Mâtin Napolitain

Mâtin Napolitain

Autres noms : Mâtin de Naples ou Neapolitan Mastiff
Nom d'origine : Mastino Napoletano
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse
Standard : Standard F.C.I. N° 197

Partager
 

Qualités du Mâtin Napolitain

Tempérament du Mâtin Napolitain

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Mâtin Napolitain au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Mâtin Napolitain

Durée de vie moyenne
De 10 à 12 ans
Poids de la femelle
De 50 à 60 kilos
Poids du mâle
De 60 à 70 kilos
Taille de la femelle
De 60 à 68 cm
Taille du mâle
De 65 à 75 cm

Le Mâtin Napolitain : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Mâtin Napolitain

Les Molosses apparurent il y a près de 5000 ans dans la région du Tibet, puis arrivèrent peu à peu au Moyen-Orient et en Europe. Alexandre le Grand (356 – 323 avant J.C) y introduisit ces chiens qui accompagnaient ses armées, mais ce sont les Romains qui permirent réellement de les répandre en Europe. Les légions romaines utilisaient en effet ces chiens de guerre lors de leurs conquêtes, et ils donnèrent naissance à de nombreuses races en se croisant avec des chiens locaux.

 

Aussi connu sous le nom de Mastiff Italien ou Mâtin de Naples, le Mâtin Napolitain est un lointain descendant de ces chiens accompagnant les légions romaines. Élevé depuis des siècles dans la région de Naples, au sud de l’Italie, il est issu d’une longue sélection ayant pour but de créer une race massive et imposante, dotée d’une peau épaisse qui la protège des blessures en cas de morsure. Développé pour être utilisé comme chien de garde, il a appris à être méfiant et territorial, mais incroyablement dévoué à sa famille.

 

L’histoire moderne du Mastiff Italien commence en 1946, lorsqu’il fut présenté au cours d’une exposition canine se tenant à Naples. Un journaliste du nom de Piero Scanzania vit en lui le descendant direct des chiens de guerre de l’Empire Romain et décida de populariser la race dans le reste du pays. Il rédigea un premier standard en 1948, et en 1949 l’organisme canin de référence du pays, l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI), reconnut la race. Puis la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en fit de même en 1956, et la race se développa alors dans le reste de l’Europe : à la fin des années 70, elle y avait acquis une certaine popularité.

 

Il en alla de même aux Etats-Unis. Bien qu’il soit fort probable que des immigrés italiens aient emmené leur chien en Amérique du Nord dès le 19e siècle, c’est en 1973 que le premier Neo, comme il est affectueusement appelé par les Anglo-saxons, foula officiellement le sol américain. Un club de race, le Neapolitan Mastiff Club of America, fut fondé la même année, mais il fallut attendre 1995 pour qu’elle soit reconnue par l’United Kennel Club (UKC) américain. L’autre organisme de référence du pays, l’American Kennel Club (AKC), suivit en 2004, et le Canadian Kennel Club (CKC) fit de même l’année suivante, en 2005.

 

De fait, le Mâtin de Naples est aujourd’hui reconnu par les principales associations canines du monde entier, et présent aux quatre coins de la planète. Il a su conquérir un public fidèle, quoique limité. Dans son pays natal, environ 600 spécimens sont enregistrés chaque année auprès de l’ENCI. Aux États-Unis, les statistiques de l’AKC, basées sur le nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme, le situent aux alentours de la 100e place (sur presque 200) des races de chien les plus populaires. En Grande-Bretagne, le Kennel Club comptabilise en moyenne un peu plus de 100 naissances chaque année depuis le début des années 2010, mais on constate des variations allant du simple au double d’une année à l’autre.

 

En France, autour de 80 représentants de la race sont enregistrés annuellement au Livre des Origines Français (LOF) depuis le début les années 2010, bien loin des 300 individus des années 90 et et des toutes premières années du 21ème siècle.

Le Mâtin Napolitain est un chien de grande taille, lourd et imposant, qui donne l’impression de ne craindre rien ni personne.

 

Son corps rectangulaire est large et trapu, avec un poitrail ample et bien musclé. Sa queue est épaisse à la base, mais s’amenuise à l’extrémité. Elle est portée basse au repos, et à l’horizontale lorsqu’il est en action. Ses pattes sont imposantes, avec des muscles bien développés entourant une ossature solide. Ses pieds arrondis sont massifs, surtout ceux des pattes avant. Il a une démarche caractéristique qui n’est pas sans rappeler celle d’un félin, plus précisément celle d’un lion.

 

Sa tête est courte mais large, et présente de nombreuses rides. Le museau, placé haut, est aussi long que large et se termine par une truffe noire, marron ou grise selon la couleur de robe. Les lèvres sont charnues et pendent en forme de V. Les yeux sont bien écartés et de couleur légèrement plus sombre que la robe. Ils ne doivent en aucun cas être recouverts par un pli de la peau. Les oreilles sont petites par rapport au reste du corps et retombent le long des joues.

 

La peau du Mâtin de Naples est épaisse et abondante, formant de nombreux plis sur tout le corps, en particulier au niveau de la tête et du cou. Elle est recouverte d’un poil court (moins de 1,5 cm), dense et très dur. Les couleurs de robe les plus recherchées sont le gris et le noir, mais on trouve également des spécimens fauve, marron et rouge cerf. La robe peut être bringée, et les nuances intermédiaires sont acceptées. Une petite tache blanche sur le poitrail ou le bout des pattes est autorisée. Ce n’est pas le cas en revanche sur la tête : un individu présentant cette particularité ne peut prendre part aux concours canins.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race, le mâle étant sensiblement plus grand que la femelle, et plus lourd d’une dizaine de kilos en moyenne.

Standard F.C.I. N° 197 (11/19/1991)

ALLURE GÉNÉRALE


Le Mâtin Napolitain, grande race d'origine italienne, se présente comme un dogue puissant à la carrure imposante avec une tête massive, large, au museau court. C'est l'image même du molosse. Cette face ridée à la quadrature bien marquée reste très particulière à la race du Mâtin Napolitain (ou Mâtin de Naples). Son corps est massif, osseux, bien charpenté. Robuste, rustique, imposant, c'est un excellent chien de garde mais aussi le bon compagnon de toute la famille.

Proportions importantes : La longueur du tronc dépasse de 10% la hauteur au garrot. La longueur de la tête est égale au 3/10 de la hauteur au garrot. Le rapport crâne-museau est de 2 à 1.

Taille : Mâle de 65 à 75 cm. Femelle de 60 à 68 cm.

On admet une tolérance de 2 cm en plus ou en moins.

Poids : Mâle de 60 à 70 kg. Femelle de 50 à 60 kg.

ROBE


Peau : Epaisse, abondante et lâche sur tout le corps, en particulier sur la tête où elle dessine de nombreux plis ou rides, et au bord inférieur du cou où elle forme un double fanon.

Poil : Court, rude et dur, serré, partout d'une longueur égale et uniformément lisse, il est fin et mesure au maximum 1,5 cm. Il ne doit présenter aucune trace de frange.

Couleur : Les couleurs préférées sont gris, gris plombé et noir, mais aussi brun, fauve et fauve intense (cerf), avec parfois de petites taches blanches au poitrail et à la pointe des doigts. Toutes ces robes peuvent être bringées. On tolère les teintes noisette, gris-tourterelle et isabelle.

TETE


Courte et massive, avec un crâne large au niveau des arcades zygomatiques Sa longueur atteint environ les 3/10 de la hauteur au garrot. Peau ample avec rides et plis, dont le plus typique et le mieux marqué part de l'angle palpébral externe pour descendre jusqu'à l'angle labial. Les axes longitudinaux supérieurs du crâne et du museau sont parallèles.

REGION CRANIENNE

Crâne : Large, plat, en particulier entre les oreilles, et, vu de face, légèrement convexe dans sa partie antérieure. La largeur bizygomatïque dépasse la moitié de la longueur de la tête. Les arcades zygomatiques sont très proéminentes, mais avec des muscles plats. Les saillies des os frontaux sont très développées; le sillon frontal est marqué; l'apophyse occipitale est à peine indiquée.

Stop : Bien marqué.

REGION FACIALE

Truffe : Placée dans le prolongement du chanfrein, elle ne doit pas déborder sur la ligue verticale antérieure des lèvres; elle doit être volumineuse avec de grandes narines bien ouvertes. Sa couleur est en rapport avec celle de la robe noire chez les sujets noirs, gris-brun foncé chez les chiens d'autre couleur, et marron chez les robes brunes.

Museau : Il est très large et haut. Sa longueur correspond à celle du chanfrein et doit être égale au tiers de la longueur de la tête. Les faces latérales sont parallèles entre elles, de sorte que, de face, le museau a une forme pratiquement carrée.

Lèvres : Charnues, épaisses et amples, les lèvres supérieures, vues de face, forment à leur point de rencontre un renversé. Le bord inférieur latéral du museau est formé par les lèvres supérieures; leur partie la plus basse est la commissure labiale, avec des muqueuses visibles situées à la verticale de l'angle externe de l'oeil.

Mâchoires : Puissantes, avec des os de la mâchoire bien robustes et des arcades dentaires qui s'adaptent parfaitement. La mandibule doit être bien développée en largeur. Dents blanches, régulièrement développées, bien alignées et en nombre complet. Articulé en ciseaux, c'est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées à l'aplomb des mâchoires, ou articulé en pinces, c'est-à-dire que les incisives supérieures sont en contact bout à bout par leur bord libre avec les incisives inférieures.

Yeux : Situés sur un même plan frontal, ils sont bien écartés l'un de l'autre l'ouverture palpébrale est presque ronde. Le globe oculaire est légèrement enfoncé. Par rapport à la couleur de la robe, la couleur de l'iris est plus foncée. L'oeil peut cependant être plus clair avec les robes de teinte diluée.

Oreilles : Petites par rapport au format du chien et de forme triangulaire, elles sont plates, accolées aux joues et attachées au-dessus de l'arcade zygomatique. Quand elles sont coupées, elles ont la forme d'un triangle presque équilatéral.

COU


Profil : Le profil supérieur est légèrement convexe.

Longueur : Plutôt court, il mesure environ 2,8/10 de la hauteur au garrot.

Forme : En forme de tronc conique, il est bien musclé. Ami-longueur, le périmètre est égal à environ 8/10 de la hauteur au garrot.

Peau : Le bord inférieur du cou est riche en peau lâche qui forme un double fanon bien divisé, mais pas peu fourni. Il part au niveau des branches de la mandibule et ne dépasse pas le milieu du cou.

CORPS


Tronc : La longueur du tronc dépasse de 10% la hauteur au garrot.

Ligne supérieure : La ligne supérieure du dos est droite. Le garrot est large, long et pas très sorti.

Dos : Il est large et d'une longueur d'environ 1/3 de la hauteur au garrot. La région lombaire doit être harmonieusement unie avec le dos et la musculature doit être bien développée en largeur. La cage thoracique est ample, avec des côtes longues et bien cintrées, La circonférence du thorax dépasse d'environ 1/4 la hauteur au garrot.

Croupe : Elle est large, robuste et bien musclée. Son obliquité par rapport à l'horizontale mesurée sur celle du coxal est d'environ 30°. Sa longueur est égale aux 3/10 de la hauteur au garrot. Les hanches sont protubérantes au point d'atteindre la ligne supérieure lombaire.

Poitrine : Elle est large et ouverte avec des muscles pectoraux bien développés. Sa largeur est en rapport direct avec celle du thorax et atteint les 40-45 % de la hauteur au garrot. Le manubrium sternal est situé au niveau de la pointe de l'articulation scapulo-humérale.

QUEUE


Elle est large et grosse à sa racine. Robuste, elle s'amincit légèrement vers son extrémité. En longueur, elle atteint l'articulation du jarret, mais habituellement on la coupe à environ les 2/3 de sa longueur. Au repos elle est portée pendante, en sabre; en action, elle se relève à l'horizontale ou un peu plus haut que le dos.

MEMBRES ANTÉRIEURS


Dans l'ensemble, les membres antérieurs, du sol à la pointe du coude, vus de profil et de face, sont verticaux avec une ossature robuste proportionnée au format du chien.

Épaules : Leur longueur mesure environ 3/10 de la hauteur au garrot avec une obliquité de 5O-60° sur l'horizontale. La musculature est bien développée avec des muscles longs et bien distincts. L'angle de l'articulation scapulo--humérale est de 105-115°.

Bras : Il mesure environ 30% de la hauteur au garrot, son obliquité sur l'horizontale est de 55-60° et il est pourvu d'une musculature importante.

Coudes : Couverts d'une peau abondante et lâche, ils ne sont pas trop serrés contre la paroi thoracique.

Avant-bras : Sa longueur est presque égale à celle du bras. Il est placé en position parfaitement verticale et est doté d'une ossature robuste et d'une musculature sèche et bien développée.

Carpe : Bien large, sec et sans nodosités, il prolonge la ligne verticale de l'avant-bras.

Métacarpe : Plat, il prolonge la ligne verticale de l'avant-bras. Son inclinaison sur l'horizontale vers l'avant est d'environ 70 à 75°. Sa longueur est égale à environ 1/6 de la longueur du membre du sol jusqu'au coude.

Pied : De forme ronde, il est volumineux avec des doigts cambrés et bien serrés. Les coussinets plantaires sont secs, durs et bien pigmentés. Les ongles sont forts, recourbés et de teinte foncée.

MEMBRES POSTÉRIEURS


Dans l'ensemble, ils doivent être puissants et robustes, en proportion avec le format du chien et capables d'assurer l'impulsion voulue dans les allures.

Cuisse : En longueur, elle mesure 1/3 de la hauteur au garrot et son obliquité sur l'horizontale est d'environ 60°. Elle est large avec des muscles gros et saillants, mais nettement détachés les uns des autres. Le fémur et le coxal forment un angle de 90°.

Jambe : D'une longueur un peu inférieure à celle de la cuisse et d'une obliquité de 50-55°, elle est dotée d'une forte ossature et d'une musculature bien visible.

Genou : L'angle fémoro-tibial est d'environ 110-115°.

Jarret : Très long par rapport à la longueur de la jambe, sa longueur est d'environ 2,5/10 de la hauteur au garrot. L'articulation tibio-tarsienne forme un angle de 140-145°.

Métatarse : Robuste et sec, sa forme est presque cylindrique; parfaitement d'aplomb, sa longueur est d'environ 1/4 de la hauteur au garrot. D'éventuels ergots doivent être éliminés.

Pied : Plus petit que l'antérieur, rond, avec des doigts bien serrés. Coussinets plantaires secs, durs et pigmentés. Ongles forts, recourbés et de couleur foncée.

ALLURES


Elles constituent une des caractéristiques typiques de la race. Au pas, l'allure de type félin à pas de lion, est lente et semblable à celle d'un ours. Le trot est caractérisé par une forte poussée des postérieurs et une bonne allonge des antérieurs. Le chien galope rarement; allures habituelles pas et trot. L'amble est toléré.

DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède constitue un défaut qui doit être pénalisé en fonction de sa gravité et de son extension.

DÉFAUTS GRAVES


Prognathisme inférieur prononcé; queue en trompette; tailles supérieures ou inférieures aux limites tolérées.

DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES


Prognathisme supérieur; convergence ou divergence accentuée des axes crânio-faciaux; chanfrein concave ou convexe ou très busqué; dépigmentation totale de la truffe; dépigmentation totale des deux bords des paupières; oeil vairon; strabisme; absence de rides, de plis ou de fanon; brachyourie tant congénitale qu'artificielle; taches blanches très étendues; marques blanches en tête.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

Le Mâtin Napolitain est loyal et dévoué à sa famille. Il aime passer le plus clair de son temps avec elle, et n’apprécie rien de plus que de s’allonger sur les genoux de ses maîtres plutôt qu’à leurs pieds. Autant dire qu’il n’a pas vraiment conscience de son gabarit, ce qui peut d’ailleurs parfois poser des problèmes, notamment en présence de tout-petits.

 

De fait, s’il s’agit de manière générale d’une race de chien recommandée pour des enfants, mieux vaut que ces derniers aient déjà un certain âge. Il n’est pas agressif, mais l’agitation et les jeux risquent de le départir de son calme habituel, et une fois excité il a tôt fait de renverser ses jeunes compagnons de jeu, au risque potentiellement de les blesser involontairement. En tout état de cause, quelle que soit sa race, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un enfant sans la supervision d’un adulte.

 

Le Mastiff Italien se montre aussi affectueux envers son cercle familial que méfiant envers toute personne n’en faisant pas partie. Sa stature et son regard désapprobateur sont le plus souvent suffisants pour faire comprendre aux étrangers qu’ils ne sont pas les bienvenus. Si son maître accueille l’inconnu à l’intérieur de la maison, il le tolère sur son territoire, mais n’est pas du genre à lui dérouler le tapis rouge et le faire se sentir bienvenu. De fait, ce chien n’est pas très sociable, et n’est pas adapté à une famille ayant l’habitude de recevoir souvent du monde.

 

Son côté méfiant s’étend également aux animaux avec lesquels il n’a pas grandi. Il se montre territorial et dominant avec ses congénères, et n’accepte guère mieux les chats qui commettent l’offense de s’introduire sur son territoire. Même avec les éventuels autres animaux de la famille, la cohabitation peut s’avérer difficile. En effet, il peut devenir jaloux s’il considère qu’ils reçoivent plus d’attention que lui. Ce n’est donc pas un compagnon idéal pour qui souhaite accueillir d’autres chiens ou chats dans sa maison.

 

Calme et ayant un besoin limité d’exercice physique, le Mastiff de Naples peut vivre en appartement. Encore faut-il toutefois que ce dernier soit suffisamment grand pour accueillir un animal de ce gabarit, et que sa famille accepte de retrouver des chaises renversées et de la bave sur le canapé, car il fait partie des races de chien qui bavent le plus. De fait, mieux vaut pour lui une maison avec un jardin dans lequel il peut se promener librement avant de rentrer se reposer auprès des siens. Il peut d’ailleurs parfaitement y passer ses nuits, dès lors qu’il dispose d’un endroit où se mettre à l’abri. Par contre, le jardin doit posséder une clôture suffisamment haute pour qu’il ne puisse pas la franchir, permettant de bien marquer les limites du territoire qu’il doit garder – étant un chien très territorial, ceci revêt une certaine importance. Une clôture électrique n’est pas du tout adaptée pour ce chien, qui la franchirait vraisemblablement sans sourciller.

 

Comme tous les chiots, le jeune Mâtin de Naples aime explorer et mâchouiller ce qu’il trouve, ce qui peut d’ailleurs causer pas mal de dégâts vu son gabarit. Cela dit, s’il est relativement actif pendant les deux ou trois premières années de sa vie, on ne peut pas en dire de même après : il devient ensuite un grand paresseux, qui préfère dormir et se prélasser sur le canapé. C’est tout sauf un aventurier : il se montre très casanier, et préfère largement la routine. Un minimum d’exercice est toutefois nécessaire à son bien-être ; il est recommandé de l’emmener en promenade une petite demi-heure tous les jours. Il ne saurait en revanche être question de courir avec lui ou lui faire faire des efforts intenses : il n’y est pas du tout adapté.

 

Par ailleurs, sans être un modèle d’intelligence, il est bien plus capable que ce que son attitude peut laisser croire. Néanmoins, se montrant tour à tour indépendant, têtu et paresseux, il est loin d’être un élève idéal quand vient l’heure de lui apprendre des tours (activité qu’il n’apprécie pas vraiment) et d’effectuer des séances d’éducation canine. De fait, étant donné sa force et sa tendance à tester l’autorité, il n’est pas du tout recommandé pour un maître novice ou qui n’ose pas trop s’affirmer et montrer à son chien qui est le maître.

 

Cela dit, lorsqu’il est question de garder la maison et de défendre sa famille, il sait se faire comprendre et remplir son rôle à merveille, tout en minimisant ses dépenses énergétiques. Et si le message ne passe pas, il n’hésite pas à faire usage de sa force colossale. Au passage, son côté placide et le fait qu’il aime dormir conduit parfois à le sous-estimer. Or, il ne dort jamais que d’un oeil, restant toujours attentif à ce qui se passe autour de lui et en alerte, prêt à passer à l’action en un instant s’il estime sa famille ou les biens dont il assure la surveillance menacés.

 

Le Mâtin de Naples aime l’eau, mais c’est loin d’être un élément dans lequel il est à son avantage. Lourd et peu habile, il fait un piètre nageur ; le risque de noyade est d’ailleurs bien réel dès lors que l’eau est profonde. En plus de cela, des saletés et parasites ont alors tôt fait de se loger dans les plis de sa peau. Il est donc nécessaire de bien le nettoyer et le sécher après toute baignade.

 

Par ailleurs, quand bien même il est affectueux et plein de bonnes intentions envers sa famille, il ne connaît pas vraiment les bonnes manières. Lorsqu’il mange, il laisse systématiquement de la nourriture un peu partout autour de sa gamelle. En outre, il bave abondamment, et ne voit guère où est le problème d’en laisser sur les meubles ou les vêtements. Pour couronner le tout, ses flatulences sont renommées pour être aussi bruyantes qu’odorantes.

 

Enfin, l’aboiement du Mastiff Italien est puissant, comme on pouvait s’y attendre de la part d’un chien de ce gabarit. Heureusement, il n’est pas très vocal et ne se fait que rarement entendre.

Comme tous ses congénères, le Mâtin Napolitain a besoin d’être socialisé dès son plus jeune âge, et c’est d’autant plus vrai qu’il est par nature loin d’être le plus sociable des chiens. Un passage par une école pour chiot peut donc être particulièrement utile pour cette race. En outre, il est important qu’il fasse la connaissance des diverses personnes (amis, voisins, famille, facteur…) qu’il peut être amené à rencontrer au cours de sa vie. Enfin, si le foyer compte d’autres animaux, qu’il s’agisse de congénères ou de représentants d’autres espèces, il ne faut pas attendre pour lui faire passer du temps avec, afin qu’il les intègre bien dans sa famille.

 

Même si c’est tout sauf le cas une fois adulte, le jeune Mastiff Italien est du genre actif, au point qu’il est important de lui apprendre à modérer ses ardeurs et limiter son activité. En effet, des efforts physiques trop prononcés peuvent avoir des conséquences irréversibles sur ses articulations. En outre, il est assez incroyablement maladroit, au point que plus d’un s’est fait une fracture en essayant de descendre les escaliers en courant.

 

Il faut aussi veiller à éviter toute activité qui encouragerait sa tendance à lutter, même si c’est simplement pour jouer. Il peut sembler amusant de jouer à se disputer une corde avec un chiot de 10 kg, mais cela risque de l’inciter à faire de même une fois adulte, et il sera alors beaucoup plus difficile de lui faire lâcher prise.

 

De la même manière, avant d’autoriser ou tolérer tel ou tel comportement lorsqu’il n’est encore que chiot, il faut se demander si cela ne risque pas de poser problème une fois qu’il sera adulte. Un chiot qui grimpe sur la table du salon pour voler une friandise peut paraître mignon, mais lorsqu’une fois adulte il pèse 80 kg et réitère l’expérience en engloutissant le poulet rôti et/ou renversant la table, c’est tout de suite nettement moins rigolo.

 

Les différentes restrictions mises en place dès son plus jeune âge, loin de le brimer et de l’empêcher de profiter de sa jeunesse, l’aident au contraire à comprendre les limites et facilitent son éducation. Un chien cadré est un chien équilibré, alors qu’un chien laissé sans règles ne l’est pas.

 

Il n’en reste pas moins que son éducation peut donner du fil à retordre. En effet, le Mâtin de Naples est du genre indépendant et têtu, et n’a bien souvent aucune envie particulière de réaliser des tours et des exercices juste pour le bon plaisir de son propriétaire. De fait, un maître novice ne sachant pas se faire respecter et obéir de son chien risque de se retrouver incroyablement frustré face à un compagnon qui l’ignore complètement et n’en fait qu’à sa tête.

 

En tout état de cause, les méthodes traditionnelles de dressage sont à proscrire avec cette race. Si le chiot peut effectivement obéir aux commandes qui lui sont imposées plus ou moins sous la contrainte lorsqu’il est jeune, il ne faut pas oublier que le rapport de force s’inverse lorsqu’il devient adulte. S’il a constaté et appris que la force est le meilleur moyen d’obtenir ce qu’on souhaite, il a de grandes chances de reprendre la recette à son compte et de devenir le maître de la maison. Les techniques d’éducation canine basées sur le renforcement positif donnent de bien meilleurs résultats.

 

Enfin, toujours compte tenu de son gabarit, il est important de l’habituer dès son plus jeune âge aux séances de toilettage et à se laisser manipuler sans broncher, car un Mastiff Italien adulte qui ne se laisserait pas toiletter peut vite devenir ingérable. Si le maître s’y prend bien, ces séances deviennent un moment de complicité que son chien attend avec gourmandise, et non quelque chose qu’il subit en espérant que cela se termine au plus vite.

Le Mâtin Napolitain est une race de chien à la santé fragile. Il est particulièrement exposé aux affections suivantes :

  • la rupture des ligaments croisés, qui entraîne une instabilité du genou et des risques de blessures répétées ;
  • l’ostéochondrite, un développement anormal du cartilage des articulations, qui provoque des boitements ;
  • la fente palatine, une ouverture du palais entre la bouche et le nez qui se détecte à la naissance. Si elle ne peut être opérée, le chiot est euthanasié, car il ne peut s’alimenter normalement et court en permanence le risque de suffoquer ;
  • le cancer, notamment au niveau des os (ostéosarcome) ;
  • la cardiomyopathie, un affaiblissement du muscle cardiaque pouvant avoir des conséquences fatales ;
  • l’hypothyroïdie, un déficit hormonal provoquant le ralentissement du métabolisme et une diminution des fonctions corporelles ;
  • des maladies oculaires : cataracte, cherry eye, atrophie rétinienne progressive, entropion, ectropion
  • des problèmes de peau : allergies et infections (démodécie…), notamment au niveau des plis.

 

En outre, il est également davantage exposé aux problèmes de santé qui touchent particulièrement les plus grandes races de chiens :

 

De plus, comme tout chien aux oreilles tombantes, il est davantage exposé aux risques d’infection ; une attention toute particulière doit donc être accordée à l’entretien de ces dernières.

 

Par ailleurs, le Mastiff Italien n’est pas adapté aux conditions climatiques extrêmes. Sa fourrure courte ne le protège pas du froid, et sa taille fait qu’il souffre lorsque le thermomètre grimpe. Dès lors qu’il passe le plus clair de son temps en extérieur, il doit donc toujours avoir accès à un abri.

 

Enfin, peu actif et mangeant souvent plus que de raison, il fait partie des races de chien prédisposées à l’obésité. Une prise de poids excessive étant dangereuse pour sa santé, un maître responsable doit s’assurer que son animal ne développe pas d’embonpoint en lui offrant une alimentation adaptée à son niveau d’activité et en s’assurant de lui faire faire de l’exercice tous les jours.

L’entretien du Mâtin Napolitain ne pose pas de difficultés particulières, mais demande une certaine attention.

 

Tout d’abord, sa fourrure courte ne nécessite qu’un brossage hebdomadaire pour enlever les poils morts. Lors des mues automnales et printanières, une fréquence accrue s’impose : l’idéal est alors d’opter pour deux ou trois fois par semaine.

 

Ces séances de brossage doivent être l’occasion de nettoyer les nombreux plis de sa peau. En effet, l’humidité et la chaleur à l’intérieur de ces plis accélèrent la prolifération de bactéries, et donc accroissent les risques d’infection et de mauvaises odeurs. Ceci peut être fait à l’aide d’un chiffon humide, et il est nécessaire ensuite de bien essuyer la peau à l’aide d’un chiffon sec.

 

Si ce nettoyage est réalisé de façon suffisamment fréquente et rigoureuse, il n’est que rarement nécessaire de donner un bain à son chien, si ce n’est lorsqu’il est particulièrement sale. De fait, son entretien hebdomadaire est d’autant moins à négliger qu’il est plus facile de nettoyer les plis de sa peau que de faire prendre un bain à un Mâtin Napolitain de 80 kg.

 

Chaque semaine, la séance de toilettage doit aussi être l’occasion de brosser ses dents pour éviter le tartre et les caries et nettoyer ses yeux afin de prévenir les infections.

 

Par ailleurs, la forme pendante de ses oreilles impliquant un risque accru d’infections, la séance hebdomadaire d’entretien doit aussi être l’occasion de les nettoyer avec un chiffon, pour éviter tout accumulation de saletés et autres débris.

 

Compte tenu de son faible niveau d’activité, l’usure naturelle est rarement suffisante pour limer les griffes du Mastiff Italien. Il convient donc de les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécialement destiné aux chiens de grande taille dès lors qu’elles deviennent trop longues et risquent de le blesser.

 

Compte tenu de son gabarit une fois adulte, mieux vaut que ce chien ne soit pas réfractaire aux différentes manipulations que son entretien impose. Pour cela, il est conseillé de l’y habituer dès son plus jeune âge. Dans l’idéal, ces séances doivent devenir un moment de complicité avec son maître, plutôt qu’une corvée à laquelle il pourrait vouloir chercher à se soustraire.

 

Enfin, comme il a tendance à baver énormément, il n’est pas inutile d’avoir toujours à portée de main une serviette permettant d’essuyer les traces qu’il laisser sur sa peau, sur les vêtements ou sur les meubles.

Le Mâtin Napolitain n’est pas difficile en termes d’alimentation et s’accommode très bien de la nourriture industrielle pour chien du commerce, qu’il s’agisse de croquette ou de pâtée. Elle doit toutefois être de qualité suffisante pour lui fournir les nutriments dont il a besoin. En particulier, les éleveurs recommandent de choisir des aliments dont le contenu en graisses est plus élevé que la moyenne, et celui en protéines inférieur.

 

Sa ration quotidienne doit être adaptée à son âge, sa taille et son niveau activité. En particulier, il est primordial de ne pas donner à un chiot Mastiff Italien en pleine une nourriture trop riche ou trop abondante : cela aurait tôt fait de causer des poussées de croissance encore plus prononcées, avec à la clef le risque d’entraîner des problèmes d’articulations ayant des conséquences à vie.

 

Par ailleurs, pour diminuer le risque de dilatation-torsion de l’estomac et ce quel que soit son âge, sa ration quotidienne doit être séparée en au moins deux repas, et ces derniers doivent être pris dans le calme. Surtout, il est essentiel de limiter l’activité physique dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit, même si de toutes manières le Mâtin de Naples est tout sauf un sportif invétéré.

 

Au passage, comme il ne se nourrit pas très proprement, ayant tendance à laisser de la nourriture et de l’eau partout où il mange ou boit, il peut être utile de le nourrir à extérieur pour préserver la propreté du foyer.

 

De grande taille et peu actif, ce chien a tendance à prendre facilement de l’embonpoint. Pour éviter cela, il est important de surveiller son poids de manière régulière, et de corriger rapidement le tir en cas de dérapage. Diminuer ses rations et augmenter son niveau d’activité quotidienne s’avère généralement suffisant, mais à défaut il ne faut pas hésiter à se tourner vers un vétérinaire.

Le Mâtin Napolitain est un chien de compagnie plaisant et affectueux pour qui qui ne recherche pas un compagnon sportif ou aventureux. Néanmoins, historiquement, il est avant tout un chien de garde et de protection. Il remplit cette fonction depuis des siècles, et continue encore de nos jours à le faire de manière aussi naturelle qu’efficace.

 

Aboyant rarement, et n’ayant ni l’endurance ni la vitesse de certains de ses congénères pour courir après les intrus, il a développé sa propre technique pour décourager les personnes mal intentionnées. Toujours attentif, il détecte rapidement tout inconnu qui s’invite sur son territoire, et s’approche alors discrètement, le plus souvent par derrière. Lorsque ledit inconnu se retourne et aperçoit à quelques centimètres de lui la tête énorme et les mâchoires ouvertes pleines de bave du Mastiff Italien, cela est généralement suffisant pour qu’il prenne la poudre d’escampette.

 

Si l’intimidation est son arme de prédilection et s’avère généralement suffisante, il n’hésite pas à employer la force si besoin est, ne reculant devant rien pour protéger sa famille. Mieux vaut d’ailleurs éviter dès son plus jeune âge toute activité qui le conduit à employer sa force, afin d’éviter les éventuels accidents.

Le prix d’un chiot Mâtin Napolitain est d’environ 2000 euros. Il n’y a pas de différence notable entre les mâles et les femelles.
Au Canada, un chiot Mastiff Italien coûte entre 3500 et 4000 dollars.

Dans les films Harry Potter (2001–2011, Warner Bros), Fang, le fidèle compagnon de Hagrid, est un Mâtin Napolitain. On constate là une divergence par rapport à l’écrit, car dans les livres dont les films sont inspirés, et qui furent écrits entre 1997 et 2007 par J. K. Rowling, Fang est présenté comme étant un Grand Danois.

Trouvez un élevage de Mâtin Napolitain près de chez vous !Voir les éleveursRéférencer votre élevage
Vous souhaitez adopter un Mâtin Napolitain ou organiser une saillie entre Mâtins napolitains ?Voir les annoncesPublier une annonce

Avis & conseils Mâtin Napolitain

J'ai vécue longtemps avec un mâtin de Naples, dans les années 80 j'étais la seule dans ma région a avoir cette race...ADORABLE le mien a vécu avec une femelle beauceron sans souci car elle était là avant, mais impossible de lui faire accepter un autre chien. Les chats non plus n'étaient pas bien venus. Pour ce qui est de la bave il ne bavait pas beaucoup, moins que certains dogues ou montagne. Ne pas mettre entre toutes les mains. Le mien pesait 90kgs sans être trop gros, en colère s'est une véritable arme...

   
Par gospy

j en suis a mon 3eme matin de naples.des amours!!!!!mais attention ils demandent beaucoup de soin (l estomac a surveiller risque de torsion due à sa grande taille)ma femelle a fait 16 bebes .belle portée non!!!??ILS SONT CALMES ,GENTILS, AFFECTUEUX ET ADORENT LES ENFANTS.c'est des nounours mais attention par leur gabarit ils sont un peu brutaux quand ils jouent.

0    0
Par loge

Je connais bien cette race depuis les annees 70. Ma mere elevant des dogues allemands pendant plus de 20ans, je n'ai pas eu de probleme avec ce bel animal.Je suis cependant d'accord avec Germain, ce n'est pas un chien pour n'importe qui. Le Napolitain est une race extremement puissante, fidele et protectrice. A cause de cela vous n'avez pas le droit a l'erreur, et devez toujours etre en charge de votre chien, sans etre agressif, sinon vous aurez un gros probleme.
Comme toute les grandes races canines, renseignez vous aupres de votre veterinaire sur ses capacites a traiter des problemes uniques a cette race. La facture nourriture et medicale peut etre importante, donc soyez pret a passer a la caisse.
Cela dit si vous en etes capable, vous aurez un magnifique compagnon.

0    0
Par pete

Bjr ce chien n'est pas un jouet, ni le chien chien a sa mémére c'est un ancien chien de combat qui bave énormément , qui est très fidèle avec ses maitres et a n' avoir avec aucun autre chien ils sont formidable mais a ne pas mettre entre toutes les mains

0    0
Par GERMAIN

bjr,je suis un passioner de chiens, depuis tout petit, et la je vien de decouvrire , un chien , le chien!! alors la je vais fair tout pour avoir un , mais ici en algerie ya pas cette race alors que fair?? la permiere , foi que j'ai vue ce chien c dans un filme le chateau de ma mere, mais j'ai crue que c pas un vrais chien , mais la je suis fou , je doit avoir le meme; merci a vous!!

0    0
Par akrib

bjr, je vein de decouvrire cette race , alors la je vais fair tout pour avoir un ! je suis un passionner de chien , j'ai toujours u un chien la j'ai un croiser dog de bordeau, mais la je suis fou de ce matin de naples

0    0
Par reda