Landseer

Landseer

Autres noms : Landseer de Type Continental Européen
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse
Standard : Standard FCI N°226

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Qualités du Landseer

Tempérament du Landseer

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Landseer au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Landseer

Durée de vie moyenne
11 ans
Poids de la femelle
De 50 à 70 kilos
Poids du mâle
De 50 à 70 kilos
Taille de la femelle
De 67 à 72 cm
Taille du mâle
De 72 à 80 cm

Le Landseer : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Landseer

Le Landseer trouve ses origines aux Pays-Bas, en Suisse et en Allemagne, mais son histoire est indissociable de celle du Terre-Neuve.

 

Originaire de l’île éponyme située au nord-est du Canada, ce dernier y accompagna les pêcheurs pendant des siècles, aussi bien sur l’eau que sur terre. Vers la fin du 18ème siècle, les premiers spécimens arrivèrent en Angleterre, où ils connurent un succès fulgurant au début du 19ème siècle.

 

En 1838, l’artiste anglais Sir Edwin Landseer (1802-1873) peignit A Distinguished Member of the Human Society, un tableau qui représente un Terre-Neuve blanc et noir, une robe inhabituelle à l’époque, se reposant sur une digue en béton au bord de l’eau. Ce tableau eut une telle influence qu’aujourd’hui encore les Terre Neuve présentant cette coloration sont appelés Landseer dans les pays anglo-saxons, causant une certaine confusion.

 

Le programme d’élevage intensif de Terre-Neuve mené au cours du 19ème siècle en Europe fit progressivement diverger les spécimens européens de ceux originaires du Canada. Ces derniers étaient de préférence noirs, avec une constitution courte et massive, tandis que les individus européens étaient plus élancés, et que la robe noire et blanc y était favorisée.

 

Le motif pour lequel certains éleveurs hollandais, suisses et allemands décidèrent à la fin du 19ème siècle de pousser plus loin cette différentiation n’est pas clair. Des spécialistes prétendent que l’objectif était de redonner à la race son aspect passé, tandis que d’autres affirment exactement le contraire et soutiennent que le but était bien de créer une race distincte.

 

Quoiqu’il en soit, les différences, aussi bien physiques qu’au niveau du caractère, s’accentuèrent sous l’impulsion du Deutscher Landseer Club, le club de race allemand. En 1881, i un premier standard de la race fut rédigé, qui établit une distinction claire entre les deux races. Ceci encouragea définitivement le développement du Landseer de Type Continental Européen en parallèle du Terre-Neuve.

 

Il souffrit durement pendant les deux Guerres Mondiales qui ravagèrent l’Europe lors de la première moitié du 20ème siècle, mais réussit à survivre. Il fut reconnu comme race à part entière par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1960, 6 ans après le Terre-Neuve.

 

La FCI n’a toutefois pas fait beaucoup d’émules. Ainsi, ni l’American Kennel Club (AKC) ou l’United Kennel Club (UKC) aux États-Unis, ni le Kennel Club (KC) en Grande-Bretagne, ni le Canadian Kennel Club (CKC) ne reconnaissent la race. Pour ces organismes, l’appellation Landseer désigne seulement la couleur d’un Terre Neuve blanc et noir, si bien qu’il existe une certaine confusion dans le monde cynophile.

 

Il est donc difficile de connaître la popularité de cette race en Amérique du Nord, où elle n’existe pas officiellement et n’est donc pas recensée, étant souvent confondue avec le Terre-Neuve noir et blanc. Il est probable toutefois qu’elle soit très rare, dans la mesure où il y a peu de raisons qu’un grand nombre d’individus aient été importés depuis l’Europe.

 

En France, les inscriptions au Livre des Origines Français montrent que le Landseer est environ dix fois moins populaire que son cousin le Terre-Neuve, et que ses effectifs sont en baisse. Il connut pourtant une forte hausse de sa popularité au tournant des années 2000, où il passa d’environ 50 naissances par an à plus du triple, puis alla même jusqu’à dépasser les 200 à partir de 2007. Toutefois, au cours de la décennie suivante, on constata un reflux assez prononcé, au point que le nombre d’enregistrements annuels est désormais passé sous la centaine.

Le Landseer est un grand chien robuste et harmonieux qui ressemble à un Terre-Neuve, en plus grand et plus élancé.

 

Son corps large, posé sur de longues pattes, s’inscrit presque dans un carré. Il est bien musclé, notamment au niveau des épaules, mais conserve un aspect souple et agile. Sa queue, large et assez longue, est touffue sans toutefois former un drapeau. Au repos, elle pend avec une légère courbure vers le haut à son extrémité, tandis qu’elle se relève à l’horizontale, bien droite, lorsqu’il est en action.

 

Sa tête est large et massive, avec un stop net, un museau large et une truffe bien noire. Elle repose sur un cou musclé, de longueur à peu près égale aux 3/4 de la longueur de la tête. Ses yeux bruns, de préférence foncés, expriment l’intelligence et la bienveillance. Ses oreilles, en forme de triangle à la pointe arrondie, retombent au niveau de l’œil. Les lèvres supérieures sont tendues, si bien qu’il ne bave pratiquement pas en comparaison du Terre-Neuve.

 

Son pelage est long, fin et imperméable. Le sous-poil est bien présent, mais moins dense que chez le Terre-Neuve. Le poil de couverture est de préférence lisse, mais de légères ondulations sont possibles. Sur la tête, son poil est bien plus court, de manière à ne pas obturer sa vue.

 

La robe du Landseer est blanche, avec des taches noires bien définies sur le dos. Les pattes, le poitrail, le ventre et la queue doivent être blancs. En revanche, la tête doit obligatoirement être noire, portant idéalement une fine marque blanche symétrique sur le museau.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race : le mâle est en moyenne plus grand de 5 cm et pèse environ 10 kg de plus que la femelle.

Standard FCI N°226 (10/01/1997)

ALLURE GÉNÉRALE


Le Landseer doit donner l'impression d'un grand chien robuste aux formes harmonieuses. Les membres, spécialement chez le mâle, sont relativement plus hauts que ceux du Terre-Neuve noir.

Taille : Mâle de 72 à 80 cm. Femelle de 67 à 72 cm.

De petites variations en moins ou en plus seront tolérées.

Poids : Mâle de 70 à 75 kg. Femelle de 50 à 55 kg (donné ici à titre indicatif).

ROBE


Poil : A l'exception de la tête, le pelage doit être long, le plus lisse et le plus dense possible, fin au toucher, entremêlé de sous-poil; celui-ci n'est pas aussi dense que chez le Terre-Neuve noir. Une robe légèrement ondulée sur le dos et aux cuisses ne doit soulever aucune objection. Les poils brossés à rebrousse-poil, doivent retomber d'eux-mêmes dans la position correcte.

Couleur : La couleur primaire du pelage est un blanc clair avec des plaques noires discontinues sur le tronc et la croupe. Le cou, le poitrail, le ventre, les pattes et la queue doivent être blancs. La tête est noire. Un museau blanc avec une tache blanche, symétrique, pas trop large, s'étirant d'un bout à l'autre, est considéré comme but fixe à atteindre par l'éleveur. Des taches de suie se présentant sur le fond blanc ne constituent pas un défaut; elles seront toutefois éliminées de l'élevage.

TÊTE


La peau de ta tête est exempte de plis et pourvue de poils courts et fins. Le modelé de la tête est bien marqué, noble dans son expression.

Région crânienne

Crâne : Il est large et massif; la protubérance occipitale est bien développée.

Stop : Net, toutefois pas aussi prononcé et aussi abrupt que chez le St Bernard.

Région faciale

Truffe : Noire.

Museau : La longueur du museau est égale à la profondeur du museau en amont du stop.

Lèvres : Les babines sont sèches et pigmentées de noir; les supérieures, tendues dans la mesure du possible et ne bavant pas, recouvrent légèrement les inférieures.

Joues : Moyennement développées, elles se fondent progressivement dans la région du museau.

Mâchoires / dents : Articulé en ciseaux.

Yeux : De grandeur moyenne, moyennement enfoncés, allant du brun au brun foncé (on peut tolérer le brun clair), avec un regard amical, paupière fendue en amande, conjonctive non visible. Des yeux nettement clairs (jaune soufre ou jaune grisâtre) constituent un défaut, de même qu'une position trop étroite de ces derniers.

Oreilles : De grandeur moyenne, atteignant le coin interne de l'oeil, quand elles sont placées an direction des yeux, de forme triangulaire, un peu arrondies dans leur partie inférieure, attachées haut dans la région supérieure de la tète, mais pas trop en arrière, bien appliquées et ajustées aux cotés de la téta, couvertes d'un poil fin et court; de longues franges se trouvent uniquement à la partie postérieure de l'attache des oreilles.

COU


La coupe transversale du cou n'est pas tout à fait ronde mais légèrement ovale : il est musclé, symétrique, et forme une large nuque qui s'élance vers la tête à partir des épaules et de la poitrine. La longueur du cou, mesurée depuis la protubérance occipitale au garrot est à peu près égale aux 3/4 - 4/5 de la longueur de la tête mesurée de la protubérance occipitale au bout de la truffe. Un fanon accusé à la gorge ou au cou n'est pas souhaitable.


CORPS


Très large et robuste des épaules à la croupe. La longueur mesurée du garrot à la naissance de la queue doit être à peu près égale à deux fois la longueur de la tête.

Dos : Ferme et droit.

Croupe : Large, bien arrondie par un puissant coussin musclé les côtes et vers l'arrière.

Poitrine : La cage thoracique aux côtes fortement bombées va de pair avec une poitrine profonde et large entre les épaules fortement musclées.

Ventre : Peu remonté. Entre le ventre et la région lombaire il faut que la dépression plate de la région des flancs soit nettement visible. Un dos faible ou affaissé, des reins flasques. les dernières côtes courtes ou un ventre fortement remontant constituent des défauts.

QUEUE


Forte, dépassant de peu le jarret, très touffue avec poil serré, mais sans former un drapeau. Au repos et en station, la queue pend avec à son extrémité une légère courbure vers le haut. En mouvement et si le chien est excité, il peut porter la queue allongée an ligne droite avec, à l'extrémité, une légère flexion vers le haut. Les queues déformées ou enroulés sur le dos sont à rejeter.

MEMBRES ANTÉRIEURS


De fortes masses de muscles venant de la région des épaules entourent le bras et rejoignent les os du membre antérieur qui est parfaitement droit, bien musclé et présente des angulations correctes. Toute la face postérieure du membre jusqu'au jarret est ornée de franges.

Coudes : Ils sont placés à la hauteur du point le plus bas de la cage thoracique et situés néanmoins assez haut; ils sont dirigés exactement vers l'arrière.

MEMBRES POSTÉRIEURS


Tout l'arrière train doit être robuste. Les postérieurs sont librement mobiles, leur ossature doit être forte et leur musculature puissante. Les franges sont moyennement développées.

Cuisse : Le haut de la cuisse est particulièrement largement développé.

Ergots : Ils sont à rejeter; il faut les éliminer le plus tôt possible après la naissance. Les jarrets clos et des angulations insuffisantes ont à rejeter.

PIEDS


Pieds de chat grands et bien formés. Les pieds écrasés et les pieds déviés vers l'extérieur sont contestables. Les doigts présentent de fortes palmures qui les relient presque jusqu'au bout des doigts.

ALLURES


Les membres étant bien musclés, les allures sont dégagées et les enjambées étendues.

DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé an fonction de sa gravité.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

Les associations canines anglo-saxonnes comme l’AKC ou l’UKC aux Etats-Unis, le CKC au Canada ou le KC en Grande-Bretagne ne reconnaissent pas le Landseer. En revanche, dans ces pays, cette appellation est souvent employée pour désigner des Terre Neuve ayant une robe noire et blanche. Autrement dit, il ne s’agit pas du Landseer de Type Continental Européen (ou Landseer ECT, en anglais) que reconnaît la FCI.

 

Pour cette dernière, il s’agit bien de deux races différentes, qui ne peuvent être croisées et concourent dans des catégories différentes.

Le Landseer est un gentil géant, calme et proche de sa famille. Il aime passer le plus de temps possible avec les siens et souffre facilement d’anxiété de séparation. Il peut apprendre à rester seul quelques heures lorsque son maître est au travail, mais risque de devenir destructeur si son absence devait se prolonger le temps d’un weekend.

 

Il est généralement sociable, tant avec les étrangers qu’avec les autres animaux, mais n’hésite pas à se montrer protecteur et à s’interposer s’il perçoit un danger. Il s’entend généralement bien avec ses congénères, même si certains individus (surtout des mâles) peuvent avoir tendance à être dominants. Il n’a pas d’instinct de chasse, si bien que les petits animaux de la maison ne risquent pas d’être pourchassés : une cohabitation avec un rongeur ou un oiseau est parfaitement envisageable.

 

Le Landseer est une race de chien qui aime les enfants et fait montre d’une grande patience à leur égard. Ceux-ci lui rendent bien, et ils forment souvent ensemble des liens très forts. Pour autant, il ne faut jamais oublier qu’avec un tel gabarit, le chien peut rapidement bousculer un petit de manière involontaire. En tout état de cause, comme pour toutes les races quelle que soit leur taille, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un enfant en bas âge sans la supervision d’un adulte.

 

Par ailleurs, bien qu’il soit plutôt turbulent pendant ses deux ou trois premières années, comme tous les jeunes chiens, le Landseer n’a aucun problème, une fois devenu adulte, à passer sa journée allongé sur le tapis, voire sur le canapé. Il peut donc vivre en appartement, sous réserve d’une part que ce dernier ne soit pas trop encombré pour accueillir sans craindre trop de dégâts un animal d’un tel gabarit, et d’autre part qu’il soit sorti pendant au moins 45 minutes tous les jours.

 

Toutefois, il est évidemment plus heureux s’il a accès à un jardin, dans lequel il peut gambader quand il le désire. N’ayant ni un instinct de chasse, ni un instinct de défense d’un territoire contre ceux qui passent à proximité, il n’est normalement pas nécessaire de prévoir une haute barrière pour l’empêcher de sortir, car il est peu enclin à le faire. Il est même possible de renoncer à toute barrière au profit d’une clôture électrique souterraine, dès lors qu’il a bien assimilé quelles sont les limites à ne pas franchir. Cela dit, si pour une raison ou une autre il décide de s’éloigner, ce n’est pas un tel dispositif qui peut l’en empêcher.

 

Le Landseer aime apprendre des tours, et ne se lasse pas en particulier de rapporter une balle ou un bâton, surtout si l’objet a été jeté dans un lac. S’illustrant tant par sa vitesse que par son endurance, il fait partie en effet des meilleurs chiens nageurs et adore l’eau, qu’il s’agisse de la mer, d’une rivière, d’une flaque ou d’une piscine pour enfants.

 

Enfin, son aboiement est bruyant mais il le réserve à quelques rares situations, lorsqu’il s’agit de signaler un danger par exemple.

Comme tous les chiens, le Landseer doit bénéficier d’une socialisation poussée dès son plus jeune âge.  En rencontrant de nombreuses personnes (amis, voisins, vétérinaire, passants…), et en vivant toutes sortes de situations (déplacement en bus ou en voiture, promenade dans une rue animée…), il apprend à s’habituer au monde qui l’entoure et devient un adulte équilibré.

 

Lors de ces premiers mois, il est utile notamment de l’habituer à être manipulé, que ce soit par sa famille ou par un professionnel. Il apprend ainsi que les séances de toilettage n’ont pas lieu d’être source d’inquiétudes de sa part, voire sont un moment de complicité partagée avec son maître, et ne cherchera pas à les éviter une fois adulte. En effet, même le plus grand amoureux des chiens n’a pas forcément envie de devoir gérer un Landseer de 70 kg tout mouillé qui rechigne à rester dans la baignoire et finit par s’en échapper pour courir dans toute la maison…

 

Intelligent et désireux de faire plaisir à son maître, le Landseer est relativement facile à éduquer. Il est toutefois suffisamment indépendant pour n’en faire qu’à sa tête si sa famille ne fait pas montre de suffisamment de fermeté et de constance. Il est adapté pour un maître sans expérience, mais ce dernier à intérêt à apprendre des notions d’éducation canine (voire à faire appel à un éducateur canin professionnel) pour poser de bonnes bases dès les débuts de leur relation.

 

Le Terre-Neuve Européen est aussi affectif que puissant, ce qui implique que les méthodes de dressage traditionnelles peuvent avoir des conséquences désastreuses s’il en vient à constater que son maître n’est pas un leader bienveillant et/ou que les choses peuvent s’obtenir par la force. Au contraire, le renforcement positif permet d’aller loin avec ce chien qui répond à merveille aux encouragements, caresses et friandises.

Le Landseer est dans l’ensemble un chien à la santé robuste.

 

Il peut toutefois être victime des afflictions communes à la majorité des races de grande taille, mais pas seulement :

  • la sténose aortique, une malformation congénitale qui réduit la pression sanguine et cause des dommages irréversibles menant à la mort du chien dans un délai qui peut aller de quelques mois à plusieurs années ;
  • la cystinurie, une maladie génétique caractérisée par une excrétion urinaire excessive de cystine, qui cause l’apparition de calculs dans les reins ou la vessie. Il existe un test génétique permettant d’identifier les individus porteurs, qui doivent être exclus de la reproduction ;
  • des infections au niveau des oreilles, car leur forme tombante fait que la saleté a tendance à s’y accumuler.

 

Par ailleurs, bien que l’obésité du chien ne soit pas une maladie en soi, elle est souvent responsable de graves problèmes de santé et/ou les aggrave. Le Landseer n’y est pas particulièrement prédisposé, mais il convient de le peser régulièrement et d’agir rapidement aux premiers signes d’une prise de poids excessive. Le plus souvent, diminuer les rations et augmenter l’activité quotidienne permet de revenir à un niveau normal. Si ce n’est pas le cas, il est nécessaire de consulter un vétérinaire afin d’écarter la piste d’un éventuel problème de santé et mettre au point un régime alimentaire plus adapté aux besoins de l’animal.

 

Enfin, sa fourrure dense et épaisse le protège efficacement du froid, mais en fait une race de chien qui supporte mal la chaleur. Quand le thermomètre grimpe, mieux vaut le garder dans un endroit frais et ombragé, et limiter son activité pendant les heures chaudes.

L’entretien du Landseer ne présente pas de difficultés mais s’avère particulièrement chronophage et demande un effort certain.

 

En premier lieu, son pelage doit être brossé au minimum une fois par semaine, afin de répartir le sébum protecteur et d’éliminer les poils morts qui risquent de causer des nœuds. C’est une fréquence standard, que l’on retrouve chez de nombreuses autres races. Ce qui est moins standard en revanche, c’est le gabarit de l’animal et la longueur de son poil : il ne faut pas négliger le temps nécessaire pour le faire correctement, en particulier pour un maître débutant et/ou mal équipé.

 

Par ailleurs, au printemps à et l’automne, le Terre-Neuve Européen mue abondamment : il est alors nécessaire d’opter pour une fréquence quotidienne afin de faire face à la chute de poils.

 

En revanche, il est inutile de prévoir de le laver fréquemment, au risque d’abîmer sa peau. Le shampooiner deux ou trois par an à l’aide de produits spécifiques pour chien est largement suffisant, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali lors d’une promenade.

 

En revanche, il est nécessaire de nettoyer ses yeux de manière hebdomadaire, pour s’assurer qu’ils restent bien propres et ainsi éviter les infections.

 

Il faut en profiter également pour brosser les dents de son chien, même si une fréquence encore plus élevée est conseillée – l’idéal étant de le faire tous les jours, pour minimiser la formation de plaque dentaire et les risques qu’elle implique.

 

Une attention toute particulière doit être portée à ses oreilles tombantes, car cette particularité morphologique les rend davantage susceptibles d’accumuler la saleté et l’humidité. Elles doivent être nettoyées à l’aide d’un chiffon propre lors de chacune de ses séances d’entretien hebdomadaire, ainsi qu’après chaque baignade.

 

Enfin, l’usure naturelle peut ne pas être suffisante pour limer ses griffes. Il est conseillé de les vérifier tous les mois, et de les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécifiques si elles sont trop longues. A défaut, il risque d’être gêné dans ses mouvements ou de se blesser.

Le Landseer n’est pas difficile en ce qui concerne sa nourriture et s’accommode parfaitement des aliments industriels pour chien disponibles dans le commerce. Il convient toutefois d’opter pour des produits de bonne qualité, afin qu’ils lui apportent tous les nutriments qui lui sont nécessaires. Le choix des produits ainsi que le volume de sa ration quotidienne dépendent de sa taille, son âge et son niveau d’activité.

 

Quoi qu’il en soit, cette dernière doit être répartie en au moins deux repas, afin de limiter le risque de dilatation-torsion de l’estomac. Ils doivent être espacés (par exemple un le matin et un le soir) et pris au calme. En outre, toujours dans l’optique de réduire le risque, toute activité physique intense doit être bannie dans l’heure qui précède, et surtout dans celle qui suit.

 

L’alimentation du chiot Landseer est particulièrement déterminante pour la suite de sa vie. En effet, alors qu’il a déjà tendance à connaître de fortes poussées de croissance, il ne faudrait pas qu’elle accélère le phénomène en étant trop riche ou trop abondante. Cela pourrait en effet entraîner des dommages irréversibles à ses articulations.

 

Enfin, quel que soit son âge et comme n’importe quelle autre race, le Landseer doit avoir en permanence accès à une gamelle d’eau fraîche.

Comme son cousin le Terre-Neuve, le Landseer aime l’eau et est un excellent nageur, rapide et endurant. Il n’est donc guère surprenant de le retrouver lui aussi utilisé comme chien de sauvetage en mer.

 

Intelligent et obéissant, il peut aussi exceller dans les sports canins, notamment l’agility et l’obéissance.

 

Par ailleurs, ses ancêtres tiraient de lourdes charges, et il est toujours capable d’aider son maître à tirer une brouette pleine de légumes ou une luge dans laquelle sont assis les enfants.

 

En revanche, n’étant ni territorial ni particulièrement méfiant envers les inconnus, le Terre-Neuve Européen n’est pas fait pour être utilisé comme chien de garde ni même d’alerte. Néanmoins, son simple gabarit suffit à éloigner la majorité des personnes mal intentionnées – et mal informées.  En tout état de cause, s’il perçoit un danger, il réagit comme quand il voit quelqu’un en train de se noyer : courageux et protecteur, il ne recule pas devant une éventuelle menace.

 

Enfin, le Landseer est bien sûr un chien de compagnie idéal pour une famille disponible, aimant les activités au grand air et n’ayant pas peur passer de consacrer le temps nécessaire à son toilettage.

En Europe de l’Ouest, le prix d’un chiot Landseer est d’environ 1200 euros, sans grande différence de prix entre les femelles et les mâles.

 

En Amérique du Nord il est très difficile d’en trouver, étant donné que la race n’est pas reconnue. L’immense majorité des chiots dits « Landseer » qu’on y trouve sont des Terre-Neuve arborant une robe noire et blanche, et non des Landseer de Type Continental Européen, tels que reconnus par la FCI.

  • Le célèbre tableau peint en 1831 par Sir Edwin Landseer, A Distinguished Member of the Humane Society, représente Bob, un Landseer qui, selon la légende, aurait été sauvé lors d’un naufrage. Il serait ensuite resté vivre près du rivage, et aurait sauvé de la noyade un total de 23 nageurs. Ses exploits lui valurent d’être reconnus par la Humane Society, qui lui remit une médaille, ainsi que de la nourriture gratuite.

 

  • Il semblerait toutefois qu’au moment de peindre Bob, celui-ci était introuvable. C’est donc Paul Pry, un autre Landseer aperçu en train de porter un message à sa maîtresse, qui posa pour Sir Edwin Landseer.
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Avis & conseils Landseer

moi j'ai un landseer c'est mon meilleur ami il est super!!!!jtm grave tiroy bisoux a tous

   
Par tchaonono