Laïka de Yakoutie

Laïka de Yakoutie

Autres noms : Laïka de Iakoutie
Noms d'origine : Yakutskaya Laika ou Yakutian Laika
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif

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Caractéristiques du Laïka de Yakoutie

Durée de vie moyenne
De 10 à 12 ans
Poids de la femelle
De 18 à 23 kilos
Poids du mâle
De 20 à 25 kilos
Taille de la femelle
De 53 à 57 cm
Taille du mâle
De 55 à 59 cm

Informations sur le Laïka de Yakoutie

Le Laïka de Yakoutie est originaire de la province éponyme située au nord-est de la Sibérie, en Russie. Utilisé comme chien de traîneau par les peuples locaux depuis la nuit des temps, ses origines remontent à la Préhistoire. Des fouilles archéologiques menées au début des années 90 par Vladimir Pitulko sur l’ile de Jokhov, en Yakoutie, ont ainsi mis à jour des restes de traîneaux, harnais et os de chien datant de près de 8000 ans.

 

Les premières références écrites à ce chien datent de la première moitié du 17ème siècle, dans les récits des commerçants et explorateurs sibériens de l’époque, qui l’utilisaient pour leurs longs déplacements en traîneau.

 

En 1692, Nicolaas Witsen, maire d’Amsterdam mais aussi grand explorateur et cartographe, publia le livre Tartare du Nord et de l’Est, un récit de ses explorations en Russie en 1664 et 1665. Il y décrivit comment ces chiens étaient utilisés pour le transport, et présenta la première illustration du Laïka de Yakoutie.

 

Tout au long du 19ème siècle, cette race était florissante dans sa région d’origine, transportant marchandises et courrier sur des distances considérables à travers l’immensité sibérienne. L’ethnographe V.A. Tugolukov rapporte ainsi que les traîneaux effectuaient des trajets de 250 km en 15 heures, et ceux de 750 km en 3 jours.

 

Dans sa Géographie de l’empire de Russie parue en 1843, Ivan Pavlosky parla pour la première fois du Laïka de Yakoutie comme d’une race distincte. En 1856, le ministère des Affaires Intérieures russe publia un Tableau statistique de l’Empire Russe qui fut notamment l’occasion d’un premier recensement de cette race, mentionnant l’existence de pas moins de 15.157 spécimens. Enfin, en 1894-1896, le scientifique Vladimir Ilitch Yokhelson fit la première description détaillée du Laïka de Yakoutie pour le compte de la Société Géographique de Sibérie. A cette époque, leur population était estimée à plus de 30.000.

 

Toutefois, au début du 20ème siècle, l’industrialisation et l’apparition de nouveaux moyens de transport comme le train ou la motoneige entraînèrent un déclin de la race. Dans les années 50-60, le nomadisme était à ce point considéré comme un vestige du passé que les chiens de traîneaux furent retirés de la liste des animaux domestiques par le régime soviétique. Seules les peuplades des zones les plus reculées continuèrent à utiliser et élever ces chiens.

 

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, le Laïka de Yakoutie commença à regagner ses lettres de noblesse. En 1993, la Commission d’Etat de la Fédération de Russie pour la préservation du patrimoine génétique le reconnut sous le registre 9358072.

 

En 1998, un groupe d’enthousiastes composé entre autres de Dyachkov Vladimir Zinovievich et Arbugaev Herman Prokofievich se mit en tête de restaurer le prestige de cette race et entama un travail de sélection qui aboutit en 2004, lorsque le président de la Russian Kynological Federation (RKF), l’organisme canin de référence du pays, présenta un standard du Laïka de Yakoutie, qui fût approuvé et publié par la RKF l’année suivante.

 

Depuis, la race gagne peu à peu en popularité dans son pays d’origine, où elle compte plusieurs milliers de représenter, et commence à se développer dans le reste du monde. C’est notamment le cas en France, où sa population est estimée à plus de 100 individus. La reconnaissance provisoire du Laïka de Yakoutie par l’American Kennel Club (AKC) en 2017 et par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 2019 devrait d'ailleurs favoriser sa diffusion lors des prochaines années. Nul doute également que d’autres organismes, à l’instar par exemple de The Kennel Club en Grande-Bretagne ou du Canadian Kennel Club (CKC), leur emboîteront le pas à l’avenir.

Le Laïka de Yakoutie est un chien puissant, plutôt compact et doté d’une musculature bien développée. De taille moyenne et relativement court sur pattes, avec un dos droit et un large poitrail, il dégage une impression de robustesse. Sa queue, attachée haut, forme généralement un demi-cercle ou une faucille sur le dos, mais peut être tombante au repos ou lors de longues courses.

 

Sa tête est proportionnée au reste du corps et de forme triangulaire, avec un museau se terminant harmonieusement par une truffe noire ou marron et des mâchoires articulées en ciseau. Ses oreilles triangulaires, larges et épaisses, sont attachées haut sur le crâne et sont portées droites ou semi redressées. Ses yeux en amande sont écartés et orientés vers l’avant. Ils peuvent être marrons, bleus, vairons (un œil bleu et un œil marron), ou bien présenter des segments bleus sur un fond d’iris marron.

 

Sa fourrure de longueur moyenne est droite, épaisse et brillante, avec un sous-poil extrêmement dense, qui le protège des températures glaciales des régions arctiques. Sa robe est blanche, et peut être uniforme ou bien présenter des taches de plusieurs couleurs - le plus souvent noir, gris ou marron.

 

Le dimorphisme sexuel est bien marqué, le mâle étant plus grand que la femelle.

Le Laïka de Yakoutie est utilisé depuis des millénaires pour aider les hommes à survivre dans des conditions rigoureuses, et cela se retrouve dans son caractère : c’est un chien actif et travailleur, très attaché à sa famille mais relativement indépendant.

 

Ce formidable compagnon est dévoué et loyal, ne manquant pas de rechercher l’affection de son maître, et en donnant au moins autant en retour. Cependant, il n’est pas dépendant de sa famille et supporte relativement bien de courtes périodes d’absence de ses maîtres.

 

Il est aussi incroyablement tendre avec les enfants et établit souvent des liens forts avec eux, surtout s’ils ont appris comment se comporter en présence d’un chien et le respectent en toutes circonstances. Cela dit, malgré sa nature amicale, il convient de rappeler que les plus petits ne doivent jamais être laissés seuls en compagnie d’un chien sans la supervision d’un adulte, et ce quelle que soit la race.

 

Habitué à travailler en équipe, le Laïka de Yakoutie s’entend à merveille avec ses congénères et accepte avec joie de partager la maison avec d’autres chiens, dès lors que toutes les mesures de précaution sont prises au moment de les présenter. En effet, de manière générale, il a tendance à être particulièrement méfiant à l’égard de tout ce qui est nouveau.

 

Par contre, il a un instinct de chasse très développé, qui le fait considérer tous les petits animaux comme des proies potentielles. Il ne devrait pas y avoir de problème avec le chat de la maison ou un chien de petite taille – a fortiori s’ils grandissent ensemble -, mais les rongeurs, poules ou chats du voisinage risquent fort d’être pris en chasse.

 

Chien très actif, il a besoin d’une bonne dose d’exercice journalier, ce qui en fait une race de chien recommandée pour un maître sportif. Il se fait par exemple un plaisir de l’accompagner en randonnée ou à vélo, mais peut aussi parfaitement tirer une luge ou un chariot adapté à sa taille.

 

Malgré ce grand besoin d’exercice, il peut s’accommoder de la vie en appartement, sous réserve bien sûr d’être sorti suffisamment souvent et d’être en mesure de se dépenser. L’idéal reste quand même de disposer d’un jardin clos dans lequel il puisse courir et jouer.

 

Enfin, le Laïka de Yakoutie est un chien du Grand Nord, habitué aux conditions rigoureuses de la Sibérie, et il ne craint pas le froid. En revanche, c’est clairement une race de chien qui n’aime pas la chaleur et à qui elle peut poser différents problèmes. Lorsque le mercure grimpe, il doit pouvoir se reposer dans un endroit frais, et il convient de limiter ses activités physiques.

Malgré son caractère amical et sociable, le Laïka de Yakoutie a besoin d’une socialisation digne de ce nom dans le cadre de l’éducation du chiot. En effet, étant de nature méfiante envers tout ce qui est nouveau, il a besoin dès son plus jeune âge d’être présenté à de nouvelles personnes, d’entrer en contact avec d’autres chiens et de vivre des situations différentes afin de devenir un adulte ouvert et sociable, n’ayant pas peur du monde extérieur. Par ailleurs, s’il doit être amené à cohabiter avec des petits animaux, il est impératif de l’habituer à leur présence au plus tôt, afin de minimiser les risques de poursuite – ou pire – à l’âge adulte.

 

Il n’en reste pas moins que, comme la plupart des chiens nordiques, le Laïka de Yakoutie est intelligent et peut facilement être éduqué, malgré un caractère assez indépendant. Il a besoin d’un maître ferme et consistant afin de l’accepter comme leader ; à défaut, même l’obéissance aux ordres de base qu’on donne à son chien peut poser problème.

 

Il n’est pas très réceptif aux méthodes d’éducation canine traditionnelles, mais répond très bien au renforcement positif, basé sur de délicieuses récompenses. Des séances courtes mais fréquentes permettent de le maintenir attentif et intéressé et donnent de meilleurs résultats que de longues sessions à intervalle plus espacé.

Le Laïka de Yakoutie est une race de chien robuste, présentant peu de problèmes de santé.

 

Certains sujets souffrent néanmoins de dysplasie de la hanche, de dysplasie du coude ou encore de maladies oculaires canines, mais les programmes d’élevage des éleveurs sérieux font bien sûr tout pour diminuer ces risques, en sélectionnant consciencieusement les reproducteurs.

 

Par ailleurs, son solide appétit est susceptible de lui jouer des tours. D’une part, n’étant pas capable de s’autoréguler, il a tendance à manger plus que ce dont il a besoin, avec donc à la clef un risque d’obésité du chien. D’autre part, une ingestion rapide de grandes quantités de nourriture l’expose au risque de dilatation-torsion de l'estomac.

 

La chaleur peut aussi lui causer de graves problèmes. Par conséquent, lorsque les températures sont élevées, il est recommandé de lui donner accès à une pièce climatisée, de limiter son activité physique et de s’assurer qu’il boive suffisamment.

 

Au final, le cancer du chien est la deuxième cause de décès chez cette race, après les causes naturelles : ceci montre qu’il est peu sujet aux maladies fatales qui sont fréquentes chez d’autres races.

Perdant ses poils tout au long de l’année, le Laïka de Yakoutie doit être brossé régulièrement (idéalement chaque semaine) afin d’éviter les nœuds. Lors de sa mue, à l’approche et à la sortie de l’hiver, la perte de poils s’intensifie, et il peut alors être nécessaire de brosser son chien tous les jours.

 

En revanche, son poil ne retient pas la saleté et est auto-nettoyant. Comme en plus il n’a pas d’odeur particulière, il n’est normalement nul besoin de donner un bain à son chien.

 

Par contre, toutes les deux à trois semaines, il est recommandé de couper les poils entre les coussinets du chien afin d’éviter l’accumulation de neige, boue ou saleté susceptibles de causer des irritations. Il convient d’en profiter pour vérifier que ses oreilles, ses yeux et ses dents ne présentent pas de saleté ou d’infection, et s’assurer que les griffes du chien n’ont pas besoin d’être taillées.

Le Laïka de Yakoutie s’accommode parfaitement de la nourriture du commerce, tant les croquettes sèches que la pâtée humide. Il faut cependant s’assurer que le produit choisi est de qualité et fournit tous les nutriments et vitamines nécessaires à un chien actif.

 

Il est par ailleurs impératif de bien respecter les recommandations du fabricant à propos des quantités, en faisant appel également au vétérinaire si besoin. En effet, le Laïka de Yakoutie est une race de chien ayant tendance à l’obésité, en particulier si son niveau d’activité n’est pas suffisamment élevé.

 

Afin d’éviter les risques de torsion gastrique (syndrome de dilatation-torsion de l’estomac), il est conseillé de séparer sa ration quotidienne en deux repas donnés matin et soir, et de le laisser au repos une bonne demi-heure après chacun d’eux.

 

Enfin, il doit comme tout chien avoir toujours accès à de l’eau fraîche, mais c’est tout spécialement vrai pour lui en période de chaleur.

Chien de travail utilisé pendant des millénaires comme chien de traîneau, le Laïka de Yakoutie excelle à tirer un traîneau dans la neige ou un chariot à roulettes.

 

Mais c’est aussi un merveilleux chien de compagnie, affectueux et joueur, qui peut faire le bonheur d’un maître actif ayant suffisamment de temps à lui dédier.

 

Il peut aussi être dressé comme chien d’alarme, ne manquant pas d’aboyer pour prévenir sa famille lorsque des inconnus s’approchent de la maison. En revanche, son manque d’agressivité en fait un piètre chien de garde.

Un chiot Laïka de Yakoutie coûte environ 1200 euros.

 

Même si ce chien est encore rare en dehors de la Russie et de quelques pays d’Europe de l’Est, la France fait figure d’exception dans le monde occidental, puisqu’on y trouve quelques éleveurs de Laïka de Yakoutie proposant des chiots de cette race.

Laïka, le premier animal à voyager dans l’espace le 3 novembre 1957 à bord du vaisseau russe Sputnik 2, n’était pas un chien de race Laïka, mais bien un chien des rues. Le terme russe « Laïka » pouvant être traduit littéralement par « aboyeur », c’est un surnom courant pour les chiens.

Avis & conseils Laïka de Yakoutie

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