Chien de Montagne des Pyrénées

Chien de Montagne des Pyrénées

Noms d'origine : Patou ou Montagne des Pyrénées
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse
Standard : Standard FCI N°137

Qualités de cette race

Tempérament du Chien de Montagne des Pyrénées

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Chien de Montagne des Pyrénées au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques

Espérance de vie
De 10 à 12 ans
Poids de la femelle
De 50 à 59 kilos
Poids du mâle
De 56 à 64 kilos
Taille de la femelle
De 64 à 75 cm
Taille du mâle
De 70 à 80 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Chien de Montagne des Pyrénées

Le Chien de Montagne des Pyrénées, ou Patou, est une race de chien très ancienne née dans les Pyrénées Centrales, entre France et Espagne. Ce grand animal lupo-molossoïde est probablement issu de chiens d’Asie Mineure ayant l’apparence de nos actuels Dogues du Tibet et qui sont arrivés dans les Pyrénées environ 3000 ans avant J.-C., lors des grandes invasions. Il a également des origines hongroises, suite à des croisements effectués avec des Bergers de Maremme-Abruzzes et de Kuvasz.

 

Le mot « Patou », ou « Pastou », est un dérivé du mot « pastre », qui signifie « berger » en vieux français. Ce terme désignait alors sur l’ensemble du territoire français les chiens de berger de manière générale, puis il ne fut plus utilisé petit à petit que pour désigner celui que l’on connaît aujourd’hui sous ce nom.

 

Célèbre pour son courage dès le Moyen-Âge, le Patou servit alors longtemps comme chien de garde des châteaux. D’ailleurs, dans l’un des premiers documents le mentionnant et qui remonte à l’an 1407, un historien du nom de Bourdet le présente comme gardien du château de Lourdes, dans le sud-ouest de la France.

 

C’est à cette période-là qu’on commença aussi à l’utiliser dans les Pyrénées françaises en tant que berger, et plus précisément en tant que chien de protection des troupeaux de moutons, en partenariat avec des congénères. En effet, son rôle n’est pas de rassembler les moutons, mais bien de les protéger. Ainsi, le rôle de chien de conduite du troupeau était généralement réservé à d’autres races, tandis que lui se concentrait sur sa protection. De fait, son gabarit imposant le rendait très impressionnant, notamment face aux loups, aux lynx et aux ours, et son long manteau blanc lui permettait de se fondre dans le troupeau qu’il protégeait, afin de prendre les prédateurs par surprise. Certains Patous servirent également comme chiens de traîneaux en montagne : leur force et leur résistance leur permettait d’exceller également dans ce genre de tâches.

 

Il était considéré comme réservé aux paysans jusqu’à ce qu’en 1675 Madame de Maintenon, épouse secrète du roi Louis XIV, ramène à Versailles des représentants de cette race, qu’elle appréciait particulièrement. C’est ainsi que le roi les découvrit et s’en éprit à son tour, au point de les intégrer dans sa cour puis de les élever au rang de « Chiens Royaux de France ». Cette distinction incita la noblesse française à acquérir des chiens de cette race, qu’ils utilisèrent tout au long du 17ème et du 18ème siècle pour garder leurs propriétés.

 

Vers la même époque, des spéciment furent importés au Canada, et plus précisément à Terre-Neuve. Le Landseer doit d’ailleurs son existence au Patou, puisqu’il est issu de croisements entre ce dernier et des Terre-Neuves.

 

En 1807, à l’occasion d’un recensement statistique dans le territoire des Hautes-Pyrénées, l’appellation « Montagne des Pyrénées » fit pour la première fois son apparition officielle afin de désigner cette race.

 

Poursuivant sa conquête de l’Amérique, le Montagne des Pyrénées fit sa première apparition aux Etats-Unis en 1824 avec le Marquis de Lafayette, lorsque ce dernier fut invité et célébré en grande pompe afin de le remercier pour l’aide qu’il avait apportée à la toute jeune nation américaine quelques décennies plus tôt. Grand amateur de chiens, il amena alors avec lui plusieurs représentants de la race.

 

Au cours du 19ème siècle, elle gagna en popularité en Europe de manière générale et en Angleterre en particulier, tant auprès des élites qu’auprès des paysans. En effet, avec l’avènement du tourisme, nombre de personnes en visite dans les Pyrénées décidèrent de ramener des chiots Patou dans leur pays d’origine : cela contribua de façon non négligeable à son développement hors de ses terres d’origine.

 

Toutefois, par la suite, elle fut peu à peu abandonnée des élites. Ainsi, au tout début du 20ème siècle, le Montagnes des Pyrénées n’était plus présent en France que dans les campagnes. Et même là, il se faisait également de plus en plus rare, du fait de la quasi-disparition des grands prédateurs de montagne. Bien évidemment, la Première Guerre Mondiale n’arrangea guère les choses…

 

Dans sa région d’origine, les traits physiques de la race commencèrent alors à évoluer pour le pire, en raison de pratiques d’élevage peu réfléchies et approfondies. Beaucoup de chiens naquirent sans ressembler aux Montagnes de Pyrénées tant admirés par le passé. Heureusement, un certain nombre d’individus aux qualités reconnues existaient encore dans les Pyrénées. Cela permit à des éleveurs passionnés, entre les deux Guerres, de choisir de bons reproducteurs pour relancer un travail de sélection et de reproduction, de manière à retrouver la race telle qu’elle existait auparavant.

 

Il n’en reste pas moins que les deux Guerres Mondiales eurent des conséquences désastreuses sur le Patou. Comme toutes les races de chiens, il vit ses effectifs diminuer de manière considérable au cours de ces périodes troublées.

 

Néanmoins, de nombreux spécimens ayant été exportés aux Etats-Unis dans les années 30, un certain nombre de représentants de la race étaient présents en Amérique du Nord, si bien qu’elle n’était pas menacée de disparition. Suite à la Seconde Guerre Mondiale, des éleveurs passionnés se mirent au travail pour redonner au Patou sa popularité d’antan. Un programme d’élevage fut mis sur pied et permit aux effectifs de retrouver leur niveau d’antan puis de les dépasser.

 

En Amérique du Nord, le « Great Pyrenees » (puisque c’est ainsi qu’il y est appelé) fut reconnu par l’American Kennel Club (AKC) en 1933, puis par le United Kennel Club (UKC) en 1949. Le Canadian Kennel Club (CKC) attendit pour sa part 1992 pour faire de même.

 

Pour sa part, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) le reconnut en 1955.

 

Que ce soit dans son pays d’origine ou en Amérique du Nord, le Chien de Montagne des Pyrénées jouit d’une popularité modérée. Ainsi, en France, on compte chaque année entre 450 et 600 naissances enregistrées au LOF (Livre des Origines Français). Aux Etats-Unis, où il continue d’être apprécié comme gardien de bétail dans de nombreux Etats, il figure aux alentours de la 65ème place en nombre d’enregistrements auprès de l’AKC, sur un total d’environ 190 races. Par contre, sa popularité est par exemple nettement moins grande au Royaume-Uni, où le nombre d’enregistrements annuels auprès de The Kennel Club tourne seulement autour d’une centaine.

Elégant, imposant et majestueux, le Montagne des Pyrénées est un chien de grande taille légèrement plus long que haut. Ayant été développé pour protéger les troupeaux sur des pentes montagneuses et raides, il combine force et agilité, se déplaçant aisément, sans lourdeur, et avec des mouvements amples et souples. Ses quatre pattes comportent des ergots et sont bien musclées, et ses pieds sont compacts.

 

Le dos du Patou est solide et sa croupe légèrement oblique, laissant apparaître des hanches assez saillantes. Sa queue, très touffue et portée basse, descend au moins jusqu’à la pointe du jarret. Large et profonde, sa poitrine ne doit pas descendre plus bas que le niveau du coude.

 

Sa tête est assez arrondie et son museau a à peu près la même longueur que le crâne. Les yeux, inclinés, sont de taille moyenne, en forme d’amande, et de couleur marron foncé. Les oreilles sont portées basses, près du niveau des yeux. Elles ont une forme de V et sont arrondies à leurs extrémités. Le nez et les babines sont bien noires, et ces dernières ne sont que peu tombantes. Le cou est fort et assez court.

 

La robe du Chien de Montagne des Pyrénées est constituée d’une double couche de poils. Elle comporte ainsi un sous-poil dense et laineux et un poil de couverture long, épais et lisse. Le tout lui confère une excellente isolation contre l’eau et le froid et le rend parfaitement résistant aux intempéries.

 

Par ailleurs, la densité de poils est plus grande autour du cou, même si cette particularité s’observe davantage chez le mâle que chez la femelle. En outre, les poils sont plus fins autour des oreilles et sur la tête de manière générale.

 

La robe est principalement blanche, mais peut aussi présenter des marques de couleur grise, blaireau, brune ou orange sur les oreilles, la tête ou la queue. Certains individus présentent même de telles marques sur le corps, mais c’est assez rare. En tout état de cause, elles ne doivent pas couvrir plus du tiers du corps de l'animal. Quant au sous-poil, il est blanc ou ombré.

Standard FCI N°137 (04/02/2001)


ORIGINE : France.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 13.03.2001.


UTILISATION : Chien de protection du troupeau en montagne.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 2 - Chiens de type Pinscher et Schnauzer - Molossoïdes - Chiens de montagne et de bouvier suisses et autres races.

Section 2.2 - Molossoïdes, type montagne.

Sans épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Chien de grande taille, imposant et fortement charpenté, mais non dépourvu d'une certaine élégance.

PROPORTIONS IMPORTANTES :


- La largeur maximale du crâne est égale à sa longueur.

- Le museau est légèrement plus court que le crâne.

- La longueur du corps de la pointe de l'épaule à la pointe de la fesse est légèrement supérieure à la hauteur du chien au garrot.

- La hauteur de la poitrine est égale à la moitié de la hauteur au garrot ou légèrement inférieure.

COMPORTEMENT/CARACTERE :


Utilisé pour assurer seul la protection des troupeaux contre les attaques des prédateurs, sa sélection a reposé sur ses aptitudes à la garde et à la dissuasion, autant que sur son attachement au troupeau. Les principales qualités qui en résultent sont la force et l'agilité ainsi que la douceur et l'attachement à ceux qu'il protège. Ce chien de protection a une propension à l'indépendance et un sens de l'initiative qui requièrent de la part de son maître une certaine autorité.

TETE :


Pas trop forte en comparaison de la taille. Ses côtés sont assez plats.

REGION CRANIENNE :

- Crâne : La largeur maximale du crâne est égale à sa longueur. Il est légèrement bombé du fait de la crête sagittale perceptible au toucher. La protubérance occipitale étant apparente, le crâne en sa partie postérieure a une forme ogivale. Les arcades sourcilières ne sont pas marquées, le sillon médian est à peine perceptible au toucher entre les yeux.

- Stop : Il est en pente douce.

REGION FACIALE :

- Truffe : Elle est entièrement noire.

- Museau : Il est large, légèrement plus court que le crâne, s'amenuisant progressivement vers son extrémité. Vu de dessus il a la forme d'un V à la pointe tronquée. Il est bien rempli sous les yeux.

- Lèvres : Elles sont peu tombantes et recouvrent juste la mâchoire inférieure. Elles sont noires ou très fortement marquées de noir, ainsi que le palais.

- Mâchoires/dents : La denture doit être complète, les dents saines et blanches. L'articulé est en ciseaux (les incisives supérieures recouvrent les incisives inférieures sans perte de contact). L'articulé en tenaille ainsi que les deux pinces inférieures basculées vers l'avant sont admis.

- Yeux : Il sont plutôt petits, en amande, légèrement obliques, d'expression intelligente et contemplative et de couleur brun ambré. Les paupières ne sont jamais lâches, elles sont bordées de noir. Le regard est doux et rêveur.

- Oreilles : Elles sont placées à hauteur de l'œil, assez petites, de forme triangulaire, et s'arrondissent à leur extrémité. Elles tombent à plat contre la tête, et sont portées un peu plus haut lorsque le chien est en éveil.

COU :


Il est fort, assez court, avec des fanons peu développés.

CORPS :


La longueur du corps de la pointe de l'épaule à la pointe de la fesse est légèrement supérieure à la hauteur du chien au garrot. La hauteur du sternum au sol est à peu près égale à la moitié de la hauteur au garrot mais jamais inférieure.

- Dessus : Il est bien soutenu.

- Garrot : Il est large.

- Dos : Il est de bonne longueur, solide.

- Rein : Il est de longueur moyenne.

- Croupe : Elle est légèrement oblique avec des hanches assez saillantes.

- Flanc : Il est peu descendu.

- Poitrine : Elle n'est pas trop descendue, mais large et profonde. Elle descend au niveau du coude, pas plus bas, sa hauteur est égale ou légèrement inférieure à la moitié de la hauteur du chien au garrot. Les côtes sont légèrement arrondies.

QUEUE :


Elle descend au moins à la pointe du jarret. Elle est touffue et forme panache, elle est portée basse au repos, avec son extrémité formant crochet de préférence. Elle se relève sur le dos en s'arrondissant fortement, seule son extrémité touchant le rein (en faisant la roue, "arroundera" selon l'expression des Montagnards Pyrénéens) quand le chien est en éveil.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

Ils sont d'aplomb, forts.

- Epaule : Elle est moyennement oblique.

- Bras : Il est musclé, de longueur moyenne.

- Avant-bras : Il est droit, fort et bien frangé.

- Carpe : Le poignet est dans le prolongement de l'avant-bras.

- Métacarpe : Il est légèrement oblique.

- Pied : Il est peu allongé, compact, avec les doigts un peu cambrés.

MEMBRES POSTERIEURS :

Les postérieurs présentent des franges plus longues et plus fournies que les antérieurs. Vus de derrière ils sont perpendiculaires au sol.

- Cuisse : Elle est bien musclée, pas très longue et moyennement oblique, " gigotée ".

- Grasset (genou) : Il est moyennement angulé et dans l'axe du corps.

- Jambe : Elle est de longueur moyenne et forte.

- Jarret : Il est large, sec, moyennement coudé.

- Pied : Il est peu allongé, compact, avec les doigts un peu cambrés.

- Ergots : Les membres postérieurs portent chacun des ergots doubles et bien constitués. Les membres antérieurs portent parfois des ergots simples ou doubles.

ALLURES :


La démarche du Chien de Montagne des Pyrénées est puissante et aisée, jamais empreinte de lourdeur, le mouvement est plus ample que rapide, et non dénué d'une certaine souplesse, ni d'une certaine élégance. Les angulations de ce chien lui permettent des allures soutenues.

ROBE :


POIL :

Il est bien fourni, plat, assez long et souple, assez crissant sur les épaules et le dos, plus long à la queue et autour du cou où il peut onduler légèrement. Le poil de la culotte, plus fin et plus laineux est très fourni. Le sous-poil est également bien fourni.

COULEUR :

Elle est blanche ou blanche avec des taches d'apparence grise (poil de blaireau ou louvet) ou jaune pâle, ou orange (" arrouye ") en tête, aux oreilles et à la naissance de la queue et parfois sur le corps. Les taches poil de blaireau sont les plus appréciées.

TAILLE :


Mâles : 70 à 80 cm,

Femelles : 65 à 75 cm.

Une tolérance de 2 cm au-dessus est admise pour les sujets parfaitement typés.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Aspect général :

- Aspect général donnant une impression de lourdeur, sans distinction. Chien gras, mou, lymphatique.

Tête :

- Trop lourde, de forme rectangulaire.

- Crâne trop large, front bombé.

- Stop trop marqué ou inexistant.

- Lèvres trop descendues formant babine.

- Pigmentation insuffisante de la truffe, du bord des paupières et des lèvres.

Yeux :

- Ronds, clairs, enfoncés ou proéminents, trop grands ou trop petits, trop rapprochés ou trop écartés. Troisième paupière visible. Expression dure.

Oreilles :

- Larges, longues, papillotées, plissées, portées rejetées en arrière, attachées haut.

Cou :

- Grêle, un peu long, ou, au contraire, trop court, donnant l'impression que la tête est dans les épaules. Fanon trop prononcé.

Corps :

- Dessus ensellé ou voussé, plongeant, ventre levretté ou tombant.

Poitrine :

- Poitrail trop large ou trop étroit, côte plate ou, au contraire, en tonneau.

Queue :

- Peu fournie ou mal portée, trop courte ou trop longue, sans panache, ne faisant pas la roue en action, ou la faisant continuellement, même au repos.

Membres antérieurs :

- Panards ou cagneux.

- Angle scapulo-huméral trop ouvert.

Membres postérieurs:

- Panards ou cagneux.

- Jarret droit, ou excessivement angulé.

Pieds :

- Longs, plats.

Poil :

- Court ou frisé, soyeux, mou, absence de sous-poil.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Chien agressif ou chien peureux.

Couleur : Autres couleurs que celles indiquées dans le standard.

Truffe : D'une couleur autre qu'absolument noire

Mâchoires : Prognathisme supérieur ou inférieur, ou toute malformation des mâchoires.

Yeux : Ladre aux paupières, œil jaune.

Ergots : Absence d'ergots, ergot simple ou ergot double atrophié aux postérieurs.

Taille : En dehors des limites.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

D'humeur égale envers ses maîtres, le Montagne des Pyrénées est patient, courageux et diligent.

 

Peu batailleur – il n’entre jamais en conflit, à moins qu’une menace pèse sur son territoire -, il a un grand sens de la famille et est affectueux envers les enfants, avec qui il se montre particulièrement patient et tolérant. De fait, il fait partie des meilleures races de chien pour les enfants.

 

En revanche, il se méfie des inconnus et son vécu comme gardien de troupeau le rend territorial et protecteur ; ces qualités se conjuguent pour en faire un redoutable chien de garde. Il possède d’ailleurs une grande capacité à différencier ses amis et ses ennemis.

 

Toutefois, il ne faut pas laisser le fort instinct du Patou prendre le dessus, et parce qu’il peut s’avérer très impressionnant voire dangereux s’il perçoit une menace, il a besoin d’être socialisé de manière importante depuis son plus jeune âge - que ce soit avec l’humain ou avec d’autres animaux. A défaut de lui présenter bon nombre de personnes et d’animaux différents, il pourrait devenir agressif, ou du moins trop méfiant envers les inconnus, au point par exemple que son propriétaire pourrait avoir des difficultés à faire entrer des amis chez lui. Il est donc être préférable d’acheter un chiot dans un élevage où il est bien exposé à de nombreux sons, stimuli, personnes et animaux depuis tout petit.

 

Une fois socialisé et éduqué, le Montagne des Pyrénées s’avère être un chien parfait : courageux et dévoué, il donne tout pour sa famille et se montre toujours prêt à la défendre ou à lui faire plaisir.

 

En outre, si le travail de sociabilisation du chiot est correctement mené, le Patou est capable de s’accorder avec la plupart des chiens. A défaut, la cohabitation ou même les simples rencontres avec d’autres gros chiens peut poser problème, car son esprit dominant le mettra spontanément en concurrence avec eux. En revanche, la présence d’autres congénères plus petits et de chats présente normalement moins de difficultés.

 

Très affectueux, dévoué et attentif à son maître, il se comporte réellement comme un meilleur ami capable de tout faire pour lui. Il est même conscient de son propre gabarit et de son corps, au point qu’il est très rare qu’il fasse tomber quoi que ce soit dans la maison.

 

Cela dit, la vie entre quatre murs n’est pas la plus adaptée au Patou, qui est une race de chien d’extérieur (et plus précisément de chien de montagne) par excellence. S’il peut vivre en intérieur dès lors qu’il s’agit d’une maison avec un grand terrain dans lequel il est en mesure se dépenser au moins une demi-heure par jour, une vie citadine et/ou en appartement n’est en revanche pas du tout faite pour lui. Si cela venait à être le cas, son propriétaire ne tarderait pas à être confronté à des destructions et autres problèmes de comportement montrant que quelque chose ne va pas. La vie rurale est donc ce qu’il lui faut pour être heureux et épanoui, et il peut tout à fait vivre et dormir en extérieur, sous réserve toutefois d’avoir une niche à sa disposition.

 

Par contre, il faut disposer d’un terrain fermé, car il possède un grand instinct de vagabondage et n’hésite pas à aller se promener loin dans le but d’étendre son territoire. Les barrières et autres palissades qui entourent le jardin doivent au demeurant avoir une certaine hauteur, car sa souplesse lui permet de sauter par-dessus avec une grande aisance. Le Patou a l’âme voyageuse, et le risque de fugue est réel si l’occasion lui en est laissée.

 

Comme tout chien de montagne, il a besoin d’une certaine activité physique et d’exercice quotidien pour rester en forme. De la marche modérée à raison de 20 à 30 minutes par jour suffit en général amplement. Attention toutefois à ne pas trop le faire marcher sous des températures trop élevées, car le Montagne des Pyrénées est une race de chien qui craint les fortes chaleurs. En revanche, il adore les randonnées dans le froid et sous la neige, qui ne lui font pas peur.

 

Par ailleurs, les chiots Patous ont une forte tendance à mâcher tout ce qu’ils trouvent. Si cela passe en général à une fois adulte, il convient en attendant d’être vigilant, tant pour le bien de ses objets que pour celui de son compagnon. C’est d’autant plus vrai qu’étant une race de chien de grande taille, il peut atteindre de nombreux objets de la maison, quand bien même ils ne sont pas au sol. D’ailleurs, dans cette optique de protéger ses possessions et de le protéger lui-même, il est pertinent de ne pas lui donner un accès libre à l’ensemble des pièces de la maison tant qu’il n’a pas atteint une maturité suffisante. Au demeurant, un chiot Pyrénéen qui s’ennuie ou se sent seul est un chiot destructeur (et cela vaut d’ailleurs aussi pour l’adulte) : voilà de quoi motiver encore plus son propriétaire à s’impliquer autant que nécessaire dans son éducation et sa sociabilisation !

 

En outre, du fait de son métier d’origine de chien de berger, le Montagne des Pyrénées est une race de chien qui aboie beaucoup, tout particulièrement la nuit. C'est d'autant plus vrai qu'il possède une ouïe et une vue excellentes, qui lui permettent de détecter tout mouvement autour de lui. Cela en fait indéniablement un chien de garde digne de confiance, toujours alerte et extrêmement sensible. Cependant, il est dans l’intérêt de son propriétaire (et de ses voisins) de lui apprendre dès son jeune âge à faire preuve de discernement, pour éviter – ou au moins limiter - les aboiements intempestifs, qui peuvent vite devenir insupportables pour tout le monde.

 

Enfin, son excellent caractère – sous réserve bien sûr d’avoir été convenablement éduqué et socialisé – n’est pas passé inaperçu aux professionnels de la santé humaine. Ainsi, on le retrouve souvent de nos jours comme chien visiteur dans les maisons de retraite, puisqu’il possède la taille parfaite pour interagir avec les personnes assises ou en fauteuil roulant. Il est également très apprécié pour le travail de thérapie assistée avec les enfants, par exemple dans les orphelinats ou les hôpitaux.

Le Montagne des Pyrénées est un chien très intelligent et a l’habitude de travailler – et donc d’agir - de manière autonome. En effet, en tant que chien de protection de troupeaux, il est livré à lui-même pendant plusieurs jours dans les montagnes, avec sous sa garde un troupeau à protéger. Ce chien fort, agile et très indépendant, au sens de l'initiative développé, aime donc se comporter comme bon lui semble. Autrement dit, il a en  quelque sorte les défauts de ses qualités. En outre, il est doté d’une excellente mémoire et fonctionne à l’intuition.

 

Comme son instinct le pousse à penser et décider par lui-même, son éducation doit être ferme et commencer le plus tôt possible. L’idéal est de l’entamer dès l'âge de 2 mois et de la poursuivre jusqu'à ses 8 mois, afin de tempérer son caractère autoritaire et l'adapter convenablement à l’environnement dans lequel il évolue. En tout cas, il ne faut pas par exemple attendre par exemple qu’il ait 6 mois, sans quoi il sera bien plus difficile à gérer.

 

De fait, même en entamant son éducation très tôt, sa personnalité indépendante peut amener son propriétaire à faire face à divers défis et situations difficiles. Ce n’est clairement pas un chien pour débutant : il est vivement conseillé d’avoir déjà de l’expérience en éducation canine, ou de se faire encadrer de près par un professionnel si ce n’est pas le cas. En effet, au vu de son gabarit une fois adulte, aucune place ne doit être laissée au hasard : il vaut mieux pour tout le monde qu’il soit parfaitement éduqué et que son maître sache le recadrer lorsque cela est nécessaire, afin d’éviter tout dérapage ou installation de mauvaise habitude.

 

Un gros travail de socialisation est également à prévoir, sous peine qu’il se montre exagérément méfiant voire agressif envers les autres chiens et les humains. Il est d’autant moins à négliger que de telles situations pourraient vite s’avérer dangereuses, compte tenu tant de sa taille que de sa force.

 

De même, au vu du gabarit imposant qu’il atteint à l’âge adulte, il convient de l’habituer très tôt à être manipulé, tant par son propriétaire que par des inconnus. A défaut, les séances de soins et d’entretien, que ce soit à la maison, chez le vétérinaire ou au salon de toilettage, pourraient s’avérer assez ardues voire périlleuses.

 

Apprendre à son chiot comment marcher et se comporter en laisse revêt une importance toute particulière avec un Patou. En effet, au vu de la taille qu'il atteint à l’âge adulte et de sa force, mieux vaut lui faire prendre au plus tôt les bonnes habitudes, pour éviter tout problème par la suite.

 

Toutefois, cela ne suffit pas. En effet, le Patou aime beaucoup marcher et s’éloigner de son maître lors des promenades. De fait, il doit pouvoir disposer d’une certaine liberté, au risque d’être malheureux. Mais pour pouvoir la lui octroyer sans avoir alors la peur au ventre, encore faut-il pouvoir lui faire confiance. Là aussi, son éducation s’avère déterminante : apprendre à son chien le rappel est indispensable pour pouvoir espérer garder la situation sous contrôle en toutes circonstances. En tout état de cause, fusse-t-il sportif, le maître n’a pas forcément envie de passer ses promenades à courir après son chien.

 

Le propriétaire d’un Chien de Montagne des Pyrénées a aussi intérêt à se pencher sur le sujet des aboiements dans le cadre de son éducation, car c’est un compagnon très aboyeur. Il peut donc être pertinent de passer du temps à lui apprendre à discerner les situations dans lesquelles il est pertinent d’aboyer et celles où ce n’est pas nécessaire. A défaut, ses aboiements répétés risquent de devenir insupportables pour toutes les personnes vivant à proximité.

 

Là où les choses se compliquent encore un peu plus concernant l’éducation du Patou, c’est que, comme toutes les races de chiens intelligentes, il a tendance à se lasser facilement en cas de séances d’éducation trop répétitives. Il faut donc réussir à mettre au point des sessions à la fois courtes, intéressantes et variées.

 

Au final, il est clair que ce n’est pas du tout une race de chien facile à éduquer, et qu’une première expérience est indispensable – mais pas forcément suffisante. Son éducation nécessite de savoir jongler avec finesse entre fermeté et douceur. De fait, même un maître expérimenté peut avoir intérêt à faire appel à un éducateur canin professionnel pour l’assister.

De manière générale, le Chien de Montagne des Pyrénées est une race de chien rustique et assez peu sujette à des problèmes de santé. Néanmoins, sa grande taille peut constituer un handicap, car il n’est pas rare que des individus développent divers problèmes reliés à cette caractéristique physique.

 

Ainsi, ses os nécessitent une attention particulière, surtout pendant sa période de croissance. En effet, jusqu’à ses 18 mois, ils grandissent vite et peuvent engendrer des douleurs.

 

Il peut aussi souffrir de dysplasie de la hanche, une affection héréditaire dans laquelle le fémur n’entre pas parfaitement dans l’articulation de la hanche. Si certains individus présentent de ce fait des boiteries à l’une des pattes arrière ou aux deux, d’autres ne présentent pas de signes d’inconfort. Mais dans un cas comme dans l’autre, la dysplasie de la hanche peut entraîner des problèmes d’arthrite chez les sujets âgés. Lors d’une adoption d'un chiot auprès d’un éleveur de Chien de Montagne des Pyrénées, il est donc conseillé de s’assurer que ses parents ne souffrent pas de ce problème, même si cela ne suffit pas à écarter le risque.

 

On peut également observer chez cette race des problèmes de dysplasie du coude causée par une croissance trop rapide. Un développement important sur un court laps de temps a de grandes chances d'entraîner une malformation et un affaiblissement des articulations. Ce problème peut lui aussi entraîner des boiteries, puis de l’arthrite à un âge plus avancé.

 

La luxation de la rotule (ou luxation du genou) n’est pas rare non plus chez le Patou, et peut s'avérer très douloureuse. En fonction de la gravité de la luxation, une opération chirurgicale peut s’avérer pertinente – il existe 4 stades de gravité, et une telle intervention est en général envisagée à partir du deuxième. Néanmoins, opération ou pas, une luxation de la rotule implique énormément de repos – 6 à 8 semaines - et une immobilité totale du genou durant un certain temps. En outre, au vu de l’importante période de repos qui est imposée à l'animal et pendant laquelle il ne doit courir, ni sauter, ni jouer, il est parfois difficile pour certains de retrouver leurs pleines capacités. Aussi, certains chiens victimes de luxation du genou – en particulier si elle est assez grave – supportent pendant tout le restant de leur vie une certaine gêne, qui peut toutefois demeurer légère si un bon suivi vétérinaire est procuré. Il est donc important d’identifier à temps une luxation de la rotule, car plus elle est prise tard, plus la probabilité de ne pas s’en remettre totalement est grande. Dans le cas où il n’y a pas d’intervention chirurgicale, il faut en outre être particulièrement attentif à deux problèmes qui sont alors davantage susceptibles de toucher l’animal à court ou long terme : l’arthrose et la rupture des ligaments croisés du chien. Quant au cas où une opération a lieu, une réhabilitation par physiothérapie peut être envisagée pour aider l'animal à se remettre de l’opération et récupérer de manière optimale. Quoi qu’il en soit, il est fortement conseillé d’établir un suivi rigoureux suite à l’opération, de façon à s’assurer de sa bonne guérison.

 

En outre, au-delà des problèmes articulaires et de conformation, le Patou peut potentiellement souffrir de la maladie d’Addison, plus communément appelée hypoadrénocorticisme. Il s’agit d’une maladie grave due à une production insuffisante d’hormones surrénales, ce qui entraîne des carences importantes en sel et en potassium. Elle cause de fortes fatigues, des vomissements, un manque d’appétit, voire une arythmie cardiaque. Si les carences en sel et potassium peuvent parfois être compensées par de la nourriture plus salée, il est dans certains cas nécessaire d’avoir recours à des traitements plus agressifs donnés par voie intraveineuse.

 

Le Patou peut aussi être sujet aux torsions gastriques, des ballonnements potentiellement mortels qui affectent particulièrement les gros chiens ayant une poitrine profonde. Ce problème touche plus particulièrement les chiens âgés.

 

Certaines maladies oculaires du chien sont également davantage fréquentes chez le Montagne des Pyrénées. C’est le cas notamment de la cataracte, qui entraîne une dégradation progressive de la vision, jusqu’à la cécité partielle ou totale. Cette maladie surgit en général à un âge avancé et peut être traitée par voie chirurgicale. C'est le cas également de l'entropion, qui se détecte normalement à partir de 6 mois et se caractérise par une paupière roulant vers l’intérieur de l’œil, irritant ou blessant le globe oculaire. Ce problème peut toucher l’un ou les deux yeux et peut lui aussi être corrigé chirurgicalement.

 

Le Montagne des Pyrénées est également sensible à certaines maladies de peau du chien comme l’eczéma, la démodécie ou encore la dermatite pyotraumatique.

 

Cela dit, il ne faut pas non plus paniquer : un chien de cette race ne saurait évidemment être sujet à tous ces problèmes à la fois. Il est néanmoins conseillé de bien vérifier ses origines et les maux auxquels ses parents ont été confrontés, ainsi que de demander et vérifier scrupuleusement les résultats des tests ADN que tout éleveur de Patou digne de ce nom effectue avant de choisir des reproducteurs. En outre, comme pour toutes les races, un suivi vétérinaire régulier est le meilleur moyen de détecter au plus vite toute anomalie et de remonter à sa source, avant qu’il ne soit potentiellement trop tard.

 

Enfin, il convient de souligner que le Patou est une race de chien qui craint la chaleur. Lorsque le mercure atteint des sommets, il faut veiller à le mettre à l’abri en l’installant dans la pièce la plus fraîche de la maison voire à un endroit climatisé, et éviter bien sûr de lui faire faire de l’exercice aux heures les plus chaudes. En cas de trajet en voiture avec son chien, il convient d’ouvrir la fenêtre ou d’activer l’air climatisé, et bien sûr ne pas le laisser seul dedans au soleil.

 

Par contre, c’est au contraire un chien très résistant face au froid.

Le pelage du Chien de Montagne des Pyrénées nécessite d’être brossé une à deux fois par semaine. En période de mue, c’est-à-dire au printemps et en automne, il faut même opter pour une fréquence quotidienne, car il perd alors une importante quantité de poils.

 

De manière générale, ses poils se régénèrent toute l’année, et il en perd davantage que la moyenne des autres races. Ils repoussent également très vite, ce qui l’aide à être toujours – ou presque - propre. Il n’est donc pas nécessaire de couper les poils de son chien aux ciseaux, ou demander à un toiletteur professionnel de le faire. Au contraire, même s’il peut sembler tentant de le faire en été pour le soulager face à la chaleur, cela est une fausse bonne idée, car en fait ils l'en protègent.

 

Faire prendre un bain à son chien n’est pas non plus particulièrement nécessaire, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali, par exemple en se roulant dans une flaque de boue.

 

En revanche, il est important de ne pas se dispenser du brossage de sa fourrure : du fait de son épaisseur, elle constitue un abri idéal pour les parasites, comme par exemple les puces et les tiques. Ces derniers peuvent entraîner bon nombre de problèmes pour l’animal mais également pour ses maîtres, a fortiori si on les laisse prospérer.

 

Par ailleurs, le Patou est une race de chien qui bave beaucoup, surtout en période estivale. Il n’y a rien à faire pour éviter cela, mais il faut être préparé à trouver régulièrement de la bave dans la maison, en plus de grandes quantités de poils. De fait, c’est un compagnon salissant, et qui n’est donc pas conseillé pour une personne souhaitant plus que tout avoir un foyer propre en toutes circonstances.

 

Par ailleurs, ses oreilles doivent être nettoyées régulièrement, a fortiori s’il passe beaucoup de temps en extérieur et est exposé à l’humidité. L’idéal est d’opter pour un entretien hebdomadaire.

 

Enfin, un Montagne des Pyrénées passant beaucoup de temps dehors et se dépensant use ses griffes naturellement. En revanche, dans le cas contraire, il convient de surveiller ces dernières et de tailler les griffes de son chien dès qu’elles deviennent un peu trop longues.

Il est conseillé de modifier la quantité de nourriture donnée au Montagne des Pyrénées d’une saison à l’autre. En effet, lors de la saison chaude, a fortiori s’il vit dans un endroit où les températures estivales sont très élevées, il a tendance à rester inactif jusqu’à la fin de la journée, si bien que son niveau d’activité est plus limité que le reste de l’année. Il faut donc lui donner une ration alimentaire plus faible que dans les périodes où il se dépense davantage.

 

Quelle que soit la saison, de la nourriture pour chien industrielle sèche de qualité, comme des croquettes, lui convient tout à fait. En tout état de cause, ses besoins nutritionnels sont élevés : le Patou consomme de grandes quantités de nourriture. La ration d’un adulte doit être répartie en deux ou trois repas par jour, à raison de 4 à 6 tasses à chaque fois.

 

L’alimentation du chiot Montagne des Pyrénées revêt une importance particulière, car sa croissance très rapide représente une importante consommation d’énergie. Au cours de ses 4 premiers mois, il doit être nourri 4 fois par jour. Mais au fur et à mesure qu’il grandit, sa ration quotidienne doit être régulièrement et progressivement réajustée. Au cours de cette période déterminante, il est particulièrement utile de consulter régulièrement un vétérinaire et suivre à la lettre ses recommandations, afin de s’assurer que le chiot ne manque de rien, mais ne soit pas non plus trop nourri, ce qui rendrait sa croissance encore plus rapide – avec tous les risques que cela implique.

 

Enfin, comme les autres chiens de grande taille, le Patou est exposé au risque de dilatation-torsion de l’estomac, qui peut s’avérer mortelle si elle n’est pas prise en charge à temps. Pour limiter la probabilité que son compagnon soit victime de ce syndrome, il convient de diviser sa ration journalière en au moins deux repas et de s’assurer qu’il mange dans le calme. Il est également très important d'éviter les efforts physiques intenses après avoir mangé, pendant au moins une heure.

Le Montagne des Pyrénées a longtemps été utilisé comme chien de protection de troupeaux et excelle toujours aujourd’hui dans ce travail, que ce soit dans ses Pyrénées natales ou ailleurs, en France comme à l’étranger.

 

Bien sûr, il n’y a pas que des troupeaux dans la montagne qu’il peut assurer la sécurité : c’est également un excellent chien de garde, un protecteur né pour tous les membres de la famille.

 

Au quotidien, il fait aussi un excellent compagnon pour les membres de cette dernière – à commencer par les enfants –, tant par son affection que par sa patience et son dévouement.

 

Par ailleurs, son bon tempérament fait qu’il est de plus en plus souvent utilisé à des fins thérapeutiques. Il est en effet très doué au contact des humains, qu’il s’agisse de personnes âgées, handicapées ou d’enfants. Sa grande taille est d’ailleurs un atout dans de telles circonstances, car elle permet un contact physique facile avec des personnes en fauteuil roulant.

 

Enfin, comme il a besoin d’activité physique et aime cela, la pratique d’un sport canin lui convient parfaitement.

Le prix d’un chiot Patou se situe en moyenne entre 500 et 1200 euros.

 

Il varie notamment en fonction de l’élevage et la qualité de sa lignée. Par exemple, si ses parents ont remporté des titres dans les expositions canines, il est évident que cela se répercute dans le prix de leur descendance, qui a potentiellement aussi du potentiel en la matière.

Le Patou doit en partie sa notoriété à la chienne Belle dans la série télévisée inspirée du roman Belle et Sébastien écrit par Cécile Aubry et publié en 1964. Elle fut diffusée pour la première fois en France en septembre 1965, et s’exporta rapidement - ce fut le cas notamment au Québec dès 1966, puis dans le monde anglophone dès l’année suivante, avec l’apparition d’une version sous-titrée.

 

La première saison fut suivie de deux autres : Sébastien parmi les hommes, démarrée en 1968, et Sébastien et la Mary-Morgane, démarrée en 1970.

 

Ayant touché des générations entières, ces séries ainsi que les adaptations réalisées par la suite ont fortement contribué à la notoriété de la race auprès du grand public au cours du 20ème siècle. Parmi les adaptations les plus récentes, on trouve la série animée japonaise Meiken Jolie (1980) ainsi que les films Belle et Sébastien par Nicolas Vanier (2013), Belle et Sébastien : L’aventure continue par Christian Duguay (2015) et Belle et Sébastien 3 : Le dernier Chapitre par Clovis Cornillac (2018).

 

Belle fut interprétée par de nombreux Chiens de Montagne des Pyrénées au cours des tournages des différentes séries et films, mais le plus célèbre est sans doute Flanker, présent dans la première saison de la série de Cécile Aubry et unique chien utilisé tout au long de cette dernière. Agé à ses débuts de 18 mois et issu d’un élevage établi à Pontoise, il noua une relation très forte avec l’acteur de Sébastien, Mehdi El Glaoui.

 

Pour le tournage de Sébastien parmi les hommes, un autre jeune mâle nommé Yalov joua le rôle de Belle pour l’intégralité de la saison.

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Avis & conseils Chien de Montagne des Pyrénées

bonsoir
j'ai un patou de 7 mois....mon fils de 7ans en est fou....nous l'avons appelé ninja car il fait plein de cascades....

Il est très affectueux,très bon gardien,très protecteur envers mon fils....La journée il aurait tendance à laisser entrer tout le monde mais la nuit tombée houla attention il veille ..... têtu mais fidèle, il obéit quand il veut.... mon pépère pèse 35kgs..... parfois je suis en colère car il me fait des bêtises (en ce moment c'est déchiré les draps, couvertures,oreillers) mais en aucune façon je regrette mon choix....

Pour pouvoir en profiter au maximum, vivre plein de bonnes choses je vais faire venir un éducateur à la maison pour qu'il m'aide à mieux le comprendre et à le canaliser.....vous voulez un patou alors foncez et vous recevrez une tonne d'amour .....

   
Par bertonéri véronique

C est mon 2eme patou 1 super coco je l adore et partout ou l on va il est caresse tres bon gardien super avec les enfts et dans la neige c est exceptionnel

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Par le vosgien

Bien eduque c'est un chien formidable proches de ses maitres tres bon gardiens

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Par tontonpatou

Il est tres aboyeur et aime faire le tour du proprietaire ( jusque la ou va son regarde tous ça devient sa propriete )

certain diront fugueur a eduquer avec fermete mais sans brutalité !!!

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Par Tontonpatou

Je suis anthony mon patou s'appeler ulysse je suis malheureux depuis qu'il est parti aprés 11 ans il a toujour été un membre de la famille:( mon fils ),cancer généralisé en trois mois nous avons eu la dure décison de ne plus le faire souffrir il ne le méritait pas, insinéré le 26/03/13 il est toujour avec nous mon message si vous l' aimez ;prenez soins d'eux ,ils vous manqueront .

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Par soignot

Bonsoir, j'ai pour la 2ème fois une patounette : Bérénice. Un amour. Très indépendante et pourtant câline, mais quand elle le décide. Elle a actuellement 7ans et vit très bien avec deux autres chiennes et 4 chats, mais c'est la chef de meute. Il faut être ferme et patient au début et puis tout roule. Par contre, l'élevage de départ est très important, cela facilite la tâche d'éducation.

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Par Frédérique

Gotham est à présent âgé de 11 mois. Je l'ai récupéré tout petit, deux mois tous frais, car sa mère ne pouvait plus s'occuper de lui. Le dernier de la portée (le culot comme on dit) que ses frères et soeurs ne laissaient pas téter tant ils faisait le double de lui -en taille comme en poids-.
Un attachement réel dès les premiers instants, beaucoup d'amour, une éducation ferme, juste et en douceur, et voilà que le petit est devenu bien grand: 65 cm au garrot et pas moins de 60 kg déjà.
Réservé vis-à-vis des étrangers, débordant d'amour envers sa famille, attentif à mes ordres (langue des signes), soucieux de nous protéger: il est une de mes plus belles expériences canines à ce jour.
Il ne dispose pourtant pas d'un jardin de 300 m2 min: un petit 100 m2 tout juste mais 2h par jour de ballade en extérieur (ville, parc, campagne) et -dès que je le peux- dans randonnées en forêt.
Comme Shazzat le dit: du moment qu'il est avec son maître, il se sent bien.
Il est une vrai guimauve dès qu'il voit des enfants en bas-âge: couché, le nez collé sur le visage, la queue remuante et d'une lenteur extrême dans le moindre mouvement.
Ceci dit je le déconseille fortement à des personnes n'ayant jamais eu de chien: son éducation demande beaucoup de patience, il peut être têtu et ne s'exécutera que si l'ordre est logique et juste.

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Par Camille

Bonjour a tous et toutes les amoureux du montagne des pyrénnées.
je souris quand vous dites que le montagne n'est pas fait pour vivre en milieu urbain.j'ai une femelle montagne de 4 ans qui vit avec son copain berger allemand de 7 ans et 4 chats en appartement.je travaille dans le gardiennage depuis plus de 20 ans et ma patounette m'accompagne au boulot ,elle prends les transports en commun bus, rer,métro,sans problème.mes jours de repos je vais faire courir mes chiens au parc de 7hect qui se trouve prés de chez moi.
et ma dalia est trés heureuse comme ç'a.un chien s'adapte a toute les situations lorsqu'il a l'amour de son maître.
A bientõt

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Par shazzat

nous allons chercher 2 chiennes patou samedi de 2 mois et j ai hate de les avoir a la maison lorsque je lis tout cela .je cherchais une race de chien gentille et calme avec les enfants je pense que nous avons trouve notre bonheur ....

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Par charlotte

Bonjour, j'ai un patou âge de 6 mois. Il s'appelle Goliath. C'est un chien magnifique, très gentil et très intelligent. C 'est vraiment une race merveilleuse mais qui a besoin de beaucoup d'espace. Alors si vous avez un grand terrain et beaucoup d amour à donner, vous serez comblés!

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Par Céline

nous avons un jeune patou de 4 mois il avait tout juste 2mois quand nous sommes alles le chercher c'est que du bonheur il est tres gentil avec les enfants et les surveille a longueur de journee on ne peut plus s'en passer ce sont de tres bons chiens et on ne regrette pas du tout notre achat c'est un chien qui lui faut ennormement de places pour courir jouer profiter pleinement de sa vie ce n'est pas un chien a mettre en apartement il serait trop malheureux je le recommande aux personnes qui ont des enfants et beaucoup de terrain nous a la maison on ne s'en passe plus surtout les petites elles se couchent sur lui et notre patou ne bouge pas les petites le brosse et notre peper ne bouge pas du tout il en redemande

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Par charlet

Salut,il ya 2 ans jai adopte une patoune de 4 mois,au debut elle ete tres tetu fesait bcp de betises mais a l age d'1 an elle s'est calme,nous habitons a la campagne,et princesse est vraiment tres efficace contre les renards qui rodent autour des poules,et elle n'hesite pas a attaquer les sangliers qui s'approche trop de le ferme.
Mais en revanche elle n'est pas assez agressive envers les personnes inconnus,c'pour cela que jai adopte un male de lage de 2 mois,il sapel capi,il a maitenant 10 mois il grand et costaud et tres redoutable tres bon gardien !!! Personellement jai une grande experience canine et je trouve que les montagnes des pyrennees sont les meilleurs chiens en milieu rural

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Par lilo

moi j aimerais avoir un montagne des pyrénées je trouve ca tellement beau

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Par aline

Mon Etoile a 10 mois. J'ai été la chercher dans les Pyrénées lorsqu'elle avait 2 mois. Elle est née dans la bergerie et j'étais la première personne à l'avoir touché. C'est mon premier chien. Elle ne me donne que du bonheur et malgré sa taille et sa puissance elle est douce et attentive dans ses jeux. Elle adore les autres chiens, jouer, courrir et se baigner. Je vis dans un terrain avec 4 chevaux et elle joue aussi avec eux. Le soir et la nuit elle est bonne gardienne et n'aboie jamis pour rien. Je suis complètement tombée en amour pour elle. Elle est vraiment ma bonne Etoile!

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Par natascha

nous avons récupéré une chienne montagne des pyrénée depuis le 03/0/10 un beau cadeau de debut d'année elle à deux ans elle nous apporte que du bonheur il faut car même lui donner ces limites car elle nous teste tous les deux à tous de role. un vrai bonheur avec nos deux chattes qui font la loie à la maison

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Par martine

Nous avons adopté notre Belle ( nom donné par son ancien maitre) il y a moins de deux semaines et elle a 11 mois et c'est une chienne geniale !!
On est tous tombés d'amour pour elle !!

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Par nadia

Bonjour, il y a 9 ans, j'ai adopté un montagne F à la SPA de Dunkerque. Je fais parti d'un Club d'éducation canine où la première année, çà été galère car elle voulait nous tester.Après avoir vu des éleveurs Belges qui m'ont conseillé d'aller à une exposition, ma chienne qui n'avait pas de papier a été Lofée RCACS. J'en suis fier. Elle nous a quitté il y a un mois & j'ai pris contact avec mes amis éleveurs et nous aurons bientôt une petite puce à la maison. Mais quelle chienne extraordinaire a été BELLE. Et oui, j'ai vu les feuilletons. Amitiés à tous.

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Par BAUJARD

j ai une petite cookie croisement de patou pur race son pere et de labrador pur race pour sa mere elle a 4 mois et test les limite a longeur de temp le mix des deux temperament est delicat a gere cabocharde et croqueuse de tong l education s annonce longue ormi ca c est un monstre de gentillesse et tres tres grosse demandeuse de calin on en croqueraient des ptits bout a longeur de temps son plaisir de travailler a garde des animeaux ce fait deja sentir sa pote la chate mais surtout les poules quelle m aide a rentree tous les soir en on deja fait l experience en lui rappelant de temp en temp qu une poule n est pas un pouik pouik en plastique pour finir on l adort et souhaitons a d autre futur pote des patou des pyrenees autans de bonheur et de satisfaction que ce que nous vivons depuis peu

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Par aldrick

J'ai eu 2 montagnes des pyrénées des femelles et j'ai une adoration pour cette race .Elle me manque énormément et je souhaiterai en prendre une autre.Ce sont des chiens majestueux et rempli d'amour dans les yeux .Ils savent montrer leur amour a leur maitre et etre d'une fidélité incomparable.

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Par camia

nous avons un montagne des Pyrénées c'est une femelle de 6 mois elle est adorable et fait la fête a tout le monde, aboie très souvent mais on l'aime très fort.

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Par ludivine

bien moi j'ai un Montagne des Pyrénées mais quand on touche vers le derrière on sen l'os du fessier il y a quelqu'un qui peut m'expliquer.bien sur il y a du positif:il es gentil colleux et tres baveux *rire* mais sa nous dérange pas

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Par guillaume

ginou j'ai une femelle dina de 12 mois elle aussi aboie souvent pourtant elle est sourde de naissance on la achetée sans le savoir elle avait 10 semaine mais on la garde quand même on l'aime c'est que du bonheur une chienne tres gentjl avec tous le monde elle fait la fête a toutes les personne quelle rencontre pendant la promenade ou à la maison

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Par mignot57

j'adore ma chienne Tess de 4ans et demi c'est un montagne des pyrénées qui vient d'avoir un A.V.C avec des séquelles d'hémiparésie elle se remet tout doucement de cette épreuve je fais tout ce que je peux pour la sauver je l'adore malgrès ses aboiments c'est ma fifille

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Par ingrid

j'adore mon chien et il aboit lui aussi. Le seul truc pour nous est de le faire courir à côté de ma bicyclette l'été et le faire tirer les enfants en traîneau l'hiver. Ce sont des chiens qui ont besoin de beaucoup d'exercice et qui sont très endurants. Quand ça ne suffit pas je lui lance un verre d'eau et ça marche pour quelque jours.

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Par nathalie

"J' ai un montagne des pyrénée il est très gentils avec mes enfants et il aime bien quand ma petite fille joue avec lui elle aime bien lui monter sur le dos .il est tetu mais son plus gros probleme est que lui aussi aboi au moindre bruit

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Par monique

nous avons un montagne des pyrenees il va avoir bientot 4 ans, il est tres beau, derriere ce gros chien tous blanc, ce cache un chien tres gentil et tres affecteux, il adore nos enfants qui ont 4 et 2 ans,il est tres doux avec eux. Le seul inconvenient, c'est qu'il aboie des que quelqu'un passe dans la rue, malgre notre terrain de 5000m2, nous sommes dans le centre ville d'une petite ville, nos voisins ralent des fois .

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Par thomas

tres belle race de chien j'attend ma petite femelle pour janvier ce sera mon troisieme montagne des pyrénées

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Par jean