Pointer

Pointer

Autres noms : Pointer Anglais
Nom d'origine : English Pointer
Groupe : Chien d’arrêt
Standard : Standard FCI N°1

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Qualités du Pointer

Tempérament du Pointer

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Pointer au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Pointer

Espérance de vie
De 13 à 14 ans
Poids de la femelle
De 18 à 28 kilos
Poids du mâle
De 20 à 30 kilos
Taille de la femelle
De 61 à 66 cm
Taille du mâle
De 63 à 69 cm

Le Pointer : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Pointer

L’histoire du Pointer Anglais

Le Pointer Anglais fut l’une des premières races de chien sportives au monde. Toutefois, bien que le Pointer que l’on connait aujourd’hui fût développé et standardisé en Angleterre dès le 17ème siècle, la plupart des historiens et experts canins conviennent qu’il serait originaire d’Espagne.

 

Les premiers enregistrements de Pointers en Angleterre datent d'environ 1650. La race serait vraisemblablement le fruit de croisements entre des Pointers Espagnols, des Foxhounds Anglais, des Greyhounds, des Chiens de Saint-Hubert, des Bulldogs et diverses races de setter.

 

Le but des éleveurs était de mettre au point un animal regroupant les qualités de ces différentes races, en particulier l’odorat développé et la constitution physique du Chien de Saint-Hubert ; la vitesse, l’élégance et la grâce du Greyhound ; la cage thoracique bien développée du Foxhound Anglais, ainsi que son endurance et sa facilité d’entretien. Dans un second temps, plusieurs races de setters furent utilisées pour améliorer les caractéristiques psychologiques du Pointer Anglais, car les premiers spécimens étaient décrits comme étant féroces.

 

Jusqu’au 18ème siècle, ce chien était employé pour rechercher, localiser et pointer le petit gibier comme le lapin, le lièvre ou le renard. Il travaillait en tandem avec des Greyhounds et autres chiens de course, qui se chargeaient pour leur part d’attraper et de tuer les proies.

 

Au début du 18ème siècle, avec l’essor de l’usage des armes à feu pour la chasse aux oiseaux les chasseurs réalisèrent que l’English Pointer excellait dans la recherche, le pointage et la récupération du gibier à plumes, grâce notamment à sa rapidité et sa grande endurance. Il fut dès lors principalement utilisé pour cette fonction.

La diffusion internationale du Pointer Anglais

Le Pointer Anglais commença à se diffuser à l’étranger dès la seconde moitié du 19ème siècle.

 

C’est notamment au cours de cette période que des premiers spécimens furent importés en France par des amateurs de chiens de chasse tels que Messieurs Merle, Bailly, Mayaudon, Caillard et de Lambertye.

 

Même s'il est possible que de premiers sujets aient été importés bien plus tôt par des colons, la première importation officielle d’un Pointer Anglais aux États-Unis remonte à 1876. Provenant d’Angleterre et doté d’un pelage citron et blanc, le bien-nommé Sensation devint l’emblème du célèbre Westminster Kennel Club Dog Show, qui fut fondé l’année suivante et est encore aujourd’hui une des expositions canines les plus prestigieuses du monde. La race gagna rapidement en popularité auprès des chasseurs pour la chasse à la caille.

 

En 1878, soit deux ans à peine après son arrivée sur le territoire américain, elle fut acceptée par le National American Kennel Club, ancêtre de l’American Kennel Club (AKC). Le Pointer Anglais fut d’ailleurs l’une des neuf premières races reconnues par ce dernier lors de sa fondation en 1884. L’autre organisme de référence du pays, l’United Kennel Club (UKC) reconnut la race au début du 20ème siècle.  Il fallut en revanche attendre 1963 pour qu’il obtienne la reconnaissance officielle de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organismes nationaux d’une centaine de pays (dont la France, la Belgique et la Suisse).

Le Pointer Anglais est bien implanté dans de nombreux pays d’Europe.

 

Dans son pays d’origine, on comptabilise environ 700 à 800 enregistrements annuels auprès du Kennel Club. La tendance est stable depuis le milieu des années 2000.

 

C’est le cas notamment en France, où le nombre d’enregistrements annuels au Livre des Origines Français (LOF) se situe autour de 1000 à 1200. Sa popularité est toutefois en net recul depuis le début des années 90, lorsque ce nombre approchait les 2500. À l’aube du 21ème siècle, il avait déjà chuté en-dessous de 2000, revenant à son niveau du milieu des années 80. Au début des années 2010, le nombre de naissances annuelles était passé en-dessous des 1500, soit un ordre de grandeur comparable à celui du début des années 70. Autrement dit, même si elle reste forte, sa popularité est à son niveau le plus bas depuis un demi-siècle.

 

Elle se maintient nettement mieux dans d’autres pays européens comme l’Italie, où l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) comptabilise encore plus de 2000 naissances annuelles. Cela marque toutefois là aussi un recul, puisqu’il y en avait plus de 2500 au début des années 2010.

 

Dans certains pays, le Pointer Anglais gagne même du terrain. C’est le cas par exemple en Espagne, où autour de 1000 individus sont enregistrés chaque année auprès de la Real Sociedad Canina de España (RSCE).

 

En comparaison des chiffres qui précèdent, il se fait presque discret dans son pays d’origine, la Grande-Bretagne. En effet, on n’y compte guère plus de 500 à 600 inscriptions par an dans les registres tenus par le Kennel Club. Ce chiffre est en légère érosion par rapport au début des années 2010, où il était plutôt de l’ordre de 700.

 

Le Pointer Anglais est également relativement peu implanté en Suisse, puisque les statistiques de la base de données AMICUS permettent d’établir qu’il ne fait pas partie des 50 races les plus présentes dans le pays.

 

La race demeure également peu répandue en dehors de l’Europe.

 

Aux États-Unis, elle se situe autour de la 115ème place (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’AKC en fonction du nombre de naissances enregistrées chaque année auprès de l’organisme. Cela marque un recul par rapport au début du 21ème siècle, où elle se situait plutôt vers la 100èmeposition.

Le Pointer Anglais est un chien de grande taille à l’allure harmonieuse, souple et élégante. Son corps est bien proportionné et sa musculature bien développée.

 

Sa queue est assez courte, épaisse à la base et fine vers l’extrémité. Elle est droite et suit la ligne du dos. Quand il est en mouvement, elle bat d’un côté à l’autre.

 

Sa tête est plate et repose sur un cou long et musclé. De profil, la longueur du crâne et celle du museau sont à peu près égales.

 

De taille moyenne, les oreilles sont tombantes et attachées juste au-dessus des yeux. Elles sont légèrement pointues et fines, et leurs veines sont apparentes.

 

Les yeux sont de forme ovale, et arborent un coloris noisette chez les individus au pelage clair, marron chez les autres. Dans tous les cas, ils donnent au chien un regard vif.

 

La truffe est généralement noire, mais peut être plus claire chez les sujets arborant une robe citron et blanc. Dans tous les cas, elle possède des narines bien ouvertes.

 

Le pelage du Pointer Anglais est court, dense, lisse, droit et brillant. Sa robe est le plus souvent bicolore, mêlant le blanc et une autre couleur : citron, orange, marron ou noire. Les individus unicolores ou tricolores sont plus rares, mais reconnus également par le standard.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race : les mâles sont plus grands et surtout plus massifs que les femelles.

Standard FCI N°1 (11/23/2009)


TRADUCTION : Prof. R. Triquet.


ORIGINE : Grande-Bretagne.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 28.07.2009.


UTILISATION : Chien d'arrêt.


CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 7 - Chiens d'arrêt.

Section 2.1 - Chiens d'arrêt britanniques et irlandais, pointer.

Avec épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Le pointer est harmonieux, bien construit de toute part. Il donne une impression de force et de souplesse. Son profil général décrit une série de courbe gracieuses.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Aristocratique. Actif tout en dégageant une impression de force, d'endurance et de rapidité. Bon caractère; d'un naturel égal.

TETE :


REGION CRANIENNE :

- Crâne : D'une largeur moyenne, en rapport avec la longueur du chanfrein. La protubérance occipitale est bien prononcée.

- Stop : Bien marqué.

REGION FACIALE :

- Truffe : De couleur sombre, mais elle peut être plus claire dans le cas de la robe citron et blanche. Elle est douce et humide, les narines sont bien ouvertes.

- Museau : Quelque peu concave et se termine au niveau de la truffe, donnant un aspect légèrement creux. Légère dépression sous les yeux.

- Lèvres : Bien développées, souples.

- Mâchoires/dents : Les mâchoires sont fortes et présentent un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c'est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d'équerre par rapport aux mâchoires.

- Joues : Les arcades zygomatiques ne sont pas proéminentes.

- Yeux : A égale distance de l'occiput et de la truffe. Vifs avec une expression de bonté. Les yeux sont de couleur noisette ou marron selon la couleur de la robe. Ils ne sont ni saillants ni hagards. Le regard n'est pas fuyant. Le pourtour des yeux est de couleur sombre, mais il peut être plus clair dans le cas de la robe citron ou blanche.

- Oreilles : Le cuir est mince. Les oreilles sont attachées assez haut. Elles sont placées contre la tête, de longueur moyenne; elles sont légèrement pointues à l'extrémité.

COU :


Long, musclé, légèrement roué, offrant une belle sortie d'encolure, exempt de fanon.

CORPS :


- Rein : Fort, musclé et légèrement harpé. Il est court.

- Poitrine : Juste de largeur nécessaire à bonne ampleur de la région sternale. Elle est bien descendue au niveau des coudes. Les côtes sont bien cintrées, bien développées vers l'arrière du thorax, diminuant graduellement vers le rein.

QUEUE :


De longueur moyenne, épaisse à la base, allant en s'amincissant graduellement vers l'extrémité. Elle est bien couverte de poils serrés et portée au niveau du dos, sans présenter de courbure vers le haut. Quand le chien est en action, la queue doit battre d'un côté et de l'autre.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

Les membres antérieurs, du coude au sol, sont droits et fermes avec une bonne ossature.;Les os sont ovales; les tendons sont forts et apparents.

- Epaule : Longue, oblique et bien inclinée en arrière.

- Carpe : L'articulation ne dépasse pas le profil antérieur du membre et fait une très légère saillie sur la face interne.

- Métacarpe : Assez long, fort et élastique; légèrement incliné.

- Pieds antérieurs : Le pied est ovale; les doigts sont bien serrés et cambrés, pourvus de bons coussinets.

MEMBRES POSTERIEURS : :

Très musclés. Les os de la hanche sont bien espacés et proéminents, mais ils ne dépassent pas le niveau du dos.

- Cuisse : Bien développée.

- Grasset : Bien angulé.

- Jambe : Bien développée.

- Jarret : Bien descendu.

- Pieds postérieurs : Le pied est ovale; les doigts sont bien serrés et cambrés, pourvus de bons coussinets.

ALLURE :


Unie. Le chien couvre beaucoup de terrain. Impulsion donnée par l'arrière-main. Les coudes ne sont ni en dedans ni en dehors. Ne doit absolument pas lever haut les membres à la manière d'un cheval Hackney (pas d'allures relevées ou sautillantes).

ROBE :


POIL : Le poil est fin, court, dur et également réparti, parfaitement lisse, droit et bien luisant.

COULEUR : Les couleurs habituelles sont citron et blanc, orange et blanc, foie (marron) et blanc, et noir et blanc. Les robes unicolores et tricolores sont également correctes.

TAILLE :


La hauteur au garrot recherchée est, chez le mâle, de 25 à 27 pouces (63 à 69 cm) et chez la femelle de 24 à 26 pouces (61 à 66 cm).

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé, le bien-être du chien et sa capacité;à accomplir son travail traditionnel.

DEFAUTS ENTRAINANT LA DISQUALIFICATION :


- Agressif ou peureux.
- Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Pointer Anglais est un compagnon doux, fidèle et affectueux envers sa famille. Il s’entend particulièrement bien avec les enfants suffisamment âgés pour avoir appris à interagir avec les animaux, et fait pour eux un partenaire de jeu infatigable. Il se montre également très patient et doux à leur égard, même lorsqu’ils sont turbulents voire le rudoient. Il est en revanche nettement moins adapté avec les tout-petits du fait de son grand gabarit, car il peut facilement les bousculer sans le faire exprès. En tout état de cause, quelle que soit sa race, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un très jeune enfant sans la surveillance d’un adulte.

 

Il n’y a pas qu’avec les membres de sa famille que l’English Pointer s’entend très bien : il en va généralement de même avec ses congénères.

 

Lui faire partager son quotidien avec l’un d’entre eux est d’ailleurs un excellent moyen d’éviter qu’il ne s’ennuie lors des absences de ses maîtres. En effet, il supporte très mal la solitude : s’il est laissé seul trop souvent ou trop longtemps, il a de grandes chances de développer de l’anxiété de séparation, avec par exemple pour conséquence des comportements destructeurs. Qu’il partage ou non son foyer avec un autre animal, il n’est adapté pour un maître qui passe généralement le plus clair de ses journées hors de son domicile.

 

S’il aime être entouré de ses proches, le Pointer se montre en revanche nettement plus réservé et distant vis-à-vis des étrangers. Sans pour autant faire preuve d’agressivité à leur encontre, il ne se prive pas d’aboyer lorsqu’il perçoit un danger ou qu’un inconnu approche de son lieu d’habitation. Toutefois, même si ses aboiements et son grand gabarit peuvent être dissuasifs, sa capacité à passer à l’attaque en cas de besoin est limitée, ce qui n’en fait pas un bon gardien. En revanche, c’est un chien d’alerte efficace. La cohabitation avec un chat ou un rongeur est envisageable, sous réserve qu’ils aient grandi ensemble ou qu’il ait été habitué à vivre avec d’autres animaux depuis son plus jeune âge. Dans le cas contraire, mieux vaut éviter de prendre le risque, car son instinct de chasse prononcé pourrait le conduire à considérer les nouveaux venus comme des proies. C’est d’ailleurs aussi ainsi qu’il voit les oiseaux de compagnies et les petits animaux qu’il ne connaît pas, qu’ils croisent son chemin au détour d’une balade ou se risquent à s’aventurer dans son jardin.

 

Ce tempérament est évidemment une bonne chose s’il est employé comme chasseur, mais implique aussi qu’il doit être tenu en laisse lors des promenades tant qu’il n’obéit pas lorsqu’on lui demande de revenir, sous peine qu’il se mette à pourchasser les petits animaux qui passent par là. Cela dit, même avec un bon apprentissage du rappel, il n’est pas vraiment possible de lui faire totalement confiance : son instinct peut à tout moment être le plus fort. Il est donc judicieux d’investir dans un collier GPS connecté, afin de pouvoir le localiser facilement si jamais il prend le large – d’autant qu’il est alors capable de s’éloigner très loin, mais pas forcément de trouver son chemin pour revenir.

 

La peur qu’il fausse compagnie à ses maîtres ne saurait en tout cas justifier de limiter les sorties, car le remède serait pire que le mal. En effet, pour être équilibré, le Pointer Anglais doit pouvoirs se dépenser au minimum une heure par jour, par exemple à travers deux ou trois promenades et/ou des séances de jeux.

 

Il est trop actif pour être adapté à une personne âgée et/ou très sédentaire, mais son incroyable rapidité et son endurance en font en revanche un parfait compagnon pour un maître très actif. Il se fait un plaisir de l’accompagner pendant ses séances de jogging, ses sorties à vélo ou encore ses longues randonnées.

 

Sa curiosité et sa grande intelligence impliquent également que l’activité physique seule ne suffit pas : pour être bien dans sa tête en plus de l’être dans son corps, il doit aussi être stimulé intellectuellement. L’idéal est qu’il ait aussi souvent que possible un travail à effectuer ou une mission à remplir. La chasse et les sports canins comme l’agility, l’obéissance et le rallye sont ainsi d’excellents moyens de lui permettre de se dépenser aussi bien physiquement que mentalement.

 

Quoi qu’il en soit, son niveau d’activité fait qu’il n’est pas adapté à une vie en appartement, car il a besoin de pouvoir à tout moment courir librement dans un grand espace pour dépenser son trop-plein d’énergie. Il lui faut donc plutôt une maison avec jardin, mais ce dernier doit être bien clôturé, compte tenu de son tempérament fugueur. L’utilisation d’une clôture électrique souterraine ne saurait d’ailleurs être une solution efficace, car sa détermination est bien plus forte que l’inconfort ressenti par les impulsions électriques, surtout lorsqu’il a flairé une proie et se lance à sa poursuite.

 

Par ailleurs, ce n’est pas parce que ce chien aime se défouler dans le jardin qu’il doit y passer le plus clair de son temps, à l’écart de sa famille. En effet, pour être heureux et équilibré, il a besoin d’être entouré et d’avoir des interactions avec cette dernière. D’ailleurs, dès lors que ses besoins sont comblés, il se montre tout à fait calme, et aime passer du temps aux côtés de ses maîtres, par exemple allongé sur le canapé à se faire dorloter.

Comme pour toute race, la socialisation doit être un des piliers de l’éducation du Pointer Anglais et commencer dès son plus jeune âge, période durant laquelle il est le plus malléable et adaptable.  Il faut donc l’habituer à être exposé à tous types de situations et d’environnements différents, mais aussi et surtout à rencontrer régulièrement d’autres d’animaux et de nouvelles personnes. C’est d’autant plus nécessaire qu’il a spontanément tendance à se montrer timide avec les inconnus. 

 

À l’inverse, pour éviter tout hyper-attachement à ses maîtres, il faut aussi apprendre à son chien à supporter la solitude. À défaut, il risque de particulièrement mal supporter leurs absences.

 

L’intelligence de l’English Pointer fait qu’il est capable d’apprendre vite. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est disposé à se plier au moindre desiderata de son maître : il est doté d’un fort caractère et peut être très têtu, si bien qu’il est parfois difficile de le rendre obéissant.

 

Pour parvenir à ses fins – et en particulier pour réussir à se faire obéir de son chien -, son maître doit donc être ferme dans son éducation et ne rien lui laisser passer dès le début, au risque de se retrouver avec un compagnon difficile à vivre. Il faut veiller en particulier à ce que les règles soient claires d’emblée, mais également constantes dans le temps ainsi que d’une personne à l’autre, ce qui nécessite donc une bonne concertation des membres de la famille.

 

De manière générale, l’idéal est de commencer son apprentissage dès son arrivée dans son foyer, en optant pour la méthode d’éducation canine basée sur le renforcement positif. En effet, il n’est pas réceptif aux réprimandes, et répond bien mieux aux encouragements et aux friandises.

 

Toutefois, les différentes odeurs et sons qu’il perçoit autour de lui l’intéressent également beaucoup, et ont tôt fait d’accaparer son attention pendant les séances d’éducation. Mieux vaut donc opter pour de fréquentes sessions brèves et diversifiées, afin de le garder à chaque fois concentré sur les tâches à accomplir.

 

Les difficultés pour obtenir ce qu’on attend de lui font en tout cas qu’il n’est pas vraiment recommandé pour une personne inexpérimentée, car il aurait tôt fait de lui donner du fil à retordre.

 

Quoi qu’il en soit, compte tenu son fort instinct de chasseur, le rappel est un des enseignements qu’il est primordial de lui prodiguer. Cela permet en effet d’éviter qu’il se lance sans cesse à la poursuite d’animaux qu’il considère comme des proies, et fasse alors fi des injonctions de son maître. Même s’il demeure difficile d’espérer réussir à réfréner ses ardeurs dans 100% des cas, il doit être tenu en laisse lors des promenades tant que cet ordre n’est pas correctement assimilé.

Le Pointer Anglais est dans l’ensemble un chien robuste et sain, et son espérance de vie de 12 à 15 ans est plutôt dans la fourchette haute de la moyenne des chiens de ce gabarit. Il supporte sans difficulté la chaleur, mais son pelage court le rend particulièrement sensible au froid et à l’humidité. Il convient donc de le couvrir d’un manteau pour chien lorsque les températures sont basses. En tout état de cause, il n’est pas fait pour vivre dans une région où le climat est particulièrement froid pendant une grande partie de l'année.

 

Bien qu’il jouisse d’une bonne santé générale, il peut comme toute race être amené à souffrir de différentes pathologies plus ou moins graves tout au long de sa vie. Celles auxquelles il est le plus prédisposé sont :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l’apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle se traduit par des douleurs et des boiteries qui s’accentuent avec le temps, et favorise l’apparition d’arthrose lorsque l’animal vieillit ;
  • l'ostéopathie métaphysaire (ou ostéopathie hypertrophique), une maladie osseuse qui se manifeste généralement dès la croissance de l’animal puis évolue rapidement. En plus de boiteries, elle peut provoquer divers symptômes comme une forte fièvre, de l’anorexie ou une fatigue anormale. Le pronostic vital est bon dans les formes bénignes de la maladie, mais nettement plus réservé pour les cas les plus graves ;
  • la chondrodysplasie (ou nanisme), une maladie génétique qui se traduit par un développement insuffisant des os et du cartilage. Ce dernier fait que les membres antérieurs et postérieurs sont plus courts que la normale. Cette pathologie ne se soigne pas, mais des traitements médicamenteux permettent de soulager la douleur, et une intervention chirurgicale peut être proposée pour les cas les plus graves, afin de corriger une éventuelle déformation des os et vertèbres ;
  • le syndrome de dilatation-torsion de l’estomac, qui survient lorsque l’estomac gonfle et se plie sur lui-même, bloquant l’évacuation des gaz et perturbant la circulation sanguine. À moins d’une intervention rapide d’un vétérinaire, elle est généralement fatale : il s’agit donc d’une urgence vitale ;
  • la maladie d’Addison, un trouble endocrinien dont l’origine est parfois héréditaire et qui est causé par la destruction ou l’atrophie des glandes surrénales. Cela entraîne des symptômes variés qui peuvent faire penser à d’autres pathologies : vomissements, diarrhées, abattement, perte de poids, anorexie, tremblements… La forme aiguë ne donne que peu de chances à l’animal d’en réchapper, tandis qu’ un traitement à vie permet de lutter contre la forme chronique ;
  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale entraînant une baisse du métabolisme. Elle se traduit par divers symptômes qui varient d’un individu à l’autre : grande fatigue, pelage abîmé, difficultés respiratoires, embonpoint... Elle nécessite un traitement à vie pour atténuer voire empêcher ces derniers ;
  • l’épilepsie, une maladie chronique du système nerveux qui entraîne des crises convulsives dont les manifestations peuvent être différentes d’une fois à l’autre et selon l’individu. Même si elle est incurable, différents traitements permettent de diminuer l’intensité ou le nombre des crises, au point que la plupart des individus touchés par cette pathologie parviennent à mener une vie normale ;
  • la sténose aortique, une malformation cardiaque congénitale et probablement héréditaire qui se traduit par une insuffisance cardiaque. Cette anomalie est incurable, et le risque de syncope ou de crise cardiaque chez l’animal atteint est non négligeable. Il existe toutefois des médicaments qui permettent de contrer les effets de l’insuffisance cardiaque et le risque de mort subite ;
  • la démodécie, une maladie dermatologique due à la prolifération excessive d’acariens Demodex Canis. Des plaques dépourvues de poils, des rougeurs sources de démangeaisons, des points noirs ainsi que des pellicules peuvent apparaître. La forme localisée guérit généralement d’elle-même, mais au besoin – ou dans le cas d’une forme généralisée - un traitement médicamenteux et des soins de la peau permettent d’en venir à bout ;
  • les allergies, qu’elles soient respiratoires, alimentaires, cutanées ou de contacts. Les symptômes et les traitements dépendent du type d’allergie dont il est question ;
  • la surdité congénitale, qui affecte particulièrement les chiens au pelage blanc. Qu’elle touche une seule oreille ou les deux, elle est irréversible ;
  • les otites, inflammations fréquentes chez tout chien aux oreilles tombantes.

 

Le Pointer Anglais est également particulièrement prédisposé à différentes maladies oculaires :

  • l’atrophie rétienne progressive, une affection héréditaire incurable qui entraîne une dégénérescence de la rétine. Elle provoque une perte progressive de la vision, d’abord nocturne puis diurne ;
  • le prolapsus de la glande nictitante (ou cherry eye), qui correspond à un gonflement de cette glande lacrymale. Les signes les plus courants sont l’apparition d’une petite boule rouge dans le coin interne de l’œil, ainsi que des larmoiements. Elle se soigne grâce à une intervention chirurgicale ;
  • l'entropion, qui correspond à un enroulement du bord de la paupière vers l’intérieur de l’oeil. Il peut être héréditaire et provoque des douleurs, des irritations et des inflammations de la cornée et de la conjonctive causées par le frottement répété des cils et/ou des poils sur les parties fragiles de l’œil. Une intervention chirurgicale permet d’y remédier ;
  • la cataracte, qui touche principalement les sujets âgés et correspond à une opacification du cristallin. Si rien n’est fait, cela entraîne une perte progressive de la vue, jusqu’à la cécité totale. Une opération peut toutefois permettre à l’animal de retrouver une vision correcte.

 

En outre, lorsque le Pointer Anglais est utilisé pour la chasse, il est évidemment exposé aux risques que cette activité implique – en particulier celui de blessures.

 

Cela dit, même si la liste des affections auxquelles la race est prédisposée peut faire peur à première vue, il convient de garder en tête que leur prévalence demeure faible, si bien que la plupart de ses représentants vivent en parfaite santé. Ceci est d’ailleurs confirmé par une étude menée en 2004 par le Kennel Club et la British Small Animal Veterinary Association, dont il ressort que la vieillesse est la première cause de mortalité chez cette race. Elle explique à elle seule un quart des décès, tandis que les cancers arrivent en deuxième position et sont en cause dans environ 20% des cas.

 

Il n’en reste pas moins vrai qu’une large partie des maladies auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être héréditaires, ce qui justifie de privilégier un éleveur de Pointer Anglais sérieux. En effet, non content d’offrir aux chiots une socialisation de qualité dès leurs premières semaines de vie, un professionnel digne de ce nom a à cœur qu’ils ne souffrent pas d’une tare héréditaire transmise par leurs parents. Pour éviter cela, il fait donc systématiquement réaliser différents tests génétiques sur les individus qu’il envisage de faire se reproduire, afin d’éviter toute transmission d’une pathologie héréditaire – et écarte bien sûr ceux qui sont à risque. En plus des résultats des tests en question, il doit être en mesure de présenter un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination de l’animal.

 

Une fois l’adoption effectuée, il faut veiller à épargner à ce dernier tout effort physique trop long ou trop intense tout au long de sa croissance, qui dure en général jusqu’à ses 18 mois. En effet, ses os et ses articulations sont alors particulièrement fragiles ; il risquerait de se blesser ou de développer des malformations, avec potentiellement des séquelles à vie. Cela pourrait favoriser par exemple l’apparition d’une dysplasie de la hanche, à laquelle il est prédisposé.

 

Enfin, durant toute sa vie, le Pointer Anglais doit être emmené au moins une fois par an chez le vétérinaire pour effectuer un bilan de santé complet. Ce rendez-vous offre également l’occasion d’effectuer les éventuels rappels de vaccins qui s’imposent. En parallèle, afin de prévenir les risques liés aux parasites (vers, tiques…), son maître doit veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que nécessaire.

Le Pointer Anglais est une race de chien facile d’entretien, et cela vaut notamment pour son pelage. Un brossage une fois par semaine avec un gant spécial ou une brosse en caoutchouc est suffisant pour éliminer les poils morts et répartir le sébum sur l’ensemble de sa fourrure. Le frotter délicatement avec une peau de chamois ou un chiffon doux permet ensuite de le faire briller. C’est aussi l’occasion de déceler d’éventuels problèmes cutanés, qui sont fréquents chez lui.

 

Durant ses mues saisonnières, au printemps et à l’automne, la perte de poils reste modérée, mais la fréquence de brossage doit toutefois être accrue. L’idéal est alors de s’en occuper deux ou trois fois par semaine.

 

Dès lors qu’il est correctement entretenu, le pelage du Pointer Anglais est peu salissant et dégage rarement de mauvaises odeurs. Par conséquent, il n’a pas besoin d’être lavé fréquemment : une ou deux fois dans l’année suffit, à moins bien sûr qu’il ne soit sale ou sente mauvais. Dans tous les cas, il convient d’utiliser systématiquement un shampoing doux spécifiquement conçu pour la gent canine, afin d’éviter d’abîmer sa peau avec un produit non adapté. En effet, le pH de la peau des chiens diffère de celui de la peau des hommes.

 

Une attention particulière doit être portée à ses oreilles tombantes, car cette particularité morphologique augmente le risque d’infections à ce niveau (otites, etc.). Il faut donc non seulement les inspecter et les nettoyer au moins une fois par semaine, mais aussi prendre le temps de les sécher à chaque fois qu’elles ont été en contact avec de l’eau ou qu’il a passé un long moment dans un milieu humide, pour éviter que justement de l’humidité ne s’y accumule.

 

L’entretien des oreilles de son chien et aussi l’occasion de contrôler ses yeux et de les nettoyer au besoin, afin là aussi d’éviter le risque d’infections.

 

Par ailleurs, ses dents doivent également être nettoyées au moins une fois par semaine à l’aide d’un dentifrice pour chien et d’une brosse à dents ou d’un doigtier. Cela permet de limiter la formation et l’accumulation de tartre, qui favorise l’apparition de la mauvaise haleine, mais aussi de diverses maladies bucco-dentaires. L’idéal est même d’opter pour un brossage plusieurs fois par semaine, voire tous les jours.

 

Quant à ses griffes, le niveau d’activité du Pointer Anglais fait que l’usure naturelle suffit généralement à les limer. Toutefois, lorsqu’il vieillit ou qu’il n’est plus aussi actif qu’auparavant, elles peuvent devenir trop longues et finir par le gêner, voire le blesser. Il faut alors les examiner régulièrement et les couper avec une lime ou un coupe-griffes dès que cela est nécessaire. C’est le cas dès lors qu’on entend une sorte de cliquetis lorsqu’il marche sur un sol dur.

 

Qu’il s’agisse du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou encore des griffes, il ne faut pas hésiter à demander l’aide d’un professionnel (vétérinaire ou toiletteur) pour apprendre les bons gestes d’entretien du Pointer Anglais. Il convient en outre d’habituer son animal à se laisser manipuler dès son plus jeune âge.

 

Cela facilite les choses non seulement pour les séances de toilettage, mais aussi pour pouvoir l’examiner facilement à chaque retour d’un long moment passé en extérieur, par exemple dans le cadre d’une partie de chasse. Ceci est en effet important afin de s’assurer qu’il n’est pas blessé ou qu’il n’y a pas de parasites ou épillets restés coincés dans son pelage.

Comme pour toute race, l’alimentation du Pointer Anglais doit être adaptée à sa taille, son âge, sa santé et son niveau d’activité physique – tant en ce qui concerne le choix des produits que la détermination de la quantité qui lui en est donnée chaque jour. Pour maximiser les chances de garder son chien en bonne santé, il est recommandé de le nourrir avec des croquettes ou des pâtées de haute qualité, afin de lui fournir tous les apports nutritionnels dont il a besoin.

 

Ces derniers peuvent d’ailleurs varier sensiblement au cours de l’année. En effet, s’il est utilisé comme chasseur, il dépense plus d’énergie au cours de certaines périodes, et doit donc voir alors ses rations quotidiennes augmentées. Il convient toutefois de bien revenir à une quantité de nourriture normale une fois que la saison est terminée, afin d’éviter tout risque d’embonpoint.

 

De fait, bien que l’English Pointer ne soit pas prédisposé à l’obésité, il convient de contrôler chaque mois son poids pour s’assurer que tout va bien à ce niveau-là. C’est d’autant plus important s’il a été stérilisé, car le risque est alors plus grand. En cas d’augmentation qui perdure voire s’amplifie sur plusieurs mesures d’affilée, il est nécessaire de l’amener chez le vétérinaire pour connaître la cause du problème, et donc savoir comment y remédier. En tout état de cause, son alimentation et son niveau d’activité peuvent ne pas être en cause, par exemple si cette prise de poids est un symptôme d’une maladie.

 

Quoi qu’il en soit, son alimentation est particulièrement déterminante quand il est jeune et que son corps est en pleine croissance. En effet, le nourrir avec des aliments trop riches et/ou lui donner des quantités trop importantes risquerait de le faire grandir trop vite, ce qui peut engendrer non seulement des blessures, mais aussi des problèmes durables au niveau des os et des articulations, en causant par exemple des malformations. À l’inverse, une alimentation inadaptée peut aussi causer des retards de croissance potentiellement fort préjudiciables.

 

Quel que soit son âge, l’idéal est comme pour tout chien de répartir sa ration quotidienne en plusieurs repas. C’est d’autant plus indispensable qu’il est prédisposé à la dilatation-torsion de l’estomac, qui fait souvent suite à une absorption rapide d’une quantité importante de nourriture. C’est aussi pour éviter cette dernière que les repas doivent être pris au calme, et éloignés d’au moins une heure de toute activité physique intense.

 

Par ailleurs, le fait qu’il ne soit pas particulièrement enclin à l’obésité ne saurait justifier de lui donner de la nourriture destinée aux humains (par exemple des restes de table), sans s’assurer qu’elle est effectivement susceptible de correspondre à ses besoins nutritionnels. À défaut, elle lui ferait plus de mal que de bien – a fortiori bien sûr s’il s’agit d’aliments appréciés des humains mais toxiques pour la gent canine.

 

Enfin, de l’eau doit être mise à sa disposition tout au long de la journée et être renouvelée régulièrement afin qu’elle reste fraîche. S’il est employé dans le cadre de la chasse, mieux vaut en emporter une quantité suffisante que de le laisser boire des eaux stagnantes.

Avant le 18ème siècle, le Pointer Anglais était utilisé principalement comme chien d’arrêt pour la chasse au petit gibier tel que le lapin, le lièvre ou le renard. Il s’occupait donc de détecter des proies potentielles et travaillait avec des chiens de courses, qui eux étaient chargés de pourchasser et d’attraper ces dernières.

 

Avec l’arrivée des armes à feu dans son Angleterre natale au début du 18ème siècle, il se mit à être utilisé plutôt pour pointer et récupérer le gibier à plumes, fonction dans laquelle il excelle.

 

Aujourd’hui encore, il est très apprécié des chasseurs, qui l’emploient majoritairement comme chien d’arrêt.

 

On le retrouve aussi comme animal de compagnie. Sa douceur et son caractère affectueux font du Pointer un compagnon très attachant, à condition que sa famille soit en mesure de satisfaire son grand besoin d’exercice et qu’elle soit suffisamment présente pour lui.

 

Sa loyauté envers ses maîtres ainsi que le comportement réservé et distant qu’il entretient vis-à-vis des étrangers, ne se privant pas d’aboyer bruyamment à leur approche, font de lui un excellent chien d’alerte. Sa capacité à jouer le rôle de gardien est en revanche limitée par sa moindre propension à passer à l’attaque en cas de danger.

 

C’est aussi un bon partenaire pour la pratique de sports canins. Sa nature compétitive et son endurance lui permettent notamment de se distinguer dans des disciplines comme le canicross, le cani-VTT, l’obéissance, le rallye et l’agility.

 

Enfin, son élégance et son envie de plaire à ses maîtres en font aussi une valeur sûre dans les concours de beauté canins. On le retrouvait d’ailleurs déjà souvent dans les expositions au 19ème siècle.

Le prix d’un chiot Pointer Anglais se situe entre 450 et 1200 euros, et la moyenne tourne autour de 900 euros, sans qu’on constate de différence majeure entre mâles et femelles. On trouve de nombreux éleveurs partout en Europe.

 

En revanche, au Canada, ils sont encore rares, si bien que le nombre d’individus proposés chaque année est assez limité. Le montant demandé se situe généralement entre 1200 et 3000 dollars canadiens. De ce fait, l’option la plus pertinente peut donc être de se fournir aux États-Unis, où un chiot se monnaye entre 1000 et 1500 dollars américains. Le cas échéant, il faut veiller à respecter la réglementation concernant l’importation d’un chien au Canada, et prendre en compte que des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

 

Quel que soit le pays, les différences de prix d’un individu à l’autre s’expliquent par leurs caractéristiques propres (et notamment leur conformité plus ou moins grande par rapport au standard de la race), mais aussi par la renommée de la lignée dont ils sont issus, ainsi que par le prestige de l’élevage.

  • Le Pointer Anglais apparaît notamment dans plusieurs tableaux du 18ème siècle, dont :
    • Two Pointers Belonging to the 3rd Earl of Burlington with Dead Game in a Landscape (1713), une oeuvre du peintre français Alexandre François Desportes (1661-1743). Elle met en scène deux représentants de la race : l’un possède une robe noire et blanche, l’autre blanche et marron. Ces chiens appartenant à Richard Boyle (1694-1753), le 3ème comte de Burlington, posent devant des oiseaux morts qu’ils ont réussi à capturer lors d’une partie de chasse.
    • Chien pointant une perdrix, peint en 1725 par Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Cette peinture met en scène un Pointer Anglais qui chasse une perdrix.

 

  • Le Pointer Anglais est l’emblème du Westminster Kennel Club Dog Show depuis sa création en 1877. Cette exposition qui se tient chaque année à New York est une des plus prestigieuses au monde. L’animal qui servit de modèle se prénommait Sensation et avait été importé d’Angleterre en 1876. On le retrouve ainsi sur le logo de l’évènement et de nombreux supports de communication.

 

  • Lors de la Seconde Guerre mondiale, une femelle Pointer Anglais au pelage marron et blanc baptisée Judy fut offerte comme mascotte aux marins du navire britannique HMS Grasshopper. Elle aida à sauver des membres de l’équipage de la noyade, à trouver de l’eau douce sur une île déserte et donnait l’alerte dès que des avions ennemis étaient en approche. Lorsque le navire fut touché par des torpilles en 1942, elle fut faite prisonnière par les forces japonaises à Sumatra. Judy est d’ailleurs encore aujourd’hui le seul chien au monde officiellement reconnu comme prisonnier de guerre. Sa carrière et les actions qu’elle mena à la Royal Navy conduisirent même à lui remettre la médaille Dickin, une distinction décernée aux animaux qui ont fait preuve d’actes de bravoure et de courage lors de leur service dans l’armée ou la défense civile.
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Avis & conseils Pointer

J'ai des Pointers Anglais depuis plusieurs décennies . Je chasse avec mes Pointers . Je fais dans l'automne plusieurs sorties fructueuses . Des chiens pour la famille avec plusieurs qualités . Je ne leur connais pas de défaut pour les enfants et les amis de la famille et des autres chiens .....Laval Cöté

   
Par Laval Cöté

le pointer est un excellent chien d'arrêt mais il faut qu'il soit équilibré, passionné,endurant(surtout pour chasser 6 - 7 heures en montagne) cela pour chasser plusieurs jours par semaine.si par hasard vous avez la chance de toucher une telle bête,vous pourrez obtenir une énorme complicité ou il ne manquera que la parole mais souvent des regards valent bien des paroles surtout respect toujours votre chien il vous le rendra toujours

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Par casamayou jean

je besoin des informations sur cette race. merci

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Par maryouma