Jindo Coréen

Jindo Coréen

Autres noms : Korea Jindo Dog ou Spitz Coréen de Jindo
Noms d'origine : Jindo-kyon ou Jindo-kae ou Jindo
Pays d'origine : Corée du Sud
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif
Standard : Standard FCI N°334

Qualités du Jindo Coréen

Tempérament du Jindo Coréen

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Jindo Coréen au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Jindo Coréen

Espérance de vie
12 ans
Poids de la femelle
De 15 à 19 kilos
Poids du mâle
De 18 à 23 kilos
Taille de la femelle
De 45 à 50 cm
Taille du mâle
De 50 à 55 cm

Le Jindo Coréen : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Jindo Coréen

Le Jindo Coréen est, comme son nom l’indique, originaire de la petite île de Jindo, située au sud-ouest de la Corée. S’il est certain que ce chien y existe depuis plusieurs siècles, il n’existe aucune trace écrite relatant son apparition, et ses origines sont sujettes à spéculation. La plupart des spécialistes pensent toutefois qu’il s’agit de l’évolution d’une race qui était présente en Corée continentale il y a plusieurs siècles. L’isolement de l’île de Jindo aurait conduit ces chiens à évoluer différemment de ceux du continent, au point de donner naissance au Jindo que nous connaissons aujourd’hui.

 

Pour autant, ceci n’explique pas d’où sont originaires les premiers chiens. Sur cet aspect, deux théories l’emportent auprès des spécialistes. La première soutient que ces ancêtres seraient venus pendant l’invasion mongole de 1270, tandis que la deuxième affirme qu’il s’agit plutôt de chiens chinois, rescapés des divers naufrages ayant eu lieu le long des côtes coréennes entre 960 et 1279.

 

Quoiqu’il en soit, le Jindo est utilisé depuis plus de 500 ans par les chasseurs coréens, qui apprécient sa loyauté sans faille et ses aptitudes extraordinaires. Une histoire célèbre en Corée - ou légende selon certains - narre ainsi comment trois Jindos ont réussi à mettre à mort un tigre sibérien menaçant leur maître, et montre à quel point les qualités de ce chien sont reconnues dans son pays d’origine.

 

En 1962, le Jindo devint officiellement le « Trésor National » numéro 53 suite au décret pour la préservation du patrimoine culturel de la République de Corée. Appelé Jindo-kae ou Jindo-kyon (« kae » et « kyon » signifiant chien en coréen), ce chien est incroyablement populaire dans son pays d’origine, mais largement méconnu dans le reste du monde.

 

Lors des Jeux Olympiques de Séoul, en 1988, des Jindos défilèrent durant la cérémonie d’ouverture, et ne manquèrent pas de retenir l’attention. De fait, cette date marque le début de l’intérêt du reste du monde pour ce chien. La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut la race à titre provisoire, puis à titre définitif en 2005. Entre-temps, l’United Kennel Club américain (UKC) reconnut le Jindo en 1998, et en 2002 les premiers représentants de la race arrivèrent en Grande-Bretagne, entraînant sa reconnaissance The Kennel Club, l’organisme canin britannique de référence. L’American Kennel Club (AKC) prit un peu plus de temps, puisqu’il fallut attendre 2008 pour qu’il accepte à son tour le Jindo comme nouvelle race.

Bien qu’il soit désormais reconnu dans le monde entier, ce chien reste néanmoins extrêmement rare en dehors de son pays d’origine. Ainsi, alors qu’on dénombre plus de 15.000 individus sur la seule île de Jindo, on n’en trouvait en 2015 guère plus de 2 sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis. La situation est comparable en France, avec seulement 3 Jindo Coréens enregistrés au Livre des Origines Français (LOF) entre 2009 et 2018. Il est légèrement plus implanté en Grande-Bretagne, mais y demeure confidentiel : sa population n’y dépasse guère les 50 spécimens.

Le Jindo Coréen est de taille moyenne, bien proportionné, présentant les caractéristiques habituelles des chiens de type Spitz.
Son corps est musclé, avec un dos bien droit qui se termine par une queue en forme de faucille attachée haut. Les membres antérieurs sont droits et parallèles, tandis que les membres postérieurs sont légèrement écartés.

 

La tête en forme de triangle se termine par une truffe noire, sauf chez les sujets de couleur blanche, qui peuvent avoir la truffe rose. Les yeux en forme d’amande sont plutôt petits et de couleur brun foncé. Les oreilles triangulaires, de dimension moyenne, doivent être bien dressées.

 

La fourrure du Jindo est double, composée d’une part d’un sous-poil doux et dense de couleur claire, et d’autre part d’un poil de couverture plus raide, court sur la tête et les membres mais plus long sur la queue. La robe peut être fauve, rouge, blanche, noire, noir et feu, grise et bringée.

 

Le dimorphisme sexuel est bien marqué, le mâle étant plus grand que la femelle.

Taille & poids

Taille du mâle
De 50 à 55 cm
Taille de la femelle
De 45 à 50 cm
Poids du mâle
De 18 à 23 kilos
Poids de la femelle
De 15 à 19 kilos

L’organisme canin de référence en Corée du Sud, l’Association Canine Nationale Coréenne, reconnaît deux variétés de Jindo, en fonction de leur morphologie :

  • Tonggol ou Gyupgae : un chien musclé et trapu ;
  • Hudu ou Heutgae : un chien plus élancé.

Standard FCI N°334 (09/25/1998)

ASPECT GÉNÉRAL


Chien de taille moyenne, bien proportionné, utilisé pour la chasse et pour la garde. Avec ses oreilles dressées, sa queue enroulée ou en forme de faucille, il est l'expression vivante de l'agilité, de la force, d la vigilance et de la dignité.

Proportions importantes : Rapport entre la taille et la longueur du corps = 10:10,5

Taille : Mâles de 50 à 55 cm (idéal 53 à 54 cm). Femelles de 45 à 50 cm (idéal 48 à 49 cm).

Poids : Mâles de 18 à 23 kg. Femelles de 15 à 19 kg.

ROBE


Poil : Double. Le sous-poil est doux, dense, de couleur claire, plus court que le poil de couverture,
mais suffisant pour le soutenir. Le Poil de couverture est raide et quelque peu écarté du corps. En comparaison du poil du corps, celui de la tête, des membres et des oreilles est plus court et le poil de l'encolure, du garrot, du dos et de la croupe est plus long. Le poil de la queue et à l'arrière des cuisses est plus long que celui du reste du corps.

Couleur : les plus courantes sont le fauve et le blanc. Il existe aussi des chiens noirs, noir et feu, gris-loup et bringés.

TÊTE


Globalement, la tète, vue de dessus, forme un triangle émoussé et ne donne pas un air lourd et grossier au chien.

Région crânienne

Crâne : Il est d'un volume moyen en proportion du corps. Le sommet est légèrement bombé. Le crâne va en diminuant graduellement vers les yeux. La largeur entre les yeux est modérée par rapport au volume du crâne.

Stop : Bien marqué, mais pas très accusé. Présence d'un léger sillon s'étendant vers le front.

Région faciale

Museau : Il ne doit pas être massif ni retroussé.

Lèvres : De couleur noire ou violet foncé, parfaitement jointives, minces, non pendantes. La lèvre supérieure recouvre légèrement la lèvre inférieure.

Mâchoires/dents : Dents très fortes, articulé en ciseaux.

Joues : Bien développées, sèches et modérément arrondies, vues de face ou de profil. Elles se rétrécissent vers l'avant.

Yeux : De couleur brun foncé, plutôt petits par rapport au volume de la tête, de forme triangulaire, très vifs. La commissure externe de chaque oeil est disposée obliquement en direction de l'oreille.

Oreilles : De dimensions moyennes, de forme triangulaire, épaisses et parfaitement dressées. Elles ne sont attachées ni haut ni bas. Elles pointent légèrement vers l'avant, dans la ligne du profil supérieur du cou. A l'intérieur des oreilles, on recherche un poil de texture fine et dense.

COU


Plutôt bien proportionné et épais, sans fanon, bien musclé et fort. Le Jindo Coréen porte son encolure fièrement, et la redresse quand son attention est éveillée.

CORPS


De longueur légèrement supérieure à la hauteur au garrot.

Dos : Fort et droit.

Rein : Bien musclé, tendu, sec et plus étroit que la cage thoracique.

Poitrine : Forte et moyennement haute, mais pas trop large. Son point le plus bas se situe juste au-dessus du coude, mais on admet qu'il soit au niveau du coude. Côtes bien cintrées. Poitrine bien développée dans la région sternale.

Ventre : Remonté.

QUEUE


Quand elle est abaissée, l'extrémité doit atteindre le jarret. Elle est attachée assez haut. Elle se tient bien droit, sans se balancer quand le chien est en action. En forme de faucille ou enroulée, l'extrémité touchant le dos ou le flanc. Elle ne doit pas être trop enroulée sur elle-même. Elle est garnie d'un poil abondant.

MEMBRES ANTÉRIEURS


Les antérieurs sont droits et parallèles, vus de face.

Épaules : Fortes et puissantes. Coude: Au corps, tourné ni en dehors ni on dedans.

Métacarpe : Légèrement oblique, vu de profil.

Pieds antérieurs : Pieds de chat, aux doigts assez courts. Assez arrondis, compacts et serrés. Les ongles sont forts. On les préfère noirs. Coussinets durs et bien développés.

MEMBRES POSTÉRIEURS


Vu de profil, les postérieurs donnent l'impression de pousser le corps légèrement en avant. Vu de derrière, ils sont droits, parallèles, pas trop écartés ni trop serrés. On doit faire l'ablation des ergots.

Cuisses : Bien développées.

Grassets : Modérément angulés.

Jarrets : Bien descendus, ni droits, ni disposés bas vers l'arrière.

Pieds postérieurs : Identiques aux pieds antérieurs.

ALLURES


Le Jindo Coréen ne doit pas aller l'amble au trot. Le dessus doit rester ferme et horizontal et il ne doit pas y avoir de roulis à l'arrière. Au trot, le chien porte la tête haute, mais quand la vitesse augmente, la tète est portée assez bas, presque au niveau des épaules. La partie supérieure de la queue bouge légèrement selon les changements de direction du chien.

DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Musculature insuffisante. Ossature trop épaisse ou trop fine. Denture juste (incisives bout à bout). Oreilles insuffisamment dressées, trop écartées. Queue tombante, queue courte. Surangulation. Jarrets droits, jarrets de vache, jarrets en tonneau. Poil long. Poil extrêmement court. Démarche heurtée, allure guindée.

DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES


Taille trop grande ou trop petite. Femelle qui ressemble à un mâle. Mâle qui ressemble à une femelle. Manque de plus de trois dents. Manque de pigmentation, albinisme. Chien craintif.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Jindo Coréen est un chien à la loyauté et la fidélité sans bornes, qui voue un attachement inébranlable à son premier maître. Ce trait de caractère est souvent vu comme une qualité, mais peut poser des problèmes en cas de mauvaise socialisation du chiot : à l’âge adulte, il peut avoir tendance à être beaucoup trop protecteur de sa famille et méfiant envers les étrangers, ce qui peut conduire à des situations potentiellement graves.

 

En outre, son incroyable fidélité fait qu’il supporte mal d’être seul pendant de longues périodes. S’il peut attendre sagement son maître parti au travail, un Jindo qui serait laissé seul pendant tout un weekend – voire davantage - risque fort de souffrir d’anxiété de séparation, ce qui peut engendrer notamment un comportement destructeur.

 

Cette méfiance envers ceux qui ne font pas partie de sa famille s’étend aux autres chiens, surtout ceux de même sexe. En revanche, habitué pendant des siècles à chasser en meute, il s’entend généralement bien avec les autres Jindos de la famille et forme avec eux une meute, dont le leader doit bien sûr être le maître.

 

S’il s’entend très bien avec les enfants de la famille, les interactions avec d’autres enfants peuvent en revanche présenter des risques. En effet, il peut percevoir à tort certains jeux entre enfants comme une agression envers le petit de la famille, et réagir alors en conséquence.

 

Par ailleurs, l’instinct de chasse étant solidement ancré chez ce chien, il risque à tout moment de se réveiller en présence d’un autre animal. Cette race n’est donc pas un choix idéal pour un ménage ayant déjà - ou envisageant d’adopter - d’autres animaux. Par ailleurs, mieux vaut promener son chien en laisse, afin là aussi d’éviter qu’il ne se mette subitement en chasse des éventuels chats ou animaux sauvages qu’il pourrait rencontrer.

 

La durée quotidienne de ces promenades ne saurait être inférieure à une heure, car le Jindo est actif et a besoin de beaucoup d’exercice. Elles peuvent toutefois parfaitement être remplacées par des séances d’exercice qui le stimulent aussi bien physiquement que mentalement. Cela dit, étant un chien très endurant, il appréciera volontiers les sorties et activités plus longues, ce qui en fait d’ailleurs un bon choix de race pour un maître sportif : il pourra l’emmener sans problème pour des sorties à vélo de plusieurs heures ou des randonnées à la journée.

 

S’il est suffisamment sorti tous les jours, le Jindo Coréen peut très bien vivre en appartement et ne risque pas de tout détruire dans la maison en l’absence de son maître. Néanmoins, l’idéal est qu’il ait un jardin à sa disposition. Toutefois, pour éviter tout risque de fugue du chien, il faut prévoir une clôture d’au moins deux mètres de hauteur, car le Jindo est capable de sauter assez haut.

 

Intelligent et potentiellement têtu, il a besoin d’un maître ferme et disponible, capable à la fois de montrer à son chien qui est le maître, répondre à ses besoins et canaliser son énergie. Ce n’est clairement pas une race recommandée pour les personnes n’ayant pas ou peu d’expérience avec les chiens.

 

Enfin, même si cela peut paraître étonnant pour un chien originaire d’une île, le Jindo n’aime pas l’eau. Ceci peut aller d’une simple aversion à une peur panique, certains individus ayant même peur de la pluie.

La socialisation du Jindo Coréen est extrêmement importante et doit être entamée dès son plus jeune âge. Il doit ainsi être habitué à toutes les personnes et animaux formant son entourage plus ou moins proche, et assimiler rapidement les règles de base d’un bon comportement canin. À défaut, il risque de se montrer agressif envers les personnes et les chiens qui ne font pas partie de sa famille, et de poursuivre les autres animaux.

 

Intelligent et habitué à penser par lui-même, le Jindo possède une grande capacité d’apprentissage, mais peut se montrer un peu têtu et/ou pas très concentré. Il est néanmoins facile à éduquer pour un maître expérimenté qui sait se faire respecter par son chien et faire preuve de patience. En revanche, il y a de grandes chances qu’il fasse ce qu’il veut d’un maître débutant : ce n’est clairement pas une race idéale comme premier chien.

 

En outre, du fait de la relation très fusionnelle qu’il entretient avec son maître, seul ce dernier peut prendre en charge son éducation, éventuellement assisté par un professionnel. Les méthodes d’éducation canine traditionnelles sont à proscrire afin de ne pas fissurer cet incroyable lien : mieux vaut opter pour les méthodes d’éducation canine basées sur le renforcement positif.

Le Jindo Coréen est robuste, et n'est pas particulièrement exposé aux problèmes de santé.

 

Les problèmes les plus couramment rencontrés chez cette race sont :

Espérance de vie

Espérance de vie
12 ans

Le Jindo Coréen est plutôt une race de chien facile d’entretien : un rapide brossage hebdomadaire est suffisant pour garder son poil propre et en bonne santé. En outre, comme sa fourrure ne retient pas la saleté et qu’il n’a pas d’odeur, donner un bain à son chien n’est généralement pas utile. Une fréquence d’une ou deux fois par an est largement suffisante, d’autant qu’il fait lui-même sa toilette, à la manière d’un chat.

 

Par contre, il perd son sous-poil deux fois par an : pendant cette période de mue, un brossage quotidien peut s’avérer nécessaire pour retirer le poil mort.

 

Enfin, comme pour toutes les races de chien, il est conseillé de profiter des séances de brossage pour vérifier que les dents, les yeux et les oreilles ne présent pas de saletés ou d’infection. Il convient aussi de vérifier alors que les griffes ne sont pas trop longues, et que l’usure naturelle est suffisante. À défaut, il est nécessaire de couper les griffes de son chien, pour éviter qu’il ne soit gêné.

Le Jindo Coréen peut être difficile quant à sa nourriture, et refuser de manger pendant plusieurs jours si celle-ci n’est pas à son goût. Il accepte cependant parfaitement l’alimentation industrielle pour chien, une fois trouvée celle qui lui plait.

 

Sa nourriture doit être adaptée à son âge et son activité physique, et être de qualité suffisante pour lui apporter tous les nutriments dont il a besoin.

 

Il convient toutefois de souligner que le Jindo n’a pas un grand appétit, et mange bien moins que ce à quoi l’on pourrait s’attendre de la part d’un chien ayant autant d’énergie.

Le Jindo Coréen est historiquement un excellent chien de chasse, encore utilisé de nos jours pour la chasse traditionnelle des chevreuils, sangliers et cerfs. Ainsi, les chasseurs coréens traditionnels n’utilisent ni arc ni fusils, mais simplement une meute de Jindos dressés pour la chasse. Athlétiques et endurants, ces derniers traquent, poursuivent et mettent à mort le gibier, puis le gros de la meute monte la garde auprès de la carcasse pendant que l’un des membres retourne auprès du chasseur afin de le guider jusqu’à la proie.

 

Son énergie en fait un excellent partenaire pour un maître sportif, qui peut ainsi pratiquer la course à pied avec son chien ou l’emmener avec lui quand il part faire du vélo. Combinée à son intelligence, elle lui permet de briller aussi dans les concours d’obéissance ou d’agility.

 

Le Jindo est aussi utilisé comme chien de garde, capable non seulement d’aboyer et faire s’éloigner les éventuelles menaces, mais également d‘attaquer ceux qui décident de passer outre l’avertissement et de pénétrer sur son territoire.

 

Ces qualités en font également un excellent chien pour les forces de police ainsi que les militaires (il est notamment utilisé pour garder des bases militaires), mais sa loyauté sans faille envers son premier maître s’avère être un problème. En effet, si le Jindo excelle à accomplir les tâches demandées par son maître et auxquelles ce dernier l’a formé, les choses se compliquent dès lors que ce dernier est muté ou prend sa retraite. En effet, il est courant qu’il refuse alors d’obéir à son nouveau maître. C’est la raison pour laquelle le Berger Allemand reste le chien policier le plus utilisé par la police et l’armée coréenne, bien que celles-ci emploient aussi de nombreux Jindos.

 

C’est le même motif qui explique que, malgré ses qualités intrinsèques, le Jindo n’est que peu utilisé en tant que chien de recherche et de sauvetage, car ces activités nécessitent de répondre aux commandes de plusieurs maîtres différents.

Le Jindo Coréen étant considéré comme un trésor national en Corée du Sud, son élevage est interdit en dehors de son pays d’origine, et son exportation est soumise à de sévères restrictions. La vente et l’acquisition d’un Jindo Coréen de pure race sans avoir obtenu les autorisations nécessaires de la part du gouvernement coréen est une violation des lois sur l’exportation et est assimilée à du trafic d’animaux.

Un chiot Jindo de race coûte l’équivalent d’environ 1000 euros. Toutefois, ces chiens ne sont disponibles qu’en Corée, et leur exportation est soumise à de nombreuses restrictions légales.

 

Une fois l’autorisation d’exportation obtenue, il faut évidemment rajouter les coûts de transport et d’importation.

De nombreuses anecdotes illustrent l’incroyable loyauté du Jindo Coréen, mais la plus connue et la plus touchante est certainement celle de Baegku, une femelle Jindo de 7 ans.

 

En 1993, sa maîtresse, une résidente de l’île de Jindo de 83 ans nommée Park Bok-Dan, décida qu’elle n’avait plus la force de s’en occuper et la vendit à un nouveau maître habitant la ville de Daejeon, 300 km plus au nord.

 

Baegku s’échappa de sa nouvelle maison et entreprit un long périple de 7 mois à travers le sud de la Corée pour rejoindre sa maîtresse. Émue, celle-ci décida de revenir sur sa décision de se séparer de sa chienne. Cette dernière passa ainsi ses 7 dernières années d’existence auprès de la seule personne à laquelle elle avait voué toute sa loyauté.

 

Cette histoire fit sensation en Corée du Sud et inspira de nombreux dessins animés, un documentaire TV ainsi qu’un livre pour enfants. En 2004, une statue à la mémoire de Baegku fut même érigée dans sa ville natale au sein de l’île de Jindo.

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