de tous les côtés et parfaitement parallèles vus de devant; leur longueur du sol aux coudes est à peu près égale à la moitié de la hauteur au garrot.

- Epaules : Longues et bien obliques, angulation de l'épaule normale. Bras : Longs et suffisamment obliques.

- Coudes : Fermes, ni décollés, ni serrés.

- Avant-bras : Droits, vus de face assez espacés.

- Carpes (Poignets) : Fermes et effacés.

- Métacarpes : Assez courts, vus de face dans le prolongement des avant-bras, de profil tout au plus très légèrement inclinés.

- Pieds : Petits, ronds et serrés ("pieds de chat"), les doigts cambrés; les ongles courts, forts et toujours noirs.

MEMBRES POSTERIEURS : :

Les postérieurs doivent se trouver sous le corps et être parfaitement parallèles vus de derrière.

- Cuisses : Longues, fortement musclées et à cause de l'épaisseur de la culotte semblant plus large encore.

- Genou : Approximativement à l'aplomb de la hanche; angulation du genou normale.

- Jambes : Approximativement de même longueur que les cuisses.

- Jarrets : Angulation normale.

- Métatarses : Plutôt courts; la présence d'ergots n'est pas souhaitée.

- Pieds : Comme les pieds de devant, ou un rien plus longs.


ALLURES :


Les allures, au trot, sont souples, fermes, avec une amplitude moyenne et une bonne poussée des postérieurs, le dos demeurant horizontal et les membres se mouvant parallèlement; le mouvement des antérieurs doit être en harrnonie avec celui des postérieurs et les coudes ne doivent pas décoller. A plus grande vitesse, les membres convergent.

PEAU :


Bien tendue sur tout le corps.

ROBE :


POIL :

Le poil de couverture est abondant, dense, droit, suffisamment dur, de texture assez ferme, donc sec et résistant au toucher, formant avec le sous-poil doux et serré une excellente protection. Poil très court sur les oreilles et court sur la tête, le devant des antérieurs, les jarrets et les canons postérieurs. Sur le corps poil de longueur moyenne et couché. Autour du cou poil beaucoup plus long et plus écarté, à commencer du bord extérieur des oreilles, formant, surtout chez le mâle, mais aussi chez la femelle, une"collerette"large et très typique (poils longs autour du cou, en épi de chaque côté), une"crinière"(poils longs sur la région supérieure du cou, s'étendant jusque sur le garrot et même les épaules) et un"jabot"(poils longs sur la région inférieure du cou et sur le poitrail, s'étendant entre les antérieurs et se terminant progressivement sous la poitrine).

Sur l'arrière des cuisses, des poils longs et abondants, qui recouvrent la région anale et dont les pointes sont dirigées d'une manière très typique en dedans, forment la"culotte". La queue est garnie d'un poil de la même longueur que celui du corps.

COULEUR :

Noir zain. Le sous-poil ne doit pas être absolument noir, mais peut aussi être gris foncé s'il est complètement caché par le poil de couverture.

POIDS


De 3 à 9 kg. Un poids moyen de 4 à 7 kg est recherché.

Les chiens pesant moins de 3 kg et ceux pesant plus de 9 kg ne peuvent être considérés comme excellents.



DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Aspect général : Lourdaud, manquant de substance; bas ou haut sur pattes; corps allongé, inscriptible dans un rectangle.

- Tête : Trop allongée ou trop courte. Lignes du crâne et du chanfrein non parallèles, aspect du renard; arcades sourcilières ou zygomatiques trop saillants.

- Région crânienne : Trop étroite, front trop arrondi ou bombé ("en pomme").

- Museau : Trop allongé, pincé; épais, tronqué; chanfrein busqué.

- Denture : Incisives mal rangées ou mal implantées; le manque d'une incisive ( 1 I ), de trois prémolaires 1 (3 PM 1) ou de deux prémolaires 2 (2 PM2) sont des défauts sérieux.

- Yeux : Grands, ronds ou proéminents, couleur claire ("noisette"est encore acceptable).

- Poitrine : Etroite, plate, cylindrique; pas assez descendue.

- Croupe : Longue, inclinée, surélevée, arrondi discontinu du bord postérieur (transition croupe-arrière des cuisses).

- Membres : Membres trop peu ou exagérément angulés.

- Allures : Mouvement serré, foulées trop courtes, trop peu d'impulsion, mauvaise transmission par le dos, mouvement relevé des antérieurs ou sautillant des postérieurs.

- Poil : Trop court (ras), trop long, peu foumi, doux ou soyeux, ondulé, trop couché à plat sur le corps ou pendant; trop peu ou pas de collerette, crinière, jabot ou culotte (défaut plus grave chez le mâle, surtout le manque de collerette). Insuffisance de sous-poil.

- Couleur : Reflets gris, brunâtres ou roussâtres dans le poil de couverture. Quelques poils blancs occasionnels p.ex. aux doigts. Un peu de gris p. ex. au museau, dû à l'âge est toléré.
- Caractère : Apathique ou craintif.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Caractère : Hypernerveux, agressif ou peureux.

- Aspect général : Absence de type racial.

- Denture : Prognathisme supérieur; prognathisme inférieur, même sans perte de contact (articulé inversé); occlusion croisée; absence d'une canine (1 C), d'une carnassière supérieure (1 PM4) ou inférieure (1 M1), d'une molaire (1 M1 ou 1 M2, sauf les M3), d'une prémolaire 4 (PM4 inférieure), d'une prémolaire 3 (1 PM3); plus une autre dent, ou au total de quatre dents ou plus (sauf les quatre prémolaires 1).

- Truffe, lèvres, paupières : Dépigmentées.

- Oreilles : Tombantes ou demi-droites.

- Poil: Long et doux ou soyeux, donc une robe manifestement de type "poil long"; franges de poils longs aux oreilles, à l'arrière des membres, etc; absence totale de sous-poil.

- Couleur : Toute couleur du pelage autre que noir ( excepté les reflets gris, brunâtres ou roussâtres) ou avec de très petites taches blanches, même aux doigts.

- Poids : Nettement en dehors des limites prescrites.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Si par le passé la caudectomie (ablation totale et partielle de la queue) était fréquente chez le Schipperke, son interdiction en Belgique en 2006 a changé la donne : les spécimens à queue courte ou inexistante sont aujourd’hui beaucoup plus rares. Ceci tend à démontrer que le Schipperke est une race ayant « naturellement » une queue longue, contrairement à l’image que l’on s’en faisait jusqu’à l’interdiction de la caudectomie.

 

Cette habitude de couper la queue des Schipperke remonterait à une violente querelle entre deux artisans au 15ème siècle, selon le récit d’un moine de l’époque. Le sujet de leur dispute était un collier en cuivre ciselé, fabriqué à la main, pour un chien qui pourrait bien être un Schipperke. Pour se venger, le vaincu aurait attiré le chien de son rival dans sa maison, et lui aurait coupé la queue. Contre toute attente, cette particularité aurait rapidement conquis le cœur d’autres propriétaires de tels chiens, au point que l’habitude fut rapidement prise de couper la queue de tous les Schipperke.

Malgré sa petite taille, le Schipperke a une forte personnalité. Affectueux, dévoué et extrêmement loyal envers sa famille, avec laquelle il apprécie de passer le plus de temps possible et dont il aime partager les activités, il se montre en revanche bien plus suspicieux envers les étrangers - une caractéristique héritée de sa vie passée sur les péniches, où il passait de longs moments avec l’équipage et devait repousser les éventuels visiteurs. Etant une race de chien qui aboie beaucoup, il a clairement du mal à se faire discret, et sa voix perçante peut être à l’origine de problèmes de voisinage liés au chien.

 

Protecteur de sa famille, il est d’autant plus capable d’occuper le rôle de chien de garde qu’il n’a peur de rien malgré son petit gabarit. Il convient donc d’être vigilant afin d’éviter qu’une personne dénuée de mauvaises intentions ne se fasse agresser par ce petit diable qui n’hésite pas à mordre s’il considère que sa maison et/ou sa famille est menacée.

 

Joueur et proche des enfants, il peut passer des heures à s’amuser avec les jeunes membres de la famille, si tant est que ceux-ci aient appris à se comporter en présence d’un animal et ne le maltraitent pas.

 

Par contre, son fort tempérament fait que la cohabitation avec d’autres chiens peut être difficile. Néanmoins, elle ne relève pas non plus de l’impossible, dès lors que la socialisation nécessaire est entamée suffisamment tôt et/ou que toutes les précautions sont prises lors de la venue du nouvel arrivant.

 

C’est aussi son fort tempérament qui fait qu’il peut être difficile à gérer, en particulier pour un maître n’ayant jamais eu de chien auparavant. Il faut de l’expérience et de la patience pour l’éduquer et en faire un compagnon parfait.

 

En revanche, le Schipperke est généralement une race de chien qui s’entend très bien avec les chats, surtout s’ils ont grandi ensemble. Par contre, il est absolument déconseillé d’introduire un rongeur sur son territoire : ses instincts de ratier risquent de mettre un terme rapide et fatal à cette cohabitation. De fait, il est encore aujourd’hui un redoutable chasseur de rongeurs et vermines en tous genres.

 

Vif, curieux et actif, il a besoin d’explorer et de se dépenser quotidiennement pendant au moins une bonne demi-heure. A défaut, ce « petit diable noir », comme on le surnomme parfois, risque de s’ennuyer et d’adopter un comportement destructeur. Jouer à ramener la balle, effectuer une promenade dans le quartier (en laisse, afin d’éviter qu’il ne parte à la poursuite de tout ce qui bouge, sans obéir aux ordres de rappel) ou même simplement courir partout dans la maison sont généralement suffisants pour qu’il puisse évacuer son trop-plein d’énergie.

 

Capable de s’adapter parfaitement à différents cadres de vie, le Schipperke peut parfaitement vivre en appartement, dès lors qu’il a l’occasion de sortir quotidiennement pour se dépenser. L’idéal est quand même qu’il dispose d’un petit jardin clos dans lequel il peut courir à sa guise. En revanche, sa famille risque de devoir passer beaucoup de temps à le chercher s’il est placé dans un jardin ouvert, ou dont la clôture ne fait pas le poids face à ce spécialiste de l’évasion, que sa nature curieuse pousse à explorer les environs.

Le Schipperke étant de nature extrêmement méfiante, il est impératif de le socialiser dès le plus jeune âge avec toutes les personnes qu’il sera amené à rencontrer au cours de sa vie, afin d’éviter toute difficulté par la suite : amis, voisins, famille…

 

L’obéissance doit aussi lui être inculquée très tôt, afin là aussi d’éviter de potentiels problèmes plus tard. Il peut notamment être utile de lui apprendre à ne pas aboyer intempestivement (surtout s’il vit dans une zone peuplée) ou à venir lorsqu’on l’appelle (surtout s’il vit à la campagne, car son instinct le pousse spontanément à partir explorer).

 

Intelligent mais têtu, le Schipperke peut s’avérer difficile à éduquer – en particulier pour un néophyte - et est donc une race de chien à réserver à un maître expérimenté. Si ce dernier sait y faire pour montrer à son chien qui est le chef, parvenant à trouver le juste dosage entre fermeté et patience, consacrant suffisamment de temps à l’éducation de son compagnon et recourant à des méthodes d’éducation canine basées sur le renforcement positif, il pourra aller très loin avec, car la capacité d’apprentissage de ce chien est incroyable, et il aime avoir une tâche à effectuer. C’est d’ailleurs ce qui explique que ses représentants excellent souvent dans les concours d’obéissance ou d’agility.

Le Schipperke est une race de chien à la santé robuste, et il n’est pas rare de voir des individus atteindre l’âge avancé de 16 ans, voire au-delà.

 

Les principaux risques concernant sa santé sont souvent détectables par un test, et peuvent donc être minimisés en adoptant un chiot auprès d’un éleveur de Schipperke sérieux. Il s’agit de :

 

Enfin, le Schipperke est une race de chien encline à l’obésité : sa famille doit donc s’assurer de le nourrir correctement.

Le Schipperke ne perdant pas beaucoup de poils en dehors de ses périodes de mue, un brossage toutes les deux semaines est généralement suffisant. Par contre, lors de ses mues en automne et au printemps, le brossage doit devenir plus régulier, afin de bien enlever tous les poils morts et d’éviter les nœuds.

 

Par ailleurs, comme c’est un chien propre et sans odeur, un bain n’est nécessaire que s’il s’est sali en jouant dans la boue ou s’il s’est roulé dans un endroit malodorant.

 

Enfin, il faut profiter des séances de brossage du poil du chien pour vérifier que ses oreilles, ses yeux et ses dents sont bien propres, et lui tailler les griffes s’il s’avère que l’usure naturelle est insuffisante.

Le Schipperke n’est pas difficile et s’accomode parfaitement de la nourriture pour chien du commerce, aussi bien sèche qu’humide. Il faut toutefois s’assurer qu’elle soit de bonne qualité et lui apporte tous les nutriments et vitamines dont il a besoin.

 

Par contre, étant prédisposé à l’obésité, il est important de toujours s’assurer qu’il ne mange pas plus qu’il ne devrait : il est conseillé de respecter les quantités indiquées par le fabricant et/ou de faire appel au vétérinaire pour déterminer les quantités appropriées. Par ailleurs, en cas de recours important aux friandises pour chien (en particulier dans le cadre de son éducation, si celle-ci est basée sur les techniques de renforcement positif), il peut être judicieux de retrancher de ses croquettes ou sa pâtée l’apport calorique procuré par les friandises, afin de garder un apport total approprié.

Apprécié pendant des siècles pour ses talents de ratier, le Schipperke peut encore aujourd’hui remplir cette mission. Il est plus rare de nos jours que les logements soient infestés de rats, mais les taupes du jardin peuvent parfaitement s’y substituer : il adore les chasser, d’autant qu'il aime avoir un rôle à jouer.

 

Protecteur, aboyeur et n’ayant peur de rien, il fait aussi un chien de garde incroyable malgré sa petite taille. Il aboie dès qu’un inconnu s’approche, et n’hésite pas à le mordre s’il estime qu’il y a le moindre danger.

 

Son flair et sa petite taille en font aussi un excellent chien de recherche de victimes, par exemple en cas d’effondrement d’un bâtiment. En effet, son gabarit lui permet de se faufiler entre les décombres beaucoup plus facilement que la plupart de ses congénères.

 

Son intelligence et son agilité peuvent aussi lui permettre d’exceller dans les concours de dressage et autres compétitions d’agility, si tant est que son maître ait eu la patience de lui apprendre différents tours.

 

Enfin, le Schipperke fait un merveilleux chien de compagnie pour qui cherche un animal actif, affectueux et joueur, et dispose déjà d’une première expérience comme maître.

Un chiot Schipperke coûte de 900 à 1000 euros, les femelles ayant souvent un prix un peu plus élevé que les mâles.

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Avis & conseils Schipperke

c'est de moi qu'ecrit elizabeth lagrange, fille d'un de mes meilleur amis! je cherche une chienne schipperke pour amener en uruguay et croiser avec vasco du petit nery ou son fils. mais je veux la chienne sans queu (docked or narurally so). c'est une race extraordinaire - nous sommes ekeveurs de chevaux et betail et notre vasco est un excelent berger, william josse triest

   
Par w. josse triest

cette race est magnifique et infatigable

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Par ruysschaert

J'aime cette race depuis fort longtemps, habitant en appartement a Pekin, pour l'instant et rentrant chez nous a Bruxelles 3 fois par an ou nous avons une maison je m'interesse de plus en plus a cette race, nous avons des amis belges qui vivent a Punta del Este en Uruguay ils en ont 3 et vivent au milieu des chevaux, ils sont infatigables !

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Par elisabeth lagrange