Landseer

Landseer

Autres noms : Landseer de Type Continental Européen ou Terre-Neuve Européen
Pays d'origine : Allemagne & Suisse
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse

Qualités du Landseer

Tempérament du Landseer

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Landseer

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Landseer au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Landseer

Espérance de vie
De 9 à 11 ans
Poids de la femelle
De 45 à 65 kg
Poids du mâle
De 60 à 80 kg
Taille de la femelle
De 67 à 72 cm
Taille du mâle
De 72 à 80 cm

Le Landseer : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Landseer

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

Le Landseer trouve ses origines aux Pays-Bas, en Suisse et en Allemagne, et est d'ailleurs considéré officiellement comme étant originaire de ces deux derniers pays. Son histoire est toutefois indissociable de celle du Terre-Neuve.

 

Originaire de l’île éponyme située au nord-est du Canada, celui-ci y accompagna les pêcheurs pendant des siècles, aussi bien sur l’eau que sur terre. Vers la fin du 18ème siècle, des premiers spécimens furent importés en Angleterre, où ils connurent rapidement un succès fulgurant.

 

Différents programmes d’élevage de Terre-Neuve furent alors mis sur pied dans plusieurs pays d'Europe au cours du 19ème siècle. Toutefois, du fait de croisements avec des races locales, les lignées européennes ainsi créées divergèrent progressivement de celles originaires du Canada. Les individus leur appartenant étaient plus grands et élancés que leurs cousins canadiens, qui avaient une constitution courte et massive.

 

En outre, la robe noire et blanc était privilégiée, alors qu'au Canada le Terre-Neuve était de préférence noir. Cela est lié notamment à l'influence de différents artistes qui choisirent pour représenter ce chien des sujets arborant un tel pelage bicolore. Ce fut en particulier le cas du Britannique Edwin Landseer (1802-1873), qui en 1838 peignit A Distinguished Member of the Human Society, un tableau qui représente un Terre-Neuve noir et blanc se reposant sur une digue en béton au bord de l’eau. Il fut l'auteur d'autres peintures de Terre-Neuves, mais cette oeuvre en particulier eut une grande influence, et explique d'ailleurs le nom qui fut donné par la suite à la race. 

 

À la fin du 19ème siècle, certains éleveurs hollandais, suisses et allemands décidèrent de pousser encore plus loin la différenciation du Terre-Neuve européen. Leurs motivations ne sont pas connues avec certitude : certains spécialistes affirment que l’objectif était de redonner à ce chien son aspect passé, tandis que d’autres pensent exactement le contraire et soutiennent que le but était bien de créer une race distincte.

 

Quoi qu'il en soit, les différences s’accentuèrent, aussi bien au niveau physique qu’en termes de caractère. En 1881, un premier standard de race fut rédigé, qui établit une distinction claire entre le Terre-Neuve et le Landseer. Ceci encouragea définitivement le développement de ce dernier.

 

Il souffrit durement pendant la Première Guerre mondiale, notamment parce que nourrir un chien d'un tel gabarit était loin d'être une priorité en période de pénurie : beaucoup périrent. Toutefois, dans les années 30, des éleveurs allemands, hollandais et suisses lui permirent de reprendre des couleurs ; sans eux, il n'aurait peut-être pas survécu à la Seconde Guerre mondiale, qui fit également des ravages dans ses rangs.

 

Sa popularité crut de nouveau une fois les hostilités terminées. Constatant que ces chiens représentaient une population assez homogène d'individus aux caractéristiques physiques assez différenciées de leur cousin canadien, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) finit par considérer qu'il constituaient une race à part entière, bien distincte du Terre-Neuve. Il la reconnut en 1960, six ans après ce dernier.

Reconnaissance par les organismes officiels

Le Landseer est reconnu depuis 1960 comme une race à part entière par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), et donc par la centaine d'organismes nationaux qui en sont membres. C'est le cas notamment de ceux de France, de Belgique et de Suisse - respectivement la Société Centrale Canine (SCC), la Société Royale Saint-Hubert (SRSH) et la Société Cynologique Suisse (SCS).

 

La FCI n’a toutefois pas fait beaucoup d’émules auprès des autres organismes de référence qui n'en sont pas membres, en particulier dans le monde anglo-saxon. En particulier, ni l’American Kennel Club (AKC) et l’United Kennel Club (UKC) aux États-Unis, ni le Club Canin Canadien (CCC), ne reconnaissent la race. Pour ces organismes, l’appellation Landseer désigne seulement un Terre-Neuve blanc et noir. Le prestigieux et influent Kennel Club (KC) britannique, qui lui non plus n'est pas membre de la FCI, est sur la même longueur d'onde.

 

Il existe donc une certaine confusion dans le monde cynophile, car selon le pays où on se trouve un même terme est employé pour désigner des chiens différents, qui n'ont pas les mêmes caractéristiques physiques.

Dans son pays d'origine

L'Allemagne est considérée comme un des deux pays d'origine du Landseer, aux côtés de la Suisse.

 

Aujourd'hui encore, la race y est relativement bien implantée : au cours des années 2010, un peu plus de 300 individus ont été enregistrés chaque année auprès du Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH), un nombre assez stable par rapport aux années précédentes.

 

Cela la place autour de la 60ème position au classement, et elle est désormais au coude-à-coude avec le Terre-Neuve, dont le nombre annuel de naissances a été divisé par deux entre la fin des années 2000 et la fin des années 2010.

En France

Jusqu'à la fin des années 80, on comptait moins de 10 inscriptions de Landseers par an au Livre des Origines Français (LOF), contre 600 à 900 pour le Terre-Neuve. Ce nombre explosa dans les années 90, passant d'une vingtaine au début de la décennie à près de 200 à la veille du 21ème siècle. Un point haut fut atteint en 2007 et 2008, avec plus de 230 naissances, puis un reflux brusque s'amorça : depuis le milieu des années 2010, le nombre est de l'ordre de la centaine.

 

Le Landseer est donc aujourd'hui environ dix fois moins populaire en France que son cousin le Terre-Neuve, et ses effectifs sont en baisse.

En Suisse

Les chiffres de la base de données Amicus font état d'un peu plus de 250 Landseers présents en Suisse. Cela le place aux alentours de la 150ème position dans le classement, sur un total d'environ 350 races.

 

Quoique modeste, ce nombre reste assez stable depuis au moins le milieu des années 2010, contrairement à celui des Terre-Neuve : ces derniers sont passés de plus de 1000 spécimens dans le pays en 2014 à 700 en 2021.

Ailleurs dans le monde

Il est quasiment impossible de connaître la popularité du Landseer en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne ainsi que dans divers autres pays. En effet, faute d'y être reconnu officiellement, il n'y est pas recensé. Il est probable toutefois qu’il soit très rare, dans la mesure où il y a peu de raisons qu’un grand nombre d’individus aient été importés depuis l’Europe.

 

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas être induit en erreur : ce qui est appelé Landseer aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne ne correspond pas à la race que l'on connaît en Europe. En effet, ce terme y est utilisé simplement pour désigner un Terre-Neuve au pelage noir et blanc. 

Taille & poids

Taille du mâle
De 72 à 80 cm
Taille de la femelle
De 67 à 72 cm
Poids du mâle
De 60 à 80 kg
Poids de la femelle
De 45 à 65 kg

Le dimorphisme sexuel est bien marqué chez le Landseer : il peut y avoir une vingtaine de kilos d'écart entre les mâles et les femelles, alors que l'écart de taille est plutôt de l'ordre de 5 cm. Autrement dit, les premiers sont beaucoup plus imposants que les secondes.

 

Ceci explique d'ailleurs qu'ils terminent leur croissance plus tard : les individus les plus massifs atteignent leur taille adulte vers l'âge de 22 mois, contre 19 mois pour les femelles et les mâles les moins imposants.

Morphologie

Morphologie du Landseer

Le Landseer est un grand chien robuste et harmonieux qui ressemble à un Terre-Neuve, en plus grand et plus élancé.

 

Son corps large, posé sur de longues pattes, s’inscrit presque dans un carré. Il est bien musclé, notamment au niveau des épaules, mais conserve un aspect souple et agile.

Queue

La queue du Landseer, large et assez longue, est touffue sans toutefois former un drapeau. Au repos, elle pend avec une légère courbure vers le haut à son extrémité, tandis que lorsqu’il est en action elle se relève à l’horizontale, bien droite.

Tête

Tête du Landseer

La tête du Landseer est large et massive, avec un stop net, un museau large et une truffe bien noire. Elle repose sur un cou musclé, de longueur à peu près égale aux 3/4 de la longueur de la tête.

 

Les oreilles, en forme de triangle à la pointe arrondie, retombent au niveau de l’œil. Les lèvres supérieures sont tendues, contrairement à celles du Terre-Neuve, et recouvrent légèrement les inférieures.

Yeux

Les yeux du Landseer sont bruns, de préférence foncés. Ils expriment l’intelligence et la bienveillance.

Pelage

Le pelage du Landseer est long, fin et imperméable. Le sous-poil est bien présent, mais moins dense que chez le Terre-Neuve. Le poil de couverture est de préférence lisse, mais de légères ondulations sont possibles. Sur la tête, le poil est bien plus court, de manière à ne pas obturer la vue.

Couleurs de robe

La robe du Landseer est blanche, avec des taches noires bien définies sur le dos. Les pattes, le poitrail, le ventre et la queue sont eux entièrement blancs. En revanche, la tête doit obligatoirement être noire, avec idéalement une fine marque blanche symétrique sur le museau.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Landseer doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Les organismes cynologiques anglo-saxons comme l’American Kennel Club (AKC) ou le United Kennel Club (UKC) aux États-Unis, le Club Canin Canadien ou encore le Kennel Club en Grande-Bretagne, ne reconnaissent pas le Landseer. En revanche, dans ces pays, cette appellation est souvent employée pour désigner des Terre-Neuve ayant une robe noire et blanche.

 

Autrement dit, il ne s’agit pas du Landseer de type Continental Européen (ou Landseer ECT, en anglais) que reconnaît la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Celui-ci est une race distincte, dont les caractéristiques physiques divergent de celles du Terre-Neuve notamment en termes de pelage, mais aussi par exemple de gabarit.

 

Pour la centaine d'organismes nationaux membres de la FCI (dont font partie ceux de la France, de la Belgique et de la Suisse), il existe donc deux races différentes, qui ne peuvent être croisées et concourent dans des catégories différentes lors des expositions canines et compétitions de sport canin.

Proximité avec ses maîtres

Le Landseer est un gentil géant, calme et proche des membres de sa famille : il ne manque d'ailleurs pas de se montrer affectueux à leur égard.

Capacité à supporter la solitude

Le Landseer aime passer le plus de temps possible avec les siens et souffre facilement d’anxiété de séparation. Il peut apprendre à rester seul quelques heures lorsque son maître est au travail, mais risque de devenir destructeur si l'absence de celui-ci se prolonge le temps d’un weekend.

Entente avec les enfants

Le Landseer est une race de chien qui aime les enfants et fait montre d’une grande patience à leur égard. Ceux-ci lui rendent bien, et ils forment souvent ensemble des liens très forts.

 

Pour autant, il ne faut jamais oublier qu’avec son gabarit, il a tôt fait de bousculer un petit de manière involontaire. En tout état de cause, comme pour toutes les races quelle que soit leur taille, il ne doit jamais être laissé seul avec un enfant en bas âge sans la supervision d’un adulte. Par ailleurs, dès que leur âge le permet, apprendre aux enfants comment se comporter respectueusement avec leur animal et interagir avec lui permet d'éviter nombre de problèmes.

Entente avec les personnes inconnues

Le Landseer accepte facilement les humains qui lui sont inconnus, dès lors qu'il constate qu'ils ne représentent aucune menace pour les siens.

Instinct protecteur

Le Landseer est généralement sociable, tant avec les étrangers qu’avec les autres animaux. Il n'est pas territorial, mais est en revanche protecteur des siens : s’il perçoit un danger pour eux, il n’hésite pas à s’interposer et à les défendre.

Besoin d'exercice

Même s'il est assez actif pendant ses deux premières années, le Landseer n'a qu'un besoin d'exercice modéré : 45 minutes à une heure de sorties quotidiennes lui suffisent.

 

Dès lors qu'il est effectivement à même de se dépenser suffisamment, il se montre tout à fait paisible et facile à vivre, capable de passer des heures entières calmement allongé sur le tapis ou le canapé.

Activités recommandées

Un Landseer se baigne dans l'eau

Le Landseer aime apprendre des tours, et ne se lasse pas en particulier de rapporter une balle ou un bâton, surtout si l’objet a été jeté dans un lac.

 

En effet, s’illustrant tant par sa vitesse que par son endurance, il fait partie des meilleurs chiens nageurs et adore l’eau, qu’il s’agisse de la mer, d’une rivière, d’une flaque ou d’une piscine pour enfants. Il ne faut donc pas hésiter à lui permettre de faire trempette lorsque l'occasion se présente : il y a alors toutes les chances qu'il soit ravi.

Risque de fugue

N’ayant ni instinct de chasse, ni instinct de défense d’un territoire contre ceux qui passent à proximité, le Landseer n'a que peu de chances de fuguer - d'autant qu'il est très attaché à ses maîtres.

 

Il n’est donc normalement pas nécessaire de prévoir une haute clôture pour l’empêcher de s'échapper du jardin, car il est peu enclin à le faire. Il est même possible de renoncer à toute barrière au profit d’une clôture électrique souterraine, dès lors qu’il a bien assimilé quelles sont les limites à ne pas franchir. Cela dit, si pour une raison ou une autre il décide de s’éloigner, il y a fort à parier qu'un tel dispositif ne l’en empêche pas.

 

Par ailleurs, le fait que le Landseer ne soit pas enclin à fuguer implique qu'on peut très bien le laisser évoluer sans laisse dans les endroits où les conditions de sécurité le permettent, dès lors qu'on lui a enseigné le rappel.

Risque de dégâts

Même si le Landseer n'est pas du genre turbulent, son gabarit implique un risque élevé de dégâts à l'intérieur de la maison : il a tôt fait par exemple de renverser un objet. Mieux vaut donc éviter d'avoir un logement trop encombré, et placer en hauteur tout ce qui est fragile, précieux et/ou potentiellement dangereux pour lui.

Niveau sonore

Le Landseer a un aboiement bruyant, mais n'est pas du genre à le faire entendre à tout bout de champ. Il le réserve en effet à quelques rares situations, en particulier lorsqu’il s’agit de signaler un danger.

Entente avec les autres chiens

Trois Landseers jouent dans l'eau avec un bâton

Qu'il s'agisse de simples rencontres lors de ses sorties ou de partager le même toit, le Landseer s’entend généralement bien avec ses congénères. Certains individus (surtout des mâles) ont néanmoins tendance à être dominants, et donnent donc plus de fil à retordre.

 

Dans tous les cas, il faut être vigilant lors de ses interactions avec des chiens beaucoup plus petits et/ou fragiles que lui, car son gabarit imposant implique qu'il peut involontairement leur faire mal - voire les blesser.

Entente avec les chats

Le Landseer peut sans problème partager son foyer avec un chat, et la cohabitation a d'autant plus de chances de bien se passer qu'elle est instituée dès le plus jeune âge des deux protagonistes. Avec un peu de chance, le petit félin devient pour lui un sympathique compagnon de jeux (et réciproquement), rendant les absences de ses maîtres plus douces. Il faut simplement faire attention à la différence de gabarit, en particulier dans le cas d'un chaton, qui est particulièrement fragile.

 

Par ailleurs, il n'est pas non plus du genre à se lancer à la poursuite des chats inconnus qu'il croise au dehors, étant donné qu'il ne les voit pas comme des proies.

Entente avec les autres espèces

Le Landseer n’a pas d’instinct de chasse. De ce fait, une cohabitation avec un rongeur ou un oiseau est parfaitement envisageable, car il n'y a pas de risque qu'un jour il « oublie » que le petit animal est un membre de sa famille et le voie plutôt comme une proie, décidant alors subitement de s'en prendre à lui. Il convient toutefois de garder en tête qu'un accident involontaire est toujours possible, du fait de la différence de gabarit entre les deux protagonistes. Il existe aussi un risque que le petit animal soit effrayé par ce géant qui s'intéresse à lui.

 

L'absence d'instinct de prédation rend aussi les sorties nettement plus agréables et rassurantes, car contrairement à nombre de ses congénères le Landseer n'est pas du genre à se lancer à la poursuite d'un petit animal qu'il voit passer à proximité ou dont il sent l'odeur.

Facilité à éduquer

Intelligent et désireux de faire plaisir, le Landseer est relativement facile à éduquer dès lors qu'il a intégré le fait que c'est son maître qui décide. Il est toutefois suffisamment indépendant pour n’en faire qu’à sa tête si ce dernier ne se montre pas suffisamment ferme et constant.

 

Un primo-adoptant a donc intérêt à bien étudier les bases de l’éducation canine (voire à faire appel à un éducateur canin professionnel) pour être capable de poser de bonnes bases dès les débuts de la relation.

Méthode d'éducation

Le Terre-Neuve Européen est aussi affectif que puissant, ce qui implique que les méthodes de dressage traditionnelles peuvent avoir des conséquences désastreuses s’il en vient à constater que son maître n’est pas un leader bienveillant et/ou que les choses peuvent s’obtenir par la force. Au contraire, le renforcement positif permet d’aller loin avec ce chien qui répond à merveille aux encouragements, caresses et friandises. Autrement dit, on obtient de bien meilleurs résultats en se concentrant sur le fait de valoriser les bons comportements plutôt que de réprimer les mauvais.

À partir de quel âge ?

Dès l'âge de 2 ou 3 mois, le Landseer est notamment capable d'apprendre à reconnaître son nom, obéir à quelques ordres de base, ou encore d'être initié à la propreté. Il ne faut pas se priver de le faire, car c'est à ce moment-là qu'il est le plus malléable - et donc le plus ouvert aux différents apprentissages. En outre, il est évidemment beaucoup plus aisé à manipuler qu'une fois qu'il a atteint son gabarit adulte.

 

Pour autant, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre : un chien est capable d'apprendre à n'importe quel âge. Toutefois, plus on attend, plus il faut généralement s'armer de patience.

Socialisation

Le Landseer s'entend généralement très bien avec les humains, ses congénères et les représentants d'autres espèces, mais encore faut-il pour cela qu'il fait bénéficié d’une socialisation poussée dès son plus jeune âge.

 

En rencontrant de nombreuses personnes (amis, voisins, vétérinaire, passants…), en étant confronté à un large panel de stimuli (bruits, odeurs...), en vivant toutes sortes de situations (déplacement en bus ou en voiture, promenade dans une rue animée…), il apprend en effet à s’habituer au monde qui l’entoure, à ne pas paniquer face à la nouveauté, et devient un adulte équilibré.

 

Comme pour n'importe quelle race, la phase la plus cruciale se déroule entre ses 2 et 3 mois : c'est ce qui explique que certains éleveurs font le choix de garder leurs chiots pendant cette période, afin de veiller à leur offrir une socialisation aux petits oignons. Il n'en reste pas moins que le travail doit être poursuivi dans les mois qui suivent, c'est-à-dire par leurs nouveaux propriétaires.

Apprentissage des règles

La cohabitation peut être assez pénible si le Landseer ne respecte pas les règles et qu'il est souvent nécessaire de remettre les pendules à l'heure, ne serait-ce que du fait de son gabarit. Par conséquent, il est nécessaire de bien les lui faire intégrer dès son arrivée dans le foyer. 

 

Pour cela, il faut avoir passé du temps en amont afin de réfléchir à ce qu'on lui permet de faire et ce qui lui est interdit, et que chacun s'y tienne par la suite. En effet, la constance est cruciale, tant dans le temps que d'une personne à l'autre : si monsieur autoriser un jour ce que madame interdisait la veille, le chien ne sait pas vraiment à quoi s'en tenir, et est alors enclin à décider par lui-même de la ligne de conduite à adopter.

 

Un effort de pédagogie peut d'ailleurs être nécessaire vis-à-vis des plus jeunes : il s'agit de leur faire comprendre que les règles ne sont pas destinées à nuire à l'animal, mais au contraire à lui permettre de trouver sa place au sein du foyer et de vivre en harmonie avec sa famille - ce qui est dans l'intérêt de tous.

Choses à apprendre en priorité

Au-delà des apprentissages de base communs à toutes les races, il est important d'habituer dès ses premiers mois le Landseer à être manipulé, que ce soit par les membres de sa famille ou par un professionnel. Il apprend ainsi que les séances de toilettage n’ont pas lieu d’être source d’inquiétudes, voire sont un moment de complicité partagée avec son maître, et ne cherchera pas à les éviter une fois adulte. En effet, même le plus grand amoureux des chiens n’a pas forcément envie de devoir gérer un Landseer de 70 kg tout mouillé qui rechigne à rester dans la baignoire et finit par s’en échapper pour courir dans toute la maison…

En appartement ?

Bien qu’il soit plutôt turbulent pendant ses deux ou trois premières années (comme tous les jeunes chiens), le Landseer n’a aucun problème, une fois devenu adulte, à passer ses journées allongé sur le tapis ou sur le canapé.

 

Même si c'est loin d'être idéal pour lui compte tenu de son gabarit, il peut donc vivre en appartement, sous réserve d'être sorti pendant au moins 45 minutes tous les jours, de manière à satisfaire son besoin d'exercice. Il faut aussi que le logement ne soit pas trop encombré et soit suffisamment vaste pour accueillir sans craindre trop de dégâts un animal d’un tel gabarit.

Dans le jardin ?

Un Landseer dans le jardin ?

Même s'il peut s'accommoder sous certaines conditions d'une vie en appartement, le Landseer est plus heureux s'il a accès à tout moment à l'extérieur et peut donc gambader quand il le désire. Autrement dit, une maison avec jardin est le cadre de vie idéal pour lui.

 

Cela dit, quand bien même il résiste très bien au froid et aux intempéries, il ne saurait être question de l'y reléguer des journées entières. En effet, il aurait alors toutes les chances de se sentir exclu et de se morfondre - surtout s'il est le seul animal du foyer. Il doit donc pouvoir venir s'installer auprès de ses maîtres quand il le souhaite, et sentir qu'il est un membre à part entière de la famille.

 

En tout cas, comme il n'a pas d'instinct de chasse ni de défense d’un territoire contre les humains ou animaux qui passent à proximité, il n’est normalement pas nécessaire de prévoir une clôture particulièrement haute et solide pour l’empêcher de prendre la poudre d'escampette, car il est peu enclin à le faire. 

Comme premier chien ?

Le Landseer peut donner un peu de fil à retordre à un maître inexpérimenté ou peu assuré, car il ne se prive pas de n'en faire qu'à sa tête si on lui en laisse la possibilité. En outre, même s'il n'est ni agressif ni fugueur, son gabarit implique qu'il est important d'avoir toujours le contrôle sur ses faits et gestes. Enfin, son toilettage est assez exigeant, et nécessite là aussi de bien savoir s'y prendre.

 

De nombreuses autres races sont donc nettement plus appropriées comme premier chien. Pour autant, un débutant qui prend le temps de bien se renseigner, qui n'a pas peur de s'affirmer et qui n'hésite pas à se faire aider au besoin (surtout au début) peut envisager d'opter pour celle-ci.

Pour une personne peu disponible ?

Le Landseer vit mal la solitude et les absences de ses maîtres, même si la présence d'un autre animal sous son toit peut rendre celles-ci nettement plus supportables pour lui. En outre, son entretien est sensiblement plus chronophage que celui de la plupart des autres races.

 

Par conséquent, même si son besoin quotidien d'exercice est relativement modéré, il est loin d'être recommandé pour des personnes peu disponibles.

Pour une personne sportive ?

Le Landseer a des capacités physiques indéniables, qu'il montre notamment lorsqu'il sauve des personnes de la noyade ou tracte des charges. Pour autant, ce n'est ni un athlète, ni un champion de l'endurance, et son besoin d'exercice quotidien est relativement faible : passer de longues heures à se reposer dans le confort et le calme du foyer lui plait généralement davantage que d'accompagner son maître pour des randonnées au long cours.

 

Une personne qui rêve d'un compagnon toujours motivé pour l'accompagner faire du jogging, du vélo ou de longues balades ferait donc mieux de se tourner vers une autre race. 

Pour une personne âgée ?

Le Landseer a besoin de se dépenser au moins 45 minutes par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. C'est relativement modeste dans l'absolu, mais pour une personne âgée cela peut représenter déjà beaucoup. En outre, même s'il est globalement plutôt calme, son gabarit implique qu'il peut facilement brusquer voire renverser (y compris accidentellement) une personne un peu fragile. Enfin, si sa santé globalement robuste est indéniablement un avantage, le fait que son entretien soit assez exigeant et éprouvant est évidemment tout le contraire.

 

Pour toutes ces raisons, ce chien n'est clairement pas recommandé pour une personne âgée, a fortiori si elle est très sédentaire.

Pour une personne allergique ?

Les protéines qu'un chien émet et qui sont à l'origine d'allergies pour les personnes sensibles se trouvent dans son urine, sa salive et sur les squames, ces bouts de peau morte qui s'invitent notamment dans les poils. Or, compte tenu de son gabarit, la peau et le pelage du Landseer représentent évidemment une surface beaucoup plus importante que chez d'autres races, et il est nécessaire de passer un certain temps à leur contact direct dans le cadre de son entretien.

 

Par conséquent, même si le Landseer a un pelage moins dense et bave moins que son cousin le Terre-Neuve, lui non plus pas recommandé pour une personne allergique.

Pour un petit budget ?

Qui dit grand chien dit évidemment budget alimentation plus conséquent, et le Landseer n'échappe pas à la règle. En outre, le poids et la taille peuvent aussi influer sur les doses de médicaments lorsqu'un traitement s'avère nécessaire, ainsi que sur celles de produits antiparasitaires. Là aussi, cela a des conséquences directes en termes de budget.

 

Par conséquent, une personne dont les moyens sont limités ferait mieux d'opter pour une autre race.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 9 à 11 ans

Le Landseer a globalement une santé solide, comme l'illustre son espérance de vie relativement élevée pour un chien géant.

Résistance au froid et à la chaleur

Résistance du Landseer au froid et à la chaleur

La fourrure dense et épaisse du Landseer le protège efficacement du froid, mais pas tellement de la chaleur.

 

Quand le thermomètre grimpe, mieux vaut le garder dans un endroit frais et ombragé, limiter son activité pendant les heures chaudes, et bien s'assurer qu'il ait en permanence de l'eau à sa disposition.

Maladies

Comme n'importe quel chien, le Landseer est davantage touché par certaines maladies - dont beaucoup sont communes à la majorité des races de grande taille :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l'apparition peut être favorisée par un facteur héréditaire, et qui est le plus souvent bilatérale. Elle entraîne des douleurs, des boiteries et difficultés à se mouvoir, ainsi que de l'arthrose à partir d'un certain stade. Les choses empirent progressivement, mais une opération peut permettre de remédier au problème si on s'y prend suffisamment tôt, ou à défaut d'atténuer au moins les symptômes ;

  • la dysplasie du coude, pour laquelle l'hérédité peut aussi entrer en ligne de compte. Les symptômes sont similaires à celle du coude : le chien boîte et a de plus en plus de mal à se déplacer, puis de l'arthrose finit par apparaître. Là aussi, une intervention chirurgicale est susceptible de réparer l'articulation s'il n'est pas trop tard, ou à tout le moins de réduire la gêne et les douleurs occasionnées ;

  • la dilatation-torsion de l’estomac, souvent due à une ingestion trop rapide et/ou trop importante de nourriture, qui fait que l'estomac se replie sur lui-même : cela empêche l'évacuation des gaz et perturbe la circulation sanguine. Sans l’intervention rapide d’un vétérinaire, elle est généralement fatale ;

  • la sténose aortique, une malformation congénitale qui perturbe la circulation du sang dans l'artère partant du coeur et chargée d'irriguer l'organisme (l'aorte). Elle cause une insuffisance cardiaque et entraîne généralement la mort du chien en quelques années, même si des traitements permettent de repousser l'échéance et de réduire la probabilité de mort subite ;

  • la cystinurie, une maladie héréditaire caractérisée par une excrétion urinaire excessive de cystine, qui cause l’apparition de calculs dans la vessie ou le rein. À la longue, le dysfonctionnement de ce dernier peut entraîner la mort de l'animal. Il existe toutefois un test génétique permettant d’identifier les individus porteurs, afin de les exclure de la reproduction ;

  • des infections au niveau des oreilles (otites...), car leur forme tombante fait que la saleté a tendance à s’y accumuler.

Risque d'obésité

Bien qu'il soit assez peu actif, le Landseer n’est pas particulièrement prédisposé à l'obésité. Pour autant, aucun individu n'est à l'abri - en particulier ceux qui ont été stérilisés, car ils y sont davantage enclins.

 

Or, ce problème ne doit pas être sous-estimé, car le surpoids peut tout à la fois aggraver des pathologiques préexistantes et en causer de nouvelles. En outre, il est un véritable cercle vicieux, car l'animal tend alors à devenir moins actif : ceci a toutes les chances d'entretenir - voire amplifier - le phénomène.

 

Il faut donc prendre l'habitude de peser régulièrement son compagnon et d’agir rapidement en cas de prise de poids excessive qui se confirme lors des mesures suivantes. Un tour chez le vétérinaire s'impose alors, car il dispose de toute l'exercice requise pour analyser la situation, identifier les différents cas de figure possible (aliments inadaptés sur le plan nutritionnel, rations quotidiennes trop conséquentes, réaction à un traitement, maladie...) et dès lors indiquer la marche à suivre.

Adoption en bonne santé

Le Landseer a beau être globalement robuste, il est comme n'importe quel chien davantage enclin à développer certaines maladies. Or, nombre d'entre elles sont héréditaires, ou peuvent à tout le moins faire intervenir un facteur héréditaire.

 

Par conséquent, un des meilleurs moyens d'adopter un représentant de la race en bonne santé est de passer par un éleveur très vigilant sur ce point, c'est-à-dire qui veille à faire effectuer aux spécimens qu'il envisage d'utiliser comme reproducteurs différents tests génétiques et orthopédiques. Il écarte ainsi systématiquement ceux dont il s'avère qu'ils présentent un risque en la matière.

 

Un professionnel sérieux doit donc être en mesure de présenter les résultats des tests effectués sur les parents et/ou sur le chiot lui-même (par exemple pour la dysplasie de la hanche, la cystinurie, etc.), en plus du carnet de santé ou de vaccination de ce dernier. Un certificat établi par un vétérinaire et attestant que l'animal est en bonne santé doit aussi être remis en amont de l'adoption.

 

Plus généralement, un éleveur digne de confiance ne lésine pas sur le suivi vétérinaire et les soins prodigués aux petits qu'il propose, même si cela doit se ressentir dans le prix demandé. La visite de l'élevage doit aussi permettre de se faire une idée du cadre de vie et des conditions sanitaires dans lesquelles il les fait grandir.

Fragilité en période de croissance

Le Landseer atteint sa taille adulte vers 19 à 22 mois. Comme toute race géante, il connaît avant cela des poussées de croissance aussi rapides qu'impressionnantes - en particulier la première année. Il est alors très fragile, et il faut donc lui épargner tout exercice long ou intense : on réduit ainsi le risque de blessures (avec potentiellement des séquelles à vie), mais aussi de malformations.

 

Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer le rôle du sommeil, qui est indispensable à son bon développement physique et psychique. Il est parfaitement normal qu'il dorme près d'une vingtaine d'heures par jour les premiers mois : il convient de s'assurer qu'il puisse toujours le faire dans le calme, et de ne pas le réveiller.

Maintien en bonne santé

Comme pour n'importe quelle race, prendre l'habitude d'emmener régulièrement le Landseer chez le vétérinaire pour un bilan complet est un des meilleurs moyens de le garder en bonne santé le plus longtemps possible. En effet, le professionnel peut alors débusquer au plus tôt un éventuel problème, quand bien même rien n'est encore visible ; le cas échéant, cela permet une prise en charge optimale. Il faut le faire au moins une fois par an, et même davantage lorsque l'animal vieillit.

 

Dans tous les cas, c'est aussi l'occasion d'effectuer les éventuels rappels de vaccins nécessaires : même si ce chien n'est pas forcément du genre à passer le plus clair de ses journées dehors, mieux vaut qu'il reste constamment protégé contre certaines maladies aussi graves qu'évitables.

 

Enfin, toujours dans le registre de la prévention, il est important de renouveler tout au long de l'année ses traitements antiparasitaires : là aussi, on lui évite nombre de problèmes et maladies.

Assurance santé

Comme n'importe lequel de ses congénères, le Landseer peut à tout moment tomber gravement malade ou subir un accident. Les dépenses vétérinaires peuvent alors être conséquentes, d'autant que son gabarit n'arrange pas les choses - par exemple s'il nécessite des doses de médicaments plus élevées.

 

Assurer la santé de son chien est un bon moyen de réduire l'incertitude et d'être en mesure de faire face au mieux en cas de problème. Toutefois, il faut avoir conscience qu'il existe plusieurs niveaux de protection, et que l'offre est loin d'être standardisée : même au sein d'une gamme donnée, on constate parfois de grandes différences d'un contrat à l'autre en termes de franchise, de plafond annuel, d'exclusion, de délai de remboursement, etc. 

 

Il est donc conseillé de prendre un peu de temps pour comparer différentes options afin de choisir au mieux, après avoir demandé à recevoir plusieurs devis.

L’entretien du Landseer ne présente pas de difficultés majeures, mais s’avère particulièrement chronophage et demande un effort certain.

Entretien du pelage

Le pelage du Landseer doit être brossé au minimum une fois par semaine, afin de répartir le sébum protecteur et d’éliminer les poils morts qui risquent de causer des nœuds. C’est une fréquence standard, que l’on retrouve chez de nombreuses autres races. Ce qui est moins standard en revanche, c’est son gabarit et la longueur de son poil : le temps nécessaire pour le faire correctement est donc loin d'être négligeable, en particulier pour un maître débutant et/ou mal équipé.

 

Par ailleurs, au printemps à et l’automne, le Landseer mue abondamment : il est alors nécessaire de passer à une fréquence quotidienne pour faire face à la chute de poils.

Bains

Il est inutile de laver le Landseer très fréquemment, au risque d’abîmer sa peau. Le shampouiner deux ou trois par an est largement suffisant, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali.

 

Dans tous les cas, il convient d'utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour la gent canine : un produit destiné aux humains serait inapproprié, car la peau des deux espèces n'a pas le même pH.

Entretien des oreilles

Une attention toute particulière doit être portée aux oreilles tombantes du Landseer, car cette particularité morphologique les rend davantage susceptibles d’accumuler la saleté et l’humidité, avec à la clef un risque d'infection (en particulier des otites).

 

Elles doivent être nettoyées lors de chacune de ses séances d’entretien hebdomadaire, en utilisant à chaque fois une lotion spécialement conçue pour les chiens : il ne faut surtout pas employer de l'eau ou un autre produit.

 

Toujours dans l'optique d'éviter que de l'humidité ne s'y installe, il convient de les sécher après chaque baignade, ou même après tout long moment dans un environnement humide.

Entretien des yeux

Comme pour n'importe quel chien, il est nécessaire d'examiner les yeux du Landseer de manière hebdomadaire, afin de s’assurer qu’ils restent bien propres et ainsi éviter les infections. Il ne faut toutefois les nettoyer que si des saletés, taches ou autres sécrétions y sont présentes.

Entretien des dents

Brosser les dents de son chien est négligé par de trop nombreux maîtres, alors que c'est le meilleur moyen de minimiser la formation de plaque dentaire et les risques qu’elle implique : maladies comme la gingivite et la parodontose, mauvaise haleine...

 

Il faut s'y astreindre au moins une fois par semaine, mais une fréquence plus élevée est conseillée – l’idéal est de le faire tous les jours. Dans tous les cas, il est impératif d'utiliser à chaque fois un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine, car un produit destiné aux humains pourrait causer une intoxication.

Entretien de la bouche

Les lèvres supérieures du Landseer sont tendues, si bien que contrairement à son cousin le Terre-Neuve il ne bave pratiquement pas. Il est donc beaucoup moins nécessaire que pour ce dernier de nettoyer régulièrement les pourtours de sa bouche.

Entretien des griffes / ongles

Le Landseer ayant un niveau d'activité assez limité, l’usure naturelle peut ne pas être suffisante pour limer ses griffes. Or, si elles deviennent trop longues, elles risquent de le gêner dans ses mouvements (au point potentiellement de modifier durablement sa démarche, avec à la clef des problèmes articulaires), voire de le blesser.

 

Il est donc conseillé de les vérifier tous les mois, et de les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécifique si elles sont trop longues. Il faut toutefois veiller alors à ne pas couper trop court, au risque de causer une blessure.

Entretien au retour à la maison

Le Landseer adore se baigner, mais l'eau en question peut contenir des substances nocives pour sa peau et/ou son pelage - c'est le cas en particulier du sel contenu dans l'eau de mer. Par conséquent, il faut prendre l'habitude de le rincer à l'eau claire chaque fois qu'il a fait trempette.

Initiation au toilettage

Un Landseer adulte affiche généralement entre 50 et 80 kilos sur la balance. Autant dire que s'il se montre récalcitrant lors des séances d'entretien, les choses peuvent vite tourner au cauchemar pour tout le monde... Au contraire, s'il est conciliant, celles-ci peuvent même potentiellement devenir des moments câlins et de complicité partagée.

 

Pour maximiser les chances que ce soit le second scénario qui se réalise, il est impératif de l'habituer dès son plus jeune âge à se laisser manipuler, afin qu'il considère tout cela comme normal et faisant partie de la routine.

 

Bien sûr, la sérénité des séances dépend aussi du savoir-faire du maître : s'il agit de manière trop brusque voire fait mal à son animal ou le blesse, il est normal que ce dernier n'apprécie pas franchement, voire finisse par redouter ces moments. Il est donc utile d'apprendre au début les bons gestes auprès d'un professionnel (toiletteur ou vétérinaire), afin d'agir de manière à la fois efficace et sécurisée.

Nourriture recommandée

Le Landseer n’est pas difficile en ce qui concerne sa nourriture et s’accommode parfaitement des aliments industriels pour chien disponibles dans le commerce. Il convient toutefois d’opter pour des produits de bonne qualité, afin qu’ils lui apportent tous les nutriments qui lui sont nécessaires.

 

Le choix des produits ainsi que le volume de sa ration quotidienne dépendent de sa taille, son âge et son niveau d’activité : ils peuvent donc varier au fil du temps ainsi que d'un individu à l'autre, si bien qu'il ne faut pas hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire afin de choisir au mieux. C'est d'autant plus judicieux que, comme chez les humains, l'alimentation a un impact réel sur la santé.

 

Dans tous les cas, à moins de la sélectionner soigneusement, il ne faut pas lui donner (ou le laisser consommer, par exemple en fouillant dans les poubelles) de la nourriture destinée aux humains. En effet, il y a peu de chances qu'elle corresponde à ses besoins nutritionnels : elle aurait plutôt toutes les chances de déséquilibrer son régime alimentaire, sans même parler du fait que nombre de mets que nous apprécions s'avèrent en revanche toxiques pour les chiens.

Alimentation du chiot

L’alimentation du chiot Landseer est particulièrement déterminante pour tout le reste de sa vie. En effet, alors qu’il connaît de fortes poussées de croissance, elle accélérerait encore le phénomène en étant trop riche ou trop abondante : cela pourrait entraîner des blessures, mais aussi et surtout des dommages irréversibles à ses articulations. À l'inverse, si elle est donnée en quantité insuffisante ou ne comporte pas tous les nutriments dont il a besoin pour grandir dans les meilleures conditions, il a de grandes chances de souffrir de retards de croissance.

 

Il ne faut donc pas hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire pour agir au mieux, et garder en tête que ses besoins alimentaires évoluent beaucoup tout au long de cette période : des ajustements sont nécessaires au fil du temps.

 

En tout cas, sauf indication contraire du professionnel, il n'est normalement pas nécessaire de lui donner des compléments alimentaires : dès lors que son alimentation est bien choisie, elle lui fournit normalement tout ce dont il a besoin.

Fréquence des repas

Quel que soit son âge, la ration quotidienne du Landseer doit être répartie en au moins deux repas : cela permet non seulement de faciliter sa digestion, mais aussi et surtout de limiter le risque de dilatation-torsion de l’estomac.

 

Il convient en outre de les espacer, par exemple en donnant un le matin et l'autre le soir : on évite ainsi qu'à certains moments il ait trop mangé, et qu'à d'autres en revanche il soit affamé. L'idéal est d'ailleurs d'opter pour des horaires fixes : non seulement un chien aime la routine, mais en plus cela lui permet de constater qu'il peut compter sur son maître pour le nourrir, sans qu'il soit nécessaire de réclamer ou de se mettre en quête de nourriture par soi-même. La confiance qu'il éprouve envers celui-ci n'en est que renforcée, ce qui est évidemment bénéfique à leur relation.

 

Dans tous les cas, il faut veiller à ce que les repas soient pris dans le calme, et bannir toute activité physique intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit : ces précautions contribuent également à réduire le risque de dilatation-torsion de l'estomac.

Éviter l'obésité

Même s'il n'y est pas particulièrement prédisposé, le Landseer peut développer du surpoids si on ne respecte pas certaines règles de prudence concernant son alimentation :

 

  • peser systématiquement ses rations, pour ne pas lui donner plus que nécessaire ;

  • ne pas avoir la main trop lourde sur les friandises, déduire leur apport calorique de sa ration quotidienne et/ou opter pour des produits allégés ;

  • ne pas lui donner ou le laisser consommer de la nourriture destinée aux humains, car il y a peu de chances qu'elle corresponde à ses besoins nutritionnels - sans même parler du risque d'intoxication.

 

En effet, contrairement à nombre de chats, un chien n'est pas capable de s'auto-réguler : si la possibilité lui est offerte de manger plus que nécessaire, il ne s'en prive généralement pas, quand bien même cela est en fait à ses dépends.

Hydratation

Quel que soit son âge et comme n’importe quelle autre race, le Landseer doit avoir en permanence accès à une gamelle d’eau fraîche.

Comme chien de garde

N’étant ni territorial ni particulièrement méfiant envers les inconnus, le Landseer n’est pas fait pour être utilisé comme gardien, et on ne peut pas non plus vraiment compter sur lui pour donner l’alerte. Néanmoins, son simple gabarit suffit à éloigner la majorité des personnes mal intentionnées – et mal informées.

 

En tout état de cause, s’il perçoit un danger pour sa famille chérie, il réagit comme quand il voit quelqu'un en train de se noyer : courageux et protecteur, il ne recule pas devant une éventuelle menace.

Comme chien de compagnie

Le Landseer est un compagnon idéal pour une famille suffisamment présente, aimant un tant soit peu les activités au grand air et n’ayant pas peur de consacrer le temps nécessaire à son toilettage.

Comme chien de compétition

Intelligent et obéissant, le Landseer peut exceller dans différents sports canins, à commencer par ceux qui nécessitent à la fois des qualités physiques et intellectuelles. C'est le cas notamment de l’agility et de l’obéissance.

Comme chien secouriste

Comme son cousin le Terre-Neuve, le Landseer aime l’eau et est un excellent nageur, rapide et endurant. Il n’est donc guère surprenant de le retrouver lui aussi utilisé comme chien de sauvetage en mer.

Autres usages

Les ancêtres du Landseer étaient employés notamment pour tirer de lourdes charges. Il n'est plus utilisé dans ce cadre de nos jours, mais demeure bien sûr capable d’aider son maître à tirer une brouette pleine de légumes ou une luge dans laquelle sont assis les enfants.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Landseer en Europe de l’Ouest se situe généralement autour de 1200 euros, sans grande différence en moyenne entre les femelles et les mâles.

Au Canada

Il est très difficile d'adopter un « vrai » Landseer en Amérique du Nord, étant donné que la race n’y est pas reconnue. On y trouve bien des chiens présentés comme étant des Landseers, mais l’immense majorité d'entre eux sont simplement des Terre-Neuve arborant une robe noire et blanche : il n'appartiennent pas à la race distincte reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) et la centaine d'organismes nationaux qui en sont membres.

 

Par conséquent, l'option la plus réaliste si on réside au Canada est d'opter pour une importation depuis l'Europe.

Importation depuis l'étranger

Quand on choisit d'adopter à l'étranger, il faut prendre le temps de bien se renseigner sur la réglementation applicable à l'importation de chiens dans le pays où on réside et de la respecter, afin d'éviter des mauvaises surprises et autres déconvenues.

 

Il faut en outre avoir en tête que les coûts de transport et les frais administratifs (voire l'enregistrement dans le registre national des chiens de race, si on habite dans un pays où le Landseer est reconnu) peuvent alourdir considérablement le budget.

Conseils pour l'adoption

Les dépenses vétérinaires pour soigner un chien atteint d'une maladie peuvent vite représenter un montant important. Il en va de même des séances avec un éducateur ou un comportementaliste, si on a adopté un animal qui n'est pas parfaitement équilibré et pose toutes sortes de problèmes.

 

Par conséquent, il n'est pas judicieux de raisonner simplement en termes de prix d'achat au moment de choisir un chiot : mieux vaut s'interroger aussi - voire surtout - sur les garanties que l'éleveur est en mesure de présenter quant au fait que les animaux qu'il propose sont bien dans leur tête et en parfaite santé (et ont toutes les chances de le rester).

 

C'est d'autant plus vrai que nombre des affections auxquelles le Landseer est prédisposé sont héréditaires, ou peuvent faire intervenir un facteur héréditaire. Or, il existe pour une majorité d'entre elles des tests génétiques ou orthopédiques permettant de détecter facilement les individus à risque, en vue de les exclure de la reproduction. Un éleveur sérieux le fait systématiquement : cela a forcément un coût, qui se répercute sur le prix de vente des chiots, mais apporte aux adoptants une sécurité indéniable.

 

Plus largement, un professionnel digne de ce nom ne ménage pas ses efforts et ne lésine pas sur les dépenses pour offrir aux petits et à leurs parents un cadre de vie de qualité, un suivi vétérinaire rigoureux, des soins quotidiens optimaux, une socialisation et une éducation aux petits oignons... Là aussi, cela lui permet de proposer des chiots bien dans leurs pattes et dans leur tête, et qui ont toutes les chances de le rester pour peu que leurs nouveaux maîtres s'en occupent correctement, mais cela se répercute forcément sur le prix de vente.

 

En tout état de cause, il ne faut pas franchir le pas sans avoir pu passer un peu de temps avec l'animal qu'on envisage d'adopter, pour s'assurer qu'il semble effectivement en forme et équilibré. Il est fortement recommandé de le faire dans le cadre d'une visite de l'élevage : cela permet de voir dans quelle mesure l'environnement dans lequel il est né et a grandi est de qualité, de se faire une idée du sérieux de l'éleveur et potentiellement de rencontrer les parents du petit. Comme pour lui-même, si l'un d'eux est par exemple anormalement craintif ou agressif, voire semble malade, mieux vaut passer son chemin.

Le Landseer porte le nom du peintre anglais Edwin Landseer (1802-1873), connu pour avoir représenté dans ses tableaux  nombre de chiens au pelage noir et blanc : A Distinguished Member of the Humane Society (1831), Saved (1856), Bashaw or Off to the Rescue (1858)... Toutefois, ces derniers ne sont pas des Landseers au sens actuel du terme, car la race n'existait pas encore à l'époque : il s'agit simplement de Terre-Neuve noir et blancs, une robe rare à l'époque.

 

Ces oeuvres inspirèrent toutefois les éleveurs européens qui, en croisant des chiens locaux avec des Terre-Neuves noir et blancs, finirent par mettre au point une race proche de ce dernier mais distincte, et arborant systématiquement un tel pelage. Vers la fin du 19ème siècle, il fut décidé de la baptister Landseer, en référence au peintre.

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Avis & conseils Landseer

moi j'ai un landseer c'est mon meilleur ami il est super!!!!jtm grave tiroy bisoux a tous

   
Par tchaonono