Samoyède

Samoyède

Nom d'origine : Samoiedskaïa Sabaka
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif

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Qualités du Samoyède

Tempérament du Samoyède

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Samoyède au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Samoyède

Espérance de vie
12 ans
Poids de la femelle
De 19 à 23 kilos
Poids du mâle
De 23 à 30 kilos
Taille de la femelle
De 50 à 56 cm
Taille du mâle
De 54 à 60 cm

Le Samoyède : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Samoyède

Les origines du Samoyède

Le Samoyède (prononcé « Samayed ») est un chien de travail utilisé depuis plus de 4000 ans par le peuple samoyède. Ce peuple vit au nord-ouest de la Sibérie, dans l’actuelle Russie, et plus précisément dans la péninsule de Taimyr. Ses membres étaient des nomades éleveurs de rennes qui étaient grandement aidés par leurs chiens. Ces derniers rassemblaient et guidaient le bétail, tiraient des traineaux et tenaient chaud à leurs maîtres durant la nuit. Ils étaient aussi utilisés pour la chasse d’animaux en tous genre (y compris l’ours polaire !) et protégeaient leurs propriétaires contre les prédateurs. Son poil était aussi utilisé pour créer des vêtements chauds permettant une excellente isolation. En somme, ils étaient totalement indispensables à la survie de ce peuple, l’aidant au quotidien pour des tâches très variées.

 

Selon certains historiens, il semble que le Samoyède ait également parfois été consommé lors des périodes les plus difficiles. Il s’agirait là toutefois d’évènements très rares. En effet, déjà à cette époque, ce chien était extrêmement proche de l’Homme, jouant par exemple souvent avec les enfants lorsqu’il ne travaillait pas et devant même parfois les surveiller, ce qui explique d’ailleurs qu’encore aujourd’hui il soit si sociable.

 

Le peuple samoyède et leurs chiens furent chassés par d’autres tribus, ce qui les amena à fuir plus au nord. Une légende raconte qu’ils arrivèrent alors à la lisière du monde, dans des terres glacées et enneigées, et qu’ils décidèrent de s’y installer.

 

Faisant partie des races de chien les plus anciennes, le Samoyède se rapproche sans doute de ce à quoi ressemblaient les premiers chiens, et possède très certainement une ascendance commune avec le Malamute d’Alaska et le Husky Sibérien. En revanche, le loup ne fait pas partie de ses proches ancêtres.

Un chien qui a marqué l’Histoire

Le Samoyède prit la lumière à partir de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, lorsqu’un certain nombre de membres du peuple samoyède quittèrent la Sibérie et se lancèrent dans des expéditions polaires, emmenant avec eux leurs fidèles compagnons.

 

Des explorateurs étrangers ne manquèrent pas de le remarquer et de l’adopter à leur tour, si bien qu’il participa à de nombreuses explorations tant en Arctique qu’en Antarctique. Ce fut le cas par exemple lors de la première grande traversée du Groenland dirigée en 1888 par le norvégien Fridjof Nansen, aux côtés de l’anglo-irlandais Ernest Shackleton durant ses explorations de l’Antarctique, ou encore au service du norvégien Roald Amundsen lorsque ce dernier fut le premier homme à atteindre le Pôle Sud, en 1911.

La diffusion du Samoyède

Le premier Samoyède à être arrivé au Royaume-Uni se nommait Antarctic Buck. Il fut apporté d’Australie au tout début du 20ème siècle par l’explorateur Robert Scott. Ce dernier l’avait trouvé au zoo de Sydney, où il avait été laissé après une ou plusieurs expéditions en Antarctique - notamment aux côtés de l’explorateur norvégien Carsten Borchgrevink.

 

Peu de temps après, le zoologique britannique Ernest Kilburn Scott, qui avait passé 3 mois avec les tribus samoyèdes, ramena avec lui au pays un chiot mâle noir nommé Sabarka, puis fit importer une femelle crème appelée Withey Petchora, et peu de temps après un mâle blanc, Musti. Il fut à l’origine du premier standard de la race, rédigé en 1909.

 

La reine britannique Alexandra (1844-1925), épouse d’Edouard VII, fit rapidement partie des plus célèbres admiratrices du Samoyède, et œuvra grandement pour sa diffusion.

 

De fait, le développement du Samoyède hors de ses terres d’origine est généralement mis au crédit de Ernest Kilburn Scott et de cette dernière. En effet, les chiens qu’ils importèrent et élevèrent sont considérés comme membres fondateurs des lignées occidentales et sont présents dans l’arbre généalogique de bon nombre de représentants de la race. Ainsi, depuis le Royaume-Uni, la race se diffusa en Europe, puis dans le monde entier.

 

Toutefois, aux États-Unis, le premier Samoyède vint directement de Russie, puisqu’il fut envoyé en 1906 par le grand-duc Nicolas. La race fut d’ailleurs reconnue dès cette année-là par l’American Kennel Club (AKC). Ses performances durant les courses de chiens de traineau et expéditions ainsi que sa personnalité joviale conquirent les Américains. En 1923, un club de race fut créé, le Samoyed Club of America. Quatre ans plus tard, en 1927, l’autre organisme canin majeur du pays, le United Kennel Club (UKC), la reconnut à son tour. Par la suite, elle vit sa popularité augmenter fortement au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

 

En France, le premier Samoyède ne vint pas non plus de Grande-Bretagne, mais de Russie. Il fut en effet rapporté du front russe par un officier français au lendemain de la première Guerre Mondiale. Il ne laissa pas indifférent, puisque plusieurs élevages firent alors leur apparition. Toutefois, comme pour de nombreuses autres races, la Seconde Guerre Mondiale marqua un coup d’arrêt du développement du Samoyède. La situation se rétablit dans les années 50 grâce à des passionnés motivés à reprendre le travail d’élevage, qui fondèrent alors la Réunion d’Amateurs du Samoyède et Chiens Nordiques. Cette dernière devint par la suite le Club Français des Chiens Nordiques (CFCN).

 

C’est aussi à cette époque, et plus précisément en 1959, que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut officiellement le Samoyède. De fait, il est aujourd’hui reconnu par l’ensemble des grandes institutions du monde entier – c’est le cas notamment du Club Canin Canadien (CCC).

En France, la popularité du Samoyède n’a cessé de croître au cours des dernières décennies, si bien qu’il est désormais fortement représenté. Ainsi, alors que le nombre de naissances enregistrées chaque année au Livre des Origines Français (LOF) se situait autour de la cinquantaine au début des années 80, il avait déjà quadruplé dix ans plus tard. Puis, à l’aube du 21ème siècle, environ 300 chiens étaient déclarés chaque année. Ce nombre doubla en moins d’une décennie, puisqu’il était de l’ordre de 600 au début des années 2010. Ces dernières furent caractérisées par une explosion de la popularité du Samoyède en France, au point d’approcher les 1500 naissances annuelles à leur terme.

 

Il remporte également un succès croissant auxÉtats-Unis. Au tournant des années 2010, il se classait autour de la 70ème position (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’AKC sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Il a gagné depuis plus d’une dizaine de places, se situant désormais au-dessus de la 60ème position.

 

Cet enthousiasme ne se vérifie toutefois pas partout. Au Royaume-Uni, par exemple, qui est le premier pays européen à l’avoir accueilli et où on pourrait croire qu’il est particulièrement présent, non seulement ce n’est pas le cas, mais en plus il est en recul. En effet, le nombre de naissances recensées chaque année par le Kennel Club se situe en effet autour de 250, contre une centaine de plus au milieu des années 2000.

 

Il n’en reste pas moins vrai que la race est désormais présente dans le monde entier, y compris des contrées très éloignées – tant géographiquement qu’en termes de climats – de ses terres d’origine. C’est le cas par exemple de l’Australie : chaque année, environ 400 naissances y sont enregistrées auprès de l’Australian National Kennel Club (ANKC).

Le Samoyède est un chien de type spitz très compact et musclé. Il est de taille moyenne, et possède un corps plus long que haut. Le dos a une longueur moyenne, mais elle est plus étendue chez la femelle que chez le mâle. Dans tous les cas, il est bien musclé et droit, et la queue vient s’enrouler par-dessus. Cette dernière est attachée haut et de longueur moyenne. Le poitrail est proéminent, large et bien descendu, devant atteindre le niveau des coudes. Quant à la croupe, elle est musclée et légèrement inclinée.

 

Les pattes sont solides et bien musclées. Elles se terminent par des pieds de forme ovale, assez plats. Ces derniers comportent des doigts cambrés, qui ne doivent pas être trop serrés et sont couverts de poils plus courts que ceux présents sur l’ensemble du corps.

 

La tête du Samoyède est anguleuse et large, avec un stop bien marqué. Vu de profil, son crâne est légèrement convexe.
Les oreilles sont de forme triangulaire, plutôt petites et arrondies à leur extrémité. Elles doivent être bien dressées sur le haut de la tête, espacées et mobiles.

 

Les yeux sont en forme d’amande et bien enfoncés dans les orbites. Ils sont assez écartés l’un de l’autre, quelque peu obliques, et doivent être de couleur brun foncé. Ils lui donnent un regard vif, traduisant son caractère amical et toujours joyeux. Certains sujets naissent avec des yeux bleus ou jaunes, mais ils ne sont pas acceptés par le standard de la race. 

 

Le nez est effilé et se termine par une truffe qui est le plus souvent de couleur noire, mais peut également être brune ou foie. Elle domine des lèvres noires et épaisses. Par ailleurs, les coins de sa bouche sont retroussés vers le haut : cela l’empêche de baver, mais est surtout à l’origine du fameux sourire du Samoyède. Cette particularité lui donne une expression réellement attachante.

 

Quant à son pelage, il est constitué d’une épaisse double couche de poils et s’avère très résistant à l’eau et aux intempéries. Le sous-poil est doux, épais, laineux et court. Quant au poil de couverture, il est composé de poils plus durs et longs. C’est particulièrement vrai chez le mâle, car celui de la femelle est plus court et doux que celui de ce dernier. Elle a également une crinière bien moins fournie. En tout cas, quel que soit le sexe de l’individu, le poil est si dense en hiver qu’il est presque impossible de voir la peau.

 

Quel que soit son sexe, la robe du Samoyède peut être blanc pur, crème ou blanc et biscuit (un fond blanc présentant des marques biscuit). Dans tous les cas, on ne pas avoir l’impression que le chien est beige.

 

Enfin, au-delà des différences en termes de pelage et de longueur du dos, le dimorphisme sexuel est également très marqué en termes de gabarit. En effet, le mâle Samoyède est bien plus massif que la femelle.

Le Samoyède semble toujours sourire, et ce n’est pas qu’une impression, car c’est effectivement un chien très amical. Il aime en outre participer à la vie de sa famille (a fortiori si elle est active), c’est-à-dire être inclus dans toutes ses activités, et se voir confier des tâches. Dès lors que ses besoins physiques sont respectés, c’est un compagnon calme, très doux et facile à vivre.

 

Il a souvent sa personne de prédilection au sein du foyer, qui souvent n’est autre que celle qui lui donne à manger. Il choisit généralement de rester davantage à ses côtés, et est celle à qui il est le plus enclin à obéir. Néanmoins, cela n’empêche pas qu’il soit affectueux avec tout le monde.

 

Il s’entend d’ailleurs particulièrement bien avec les plus jeunes, ce qui en fait une race de chien recommandée avec un enfant : il fera pour lui un formidable camarade de jeu, et inversement. Mieux vaut toutefois que le petit ait déjà un certain âge, non seulement pour être en mesure de traiter son animal avec respect, mais aussi et surtout pour limiter le risque qu’il soit bousculé voire renversé. En effet, le Samoyède fait montre d’une grande énergie et peut par exemple faire tomber par mégarde son petit partenaire. En outre, comme il passa des millénaires à guider les troupeaux de rennes dans sa Sibérie natale, il est aussi possible qu’il cherche à faire de même avec les enfants, notamment en leur mordillant les talons. En tout état de cause, pour éviter tout problème, il ne saurait être laissé seul avec un tout-petit, en dehors de toute surveillance par un adulte. Cela vaut d’ailleurs pour n’importe quel chien, quelle que soit sa race.

 

La nature alerte et attentive à tout du Samoyède en fait également un excellent chien l’alerte. En effet, il ne manque pas d’aboyer dès qu’il identifie une personne inconnue qui s’approche de chez lui. En revanche, il se montre peu méfiant ou timide, et encore moins agressif : sociable et amical, il donne très rapidement sa confiance, potentiellement à tort. Par conséquent, il peut prévenir de l’arrivée d’un intrus, mais n’est pas du genre à lui faire comprendre qu’il ferait mieux de rebrousser chemin : ce n’est pas un bon gardien.

 

Au-delà des humains, sa sociabilité s’étend également à ses congénères : il s’accorde en général très bien avec eux, qu’il s’agisse d’une simple rencontre fortuite lors d’une promenade ou d’une vie au quotidien sous le même toit. D’ailleurs, il est loin d’être solitaire et apprécie beaucoup la compagnie d’autres chiens, si tant est bien sûr que ces derniers se comportent bien avec lui. Dans le cas contraire, il peut avoir beaucoup de répondant et n’est pas du genre à se laisser faire.

 

Il peut aussi partager son foyer avec un chat, mais seulement dans la mesure où il le fréquente dès son plus jeune âge. Quant à ceux qu’il ne connaît pas et serait amené à croiser lors de ses pérégrinations, son grand instinct de chasseur a toutes les chances de le lancer à leur poursuite.

 

Ce dernier s’applique aussi bien sûr aux animaux plus petits et assimilables à des proies, comme les rongeurs ou les oiseaux. Mieux vaut donc renoncer à envisager une cohabitation, car elle aurait toutes les chances de se terminer de manière abrupte et prématurée. Par ailleurs, cela implique également qu’il est préférable de le tenir en laisse lors des sorties. 

 

Ces dernières doivent être longues et nombreuses. En effet, le Samoyède est très actif et a horreur de ne rien faire. Cela vaut d’ailleurs quel que soit son âge, car ce petit boute-en-train reste très éveillé tout au long de sa vie. Pour être bien dans ses pattes et dans sa tête, il a besoin de se dépenser au moins deux heures par jour au travers de diverses activités. Ce n’est pas le choix qui manque, tant il se montre polyvalent. Ainsi, au-delà des classiques promenades quotidiennes, il peut aussi très bien par exemple suivre son maître lorsque ce dernier part en randonnée, faire du jogging ou encore se balader à vélo. Il se prête aussi parfaitement aux sports canins faisant appel à ses qualités physique et son intelligence, comme par exemple l’agility, le flyball, ou encore le cani-cross et le cani-VTT, bien sûr. Les régions froides sont aussi un terrain parfait pour pratiquer avec lui un sport de traîne sur neige : luge, ski-joëring, traîneau…D’ailleurs, habitué pendant des millénaires à être utilisé comme chien de travail, il apprécie particulièrement qu’on lui confie des tâches, et les prend réellement à cœur.

 

Au final, quelle que soit l’activité qui lui est proposée, le Samoyède l’effectue généralement toujours avec grand plaisir, dès lors qu’elle lui fait faire de l’exercice. Si elle met également en jeu ses facultés intellectuelles, c’est même encore mieux. En effet, très intelligent et alerte, il a aussi besoin d’être stimulé à ce niveau. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à lui donner des puzzles pour chien et autres problèmes à résoudre.

 

Un Samoyède qui n’est pas en mesure de suffisamment se dépenser physiquement ou mentalement a de grandes chances de développer des troubles du comportement (stress, hyperactivité…). Il a aussi besoin d’attention et n’aime pas se retrouver trop souvent seul, pouvant alors facilement souffrir d’anxiété de séparation. S’il y a un problème en termes de niveau d’activité ou de présence de ses maîtres, il est généralement assez aisé de le remarquer, car ce chien est alors enclin par exemple à  creuser des trous dans le jardin et détruire tous types d’objets (y compris par exemple les chaussures de ses maîtres) en les mâchant frénétiquement.

 

Mâcher tout objet qui lui passe sous la gueule est d’ailleurs un comportement fréquent et assez inévitable chez le chiot Samoyède. Il faut donc se préparer à perdre certaines choses, et veiller à toujours laisser un maximum d’objets hors de sa portée – en particulier ceux auxquels on tient particulièrement ou qui pourraient le blesser.

 

Au-delà du fait que son niveau d’activité élevé le rend inadapté pour des personnes âgées ou très sédentaires, son important besoin de contacts avec les siens fait que le Samoyède ne convient pas à des personnes peu présentes ou peu disponibles, qui ne seraient pas à même de lui accorder suffisamment de temps tous les jours. Ainsi, une famille dont tous les membres passent le plus clair de leur journée à l’extérieur de la maison doit plutôt se tourner vers une autre race, à moins qu’il ait un autre compagnon canin avec qui s’amuser et s’occuper. 

 

Son besoin d’attention et d’interactions conduit d’ailleurs le Samoyède à vouloir évoluer auprès de ses maîtres, dans la maison. Il est malheureux s’il n’a pas accès à cette dernière, et n’est pas fait pour vivre dans une niche à l’extérieur, quand bien même il est parfaitement résistant au froid et aux intempéries. Une vie en appartement n’est pas non plus faite pour lui : mieux vaut une maison avec un accès libre à l’extérieur, où il peut se défouler lorsqu’il en a besoin. Compte tenu du fait qu’il craint la chaleur, l’idéal est que le jardin comporte des zones d’ombre, pour qu’il puisse s’y abriter en été. En tout cas, il doit être solidement clôturé (mais pas avec une clôture électrique souterraine), car l’attirance que le Samoyède éprouve pour le grand air ainsi que son instinct de chasseur en font une race de chien fugueuse. Et une fois qu’il est lancé sur la piste d’animaux, cela peut l’emmener très loin de son domicile... Ce n’est d’ailleurs pas une clôture électrique souterraine qui pourrait l’arrêter : un tel dispositif serait totalement inefficace avec ce chien, car le désagrément ressenti ne pèserait pas bien lourd face à sa volonté. En outre, au vu de sa propension à creuser des trous, il convient de s’assurer que la clôture est plantée suffisamment bas, en plus de vérifier régulièrement son état.

 

Par ailleurs, le samoyède est assez bruyant et bavard, ne manquant pas d’exprimer ses envies et ses émotions par la voix : aboiements, hurlements, etc. C’est particulièrement le cas s’il est trop souvent laissé seul, ce qui peut d’ailleurs être source de quelques tensions avec les voisins… Il aime aussi discuter avec ses maîtres, et se montre très attentif au ton de voix qu’emploient ces derniers : cette subtilité dont il fait preuve lui permet par exemple de faire la différence entre les différents états d’esprits dans lesquels ils peuvent être, et donc d’adapter son comportement en conséquence.

 

Pour autant, malgré son constant besoin d’attention et sa proximité avec ses maîtres, le Samoyède reste un penseur intuitif et indépendant. Il peut donc parfois être difficile de mener à bien son éducation.

 

Enfin, on peut dire que ce chien est un dur : en effet, il n’est pas du genre à se plaindre lorsqu’il souffre d’un quelconque problème de santé, si bien que ce dernier peut longtemps rester inaperçu. Ce comportement est sans aucun doute dû à son passé : au sein d’une meute de chiens, les sujets les plus faibles peuvent rapidement être pris pour cible par leurs congénères.

Le Samoyède est une race de chien indépendante et très intelligente. La combinaison de ces deux caractéristiques fait que son éducation est loin d’être des plus faciles, car il s’ennuie facilement et peut être très têtu. Mis entre les mains d’un maître peu expérimenté ou qui ne sait pas s’affirmer, il a de grandes chances de prendre la place de dominant, ce qui le cas échéant pose évidemment de nombreux problèmes.

 

Tout en gardant une certaine douceur, il est donc impératif d’être ferme dès son plus jeune âge, lorsqu’il est le plus malléable et enclin à apprendre, pour ne pas finir par un jour se laisser déborder. Les règles doivent donc être définies d’emblée et cohérentes dans le temps (si une chose est interdite, elle l’est à tous moments) ainsi que d’un membre à l’autre du foyer (tous doivent connaître les règles et les faire respecter. Dès lors que son propriétaire sait se comporter en véritable chef de meute, les problèmes sont généralement évités, et il devient possible d’exploiter le formidable potentiel de ce chien.

 

Cela suppose notamment de savoir l’intéresser. Des séances courtes, amusantes, sans trop de répétitions et basées sur des méthodes de renforcement positif, sont le meilleur moyen d’y parvenir. Une fois que le maître a établi son autorité et sait obtenir l’attention de son animal, le Samoyède apprend très rapidement.

 

Parmi les choses prioritaires à lui enseigner figure la marche en laisse. En effet, ses instincts de chasseur peuvent le rendre impossible à raisonner lorsqu’il aperçoit un animal sauvage ou assimilable à une proie. Ce comportement est profondément ancré en lui et ne peut pas disparaître, même s’il est possible d’essayer d’en limiter les conséquences en mettant l’accent sur l’apprentissage du rappel à son chien. Néanmoins, dans la mesure où il est impossible de lui faire totalement confiance à ce niveau, sa sécurité et celle des personnes et animaux alentours dictent généralement de le tenir en laisse lors des sorties, ce qu’il doit donc apprendre dès son plus jeune âge.

 

Une autre tendance contre laquelle il est difficile d’aller est sa propension à aboyer. Il faut tâcher de limiter ce comportement dans le cadre de son éducation, avec l’objectif qu’il cesse de le faire dans certaines circonstances qui ne le justifient pas. De manière moins ambitieuse, il est au moins nécessaire de lui apprendre à cesser net dès qu’on le lui demande.

 

Il est également important de lui faire comprendre que les membres de sa famille – à commencer par les plus jeunes – ne sont pas du bétail qu’il a la charge de regrouper ou conduire. En effet, les millénaires qu’il a passé à notamment guider des rennes expliquent qu’il a une certaine propension à vouloir contrôler et guider les enfants, notamment en les regroupant ou en leur mordillant les talons. Cet instinct est lui aussi très ancré et difficile à éliminer, mais il est important faire de cesser de manière ferme ces comportements chaque fois qu’il les effectue, pour qu’il finisse par comprendre qu’ils sont malvenus.

 

Il n’y a pas que pour mordiller que le jeune Samoyède utilise ses dents : il aime aussi beaucoup mâcher tout ce qu’il trouve. Étant donné qu’il peut ainsi être à l’origine de nombreux dégâts matériels voire se mettre en danger lui-même (risque de s’électrocuter, se couper, s’intoxiquer…), il peut être utile de canaliser ce comportement, c’est-à-dire de lui apprendre à l’exercer sur certains jouets en particulier, spécialement conçus à cette fin. En tout état de cause, chez les sujets équilibrés ne manquant ni d’attention, ni d’exercice, ce comportement passe à l’âge adulte.

 

Enfin, comme tout chien, le Samoyède a besoin de bénéficier dès son plus jeune âge d’une socialisation approfondie, à travers des sorties régulières dans des endroits inconnus, la confrontation à bon nombre de stimuli différents et des rencontres avec tous types de personnes et d’autres animaux. C’est le meilleur moyen d’en faire un compagnon équilibré et de limiter le risque qu’il développe des comportements indésirés, par exemple une timidité excessive face à tout ce qui est nouveau ou inconnu.

Le Samoyède est issu de millénaires de sélections par le peuple éponyme, qui l’utilisait comme chien de travail dans un environnement des plus hostiles. C’est ce qui explique qu’il présente une excellente santé générale et ne tombe que rarement malade.

 

Ses origines le rendent également particulièrement résistant au froid et aux intempéries, lui qui provient de régions où le thermomètre peut afficher jusqu’à -50°C. Il n’est d’ailleurs jamais plus à ses aises que quand il fait froid, a fortiori s’il neige.

 

En revanche, du fait de son pelage très fourni, il souffre en cas de fortes chaleurs : le cas échéant, il convient de veiller à ce qu’il ait toujours un endroit abrité (voire climatisé) où s’abriter, de lui éviter tout effort trop important aux heures les plus chaudes. En tout état de cause, il n’est pas fait pour vivre sous toutes les latitudes : par exemple, un climat méditerranéen n’est pas adapté pour lui.

 

Malgré sa grande robustesse, le Samoyède est comme toute race prédisposé à diverses maladies :

  • la dysplasie de la hanche, un problème d’articulation qui peut être caractérisé par une prédisposition héréditaire et qui touche le plus souvent les grandes races de chien. Le fémur ne s’insère alors pas parfaitement dans la cavité pelvienne de l’articulation de la hanche, ce qui peut entraîner des douleurs, des boiteries, ainsi que de l’arthrose lorsque l’animal vieillit ; 
  • la luxation de la rotule, une maladie articulaire qui correspond à une mauvaise position de cet os au sein du genou. Cela engendre une boiterie plus ou moins forte. Une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire ;
  • la dilatation-torsion de l’estomac,  qui concerne particulièrement les chiens de grande taille ayant une poitrine profonde. De l’air ou des gaz s’accumulent dans l’estomac, qui se tord et ne les laisse pas s’évacuer. En outre, les veines environnantes se retrouvent comprimées, ce qui perturbe fortement le flux sanguin et provoque un décès brutal du chien s’il n’est pas pris en charge rapidement ;
  • la sténose aortique, une malformation congénitale du cœur qui correspond plus précisément à un rétrécissement de la base de l’aorte. Dans les cas les plus graves, les premiers symptômes s’observent vers les 6 mois du chien, alors que les cas les plus bénins peuvent passer inaperçus pendant des années. Les symptômes sont ceux d’une insuffisance cardiaque : fatigue à l’effort et syncopes, voire crise cardiaque. Il n’existe pas de traitement pour cette maladie ;
  • la communication inter-atriale, une malformation cardiaque congénitale qui se traduit par une mauvaise communication des oreillettes. Si les individus les moins touchés peuvent ne présenter aucun symptôme au cours de leur vie, d’autres manifestent une intolérance à l’effort, des syncopes, de la dyspnée ou encore de la toux. Toutefois, dès lors que cette malformation est isolée, c’est-à-dire qu’elle ne va pas de pair avec une autre malformation cardiaque, elle ne représente pas un risque majeur pour la santé du chien ;
  • la sténose pulmonaire, une malformation congénitale du poumon qui consiste en un rétrécissement du tronc pulmonaire. Les symptômes apparaissent généralement entre 10 et 12 mois : il s’agit d’une fatigue à l’effort, voire de syncopes. Des médicaments contre les insuffisances cardiaques permettent d’améliorer la qualité de vie du chien, et la chirurgie est parfois employée pour agrandir le tronc pulmonaire et régler le problème à la base ;
  • le diabète, un défaut d’assimilation du sucre dans le sang, qui provoque progressivement une augmentation du taux de glucose dans l’organisme du chien. Les symptômes principaux sont une soif intense, une perte de poids ou encore des vomissements. Il n’est pas possible de soigner cette maladie, mais elle peut être contrôlée par des injections d’insuline journalières et une bonne hygiène de vie, et les individus touchés peuvent alors mener une vie quasi-normale ;
  • l’hémophilie, une déficience de coagulation du sang qui est à l’origine de saignements excessifs. Ces derniers peuvent apparaître par exemple lors de la pousse des dents, dans les urines, lors d’une vaccination, ou encore bien sûr lorsque le chien se blesse. Il n’existe pas de traitement contre cette maladie d’origine héréditaire, qui peut entraîner la mort de l’animal, suite par exemple à des saignements internes passés inaperçus ;
  • la maladie de Von Willebrand, un trouble héréditaire de la coagulation sanguine qui provoque des saignement spontanés au niveau des muqueuses (truffe, gencives…). Du sang peut aussi être présent dans les selles ou les urines, et en cas de blessure, la perte de sang est plus conséquente. Cette affection est incurable, mais il existe néanmoins des traitements permettant d’en limiter les symptômes ;
  • l’anémie hémolytique, lorsque le système immunitaire ne reconnaît plus les globules rouges comme faisant partie du corps du chien et les détruit. Les symptômes sont une intolérance à l’exercice, une respiration rapide, des vomissements, des diarrhées, un fort abattement… Des traitements existent, qui doivent parfois être prescrits à vie ;
  • la glomérulopathie héréditaire du Samoyède, une forme de néphrite (inflammation du rein) spécifique à cette race. Elle touche davantage les femelles et se déclare en général dès les premiers mois du chiot. Elle entraîne une insuffisance rénale qui se manifeste par divers symptômes comme un fort amaigrissement, des émissions importantes d’urine, une déshydratation, des vomissements, des ulcères, des retards de croissance, des carences en protéines, un taux de cholestérol élevé, etc. Une perte de l’audition finit par survenir et le décès du chiot est observable aux alentours de 15 mois. S’il existe des traitements pour ralentir sa progression, cette maladie reste incurable ;  
  • l’hypothyroïde, une perturbation endocrinienne qui correspond à un défaut de régulation des hormones thyroïdiennes. Elle peut avoir tous types de symptômes : prise de poids, rythme cardiaque plus lent, peau sèche, perte de poils, sensibilité accrue au froid, etc. ;
  • l’alopécie X, reconnaissable par une absence de poils sur certaines zones du corps (notamment le cou) et un noircissement de la peau. Cette maladie est encore peu connue, mais des traitements parviennent à être efficaces sur certains sujets ;
  • l’hypersensibilité aux sulfamides, une substance antibactérienne présente dans certains médicaments. Elle peut notamment provoquer des troubles rénaux, de l’anémie, des allergies ou encore des inflammations au niveau des yeux.

 

La race est également particulièrement sujette à certaines maladies oculaires :

  • l’atrophie progressive de la rétine, une maladie héréditaire incurable qui provoque la dégénérescence des cellules de la rétine. Touchant systématiquement les deux yeux, elle provoque au départ des difficultés à voir de nuit, mais au fur et à mesure qu’elle progresse, le chien finit par devenir totalement aveugle ;
  • le glaucome, une affection bien souvent héréditaire pouvant entraîner une perte brutale de la vision, en plus d’être très douloureuse. Elle résulte d’une augmentation anormale de la pression dans l’œil du chien et doit être traitée rapidement, sans quoi ses conséquences sont irréversibles ;
  • l’entropion, qui s’observe lorsqu’une paupière roule vers l’intérieur de l’œil, ce qui provoque de fortes irritations du globe oculaire. Une intervention chirurgicale est alors nécessaire.

 

Cette longue liste de maladies à laquelle la race est particulièrement encline peut faire peur, mais il convient de garder en tête que leur prévalence est le plus souvent très faible. De fait, l’immense majorité des Samoyèdes sont épargnés par les problèmes de santé. D’ailleurs, une étude menée conjointement par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association en 2004 le confirme, puisqu’elle a établi que la mort par vieillesse est la deuxième cause de décès chez cette race, représentant plus de 20% des cas étudiés. Comme chez de nombreuses autres, le cancer sous toutes ses formes arrive en tête, représentant plus d’un cas sur quatre. À titre de comparaison, les maladies cardiaques, qui sont pourtant souvent mentionnées lorsque l’on parle du Samoyède, ne sont en cause que dans 5% des cas. 

 

Il n’en reste pas moins vrai qu’une bonne partie des affections à laquelle la race est exposée sont d’origine héréditaire, ou susceptibles de l’être. Par conséquent, il est très important de choisir un éleveur de Samoyède sérieux et responsable, qui prend soin en particulier de bien sélectionner et tester ses reproducteurs pour éviter toute transmission de telles maladies. Il doit donc être en mesure de présenter les résultats desdits tests, ainsi que ceux éventuellement effectués sur le petit ; l’ensemble permet de prouver que ce dernier est indemne d’affections héréditaires. Il doit aussi bien sûr mettre à disposition un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire, ainsi que le carnet de santé ou de vaccination du chiot, qui permet de confirmer qu’il a bien reçu tous les vaccins nécessaires.

 

Une fois l’animal adopté, il faut savoir que le Samoyède grandit rapidement, en particulier entre 4 et 7 mois, et est donc alors très fragile. Il faut donc lui épargner tout exercice physique trop long ou trop intense, sans quoi ses os et articulations pourraient souffrir, avec potentiellement des séquelles à vie : blessures, malformations, etc. Cela vaut jusqu’à ce qu’il atteigne sa maturité physique, autour de l’âge de 2 ans. Il est alors totalement en mesure d’effectuer n’importe quel type d’activité.

 

Tout au long de sa vie, et même s’il ne présente pas le moindre signe de maladie, une visite de routine chez le vétérinaire s’impose au moins une fois par an. Elle permet d’effectuer un bilan de santé complet et de s’assurer qu’il n’est pas atteint d’un problème potentiellement encore embryonnaire, et donc non détectable pour un œil non averti.

 

C’est d’autant plus utile que le Samoyède est très stoïque et pas du genre à se plaindre. Il peut donc être particulièrement difficile de déceler chez lui une éventuelle douleur, si bien qu’un problème de santé peut rester longtemps caché à défaut d’examen par un professionnel.

 

Le bilan de santé est aussi l’occasion d’effectuer les rappels de vaccins du chien, si nécessaire. Ces derniers sont complémentaires des traitements antiparasitaires que son maître doit lui administrer tout au long de l’année, chaque fois que cela est nécessaire : l’ensemble lui permet de rester en permanence protégé contre nombre de maladies facilement évitables.

Adopter un Samoyède implique d’être prêt à passer souvent l’aspirateur, car il possède beaucoup de poils et en perd également énormément tout au long de l’année. Mieux vaut donc ne pas être maniaque de la propreté et rêver d’un intérieur immaculé en toutes circonstances, car ses poils se retrouvent un peu partout : dans le jardin, sur les vêtements, les bords du canapé, etc. Afin de les éliminer correctement, mais aussi d’éviter la formation de nœuds, il doit être brossé au moins une fois par semaine, voire plus en fonction des besoins.

 

La perte de poils s’accentue grandement lors de ses périodes de mue saisonnière, au printemps et en automne. Il convient alors d’accentuer l’effort en le brossant au moins une fois par jour. La mue du printemps est beaucoup plus conséquente que celle de l’automne, car le Samoyède produit énormément de poils pendant l’hiver puis s’en débarrasse à l’arrivée de la belle saison.

 

Il doit en outre prendre un bain environ une fois tous les 3 mois, ou bien sûr lorsqu’il s’est particulièrement sali. Il faut alors systématiquement utiliser un shampoing spécialement conçu pour la gent canine, de façon à ne pas abîmer sa peau ou son poil. Faire prendre un bain à un Samoyède prend du temps et n’est pas une tâche aisée, ce qui explique que certains maîtres font le choix de la confier à un toiletteur canin professionnel. La question se pose d’autant plus quand on choisit de faire coïncider le bain avec une de ses mues annuelles, de manière à rendre l’élimination des poils morts plus rapide et simple.

 

Par ailleurs, ses oreilles doivent être examinées et nettoyées une fois par semaine, de façon à détecter rapidement un éventuel début d’infection et enlever de potentielles saletés et autres petits débris, qui pourraient justement être à l’origine de tels problèmes.

 

Quant à ses yeux, un examen hebdomadaire n’est pas non plus de trop, compte tenu du fait qu’il est prédisposé à plusieurs maladies oculaires. C’est l’occasion également d’en nettoyer les contours, afin de prévenir là aussi toute infection.

 

Comme pour tout chien, l’hygiène dentaire est également très importante. Il convient donc de brosser les dents du Samoyède régulièrement, en utilisant systématiquement un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine. Cela permet de limiter la formation de plaque dentaire et donc potentiellement de tartre, qui peut être à l’origine de divers problèmes et maladies, parfois graves. Un brossage journalier est idéal, mais le faire une fois par semaine est déjà une bonne chose.

 

Quant aux griffes, elles n’ont généralement pas besoin d’être taillées dès lors qu’il se dépense suffisamment, car l’usure naturelle suffit alors à les limer. Cependant, il convient de garder un œil dessus, ou plutôt une oreille : si on entend une sorte de cliquetis lorsqu’il marche sur une surface dure, c’est que ses griffes sont devenues trop longues et doivent être coupées. À défaut, elles pourraient non seulement le gêner dans ses mouvements, mais aussi se casser d’elles-mêmes, ce qui peut être très douloureux pour lui voire le blesser.

 

Comme pour tout chien, l’entretien du pelage du Samoyède, de ses yeux, ses oreilles, ses dents et ses griffes demande un certain savoir-faire, et ne saurait être effectué au hasard. La première fois, il peut donc être judicieux de se tourner vers un toiletteur professionnel ou un vétérinaire afin d’apprendre les bons gestes à adopter, de manière à agir efficacement et sans risquer de faire mal à son animal, voire de le blesser. Quoi qu’il en soit, il est important d’y familiariser rapidement ce dernier : plus il est habitué tôt à ces manipulations, plus il a de chances de les accepter sereinement tout au long de sa vie, de sorte que ces moments restent agréables tant pour lui que pour son maître.

 

Enfin, le Samoyède passant souvent de longs moments en extérieur, il est bon de prendre l’habitude de l’examiner systématiquement une fois de retour à la maison. Cela permet de s’assurer que des parasites ou des épillets ne se sont pas invités sur son corps, mais aussi qu’il ne présente pas de blessure. Ce dernier point est d’autant plus important que ce chien n’est pas du genre à se plaindre s’il a mal.

Dans sa Sibérie natale, le Samoyède était nourri de poisson et de viande. Resté très proche de ses ancêtres (et étant d’ailleurs toujours un très bon chasseur), il se délecte toujours aujourd’hui d’un régime alimentaire cru comme le régime BARF.

 

Il n’est toutefois pas toujours aisé de fournir à son compagnon une telle alimentation. À défaut, le Samoyède se contente tout à fait d’une nourriture industrielle équilibrée et de qualité, adaptée à ses besoins nutritionnels. S’il peut avoir un morceau de viande ou un vrai os à mâcher supplémentaire de temps à autres, il n’en est que plus ravi. Il se délecte également des fruits et légumes crus.

 

Même s’ils ne représentent pas le plus gros contingent de la race, les individus utilisés pour les courses de chiens de traîneau sont des athlètes à part entière, et nécessitent d’être alimentés comme tels. Leur alimentation évolue d’ailleurs au fil de l’année, car ils ont évidemment besoin d’un apport énergétique (notamment en protéines) nettement plus conséquent lors des périodes de compétitions que pendant leur repos estival.

 

Plus largement, comme pour tout chien, l’alimentation du Samoyède – et en particulier les quantités qui lui sont données chaque jour - doit être adaptée à son état de santé, la quantité d’exercice qu’il fournit, et bien sûr son âge.

 

Ce dernier point est particulièrement crucial. En effet, comme beaucoup de races de taille grande ou moyenne, il connaît lorsqu’il est chiot de fortes poussées de croissance, au cours desquelles il est particulièrement fragile - c’est le cas notamment entre 4 et 7 mois. Grandissant énormément, il doit recevoir une alimentation bien calibrée, pour éviter d’un côté les carences synonymes de retard de croissance, et de l’autre des excès qui accélèreraient dangereusement cette dernière. En effet, il courrait alors un risque accru de blessures, mais surtout de malformations. Ainsi, tant qu’il n’a pas fêté ses 2 ans et atteint sa pleine maturité physique, son alimentation doit évoluer régulièrement pour rester toujours adaptée à ses besoins et à son gabarit. Il ne faut pas hésiter d’ailleurs à solliciter les conseils d’un vétérinaire.

 

Par ailleurs, comme tout chien, mieux vaut quel que soit son âge diviser sa ration journalière en au moins deux repas. C’est d’autant plus vrai qu’il est prédisposé au syndrome de dilatation-torsion de l’estomac : éviter toute prise alimentaire trop conséquente est un des meilleurs moyens de l’en prémunir. Il faut également s’assurer qu’il soit au calme lorsqu’il se nourrit, et lui éviter tout exercice physique trop intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit.

 

En tout cas, son niveau d’activité élevé fait que le Samoyède n’est que peu sujet aux problèmes d’obésité. Néanmoins, aucun individu n’est à l’abri – a fortiori s’il a été stérilisé. Il convient donc de rester attentif à l’évolution de son poids, en prenant le temps de le peser une fois par mois. En cas de dérapage qui se confirme voire s’amplifie lors des mesures suivantes, il convient de faire appel à un vétérinaire pour identifier de manière fiable la source du problème et trouver une solution. En effet, il se peut parfaitement que l’alimentation ou le niveau d’activité ne soient pas en cause, mais qu’une maladie ou une réaction à un traitement soient à l’origine de cette prise de poids.

 

Enfin, comme tout chien, il convient de laisser en permanence à disposition du Samoyède une gamelle d’eau propre et fraîche. C’est particulièrement important en période de forte chaleur, car il ne supporte pas très bien les températures élevées.

Le Samoyède fut pendant des millénaires l’indispensable compagnon de travail du peuple dont il porte le nom. Face aux conditions d’existence très rudes qui sont celles de la Sibérie, il était d’une aide décisive pour ses habitants, au service de qui il remplissait de nombreuses tâches : tirer des traîneaux, chasser des gibiers de toute taille (y compris l’ours polaire), défendre les campements face aux prédateurs, guider les troupeaux de rennes, surveiller et distraire les enfants, tenir chaud durant la nuit… Même l’importante quantité de poils qu’il perd lors de ses mues se rendait utile, puisqu’elle était utilisée pour la confection de vêtements chauds, et parfois même de matériel de pêche. Enfin, il a pu arriver, dans des circonstances exceptionnelles, que le peuple samoyède se nourrisse de viande de chien. Aujourd’hui, le Samoyède n’est plus utilisé pour travailler, mais reste extrêmement polyvalent.

 

Ainsi, sa grande joie de vivre et son engouement pour toute activité lui permettant de se dépenser en font un chien de compagnie parfait pour des personnes suffisamment disponibles et actives pour être en mesure de lui procurer tous les jours une bonne dose d’exercice.

 

Il est d’ailleurs également possible d’exploiter ses grandes qualités physiques et son intelligence dans de nombreuses disciplines canines telles que l’agility, l’obéissance, l’obé-rythmée, le flyball, etc.

 

Il peut aussi bien sûr continuer à transporter des biens ou des personnes, en tractant par exemple des petites charrettes ou des traîneaux. Il le faisait autrefois de manière utilitaire, mais s’est reconverti sans difficultés pour être utilisé ainsi dans le cadre d’activités de loisir ou de compétitions : courses et balades en chiens de traîneau, ski-joëring, etc.

 

On le retrouve également dans des expositions canines, où son beau pelage blanc ne manque pas de faire chavirer les coeurs.

 

Enfin, même si cet usage n’a plus vraiment le vent en poupe, il fut et est parfois toujours présent sur les pistes de cirque, du fait notamment de son apparence atypique et très esthétique.

Le prix d’un chiot Samoyède en France et en Belgique est très disparate, puisqu’on en trouve à la fois qui sont proposés autour de 700 euros, et d’autres qui atteignent voire dépassent les 3000 euros. La moyenne se situe toutefois aux alentours de 1100 euros, sans différence majeure entre les mâles et les femelles. 

 

Au Canada, la plage de prix est également très étendue, s’étalant de 500 à 2500 dollars canadiens.

 

Quel que soit le pays, le prix d’un chiot Samoyède dépend comme pour toute race de nombreux facteurs, à commencer par la notoriété de l’élevage dont il est issu, le prestige de ses ancêtres, ainsi et surtout que ses caractéristiques intrinsèques, en particulier sur le plan physique. Les montants les plus élevés concernent bien souvent les sujets de grande qualité destinés à la reproduction et à être présentés en expositions.

  • Le Samoyède restera à jamais associé aux plus grandes heures de l’exploration polaire, tant son incroyable résistance et ses grandes qualités de chiens de travail furent appréciées par de nombreux explorateurs de l’extrême à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. Parmi les expéditions dans lesquelles il s’illustra, on peut citer :
    • la première grande traversée du Groenland, effectuée en 1888 par Fridjof Nansen, explorateur polaire, scientifique et diplomate norvégien ;
    • le record de latitude nord atteint en 1893 par le même Fridjof Nansen, même si l’objectif initial (atteindre le Pôle Nord) ne put être atteint. Tous les chiens l’accompagnant à cette occasion moururent ;
    • plusieurs explorations en Antarctique effectuées entre 1895 et 1922 par le célèbre voyageur et explorateur anglo-irlandais Ernest Shackleton, une des personnalités les plus importantes de cet âge héroïque. Lui et ses chiens endurèrent de nombreuses épreuves dans des conditions très difficile au sein d’un environnement des plus hostiles. Seuls les chiens les plus résistants purent survivre aux expéditions ;
    • l’atteinte du Pôle Sud en 1911 par le norvégien Roald Amundsen. Le Samoyède peut donc se targuer d’être le premier chien à avoir mis les pattes au Pôle Sud ;
    • les expéditions dans le Grand Nord menées entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle par le duc des Abruzzes, prince, alpiniste et explorateur polaire.

 

  • Le poil du Samoyède était et est toujours utilisé pour la confection de vêtements chauds et de mouches de pêche. On désigne même sous le nom de « fil samoyède » le fruit du poil récupéré après les mues et utilisé pour faire de la laine. Les amateurs de tricot avancent sans hésiter que la laine de Samoyède est bien plus chaude que celle de mouton. Cependant, elle est aussi plus fragile : c’est la raison pour laquelle les deux types de laine sont bien souvent mêlées.

 

  • Un chiot Samoyède apparaît dans la comédie La proposition, sortie en 2009 et réalisée par Anne Fletcher. Le film conte l’histoire de la canadienne Margaret Tate, rédactrice en chef dans une maison édition aux États-Unis. Apprenant que son visa ne sera reconduit, elle contraint son assistant de l’épouser, de façon à pouvoir rester dans le pays.
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Avis & conseils Samoyède

Je réservé une femelle 2 mois "Samoyéde" je vais la chercher dans 8jours, je lis tout les forums et je regarde toutes les vidéos pour le dressage, les soins etc.. J'espère être à la hauteur, j'ai 3 enfants, 22, 17 et 2ans et demi .

   
Par dona Machado

Ses un chien aimable qui veux de lattention il aime creuser des trous partous il ai sportif et travailleur il écoute se quon lui dit il perd souvent son poils ses pour sa quil faut le brosser tous les jours il a de la gentillesse pas méchant avec les autre animaux il ai fidele adorable ademirable calineu respectueux baeux drole aime se premener dehor jaime set race je vous le recomande

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Par emrik

J'ai eu un Samoyède pendant 13 ans que j'ai apprécier surtout aimé car il est un chien de grande gentillesse et fidèle , à du caractère et très propre quoi que dise (Bex ) je n'ai pas compris pourquoi très salissante ? de long poils cela est un entretien régulier comme toutes les races mêmes à poils courts ; je reprendrais cette race j'en suis certaine trop de manque de sa présence . Et pourtant j'ai eu plusieurs races tous je les aimais

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Par Yaline

j'aimerais tant avoir cette race d’après ma grand mère si j'ai une mention bien au bac elle m'en offre un j'aime se chien parce que son poil j'adore et a se qui parait ses mieux de prendre des chiens pas a la mode pour que le ne ce cente pas influencer et pas maltraiter et ses un chien très gentil et adorable toujours a l'écoute de son maitre

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Par claire

Une superbe race . têtue et très salissante mais tellement agréable : pleine de vie, de calins ! Race que je recommande a des amoureux de la nature :)

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Par Bex

,!je suis de votre avis, cette une race vraiment à part, je n'ai eu que des oh et des ah prises photos sans arrêt, impressionnant!Il faut dire que je suis en station touristique en montagne, malheureusement ma Lianka est partie au paradis des chiens à 15 ans et 8 mois ce 1er Juillet, c'est une grande perte, et un vide immense et je souffre beaucoup, si je dois reprendre un chien?????? je pense réellement à la meme race peut être! je vais lui rendre un dernier hommage en receuillant ses cendres et lui redonner liberté en haut d une montagne.

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Par gigi

Bonjour, j'ai mon petit Sam "Kyo" depuis 1 mois. C'eSt une peluche doublé d'un amour, mais quel tête de mule. Un peu abouilleur...!! Mais je découvre avec lui qu'un chien c'est se faire comprendre... Mais surtout montrer a son mètre qu'il l'aime

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Par Maxdel

Bonjour moi aussi je trouve se chien super il a vraiment toute les qualiter pour lui j'en n'est commander un je les dans 2 a 8 semaines jai pri une femelle de poil blanc pur si vous avez des conseil a me dire nessiter pas je suis a votre ecoute merci !!

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Par anne-sophie

mon sam, quand à lui a maintenant 11 ans. malheureusement l'arthrose l'embête de temps en temps.
Et en résumé, Oustiak est un sam mâle dominant.
aboyeur, malicieux, bien obéissant, habitué aux chevaux, chats, poules et chiens (sauf mâle dominant, car dans ce cas, c'est bagarre)
et il a pris part à la compétition du chien le plus léchouilleur du monde.
d'après mon expérience, je pense qu'il faut à cette race, une main de fer dans un gant de velours. autrement dit, son maitre doit faire preuve à la fois de douceur de d'autorité. de plus, il lui faut de belles promenades !

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Par imported_cristou

J'adore cette race j'en ai un adorable que je connais depuis toute petite, Nanoq, il est vraiment doux et c'est toujours montré nounours avec moi il s'entend avec tout les animaux s'en même les connaitre. C'est un chien d'exeption.

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Par Leïla

Très beau chien. J'en ai un mâle il a 1/5 ans.
Il est très bien dressé.
Il s'entend bien avec mes autres chiens qui sont de races:
Rhodesian Ridgeback et Husky siberian se sont tous des mâle.
Le Samoyède s'appelle Cadiac, le Husky Delgaldo et le Rhodesian Ridgeback Voyou.

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Par qwe

J'adore vraiment cette race se sont des chiens élégants avec une allure décontractée.
J'en ai un mâle il s'appelle Cadiac. Il a 1/5 ans.
Il s'entend très bien avec mes autres chiens qui sont de races Rhodesian Ridgeback et Husky siberian.
Ils s'appellent Voyou et Delgaldo.
Ils sont adorables.

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Par qwe

trés beau chien.J'ai un chien de cette race c'est une femelle pleine ayant eu déja 6 petits.Il sont calme et affectueux. Je les adore.

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Par laura103

Je voudrais savoir si cette race perd son poil ?

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Par Gabrielle

oui j adore cette race, on croirai un nounours!!!je suis sous le charme!:)

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Par caro

C'est vraiment ma race préféré!

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Par Charlie
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