Labradoodle

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Informations sur le Labradoodle

Le Labradoodle est une race de chien hybride issue d’un croisement entre un Labrador Retriever et un Caniche.

 

C’est à la toute fin des années 80, alors qu’il était chargé du programme d’élevage de la Royal Guide Dog Association of Australia, une association d’aide aux personnes aveugles et malvoyantes qu’un éleveur australien du nom de Wally Conron fit face à la demande d’une femme basée à Hawaï, non-voyante et allergique aux chiens, qui recherchait malgré tout un animal répondant à ses besoins.

 

Il se mit d’abord en tête de lui confier un Caniche, mais les choses s’avérèrent plus compliquées que prévues. En effet, quel que soit le spécimen testé, une réaction allergique se manifestait. Après pas moins de 33 tentatives vaines et une demande émanant de son patron, John Gosling, l’invitant à explorer d’autres pistes, il eut l’idée de croiser un Labrador et un Caniche afin d’obtenir un chien-guide d’aveugle hypoallergénique. Il fit donc s’accoupler Harley, le Caniche mâle de son patron, avec une femelle Labrador du nom de Brandy. Neuf semaines plus tard, cette dernière donna naissance à trois chiens : Sheik, Simon et Sultan. C’est ce dernier qui fut choisi pour être exporté en 1989 à Hawaï, où il servit pendant 10 ans de chien-guide à sa maîtresse : l’objectif était donc atteint avec succès.

 

Le fait que Wally Conron soit effectivement le créateur de la race peut prêter à controverse, car d’autres croisements similaires eurent probablement lieu avant de manière accidentelle. D’ailleurs, le terme même de Doodle avait été utilisé pour la première fois dès 1955 par le pilote automobile britannique Donald Campbell (1921-1967) dans son autobiographie intitulée Into the Water Barrier, lorsqu’il y décrivit son chien, un Caniche croisé Labrador. Néanmoins, Wally Conron est celui qui fut à l’origine de son développement comme race à part entière.

 

Le Labradoodle était donc initialement destiné aux personnes malvoyantes ou non-voyantes allergiques aux squames de chiens. Par la suite, il fut également utilisé comme chien d’assistance et d’éveil en milieu hospitalier. En raison de sa popularité grandissante, il fut aussi rapidement adopté comme simple animal de compagnie, n’étant donc plus destiné uniquement aux personnes souffrant d’une déficience visuelle.

 

Un club de race fut d’ailleurs fondé en 2005 aux États-Unis, l’Australian Labradoodle Club of America, et le Labradoodle fait partie des races hybrides reconnues par l’American Canine Hybrid Club (ACHC).

 

Néanmoins, aucun organisme international ou national majeur comme la Fédération Cynologique Internationale (FCI), le Kennel Club britannique, l’American Kennel Club (AKC) ou le Club Canin Canadien (CCC) ne la reconnaît. Il y a peu de chances que les choses changent dans un futur proche, parce qu’elle est encore trop récente et que le processus permettant d’obtenir l’onction de ces institutions est long et compliqué.

 

En tout état de cause, un des principaux critères pour qu’un organisme reconnaisse une race est que sa population présente une certaine cohérence tant physique que comportementale. Ce n’est évidemment pas le cas si on se contente de considérer qu’un Labradoodle est simplement le fruit d’une reproduction entre un Labrador Retriever et un Caniche, car le résultat obtenu peut alors varier sensiblement d’un individu à l’autre. Néanmoins, dès les années 90, différents éleveurs se lancèrent dans des reproductions multigénérationnelles, c’est-à-dire sélectionner certains Labradoodle en fonction de différents critères et les faire se reproduire entre eux, afin d’aboutir à un résultat de plus en plus harmonisé. Ils effectuèrent aussi des croisements avec des Cocker Spaniel Anglais et des Épagneuls d’Eau Irlandais. Les premiers sont connus pour leur caractère calme et équilibré, les seconds pour perdre très peu leurs poils et être hypoallergéniques.

 

Le résultat, nommé Australian Labradoodle, présente une apparence physique ainsi que des traits de caractère plus prévisibles que ceux des chiens de première génération. L’objectif est donc d’établir une nouvelle race aux caractéristiques bien définies, avec un standard précis auquel tout éleveur ou passionné puisse se référer.

 

Cela dit, le fait de ne pas (encore ?) être reconnu officiellement n’empêche pas le Labradoodle de poursuivre son chemin et de jouir d’une popularité croissante. Ainsi, The Australian Labradoodle Association of America (ALAA) annonce recenser dans son registre plus de 20 000 individus, et en aurait comptabilisé plus de 70 000 chiens depuis sa création.

 

Cette popularité varie toutefois d’un territoire à l’autre. En France, en Belgique, en Suisse et au Canada, le nombre d’éleveurs demeure limité, et la race relativement peu implantée.

Qu’il soit ou non de première génération, la taille et le poids d’un Labradoodle peuvent varier considérablement d’un individu à l’autre en fonction de sa lignée respective, et plus précisément des dimensions du Caniche utilisé pour la reproduction. En effet, ce dernier se décline en pas moins de 4 variétés très différentes. 

 

Le Labradoodle existe ainsi en trois tailles :

  • le Labradoodle miniature mesure de 36 à 41 cm au garrot, pour un poids de 7 à 13 kg ;
  • le Labradoodle moyen atteint entre 42 et 51cm de hauteur, et pèse de 13 à 20 kg ;
  • le Labradoodle standard, dont la hauteur se situe entre 52 et 60 cm, et le poids entre 20 et 29,5kg.

 

Néanmoins, il existe aussi des individus pesant plus de 30 kg ou mesurant plus de 60 cm.

 

Les éleveurs cherchant à mettre au point une véritable race à part entière (désignée sous le nom d’Australian Labradoodle) plutôt que de se contenter de créer des hybrides Labrador / Caniche travaillent également sur ces trois variétés. Toutefois, l’Australian Labradoodle miniature est plus petit que les individus de première génération, issus d’un simple croisement d’un Labrador et d’un Caniche.

 

Quelles que soient ses dimensions, le Labradoodle a une allure athlétique et gracieuse. Son corps est bien proportionné et ses côtes sont bien cintrées. La queue suit la ligne du dos et ne doit pas s’enrouler sur elle-même.

 

Sa tête est modérément large, proportionnelle au reste du corps. Les yeux sont grands, bien écartés, très expressifs, et légèrement arrondis. Les oreilles sont grandes elles aussi, et tombantes.

 

Le pelage du Labradoodle ne comporte pas de sous-poil et se compose uniquement d’un poil de couverture, qui doit être uniforme sur l’ensemble du corps et ni trop dense, ni trop épais. 

 

Trois textures différentes sont possibles :

  • un pelage lisse ;
  • un pelage « de laine », c’est-à-dire orné de boucles qui font penser à de la laine d’agneau. Les poils sont doux au toucher et font penser à ceux que l’on retrouve chez la chèvre angora ;
  • un pelage « polaire », dont les poils peuvent être ondulés ou droits.

 

Dans le cas de l’Australian Labradoodle, les éleveurs privilégient les deux dernières options, car le pelage lisse est moins recherché des acheteurs, étant donné qu’il est synonyme d’une perte de poils plus conséquente.

 

Quelle que soit la texture du pelage, un grand nombre de couleurs sont possibles. Les plus courantes sont abricot, blanc, noir, rouge, crème, café et chocolat brun.

 

Par ailleurs, le fait de descendre du Caniche explique que le Labradoodle soit souvent présenté comme une race de chien hypoallergénique, même si en fait aucune race ne l’est à proprement parler. De fait, il est généralement bien toléré par les personnes allergiques aux chiens.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est peu prononcé chez cette race : les mâles ne sont en pas beaucoup plus grands et massifs que les femelles.

Il est important de faire la différence entre les Labradoodles résultant d’une simple hybridation entre un Caniche et un Labrador Retriever, et ceux issus d’un véritable travail d’élevage et de sélection effectué sur plusieurs générations et visant à créer une vraie race à part entière, avec donc des traits physiques et de caractères communs à tout un ensemble d’individus. Ces derniers sont souvent désignés sous le nom de Australian Labradoodle. Quoi qu’il en soit, le Labradoodle descend du Caniche, qui se décline en pas moins de quatre variétés en fonction de sa taille. Il existe lui-même en trois versions différentes :

  • Le Labradoodle miniature, qui mesure entre 36 et 41 cm, pour un poids se situant entre 7 et 13 kg. Son gabarit peut même être encore plus réduit dans le cas de l’Australian Labradoodle ;
  • Le Labradoodle moyen, dont la taille se situe entre 42 et 51 cm, et le poids entre 13 et 20 kg ;
  • Le Labradoodle standard, qui atteint 52 à 60 cm pour un mâle, et 51 à 58 cm pour une femelle. Il pèse de 20 à 29,5 kg.

 

En dehors de la différence de taille, il existe également trois types de pelage possibles pour le Labradoodle :

  • le pelage lisse, qui est surtout présent chez les hybrides de première génération ;
  • le pelage « de laine », qui est dense et dont la texture ressemble beaucoup à la laine d’un agneau - d’où son nom ;
  • le pelage « polaire », dense et soyeux, qui peut être droit ou ondulé. Sa texture fait penser à celle que l’on retrouve chez la chèvre angora.

 

Les éleveurs cherchant à mettre au point une race à part entière privilégient les deux dernières options, principalement parce que la texture du manteau lisse est moins agréable au toucher et que sa perte de poils est plus importante.

Il convient d’opérer une distinction entre les Labradoodles qui sont issue d’une simple hybridation entre n’importe quel Caniche et n’importe quel Labrador Retriever, et ceux qui résultent d’un réel travail de sélection et d’élevage sur plusieurs générations en vue de créer une vraie race à part entière, c’est-à-dire un ensemble d’individus partageant de nombreux points communs en ce qui concerne tant leur apparence que leur caractère. Ces derniers sont parfois désignés sous le nom d’Australian Labradoodles, afin justement de faire la différence.

 

Les premiers présentent des traits de caractère assez imprévisibles : l’animal peut être très extraverti, voire hyperactif, ou au contraire plus réservé et silencieux. En revanche, le tempérament des seconds est nettement plus harmonisé, et c’est de ce dernier qu’il est question ici.

 

De nature affectueuse et amicale envers sa famille, le Labradoodle s’entend notamment très bien avec les enfants, prenant plaisir à jouer avec eux – en particulier s’ils sont suffisamment âgés pour avoir appris à le traiter avec respect. Toutefois, son caractère exubérant peut lui faire bousculer voire renverser involontairement les plus petits. En tout état de cause, afin d’éviter tout accident, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un jeune enfant - et cela vaut quelle que soit la race de l’animal.

 

Il n’y a pas qu’avec les membres de sa famille que le Labradoodle s’entend bien. En effet, il est aussi très sociable envers les étrangers et dépourvu de la moindre agressivité à leur égard, ce qui d’ailleurs en fait un mauvais chien de garde. Bien qu’il soit tout à fait susceptible d’aboyer pour prévenir qu’il y a un individu à proximité de son habitation, il ne considère généralement pas l’intrus comme un danger potentiel pour sa famille.

 

Il apprécie également ses congénères et les autres espèces : chats, rongeurs, oiseaux…  La cohabitation se passe généralement sans aucun problème, surtout s’ils ont grandi ensemble. Lui faire partager son quotidien avec un autre animal est d’ailleurs un excellent moyen d’éviter qu’il ne s’ennuie et se mette à avoir un comportement destructeur ou à aboyer de manière intempestive.

 

Les représentants d’autres espèces qu’il serait amené à rencontrer au cours de ses pérégrinations n’ont généralement pas non plus de souci à se faire, car il n’est pas du genre à les pourchasser ou se comporter de manière agressive à leur égard. Les choses se passent également bien lors de rencontres avec un congénère, à moins bien sûr que ce dernier ne se montre hostile à son encontre - auquel cas il n’est pas forcément du genre à se laisser faire.

 

Afin de rester en bonne santé physique et mentale, le Labradoodle a besoin de se défouler au moins 30 minutes à 1 heure par jour. Les individus de taille miniature occupent plutôt le bas de la fourchette, tandis que ceux de taille standard sont généralement plus actifs que les autres, et ont donc besoin de consacrer davantage de temps à la pratique d’une activité physique. Toutefois, faire de l’exercice ne suffit pas : pour être pleinement équilibré et ne pas développer des problèmes de comportement, en se mettant par exemple à tout détruire dans la maison, le Labradoodle doit également utiliser sa grande intelligence qu’il a hérité de ses parents, c’est-à-dire être stimulé mentalement. Ainsi, même si elles peuvent lui offrir l’occasion de mobiliser ses sens, mieux vaut ne pas se cantonner aux simples promenades quotidiennes, mais tâcher de varier un peu les activités. Il apprécie par exemple les moments de jeu, adore nager et jouer dans l’eau, et se fait un plaisir d’accompagner son maître lors de randonnées, tant que leur durée reste raisonnable. Lui faire pratiquer des sports canins (par exemple l’agility, le flyball ou encore le rallye) peut également être un excellent moyen de lui permettre de se dépenser tant physiquement que mentalement.

 

Dès lors que ses besoins sont comblés, c’est une race de chien calme, qui aime passer le plus clair de son temps avec sa famille. Il peut d’ailleurs tout à fait s’accommoder d’une vie en appartement dans un cadre urbain, même si l’idéal est bien sûr une maison disposant d’un jardin auquel il peut accéder à tout moment. Il ne saurait toutefois être question de l’y reléguer et l’y faire passer le plus clair de son temps, car il a besoin d’interactions avec ses maîtres pour être heureux et équilibré.

 

Sa gentillesse et sa douceur en font en tout cas un choix idéal comme premier chien pour un maître débutant, d’autant qu’il est très obéissant et facile à éduquer.

 

Le Labradoodle est aussi particulièrement adapté pour une personne allergique aux chiens, et fut d’ailleurs créé initialement pour répondre à ce besoin. Néanmoins, aucun chien n’est 100% hypoallergénique : un essai en conditions réelles demeure indispensable, pour s’assurer qu’aucune réaction indésirable n’apparaît au contact de l’animal.

La socialisation du Labradoodle doit commencer dès son plus âge (comme c’est le cas d’ailleurs pour tout chien), car c’est à cette période qu’il est le plus malléable et adaptable. Il convient de lui faire rencontrer un maximum de personnes et d’animaux différents, de l’exposer à tous types de situations et d’environnements, et cela le plus souvent possible. On lui donne ainsi toutes les chances de vivre équilibré et serein parmi les humains, ce qui est bénéfique tant pour lui que pour les membres de sa famille.

 

Le Labradoodle a hérité de l’intelligence du Caniche et de la volonté du Labrador de plaire à ses maîtres, ce qui en fait une race de chien facile à éduquer et qui apprend vite. Cela nécessite toutefois de bien le cadrer d’entrée de jeu, en fixant des règles claires et cohérentes à la fois dans le temps (ce qui est interdit un jour ne saurait être autorisé le lendemain) et d’une personne à l’autre du foyer, ainsi qu’en faisant preuve de fermeté au besoin. À défaut, il y a de fortes chances qu’il devienne difficile à vivre en grandissant. Comme pour tout chien, il faut donc entamer son éducation dès son arrivée dans sa famille, puisque c’est à cette période-là qu’il est le plus malléable.

 

Il convient de prévoir des séances d’apprentissage régulières (idéalement chaque jour) mais courtes, afin de le garder concentré sur les tâches à accomplir.

 

Par ailleurs, il est d’autant plus enclin à faire ce que son maître lui demande que ce dernier l’encourage et le récompense (friandises, caresses, etc.). Mieux vaut donc éduquer son chien avec la méthode basée sur le renforcement positif, qui est la plus à même de donner de bons résultats.

Le Labradoodle n’est pas particulièrement sensible au froid ou à la chaleur, et supporte plutôt bien tous les types de climats.
Il a en revanche hésité de la plupart des problèmes de santé de ses ancêtres, le Labrador Retriever et le Caniche. Les pathologies auxquelles il est prédisposé sont :

 

  • la dysplasie du coude, une malformation articulaire dont l’apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle provoque des douleurs et des boiteries, et évolue irrémédiablement vers de l’arthrose ;
  • la dysplasie de la hanche, qui peut elle aussi être caractérisée par une prédisposition héréditaire. Elle se traduit également par des douleurs et des boiteries, et conduit à l’apparition d’arthrose lorsque le chien vieillit ;
  • l’épilepsie, une maladie chronique du système nerveux qui entraîne des crises convulsives dont les manifestations diffèrent d’un chien à l’autre et potentiellement d’une fois à l’autre. Même si elle est incurable, différents traitements permettent d’en diminuer l’intensité ou le nombre, si bien que la plupart des individus touchés mènent une vie quasi-normale ;
  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale entraînant une baisse du métabolisme, avec à la clef divers symptômes qui varient d’un individu à l’autre. Elle nécessite un traitement à vie pour atténuer voire empêcher ces derniers ;
  • la maladie d’Addison, un trouble endocrinien qui peut être héréditaire et est causé par la destruction ou l’atrophie des glandes surrénales. Elle se traduit par des symptômes variés qui peuvent faire penser à d’autres pathologies (vomissements, diarrhée, abattement, perte de poids, anorexie, tremblements…), et nécessite généralement un traitement à vie ;
  • le diabète sucré, une maladie hormonale qui entraîne une augmentation de la soif et de la faim, ainsi que de la quantité d’urines produites. Elle nécessite généralement des injections d’insuline à vie ;
  • l’atrophie rétienne progressive, une affection héréditaire incurable qui correspond à une dégénérescence de la rétine. Elle entraîne la perte progressive de la vision, d’abord diurne puis nocturne ;
  • la cataracte, qui correspond à une opacification du cristallin et entraîne des troubles croissants de la vision, jusqu’à la cécité totale. Elle touche principalement les sujets âgés, et peut être solutionnée via une intervention chirurgicale ;

 

Une bonne partie des maladies auxquelles la race est prédisposée étant ou pouvant être héréditaires, adopter auprès d’un éleveur de Labradoodle sérieux, qui sélectionne rigoureusement ses reproducteurs, est impératif pour qui veut maximiser ses chances d’obtenir un animal en bonne santé et qui le reste. En plus des résultats des tests ADN effectués sur les parents ou le petit afin justement d’éviter toute transmission d’une affection héréditaire, il doit être en mesure de présenter un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins reçus, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination du chien.

 

Par ailleurs, comme pour toute race, il est fortement déconseillé de faire faire à un chiot Labradoodle des efforts physiques trop intenses durant sa croissance, période durant laquelle ses os et ses articulations sont encore fragiles. Il risquerait non seulement de se blesser, mais aussi de développer des malformations, avec donc potentiellement des séquelles à vie.

 

Enfin, tout chien doit être emmené au moins une fois par an chez le vétérinaire pour effectuer un bilan de santé complet et s’assurer qu’une maladie encore invisible n’est pas en train d’apparaître. C’est aussi l’occasion d’effectuer ses rappels de vaccins, pour qu’il ne cesse jamais d’être protégé. Afin de prévenir les nombreux risques liés aux parasites (vers, tiques, puces…), son maître doit également s’assurer renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que cela s’avère nécessaire.

Le besoin d’entretien du pelage du Labradoodle varie selon son type. Les individus possédant un pelage « de laine » ou « polaire » ne perdent que peu de poils : un brossage hebdomadaire suffit à éviter les nœuds, éliminer les poils morts et garder le pelage propre et brillant. En revanche, la perte de poils est plus conséquente chez les sujets ayant des poils lisses : ils nécessitent donc un brossage plus régulier, à raison d’au moins deux ou trois fois par semaine. Quel que soit le type de pelage, il est généralement nécessaire d’opter pour une fréquence quotidienne lors des mues saisonnières, au printemps et à l’automne, car la perte de poils est alors nettement plus importante.

 

Dès lors qu’il est correctement entretenu, le pelage du Labradoodle tend à rester propre et à ne pas dégager de mauvaises odeurs. Par conséquent, le laver une à deux fois par an est normalement suffisant, mais il ne faut pas hésiter à le faire plus souvent si nécessaire. Dans tous les cas, il faut veiller à ne pas mouiller l’intérieur de ses oreilles et utiliser un shampoing spécialement conçu pour les chiens, afin de ne pas abîmer sa peau avec un produit non adapté.

 

Par ailleurs, il peut être utile de tondre son chien tous les deux ou trois mois pour faciliter son entretien. Les poils entre les coussinets et au niveau des oreilles doivent quant à eux être coupés une fois par mois pour réduire le risque d’infection causé par d’éventuels petits végétaux ou épillets restés coincés dans le pelage.

 

Une attention particulière doit aussi être portée à ses oreilles, puisque leur forme pendante implique un risque accru d’infections (otites, etc.). Elles doivent donc être inspectées et nettoyées une fois par semaine. Il faut également les sécher après tout contact avec de l’eau ou long moment passé dans un endroit humide, afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

L’entretien hebdomadaire de ses oreilles est l’occasion d’en faire de même pour ses yeux, qui eux aussi doivent être examinés et nettoyés pour éviter l’accumulation de saletés.

 

Quant à ses dents, elles doivent être brossées au moins une fois par semaine en utilisant un dentifrice spécialement destiné à la gent canine. Cela permet de prévenir la formation de tartre, qui peut être à l’origine d’une mauvaise haleine du chien, mais aussi et surtout de maladies bucco-dentaires parfois graves. Il est d’ailleurs conseillé de le faire encore plus souvent, voire chaque jour.

 

Enfin, l’usure naturelle suffit généralement à limer ses griffes. Toutefois, lorsque l’animal vieillit et/ou devient moins actif, elles peuvent devenir trop longues et finir par le gêner, voire se casser et le blesser. Dès lors qu’on les entend frotter sur le sol lorsqu’il marche, c’est qu’il est temps de les couper à l’aide d’un coupe-griffes ou d’une lime.

 

Qu’il s’agisse d’entretenir le pelage de son chien, ses oreilles, ses yeux, ses dents ou encore ses griffes, les gestes doivent être minutieux et vigilants, au risque de lui faire mal voire le blesser. Afin de savoir comment procéder, il est tout à fait possible de demander la première fois l’aide d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel, afin d’apprendre à ses côtés les bonnes techniques et d’être capable de les reproduire correctement par la suite. Il convient aussi d’habituer l’animal à être manipulé le plus tôt possible, afin que les séances de toilettage se passent au mieux pour tout le monde.

Comme pour tout chien, l’alimentation du Labradoodle doit être adaptée à son âge, son activité physique, son poids et sa santé. Il est recommandé de choisir des croquettes et/ou des pâtées de haute qualité principalement composées de viandes, afin de lui fournir tous les apports nutritionnels dont il a besoin au quotidien.

 

Par ailleurs, l’idéal est que sa ration soit répartie en deux repas – de préférence un le matin et un autre le soir. Lorsque l’animal est encore un chiot, cela peut même être davantage.

 

Par ailleurs, bien qu’il ne présente pas de prédisposition à l’obésité, il est nécessaire de le peser tous les mois pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. C’est d’autant plus important s’il est stérilisé, car le risque d’embonpoint est alors plus grand. En cas de prise de poids confirmée sur plusieurs mesures d’affilée, il convient d’emmener son chien chez le vétérinaire. En effet, la cause du problème n’est pas forcément à chercher du côté de l’alimentation ou d’un manque d’activité : une maladie ou une réaction à un traitement peut aussi en être à l’origine. Seul un professionnel de santé est à même de tirer les choses au clair et indiquer quoi faire.

 

Enfin, comme c’est le cas pour tout chien, de l’eau doit être à la disposition du Labradoodle tout au long de la journée, et changée régulièrement afin qu’elle soit toujours fraîche.

Lors de sa création à la fin des années 80, le Labradoodle était initialement destiné à être un chien guide pour les personnes malvoyantes et non-voyantes allergiques aux squames de chiens. L’objectif fut globalement rempli, même si fondamentalement aucun chien n’est 100% hypoallergénique et donc que le risque de réaction allergique causé par les squames existe toujours.

 

Très rapidement, la race gagna en popularité, notamment en s’affichant au bras de célébrités comme Jennifer Aniston ou Tiger Woods. Il devint alors un animal de compagnie très recherché. Il faut dire en effet que sa gentillesse et son caractère affectueux en font un compagnon attachant, à condition bien sûr que ses maîtres soient en mesure de satisfaire son besoin d’activité.

 

Aujourd’hui, le Labradoodle est toujours utilisé comme chien pour aveugle et comme animal de compagnie. Mais sa sociabilité et sa douceur en font également un excellent chien de thérapie, d’assistance et d’éveil auprès des enfants et des personnes âgées.

 

Enfin, il s’avère aussi être un bon partenaire dans les sports canins comme l’agility, l’obéissance, le flyball et le rallye, grâce notamment à son intelligence et son énergie débordante.

Il existe quelques éleveurs de Labradoodle en France, en Belgique et au Canada, mais leur nombre est limité. Par conséquent, le choix d’individus à adopter est assez restreint, et des délais d’attente importants sont parfois nécessaires.

 

Par conséquent, L’option la plus pertinente peut donc être d’importer un animal directement des États-Unis, où le prix d’un chiot Labradoodle se situe entre 1500 et 3000 dollars. Le cas échéant, il faut s’assurer de respecter la réglementation concernant l’importation d’un chien depuis l’étranger, et prendre en compte que des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

 

Quel que soit le pays, les différences de prix d’un individu à l’autre s’expliquent par la renommée de l’élevage, la qualité de la lignée dont le chiot est issu ainsi que caractéristiques intrinsèques, en particulier sur le plan physique.

On pourrait penser que l’éleveur australien Wally Conron, créateur officiel du Labradoodle, est ravi et fier de la popularité acquise par ce dernier. Or, il n’en est rien. Il a en effet déclaré dans plusieurs interviews qu’être à l’origine de cette race hybride représente la chose qu’il regrette le plus de sa vie, ajoutant avoir pris conscience d’avoir ouvert la boîte de Pandore dès qu’il fut question de confier les chiots issus de la première portée ayant donné naissance à la race. Il estime avoir fait apparaître “un monstre à la Frankenstein”, et que la grande majorité des représentants de la race sont soient fous, soient sujets à des problèmes de santé héréditaires.

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