Qualités de cette race

Tempérament du Grand Basset Griffon Vendéen

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Grand Basset Griffon Vendéen

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Grand Basset Griffon Vendéen au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 12 à 14 ans
Poids de la femelle
De 18 à 20 kilos
Poids du mâle
De 18 à 20 kilos
Taille de la femelle
De 39 à 43 cm
Taille du mâle
De 40 à 44 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Grand Basset Griffon Vendéen

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrix

Genèse

Le Grand Basset Griffon Vendéen est originaire comme son nom l’indique de Vendée, un département français se trouvant à l’ouest du pays, au bord de l’océan Atlantique. Il est un descend direct du Grand Griffon Vendéen, qui fut développé dans ce même territoire au cours du 16ème siècle.


Les premières sélections à la base de la création de la race furent entamées à la fin du 19ème siècle par le comte d'Elva, qui travaillait alors sur la mise au point d’une version plus petite du Grand Griffon Vendéen - travaux qui donnèrent naissance au Briquet Griffon Vendéen. Toutefois, c’est surtout un éleveur passionné du nom de Paul Dezamy qui se concentra particulièrement sur le développement du Grand Basset Griffon Vendéen, et fixa son type tel qu’il perdure de nos jours. Cela le conduisit à établir un standard de race, qu’il déposa en 1907 lorsqu’il créa le Club du Griffon Vendéen, qui couvre aujourd’hui les quatre races vendéennes : le Grand Basset Griffon Vendéen, le Petit Basset Griffon Vendéen, le Briquet Griffon Vendéen et leur ancêtre commun le Grand Griffon Vendéen.


Au cours de ses travaux, Paul Dezamy établit que pour pouvoir chasser un lièvre de façon optimale, le chien devait avoir en moyenne une taille de 43 cm. Ce fut donc cette hauteur qu’il utilisa comme référence dans le cadre du développement du Grand Basset Griffon Vendéen. De fait, il parvint à créer un animal parfaitement compétent pour la chasse au gibier de petite à moyenne taille, allant du lapin au sanglier.


Pour autant, la race compta pendant longtemps dans ses rangs des individus plus petits. En effet, même si le Grand Basset Griffon Vendéen et le Petit Basset Griffon Vendéen sont désormais clairement deux chiens distincts, il n’en fut pas toujours ainsi : jusqu’en 1950, ils étaient considérés simplement comme deux variétés d’une seule et unique race, partageant à ce titre le même standard. Les croisements entre les deux étaient même autorisés jusqu’en 1975. La séparation des standards puis l’interdiction des croisements ne furent pas décrétées au hasard : les éleveurs se rendirent compte en effet que les individus appartenant à la petite variété de Basset Griffon Vendéen avaient des pattes particulièrement petites, pour un poids équivalent à celui de la grande variété. Cela limitait évidemment leurs performances sur les terrains de chasse.


Cela conduisit Abel Dézamy, éleveur et gendre de Paul Dezamy, à travailler à une sélection de Petits Bassets Griffons Vendéens plus harmonieuse et pertinente. Ce faisant, comme l’expliqua à l’époque Paul Daubigné, écrivain et passionné de chasse, le Petit Basset Griffon Vendéen n’était « plus un petit vendéen par simple réduction de la hauteur, mais un petit basset réduit harmonieusement dans ses proportions et son volume » - tout en conservant bien sûr les prédispositions et l’appétence pour la chasse de ses ancêtres. Dès lors, on comprend mieux qu’il devint logique de séparer les standards et considérer ces deux chiens comme étant deux races distinctes.

Diffusion internationale

La Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organismes nationaux d’une centaine de pays dont la France, la Belgique et la Suisse, reconnut le Grand Basset Griffon Vendéen en 1967. Le Petit Basset Griffon Vendéen suivit en 1976.


L’organisme britannique de référence, le Kennel Club, mit un peu plus de temps à en faire de même : il fallut en effet attendre 1990.


C’est cette même année qu’un premier Grand Basset Griffon Vendéen (un mâle) fut importé aux États-Unis de Hollande par le couple d’éleveurs Mike et Arlene Dickinson. Ces derniers réitérèrent l’opération dès l’année suivante avec une femelle, elle aussi en provenance de Hollande. En 1992, l’éleveuse Carolyn Marzano importa un autre Grand Basset Griffon Vendéen de Hollande. Puis, en 1994, Jennifer King et JM Ryder importèrent à leur tour un spécimen sur le territoire. Différentes reproductions furent organisées, si bien que ces quatre chiens furent à la base du développement de lignées américaines ; ils sont les ancêtres de la plupart des Grands Bassets Griffons Vendéens présents aujourd’hui aux Etats-Unis.


La race ne mit pas longtemps à susciter l’intérêt du United Kennel Club, un des organismes cynologiques incontournables du pays : il la reconnut dès 1996.


Le Grand Basset Griffon Vendéen continua d’essaimer aux États-Unis, si bien que l’autre institution de référence, l'American Kennel Club (AKC), s’intéressa également à son cas et l’intégra en 2004 dans son Foundation Stock Service (FSS). Il s’agit là de la première étape que toute race doit franchir avant d'être pleinement reconnue par l'AKC. La fondation en 2013 d’un club de race, le Grand Basset Griffon Vendéen Club of America (GBGVCA), contribua également à renforcer sa notoriété et structurer le travail des éleveurs. Les efforts fournis par les adeptes de la race portèrent leurs fruits, puisqu’en 2018 l’AKC lui octroya sa reconnaissance pleine et entière.


Au Canada, le Club Canin Canadien (CCC) ne reconnaît pas le Grand Basset Griffon Vendéen. Il fait d’ailleurs un peu exception, au moins dans le monde anglo-saxon, car la plupart des autres institutions ont pour leur part franchi le pas. C’est le cas par exemple de l’Australian National Kennel Council (ANKC), du New Zealand Kennel Club (NZKC) ou encore de la Kennel Union of Southern Africa (KUSA).

En France

Le Grand Basset Griffon Vendéen a clairement perdu de sa superbe dans son pays d’origine, la France. En effet, avec une moyenne de 50 enregistrements par an au Livre des Origines Français (LOF) au cours de la deuxième moitié des années 2010, force est de constater qu’il se fait nettement plus discret que par le passé.

 

Certes, il n’a jamais fait partie des races les plus répandues dans le pays. Toutefois, à l’aube du 21ème siècle, il pouvait au moins se targuer d’un nombre de naissances annuelles supérieur à la centaine. Au début des années 90, il dépassait même les 200 – voire 250 – enregistrements par an. On constante donc depuis lors une lente et inexorable érosion de sa popularité sur le territoire français.


Son cousin le Petit Basset Griffon Vendéen a connu lui aussi un réel déclin tout au long de cette période. Toutefois, il partait de plus haut (autour de 600 naissances annuelles au tournant des années 90), ce qui explique que son nombre de naissances annuelles au cours de la deuxième moitié des années 2010 se situait encore entre 200 et 250. Il se situe toutefois légèrement en dessous du Briquet Griffon Vendéen, autre proche cousin du Grand Basset Griffon Vendéen, qui comptait plutôt autour de 250 à 300 naissances par an tout au long des années 2010. Quant à leur ancêtre à tous les trois, le Grand Griffon Vendéen, il fit montre d’une certaine stabilité tout au long des dernières décennies : son nombre de naissances annuelles dans les années 2010 (autour de 150 en moyenne) est assez comparable à celui des années 90.


Au final, le Grand Basset Griffon Vendéen est donc actuellement le moins populaire et le moins représenté des quatre races de griffons vendéens au sein de leur pays d'origine.

En Suisse

Le Grand Basset Griffon Vendéen est plutôt rare en Suisse : les chiffres de la base de données Amicus font état d’à peine une vingtaine d’individus dans le pays.

Au Canada

Il existe quelques élevages de Grand Basset Griffon Vendéen au Canada, mais la race y demeure rare et difficile à trouver. Le fait que le Club Canin Canadien (CCC) ne la reconnaisse pas (encore ?) ne facilite évidemment pas son développement...

Ailleurs dans le monde

Le Grand Basset Griffon Vendéen se fait plutôt rare en dehors de ses terres, y compris dans des pays limitrophes de la France.

 

En Espagne par exemple, un seul spécimen fut enregistré entre 2015 et 2019 auprès de la Real Sociedad Canina de España, l’organisme officiel du pays. Ce n’est pas beaucoup mieux en Italie, avec à peine cinq naissances signalées à l'Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) sur l’ensemble des années 2010.


Il séduit un peu plus en revanche les Britanniques, puisqu’on comptabilise autour de 50 à 100 naissances par an enregistrées auprès du Kennel Club. Toutefois, comme en France, cela traduit un certain recul : au début des années 2010, ce chiffre était supérieur à la centaine.


Aux Etats-Unis, la race n’est que faiblement représentée, même si sa reconnaissance officielle par l’AKC en 2018 pourrait accroître sa notoriété. Néanmoins, pour sa première année dans le classement des races établi par l’organisme en fonction du nombre d’enregistrements annuels reçus, il émargea alors à une peu glorieuse 177ème place sur 192.


Il n’en reste pas moins vrai que le Grand Basset Griffon Vendéen a essaimé dans le monde entier. On le retrouve ainsi par exemple en Afrique du Sud, où les chiffres de la Kennel Union of Southern Africa (KUSA) font étant d’une dizaine d’enregistrements par an. On observe le même ordre de grandeur en Australie, avec en moyenne un peu plus de 10 enregistrements annuels auprès de l’Australian National Kennel Council (ANKC) tout au long des années 2010.

Taille & poids

Taille du mâle
De 40 à 44 cm
Taille de la femelle
De 39 à 43 cm
Poids du mâle
De 18 à 20 kilos
Poids de la femelle
De 18 à 20 kilos

Il n’existe pas chez le Grand Basset Griffon Vendéen de différence majeure de gabarit entre mâles et femelles : les uns et les autres ont, en général, des poids et tailles assez similaires.

Morphologie

Morphologie du Grand Basset Griffon Vendéen

Le Grand Basset Griffon Vendéen est un chien de taille moyenne, bien bâti et équilibré. Son corps est légèrement allongé, mais reste toujours harmonieux et élégant.


Il est bâti autour d’une poitrine profonde, qui descend jusqu’au niveau des coudes. Le dos est long, bien large, droit, et ne doit pas être ensellé. Il débouche sur un rein fort et musclé. Quant à la poitrine, elle est profonde et descend jusqu’au niveau des coudes.


Les pattes sont bien droites et assez épaisses. Elles se terminent par des pieds forts aux orteils bien serrés, et qui possèdent des coussinets très résistants.

Queue

Attachée assez haut, la queue du Grand Basset Griffon Vendéen est assez épaisse à sa base, puis s’affine progressivement. Elle est souvent légèrement courbée, sans toutefois atterrir sur le dos.

Tête

Tête du Grand Basset Griffon Vendéen

Le crâne du Grand Basset Griffon Vendéen est allongé et pas trop large.


Les oreilles sont tombantes, souples et fines. Elles sont attachées en dessous du niveau des yeux.


Ces derniers sont de grande taille, de forme ovale et de couleur sombre. Ils procurent à ce chien un regard qui dégage une expression de vivacité et de grande intelligence.


Le museau est anguleux et légèrement plus long que le crâne. Il se termine par une truffe noire aux narines bien ouvertes.


Les mâchoires sont bien solides et articulées en ciseaux. Celle du dessous est largement cachée par les lèvres, qui elles-mêmes sont recouvertes d’une importante quantité de poils. Ce chien est en effet doté d’une moustache et d’une barbe assez distinctives, qui ne sont pas sans rappeler celles du Schnauzer.

 

Il possède aussi de longs sourcils, qui lui donnent un regard très particulier mais ne doivent toutefois pas masquer ses yeux.

Pelage

Pelage du Grand Basset Griffon Vendéen

Le pelage du Grand Basset Griffon Vendéen se compose d’une double couche de poils durs mi-longs. Leur longueur est toutefois plus importante au niveau de la queue, des pattes et du cou.

 

Le sous-poil est dense, tandis que le poil de couverture doit être dur, jamais laineux ou soyeux.

Couleurs de robe

Le Grand Basset Griffon Vendéen peut arborer de nombreuses couleurs de robes différentes, puisqu'il peut être noir et blanc, noir et feu, noir et sable, blanc et orange, tricolore (fauve, noir et blanc), fauve charbonné ou encore sable charbonné (avec ou sans panachures blanches).

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Grand Basset Griffon Vendéen doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Le Grand Basset Griffon Vendéen pourrait aisément être confondu ou comparé avec trois autres races de griffons vendéens, avec qui il partage une partie de son patrimoine génétique :

  • le Grand Griffon Vendéen, qui est le tout premier griffon vendéen à avoir vu le jour, et donc l’ancêtre des trois autres. Il fut développé au 16ème siècle et sélectionné dans le but de chasser du gibier de grande taille, tel que le cerf, le loup, le renard ou encore le sanglier. Comme son nom l’indique, c’est un grand chien : il peut atteindre près de 70 cm au garrot ;

  • le Briquet Griffon Vendéen, qui fut développé peu avant la Première Guerre mondiale – c’est justement dans le cadre de sa mise au point que fut créé également le Grand Basset Griffon Vendéen. Il s’agit d’un modèle réduit du Grand Griffon Vendéen : il mesure entre 48 et 55 cm au garrot, alors que son ancêtre peut aller de 60 à 68 cm. Tout aussi bon chasseur que les trois autres vendéens, il se distingue plus particulièrement dans la chasse au sanglier et au chevreuil ;

  • le Petit Basset Griffon Vendéen, le plus proche cousin du Grand Basset Griffon Vendéen, au point d’ailleurs que les deux races étaient considérées comme une seule jusqu’en 1950. D’ailleurs, même après la séparation des standards pour considérer ces chiens comme deux races distinctes, des croisements entre eux restèrent autorisés jusqu’en 1975. De fait, la seule grosse différence se situe dans leur taille : alors que le Grand Basset Griffon Vendéen peut mesurer entre 39 et 44 cm au garrot, le Petit Basset Griffon Vendéen ne dépasse guère 34 à 38 cm. Il est particulièrement utilisé pour chasser le lièvre.

Proximité avec ses maîtres

Le Grand Basset Griffon Vendéen peut en faire voir de toutes les couleurs à ses maîtres, mais il ne faut pas pour autant perdre de vue qu’il éprouve un réel attachement à leur égard. En effet, il a soif d'interactions avec ses humains et adore être à leur contact : une fois qu'il s'est lié avec sa famille, il ne s'éloigne généralement jamais bien loin d'elle. Son énergie et sa grande joie de vivre ont alors toutes les chances de contribuer à la mettre de bonne humeur.

 

Son entrain est contagieux, mais il peut aussi à l’inverse être particulièrement affecté s’il sent que son maître ne va pas bien et/ou que ce dernier lui fait des remontrances trop prononcées. En effet, c’est un animal très sensible : il comprend très vite dans quel état d’esprit se trouve son propriétaire, ainsi que les émotions que ce dernier ressent. Ceci implique aussi qu’il est particulièrement réceptif aux punitions : s’il a fait quelque chose de non désiré, inutile d’en faire trop pour qu’il comprenne. Punir son chien de manière trop dure, voire sans raison apparente, ne pourrait alors que le heurter.

 

Capacité à supporter la solitude

Compte tenu de l'attachement qu'il éprouve pour ses maîtres, le Grand Basset Griffon Vendéen ne supporte que difficilement la solitude. Il a donc de grandes chances de souffrir d’anxiété de séparation si ses propriétaires sont trop souvent absents, avec potentiellement à la clef des comportements destructeurs ou d’autres problèmes.

Entente avec les enfants

Le Grand Basset Griffon Vendéen s’entend bien avec les enfants, et aime passer du temps à jouer avec eux.

 

Néanmoins, il ne faut jamais le laisser seul avec un tout-petit, sans la moindre surveillance d’un adulte. Cela vaut pour n’importe quelle race, mais c’est tout particulièrement vrai pour lui : compte tenu tant de son gabarit que de sa grande énergie, il a tôt fait par exemple de renverser malencontreusement son petit partenaire de jeu.

Entente avec les personnes inconnues

Le Grand Basset Griffon Vendéen n'est pas du genre à se montrer excessivement méfiant à l'encontre des personnes qu'il ne connaît pas. Au contraire, il est plutôt du genre sociable et accepte facilement d'interagir avec elles, dès lors bien sûr qu'elles se comportent respectueusement avec lui.

Instinct protecteur

Il ne faut pas compter sur le Grand Basset Griffon Vendéen pour se montrer un gardien intraitable et empêcher quiconque n’y est pas autorisé à franchir le portail voire entrer dans la maison. En effet, il est loin d’être obnubilé par la protection de son territoire et des siens. Au contraire, il se montre souvent très sociable avec les personnes inconnues : cela a certes des avantages, mais implique également qu’il ne faut pas compter sur lui pour protéger la maison et ses habitants. Tout au plus peut-il être utile pour donner l’alerte en aboyant.

Obéissance

Le Grand Basset Griffon Vendéen est un chien très indépendant, et peut se montrer particulièrement têtu. Sa détermination est un avantage à la chasse, mais n’est évidemment pas sans inconvénients dans la vie quotidienne avec lui… Pour parvenir à ses fins, il faut se montrer patient et persévérant, sans jamais s’énerver outre mesure. En effet, c’est un grand sensible : la conflictualité ne pourrait que s’avérer contre-productive.


Ce tempérament implique qu’il lui faut un maître disposant déjà de solides notions d’éducation canine, capable à la fois de lui prodiguer d’emblée une bonne formation, mais aussi de savoir le remettre dans le droit chemin chaque fois que cela s’avère nécessaire par la suite. Autrement dit, il n’est pas du tout recommandé pour un primo-adoptant.

Besoin d'exercice

L''énergie du Grand Basset Griffon Vendéen implique qu’il a besoin au quotidien d’une importante quantité de stimulation physique. Pour être bien dans ses pattes et dans sa tête, il doit être sorti au moins une heure par jour, mais peut sans problème faire plus si l’occasion lui en est offerte.

 

Il est également nécessaire de le faire travailler intellectuellemnt

Activités recommandées

Le Grand Basset Griffon Vendéen apprécie les défis et raffole des jeux dans lesquels il doit faire montre à la fois de sa grande vivacité d’esprit et de ses qualités physiques. Un maître qui aime jouer au frisbee avec son chien, lui faire rapporter toutes sortes de choses ou encore lui faire pratiquer le flyball trouve en lui en un partenaire de choix.

Risque de fugue

Il serait illusoire d'installer un Grand Basset Griffon Vendéen dans un jardin non clôturé, de lui faire comprendre qu'il ne doit pas s'éloigner et d'espérer qu'il s'y tienne, tant cela irait contre son naturel. 

 

Sa passion pour les grands espaces en fait un compagnon assez peu fiable lors des sorties où il n’est pas tenu en laisse. C’est d’autant plus vrai que son instinct de prédation très développé implique qu’à partir du moment où il s’est mis sur la piste d’une odeur particulière ou se lance à la poursuite d’un petit animal croisé en chemin, il a vite fait d’oublier tout le reste – à commencer par les ordres de rappel de son maître.

 

Il faut donc toujours garder un œil sur lui, voire le tenir systématiquement en laisse – au moins dans les endroits où il pourrait se mettre en danger et/ou représenter lui-même un danger. L’acquisition d’un collier connecté peut également être une manière judicieuse de concilier son besoin de se dépenser et la sérénité de son maître, puisque ce dernier peut alors savoir à tout moment où se trouve son animal.

 

Dans tous les cas, l’apprentissage du rappel doit faire partie des premières choses à apprendre à son chien, de façon à limiter les problèmes et les risques.

Niveau sonore

Le Grand Basset Griffon Vendéen n’est pas du genre à aboyer pour tout et rien. Certes, il ne manque pas de se faire entendre lors de l’arrivée d’une personne inconnue chez lui, mais en dehors de ça, les aboiements ne sont pas un moyen d’expression qu’il utilise beaucoup par rapport à d’autres races de chiens de chasse.

Entente avec les autres chiens

Il n’y a pas qu’avec ses maîtres, grands ou petits, que le Grand Basset Griffon Vendéen s’accorde très bien : il entretient aussi généralement de bonnes relations avec ses congénères. En effet, ayant été sélectionné à la base pour vivre et chasser en groupe, il est naturellement sociable.

 

Lui faire partager son foyer avec un compagnon canin est d’ailleurs un excellent moyen de l’aider à passer du temps et ne pas se mettre dans tous ses états lors des absences de ses maîtres, en particulier si ceux-ci sont souvent absents.

 

Par ailleurs, il n’est pas du tout du genre à aller chercher des noises aux chiens inconnus qu’il croise lors de ses pérégrinations.

Entente avec les chats

Le Grand Basset Griffon Vendéen a tôt fait de considérer les chats comme des proies et de les pourchasser sans relâche.

 

Il peut en aller différemment pour un petit félin qu'il serait habitué dès son plus jeune âge à voir comme faisant partie de sa famille, mais le risque zéro n'existe pas.

Entente avec les autres espèces

L'instinct de chasseur du Grand Basset Griffon Vendéen rend ses relations avec les petits animaux (rongeurs, oiseaux...) très compliquées, car il a tôt fait de les considérer comme des proies. De fait, mieux vaut s’abstenir d'envisager une telle cohabitation : même s’il est bien socialisé, son instinct reste toujours présent en lui et pourrait causer des drames.

 

Le problème se pose aussi au cours des promenades : s’il est laissé libre de ses mouvements, il peut facilement être tenté de suivre une piste ou de se jeter à la poursuite d’un petit animal qui a eu le malheur de croiser son chemin.

Facilité à éduquer

L’éducation du Grand Basset Griffon Vendéen n’est pas une mince affaire : il a besoin d’une main ferme, d’un propriétaire sachant fixer clairement les limites et les lui faire respecter. En effet, le fait qu’il soit très intelligent et à même d’apprendre très vite ne va pas sans inconvénients : il teste régulièrement l’autorité de son propriétaire et sait se montrer très têtu lorsqu’il ne veut pas faire quelque chose.

Méthode d'éducation

Le Grand Basset Griffon Vendéen est plutôt réceptif aux méthodes basées sur le renforcement positif, c’est-à-dire usant de récompenses à chacune de ses bonnes réponses : friandises, caresses, encouragements vocaux… En revanche, il est inutile de s’attendre à de bons résultats en passant par du renforcement négatif ou des méthodes basées sur la punition. Compte tenu de sa propension à être borné, il ne ferait que se braquer, et on aboutirait rapidement à une impasse…

Socialisation

Même si c’est l’éleveur qui doit entamer celle-ci, il est primordial d’offrir au Grand Basset Griffon Vendéen une socialisation de qualité dès son arrivée dans son nouveau foyer. En effet, ce chien est connu pour avoir parfois un tempérament assez difficile à gérer : si par-dessus le marché il n’a pas été socialisé, les choses pourraient devenir d’autant plus compliquées. Il est donc important de lui faire effectuer dès son plus jeune âge toutes sortes de rencontres et de le confronter à un large panel de situations et de stimuli (bruits, odeurs…) qu’il pourrait rencontrer au cours de sa vie auprès des humains.

 

Cela étant, il ne faut pas perdre de vue qu'il fut dès ses débuts sélectionné spécifiquement pour ses talents de chasseur - et c’est d’ailleurs toujours le cas de nos jours. Son instinct de prédation est donc profondément ancré en lui. Autrement dit, même en lui assurant une excellence socialisation, il serait vain d’espérer lui faire entretenir des relations apaisées avec les petits animaux assimilables à des proies tels que les chats, les rongeurs ou encore les oiseaux. Même s’il est habitué à en fréquenter, il risque à tout moment de se mettre à les pourchasser : ils ne sont jamais pleinement en sécurité à ses côtés. 

Apprentissage des règles

Il est important de faire montre d’une grande cohérence dans l'éducation du Grand Basset Griffon Vendéen. Tout doit être logique et progressif pour ce chien qui, s’il sent que ses maîtres sont brouillons, pourrait bien vite se désintéresser d’eux.

 

Aussi, il est important que ses propriétaires prennent le temps de se mettre d’accord sur ce qu’il est autorisé à faire ou non, afin de fixer puis faire respecter des règles cohérentes d’une personne à l’autre. En effet, si un membre de la famille le laisse monter sur le canapé alors qu’un autre le gronde lorsqu’il fait cela, la confusion s’installe. Le cas échéant, il a alors tôt fait de se désintéresser de ce que lui disent les uns et les autres, et de juger par lui-même ce qui est approprié ou non.

Choses à apprendre en priorité

Le rôle de chasseur du Grand Basset Griffon Vendéen explique qu’il aime vagabonder et partir à la recherche de pistes. Il est donc important de lui inculquer au plus tôt les notions de rappel pour limiter le risque qu’il fausse compagnie à ses maîtres lors des sorties, dès lors qu’il n’est pas tenu en laisse. Toutefois, même avec une éducation aux petits oignons, il serait vain d’espérer une fiabilité à 100% : il est impossible de supprimer totalement ce comportement.

En appartement ?

Le Grand Basset Griffon Vendéen n’aime pas les petits espaces : il n’est pas possible d’envisager de le faire vivre en appartement, car il aurait alors toutes les chances d’être malheureux. Une maison avec un grand jardin est nettement plus adaptée pour lui, mais il ne faut pas perdre de vie qu’il est du genre à fuguer si l’occasion se présente : ledit jardin doit donc être entouré d’une clôture digne de ce nom, pour ne pas risquer qu’il prenne la poudre d’escampette.

Dans le jardin ?

Comme beaucoup de chiens de chasse, le Grand Basset Griffon Vendéen peut tout à fait vivre en extérieur, par exemple dans un parc aménagé.

 

Le cas échéant, mieux vaut toutefois qu’il soit en compagnie d’autres chiens, afin de maintenir des contacts sociaux réguliers. Dans le cas contraire, il aurait de grandes chances de mal vivre cette solitude et le fait d’être à l’écart de sa famille.

Comme premier chien ?

Même s'il présente l'avantage d'être facile à entretenir et de jouir généralement d'une bonne santé, le Grand Basset Griffon Vendéen n'est pas vraiment recommandé pour une première adoption.

 

En effet, obéir à son maître est loin d'être au sommet de ses priorités, et il peut donc s'avérer difficile d'obtenir ce qu'on attend de lui. Il a tôt fait de donner du fil à retordre à une personne dont c'est le premier chien, a fortiori si celle-ci manque d'assurance.

Pour une personne peu disponible ?

Même s'il est loin d'être le plus conciliant et expressif des chiens, le Grand Basset Griffon Vendéen est fondamentalement très attaché à ses maîtres, et vit mal leurs absences prolongées.

 

Par conséquent, une personne qui passe de longues journées hors de son domicile et ne serait que peu disponible pour son compagnon ferait mieux d’opter pour une autre race, à moins éventuellement de lui faire partager son toit avec un autre chien.

Pour une personne sportive ?

Ayant besoin d'au moins une heure d'activité par jour mais étant toujours ravi de faire plus, le Grand Basset Vendéen est un compagnon idéal pour un maître sportif. Il se fait un plaisir de l’accompagner faire du footing, de la randonnée ou encore des sorties à vélo.

Pour une personne âgée ?

L'important besoin d’activité du Grand Basset Griffon Vendéen explique qu’il ne convient pas à des personnes âgées et/ou très sédentaires. En revanche, il peut parfaitement trouver sa place auprès de jeunes retraités actifs et en bonne santé.

Pour un petit budget ?

Sans être la race de chien la plus économique, le Grand Basset Griffon Vendéen n'est pas forcément un choix à exclure pour une personne dont le budget est restreint. En effet, il n'est pas particulièrement exigeant en termes de nourriture, est peu susceptible de tomber souvent malade et son entretien est parfaitement abordable.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 14 ans

Le Grand Basset Griffon Vendéen est très résistant, et il est assez rare qu’il soit malade. Il reste donc généralement en bonne santé pendant les 12 à 14 années en moyenne qu'il passe aux côtés de ses maîtres.

Résistance au froid et à la chaleur

Le Grand Basset Griffon Vendéen supporte un grand nombre de climats et se montre très adaptable en la matière. Les étés chauds ne lui font pas peur, tandis qu’en hiver son pelage lui permet de résister aux intempéries. De fait, il est capable de vivre sous l’immense majorité des latitudes, aux exceptions de celles aux conditions les plus extrêmes.

Maladies

Malgré sa robustesse d'ensemble, le Grand Basset Griffon Vendéen possède comme toutes les races quelques faiblesses, et est davantage exposé à certaines maladies.

 

En l’occurrence, il s’agit de :

 

  • l’épilepsie, qui affecte le système nerveux du chien et dont les principaux symptômes sont des crises de convulsions. Ces dernières apparaissent de façon plus ou moins régulière et brutale, en fonction des sujets. Il n’est pas possible de guérir cette maladie, mais des traitements prodigués à vie permettent de diminuer voire de supprimer totalement les crises ;

  • la leishmaniose, une maladie parasitaire chronique transmise par les moustiques. Elle peut toucher toutes les races, mais le Grand Basset Griffon Vendéen tend à se montrer particulièrement sensible à la présence de ce parasite dans son organisme. Les symptômes peuvent donc être plus marqués chez lui que chez ses congénères, et sont très variés en fonction des cas : abattement, perte de poids, soucis de peau (perte de poils ou squames, par exemple), saignements de nez... De façon plus rare, des troubles nerveux, oculaires, digestifs ou encore locomoteurs sont susceptibles de se manifester. Des traitements existent pour limiter les symptômes, mais il est quasiment impossible de débarrasser réellement l’animal du parasite causant la maladie : il reste donc porteur toute sa vie, et peut faire des rechutes. Le mieux reste donc la prévention, en faisant vacciner son compagnon ou en l’équipant d’un collier insecticide – en particulier si on habite dans une région à risque ;

  • la dysplasie de la hanche, qui résulte d’un développement anormal de cette dernière et engendre notamment des douleurs. Un chien touché présente aussi des boiteries et des difficultés à se déplacer. En vieillissant, il est également souvent sujet aux soucis d’arthrose. L’apparition de cette maladie peut être favorisée par une prédisposition génétique, mais cette dernière n’est pas une condition suffisante. Dans tous les cas, dès lors que le problème est identifié assez tôt, il est possible d’atténuer – voire de supprimer - les douleurs et des symptômes grâce à une intervention chirurgicale ;

  • la dysplasie du coude, qui correspond à une malformation de cette articulation. Elle provoque de l’inconfort et des douleurs, amenant parfois à des boiteries. A terme, un chien touché par cette affection est davantage enclin à développer des problèmes d’arthrose. Comme pour la dysplasie de la hanche, une opération peut permettre de limiter les symptômes de la maladie, voire de la soigner dès lors qu’elle intervient suffisamment tôt ;

  • les infections des oreilles (otites, etc.), du fait de la forme tombante de ces dernières.

Risques liés à la chasse

Un Grand Basset Griffon Vendéen employé pour la chasse est inévitablement exposé aux risques propres à cette activité. Dans le feu de l'action, il peut par exemple se blesser en évoluant dans des environnements difficiles ou en étant confronté à des animaux sauvages.

 

Il a également plus de chances d'être concerné par les parasites en tous genres ainsi que les épillets. Cela dit, ceci est vrai aussi pour tout individu qui passe beaucoup de temps dehors, ce qui est en général souvent le cas de ce chien - dès lors qu’il est en bonne santé.

Risque d'obésité

Compte tenu de son mode de vie généralement actif et du fait qu'il n'est normalement pas excessivement gourmand, le Grand Basset Griffon Vendéen n'est pas particulièrement prédisposé à l'obésité.

 

Cela dit, il ne faut pas perdre de vue qu'aucun chien n'est à l'abri, et donc prendre l'habitude de peser son compagnon environ une fois par mois pour remarquer rapidement un éventuel écart. Si celui-ci se confirme voire s'amplifie lors de plusieurs mesures d'affilée, un passage chez le vétérinaire s'impose pour connaître la cause du problème (alimentation trop riche ou donnée en trop grande quantité, maladie, réaction à un traitement...) et être en mesure d'y remédier.

 

C'est d'autant plus nécessaire que le surpoids est un cercle vicieux : un chien qui développe de l'embonpoint a toutes les chances de devenir moins actif, et donc de finir obèse. Or, l'obésité n'est clairement pas à prendre à la légère, car elle peut causer ou aggraver de nombreux problèmes de santé.

Adoption en bonne santé

Ce n’est pas parce que le Grand Basset Griffon Vendéen est globalement robuste qu’il ne faut pas veiller à adopter un animal en bonne santé.

 

En l’occurrence, le meilleur moyen de mettre toutes les chances de son côté est de se tourner vers un éleveur sérieux et responsable, qui notamment prend toutes les dispositions nécessaires pour éviter la transmission de tares héréditaires. Ainsi, le fait qu’il fasse systématiquement effectuer différents tests sur les reproducteurs envisagés (notamment en ce qui concerne la dysplasie du coude et celle de la hanche) et soit en mesure d’en présenter les résultats est indéniablement une preuve de son professionnalisme.

 

Au-delà, et cela est vrai quelle que soit la race, un bon éleveur veille à offrir aux petits et à leurs parents un environnement de qualité pour commencer leur vie. Il a aussi conscience de l’importance d’une bonne socialisation du chiot dès son plus jeune âge, et ne ménage pas ses efforts en la matière.

 

Enfin, il doit être en mesure de fournir au futur propriétaire un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le carnet de santé ou de vaccination de l'animal, qui permet de s’assurer que tout est en règle.

Fragilité en période de croissance

Une fois l’adoption d’un chiot Grand Basset Griffon Vendéen effectuée, il convient de veiller à ce qu’il ne fasse pas d’exercice trop intense pendant ses premiers mois.

 

En effet, il est alors en pleine croissance, et donc particulièrement fragile : ses os et articulations pourraient pâtir d’une activité physique trop intense.

 

Au-delà des conséquences à court terme, il pourrait même y avoir un impact pour tout le reste de son existence, notamment en cas de malformation. Le risque est d’autant plus réel que cette race est prédisposée à la dysplasie de la hanche et à celle du coude.

Maintien en bonne santé

La meilleure manière de garder son chien en bonne santé tout au long de sa vie est de lui assurer un suivi vétérinaire régulier, notamment en l’emmenant régulièrement faire un bilan de santé. Une fois par an suffit normalement dans un premier temps, puis il faut opter pour une fréquence plus régulière lorsque l’animal atteint un âge plus avancé. Ce rendez-vous peut permettre au professionnel de déceler un éventuel problème de santé que le propriétaire n’aurait pas remarqué et/ou qui n’aurait pas encore de symptômes bien visibles. C’est aussi une excellente occasion de faire le point sur la vaccination du chien et d’effectuer les éventuels rappels nécessaires.


En parallèle, il revient au maître de s’assurer tout au long de l’année que son compagnon reste bien à jour de ses traitements antiparasitaires (notamment les vermifuges). C’est d’autant plus important chez le Grand Basset Griffon Vendéen passe généralement beaucoup de temps en extérieur, surtout s’il est employé pour la chasse : il est donc davantage exposé aux parasites.

Entretien du pelage

Le Grand Basset Griffon Vendéen a un pelage particulier, composé d’une double couche de poils assez durs et raides. Il ne perd que très peu de poils, même pendant ses périodes de mues au printemps et en automne.


Le brosser environ une fois par semaine s’avère donc suffisant pour le débarrasser de ses poils morts. Cela dit, un brossage plus fréquent peut s’avérer nécessaire, mais pour d’autres raisons. En effet, ce chien qui passe normalement une bonne partie de son temps en extérieur a vite fait de ramener chez lui des brindilles et autres saletés coincées dans son pelage et sa barbe.


De fait, un maître particulièrement attaché à la propreté de son intérieur a tout intérêt à prendre l’habitude de brosser brièvement son compagnon à chaque fois que ce dernier est de retour après un long moment passé au dehors. C’est évidemment particulièrement vrai s’il évoluait alors dans un environnement salissant, par exemple dans le cadre d’une partie de chasse. Ce bref entretien du pelage est d'ailleurs aussi l’occasion d’inspecter ce dernier et se s’assurer que des parasites (par exemple des tiques), n’y ont pas posé bagages. Il est également utile pour déceler au plus tôt d’éventuelles blessures et le cas échéant les (faire) traiter dans les meilleures conditions.

Bains

Il faut s’abstenir de donner trop fréquemment des bains au Grand Basset Griffon Vendéen : cela ferait partir le sébum qui protège naturellement son pelage ainsi que sa peau, et donc les fragiliseraient. Normalement, 3 à 4 fois par an suffisent. Cela dit, un bain demeure assez incontournable s’il s’est particulièrement sali, par exemple après un long moment dans un environnement boueux.

 

Dans tous les cas, il convient d‘utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour les chiens, car le pH de leur peau est différent de celui des humains. Des shampoings destinés aux humains ne sont donc pas du tout adaptés à nos compagnons.

Entretien des oreilles

Comme tout chien aux oreilles pendantes, le Grand Basset Griffon Vendéen est particulièrement exposé au risque d’infections à ce niveau. Celles-ci doivent donc être vérifiées et nettoyées au moins une fois par semaine ainsi qu’au retour de tout long moment passé dans un environnement humide.

 

En outre, à chaque fois qu’elles se retrouvent mouillées, il est important de bien en sécher l’intérieur pour éviter que de l’humidité ne s’y accumule. C’est notamment le cas bien sûr après chaque bain.

Entretien des yeux

Les yeux du Grand Basset Griffon Vendéen doivent faire l’objet d’une vérification régulière, comme pour n'importe quel chien. Il convient de les inspecter une fois par semaine et de les nettoyer si cela est nécessaire.


Par ailleurs, ses sourcils assez fournis peuvent aller chez certains individus jusqu’à obstruer la vue. Lorsque c’est le cas, il convient de tailler le surplus de poils, pour éviter qu’il ne soit gêné.

Entretien des dents

Il faut savoir que, comme celles des humains, les dents d'un chien ont besoin d’être entretenues. Des lacunes en termes d’hygiène dentaire risquent d’aboutir à la formation de tartre, du fait de l’accumulation de plaque dentaire. Celui-ci peut être à l’origine de divers problèmes de santé, qui pour certains peuvent avoir des conséquences graves et allant bien au-delà des dents - par exemple en cas d’infection.

 

Il est donc important de régulièrement brosser les dents de son chien à l’aide d’un dentifrice spécialement conçu pour la gente canine. Le faire au moins une fois par semaine est un minimum, mais l’idéal est un brossage quotidien.

Entretien de la bouche

Le Grand Basset Griffon Vendéen n’est pas du genre à baver, mais c’est pourtant l’impression qu’on peut avoir lorsqu’il a bu. En effet, sa barbe s’imprègne facilement d’eau, et il faut alors la lui sécher pour éviter qu’il n’en mette partout dans la maison.

 

Ce qui vaut pour les liquides vaut aussi pour les solides : il est conseillé de la brosser après les repas, car des restes alimentaires, débris et autres saletés ont tôt fait de s’y coincer.

Entretien des griffes / ongles

Même si le Grand Basset Griffon Vendéen est actif et passe normalement beaucoup de temps en extérieur, l’usure naturelle ne suffit généralement pas à limer ses griffes. Il est donc nécessaire de les lui tailler à intervalle régulier.

 

Il est hasardeux de donner une fréquence standard, car cela dépend beaucoup de chaque individu, notamment en fonction de son mode de vie. Néanmoins, il est des signes qui ne trompent pas : dès lors qu’on les entend toucher le sol lorsqu’il marche sur des surfaces dures (par exemple du carrelage), c’est le signal qu’une coupe s’impose.

 

À défaut, il finirait par être gêné dans ses déplacements, voire même par se blesser en se cassant malencontreusement une griffe.

Entretien au retour à la maison

Le Grand Basset Griffon Vendéen passant normalement de longs moments en extérieur, il n’est pas inutile de rappeler que toute sortie prolongée, que ce soit dans le cadre de la chasse ou de toute autre activité, gagne à être suivie d’une inspection minutieuse de l’ensemble de son corps – en particulier le pelage et les coussinets.

 

Cela permet de vérifier que des parasites ou des épillets n’ont pas élu domicile sur lui, mais aussi qu’il n’est pas victime d’une blessure – fusse-t-elle légère et discrète.

Initiation au toilettage

Qu’il s’agisse du pelage, des yeux, des oreilles, des dents ou des griffes, les soins que tout bon maître doit prodiguer à son chien ne doivent évidemment pas être faits au hasard. Il peut donc être judicieux de faire appel à un vétérinaire ou à un toiletteur la première fois, afin d’apprendre auprès d’un professionnel la marche à suivre.

 

Par ailleurs, il est important d’habituer dès son plus jeune âge son compagnon aux manipulations en tous genre, de sorte qu’il les accepte sans broncher et que les séances d’entretien se passent de manière apaisée. C’est dans son intérêt à lui, ainsi que dans celui de son propriétaire.

Nourriture recommandée

Le Grand Basset Griffon Vendéen est assez facile à nourrir : il n’est pas du genre compliqué et peut parfaitement se repaître d’aliments industriels équilibrés et de qualité.


Il faut toutefois veiller à lui donner des rations adaptées à ses besoins réels. S’il est employé pour la chasse, ces derniers peuvent varier sensiblement au cours de l’année : il est nécessaire d’ajuster les quantités distribuées à la hausse dans les périodes où il passe régulièrement de longues heures en extérieur à pister et poursuivre le gibier, de façon à lui fournir toute l’énergie dont il a alors besoin. En revanche, une fois la saison de la chasse terminée, il est important de revenir aux quantités habituelles.


Au-delà du cas des individus employés pour la chasse, il faut bien garder en tête que les quantités de nourriture qu’il convient de donner à son chien dépendent toujours de son âge, de son état de santé et de la quantité d’exercice physique qu’il fournit. Elles peuvent donc différer sensiblement d’un sujet à l’autre. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire, que ce soit d’ailleurs pour déterminer les quantités à donner ou pour identifier les aliments les plus appropriés.

Alimentation du chiot

Comme pour toute race, bien nourrir un Grand Basset Griffon Vendéen est particulièrement crucial quand ce n'est encore qu'un chiot. En cas de carences au cours de cette période, il risque de souffrir de retards de croissance, avec potentiellement de graves conséquences à la clef.

 

Par conséquent, il ne faut pas hésiter à faire régulièrement appel à l'expertise d'un vétérinaire tout au long de ses premiers mois, d'autant que ses besoins sont alors en constante évolution.

Fréquence des repas

Comme pour tout chien, et afin notamment de faciliter une bonne digestion, il est préférable de diviser la ration quotidienne du Basset Griffon Vendéen en au moins deux repas (et même davantage chez les plus jeunes), donnés de préférence le matin et le soir.

 

L’idéal est qu’ils soient distribués à heures fixes : cela permet d’instaurer une certaine routine qui renforce la confiance qu’il éprouve envers son maître, puisqu’il constate qu’il peut compter sur ce dernier pour le nourrir et sait qu’un deuxième repas viendra plus tard dans la journée. On réduit ainsi les réclamations intempestives ainsi que les vols de nourriture.

 

Par contre, il faut savoir que la barbe dont est dotée le Grand Basset Griffon Vendéen peut le rendre assez salissant après avoir mangé ou bu. En effet, de nombreux résidus de nourriture ou des liquides ont tôt faits de se loger dans ses poils, puis d’être dispersés dans l’environnement au sein duquel il évolue. Si ses repas sont pris en intérieur ou qu’il passe une bonne partie de son temps dans le foyer, il peut donc être judicieux de prendre l’habitude de l’essuyer lorsqu’il a terminé.

Éviter l'obésité

Même si le Grand Basset Griffon Vendéen n'est pas prédisposé à l'obésité, il est clair qu'une alimentation trop riche ou donnée en trop grandes quantités par rapport à ses besoins du moment aurait de grandes chances de lui faire développer de l'embonpoint.

 

Il en va de même des friandises, quand bien même elles peuvent être de précieuses alliées dans le cadre de son éducation. Une solution peut consister à déduire de sa ration quotidienne l'apport calorique correspondant.

 

Par ailleurs, comme pour tout chien, la distribution d’aliments destinés à la base aux humains (par exemple des restes de table) est à éviter, sauf à s’être assuré qu’ils sont adaptés à ses besoins nutritionnels. Il est rare que ce soit le cas, sans même parler du fait que certains mets appréciés par l’Homme s’avèrent en revanche toxiques pour son meilleur ami…

Hydratation

Comme tous ses congénères, le Grand Basset Griffon Vendéen doit avoir en permanence à sa disposition une gamelle d’eau propre et fraîche pour se désaltérer dès qu’il le souhaite.

 

S’il est utilité dans le cadre de la chasse, il est conseillé d’emmener de quoi l’hydrater : cela permet de s’assurer de la qualité de ce qu’il consomme, plutôt que le laisser boire par exemple de l’eau stagnante ou croupie.

Comme chien de chasse

Le Grand Basset Griffon Vendéen fut sélectionné à ses débuts pour servir comme chien de chasse, seul ou en groupe. Il est capable de pister tout type de gibier, avec une nette préférence pour le sanglier et le lièvre. Il fut d'ailleurs conçu avec l’objectif d’avoir une taille idéale pour s’en prendre à ce dernier.

 

Aujourd'hui encore, il continue d'être principalement employé pour la chasse, et excelle toujours autant en la matière.

Comme chien de garde

Même s’il peut servir à donner l’alerte, il ne faut absolument pas compter sur le Grand Basset Griffon Vendéen comme gardien. En effet, il n’a pas du tout un tempérament protecteur, voire méfiant ; au contraire, il aime rencontrer de nouvelles personnes et ne perçoit pas forcément leurs mauvaises intentions.

Comme chien de compagnie

Créé initialement pour la chasse, le Grand Basset Griffon Vendéen a également su se faire une place auprès des familles car, malgré son tempérament assez têtu, il se montre joueur, joyeux et très sociable.

 

Il est particulièrement adapté aux foyers actifs, étant donné qu’il a besoin de se dépenser beaucoup. Il aime par exemple accompagner ses maîtres au cours de footings ou de randonnées.

Comme chien de compétition

Le Grand Basset Griffon Vendéen peut faire un bon partenaire – voire compétiteur - pour différentes disciplines de sport canin, telles que le frisbee ou le flyball.

Quel que soit le pays, le prix d’un Grand Basset Griffon Vendéen dépend de divers paramètres, à commencer par la renommée de l’élevage, celle de ses parents et de la lignée dont il est issu, mais aussi des qualités qui lui sont propres.

En France, Belgique et Suisse

En France et en Belgique, il est possible d’adopter un chiot Grand Basset Griffon Vendéen à un prix situé entre 500 et 600 euros environ.

Au Canada

Au Canada, les élevages de Grands Bassets Griffons Vendéens sont assez rares, d’autant que le Club Canin Canadien (CCC) ne reconnait pas la race : cela ne l’aide pas vraiment à se faire une place sur ce territoire. Il peut donc être assez difficile de trouver son bonheur, et judicieux de se tourner vers les Etats-Unis ; les éleveurs y demandent généralement entre 600 et 800 dollars américains.


Toutefois, que ce soit depuis les États-Unis ou depuis l’Europe, importer un chien au Canada ne s’improvise pas : il convient alors de bien se renseigner sur les règles à respecter, pour éviter toute mauvaise surprise. Par ailleurs, il faut alors bien sûr avoir conscience que divers frais annexes (transport, formalités administratives…) viennent alors s’ajouter au prix d’achat.

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