Un Leonberg en position statique sur fond blanc

Leonberg

Nom d'origine : Leonberger
Pays d'origine : Allemagne
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse

Qualités du Leonberg

Tempérament du Leonberg

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Leonberg

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Leonberg au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Leonberg

Espérance de vie
De 8 à 10 ans
Poids de la femelle
De 45 à 65 kg
Poids du mâle
De 55 à 80 kg
Taille de la femelle
De 65 à 75 cm
Taille du mâle
De 71 à 80 cm

Le Leonberg : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Leonberg

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

Le premier Leonberger vit le jour en 1846 dans la ville allemande de Leonberg, à proximité de Stuttgart. Il est le résultat du travail de Heinrich Essig (1809-1889), un politicien et entrepreneur local qui, au début des années 1840, se mit en tête de créer une nouvelle race qui pourrait notamment trouver sa place sur les armoiries de la ville. Il fit se reproduire tout d’abord un Terre-Neuve à la robe noir et blanc (souvent appelé Landseer, bien que celui-ci fut développé plus tard) avec un Saint-Bernard. Leurs descendants furent croisés pendant quatre générations avec d’autres Saint-Bernard et un Berger des Pyrénées blanc, pour aboutir en 1846 au premier Leonberger. Toutefois, Heinrich Essig ne tint pas de registre précis des différentes saillies effectuées, si bien que la proportion exacte de gènes provenant de chacune des races utilisées est aujourd’hui encore sujet à débat.

 

Certains spécialistes contestent toutefois cette version officielle, en se basant sur des écrits germaniques des 16ème et 17ème siècles dans lesquels on trouve des références à des chiens ressemblant fort au Leonberg. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que le nom du chien de Leonberg et son développement pour devenir une race à part entière sont le fruit du travail de Heinrich Essig.

Diffusion internationale

Grâce à ses réseaux et à son sens des affaires, Heinrich Essig réussit à rapidement rendre le Leonberger populaire parmi l’aristocratie européenne. Il en offrit aux plus influents monarques de l’époque, si bien que ce chien devint rapidement un signe de richesse et de statut social.

 

Les archives montrent ainsi qu’en 1873, Heinrich Essig exporta pas moins de 374 Leonbergers vers la Russie, ce qui donne une idée du nombre incroyable de chiens qu’il éleva et vendit pendant plus de 40 ans. Certains de ses protégés traversèrent même l’Atlantique, où ils furent notamment présentés au célèbre Westminster Kennel Club Dog Show, l’exposition canine la plus prestigieuse du pays.

 

À sa mort, en 1889, l’affaire fut reprise par son neveu, qui opéra de nouveaux croisements et introduisit le masque noir que l’on connaît aujourd’hui. Les premiers clubs de Leonberger virent le jour et la situation s’annonçait radieuse pour ce chien. C’était sans compter sur la Première Guerre mondiale, qui décima la race.

 

Au terme de cette dernière, Karl Stadelmann et Otto Josenhans parcoururent l’Allemagne à la recherche de Leonberger. Ils en trouvèrent 25, dont seulement 5 aptes à servir dans un nouveau programme d’élevage. Celui-ci fut lancé en 1922, et dès 1926 la population de la race était remontée à 350 spécimens.

 

La Seconde Guerre mondiale marqua un nouveau coup dur, mais elle y survécut également. Dix ans plus tard, en 1955, elle obtint la reconnaissance de la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Elle se répandit alors de nouveau à travers l’Europe, et à partir des années 70-80 elle entama sa conquête de l’Amérique du Nord, lorsque des familles en importèrent depuis l’Allemagne.

Reconnaissance par les organismes officiels

La reconnaissance du Leonberger par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1955 marqua un tournant décisif, car une centaine d'organismes officiels nationaux en sont membres. C'est le cas notamment de ceux de la France (la Société Centrale Canine, ou SCC), de la Belgique (la Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et de la Suisse (la Société Cynologique Suisse, ou SCS).

 

Le prestigieux et influent Kennel Club (KC) britannique, non membre de la FCI, attendit 1988 pour en faire de même.

 

Les États-Unis suivirent peu après, puisque l’United Kennel Club (UKC) lui emboîta le pas en 1991. Il fut suivi un an plus tard par le Club Canin Canadien (CCC). L’autre organisme américain de référence, l'American Kennel Club (AKC), mit un peu plus de temps, puisqu'il fallut attendre 2010.

 

Il n’en reste pas moins que le Chien de Leonberg est aujourd’hui reconnu par toutes les principales associations canines du monde entier.

Dans son pays d'origine

Environ 500 Leonbergs sont enregistrés chaque année auprès du Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH), l'organisme cynologique de référence en Allemagne. Cela le place aux alentours de la 40ème place au classement des races les plus appréciées dans le pays.

 

La tendance est toutefois à la baisse : du milieu des années 2000 au début des années 2010, le nombre de naissances annuelles était quasi-systématiquement supérieur à 600.

En France

Le Leonberg jouit d'une popularité assez stable en France : environ un millier de naissances sont enregistrées chaque année au Livre des Origines Français (LOF), un chiffre constant depuis la fin des années 90. Elles n’étaient qu’un peu plus de 400 au début des années 80, et moins d'une centaine une décennie plus tôt.

Au Canada

Le Leonberg est bien présent au Canada, mais il s'y fait relativement discret. Ainsi, il existe un club de race, mais celui-ci ne recense guère plus d'une vingtaine d'éleveurs dans tout le pays. Quant aux chiffres du Club Canin Canadien (CCC), ils font état d'environ 150 naissances annuelles.

Ailleurs dans le monde

Le Leonberger est présent dans le monde entier, et jouit d’une certaine popularité dans de nombreux pays.

 

C'est le cas notamment au Royaume-Uni, où le Kennel Club reçoit chaque année autour de 250 demandes d’enregistrement. Ce nombre est toutefois en baisse, puisqu'il était plutôt situé entre 300 et 400 dans les années 2000 ainsi que pendant la première moitié des années 2010.

 

Plus largement, on constate que peu de pays d'Europe ont autant adopté le Leonberg que la France. Par exemple, en Italie, on compte autour de 150 enregistrements annuels auprès de l'Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) : ce chiffre n'est pas ridicule, mais il est 7 fois inférieur à celui de la France. L'Espagne par exemple est encore plus loin, avec une moyenne de moins de 50 naissances par an déclarées à la Real Sociedad Canina de España (RSCE).

 

Aux États-Unis, la race figure en milieu de tableau dans le classement établi par l'American Kennel Club (AKC) en fonction du nombre annuel d’enregistrements, soit autour de la 100ème place sur un peu moins de 200 races.

 

Du reste, s'il est vrai que le Leonberg a essaimé dans de nombreux pays, il demeure particulièrement discret dans certains. Par exemple, en Afrique du Sud, seuls 8 spécimens ont été enregistrés auprès de l'organisme national (le Kennel Union of Southern Africa) entre 2010 et 2020.

De par sa taille et sa couleur fauve, le Leonberg peut faire penser à un lion, l’emblème de la ville allemande dont il est originaire et dont il porte le nom.

Taille & poids

Taille du mâle
De 71 à 80 cm
Taille de la femelle
De 65 à 75 cm
Poids du mâle
De 55 à 80 kg
Poids de la femelle
De 45 à 65 kg
un Leonberg de profil dans la rue

Le Leonberg fait partie des plus grands chiens au monde : la plupart des individus dépassent les 70 cm.

 

Toutefois, le dimorphisme sexuel est particulièrement prononcé chez cette race : le mâle est large et massif, tandis que la femelle est plus petite et raffinée.

 

Le premier termine en outre sa croissance un peu plus tardivement : il grandit jusqu'à l'âge de 18 à 22 mois, contre environ 18 mois pour la seconde.

Morphologie

Un Leonberg vu de profil

Le corps du Leonberg est puissant et bien charpenté, mais reste élégant et proportionné. D’ailleurs, malgré sa taille, ce chien fait preuve de vivacité et d’agilité.

Pattes

Les pattes du Leonberg sont longues, solides et musclées, en proportion avec le reste du corps.

Queue

La queue du Leonberg est très touffue, tombe droit et ne se recourbe que légèrement lorsqu’il est en action.

Tête

Un jeune Leonberg avec la langue pendue

La tête du Leonberg est plus haute que large, et assez allongée. Le museau est long et rectangulaire, se terminant par une truffe bien noire. Les oreilles sont de taille moyenne et retombent le long des joues.

Yeux

Les yeux du Leonberg sont ovales, et leur couleur peut aller du marron clair au marron foncé.

Pelage

Le visage d'un Leonberg qui tire la langue

Si la taille du Leonberg est impressionnante, sa fourrure ne l’est pas moins. Elle est constituée d’un sous-poil bien développé et d’un poil de couverture assez long, à la texture assez dure.

 

Le poil est généralement droit, mais une certaine ondulation peut exister. Une crinière au niveau du cou et du poitrail est possible, surtout chez les mâles.

Couleurs de robe

La robe du Leonberg peut être sable, fauve clair, fauve rouge, fauve foncé, ainsi que toutes les nuances entre ces couleurs. Les pointes des poils peuvent être noires, mais cette couleur ne doit pas dominer, en dehors du masque qu’il porte sur le visage. Une petite tache blanche sur le poitrail est acceptée.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Leonberg doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Proximité avec ses maîtres

Affectueux, calme, patient et joueur, le Leonberg est un compagnon idéal pour une famille : il adore passer du temps avec ses propriétaires et interagir avec eux.

 

Non content d'adorer la compagnie des humains, il est incroyablement doué pour lire leurs expressions et décrypter leurs intentions. Il sait ainsi quand son maître est triste et a besoin d’un câlin, ou quand il est de mauvaise humeur et souhaite rester seul. Lorsque le ton monte entre des membres de la famille, il s’interpose en faisant entendre sa voix (qui est bien plus forte que la leur), en s’intercalant physiquement entre les protagonistes ou encore en distrayant leur attention.

Capacité à supporter la solitude

Malgré sa grande proximité avec les siens, le Leonberg n'est pas du genre à se mettre dans tous ses états lorsque ces derniers ne sont pas là et à souffrir d'anxiété de séparation dès qu'il est laissé seul quelques heures.

 

En effet, il est capable de s’occuper par lui-même pendant que ses propriétaires sont au travail ou à leurs études et d'être parfaitement équilibré, à partir du moment où ces derniers lui accordent de l'attention et passent suffisamment de temps avec lui une fois qu'ils sont de retour. Si ce n'est pas le cas et qu'il est vraiment trop livré à lui-même, il a toutes les chances de souffrir d'ennui, et de tâcher de s'occuper en mâchouillant les meubles, en creusant dans le jardin ou encore en montrant de manière vigoureuse (notamment en s'imposant par la force) qu'il aimerait bien qu'on s'occupe enfin de lui.

 

Compte tenu de sa très grande sociabilité avec les humains comme avec les animaux, lui faire partager son foyer avec un autre petit compagnon est un bon moyen de lui rendre les absences de ses propriétaires plus douces, si effectivement ceux-ci doivent le laisser seul une bonne partie de la journée.

Entente avec les enfants

Un Leonberg qui joue avec un enfant

Le Leonberger est un chien idéal pour des enfants. Joueur et extrêmement patient, il peut passer des heures entières avec eux. Son gabarit implique toutefois qu’il peut causer involontairement des accidents en bousculant un tout-petit ou en réagissant vivement si ce dernier lui fait mal : l’idéal est donc que les enfants du foyer aient déjà un certain âge, afin qu'ils aient pu apprendre ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Il est d'ailleurs indispensable de leur enseigner comment se comporter avec leur compagnon et le respecter dès que leur âge le permet.

 

En tout état de cause, quelle que soit sa race, les interactions entre un chien et un jeune enfant doivent toujours se faire sous la supervision d’un adulte responsable.

Entente avec les personnes inconnues

La grande sociabilité du Leonberg ne se cantonne pas à ses proches, mais concerne les humains de façon plus générale : il se fait toujours un plaisir de recevoir les amis de la famille, et accueille de manière professionnelle le livreur ou le réparateur.

 

Fin psychologue, il se trompe rarement quant aux visées d'un inconnu qui approche : dès lors qu'il constate que cette personne n'a aucune mauvaise intention et qu'il n'y a rien à en craindre, il la reçoit comme il se doit, réservant sa méfiance à celles qui en revanche posent problème.

Instinct protecteur

Défendre ses maîtres et leurs possessions est une chose assez innée pour le Leonberg, qui est doté d'un certain instinct protecteur.

 

Cela ne veut pas dire pour autant qu'il se montre systématiquement agressif, en particulier en cas d'intrusion dans son domicile : il ne réagit vivement que s'il considère que l'intrus est mal intentionné et représente un danger, et se montre généralement tout à fait perspicace en la matière. Vu son gabarit des plus dissuasifs, ses aboiements et grognements s'avèrent généralement suffisants pour que celui-ci prenne la poudre d’escampette.

Obéissance

Intelligent et désireux de faire plaisir à sa famille, le Leonberger se montre globalement tout à fait obéissant dès lors qu'il a été correctement éduqué.

 

Il est crucial en tout cas que ce soit bien le cas, car un compagnon d’une telle taille et d’une telle puissance peut poser de gros problèmes s’il décide de n'en faire qu'à sa tête : un maître hésitant ou peu constant aurait de grandes chances d’apprendre à ses dépens qu’un Leonberger adulte est impossible à maîtriser par la force.

Besoin d'exercice

Le besoin d’exercice du Leonberg est assez modéré pour un chien de cette taille. Une heure de jeu ou de promenade rapide est suffisante pour qu’il se dépense, et il passe le reste de son temps à se reposer tranquillement ou à patrouiller dans le jardin.

Activités recommandées

Le Leonberg est un chien qui aime se baigner : il peut être judicieux de prendre en compte cet aspect et de l'emmener de temps à autres à des endroits où il peut le faire en toute sécurité : lac, rivière, bord de mer... Il n’hésite alors pas à se jeter à l’eau, et en ressort ravi. 

 

Au-delà des classiques promenades, une autre activité qui lui convient particulièrement est de lui faire tirer un chariot. Que ce dernier transporte des outils, des légumes ou des enfants ravis de la balade, il est heureux de se dépenser tout en se rendant utile.

Capacité de travail

Même si cela ne correspond pas à son usage principal, il est indéniable que le Leonberg possède une importante force de travail. Il est susceptible de la mettre au service de ses propriétaires, par exemple en tractant des charges.

Risque de fugue

N'ayant pas d'instinct prédateur, le Leonberg n'est donc pas du genre à se lancer à la poursuite d'un petit animal qui passe à proximité, que ce soit lorsqu'il est à la maison ou au cours de ses sorties. En outre, il n'a pas non plus une curiosité débordante et une attirance folle pour les grands espaces et les vastes étendues.

 

Pour ces raisons, le risque qu'il fugue est bien moins élevé qu'avec de nombreuses autres races.

Entente avec les autres chiens

Le caractère sociable du Leonberger s’étend aussi à ses congénères, a fortiori ceux avec qui il aurait grandi.

 

Qu'il s'agisse de ces derniers ou de ceux qu'il serait amené à croiser au gré de ses pérégrinations, il voit généralement les autres chiens comme des amis potentiels, et non comme des adversaires potentiels ou des menaces.

Entente avec les chats

Le Leonberger est un géant au grand coeur, et cela vaut aussi à l'encontre des représentants de la gent féline. Il peut parfaitement partager son foyer avec l'un d'eux, et n'est pas du tout du genre à vouloir faire un sort à un chat qui s'inviterait chez lui ou croiserait son chemin lors de ses sorties : il aurait plutôt tendance à le considérer comme un nouveau partenaire de jeu potentiel.

 

Le seul risque se situe au niveau de la différence de gabarit entre les deux : il pourrait sans le vouloir faire mal ou faire peur au petit félin.

Entente avec les autres espèces

Le Leonberg est dépourvu d'instinct prédateur, et c'est ce qui explique qu'il peut vivre en parfaite harmonie avec un rongeur ou un oiseau. Le seul petit bémol tient à la différence de gabarit : il faut faire attention à ce qu'il ne blesse pas involontairement son petit compagnon.

 

Son tempérament pacifique explique aussi qu'un petit animal qui croise son chemin, que ce soit par exemple dans le jardin ou au cours d'une promenade, n'a pas de souci à se faire.

Facilité à éduquer

Intelligent et cherchant à faire plaisir à son maître, le Leonberger est une race de chien facile à éduquer, mais son gabarit ne laisse pas vraiment le droit à l’erreur : il est impératif de savoir s'en faire respecter et s'en faire comprendre. En effet, s'il se montre peu coopératif, cela peut être pénible et dangereux non seulement pour lui-même et pour son propriétaire, mais aussi pour les tiers.

 

Une éducation de qualité est donc indispensable pour une cohabitation agréable et une relation apaisée tout au long des années qui suivent. Au besoin, il ne faut pas hésiter à bénéficier de l'aide d'un éducateur canin professionnel pour partir sur de bonnes bases, en particulier si on est débutant.

 

Quoi qu'il en soit, dès lors qu'on sait comment s'y prendre, le tempérament et l'intelligence de ce chien font qu'il possède un très beau potentiel d'apprentissage : il est capable par exemple d’apprendre de nombreux tours, et fait un bon compétiteur dans les concours d’obéissance.

Méthode d'éducation

Les méthodes de dressage traditionnelles sont à proscrire avec le Leonberg, et vu son gabarit il est illusoire de penser que l’on peut lui imposer quoi que ce soit. En plus d’être probablement inefficace, cela aurait toutes les chances d’être contre-productif, en lui apprenant que c’est par la force que l’on peut chercher à obtenir ce que l’on désire – il ne faudrait pas s’étonner qu’il se mette à en faire de même. Sachant qu’à l'âge adulte il est généralement bien plus fort que son maître, cela risquerait d'avoir de fâcheuses conséquences.

 

En revanche, les méthodes d’éducation canine basées sur le renforcement positif, qui reposent sur la valorisation des bons comportements à travers l’usage d’encouragements, de caresses et de friandises, sont parfaitement adaptées. Elles permettent non seulement d’apprendre à son chien les commandes de base (assis, couché, etc.), mais aussi d’aller beaucoup plus loin dans son éducation et d'exploiter tout son potentiel.

À partir de quel âge ?

Mieux vaut commencer à éduquer un chiot Leonberg dès qu'il a 2 à 3 mois. En effet, c'est à cet âge-là qu'il est le plus malléable, mais aussi le plus facile à manipuler. Certes, il est alors trop jeune pour assimiler des choses un peu complexes comme la marche au pied, mais en revanche il est déjà tout à fait apte à entamer notamment l'apprentissage de son nom, de la propreté ou encore de quelques ordres de base.

 

Il reste vrai néanmoins qu'un chien peut apprendre à tout âge, y compris une fois adulte. Néanmoins, dans le cas du Leonberg, son gabarit peut évidemment compliquer sérieusement les choses...

Socialisation

Comme tous les chiens, le Leonberg doit être socialisé dès son plus jeune âge. Même si le travail est entamé chez l'éleveur, les premières semaines dans sa famille d’adoption sont essentielles pour qu’il s’habitue aux différentes interactions et sollicitations qu’il pourra retrouver par la suite tout au long de sa vie. Il est donc important de l'emmener dans tous types d'endroits, et de le confronter à toutes sortes de situations et stimuli (bruits, odeurs, etc.).

 

Il doit en particulier faire la connaissance des différents membres du foyer, animaux y compris, ainsi que des personnes qu’il peut être amené à revoir plus tard : amis, famille, voisins, etc. Il faut aussi l'habituer à rencontrer des inconnus, car les choses pourraient être assez pénibles pour tout le monde s'il devenait anormalement méfiant à l'égard de ces derniers, faute d'en croiser suffisamment.

 

Ainsi, le fait que le Leonberg soit porté à être très sociable ne dispense pas de lui offrir une socialisation de qualité, afin que justement ce soit effectivement le cas.

Apprentissage des règles

Le Leonberg n'est pas du genre à mener la vie dure à ses propriétaires et trouver des moyens de contourner les règles, mais cela n'empêche pas que ces dernières doivent être clairement définies et constantes. En effet, son gabarit implique que s'il prend de mauvaises habitudes lorsqu'il est petit ou se montre peu conciliant, les choses peuvent vite devenir compliquées... Du reste, un chien a besoin pour être équilibré de savoir ce qu'on attend de lui, ce qu'il a le droit de faire et ce qui lui est interdit.

 

Il faut donc que l'ensemble des membres de la famille soient au clair dès son arrivée dans le foyer quant aux règles qu'il doit respecter. Ceci nécessite un effort de concertation, et même de pédagogie à l'égard des plus jeunes : il est important de leur faire comprendre que celles-ci ne sont pas destinées à embêter l'animal, mais bien à lui permettre d'entretenir une relation harmonieuse avec les siens.

 

Par ailleurs, en plus d'être constantes d'une personne à l'autre (pas question par exemple que madame tolère ce que monsieur interdit), les règles doivent être appliquées de manière uniforme dans le temps. En effet, si quelque chose qui était interdit la veille est autorisé le lendemain, le chien perd ses repères.

Choses à apprendre en priorité

L'éducation d'un Leonberg doit être entamée rapidement, avant qu’il ne devienne trop puissant. Dans le cas contraire, les choses peuvent rapidement devenir compliquées s'il se montre récalcitrant...

 

L'apprentissage de la marche en laisse est particulièrement crucial, car une fois adulte il peut sans difficulté embarquer son maître là où il le souhaite s'il n'a pas bien intégré le fait que c'est ce dernier qui donne les directions.

 

Il est tout aussi important de l’habituer à être manipulé, pour que les futures séances de toilettage soient des moments de plaisir plutôt que de virer au cauchemar.

En appartement ?

Vu sa taille, le Leonberger n’est pas conseillé pour la vie en appartement, mais peut s’y adapter s’il est sorti au moins une heure par jour et que ses maîtres acceptent de retrouver de temps à autres des meubles ou objets renversés.

 

Mieux vaut en tout cas qu'ils ne soient pas obnubilés par la propreté de leur intérieur, car ce chien perd beaucoup de poils tout au long de l'année et son pelage accumule facilement les saletés (pour ensuite mieux les répandre dans la maison, par exemple). En outre, il a tendance à en mettre partout lorsqu’il boit ou qu’il mange.

Dans le jardin ?

Le lieu de vie le plus adapté pour le Leonberg est une maison avec un accès libre à un jardin fermé dans lequel il peut gambader et jouer à sa guise.

 

Pour autant, il n’est pas fait pour vivre cantonné en extérieur : compte tenu de l'attachement qu'il a pour les membres de sa famille, il a besoin d'interactions avec eux et donc de passer du temps en intérieur à leurs côtés.

Comme premier chien ?

Calme, proche de ses maîtres et désireux de leur faire plaisir, le Leonberger ne pose pas de grandes difficultés en termes d’éducation. C'est un atout indéniable pour un maître débutant, mais celui-ci n'a toutefois pas le droit à l'erreur : un compagnon d’une telle taille et d’une telle puissance peut poser de gros problèmes s’il n’est pas bien éduqué, et notamment s'il refuse de faire ce qu'on lui demande. L'aide d'un éducateur canin n'est donc pas forcément superflue pour poser les bonnes bases au tout début.

 

Il faut aussi avoir conscience que l'entretien de ce chien est loin d'être des plus aisés, et que sa santé est fragile. Ces deux aspects peuvent évidemment être source de difficultés, a fortiori quand on n'a pas encore d'expérience.

Pour une personne peu disponible ?

Le Leonberg a un besoin d'exercice modéré (environ une heure par jour), et peut s'accommoder des absences de ses maîtres tant que celles-ci sont d'une durée raisonnable et qu'ils lui consacrent ensuite l'attention qu'il mérite. 

 

Néanmoins, son entretien est aussi indispensable que chronophage, et les aller-retours chez le vétérinaire que sa santé fragile est susceptible d'impliquer peuvent eux aussi finir par prendre un temps conséquent.

 

Au final, il n'est donc pas vraiment un bon choix pour une personne peu disponible.

Pour une personne sportive ?

Le Leonberger a besoin de se dépenser au moins une heure par jour et aime passer du temps avec ses maîtres, mais ce n'est pas un athlète à proprement parler. Il vaut d'autant mieux éviter de le solliciter plus que de raison qu'il est assez fragile, notamment au niveau des articulations.

 

Par conséquent, il a toute sa place aux côtés d'une famille assez active, mais n'est pas le compagnon idéal d'une personne qui cherche un partenaire increvable pour de longues séances de jogging, balades à vélo et autres randonnées.

Pour une personne âgée ?

Le Leonberg a besoin que son maître lui permette de se dépenser au moins une heure par jour. Par ailleurs, bien qu'assez calme, il a tôt fait de déséquilibrer son propriétaire - voire le faire chuter -, par exemple s'il se met à tirer vigoureusement sur sa laisse. Si on ajoute à cela le fait que son entretien n'est pas de tout repos et que sa santé fragile peut nécessiter de fréquents aller-retours chez le vétérinaire, on comprend aisément qu'il n'est pas adapté pour une personne âgée.


En revanche, de tout jeunes retraités actifs peuvent trouver en lui un compagnon agréable et stimulant pour apprivoiser leur nouvelle vie.

Pour une personne allergique ?

Un chien quel qu'il soit émet des substances allergènes que l'on retrouve principalement dans sa salive, son urine et ses squames, ces petits bouts de peau qui se détachent et s'installent par exemple sur ses poils.

 

Compte tenu de la propension du Leonberg à manger et boire salement, mais aussi et surtout de son importante perte de poils tout au long de l'année, on comprend aisément qu'il est loin d'être un choix idéal pour une personne allergique.

Pour un petit budget ?

Le Leonberg coûte plus cher à l'achat que nombre de races, et ce n'est qu'un avant-goût de la suite.

 

En effet, le montant annuel à consacrer à son alimentation est à l'image de son gabarit : imposant. Mieux vaut également prévoir un budget conséquent pour sa santé, compte tenu de sa fragilité et de sa propension à souffrir de toutes sortes de maladies. En outre, le coût des antiparasitaires d'un chien augmente avec sa taille, et donc là aussi le Leonberg revient plus cher que nombre de ses congénères. Enfin, la facture peut encore s'alourdir si on décide de confier de temps à autres son entretien à un toiletteur professionnel, même si pour le coup cela n'a rien d'indispensable.

 

On l'aura compris : ce géant n'est pas du tout adapté à une personne aux moyens financiers limités.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 8 à 10 ans

Comme la plupart des races géantes, le Leonberg est assez fragile, et enclin à souffrir de nombreux problèmes de santé. Il faut noter toutefois que les lignées européennes, avec une espérance de vie proche de 9 ans, sont plus résistantes que celles d’Amérique du Nord, chez qui celle-ci est plutôt de l'ordre de 7 ans.

Résistance au froid et à la chaleur

La belle fourrure du Leonberg en fait un chien qui résiste bien au froid, mais devient un handicap lorsque la température augmente. En période de forte chaleur, il est donc particulièrement important de veiller à ce qu’il ait accès à un endroit ombragé et dispose en permanence d’eau fraîche en grande quantité. En outre, il doit alors rester au calme pendant les heures les plus chaudes : l’exercice physique doit se faire plutôt le matin ou le soir.

Maladies

Les maladies et affections auxquelles le Leonberg est particulièrement prédisposé sont :

 

  • la dysplasie de la hanche, qui peut avoir une dimension héréditaire, est le plus souvent bilatérale, affecte particulièrement les races géantes et cause de graves problèmes locomoteurs : boiteries, difficulté à se mouvoir puis arthrose au bout d'un certain temps. Une intervention chirurgicale peut les atténuer, voire carrément solutionner le problème si on s'y prend assez tôt ;

  • la dysplasie du coude, qui présente peu ou prou les mêmes caractéristiques que celle de la hanche et elle aussi dégrade donc progressivement la mobilité du chien. Une opération peut corriger la malformation s'il n'est pas déjà trop tard. Dans le cas contraire, il est au moins possible d'atténuer les symptômes ;

  • l’ostéochondrite, une maladie probablement héréditaire qui affecte principalement les plus grandes races. Elle correspond à un développement anormal de cartilage dans les articulations, ce qui provoque par exemple des boitements. Elle peut être soignée via une intervention chirurgicale destinée à retirer le cartilage en surplus ;

 

  • la dilatation-torsion gastrique, souvent due à une ingestion trop rapide ou trop importante de nourriture. Elle empêche les gaz de l'estomac de s'en échapper, et perturbe la circulation sanguine dans la zone. À défaut d'intervention rapide d'un vétérinaire, le chien succombe rapidement ;

 

  • le cancer, notamment des os (ostéosarcome) ou des vaisseaux sanguins (hémangiosarcome) ;

 

  • la maladie d’Addison, qui affecte les glandes surrénales et cause une déficience en cortisol et en aldostérone aux conséquences variées. Un sujet touché peut ainsi notamment être apathique, refuser de se nourrir, perdre du poids, avoir des diarrhées, etc. Il existe une forme aiguë, qui est souvent fatale, et une forme chronique, qui nécessite un traitement à vie ;

  • la polyneuropathie du Leonberg, une maladie héréditaire spécifique à la race et qui s’attaque au système nerveux. Elle détruit les cellules nerveuses, causant des problèmes de plus en plus graves au fur et à mesure de sa progression. Une démarche hésitante, une fonte musculaire, des changements au niveau de la voix et des difficultés respiratoires sont les premiers symptômes qui apparaissent, généralement entre 1 et 3 ans. La maladie progressive ensuite de manière inexorable, généralement jusqu'à la mort de l'animal ;

 

  • la dermatite pyotraumatique, une grave inflammation de la peau due à une piqûre d’insecte, qui peut rapidement s’infecter si elle n’est pas traitée ;

 

  • la cataracte, qui est parfois héréditaire et fait qu’un voile opaque se forme sur un ou sur les deux yeux, avec à la clef une perte progressive de la vue. Il est toutefois possible d'y remédier via une intervention chirurgicale ;

 

  • les otites et autres infections de l'oreille, du fait de leur forme tombante qui facilite l'accumulation de saleté et d'humidité.

Risque d'obésité

L'obésité est un facteur de risque élevé pour de nombreux problèmes de santé : elle peut causer ou aggraver toutes sortes de maladies. Or, le Leonberg est assez enclin à être en surpoids.

 

Un maître responsable doit donc faire en sorte que les choses soient sous contrôle, en pesant son animal tous les mois et en l'emmenant rapidement chez un vétérinaire en cas de dérapage qui se confirme - voire s'amplifie - sur plusieurs mesures d'affilée. En effet, seul un professionnel est à même de déterminer la cause exacte du problème (alimentation mal choisie, portions trop conséquentes, maladie, réaction à un médicament...), et dès lors d'indiquer comment y remédier.

 

Il ne faut pas tarder, car le surpoids est un cercle vicieux. En effet, il rend l'animal moins actif, ce qui tend à aggraver le phénomène.

Causes de mortalité

Une enquête menée en 2004 par le Kennel Club et la British Small Animal Veterinary Association a conclu que le cancer est de très loin la première cause de mortalité chez le Leonberger, puisqu'il représentait 45 % des décès étudiés. Ce chiffre est proche de celui d'une étude menée en 2000 par le Leonberger Club of America, qui constatait alors que cette maladie était à l’origine de 37 % des décès aux États-Unis et au Canada.

 

La deuxième cause de mortalité arrive loin derrière : il s'agit des problèmes cardiaques, en cause dans environ 10% des cas.

Adoption en bonne santé

Le Leonberg a dans l'ensemble une santé fragile, et nombre de maladies auxquelles il est prédisposé sont ou peuvent être héréditaires. Par conséquent, il est crucial d'adopter chez un éleveur extrêmement rigoureux sur ces questions.

 

En particulier, un professionnel digne de ce nom veille à éviter toute transmission d'une tare héréditaire, et pour cela fait systématiquement évaluer les sujets qu'il envisage de faire se reproduire à travers différents tests génétiques et orthopédiques. Il exclut alors systématiquement tout individu qui présente un tel risque.

 

Il est donc important de demander à l'éleveur de présenter les résultats des examens effectués sur les parents, voire éventuellement sur le petit. Il doit en outre être en mesure de fournir un certificat établi par un vétérinaire et attestant que ce dernier est en bonne santé, en plus de son carnet de santé ou de vaccination.

Fragilité en période de croissance

Comme chez toutes les races géantes, le chiot Leonberger connaît des poussées de croissance particulièrement impressionnantes. Son corps est très fragile tant qu'il n'a pas atteint son âge adulte, et plus encore dans ces moments-là.

 

Par conséquent, il est primordial de lui éviter tout effort physique trop long et/ou intense tant qu'il a moins d'un an et demi : pas question par exemple de laisser les enfants s'installer sur son dos ou lui demander de les tracter, ou tout simplement de l'emmener pour une longue balade à pied ou en vélo. En effet, il pourrait non seulement se blesser, mais aussi en payer le prix tout le reste de ses jours : séquelle, malformation, etc.

 

C'est d'autant plus vrai qu'il est particulièrement enclin à différents problèmes articulaires - à commencer par la dysplasie de la hanche et celle du coude.

 

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue qu'un chiot a besoin de beaucoup de sommeil pour grandir dans les meilleures conditions. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter s'il dort près de 20 heures par jour, en particulier les premiers mois : il convient au contraire de respecter ses temps de repos, et de s'assurer qu'il puisse dormir dans un endroit calme.

Maintien en bonne santé

Veiller à adopter un chien en bonne santé est une chose, mais tout faire pour qu'il le reste par la suite en est une autre.

 

Un des meilleurs moyens de mettre toutes les chances de son côté est de l'emmener régulièrement passer un bilan de santé complet chez le vétérinaire. Il faut s'y astreindre au moins une fois par an, sachant qu'une fréquence semestrielle n'est pas de trop lorsqu'il vieillit.

 

Cela permet de déceler au plus tôt un éventuel problème qui potentiellement n'est pas encore visible par un non-initié, et dès lors d'y faire face dans les meilleures conditions. C'est aussi l'occasion d'effectuer les éventuels rappels de vaccins nécessaires, car ceux-ci peuvent lui épargner plusieurs maladies potentiellement mortelles.

 

En parallèle, il revient au maître de renouveler tout au long de l'année les traitements antiparasitaires de son animal, afin que sur ce plan-là aussi celui-ci ne cesse jamais d'être protégé.

Assurance santé

Le Leonberger n'est pas du tout économique, mais les choses peuvent même carrément déraper s'il tombe gravement malade ou est victime d'un accident - a fortiori si un traitement à vie devient nécessaire.

 

Souscrire une assurance couvrant sa santé est un bon moyen de réduire fortement l'incertitude, mais mérite qu'on y consacre un peu de temps. En effet, les modalités exactes sont très différentes d'une compagnie à l'autre et d'une formule à l'autre, par exemple en termes de franchise, de nécessité d'avancer ou non les frais, de plafond annuel, de prise en charge ou non des dépenses de prévention, etc. On ne saurait donc que trop conseiller d'avoir plusieurs devis entre les mains et de bien comparer les différentes options possibles.

L’entretien d'un Leonberger est assez contraignant et s’avère relativement chronophage : cette race n'est pas vraiment recommandée à quelqu'un qui souhaite en avoir le moins possible à faire en la matière.

Entretien du pelage

Le Leonberg perd une bonne quantité de poils toute l’année, et sa longue fourrure doit être brossée tous les deux jours pour éviter les nœuds et protéger sa peau. Lors des mues printanières et automnales, la chute de poils est encore plus conséquente, si bien qu’un brossage quotidien s’impose alors pour éliminer les poils morts.

 

Par ailleurs, si ce chien a une fourrure magnifique lorsqu’il vient d’être toiletté, elle ne le reste généralement pas longtemps. En effet, elle possède une incroyable capacité à accumuler boue, brindilles et feuilles mortes, d’autant plus qu’il aime se rouler au sol, et ce quel que soit l'endroit. La peigner est un bon moyen de la débarrasser d’une grande partie de ces saletés (certains propriétaires ont même le courage de le faire après chaque promenade), mais seul un bain peut lui redonner son lustre.

Bains

Le Leonberg a besoin d'être baigné plus fréquemment que la plupart des autres races, étant donné la propension de son pelage à accumuler toutes sortes de saletés et le fait qu'il aime se rouler dans les flaques, les feuilles mortes, la neige ou encore la boue.

 

Il ne faut toutefois pas tomber dans l’excès qui consisterait à vouloir faire prendre un bain à son chien trop souvent, au risque d’abîmer sa peau. Une fois tous les deux mois est un bon compromis.

 

Dans tous les cas, il convient d'utiliser à chaque fois un shampoing spécifiquement conçu pour la gent canine : un produit destiné aux humains ne conviendrait pas, car le pH de la peau n'est pas le même chez chacune des deux espèces.

Entretien des oreilles

Les oreilles du Leonberger doivent faire l’objet d’une attention particulière, car leur forme tombante implique qu’elles emmagasinent plus facilement des saletés, avec à la clef le risque de s’infecter.

 

Un nettoyage hebdomadaire n'est donc pas de trop, et il faut bien utiliser à chaque fois une lotion auriculaire destinée aux chiens, au risque de causer des problèmes potentiellement encore pires que ceux qu'on cherche à éviter.

Entretien des yeux

Une fois par semaine, il faut vérifier que les yeux du Leonberg sont bien propres, et les nettoyer au besoin - c'est-à-dire si on y constate la présence de sécrétions, croûtes ou saletés en tout genre.

Entretien des dents

Comme celles d'un humain ou de n'importe quel autre chien, les dents du Leonberg doivent être brossées régulièrement. Cela permet en effet d'éviter la formation de plaque dentaire, qui avec le temps se transforme en tartre et peut alors être à l'origine de toutes sortes de problèmes : gingivite, parodontose, etc.

 

Il faut le faire au moins une fois par semaine, mais l'idéal est d'opter pour une fréquence quotidienne. Dans tous les cas, il est impératif d'employer un dentifrice spécifiquement destiné aux chiens : un produit conçu pour les humains risquerait de causer une intoxication.

Entretien des griffes / ongles

Il est nécessaire de vérifier environ une fois par semaine que les griffes du Leonberg ne deviennent pas trop longues, ce qui risque fort de finir par être le cas s’il n’a pas la possibilité de faire suffisamment d’exercice en extérieur. Il convient alors de les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécifique, en veillant à ne pas couper trop court pour éviter toute blessure.

 

Cet aspect ne doit pas être négligé, car des griffes trop longues peuvent obliger l'animal à marcher de façon différente, avec potentiellement à la longue des problèmes articulaires. En outre, elles risquent de se casser et le blesser.

Entretien au retour à la maison

Même si le Leonberg n'est pas forcément du genre à passer des demi-journées entières au dehors, il peut être pertinent de lui donner un rapide coup de brosse après tout long moment passé en extérieur, surtout si on est très attaché à la propreté. En effet, son pelage semble comme aimanter les saletés, pour ensuite en répandre une partie dans toute la maison...

 

Par ailleurs, dans le cas où il a fait trempette, il est nécessaire de le rincer à l'eau claire. C'est particulièrement indispensable en cas de baignade dans de l'eau salée, car le sel risquerait d'abîmer sa peau et son pelage.

Initiation au toilettage

L'entretien d'un Leonberg est assez exigeant, mais connaître les bons gestes permet de gagner en efficacité. Par conséquent, il est judicieux de les apprendre la première fois auprès d'un vétérinaire ou d'un toiletteur professionnel, d'autant que cela réduit le risque de lui faire mal ou le blesser en agissant maladroitement.

 

En tout cas, il n'y a pas de raison d'attrendre, car un chien est d'autant plus malléable qu'il est jeune. L’habituer dès ses premiers mois à être manipulé et baigné permet de s'épargner bien des ennuis par la suite : vu son gabarit, il est quasiment impossible de faire la toilette d’un Leonberger adulte récalcitrant.

Si on est attaché à la propreté de son intérieur, mieux vaut disposer les gamelles d'eau et de nourriture du Leonberg dans le jardin, car il a tendance à salir un peu partout autour lorsqu'il les utilise.

Nourriture recommandée

Étant donné sa taille, le Leonberg mange de grandes quantités de nourriture, et représente donc un budget conséquent en la matière.

 

Néanmoins, il n’est pas particulièrement difficile, et peut parfaitement être nourri avec les aliments industriels que l’on trouve dans le commerce. Il faut simplement veiller à choisir des produits de qualité suffisante pour lui fournir tous les nutriments nécessaires afin de le garder en bonne santé, et s'assurer qu'ils sont adaptés à sa taille, son âge et son niveau d’activité. Cela ne vaut d'ailleurs pas que pour le choix des produits, mais aussi pour la détermination de la quantité qui en est donnée.

 

Quoi qu'il en soit, compte tenu de l'impact de l'alimentation sur la santé, il n'est pas absurde de solliciter les conseils d'un vétérinaire pour y voir plus clair.

Alimentation du chiot

Bien nourrir un chiot Leonberg est absolument crucial. En effet, des aliments trop riches auraient de grandes chances de rendre encore plus rapides ses impressionnantes poussées de croissance, avec à la clef un risque réel de problèmes articulaires et de malformations à vie. À l'inverse, une alimentation trop pauvre entraînerait probablement des retards de croissance, eux aussi préjudiciables.

 

L'aide d'un vétérinaire n'est pas de trop pour choisir les bons produits et les quantités qui doivent en être donnés, d'autant que les besoins nutritionnels du chiot sont en évolution constante au cours de cette période : son alimentation doit donc elle aussi être régulièrement revue en conséquence.

 

En tout cas, sauf indication contraire d'un professionnel, il n'est normalement pas nécessaire de lui donner des compléments alimentaires, dès lors que ses aliments sont correctement choisis et que les rations qui en sont données sont cohérentes.

Fréquence des repas

Quel que soit son âge, il est nécessaire de répartir la ration quotidienne du Leonberg en au moins deux repas bien espacés (par exemple un le matin et un le soir) : en plus de faciliter sa digestion, cela permet de diminuer le risque de dilatation-torsion de l’estomac, un syndrome très grave auquel il est comme toutes les grandes races particulièrement prédisposé.

 

Pour la même raison, ses repas doivent être pris dans le calme, afin d’éviter qu’il n’engloutisse sa ration en quelques secondes, et il faut lui éviter toute activité physique intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit.

 

L'idéal est de les prévoir à heure fixe : cela permet d'instaurer une certaine routine et de renforcer la confiance qu'il éprouve envers son maître, puisqu'il constate que celui-ci satisfait ses besoins alimentaires sans qu'il soit nécessaire de réclamer. On réduit aussi la probabilité qu'il aille chercher de lui-même de la nourriture, par exemple en fouillant dans les poubelles.

Éviter l'obésité

Le Leonberg a tôt fait de prendre de l'embonpoint, en particulier si son niveau d’activité physique est insuffisant. Or, garder son chien en bonne santé passe aussi par le fait de lui éviter d'être en surpoids, et l'alimentation joue en la matière un rôle important.

 

Il faut donc prendre l'habitude de bien peser la quantité de nourriture à chaque repas, afin de ne pas lui donner plus que ce qui est nécessaire. Il convient en outre de veiller à ce qu'il ne mange pas autre chose que ce qui est conçu spécifiquement pour lui : le laisser consommer les restes de table, se servir dans les placards ou fouiller dans les poubelles ne serait pas un cadeau à lui faire, d'autant que certains mets très appréciés des humains s'avèrent en revanche toxiques pour les chiens.


Enfin, il ne faut pas négliger l'apport calorique que les friandises peuvent finir par représenter, si on a l'habitude d'y avoir souvent recours. On peut éventuellement se rabattre sur des produits allégés, mais en tout état de cause l'idéal est de déduire celui-ci de sa ration quotidienne.

Hydratation

Comme tout chien, le Leonberg doit avoir de l'eau fraîche à sa disposition en permanence. Il ne faut pas perdre de vue au demeurant que les quantités qu'il ingurgite sont corrélées à son gabarit : il a besoin de beaucoup plus d'eau que ses congénères de plus petite taille.

Comme chien de garde

Même s'il n'est pas du genre agressif, le Leonberg a un gabarit et une voix puissante qui font de lui un gardien digne de ce nom. En effet, une personne mal intentionnée y réfléchit forcément à deux fois avant de s’introduire dans une maison gardée par un chien de 80 kg.

Comme chien de compagnie

Le Leonberg fut développé pour devenir un parfait compagnon domestique, et c’est effectivement ce qu’il fait à merveille depuis près de deux siècles.

 

Il est idéal pour une famille avec des enfants ayant déjà quelques années, qui est installée dans une maison avec jardin, n'est pas obsédée par la propreté du domicile et dispose de suffisamment de place pour accueillir ce géant, qui se montre incroyablement affectueux et serviable.

Comme chien de soutien psychologique

Très proche des humains et faisant preuve d’une empathie au-dessus de la moyenne, le Leonberg est souvent utilisé comme chien de thérapie.

 

D'ailleurs, il est aussi connu pour intervenir lorsque des disputes éclatent à la maison, mettant fin à sa manière aux discussions qu’il considère comme inutilement agressives.

Comme chien de compétition

Le Leonberg est capable d’apprendre de nombreux tours, et on retrouve nombre de représentants de la race dans les concours d’agility ou d’obéissance, avec des résultats surprenants pour un animal de ce gabarit.

Comme chien d'exposition

Le Leonberg fut conçu pour renvoyer une certaine image de prestance, et était d'ailleurs à ses débuts le signe d'un certain prestige social, un animal qu'on était fier de montrer.

 

Il n'est donc pas surprenant qu'il soit aujourd'hui encore très populaire dans les expositions canines, où le fait qu'il soit calme et sociable est évidemment un atout indéniable.

Comme chien secouriste

Comme c'est un bon nageur, le Leonberger est parfois utilisé comme chien sauveteur en mer ou en eau douce.

Autres usages

Même s'il n'a pas été conçu pour cela à la base et n'a jamais été beaucoup utilisé de cette manière, le Leonberg est parfaitement capable de tracter des charges. Cela dit, son endurance n'a évidemment rien à voir avec celle des races spécialisées dans cette tâche.

De façon générale, le Leonberg est une race assez coûteuse à l'achat.

 

Néanmoins, on peut constater d'importants écarts de prix en fonction du prestige de l'élevage et/ou de la lignée dont le chiot est issu, mais aussi de sa plus ou moins grande conformité avec le standard. Ce dernier point explique d'ailleurs que le montant demandé peut différer sensiblement au sein d'une même portée.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Leonberg se situe aux environs de 1400 euros, sans différence notable entre les mâles et les femelles.

 

Bien évidemment, il ne s’agit là que d’une moyenne : un chiot présentant des écarts importants par rapport au standard peut ne coûter que 1000 euros, tandis que le prix d'un individu que ses caractéristiques prédestinent aux expositions canines a tôt fait d'atteindre - voire dépasser - les 1800 euros.

Au Canada

Le prix moyen d’un chiot Leonberger chez un éleveur enregistré au Club Canin Canadien se situe entre 2500 et 3000 dollars canadiens.

Conseils pour l'adoption

Il peut être tentant de se dire qu'il convient de privilégier l'éleveur de Leonberg qui propose le prix le plus compétitif, sans se poser trop de questions. Or, c'est prendre le risque de s'exposer à des déconvenues - voire à devoir dépenser bien plus en dépenses de santé et/ou séances avec un comportementaliste que ce qui aura été économisé à l'achat.

 

En effet, un éleveur sérieux est obnubilé par le souhait de proposer des chiots en parfaite santé et bien dans leur tête, mais tout ceci a un coût : tests génétiques et orthopédiques pour éviter le risque de transmission d'une tare héréditaire, dépenses vétérinaires pour suivre au mieux la santé des parents et de leurs petits, temps consacré à l'éveil et à la socialisation de ces derniers, etc. Inévitablement, ces coûts se répercutent dans le prix demandé.

 

Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle - a fortiori pour une race comme le Leonberg, qui est fragile et prédisposée à nombre de problèmes de santé héréditaire. Mieux vaut donc sûrement dépenser un peu plus à l'achat, si cela permet de s'assurer qu'on passe par un professionnel qui maîtrise son métier et le fait à merveille.

 

En tout état de cause, il serait très hasardeux d'adopter un chiot sans avoir eu au préalable l'occasion de visiter l'élevage où il a grandi, passé un peu de temps à ses côtés pour s'assurer qu'il est bien équilibré, et idéalement rencontré ses parents afin de s'assurer qu'eux non plus ne présentent pas de problème de santé ou comportemental facilement détectable.

  • De nombreux dirigeants du 19ème siècle reçurent un Leonberger en cadeau de la part de Heinrich Essig, le créateur de la race. On peut citer le roi Umberto 1er d’Italie (1844-1900), le chancelier allemand Otto von Bismarck (1815-1898), l’impératrice Elisabeth d’Autriche (1837-1898), l’empereur français Napoléon III (1808-1873), ou encore le roi Edouard VII d’Angleterre (1841-1910).

 

  • Les artistes du 19ème siècle furent eux aussi conquis par le chien de Leonberg, à l’instar des compositeurs Richard Wagner (1813-1883) et Sergei Rachmaninov (1873-1943).

Le Leonberg à l'écran

  • Dans le film L’appel de la forêt (Peter Svatek, 1996), Buck, le personnage principal, est joué par trois Leonberger. Les puristes ne manqueront pas de remarquer qu’il s’agit-là d’un écart par rapport au roman éponyme de Jack London, dont le film est inspiré, puisque Buck y est présenté comme résultant d’un croisement entre un Saint-Bernard et un Chien de Berger Écossais ;

 

  • Un Leonberg peut être aperçu dans le vidéoclip de Deutschland, chanson sortie en 2019 par le groupe allemand Rammstein.
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Avis & conseils Leonberg

Mon Théo a 11 ans et demi c est l amour de ma vie une grande âme que les humains prennent exemple sur cette race dont la tolérance et la gentillesse n ont d égale que leur patience et leur humilité a interdire aux abrutis

   
Par gilles flo

je possede un leonberg qui a 15 mois il est superbe gentil calin et pot de colle .c'est un amour

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Par grec3

Bonjour,
J'en suis à mon quatrième Léo qui a maintenant 8 ans.
Si vous avez un terrain assez grand, si vous aimez les grand chiens à poil long, si vous aimez un chien gentil et affectueux... même très affectueux, un chien qui ne craint pas le froid et qui adore la neige, un chien qui aime l'eau car il se prend pour souvent pour un Terre Neuve, alors le Leonberg est fait pour vous.
Si vous vous posez des questions, si vous voulez un retour d'expérience, je suis prêt à répondre à toutes vos interrogations.
Précision, je ne suis pas un éleveur.
Bien cordialement
Gilles

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Par gautheron gilles