Labernois

Labernois

Noms d'origine : Boulab ou Saint-Pierre

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Qualités du Labernois

Tempérament du Labernois

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Labernois au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Le Labernois : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Labernois

Le Labernois a été créé au Canada en 1996 par Eric Saint-Pierre pour le compte de l’association Mira, en croisant un Labrador Retriever avec un Bouvier Bernois.

 

Originaire de l’île de Terre-Neuve, au nord-est du Canada, Le Labrador Retriever est aujourd’hui la race de chien la plus populaire au monde. Élevé pour rapporter le gibier tombé dans les eaux froides de l’Atlantique Nord, il débarqua en Angleterre au 19ème siècle sous le nom de Saint-Jean, puis fut renommé Labrador par le comte de Malmesbury en 1887.

 

De son côté, le Bouvier Bernois est originaire du canton de Berne, en Suisse, et fait partie des quatre races de Bouvier Suisse. Descendant des Molosses qui accompagnaient les légions romaines, il a évolué pour devenir un chien de travail qui aida pendant des siècles les fermiers alpins à tirer les charrettes et à protéger la maison.

 

Ces deux races de chien sont utilisées depuis 1981 par l’association Mira, un organisme à but non lucratif situé au Québec. Sa mission est d’offrir gratuitement des chiens guides et des chiens d’assistance aux personnes souffrant de déficiences visuelles, motrices, ou encore d’autisme.

 

Souhaitant combiner les qualités de ces deux chiens, Eric Saint-Pierre, fondateur de l’association, créa donc le Labernois en croisant un Labrador noir avec un Bouvier Bernois. Les premiers spécimens obtenus présentaient les aptitudes requises pour devenir d’excellents chiens de guide ou d’assistance, et il fut décidé de poursuivre l’expérience.

 

Rapidement, on croisa entre eux les différents « Boulab » nés de parents Labrador et Bouvier Bernois, donnant naissance ainsi à une deuxième génération de chiens, surnommée Saint-Pierre en hommage à leur créateur. Ces spécimens conservent donc un patrimoine génétique hérité à parts égales de chacune des deux races : ils constituent un mélange homogène des qualités du Labrador et du Bouvier Bernois, ce qui en fait d’excellents candidats pour devenir l’un des chiens guides ou d’assistance offerts par l’association.

 

Le succès de ce mélange amena d’autres personnes à croiser des Labradors avec des Bouviers Bernois, et le Labernois fit son apparition dans la partie anglophone du Canada, puis aux États-Unis, sous le nom de Labernese.

 

Cette nouvelle race n’est pour l’heure reconnue par aucune association canine d’envergure, mais la fondation Mira, qui a mis en place un programme d’élevage digne de ce nom, travaille avec la Fédération Cynologique Internationale (FCI) pour obtenir sa reconnaissance à titre provisoire, première étape avant une reconnaissance pleine et entière. Ceci permettrait la création d’un standard à suivre par tous les éleveurs afin de stabiliser les caractéristiques de ces chiens.

 

Étant donné que le Labernois n’est reconnu par aucun organisme, il n’existe pas de registre permettant de connaître avec précision ses effectifs. Il semble toutefois assez populaire dans l’est du Canada, notamment grâce aux spécimens offerts par l’association Mira. Au-delà de ces derniers, les nombreux chiens issus de croisements entre un Labrador et un Bouvier Bernois qui sont apparus dans les refuges depuis le début des années 2000 laissent penser que d’autres personnes se sont effectivement intéressées au Labernois, tant en Amérique du Nord qu’en Europe.

Étant un mélange de Labrador Retriever et de Bouvier Bernois, le Labernois présente des caractéristiques des deux races. Cependant, en l’absence d’un recul suffisant et d’un standard officiel, celles-ci peuvent varier d’un animal à l’autre, et les choses ne sont pas figées : il est possible qu’elles évoluent dans le temps.

 

Le Boulab est un chien de grande taille, qui arbore un corps musclé posé sur des pattes puissantes. Sa queue est assez longue et touffue.

 

La tête est massive, avec des yeux brun foncé qui expriment intelligence et gentillesse. Les oreilles, placées haut sur le crâne, retombent le long des joues.

 

La fourrure est constituée d’un sous-poil dense et d’un poil de couverture allant de mi-long à long, qui est généralement plutôt ondulé. La robe est le plus souvent noire, avec une éventuelle marque blanche sur le ventre, le poitrail, la tête ou le museau. Elle peut aussi être blanche, crème ou marron — comme celle du Labrador —, et certains individus conservent le marquage tricolore du Bouvier Bernois, avec des taches de couleur feu.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est modérément marqué, le mâle n’étant que légèrement plus grand que la femelle.

Le Saint-Pierre est en réalité un Labernois de deuxième génération, c’est-à-dire qu’il n’est pas né du croisement d’un Labrador et d’un Bouvier Bernois, mais de deux parents Labernois. Il possède une robe noire et blanche, et une ligne blanche entre les yeux qui s’élargit au niveau du museau.

 

Par ailleurs, les Labernois sont souvent croisés avec un Labrador Retriever ou avec un Bouvier Bernois, donnant naissance à des chiots dont le patrimoine génétique n’est pas partagé à parts égales entre les deux races. Ces chiots sont toutefois généralement dénommés Labernois eux aussi.

Le Labernois présente des traits de caractère communs avec les races dont il est issu, le Labrador Retriever et le Bouvier Bernois. Sa création est toutefois beaucoup trop récente pour qu’on puisse lui associer de manière définitive des caractéristiques qui peuvent être amenées à changer une fois un programme d’élevage rigoureux mis en place.

 

Il n’en reste pas moins que, comme ses deux ancêtres, il est affectueux et attaché à sa famille. Il aime passer du temps avec elle, et risque de souffrir d’anxiété s’il est laissé trop longtemps seul, avec le cas échéant un risque de comportement destructeur.

 

C’est une race de chien adaptée pour des enfants : il adore jouer avec eux pendant des heures. Cependant, son gabarit fait qu’il peut les bousculer par inadvertance, en particulier les plus petits, et les conséquences peuvent parfois être fâcheuses. Il est donc important de s’assurer que toutes les interactions avec de jeunes enfants se font sous la vigilance d’un adulte, même si cela vaut d’ailleurs pour toutes les races.

 

En revanche, face aux personnes qu’il ne connaît pas, il semble avoir hérité plutôt de la méfiance du Bouvier Bernois que de la sympathie du Labrador, et a tendance à aboyer pour signaler leur présence à son maître.

 

Sociable, il s’entend très bien avec ses congénères, mais aussi avec les autres espèces, que ce soit les chats, les chevaux ou les lapins. Faire cohabiter son chien avec un autre animal pose donc nettement moins de problème qu’avec certaines races.

 

Par contre, le Boulab a besoin chaque jour d’une bonne dose d’activité physique pour dépenser sa grande énergie. Qu’il s’agisse de se promener dans les bois avec sa famille, de jouer avec les enfants dans le jardin ou d’aider à tirer la charrette pour ramener les légumes du potager, toute activité est bonne pour lui.

 

Même s’il est sorti régulièrement, ce chien de grande taille n’est pas recommandé pour la vie en appartement : en plus de laisser une assez importante quantité de poils un peu partout, il risque fort de renverser meubles et bibelots. Il préfère largement avoir à sa disposition un jardin bien clôturé où il peut s’amuser librement.

 

Par ailleurs, le Saint-Pierre a été créé dans le but de devenir un excellent chien d’assistance, et cela se traduit par une intelligence, une capacité d’apprentissage et une obéissance hors du commun. Avec lui, apprendre des tours à son chien est un jeu d’enfant, et il excelle dans les concours d’agility ou d’obéissance.

 

Enfin, il a hérité du Labrador une passion pour l’eau, et fait partie des meilleurs chiens nageurs. D’ailleurs, comme il ne craint pas le froid, il n’hésite pas à se jeter dans une eau glacée, sans que cela semble le déranger le moins du monde.

Comme tous ses congénères, le Labernois a besoin d’être socialisé dès le plus jeune âge, en rencontrant les personnes qu’il peut être amené à croiser au cours de sa vie et en faisant face à tous types de situations.

 

Chien intelligent et désireux d’apprendre, il ne pose pas de difficultés pour assimiler les commandes de bases telles que « assis » ou « couché ». Toutefois, cela ne dispense aucunement de les lui inculquer avec sérieux : quelle que soit sa race, ces ordres n’ont rien d’instinctif pour un chien.

 

Ceux qui souhaitent aller plus loin pourront le faire assez facilement et seront sûrement ravis de découvrir les grandes capacités de leur compagnon, capable d’apprendre de nombreux tours et d’accomplir des tâches complexes. Il faut toutefois veiller à ne pas abuser des friandises dans le cadre de son éducation, car elles peuvent être responsables d’une prise de poids conséquente et nuisible à sa santé.

 

Quoi qu’il en soit, les méthodes traditionnelles sont à proscrire pour ce chien qui fonctionne à l’affectif : mieux vaut opter pour des techniques d’éducation canine basées sur le renforcement positif, qui donnent de bien meilleurs résultats.

Le Labernois étant une nouvelle race de chien, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur d’éventuels risques de santé. Cependant, il est enclin aux affections qui touchent les chiens de grande taille, ainsi qu’à celles affectant les Labradors et les Bouviers Bernois :

  • la myopathie centronucléaire, une atrophie des muscles qui peut causer une faiblesse plus ou moins handicapante ;
  • la maladie de von Willebrand, qui cause des problèmes de coagulation du sang et n’est souvent découverte que lorsque le chien subit un accident ou une opération ;
  • des problèmes cardiaques ;
  • les infections des oreilles ;

 

Afin de minimiser les risques de problèmes osseux et articulaires, il est fortement conseillé de limiter l’activité du chiot Labernois pendant sa croissance. Des promenades trop longues ou des activités trop intenses pendant ses deux premières années pourraient être à l’origine de problèmes susceptibles de l’handicaper pour tout le reste de ses jours.

 

Par ailleurs, s’il est particulièrement résistant au froid, le Labernois est en revanche nettement moins à l’aise en cas de forte chaleur. Lorsque le mercure atteint des sommets, il est important de s’assurer qu’il dispose toujours d’il dispose toujours d’un endroit ombragé où s’abriter et y reste effectivement pendant les heures les plus chaudes.

 

Enfin, bien que ce ne soit pas une maladie à proprement parler, l’obésité est un risque réel pour ce chien à l’appétit vorace.

 

Pour garder son chien en bonne santé, un maître responsable doit surveiller les quantités de nourriture qu’il mange et s’assurer qu’il a une activité physique suffisante.

L’entretien du Labernois n’est pas compliqué, mais demande un certain temps. En effet, il perd ses poils en permanence et en assez grande quantité, si bien qu’une séance de brossage tous les deux ou trois jours est un minimum pour conserver sa fourrure en bon état. Au printemps et à l’automne, lorsqu’il mue, ce brossage doit même être quotidien.

 

En revanche, il n’est pas nécessaire de lui faire prendre un bain très souvent, au risque d’abimer sa peau. Ceci ne doit être fait que lorsque le Labernois est particulièrement sale, et en utilisant un shampoing vétérinaire spécifique. En tout état de cause, il ne faut pas dépasser une poignée de fois par an.

 

Une attention toute particulière doit être portée à ses oreilles, qui doivent être nettoyées avec un chiffon humide pour empêcher toute accumulation de saletés pouvant provoquer une infection. En effet, comme toute race de chien aux oreilles tombantes, c’est un risque auquel il est particulièrement exposé. C’est encore plus le cas s’il a l’occasion de nager : il convient alors de les nettoyer systématiquement après chaque baignade.

 

Par ailleurs, même si l’usure naturelle est généralement suffisante compte tenu de son niveau d’activité, il convient de vérifier de temps à autres que ses griffes ne sont pas trop longues et de les tailler au besoin, pour éviter qu’il ne se blesse.

Le Labernois ne pose pas de difficulté particulière à l’heure du repas, et peut être nourri sans problème à l’aide des aliments industriels pour chien du commerce. Il est toutefois nécessaire de s’assurer que ses croquettes sont de bonne qualité et conçues pour les chiens de grande taille, afin de lui assurer un apport satisfaisant en nutriments essentiels.

 

Une vigilance particulière s’impose lorsqu’il est chiot et connaît de fortes poussées de croissance. En effet, une alimentation trop riche pendant cette période cruciale risquerait de le faire grandir trop vite, avec pour conséquence potentielle des problèmes au niveau des articulations pour tout le reste de ses jours.

 

Par ailleurs, afin de limiter les risques de dilatation-torsion de l’estomac et ce quel que soit son âge, il est conseillé de diviser sa ration quotidienne en deux rations (une le matin et une le soir) et de le laisser manger au calme, pour qu’il prenne son temps et n’engloutisse pas son repas en quelques bouchées. Une fois ce dernier terminé, il faut veiller à limiter son activité physique pendant au moins une demi-heure.

 

Enfin, il est important de garder en tête que les friandises pour chien qu’on lui donne le cas échéant – par exemple dans le cadre de son éducation – peuvent représenter un apport calorique non négligeable. Afin de diminuer le risque d’obésité, l’idéal est de retrancher cet apport de sa ration quotidienne.

Le Labernois a été créé dans le but d’obtenir un excellent chien guide d’aveugle ou chien d’assistance pour personne handicapée. C’est aujourd’hui encore un rôle rempli par nombre de représentants de la race au Canada.

 

Mais le Boulab est aussi un chien de compagnie aux nombreuses qualités pour une famille active pouvant lui offrir l’espace et l’attention dont il a besoin.

 

Sa grande intelligence en fait par ailleurs un candidat idéal pour les concours d’obéissance. Plus largement, il est capable d’apprendre de nombreux tours et peut se rendre utile de mille manières, que ce soit par exemple en apportant les pantoufles à son maître ou en l’aidant à tirer une luge pleine de bois pour la cheminée.

Le prix d’un chiot Labernois au Canada est d’environ 700 dollars canadiens, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

 

Il convient par ailleurs de mentionner que l’association Mira, qui est à l’origine du Labernois, offre à l’adoption ses chiens qui n’ont pu être retenus pour devenir chien guide ou d’assistance en échange d’un don. Le montant de ce dernier dépend de l’âge, l’éducation et la santé de l’animal.

 

En Europe, il est possible de trouver des chiots issus de croisements entre un Labrador Retriever et un Bouvier Bernois (mais qui n’ont rien à voir avec le programme d’élevage de la fondation Mira) pour environ 500 euros.

 

Il convient aussi de citer le cas de la Fondation Frédéric Gaillanne, située en France et parfois surnommée Mira Europe, qui fait aussi partie du programme d’élevage. Les chiots ne sont pas disponibles à la vente, mais il est possible de devenir famille d’accueil afin d’en accueillir un pendant environ un an, avant qu’il rejoigne un des programmes de la Fondation.

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