L'histoire du Loulou de Poméranie

La genèse du Loulou de Poméranie

Il y a plusieurs milliers d’années, les lointains ancêtres du Loulou de Poméranie, aussi connu sous le nom de Spitz Nain, étaient utilisés par les tribus scandinaves pour chasser l’élan. Certains de ces chiens de type spitz migrèrent vers le sud de l’Europe, plus précisément vers l’Allemagne. Au cours des siècles qui suivirent, il se développèrent aux côtés des Hommes, s’adaptant à leurs besoins différents selon les régions.

 

En Poméranie, une région située au bord de la mer Baltique, à cheval sur les territoires actuels de la Pologne et l’Allemagne, ils servirent à la conduite des troupeaux, et leur taille fut réduite. La première référence à ces chiens date de 1764, et est attribuée au journaliste écossais James Boswell.

 

Quelques années plus tard, la reine Charlotte (1744-1818) importa deux spécimens en Angleterre : Phœbe et Mercury. Ces premiers individus furent nommés Poméraniens par la reine en raison de leur région d’origine, causant une confusion qui dure aujourd’hui encore. À l’époque, ces chiens étaient bien plus grands que le Spitz Nain actuel, comme l’attestent les peintures de Sir Thomas Gainsborough (1728-1788) : avec une taille située entre 25 cm et 40 cm, il s’agissait simplement de représentants de ce qui correspond de nos jours au Petit Spitz Allemand, voire au Spitz Allemand Moyen.

 

La création du Spitz Nain tel qu’on le connaît de nos jours est attribuée à la reine Victoria (1819-1901), sa petite-fille. Séduite comme sa grand-mère par les Spitz Allemands de petite taille, elle encouragea leur miniaturisation, au point d’aboutir à des individus dont la taille avait été diminuée de moitié en quelques décennies, à la toute fin du 19ème et au début du 20ème siècle : le Spitz Nain était né.

La diffusion internationale du Loulou de Poméranie

Le fait d’avoir la reine Victoria comme ambassadrice n’est pas étranger au succès foudroyant que le Spitz Nain connut à la fin du 19ème siècle en tant que chien de compagnie. Il devint rapidement incontournable dans les expositions canines, aussi bien au Royaume-Uni qu’aux États-Unis, et parvint à conquérir un large public.

 

Il fit ainsi partie des premières races reconnues par le vénérable Kennel Club britannique peu après sa création en 1873. L’American Kennel Club (AKC) fit de même en 1888, soit 4 ans après sa fondation. L’autre organisme de référence aux États-Unis, le United Kennel Club (UKC), mit un peu plus de temps, puisqu’il fallut attendre 1914.

 

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut également le Poméranien en 1957, mais en tant que simple variété miniature du Spitz Allemand.

 

De fait, que ce soit en tant que race distincte ou comme variété de ce dernier, le Poméranien est aujourd’hui reconnu par toutes les plus grandes associations canines nationales, y compris notamment le Club Canin Canadien (CCC).