Compte tenu de son gabarit, de son besoin d’exercice (au moins une à deux heures par jour) et du fait qu’il aboie beaucoup et très fort (jusqu’à une centaine de décibels), un Berger Allemand a davantage sa place dans une maison avec un jardin que dans un appartement. L’idéal est qu’il n’y ait pas voisins à proximité immédiate, afin d’éviter d’éventuelles tensions liées aux nuisances sonores qu’il représente.
Cependant, dès lors qu’on lui apprend à limiter ses aboiements et qu’il a la possibilité de se défouler quotidiennement dans de grands espaces (parc, forêt, champs…), le Berger Allemand est plutôt calme et la vie en appartement est envisageable.
En tout état de cause, il est assez adaptable concernant l’endroit où il habite : ce qui compte avant tout pour lui, c’est d’être avec ses maîtres.
La robustesse du Berger Allemand ainsi que son épais poil double lui permettent de rester dehors en toute saison. Il ne faut pas oublier d’ailleurs qu’à la base c’est un chien de berger, donc susceptible d’y passer le plus clair de son temps.
Cependant, même s’il n’a rien d’un chien de salon, est résistant aux intempéries et apprécie de passer du temps à l’extérieur, on ne saurait envisager de le faire vivre dans le jardin, quand bien même il disposerait d’une niche confortable le protégeant du soleil, du froid et des intempéries. En effet, il serait vite malheureux, car il est très attaché aux siens, a un grand besoin d’interactions avec eux et de sentir qu’il fait partie de la meute familiale.
Par ailleurs, s’il a accès au jardin, il doit pouvoir y évoluer librement : il a besoin de pouvoir parcourir son domaine pour le surveiller efficacement, un rôle qu’il prend très à cœur. Il n’est donc pas question alors de l’attacher, par exemple pour éviter qu’il se lance à la poursuite d’un chat ou d’un petit animal qui passerait par là : cela le rendrait certainement très malheureux, voire dépressif et/ou agressif. Mieux vaut investir dans une bonne clôture, et en vérifier régulièrement l’état.
Le Berger Allemand n’est pas particulièrement difficile à éduquer et se montre docile dès lors qu’on sait faire preuve de fermeté, de cohérence, de constance et d’un peu de patience tout au long de son éducation. En outre, il jouit d’une bonne santé générale et son entretien n’est pas des plus complexes, même s’il est assez chronophage.
Ce sont évidemment des points positifs, en particulier pour un primo-adoptant.
Il faut toutefois avoir conscience que c’est un animal imposant et puissant, qui en outre est doté d’un fort instinct protecteur. Si ce dernier n’est pas canalisé, on obtient un chien excessivement méfiant et difficile à gérer, voire dangereux. C’est d’autant plus vrai qu’il peut se montrer dominant envers ses congénères – un problème surtout susceptible de se poser chez les mâles.
Cela explique qu’on recommande généralement plutôt le Berger Allemand aux personnes ayant déjà un tant soit peu d’expérience avec la gent canine. Cela dit, ce chien obéissant et très loyal peut convenir à un primo-adoptant dès lors que ce dernier possède les qualités nécessaires, qu’il a pris soin de bien s’informer au préalable et qu’il est prêt à se faire aider au besoin par un éducateur canin professionnel – au moins au début.
Le Berger Allemand jouit d’une bonne santé générale, et n’a normalement pas besoin qu’on l’emmène souvent chez le vétérinaire.
En revanche, son entretien est assez chronophage, même s’il n’est pas complexe : il faut s’attendre à consacrer au moins deux heures par semaine à cette tâche.
Par ailleurs, on doit lui offrir au moins une à deux heures par jour d’exercice physique pour qu’il soit bien dans ses pattes et dans sa tête.
Enfin, il n’aime pas rester seul très longtemps ni très souvent, du fait de son attachement envers les siens : il a tôt fait alors de souffrir d’anxiété de séparation, avec potentiellement divers problèmes de comportement à la clef.
Tout cela fait que le Berger Allemand n’est pas adapté pour une personne peu disponible, même si le problème de la solitude peut être atténué par la présence d’un autre animal dans le foyer.
Compte tenu de son besoin d’exercice physique important (au moins une à deux heures par jour) ainsi que de son endurance, le Berger Allemand est un partenaire idéal pour des personnes sportives. Comme il est proche des siens et aime passer du temps avec eux, il est d’autant plus ravi de les accompagner dans leurs activités de plein air : jogging, balades à vélo, randonnées…
En outre, dès lors qu’il est bien éduqué, sa docilité et son désir de plaire à ses maîtres l’emportent sur sa curiosité et son instinct de chasse : par conséquent, on n’est normalement pas obligé de le rappeler sans cesse parce qu’il s’est lancé à la poursuite d’un chat, d’un petit animal ou d’un congénère. Au contraire, il reste alors auprès de son maître, toujours prêt à le protéger si nécessaire.
Bien qu’il jouisse d’une bonne santé générale et que son entretien ne soit pas très complexe, le Berger Allemand n’est clairement pas fait pour une personne âgée et sédentaire.
Cela s’explique par son besoin d’exercice élevé (au moins une à deux heures par jour), son gabarit et sa puissance. Ces deux derniers points sont d’autant plus problématiques qu’il a un fort instinct protecteur, et peut donc alors être difficile à gérer. Certains spécimens (principalement des mâles) se montrent en outre dominants.
En revanche, le Berger Allemand peut convenir à de jeunes retraités actifs ayant déjà une expérience avec ce type de chien.
Le Berger Allemand ne fait pas partie des races considérées comme hypoallergéniques. Si l’on souffre d’une allergie prononcée à la gent canine, mieux vaut faire un autre choix.
Il faut savoir en tout cas que les allergènes émis par un chien proviennent des poils et des squames (petits bouts de peau morte), ainsi que de l’urine et de la salive. Le Berger Allemand ne bave pas particulièrement, et diffuse donc moins de substances allergènes de cette manière que certains de ses congénères. En revanche, il perd beaucoup de poils et de squames. C’est particulièrement vrai lors des mues saisonnières d’automne et de printemps (elles sont assez prononcées chez lui), mais c’est également le cas le reste de l’année.
En tout état de cause, si l’on est allergique aux chiens mais qu’on souhaite malgré tout adopter un Berger Allemand, on a intérêt à effectuer au préalable un test en conditions réelles, c’est-à-dire à passer un peu de temps auprès de l’animal qu’on envisage d’acquérir. Pour autant, il ne faut pas désespérer si l’expérience n’est pas concluante. En effet, tous les chiens n’émettent pas la même quantité d’allergènes, y compris au sein d’une même race : un autre test auprès d’un autre individu pourrait donner des résultats très différents.
Cela dit, il convient de ne pas crier victoire trop vite : une absence de réaction allergique lors d’un test ne signifie pas qu’il n’y en aura jamais, d’autant qu’une allergie peut mettre jusqu’à plusieurs années avant de se déclarer.
Le Berger Allemand jouit d’une bonne santé générale et n’a normalement pas besoin de voir souvent un vétérinaire. En outre, il ne requiert pas non plus qu’on l’emmène régulièrement chez un toiletteur professionnel. Les dépenses sont donc normalement limitées sur ces deux postes de coûts potentiellement dispendieux.
Pour autant, ce n’est pas un chien économique au quotidien, et sans doute pas le meilleur choix pour une personne au budget serré. En effet, au-delà de son prix d’achat plutôt élevé, son gabarit implique des dépenses assez élevées tout au long de sa vie.
Ainsi, son budget alimentation est assez conséquent, et clairement supérieur à la moyenne.
En outre, le coût des traitements antiparasitaires externes et internes qu’un chien doit recevoir plusieurs fois dans l’année est corrélé à son poids : là aussi, un Berger Allemand coûte donc plus cher qu’un petit chien.