Malgré quelques disparités, on constate que le Berger Allemand est populaire – voire très populaire – un peu partout dans le monde.
Par ailleurs, bien que les organismes cynologiques nationaux ne différencient pas tous dans leurs statistiques, la variété à poil court et celle à poil long, la première est généralement largement devant la seconde lorsque c’est le cas.
Les statistiques du Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH), l’organisme cynologique du pays, montrent que le Berger Allemand est depuis longtemps la race la plus populaire en Allemagne.
Son nombre d’enregistrements annuels a toutefois fortement baissé depuis au moins le milieu des années 80 : il se situait alors autour de 30.000, tandis qu’il n’était plus que d’environ 10.000 au milieu des années 2010, et d’environ 6.000 une décennie plus tard.
Malgré ce recul des statistiques, le Berger Allemand reste en tête du classement, comme c’est le cas depuis au moins le milieu des années 2000.
Le Berger Allemand est extrêmement populaire dans l’Hexagone. Les statistiques de la Société Centrale Canine (SCC) montrent même qu’il fut la race préférée des Français depuis la fin des années 60 (au moins) jusqu’au milieu des années 2010.
Au début de cette période, on comptait quelque 9000 enregistrements annuels au LOF (Livre des Origines Français), le registre officiel des chiens de race maintenu par l’organisme. Ce nombre augmenta régulièrement par la suite, jusqu’à atteindre environ 15.000 au milieu des années 80. Il resta ensuite assez stable jusqu’à la fin des années 90.
Une baisse s’amorça à partir des années 2000, notamment parce que les Français se mirent à se tourner davantage vers des races possédant des aptitudes comparables mais une apparence moins imposante : le Berger Belge Malinois, le Golden Retriever, le Labrador Retriever, le Berger Australien… Malgré ce recul, le nombre d’enregistrements annuels auprès de la SCC resta élevé : plus de 11.000 jusqu’au milieu des années 2010, et autour de 10.000 au début de la décennie suivante.
En termes de classement, le Berger Allemand se maintint en première position jusqu’au milieu des années 2010, avant d’être dépassé par le Malinois puis par le Berger Australien. Il perdit ensuite quelques places supplémentaires : dans les premières années de la décennie 2020, il émargeait autour du 5ème rang.
Il convient aussi de mentionner que depuis la fin des années 2010, l’organisme distingue dans ses statistiques les deux variétés de la race. Il en ressort que le Berger Allemand à poil court est largement plus représenté que celui à poil long : son nombre d’enregistrements annuels est environ trois fois plus élevé.
Le Berger Allemand est très populaire en Belgique, mais il a perdu quelques places au classement depuis la seconde moitié des années 2010. En effet, même si le nombre d’individus recensés par la base de données Dog-ID reste globalement stable depuis lors (autour de 5500 individus), d’autres ont progressé et l’ont dépassé : alors qu’il se situait non loin de la 5ème place il est désormais plutôt aux alentours du 10ème rang.
Si on regarde dans le détail, on voit qu’il est surtout présent en Flandre (environ 3500 individus recensés au début des années 2020) ainsi qu’en Wallonie (environ 2000), ce qui le place dans ces deux régions vers la 10ème position au classement des races les plus plébiscitées.
Il est beaucoup moins représenté dans celle de Bruxelles-Capitale, où Dog-ID ne recense depuis la fin des années 2010 guère plus d’une cinquantaine d’individus. Il y a même perdu des places : alors qu’à la fin des années 2010 il émargeait autour du 15ème rang, il se situait plutôt vers le 20ème au début de la décennie suivante, puis finit par carrément sortir du top 20 des races les plus nombreuses dans la région.
Le Berger Allemand est solidement implanté en Suisse : la base de données Amicus comptait au début des années 2020 un peu plus de 10.000 spécimens présents sur le territoire, ce qui le situait autour du 10ème rang au classement des races.
Il a toutefois perdu un peu de terrain, puisqu’au milieu des années 2010 le nombre d’individus recensés étaient plutôt de l’ordre de 12.000.
Les statistiques du Club Canin Canadien (CCC) montrent que le Berger Allemand est très apprécié au Canada, et ce depuis au moins la seconde moitié du 20ème siècle, où il occupait la 3ème marche du podium.
Il a même progressé ensuite, dépassant dans les années 2010 le Golden Retriever pour se hisser en seconde position, juste derrière l’indétrônable Labrador Retriever. Il est toutefois retourné au 3ème rang au début des années 2020.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en France, en Belgique et en Suisse que le Berger Allemand est apprécié : c’est le cas également dans les autres pays européens, même si on y constate aussi souvent un léger recul.
En Espagne, il figurait même depuis au moins le milieu des années 2010 en 1ère position du classement des 250 races reconnues par la Real Sociedad Canina de España (RSCE), avec quelque 4500 enregistrements annuels auprès de cette dernière. Ce nombre a depuis baissé quelque peu, ce qui a permis au Setter Anglais de le dépasser. Le Berger Allemand n’en reste pas moins solidement installé sur la deuxième marche du podium.
En Italie, la situation est assez comparable : à lui seul, le Berger Allemand à poil court occupa la 1ère place du classement pendant plusieurs décennies - celui à poil long étant en revanche loin derrière. Toutes variétés confondues, environ 15.000 spécimens étaient enregistrés annuellement auprès de l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) au milieu des années 2010. Les chiffres baissèrent ensuite, passant à environ 11 000 inscriptions par an à la fin de la décennie, et autour de 9000 au milieu des années 2020. Cela dit, le Berger allemand reste encore une des races préférées en Italie.
Au Royaume-Uni, le nombre d’enregistrements annuels de Bergers Allemands auprès du Kennel Club britannique (KC) a sensiblement baissé entre la fin des années 2000 et le tournant des années 2020, passant de plus de 10.000 à environ 7.000. Il reste toutefois très populaire dans le pays, puisque cela le place autour du 10ème rang sur un total d’un peu plus de 200 races reconnues par l’organisme.
Le Berger Allemand jouit d’une très grande popularité aux États-Unis, et ce depuis très longtemps.
Ses origines allemandes jouèrent contre lui lors des deux guerres mondiales, et même un peu après : on observa une baisse de la demande après 1945. Néanmoins, les choses se redressèrent rapidement par la suite : depuis au moins la seconde moitié des années 50, il se trouve en moyenne autour du 5ème rang dans le classement établi à partir des statistiques d’enregistrements annuels auprès de l’American Kennel Club (AKC).
Entre la seconde moitié des années 50 et le début des années 70, le nombre d’enregistrements annuels auprès de l’AKC augmenta pratiquement chaque année, passant de quelque 30.000 à environ 100.000. Le Berger Allemand s’installa même à la seconde place du classement, juste derrière le Caniche. Malgré une certaine baisse des chiffres à partir du début des années 70, il conserva cette position jusqu’à la deuxième moitié de la décennie.
Il recula ensuite progressivement, jusqu’à revenir autour du 5ème rang au début des années 80. Il y resta jusqu’au début des années 90, avec environ 60.000 enregistrements par an. Il remonta ensuite vers la 3ème position jusqu’à la fin des années 2000, où on comptait autour de 40.000 inscriptions annuelles. Tout au long de la décennie suivante, il parvint même à occuper la 2ème place, derrière le Labrador Retriever.
On constate un léger recul depuis le début des années 2020, mais le Berger Allemand se trouve toutefois encore autour du 5ème rang des races préférées des Américains.
Le Berger Allemand jouit d’une grande popularité en Europe et en Amérique du Nord, mais les choses sont plus nuancées sous certaines autres latitudes.
En Australie, où là aussi c’est la variété à poil court qui prédomine, il se situe dans les sommets du classement depuis au moins le milieu des années 80. À cette époque, il était même sur la première marche du podium, avec plus de 10.000 enregistrements annuels auprès de l’Australian National Kennel Council (ANKC). Les chiffres ont baissé régulièrement par la suite, mais il demeure très apprécié : au début des années 2020, il émargeait autour du 5ème rang.
En Afrique du Sud, la situation est sensiblement différente. En effet, dans le classement établi à partir des chiffres d’enregistrements auprès de la Kennel Union of South Africa (KUSA), il se situait vers la fin des années 2000 au-delà du 100ème rang, sur un total d’environ 150 races. Sa popularité a toutefois cru depuis lors, si bien qu’on le retrouvait aux alentours de la 20ème place à l’aube des années 2020, avec autour de 300 à 400 inscriptions annuelles auprès de l’organisme.
Au Japon, le Berger Allemand n’est pas non plus très populaire, et le nombre d’enregistrements annuels auprès du Japan Kennel Club (JKC) est globalement en baisse depuis au moins la fin des années 90. Au début des années 2020, il n’était plus que d’environ 300, ce qui plaçait la race autour du 35ème rang.




