Pumi

Pumi

Autres noms : Pumi Hongrois
Groupe : Chien de berger et de bouvier

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Qualités du Pumi

Tempérament du Pumi

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Pumi au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Pumi

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 8 à 13 kilos
Poids du mâle
De 10 à 15 kilos
Taille de la femelle
De 38 à 44 cm
Taille du mâle
De 41 à 47 cm

Le Pumi : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Pumi

Le Pumi (Pumik au pluriel) est un chien originaire de l’ouest de la Hongrie, plus précisément de la Transdanubie. Son nom signifie « incapable de se taire », ce qui en dit long sur son réel besoin de s’exprimer.

 

La race découle de croisements assez anciens effectués de façon non planifiée. Elle descendrait ainsi du Puli, que des bergers et agriculteurs auraient croisé avec des races bergères allemandes (comme des Schafpudel et des Hütespitz, une race disparue au cours des années 1930) et des chiens de travail français (des Briards et autres chiens de type terrier) au début du 18ème siècle. Ces croisements se firent par hasard, dans le cadre du commerce de bétail entre la Hongrie, l’Allemagne et la France :  les rencontres entre bergers étaient également l’occasion pour leurs compagnons de faire connaissance... Très rapidement naquirent donc aux côtés des bergers de Transdanubie des chiens très distincts du Puli, notamment de par leur museau plus allongé, leurs oreilles dressées, leur queue plus haute, leurs poils moyen-long et leur caractère plus affirmé notamment -.

 

Les historiens retrouvèrent des écrits mentionnant le Pumi dès 1795. Cependant, si ce nom existait déjà et que certaines personnes avaient donc déjà fait la distinction entre le Pumi et les Puli, ces chiens continuèrent à être appelés Puli par la majorité de la population hongroise jusqu’aux années 1920. 

 

Quel que soit la manière dont on l’appelait, l’énergie et l’audace de ce chien en ont vite fait un excellent berger, utilisé à la fois pour garder les troupeaux et les rassembler. Sa force de caractère compensait déjà sa petite taille, ce qui lui permettait de rassembler des moutons, des bovins ou même des porcs. Dans sa terre natale, on faisait appel à lui en particulier pour garder des moutons hongrois nommés « Racka », une race rustique vivant dans de petites pâtures difficiles d’accès. Il de cette tâche en se montrant parfaitement autonome et digne de confiance. Lorsqu’il n’était pas aux côtés du bétail, il pouvait également être un allié de poids dans le cadre de la chasse.

 

Au début du 20ème siècle, un groupe de passionnés et éleveurs composé entre autres du Docteur Emil Raitsis, professeur à l’Université hongroise de médecine vétérinaire,  commença à se pencher sur les races de chiens de bergers hongroises et en identifia trois partageant la même base génétique : le Puli, répandu dans les plaines orientales du pays ; le Pumi, davantage présent dans les territoires vallonnés de l’ouest; et le Mudi, présent dans le sud et qui était celui des trois qui ressemblait le plus à l’un des ancêtres commun de ces trois races, le Hütespitz. Le Pumi fut alors considéré comme une variation régionale du Puli, si bien que les deux noms furent encore utilisés de manière interchangeable jusque dans les années 1920. C’est précisément en 1919, suite à un article du biologiste Sándor Lovassy défendant l’idée selon laquelle le Pumi serait une race distincte du Puli et non une variété de ce dernier, que la question commença réellement à être posée. Sur la base des recherches de Lovassy, Raitsis attira l’attention du Magyar Ebtenyészt?k Országos Egyesületeinek Szövetsége, l’organisme canin de référence dans le pays.

 

Un an plus tard, en 1921, le Pumi fut reconnu comme race à part entière par l’association. Alors qu’il avait commencé à apparaitre lors d’expositions canines en tant que variété du Puli, il put donc enfin se présenter en tant que tel. Il existait toutefois encore énormément d’incertitudes, du fait que les caractéristiques morphologiques de la race n’étaient pas encore pleinement arrêtées : le standard proposé était présenté d’emblée comme temporaire. Il fallut attendre 1924 pour que Raitsits établisse dans un livre nommé Les chiens hongrois ce qui devint alors le standard officiel de la race, c’est-à-dire les bases définitives sur lesquelles purent dès lors se reposer les éleveurs professionnels de Pumis. Quatre ans plus tard, en 1928, on comptait déjà 81 sujets enregistrés, provenant principalement d’élevages primés et rapidement reconnus, originaires entre autres d'Állatkert, de Délibáb, de Felvidék, de Hortobágy, de Pardon, de Tétényi et de Zsenyei.

 

Les premières références aux différences de caractère entre Pumi et Puli apparurent dans l’ouvrage écrit par Raitsits en 1924, mais c’est le docteur Csaba Géza Anghi, un collègue de ce dernier, qui travailla particulièrement sur la question en étudiant le lien que la race avait entretenu avec les chiens de type terrier. Selon lui, ce sont surtout les mélanges effectués avec cette race au cours de l’histoire qui déterminèrent tant les distinctions morphologiques et de caractère entre Pumi et Puli. L’influence des terriers dans la race est telle qu’Anghi proposa de donner au Pumi le nom scientifique de Canis familiaris ovilis villosus terrarius Raitsitsi. Cette appellation fut d’ailleurs officiellement acceptée en 1935 par la communauté scientifique internationale.

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale, les combats, les destructions, le manque de soins et de nourriture réduisirent considérablement les effectifs de la race. Le travail d’élevage fut suspendu et ne reprit réellement qu’après la révolution hongroise de 1956, notamment grâce au travail du docteur Imre Ocsag.

 

Toutefois, dès 1954, la race bénéficia de la reconnaissance officielle de la Fédération Cynologique Internationale (FCI).
Il fallut toutefois attendre bien plus longtemps pour que le Pumi fasse officiellement son entrée aux États-Unis. S’il est probable que des immigrants hongrois avaient auparavant emporté avec eux des chiens de cette race – notamment durant la vague d’immigration qui eut lieu suite à l’insurrection hongroise de 1956, il n’existe aucune trace officielle de leur arrivée sur le territoire avant 1980. C’est cette année-là qu’une éleveuse de Komondors, Thérèse Coucher, fit importer plusieurs Pumik. Elle fit naître quelques chiots, mais n’alla pas plus loin. Néanmoins, au début des années 90, des familles hongroises continuèrent de migrer vers les États-Unis, et certaines apportèrent avec elles leur Pumi : petit à petit, il commença à se faire connaître. À la même époque, des éleveurs américains se mirent alors à importer de plus en plus de représentants de la race, et ce fut ainsi qu’elle se développa réellement sur le territoire américain.

 

Le United Kennel Club la reconnut officiellement en 1996, et un club de race, le Hungarian Pumi Club of America, fut constitué en 2005 pour la promouvoir et encourager son élevage sur le territoire. L’American Kennel Club, l’autre organisme canin de référence du pays, la reconnut à son tour en 2016. En revanche, le Canadian Kennel Club voisin n’a lui pas encore franchi le pas.

 

Mais de manière générale, il est resté relativement peu connu hors de son pays d’origine jusque dans les années 1990 où les pays scandinaves, surtout la Finlande et la Suède, reconnurent cette race pour ses grandes qualités de chien de travail et d’extérieur. Il fit aussi une entrée en Italie et aux Pays-Bas dans les années sur la même période.

 

Au Royaume-Uni, le prestigieux Kennel Club (KC) reconnut la race en 2015.

 

Malgré cette reconnaissance croissante par les principaux organismes canins du monde entier, le Pumi demeure relativement peu connu hors de son pays d’origine, où sa population enregistrée était en 2016 légèrement inférieure à 2500 représentants – on peut toutefois estimer que le nombre d’individus non enregistrés est au moins égal. La Finlande constitue une exception notable, puisqu’on y trouvait en 2016 un peu plus de 3000 Pumik enregistrés auprès du Suomen Kennelliitto, l’organisme canin de référence du pays.

 

Au Royaume-Uni, autour d’une trentaine d’individus sont enregistrés chaque année auprès du KC. C’est nettement plus que les chiffres constatés en France, où le nombre de naissances annuelles recensées par la Société Centrale Canine (SCC) ne dépasse presque jamais la dizaine.

 

Aux États-Unis, le Pumi figure autour de la 150ème place (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’AKC en fonction du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme.  

Le Pumi est un chien de taille moyenne dont l’apparence n’est pas sans rappeler celle d’un terrier. Sa morphologie est assez carrée, la longueur de son corps correspondant plus ou moins à sa hauteur au garrot. Il possède en outre une apparence harmonieuse et fine, malgré une musculature plutôt bien développée. La ligne du dessus est bien droite, et le dos est assez court. La cage thoracique est bien descendue et doit atteindre le niveau des coudes. La croupe est légèrement inclinée.

 

La queue est attachée haut et forme un arc de cercle au-dessus cette dernière. Elle ne comporte que peu de sous-poil, et son poil de couverture est dur.

 

Les pattes avant sont bien parallèles et ne doivent pas être trop écartées. Quant aux pattes arrière, elles sont très puissantes et apparaissent campées quand elles sont vues de profil. Vues de derrière, elles sont, elles aussi, parallèles. À l’avant comme à l’arrière, les pieds doivent être arrondis et les doigts bien serrés.

 

La tête du Pumi est assez longue, plutôt étroite, et se termine par un museau bien allongé portant une truffe toujours de couleur noire. Les mâchoires sont solides, articulées en ciseaux, et abritent des dents fortes et bien développées. Les yeux sont moyennement écartés, ovales et toujours de couleur brun foncé. Ils ont une expression très vive et intelligente. Quant aux oreilles, elles sont dressées et attachées plutôt haut sur la tête. De longueur moyenne, elles ont une forme de V.

 

Le pelage du Pumi se compose d’un sous-poil doux et isolant et d’un poil de couverture plus dur et grossier, qui contribue lui aussi à le protéger des intempéries. Il est bouclé et ondulé, ce qui lui donne un effet original. En revanche, il ne doit jamais être cordé. Les poils des deux couches sont de la même longueur (entre 4 et 7 cm) et recouvrent l’ensemble du corps.

 

La robe est toujours d’une couleur unie, qui peut être blanche, noire, grise ou brun clair. Une marque blanche sur le poitrail peut toutefois être autorisée, dans la mesure où elle ne dépasse pas 3 cm de long.  Par ailleurs, les individus de couleur naissent en général noirs puis s’éclaircissent avec le temps.

 

Même si son pelage est loin d’être court, le Pumi fait partie des races de chien les plus hypoallergéniques. Il convient toutefois de garder en tête qu’aucun chien n’est totalement hypoallergénique, mais simplement que certains d’entre eux – comme c’est le cas du Pumi possèdent moins de protéines allergènes dans leur salive, leurs squames et leur urine. En outre, même au sein d’une race donnée, il peut y avoir d’importances différences d’un individu à l’autre. Par conséquent, une personne souffrant d’allergie aux chiens ne saurait se dispenser de passer plusieurs heures aux côtés du chien qu’elle envisage d’adopter avant de se décider à franchir le pas.

 

Par ailleurs, la race présente un dimorphisme sexuel modéré : le mâle est généralement plus grand (et lourd) que la femelle, mais d’à peine une poignée de centimètres.

Très câlin et proche de l’Homme, le Pumi se montre très attaché à sa famille. Pour autant, il n’est pas du genre à passer le plus clair de son temps sur le canapé.

 

En effet, ce chien déborde d’énergie. Il aime passer du temps à courir. Autrement dit, son besoin d’activité physique est assez élevé, et il n’est pas fait pour une personne âgée et/ou sédentaire. Il lui faut un foyer compatible avec son niveau élevé d’activité, et il est toujours ravi d’accompagner ses maîtres durant leurs activités sportives.

 

Quand bien même il est suffisamment sorti, la vie en appartement est loin d’être idéale pour lui. Pour être épanoui, il lui faut disposer d’un accès libre à un jardin dans lequel il peut aller se dépenser dès que l’envie lui en prend. Et encore cela n’est-il pas suffisant : pour être bien dans ses pattes, il a besoin d’être sorti en promenade tous les jours à raison d’au moins 45 minutes pour dépenser toute cette énergie qu’il a en lui. Habiter dans un environnement rural, au sein d’une ferme ou d’un grand domaine, est ce qu’il peut lui arriver de mieux. Il a d’ailleurs un talent certain pour traquer les rats et autres vermines, ce qui peut être d’une grande aide dans une exploitation agricole.

 

Toutefois, il n’y a que physiquement que le Pumi a besoin d’être stimulé : les stimulations mentales sont au moins aussi importantes, et il apprécie d’ailleurs les jeux qui le font réfléchir. En bon chien de travail, il aime aussi qu’on lui confie des tâches et des responsabilités. En outre, très observateur et très curieux (ce qui explique peut-être pourquoi il aime grimper et s’installer en hauteur), il adore se mêler aux activités de la maison. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est d’autant plus heureux si sa famille, en plus d’être active, est nombreuse : le nombre de stimuli n’en est que plus important.

 

Il s’ennuie très vite et ne supporte pas beaucoup la routine, mais la combinaison de son intelligence et de son agilité le rend apte à tous types d’activités. En plus de répondre toujours présent si son maître souhaite faire du jogging avec son chien ou l’emmener pour de longues randonnées à vélo ou à pied, il peut exceller dans de nombreuses disciplines canines telles que l’obé-rythmée, l’agility, le flyball, etc. Ainsi, que ce soit lors des séances d’éducation, de jeux ou encore lors des balades, il faut savoir faire preuve de créativité et ne pas lui proposer toujours les mêmes choses. Un Pumi qui s’ennuie peut d’ailleurs facilement se mettre en tête de fuguer pour aller explorer le vaste monde. Une bonne clôture est donc nécessaire, mais rien ne saurait remplacer le fait de lui procurer toute l’activité qu’il lui faut et d’être toujours être attentif à ses besoins.

 

Si le Pumi est proche de sa famille dans son ensemble, il fait souvent partie de ces chiens qui choisissent au sein de cette dernière un membre en particulier – généralement la personne qui leur consacre le plus de temps - qu’ils considèrent comme leur référent, et vers lequel ils se tournent si besoin. Excellent chien de famille, il s’entend très bien avec les enfants, même avec les plus jeunes. Cependant, en bon chien de berger, il peut prendre ces derniers pour son troupeau et chercher à les rassembler en leur mordillant les talons ou en les attrapant par la manche ou le pantalon. Autrement dit, chacun des protagonistes doit apprendre comment interagir respectueusement avec l’autre. Une fois qu’il a bien appris à différencier un humain d’un mouton, le Pumi se montre doux et prévenant avec les plus jeunes. Cela dit, comme pour tout chien, il ne saurait être laissé seul avec un tout-petit sans la surveillance d’un adulte.

 

Il peut aussi tout à fait convenir à des retraités encore actifs à qui les promenades quotidiennes ne font pas peur.
Une cohabitation avec un autre chien ou un chat ne pose généralement pas de problème, car il s’accorde normalement bien avec eux – qu’il s’agisse d’ailleurs de vivre avec eux ou de les rencontrer lors de ses balades. C’est encore plus vrai s’il a grandi à leurs côtés, ou du moins qu’il en a rencontré régulièrement tout au long de sa période de socialisation, dès son plus jeune âge. Il faut en revanche rester vigilant lorsqu’il est en contact avec de petits animaux de compagnie comme des rongeurs ou les oiseaux : du fait de son instinct de chasseur, il a tôt fait de les considérer comme des proies. Une cohabitation entre un tel animal et un Pumi est donc déconseillée. 

 

Sa propension à se lancer à la poursuite de proies potentielles fait aussi qu’il est indispensable de le sortir en laisse tant que le rappel n’est pas parfaitement assimilé. Et même une fois que c’est le cas, le risque perdure. Une solution intéressante pour concilier d’un côté son besoin de se dépenser et d’évoluer en toute liberté, et de l’autre la sérénité de son maître, est d’investir dans un collier pour chien GPS : dès lors, il est possible de savoir à tout moment où il se trouve, même s’il prend le large.

 

Enfin, le Pumi paraît incapable de s’exprimer sans user de sa voix, et fait partie des races de chien qui aboient le plus. Ce n’est pas pour rien que son nom signifie « incapable de se taire » dans la langue de son pays d’origine... Il sait très bien se faire entendre, notamment lorsque quelque chose lui déplait. D’ailleurs, il est très territorial, protecteur et se montre en général méfiant vis-à-vis des personnes inconnues. Cela en fait au moins un bon chien de garde.

Malgré sa petite taille, le Pumi peut s’avérer être une forte tête. Il n’est pas fait pour un maître débutant ou peu sûr de lui, car son intelligence l’aide à bien identifier les failles éventuelles et prendre le dessus si l’occasion lui en est laissée.

 

Toutefois, elle implique aussi qu’une fois que les bases sont bien ancrées, il apprend extrêmement vite et facilement. Il adore tout particulièrement qu’on lui confie des tâches, et travaille dur pour atteindre les objectifs que son propriétaire lui propose. De fait, si ce dernier dispose de temps et de bonnes compétences en termes d’éducation, il est possible d’aller très loin avec ce chien.

 

Il lui faut toutefois faire preuve de créativité et d’imagination pour parvenir à ses fins. En effet, les séances répétitives ont tôt fait d’ennuyer le Pumi, et il est donc nécessaire de réussir à innover et lui proposer constamment des choses nouvelles pour conserver son attention. Par ailleurs, il est particulièrement réceptif aux méthodes de travail basées sur le renforcement positif, car elles lui permettent de constater que ses efforts sont récompensés et l’incitent à continuer.

 

Comme pour tout chien, une socialisation de qualité s’impose dès son plus jeune âge. Ce n’est pas le plus associable des chiens, mais lui faire rencontrer un maximum de personnes, de congénères, d’animaux de différentes espèces et de situations est le meilleur moyen de lui permettre d’évoluer au mieux dans son environnement toute sa vie durant, en particulier lorsqu’il s’agira de rencontrer des personnes inconnues ou de petits animaux qu’il pourrait assimiler à des proies.

 

C’est également dès son plus jeune âge qu’il faut lui apprendre que les enfants ne sont pas des moutons ou d’autres bestiaux qu’il a pour mission de guider. S’il cherche à les regrouper voire les mordille, il faut le faire cesser immédiatement en détournant son attention vers d’autres activités, en ne manquant pas d’y inclure des récompenses pour les rendre d’autant plus attractives.

 

Par ailleurs, compte tenu du fait qu’il a généralement un bon instinct de chasseur et/ou de baroudeur susceptible de le conduire à fuguer, apprendre le rappel à son chien fait partie des enseignements les plus importants. C’est tout particulièrement vrai si on prévoit de le lâcher sans laisse en pleine nature, car c’est alors un prérequis évident. Tant que ce n’est pas acquis, mieux vaut le garder en laisse.

 

Étant donné qu’il est très bruyant, il peut aussi être judicieux de lui apprendre à ne pas aboyer pour tout et n’importe quoi, tant pour le bien-être des voisins éventuels que pour celui de sa famille. En s’y prenant bien, il est possible d’arriver à faire en sorte qu’il aboie seulement lorsque cela est vraiment nécessaire - par exemple à la venue d’un inconnu.

 

Enfin, comme tout chien, mieux vaut l’habituer dès son plus jeune âge aux manipulations nécessaires à son entretien. C’est tout particulièrement vrai s’il est prévu de le tondre à intervalle régulier : plus il est familiarisé tôt avec la tondeuse, moins il y a de chances qu’un jour ou l’autre il se rebiffe en pleine séance de toilettage.  

Le Pumi est généralement une race de chien en bonne santé. Il n’est toutefois pas à l’abri de certaines pathologies liées à ses origines ou à sa conformation :

 

  • la luxation de la rotule, lorsque ce petit os situé dans le genou ne reste pas dans sa position normale. Elle provoque des boiteries et, à long terme, peut être à l’origine de problèmes d’arthrite du chien. En fonction de la gravité de la luxation, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire ;
  • la myélopathie dégénérative, une maladie héréditaire qui se manifeste en général chez des sujets âgés d’au moins 8 ans. Il s’agit d’une dégénérescence de la moelle épinière, qui affecte la coordination des pattes, et donc la démarche du chien. À terme, elle entraîne une paralysie de l’arrière-train, voire également des pattes avant, et peut finir par rendre le chien totalement paraplégique ;
  • la dysplasie de la hanche, qui est le plus souvent héréditaire. Certains individus présentent des douleurs et des boiteries sur une ou deux des pattes arrière, mais d’autres ne montrent aucun symptôme. Par contre, au fur et à mesure que l’âge du chien avance, des problèmes d’arthrose peuvent apparaître ;
  • des maladies de l’œil, comme la luxation de la lentille, la cataracte, le glaucome, l’entropion, ou encore des sécheresses oculaires.

 

L’adoption auprès d’un éleveur de Pumi professionnel est normalement la solution qui offre les meilleures garanties d’avoir un chien en bonne santé. Il doit être en mesure de présenter un certificat de bonne santé fourni par un vétérinaire, le détail des vaccins administrés au chien (consignés dans son carnet de santé ou carnet de vaccination) et les résultats des tests éventuellement effectués sur les parents ou le petit concernant les maladies héréditaires ou susceptibles de l’être, telles la dysplasie ou la myélopathie dégénérative.

 

Par la suite, et comme pour toute race, le meilleur moyen de garder son animal en bonne santé est la prévention. Quand bien même il ne présente manifestement pas de problème particulier, il est important de l’emmener au moins une fois par an chez le vétérinaire pour un bilan de santé annuel, qui permet de s’assurer que tout va bien, mais également que ses vaccins sont à jour.

Le pelage du Pumi ne nécessite pas un entretien conséquent : un brossage hebdomadaire suffit amplement. Il est toutefois possible de le tondre à raison d’une fois tous les trois mois environ : cela rend son entretien encore plus aisé. De manière générale, il ne perd que peu de poils, sauf lors de ses périodes de mue (au printemps et en automne), pendant lesquelles la fréquence de brossage doit être accrue.

 

Il n’a pas besoin d’être baigné fréquemment : normalement, 3 ou 4 fois par an suffisent amplement, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali. Il est important d’utiliser un shampoing spécialement conçu pour les chiens et de laisser son poil sécher naturellement, pour qu’il prenne ses formes bouclées naturelles.

 

Ses yeux sont sans doute la partie de son corps qui nécessite le plus de vigilance, du fait de sa sensibilité accrue à ce niveau. Une vérification et un nettoyage rigoureux chaque semaine s’imposent pour minimiser le risque de pathologies.

 

C’est aussi l’occasion de vérifier – et au besoin nettoyer - ses oreilles, afin de prévenir toute d’infection. C’est particulièrement utile s’il passe beaucoup de temps en extérieur, car le risque est alors accru.

 

Comme pour tout chien, ses dents doivent être brossées régulièrement de façon à éviter la formation de tartre, susceptible d’entraîner différents types de problèmes. Mieux vaut éviter de le faire moins d’une fois par semaine, l’idéal étant un brossage journalier.

 

Par ailleurs, compte tenu de son niveau d’activité physique, l’usure naturelle suffit généralement à limer ses griffes.

 

Néanmoins, il est toujours bon de s’assurer de temps à autres que c’est effectivement le cas, et de les couper au besoin.
Enfin, il faut prendre l’habitude d’inspecter son chien après chaque retour de promenade dès lors qu’elles ont effectuées dans la nature, en particulier au contact de hautes herbes. Cela permet de retirer au plus tôt les éventuels parasites ou épillets, ainsi que de remarquer sans délai une possible blessure.

Compte tenu de son énergie, le Pumi a besoin d’une nourriture industrielle contenant des protéines et des graisses de bonne qualité pour être en mesure de remplir au mieux les tâches auxquelles on le dispose. Il est en outre important de bien adapter ses rations en fonction de son âge et de son niveau d’activité qu’il fournit : un sujet âgé vivant au sein d’une famille n’a pas les mêmes besoins qu’un jeune chien qui garde un troupeau en montagne.

 

L’importance de bien calculer l’apport nutritionnel qui lui est donné chaque jour fonctionne dans les deux sens : s’il peut facilement venir à manquer de calories tant il en dépense, il peut à l’inverse prendre rapidement du poids s’il est trop nourri. Un bon moyen d’éviter cela est notamment de veiller à déduire de sa ration quotidienne les éventuelles friandises qui lui sont données dans le cadre de son éducation.

 

Cela ne dispense pas en tout cas de le peser régulièrement, afin de réagir sans attendre en cas d’embonpoint. Dans la plupart des cas, lui offrir davantage d’opportunités de se dépenser et réduire sa ration quotidienne suffit à remédier au problème. À défaut, il est nécessaire de se tourner vers un vétérinaire pour écarter l’option d’une éventuelle maladie et instituer un régime alimentaire plus adapté.    

 

Par ailleurs, comme tout chien, il doit toujours avoir à disposition une gamelle d’eau fraiche pour se désaltérer.

Le Pumi était autrefois surtout utilisé comme chien de berger, tant pour rassembler que pour garder les troupeaux de moutons, de vaches ou de porcs. C’était également un très bon chien de chasse, capable d’ailleurs de s’en prendre aussi bien au gibier qu’à la vermine (rongeurs, etc).

 

S’il est aujourd’hui toujours utilisé comme chien de berger, il s’est aussi converti en excellent chien de compagnie pour un foyer constitué de personnes actives, qu’il se fait une joie d’accompagner durant leurs joggings, randonnées et autres activités sportives.

 

Sportif lui-même, il excelle dans bon nombre de disciplines canines, à commencer par l’agility, l’obé-rythmée et le flyball.

 

Il remplit également parfaitement le rôle de chien de garde, tant du fait de son instinct protecteur que de sa forte propension à aboyer.

Compte tenu de la rareté de la race et de la difficulté à s’en procurer, il est hasardeux d’établir un prix de marché pour un chiot Pumi. On trouve toutefois des individus proposés autour de 1200 euros.

 

Une solution peut consister à en importer depuis son pays d’origine, la Hongrie, ou bien depuis un pays proche dans lequel la race est un peu implantée. Par exemple, au Royaume-Uni, le prix moyen d’un chiot Pumi est d’environ 950 livres sterlings, soit un peu plus de 1000 euros.

 

Au Québec, ce n’est guère plus facile, et la solution la plus simple consiste à se tourner vers les États-Unis. Les éleveurs y proposent leurs chiots autour de 1000 dollars. À ce prix-là, on peut obtenir un individu issu d’une bonne lignée, mais sans droit de reproduction, et donc stérilisé. Les prix s’envolent pour ceux issus des meilleures lignées et destinés à la reproduction : il faut alors compter plutôt autour de 2000 dollars, et même jusqu’à 2500 dollars pour les plus beaux spécimens.

 

Dans le cas d’un achat l’étranger, des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat du chiot, et il faut bien sûr s’assurer de respecter la réglementation relative à l’importation d’un chien.

 

Quel que soit le pays d’où il provient, le prix d’un chiot Pumi est grandement influencé par le fait que la race est encore rare, tout en étant de plus en plus recherchée. Les sommes demandées varient d’un individu à l’autre en fonction de la renommée de son élevage, de sa lignée, mais aussi et surtout de ses qualités physiques intrinsèques.

L'odorat du Pumi est très fin.

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Avis & conseils Pumi

Bonjour, ma petite merveille Mila de un an(elevage KEREK-FUL à Perpignan), c'est : que du bonheur, mais pas entre toutes les mains car petit chien tonique, affectueux, amoureux de ses maîtres, têtu, intelligent, futé, drôle, enjoué, souriant, exubérant, bavard et que dire d'autre si se n'est : je ne veux plus d'autres races de chiens !!!!

   
Par Virginie Campos