Laïka de Sibérie Occidentale

Laïka de Sibérie Occidentale

Nom d'origine : Zapadno-Sibirskaïa Laïka
Pays d'origine : Russie
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif

Qualités de cette race

Tempérament du Laïka de Sibérie Occidentale

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Sociabilité du Laïka de Sibérie Occidentale

Avec les enfants

Le Laïka de Sibérie Occidentale au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 10 à 12 ans
Poids de la femelle
De 20 à 30 kilos
Poids du mâle
De 20 à 30 kilos
Taille de la femelle
De 51 à 58 cm
Taille du mâle
De 55 à 61 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Laïka de Sibérie Occidentale

HistoireApparenceVariétésCaractèreÉducationSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Les ancêtres du Laïka de Sibérie Occidentale ont accompagné les peuples Mansi et Hanty pendant des siècles, voire des millénaires. Installés le long de la rivière Ob, dans une région sauvage de l’ouest de la Sibérie, au pied des montagnes de l’Oural, ils restèrent relativement isolés jusqu’à la fin du 19ème siècle. Ils étaient alors surtout utilisés pour la chasse de la zibeline, dont la fourrure est précieuse, mais se montraient extrêmement efficaces pour toutes sortes de gibiers, de l’écureuil au sanglier.

 

Dans les années 1920, les rumeurs concernant les qualités exceptionnelles de ces chiens suscitèrent l’intérêt des chasseurs des régions de Moscou et Ekaterinbourg. Deux programmes d’élevage furent alors lancés en parallèle dans ces deux villes. Celui d’Ekaterinbourg reposa au début sur un mâle nommé Grozny, tandis qu’un autre mâle répondant au nom de Mishka fut au fondement de celui de Moscou.

 

La Seconde Guerre Mondiale ralentit le développement de la race, mais dès les années 40 les programmes d’élevage reprirent de manière officielle, sous l’autorité de l’Etat. En 1947, les 4 races de Laïka furent reconnues par les autorités : le Laïka de Sibérie Occidentale, le Laïka de Sibérie Orientale, le Laïka Russo-Européen et le Laïka Carélo-Finnois.

 

Dans les années 50 et 60, les élevages contrôlés par l’état jouèrent un rôle primordial dans le développement de la race – à tel point d’ailleurs que dans les années 60, le Laïka de Sibérie Occidentale était déjà l’un des chiens de chasse préférés des Russes, un statut qu’il a conservé depuis lors.

 

Il acquit aussi une certaine notoriété en tant que chien de compagnie. Quelques spécimens commencèrent aussi à apparaître dans les expositions canines, et y obtinrent un certain succès. Ce dernier fut toutefois de courte durée : lorsque les autorités rendirent obligatoires les épreuves sur le terrain pour pouvoir être enregistré comme Laïka de Sibérie Occidentale, il en revint à son rôle originel, et sa présence dans les concours de beauté se fit de plus en plus rare.

 

En 1980, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut la race de manière définitive.

 

La chute de l’U.R.S.S. une décennie plus tard n’eut que peu d’impact sur sa popularité dans son pays d’origine : malgré l’apparition de nouvelles races, il continua à avoir la préférence de nombreux chasseurs russes. Au contraire, cela lui offrit même l’occasion de conquérir de nouveaux territoires, notamment la Scandinavie.

 

Cela lui permit également de poser officiellement ses pattes aux Etats-Unis. Dans les années 60-70, des diplomates russes avaient certes déjà introduit quelques Laïkas de Sibérie Occidentale en Amérique du Nord en tant que chiens de compagnie, mais c’est le Dr Vladimir Beregovoy qui est crédité de la première importation officielle aux États-Unis, en 1992. Ce cynophile averti fit beaucoup pour la popularisation de ce chien dans le pays, et c’est en bonne partie grâce à ses efforts que l’United Kennel Club (UKC) reconnut la race en 1996.

 

L’autre organisme de référence du pays, l’American Kennel Club (AKC), n’en a toutefois pas encore fait de même – pas plus d’ailleurs que le Club Canin Canadien (CCC) voisin.

 

De fait, s’il continue d’être populaire en Russie et est désormais assez courant en Scandinavie et en Europe de l’Est, le Laïka de Sibérie Occidentale reste encore largement méconnu en Europe de l’Ouest. Il en va de même en Amérique du Nord, où sa population est estimée inférieure à 300 individus.

 

En France, seuls 13 individus ont été enregistrés au Livre des Origines Français (LOF) au cours de la décennie 2010, ce qui en fait une race de chien très rare. Cependant, la création en 2019 d’un premier élevage dédié à ce chien pourrait entraîner une augmentation de l’intérêt à son encontre.

Le Laïka de Sibérie Occidentale est un chien de taille moyenne, ayant gardé une apparence sauvage et présentant toutes les caractéristiques des spitz nordiques : tête rappelant celle du loup, oreilles dressées, queue enroulée.

 

Son corps musclé est très légèrement rectangulaire, presque carré. Le poitrail est large et massif, tandis que la ligne du ventre est levrettée. La queue est portée enroulée sur le dos ou sur les hanches. Les pattes, musclées et assez longues, se terminent par des pieds ovales dont le doigt du milieu est plus long.

 

Sa tête, en forme de triangle équilatéral, est plus large chez les mâles que chez les femelles. Le crâne est allongé, avec un stop faiblement marqué et un museau pointu qui se termine par une truffe noire, ou marron foncé chez les spécimens de couleur blanche. Ses yeux, petits et ovales, sont de couleur marron à marron foncé. Les oreilles, pointues, sont attachées haut sur le crâne et redressées.

 

Le sous-poil est abondant, doux au toucher, et présente une texture laineuse. Le poil de couverture est quant à lui droit, dur, et très dense. Le pelage est plus court sur le visage, les oreilles et les membres, et plus long au niveau du cou et des épaules.

 

La couleur la plus fréquente est le gris, qui rappelle la robe du loup et peut se décliner dans différentes nuances marron, rouge ou fauve. Il existe aussi des sujet blanc uni, ou bien blanc avec des marques de couleur gris, marron, rouge ou fauve.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race : le mâle est plus grand, plus massif et plus musclé que la femelle. Il présente en outre un poil plus abondant au niveau du garrot.

Taille & poids

Taille du mâle
De 55 à 61 cm
Taille de la femelle
De 51 à 58 cm
Poids du mâle
De 20 à 30 kilos
Poids de la femelle
De 20 à 30 kilos

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Laïka de Sibérie Occidentale doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Il est courant de confondre les différents Laïkas et de croire qu’il s’agit de variétés d’une seule et unique race. Pourtant, il s’agit bien de races distinctes, qui furent reconnues en 1947 dans leur pays d’origine, la Russie, avant que les organismes des autres pays en fassent de même : le Laïka de Sibérie Occidentale, le Laïka de Sibérie Orientale, le Laïka Russo-Européen et le Laïka Carélo-Finnois.

 

Depuis 2009, ce dernier est assimilé au Spitz Finlandais et n’est plus reconnu comme une race à part entière. Il ne reste donc que 3 des 4 races originelles.

 

En parallèle existe également le Laïka de Yakoutie, une race bien plus ancienne et aux origines totalement différentes, qui est reconnue par plusieurs organismes majeurs, dont la FCI et l’AKC. Elle est cependant fort différente des autres Laïka et n’est pas considérée comme faisant partie du même groupe. En effet, c’est un chien de traîneau, et non un chien de chasse utilisant ses aboiements pour signaler la position du gibier.

Le Laïka de Sibérie Occidentale est très proche de sa famille et se montre incroyablement dévoué. S’il doit être séparé des siens et accueilli dans un nouveau foyer, il a besoin de beaucoup de temps pour s’adapter à ses nouveaux propriétaires, et ne réussit jamais à recréer les mêmes liens.

 

Il est naturellement méfiant envers les inconnus, qu’il accueille invariablement par des aboiements. Selon les individus et leur degré de socialisation, l’attitude diffère grandement une fois que le nouveau venu a été invité à entrer par le maître : certains viennent faire connaissance, tandis que d’autres retournent vaquer à leurs occupations. En revanche, tous risquent fort de percevoir une intrusion sur leur territoire comme une menace, et de décider alors de défendre leur famille.

 

Il apprécie la compagnie de congénères avec qui il a grandi et, une fois la hiérarchie bien établie entre eux, les conflits sont rares. Il en va très différemment avec les autres chiens qui lui sont inconnus : les disputes sont fréquentes, en particulier si les protagonistes sont tous deux des mâles. De fait, il est déconseillé de promener un Laïka de Sibérie Occidentale sans laisse s’il y a des chiens dans les environs.

 

Il en va de même avec les petits animaux. Les chats, rongeurs et oiseaux avec lesquels il a grandi sont à l’abri de ses instincts de chasseur, mais tous les autres sont poursuivis sans relâche. Quant aux animaux de plus grande taille, il fait instinctivement la différence entre ceux qui sont domestiqués et ceux qui sont sauvages. Il passe donc tranquillement à côté d’un troupeau de chèvres, mais part comme une flèche à la poursuite d’un chevreuil.

 

Les besoins d’activité physique du Laïka de Sibérie Occidentale sont extrêmement élevés, et il adopte rapidement un comportement destructeur s’ils ne sont pas remplis. Pour ne pas le voir creuser partout et mâchouiller tous les objets à sa portée, il est indispensable de lui permettre de se dépenser au minimum une heure à une heure et demie par jour. Les séances de jeux peuvent être un bon moyen de le divertir de temps à autres et lui permettre de se dépenser, mais rien ne remplace pour lui le fait de pouvoir se promener librement en pleine nature. S’il a la possibilité d’en faire davantage, par exemple parce qu’il a la chance d’avoir un maître sportif qui aime pratiquer la cani-rando avec son chien ou encore l’emmener avec lui quand il part courir ou faire du vélo, il n’en est que plus heureux.

 

Le risque est toutefois grand qu’il se lance à la poursuite de gibier au cours de ses sorties, et rien ne garantit qu’il retrouve systématiquement le chemin pour retourner auprès de son maître. L’équiper d’un collier pour chien avec GPS est une excellente idée pour connaître à tout moment sa position avec exactitude, et ainsi lui permettre de se défouler sans avoir à s’inquiéter de le perdre.

 

Même s’il y en a plusieurs par jour, ces sorties ne sauraient en aucun cas être sa seule activité physique. En effet, le Laïka de Sibérie Occidentale doit avoir à sa disposition un grand espace dans lequel il peut à tout moment courir et s’amuser à sa guise. Ce jardin doit toutefois être parfaitement clos, pour éviter qu’il ne pourchasse le chat du voisin ou qu’il se lance dans une discussion animée avec un chien qui passe. Mieux vaut en outre s’assurer que la clôture est bien enfoncée dans la terre, car il est parfaitement capable de creuser un passage pour passer en-dessous.

 

En tout cas, c’est un chien fait pour vivre en extérieur : il est absolument ravi de pouvoir dormir dehors, à condition bien entendu de disposer d’un endroit abrité bien à lui.

 

A l’inverse, la vie en appartement ou dans un modeste enclos au fond du jardin n’est pas du tout faite pour lui. Même un jardin de petite taille ne suffit pas à ce chien qui a un grand besoin d’espace et d’exercice, au risque de développer divers problèmes de comportement : destructions, agressivité…

 

Intelligent et travailleur, le Laïka de Sibérie Occidentale gagne à avoir une occupation à effectuer. La chasse est sans conteste la meilleure activité pour cela, et lui permet de se dépenser aussi bien physiquement que psychologiquement. À défaut, les sports canins peuvent constituer d’excellents ersatz pour le stimuler intellectuellement tout en lui permettant de se défouler.

 

Enfin, comme son nom l’indique (« Laïka » signifie « aboyeur » en russe), ce chien est très vocal. Il aboie pour signaler la présence d’animaux, la venue d’une nouvelle personne, ou tout simplement pour s’exprimer. Les voisins peuvent ne pas forcément apprécier…

La socialisation du Laïka de Sibérie Occidentale dès les premières semaines suivant son adoption est indispensable pour l’aider à se familiariser avec sa nouvelle vie. Il doit faire la connaissance de tous les personnes et animaux qu’il peut être amené à rencontrer plus tard, afin de s’habituer à leur présence. Il faut aussi lui faire vivre tous types d’expériences et le confronter à divers stimuli (bruits, odeurs…), afin qu’il apprenne à se contrôler face à l’inconnu : trajets en voiture, visites chez le vétérinaire, promenades en ville...

 

Compte tenu de sa propension à se lancer à la poursuite de petits animaux ainsi qu’à entrer en conflit avec ses congénères lors de rencontres, apprendre à son chien à marcher en laisse est particulièrement indispensable pour pouvoir le promener dans les environnements à risque (par exemple en milieu urbain, ou dans un lieu fréquenté par d’autres chiens). Toutefois, cela ne suffit pas, et il faut également mettre l’accent sur l’enseignement du rappel. En effet, même s’il sera toujours impossible de lui faire entièrement confiance à ce niveau, son besoin d’exercice est incompatible avec le fait de le tenir en laisse en permanence.

 

Intelligent et indépendant, le Laïka de Sibérie Occidentale a tôt fait de prendre la mesure d’un maître novice ne sachant pas affirmer son autorité - ce n’est d’ailleurs pas un choix très recommandé pour une première adoption. Il n’est pas spécialement têtu, mais s’il pense que sa manière de faire est la plus adaptée, il faut un certain doigté pour finir par réussir à lui faire comprendre l’intérêt d’agir comme son maître le souhaite.

 

Un moyen de parvenir à ses fins peut être d’avoir recours à des friandises, car elles sont la meilleure motivation possible pour lui. C’est d’ailleurs ce qu’il fait qu’il répond très bien à la méthode d’éducation canine basée sur le renforcement positif.

 

Enfin, la chasse est pour lui quelque chose d’instinctif, et ne nécessite donc pas d’apprentissage particulier. D’ailleurs, même les jeunes chiots ont tendance à s’élancer après les petits animaux, à les acculer et à aboyer pour indiquer leur position.

Grâce à des siècles de sélection naturelle dans un climat particulièrement difficile, le Laïka de Sibérie Occidentale est exceptionnellement robuste. Il fait d’ailleurs partie des races de chien qui vivent le plus longtemps parmi toutes celles de son gabarit.

 

En outre, comme on peut s’y attendre au vu de ses origines, il est parfaitement adapté aux climats rigoureux. Il ne craint ni le froid, ni les intempéries, et peut parfaitement passer tout l’hiver dehors, dès lors qu’il dispose d’un endroit où il peut se mettre à l’abri du vent et de la pluie. Il est en revanche beaucoup moins à l’aise quand le mercure grimpe, et n’est pas adapté aux étés caniculaires des régions méditerranéennes.

 

Malgré sa santé de fer, il est, comme tous les chiens, davantage enclin à certaines maladies :

  • la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude, des malformations articulaires souvent héréditaires et qui causent de grandes difficultés de locomotion. Elles demeurent toutefois moins courantes que chez d’autres races similaires ;
  • la hernie ombilicale, lorsque les organes internes traversent les muscles de la paroi abdominale. Elle peut être corrigée à l’aide d’une opération chirurgicale ;
  • l’ectopie testiculaire, ou cryptorchidie, quand l’un des deux ou les deux testicules du mâle ne descend(ent) pas correctement dans le scrotum. Cela peut induire différents problèmes de comportement et de santé, à commencer par la stérilité, mais une intervention chirurgicale permet d’y remédier.


Cela dit, le risque principal pour la santé du Laïka de Sibérie Occidentale est tout simplement son mode de vie, actif et dans la nature. En effet, il l’expose davantage à de potentielles blessures, qu’il s’agisse par exemple d’une fracture suite à une mauvaise chute ou d’une simple égratignure s’étant infectée.

 

Comme pour toute race, l’adoption chez un éleveur sérieux permet de diminuer les risques d’obtenir un chiot avec des problèmes de santé. En plus des résultats des tests génétiques effectués sur ce dernier et/ou sur ses parents, le professionnel doit être en mesure de présenter un certificat établi par un vétérinaire qui atteste que le chiot est en bonne santé, ainsi que le détail des vaccins qui lui ont été administrés, consignés dans son carnet de santé ou de vaccination.

 

Même s’il est en parfaite santé, il convient d’emmener ensuite régulièrement son chien chez le vétérinaire tout au long de sa vie, pour un contrôle de routine permettant de s’assurer qu’il reste à jour de ses vaccins et de déceler précocement un éventuel problème. En parallèle, il faut également veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que cela est nécessaire, pour qu’il reste protégé en permanence.

 

Enfin, il convient de noter que ce n’est pas qu’en termes d’apparence que le Laïka de Sibérie Occidentale a gardé un lien avec le loup. En effet, à l’instar de leur ancêtre sauvage, la majorité des femelles de cette race n’entrent en chaleur qu’une fois par an, le plus souvent à la sortie de l’hiver, pour donner naissance au début du printemps. Les portées comptent généralement de 3 à 7 chiots.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 10 à 12 ans

L’entretien du pelage du Laïka de Sibérie Occidentale ne pose pas de grandes difficultés. Un brossage hebdomadaire permet d’éliminer la saleté et de démêler les éventuels nœuds, et ainsi de le garder en bon état. Lors des mues, qui ont lieu au printemps et à l’automne, la situation est quelque peu différente : il perd alors abondamment ses poils, et doit être brossé de manière quotidienne pour éliminer sa grande quantité de poils morts.

 

Dès lors que cet entretien est convenablement effectué, le fait que son pelage ne comporte que peu de sébum et soit donc bien moins huileux que celui de certaines autres races permet de limiter l’accumulation de poussière et de saletés. Il reste donc généralement propre et n’a pas d’odeur marquée, même lorsqu’il est humide. Dès lors, un bain n’est que très rarement nécessaire : deux fois par an s’avère suffisant, en le faisant de préférence lors de ses périodes de mues. Dans tous les cas, l’utilisation d’un shampooing spécialement conçu pour les chiens est indispensable, au risque d’endommager sa peau.

 

Par ailleurs, ses oreilles doivent être nettoyées chaque semaine à l’aide d’un chiffon propre, pour éviter l’accumulation de saletés.

 

La séance d’entretien hebdomadaire est aussi l’occasion de se pencher sur ses yeux et de les nettoyer avec un tissu humide, afin de diminuer les risques d’infection.

 

Par la même occasion, brosser les dents de son chien à l’aide d’un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine aide à éviter les problèmes bucco-dentaires. L’idéal est même de le faire encore plus souvent, voire tous les jours.

 

L’usure naturelle est le plus souvent suffisante pour limer les griffes du Laïka de Sibérie Occidentale, si bien qu’il n’est alors pas nécessaire de les tailler manuellement. Il est toutefois recommandé d’y jeter un coup d’œil tous les 1 à 2 mois, pour s’assurer qu’elles ne sont ni trop longues, ni abîmées.

 

Comme les gestes pour l’entretien du pelage, des oreilles, des yeux, des dents voire des griffes de son chien ne doivent pas être effectués n’importe comment, il y a tout à gagner à faire appel aux services d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel la première fois. Il peut enseigner les bons gestes, pour apprendre comment manipuler et toiletter son chien sans risquer de lui faire mal voire le blesser. En tout cas, il est bon d’habituer ce dernier à ces différentes opérations dès son plus jeune âge, pour que les séances soient des moments de complicité partagée et non de tensions.

 

Par ailleurs, comme ce chien passe le plus clair de son temps à gambader en extérieur, il est plus facilement sujet aux égratignures et petites blessures, qui peuvent parfois s’infecter, ainsi qu’aux épillets et parasites. Il est donc recommandé de l’inspecter au retour de chaque longue sortie, en portant une attention spéciale à ses coussinets.

Le Laïka de Sibérie Occidentale n’est pas difficile à l’heure du repas et s’accommode très bien de la nourriture industrielle pour chien. Pour le garder en bonne santé, celle-ci doit cependant être de bonne qualité, notamment afin de lui apporter tous les nutriments dont il a besoin. Les produits choisis et les quantités qui en sont données doivent aussi impérativement être adaptés à son âge, sa taille et son niveau d’activité.

 

Ce dernier étant élevé, il a une dépense énergétique qui l’est aussi, et mange en conséquence. Ce n’est clairement pas un bon choix pour une personne privilégiant une race au budget alimentation limité.

 

C’est évidemment encore plus le cas pendant la saison de la chasse, au cours de laquelle il est pertinent d’ajuster à la hausse sa ration quotidienne : cela permet un apport énergétique accru nécessaire pour qu’il soit en pleine possession de ses moyens dans cette période où il se dépense davantage. Dès qu’elle est achevée, il convient de revenir à la quantité de nourriture habituelle, au risque qu’il prenne de l’embonpoint.

 

Son niveau d’activité lui permet normalement d‘être à l’abri de l’obésité, mais les choses peuvent vite changer s’il n’a pas la possibilité de se dépenser autant qu’il devrait. Il est donc impératif d’adapter ses rations à son activité physique réelle, et le peser tous les mois pour détecter un éventuel dérapage.

 

En cas de prise de poids qui se confirme voire s’aggrave à la mesure suivante, il faut consulter un vétérinaire. Il pourra établir la cause du problème (alimentation inadaptée ou donnée en trop grande quantité, maladie, effet secondaire d’un traitement…) et définir comment y remédier.

 

Enfin, le Laïka de Sibérie Occidentale doit, comme tous ses congénères, pouvoir se désaltérer à tout moment. Il est donc indispensable de lui laisser en permanence une gamelle d’eau fraîche à disposition.

Le Laïka de Sibérie Occidentale est avant tout un chien de chasse. Ses ancêtres ont accompagné les chasseurs pendant des siècles, et la race a continué jusqu’à ce jour à être développée pour conserver toutes les qualités faisant de lui un allié de poids pour ces derniers.

 

Il était et est donc toujours utilisé pour la chasse de nombreux gibiers de toutes tailles, de l’écureuil au sanglier. Il est cependant encore souvent spécialisé dans la chasse à la zibeline, dont la fourrure est très appréciée. Quelle que soit sa cible, sa technique est typique des spitz de chasse nordiques : débusquer l’animal, le rattraper, l’acculer, puis l’occuper tout en aboyant pour signaler sa position au chasseur. Une fois que celui-ci arrive, il suffit d’un coup de fusil pour mettre fin au processus.

 

Le Laïka de Sibérie Occidentale peut aussi être un excellent chien de compagnie, fidèle et dévoué, qui se fait un plaisir d’accompagner un maître sportif dans de longues sorties à pied ou à vélo.

 

Dans la mesure où il doit toujours avoir une tâche à accomplir et la possibilité de se sentir utile, au risque de s’ennuyer, il est possible notamment de lui confier la garde de la maison. En effet, toujours aux aguets et très vocal, il fait un excellent chien d’alerte, qui ne laisse personne s’approcher inaperçu. Comme il est également courageux, territorial et dévoué, la plupart des représentants de la race font aussi de bons chiens de protection qui, malgré leur manque d’agressivité, n’hésitent pas à défendre leur famille si celle-ci est en danger.

 

Il apprécie également les sports canins, qui sont une excellente manière de répondre à son besoin d’activité. Sans surprise, il a un penchant tout particulier pour ceux qui stimulent son instinct de chasse : épreuves de terrains, tracking, recherche…

Le prix d’un chiot Laïka de Sibérie Occidentale est d’environ 1000 euros en Europe. Toutefois, bien qu’il s’agisse de la plus répandue des races de Laïka, elle reste difficile à trouver en dehors de sa Russie natale, de la Scandinavie et de l’Europe de l’Est.

 

Le problème est à peu près le même, et une option peut alors consister à se tourner vers les Etats-Unis : on y trouve des chiots autour de 1500 dollars.

 

Dans le cas d’une adoption à l’étranger, et où que l’on habite, il faut prendre en compte le fait que des coûts de transport ainsi que des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat. Par ailleurs, il convient alors de bien s’informer sur la réglementation relative à l’importation d’un chien, afin d’être dans les règles.

 

Quel que soit le pays, les prix peuvent varier d’un individu à l’autre (y compris au sein d’une même portée) en fonction des caractéristiques intrinsèques du chiot ainsi que de son ascendance plus ou moins prestigieuse et de la renommée de l’élevage.

Laïka, le premier chien à être allé dans l’espace en 1957 à bord du satellite russe Sputnik 2, n’appartenait pas du tout à une des races de Laïka. C’était un chien des rues, sans pedigree. Le mot « laïka » peut être traduit par « aboyeur », et c’est un terme généraliste souvent utilisé pour désigner les chiens en Russie.

Avis & conseils Laïka de Sibérie Occidentale

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