Leonberg

Leonberg

Nom d'origine : Leonberger
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse

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Qualités du Leonberg

Tempérament du Leonberg

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Leonberg au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Leonberg

Durée de vie moyenne
De 11 à 12 ans
Poids de la femelle
De 58 à 75 kilos
Poids du mâle
De 60 à 80 kilos
Taille de la femelle
De 65 à 75 cm
Taille du mâle
De 72 à 80 cm

Le Leonberg : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Leonberg

Le premier Leonberger a vu le jour en 1846 dans la ville allemande de Leonberg, à proximité de Stuttgart. Il est le résultat du travail de Heinrich Essig (1809-1889), un politicien et entrepreneur local qui, au début des années 1840, se mit en tête de créer une nouvelle race qui pourrait notamment trouver sa place sur les armoiries de la ville. Il fit se reproduire tout d’abord un Terre-Neuve à la robe noir et blanc (souvent appelé Landseer, bien que celui-ci fut développé plus tard) avec un Saint-Bernard. Leurs descendants furent croisés pendant quatre générations avec d’autres Saint-Bernard et un Berger des Pyrénées blanc, pour aboutir en 1846 au premier Leonberger. Toutefois, Heinrich Essig ne tint pas de registre précis des croisements, si bien que la proportion exacte de gènes provenant de chacune des races utilisées est aujourd’hui encore sujet à débat.

 

Certains spécialistes contestent toutefois cette version officielle, en se basant sur des écrits germaniques des 16ème et 17ème siècles dans lesquels on trouve des références à des chiens ressemblant fort au Leonberg. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que le nom du chien de Leonberg et son développement pour devenir une race à part entière sont le fruit du travail de Heinrich Essig.

 

Grâce à ses réseaux et à son sens des affaires, il réussit à rapidement rendre populaire cette race parmi l’aristocratie européenne. Il en offrit aux plus influents monarques de l’époque, si bien que ce chien devint rapidement un signe de richesse et de statut social. Les archives montrent qu’en 1873, Heinrich Essig exporta pas moins de 374 Leonbergers vers la Russie, ce qui donne une idée du nombre incroyable de chiens qu’il éleva et vendit pendant plus de 40 ans. Certains de ses chiens traversèrent même l’Atlantique, où ils furent notamment présentés au célèbre Westminster Kennel Club Dog Show, l’exposition canine la plus prestigieuse du pays.

 

À sa mort, en 1889, l’affaire fut reprise par son neveu, qui opéra de nouveaux croisements et introduisit le masque noir que l’on connaît aujourd’hui. Les premiers clubs de Leonberger virent le jour et la situation s’annonçait radieuse pour ce chien, mais c’était sans compter sur la Première Guerre Mondiale : elle décima la race.

 

Au terme de cette dernière, Karl Stadelmann et Otto Josenhans parcoururent l’Allemagne à la recherche de Leonberger. Ils en trouvèrent 25, dont seulement 5 aptes à servir dans un nouveau programme d’élevage. Celui-ci fut lancé en 1922, et dès 1926 la population de la race était de 350 spécimens.

 

Elle survécut à la Seconde Guerre Mondiale, et obtint la reconnaissance de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1955. Elle se répandit alors de nouveau à travers l’Europe, et à partir des années 70-80 elle entama sa conquête de l’Amérique du Nord, lorsque des familles en importèrent depuis l’Allemagne.

 

Le Leonberg fut reconnu par le prestigieux Kennel Club (KC) britannique en 1988, puis par l’United Kennel Club (UKC) américain en 1991, suivi du Canadian Kennel Club (CKC) en 1992. L’American Kennel Club (AKC) attendit 2010 pour en faire de même, mais il n’en reste pas moins que le Chien de Leonberg est aujourd’hui reconnu par toutes les principales associations canines.

 

Présent dans le monde entier, il jouit d’une certaine popularité un peu partout. En France, environ un millier de naissances sont enregistrées chaque année au Livre des Origines Français (LOF), un chiffre constant depuis la fin des années 90 – elles n’étaient qu’un peu plus de 400 au début des années 80. Au Royaume-Uni, le Kennel Club reçoit chaque année autour de 300 demandes d’enregistrement, un chiffre qui semble toutefois orienté à la baisse. Les chiffres du CKC canadien font étant quant à eux d’environ 140 naissances annuelles. Aux États-Unis, il figure en milieu de tableau dans le classement des races par popularité établi en fonction du nombre d’enregistrements auprès, soit autour de la 100ème place sur un peu moins de 200 races.

Le Leonberg fait partie des plus grandes races de chien au monde : la plupart des individus dépassent les 70 cm. De par sa taille et sa couleur fauve, il peut faire penser à un lion, l’emblème de la ville dont il est originaire.

 

Son corps est puissant et bien charpenté, mais reste élégant et proportionné. D’ailleurs, malgré sa taille, il fait preuve de vivacité et d’agilité. Ses pattes sont longues, solides et musclées, en proportion avec le reste du corps. Sa queue, très touffue, tombe droit et ne se recourbe que légèrement lorsqu’il est en action.

 

Sa tête est plus haute que large, et assez allongée. Le museau est long et rectangulaire, se terminant par une truffe bien noire. Les yeux sont ovales, et leur couleur peut aller du marron clair au marron foncé. Les oreilles sont de grandeur moyenne et retombent le long des joues.

 

Si la taille du Leonberg est impressionnante, sa fourrure ne l’est pas moins. Elle est constituée d’un sous-poil bien développé et d’un poil de couverture assez long, à la texture assez dure. Le poil est généralement droit, mais une certaine ondulation peut exister. Une crinière au niveau du cou et du poitrail est possible, surtout chez les mâles.

 

La robe peut être sable, fauve clair, fauve rouge, fauve foncé, ainsi que toutes les nuances entre ces couleurs. Les pointes des poils peuvent être noires, mais cette couleur ne doit pas dominer, en dehors du masque qu’il porte sur le visage. Une petite tache blanche sur le poitrail est acceptée.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est particulièrement prononcé chez cette race : le mâle est large et massif, tandis que la femelle est plus petite et raffinée.

Affectueux, calme, patient et joueur, le Leonberg est un compagnon idéal pour une famille disposant de suffisamment d’espace, dès lors qu’il est bien sociabilisé et éduqué. Il adore passer du temps avec son maître, mais est capable de s’occuper pendant que celui-ci est au travail.

 

Il adore la compagnie des humains en général, et est incroyablement doué pour lire leurs expressions et décrypter leurs intentions. Il se fait toujours un plaisir de recevoir les amis de la famille, accueille de manière professionnelle le livreur ou le réparateur, mais grogne et aboie si une personne malintentionnée s’approche de la maison - ce qui est souvent suffisant pour que cette dernière prenne la poudre d’escampette. Il sait aussi quand son maître est triste et a besoin d’un câlin, ou lorsqu’il est de mauvaise humeur et souhaite rester seul. Lorsque le ton monte entre des membres de la famille, il s’interpose en faisant entendre sa voix (qui est bien plus forte que la leur), en s’intercalant physiquement entre les protagonistes ou encore en distrayant leur attention.

 

Le Leonberger est un chien idéal pour des enfants. Joueur et extrêmement patient, il peut passer des heures entières avec eux. Son gabarit implique toutefois qu’il peut causer involontairement des accidents en bousculant un tout-petit, et l’idéal est donc que les enfants du foyer aient déjà un certain âge. En tout état de cause, quelle que soit sa race, les interactions entre un chien et un jeune enfant doivent toujours se faire sous la supervision d’un adulte responsable.

 

Le caractère sociable du Leonberger s’étend aussi aux autres animaux, a fortiori s’ils ont été élevés ensemble. Qu’il s’agisse de congénères, de chats ou même de rongeurs, tous sont des amis potentiels pour ce chien au grand cœur.

 

Vu sa taille, le Leonberger n’est pas conseillé pour la vie en appartement, mais peut s’y adapter s’il est suffisamment sorti et que sa famille accepte de retrouver des meubles ou objets renversés ainsi que des poils partout. Le lieu de vie le plus adapté reste toutefois une maison avec un accès libre à un jardin fermé dans lequel il peut gambader et jouer à sa guise. Pour autant, il n’est pas fait pour vivre en extérieur : il doit passer le plus de temps possible à l’intérieur avec sa famille, sous peine de souffrir d’anxiété de séparation.

 

C’est d’autant plus vrai que son besoin d’exercice demeure assez modéré pour un chien de cette taille. Une heure de jeu ou de promenade rapide est suffisante pour qu’il se dépense, et il passe le reste de son temps à se reposer tranquillement ou à patrouiller dans le jardin. C’est aussi un chien qui aime nager, et il n’hésite donc pas à se jeter à l’eau s’il en a l’occasion. Une autre activité qui lui convient et qui est un bon moyen pour lui de se dépenser est de tirer un chariot, que celui-ci transporte des outils, des légumes ou des enfants ravis de la balade.

 

Intelligent et désireux de faire plaisir à sa famille, le Leonberger ne pose pas de grandes difficultés en termes d’éducation. Pour autant, celle-ci ne doit pas être négligée, car un compagnon d’une telle taille et d’une telle puissance peut poser de gros problèmes s’il n’est pas bien éduqué : un maître hésitant ou peu constant aurait de grandes chances d’apprendre à ses dépens qu’un Leonberger adulte est impossible à maîtriser par la force.

 

De fait, aucun chien ne naît éduqué, et le Chien de Leonberg ne fait pas exception à la règle. Livré à lui-même, il peut par exemple mâchouiller les meubles, creuser dans le jardin, chercher à s’imposer par la force… : tous ces comportements destructeurs sont la marque d’un chien qui s’ennuie et n’est pas bien éduqué. Il est évidemment bien plus facile de traiter (ou, encore mieux, de prévenir) ces comportements lorsqu’il est encore jeune, mais même un individu adulte peut apprendre à bien vivre avec sa famille : un chien peut apprendre à tout âge.

 

Enfin, le Leonberger aime se rouler dans les flaques, les feuilles mortes, la neige, la boue…, si bien que sa fourrure est rarement propre. En outre, il a tendance à en mettre partout lorsqu’il boit ou qu’il mange. Autant dire qu’une personne souhaitant garder son intérieur impeccable en toutes circonstances ferait mieux de songer à une autre race.

Le Leonberg doit, comme tous les chiens, être socialisé dès son plus jeune âge. Les premières semaines dans sa famille d’adoption sont essentielles pour qu’il s’habitue aux différentes interactions et sollicitations qu’il pourra retrouver par la suite tout au long de sa vie. Il doit en particulier faire la connaissance de tous les membres du foyer, animaux y compris, ainsi que des personnes qu’il peut être amené à rencontrer plus tard : amis, famille, voisins, etc.

 

Son éducation doit commencer rapidement, avant qu’il ne devienne trop puissant. Apprendre à son chien à marcher en laisse sans tirer est particulièrement crucial avec cette race, car un Leonberger adulte peut sans difficulté embarquer son maître là où il le souhaite. Il est tout aussi important de l’habituer à être manipulé, pour que les futures séances de toilettage soient des moments de plaisir plutôt que de virer au cauchemar.

 

Intelligent et cherchant à faire plaisir à son maître, le Leonberger est une race de chien facile à éduquer, mais son gabarit ne laisse pas vraiment le droit à l’erreur : son maître doit impérativement savoir se faire comprendre. Les méthodes de dressage traditionnelles sont à proscrire, et il est illusoire de penser que l’on peut imposer quoi que ce soit à ce chien. En plus d’être probablement inefficace, cela aurait toutes les chances d’être contre-productif, en lui apprenant que c’est par la force que l’on peut chercher à obtenir ce que l’on désire – il ne faudrait pas s’étonner qu’il se mette à en faire de même. Sachant qu’un Leonberger adulte est généralement bien plus fort que son maître, cela peut avoir de fâcheuses conséquences.

 

En revanche, les méthodes d’éducation canine basées sur le renforcement positif, qu’elles reposent sur l’usage d’encouragements, de caresses ou de friandises (ou, encore mieux, d’un peu tout ça à la fois), sont parfaitement adaptées. Elles permettent non seulement d’apprendre à son chien les commandes de base (assis, couché, etc.), mais aussi possible d’aller beaucoup plus loin dans son éducation. En effet, le Leonberg est parfaitement capable d’apprendre de nombreux tours, et fait d’ailleurs un bon compétiteur dans les concours d’obéissance.

Le Leonberg est une race de chien relativement fragile, qui peut souffrir de nombreux problèmes de santé. Il faut noter d’ailleurs que les lignées européennes, avec une espérance de vie moyenne proche de 9 ans, sont plus résistantes que celles d’Amérique du Nord, dont l’espérance de vie moyenne est plutôt de 7 ans.

 

Les maladies et affections auxquelles le Leonberg est particulièrement prédisposé sont :

 

 

  • la dilatation-torsion gastrique, souvent due à une ingestion trop rapide ou trop importante de nourriture, qui peut être fatale si elle n’est pas traitée rapidement par un vétérinaire ;

 

  • la maladie d’Addison, qui affecte les glandes surrénales et cause une déficience en cortisol et en aldostérone aux conséquences parfois fatales ;

 

  • la dermatite pyotraumatique, une grave inflammation de la peau due à une piqure d’insecte, qui peut rapidement s’infecter si elle n’est pas traitée ;

 

  • la cataracte, qui fait qu’un voile opaque se forme sur un ou sur les deux yeux, conduisant à la perte de la vue ;

 

  • l’ostéochondrite, une maladie génétique causant un développement anormal de cartilage dans les articulations, ce qui peut provoquer des boitements ;

 

  • le cancer, notamment des os (ostéosarcome) ou des vaisseaux sanguins (hémangiosarcome). Une enquête faite par le Kennel Club en 2004 conclut que 45 % des décès de Leonberger sont dus à un cancer. Ce chiffre est proche de celui constaté dans une étude menée en 2000 par le Leonberger Club of America, qui constatait alors que cette maladie était à l’origine de 37 % des décès aux États-Unis et au Canada ;

 

  • la polyneuropathie du Leonberg, une maladie génétique spécifique à la race et qui s’attaque au système nerveux. Elle détruit les cellules nerveuses, causant des problèmes de plus en plus graves au fur et à mesure de sa progression. Une démarche hésitante, une fonte musculaire, des changements au niveau de la voix et des difficultés respiratoires sont les premiers symptômes de la maladie.

  
Par ailleurs, comme tout chien aux oreilles tombantes, le Leonberger présente un risque accru d’infections à ce niveau (otites, etc.) : une attention toute particulière doit leur être accordée.

 

En outre, bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie en soi, l’obésité est un facteur de risque élevé pour de nombreux problèmes de santé. Or le Leonberg n’est pas à l’abri d’être en surpoids. Un maître responsable doit donc faire en sorte que les choses soient sous contrôle, en ajustant ses rations de nourriture à son niveau d’activité et en pesant régulièrement son animal.

 

Enfin, si sa belle fourrure en fait un chien qui résiste bien au froid, elle devient un handicap lorsque la température augmente. En cas de fortes chaleurs, il est donc particulièrement important de veiller à ce qu’il ait accès à un endroit ombragé et dispose en permanence d’eau fraîche en grandes quantités. Il doit rester au calme pendant les heures les plus chaudes : l’exercice physique doit se faire plutôt le matin ou le soir.

L’entretien du Leonberg est assez contraignant et s’avère relativement chronophage. Il perd une bonne quantité de poils toute l’année, et sa longue fourrure doit être brossée tous les deux jours pour éviter les nœuds et protéger sa peau. Lors des mues printanières et automnales, la perte de poils est encore plus conséquente, si bien qu’un brossage quotidien s’impose alors pour éliminer les poils morts.

 

Par ailleurs, si ce chien a une fourrure magnifique lorsqu’il vient d’être toiletté, elle ne le reste généralement pas longtemps. En effet, elle possède une incroyable capacité à accumuler boue, brindilles et feuilles mortes, d’autant plus qu’il aime se rouler au sol. La peigner est un bon moyen de la débarrasser d’une grande partie de ces saletés (certains propriétaires ont même le courage de le faire après chaque promenade), mais seul un bain peut lui redonner son lustre. Il ne faut toutefois pas tomber dans l’excès qui consisterait à vouloir faire prendre un bain à son chien trop souvent, au risque d’abîmer sa peau. Le faire une fois tous les deux mois est un bon compromis, et il faut veiller bien sûr à utiliser un shampooing spécifique pour chien.

 

Une fois par semaine, il faut vérifier que ses yeux sont bien propres, et les nettoyer au besoin. C’est aussi l’occasion de brosser ses dents, afin d’éviter la formation de plaque dentaire, qui peut être à l’origine par exemple d’une parodontose du chien. Ses oreilles doivent quant à elles faire l’objet d’une attention redoublée, car le fait qu’elles soient tombantes fait qu’elles emmagasinent plus facilement des saletés, avec à la clef le risque de s’infecter. Un chiffon humide est aussi simple qu’efficace pour les nettoyer.

 

La séance d’entretien hebdomadaire est l’occasion de vérifier que ses griffes ne sont pas trop longues, ce qui risque fort de finir par être le cas s’il n’a pas la possibilité de faire suffisamment d’exercice en extérieur. Il convient alors de les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécifique.

 

Évidemment, il est important d’habituer dès son plus jeune âge un chiot Leonberg à être manipulé et baigné, car il est quasiment impossible de faire la toilette d’un Leonberger de 80 kg récalcitrant.

Le Leonberg n’est pas difficile à l’heure du repas et peut parfaitement être nourri avec les aliments industriels pour chien que l’on trouve dans le commerce. Ceux-ci doivent être de bonne qualité pour lui fournir tous les nutriments nécessaires pour le garder en bonne santé, et adaptés à sa taille, son âge et son niveau d’activité.

 

Il faut être particulièrement attentif à ne pas lui donner une alimentation trop riche lorsqu’il est encore chiot et en pleine phase de croissance, car cela aurait de grandes chances d’accélérer cette dernière. Or, des poussées trop rapides peuvent entraîner de graves problèmes aux articulations, avec des conséquences à vie.

 

Par ailleurs, quel que soit son âge, il est nécessaire de séparer sa ration quotidienne en au moins deux repas (matin et soir), afin de diminuer le risque de dilatation-torsion de l’estomac. Pour la même raison, ils doivent être pris dans le calme, afin d’éviter qu’il n’engloutisse tout en quelques secondes. Un maître attaché à la propreté de son intérieur a intérêt à opter pour un lieu situé à l’extérieur, car le Leonberger a tendance à salir un peu partout autour de sa gamelle lorsqu’il se nourrit. Enfin, toujours pour réduire le risque de dilatation-torsion de l’estomac, il faut lui éviter toute activité physique intense dans l’heure qui précède et surtout celle qui suit.

 

Étant donné sa taille, le Chien de Leonberg mange de grandes quantités de nourriture, et représente donc un budget conséquent en la matière. Toutefois, si son niveau d’activité physique est insuffisant, il peut rapidement avoir tendance à l’embonpoint. Pour garder son chien en bonne santé et éviter tout problème d’obésité, il est donc nécessaire de le peser régulièrement : en cas de dérapage, il convient de diminuer ses rations, mais surtout de lui offrir davantage de possibilités de se dépenser.

Le Leonberg fut développé pour devenir un chien de compagnie parfait et exceller dans les expositions canines, et c’est effectivement ce qu’il fait à merveille depuis près de deux siècles. Il est idéal pour une famille avec enfants installée dans une maison avec jardin et ayant suffisamment de place pour accueillir ce géant, qui se montre incroyablement affectueux et serviable.

 

Très proche des humains et faisant preuve d’une empathie au-dessus de la moyenne, il est souvent utilisé comme chien de thérapie. Il est aussi connu pour intervenir lorsque des disputes éclatent à la maison, mettant fin à sa manière aux discussions qu’il considère comme inutilement agressives.

 

Malgré son manque évident d’agressivité, sa taille et sa voix en font aussi un excellent chien de garde. Une personne mal intentionnée y réfléchit forcément à deux fois avant de s’introduire dans une maison gardée par un chien de 80 kg.

 

Il est aussi capable d’apprendre de nombreux tours, et on retrouve d’ailleurs nombre de représentants de la race dans les concours d’agility ou d’obéissance, avec des résultats surprenants pour un animal de ce gabarit.

 

Enfin, bon nageur, il est parfois utilisé comme chien sauveteur en mer ou en eau douce.

Le prix d’un chiot Leonberg se situe aux environs de 1400 euros, sans différence notable entre les mâles et les femelles.

 

Bien évidemment, il ne s’agit là que d’une moyenne : les prix peuvent différer grandement selon les caractéristiques physiques et la lignée de l’animal. Ainsi, un chiot présentant des écarts importants par rapport aux standards peut ne coûter que 1000 euros, tandis que le prix de ceux destinés aux expositions canines atteint les 1800 euros.

 

Au Canada, le prix moyen d’un chiot Leonberger est de 2750 CAD chez un éleveur enregistré au CKC.

  • Dans le film L’appel de la forêt (Peter Svatek, 1996), Buck, le personnage principal, est joué par trois Leonberger. Les puristes ne manqueront pas de remarquer qu’il s’agit-là d’un écart par rapport au roman éponyme de Jack London, dont le film est inspiré, puisque Buck y est présenté comme résultant d’un croisement entre un Saint-Bernard et un Chien de Berger Ecossais.

 

  • Dans le vidéoclip de Deutschland (2019, Rammstein), un Leonberg peut être aperçu.

 

  • De nombreux dirigeants du 19e siècle reçurent de la part de Heinrich Essig un Leonberger en cadeau. On peut citer le roi Umberto 1er d’Italie (1844-1900), le chancelier Otto von Bismarck (1815-1898), l’impératrice Elisabeth d’Autriche (1837-1898), l’empereur Napoléon III (1808-1873), ou encore le roi Edouard VII d’Angleterre (1841-1910).

 

  • Les artistes du 19ème siècle furent eux aussi conquis par le chien de Leonberg, à l’instar des compositeurs Richard Wagner (1813-1883) et Sergei Rachmaninov (1873-1943).
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Avis & conseils Leonberg

Mon Théo a 11 ans et demi c est l amour de ma vie une grande âme que les humains prennent exemple sur cette race dont la tolérance et la gentillesse n ont d égale que leur patience et leur humilité a interdire aux abrutis

   
Par gilles flo

je possede un leonberg qui a 15 mois il est superbe gentil calin et pot de colle .c'est un amour

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Par grec3

Bonjour,
J'en suis à mon quatrième Léo qui a maintenant 8 ans.
Si vous avez un terrain assez grand, si vous aimez les grand chiens à poil long, si vous aimez un chien gentil et affectueux... même très affectueux, un chien qui ne craint pas le froid et qui adore la neige, un chien qui aime l'eau car il se prend pour souvent pour un Terre Neuve, alors le Leonberg est fait pour vous.
Si vous vous posez des questions, si vous voulez un retour d'expérience, je suis prêt à répondre à toutes vos interrogations.
Précision, je ne suis pas un éleveur.
Bien cordialement
Gilles

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Par gautheron gilles