Pointer

Pointer

Autres noms : Pointer Anglais
Nom d'origine : English Pointer
Pays d'origine : Royaume-Uni
Groupe : Chien d’arrêt

Qualités du Pointer

Tempérament du Pointer

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur

Sociabilité du Pointer

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Pointer au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Pointer

Espérance de vie
De 12 à 15 ans
Poids de la femelle
De 20 à 29 kg
Poids du mâle
De 25 à 34 kg
Taille de la femelle
De 61 à 66 cm
Taille du mâle
De 63 à 69 cm

Le Pointer : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Pointer

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéEntretienAlimentationUsagesPrixDivers

Genèse

Bien que le Pointer que l’on connait aujourd’hui fût développé et standardisé en Angleterre à partir du 18ème siècle, la plupart des historiens et experts canins estiment que ses origines se situent en Espagne. Plus précisément, il serait le fruit de croisements entre des Pointers Espagnols importés dans le pays et des Foxhounds Anglais, des Greyhounds (Lévriers Anglais), des Chiens de Saint-Hubert, des Bulldogs Anglais et diverses races de setter.

 

Le but des éleveurs était de mettre au point un animal regroupant les qualités de ces différentes races - en particulier la capacité à pointer du Pointer Espagnol ; l’odorat développé et la constitution physique du Saint-Hubert ; la vitesse, l’élégance et la grâce du Greyhound ; la cage thoracique bien développée, l'endurance et la facilité d’entretien du Foxhound Anglais. Dans un second temps, plusieurs races de setters furent utilisées pour améliorer les caractéristiques psychologiques du Pointer Anglais, car les premiers spécimens étaient décrits comme étant féroces.

 

À ses débuts, ce chien était employé pour rechercher, localiser et pointer le petit gibier comme le lapin, le lièvre ou le renard. Il travaillait en tandem avec des Greyhounds et autres chiens de course, qui se chargeaient pour leur part d’attraper et de tuer la proie.

 

Puis, avec l’essor de l’usage des armes à feu pour la chasse aux oiseaux aux 18ème et 19ème siècles, les chasseurs réalisèrent que l’English Pointer pouvait gérer seul la recherche, le pointage et la récupération du gibier à plumes, grâce notamment à sa rapidité et sa grande endurance. Il fut dès lors principalement utilisé pour cette fonction.

Diffusion internationale

Le Pointer Anglais commença à se diffuser à l’étranger dès la seconde moitié du 19ème siècle.

 

C’est notamment au cours de cette période que des premiers spécimens furent importés en France par des amateurs de chasse tels que messieurs Merle, Bailly, Mayaudon, Caillard et de Lambertye.

 

Même s'il est possible que de premiers sujets aient été amenés bien plus tôt par des colons, la première importation officielle d’un Pointer Anglais aux États-Unis remonte à 1876. Provenant d’Angleterre et doté d’un pelage citron et blanc, le bien-nommé Sensation devint l’emblème du célèbre Westminster Kennel Club Dog Show, qui fut organisé pour la première fois l’année suivante et est encore aujourd’hui une des expositions canines les plus prestigieuses du monde. La race gagna rapidement en popularité auprès des chasseurs pour la chasse à la caille.

 

En 1878, soit deux ans à peine après son arrivée sur le territoire américain, elle fut acceptée par le National American Kennel Club, ancêtre de l’American Kennel Club (AKC). Le Pointer Anglais fut d’ailleurs l’une des neuf premières races reconnues par ce dernier lors de sa fondation en 1884. L’autre organisme de référence du pays, l’United Kennel Club (UKC), la reconnut à son tour au début du 20ème siècle.

 

Il fallut en revanche attendre 1963 pour qu’elle obtienne la reconnaissance officielle de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organismes nationaux d’une centaine de pays - dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse.

Dans son pays d'origine

En comparaison des chiffres de certains pays, le Pointer Anglais se fait presque discret dans ses terres d’origine. En effet, on ne compte guère plus de 500 à 600 inscriptions par an dans les registres tenus par le Kennel Club, l'organisme britannique de référence.

 

Ce nombre est en légère érosion par rapport au milieu des années 2000 et au début des années 2010, où il était plutôt de l’ordre de 700.

En France

Le nombre d’enregistrements annuels de Pointer Anglais au Livre des Origines Français (LOF) se situe autour de 1000 à 1200. Il bénéficie donc d'une popularité certaine dans le pays. Toutefois, celle-ci est en net recul depuis le début des années 90, lorsque ce nombre approchait les 2500. À l’aube du 21ème siècle, il avait déjà chuté en-dessous de 2000, revenant à son niveau du milieu des années 80. Au début des années 2010, le nombre de naissances annuelles était passé en-dessous des 1500, soit un ordre de grandeur comparable à celui du début des années 70.

 

Autrement dit, même si elle reste forte, sa popularité en France est à son niveau le plus bas depuis un demi-siècle.

En Suisse

Le Pointer Anglais est relativement peu implanté en Suisse, puisque le nombre de spécimens enregistrés dans la base de données AMICUS se situe autour de 400. Même si la tendance est légèrement à la hausse depuis au moins le milieu des années 2010, cela le place autour de la 120ème place (sur environ 350) dans le classement des races les plus présentes dans le pays.

Au Canada

Le Pointer Anglais se fait assez discret au Canada. Ainsi, même s'il existe un club de race local, moins d'une dizaine d'éleveurs en sont membres.

Ailleurs dans le monde

Le Pointer Anglais est bien implanté dans plusieurs pays d’Europe.

 

C'est le cas en particulier en Italie, où l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) comptabilise autour de 2000 à 2500 naissances annuelles.

 

Il est également populaire par exemple en Espagne, où environ 1000 individus sont enregistrés chaque année auprès de la Real Sociedad Canina de España (RSCE). La tendance est d'ailleurs à la hausse.

 

Toutefois, il demeure très discret dans certains pays. C'est le cas par exemple en Allemagne, où le nombre de spécimens enregistrés chaque année auprès du Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH) est de l'ordre de la cinquantaine. Ce nombre est même à la baisse par rapport aux années 2000.

 

De l'autre côté de l'Atlantique, aux États-Unis, l'English Pointer se situe autour de la 115ème place (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’American Kennel Club (AKC) en fonction du nombre de naissances enregistrées chaque année auprès de l’organisme. Cela marque un recul par rapport au début du 21ème siècle, où elle se situait plutôt vers la 100ème position.

 

Force est de constater en tout cas que la race a essaimé loin de ses terres d'origine : par exemple, autour de 100 à 150 individus sont enregistrés chaque année auprès de l'Australian National Kennel Council (ANKC), même si là aussi ce nombre a fortement baissé au cours des années 2010.

Taille & poids

Taille du mâle
De 63 à 69 cm
Taille de la femelle
De 61 à 66 cm
Poids du mâle
De 25 à 34 kg
Poids de la femelle
De 20 à 29 kg

Dépassant les 60 centimètres au garrot, le Pointer Anglais fait partie des plus grandes races de chien

 

Le dimorphisme sexuel est toutefois assez marqué : les mâles sont plus grands et surtout plus massifs que les femelles. Tous atteignent en tout cas leur taille adulte vers l'âge de 16 mois.

Morphologie

Le Pointer Anglais est un chien de grande taille à l’allure harmonieuse, souple et élégante. Son corps est bien proportionné et sa musculature bien développée.

Queue

La queue du Pointer Anglais est assez courte, épaisse à la base et fine vers l’extrémité. Elle est droite et suit la ligne du dos. Quand il est en mouvement, elle bat d’un côté à l’autre.

Tête

La tête du Pointer Anglais est plate et repose sur un cou long et musclé. De profil, la longueur du crâne et celle du museau sont à peu près égales.

 

Les oreilles sont de taille moyenne, tombantes et attachées juste au-dessus des yeux. Elles sont légèrement pointues et fines, et leurs veines sont apparentes.

 

La truffe est généralement noire, mais peut être plus claire chez les sujets arborant une robe citron et blanc. Dans tous les cas, elle possède des narines bien ouvertes.

Yeux

Les yeux du Pointer Anglais sont de forme ovale, et arborent un coloris noisette chez les individus au pelage clair, marron chez les autres. Dans tous les cas, ils lui donnent un regard vif.

Pelage

Le pelage du Pointer Anglais est court, dense, lisse, droit et brillant. 

Couleurs de robe

La robe du Pointer Anglais est le plus souvent bicolore, mêlant le blanc et une autre couleur : citron, orange, marron ou noire. Les individus unicolores ou tricolores sont plus rares, mais reconnus également par le standard de la race.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Pointer doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Proximité avec ses maîtres

Le Pointer Anglais est un compagnon doux, fidèle et affectueux envers sa famille, dont il aime être entouré. Dès lors que son besoin d'exercice est satisfait, il se montre tout à fait calme et aime passer du temps aux côtés des siens, par exemple allongé sur le canapé à se faire dorloter.

Capacité à supporter la solitude

Le Pointer Anglais supporte très mal la solitude : s’il est laissé seul trop souvent ou trop longtemps, il a de grandes chances de développer de l’anxiété de séparation, avec par exemple pour conséquence des comportements destructeurs.

 

Lui faire partager son foyer avec un autre animal est un bon moyen de rendre les absences de ses propriétaires plus supportables. Néanmoins, il n’est en tout état de cause pas adapté pour des personnes qui passent généralement le plus clair de leurs journées hors du domicile.

Entente avec les enfants

Le Pointer Anglais s’entend particulièrement bien avec les enfants suffisamment âgés pour avoir appris à interagir avec un chien et le respecter. Non content de faire pour eux un partenaire de jeu infatigable, il se montre également très patient et doux à leur égard, même lorsqu'ils sont turbulents voire le rudoient.

 

Il est en revanche nettement moins adapté avec les tout-petits du fait de son grand gabarit, car il peut facilement les bousculer sans le faire exprès. En tout état de cause, quelle que soit sa race, un chien ne doit jamais être laissé seul avec un très jeune enfant sans la surveillance d’un adulte.

Entente avec les personnes inconnues

Le Pointer Anglais se montre assez réservé et distant vis-à-vis des étrangers. Sans pour autant faire preuve d’agressivité à leur encontre, il ne se prive pas d’aboyer lorsqu’il perçoit un danger ou qu’un inconnu approche de son lieu d’habitation.

Instinct protecteur

Même si les aboiements et le grand gabarit du Pointer Anglais peuvent être dissuasifs face à des personnes mal intentionnées, sa propension à passer à l’attaque en cas de besoin est limitée : il n'est donc pas vraiment possible de compter sur lui comme gardien. En revanche, c’est un chien d’alerte efficace, du fait justement qu'il aboie bruyamment lorsqu'il perçoit un danger potentiel.

Obéissance

Obéir au doigt et à l'oeil est généralement loin d'être une priorité pour le Pointer Anglais. Il peut même donner du fil à retordre à une personne qui ne sait pas se faire respecter de son chien et lui montrer qui décide : il a alors tôt fait d'employer son intelligence pour décider par lui-même ce qu'il convient de faire, plutôt que d'écouter les ordres de son maître.

Besoin d'exercice

Pour être équilibré, le Pointer Anglais doit pouvoir se dépenser au minimum une heure par jour, par exemple à travers deux ou trois promenades et/ou des séances de jeux.

Activités recommandées

La rapidité et l'endurance du Pointer Anglais le rendent parfaitement capable d'accompagner un maître sportif pendant ses séances de jogging, ses sorties à vélo ou encore ses longues randonnées - et il apprécie généralement de le faire.

 

Sa curiosité et sa grande intelligence impliquent également que l’activité physique seule ne suffit pas : pour être bien dans sa tête en plus de l’être dans son corps, il doit aussi être stimulé intellectuellement. L’idéal est qu’il ait aussi souvent que possible un travail à effectuer ou une mission à remplir.

 

La chasse et les sports canins comme l’agility, l’obéissance et le rallye sont ainsi d’excellents moyens de lui permettre de se dépenser aussi bien physiquement que mentalement.

Capacité de travail

Le Pointer Anglais est très endurant, et rarement aussi heureux que quand il a un travail à effectuer ou une mission à remplir. Il possède donc une grande capacité de travail, qui peut être employée par exemple dans le cadre de la chasse.

Risque de fugue

Même avec un bon apprentissage du rappel, il n’est pas vraiment possible de faire totalement confiance au Pointer Anglais : son instinct de chasseur peut à tout moment être le plus fort lorsqu'il sent ou voit passer un petit animal.

 

Il est donc judicieux de mettre un collier GPS connecté à son chien si par moments on choisit de le laisser évoluer sans laisse, afin de pouvoir le localiser facilement si jamais il prend le large – d’autant qu’il est alors capable de s’éloigner très loin, mais pas forcément de trouver son chemin pour revenir. La peur qu’il fausse compagnie à ses maîtres ne saurait en tout cas justifier de limiter les sorties, car le remède serait pire que le mal étant donné qu'il a grand besoin de se dépenser pour être équilibré.

 

Quant au domicile, il faut veiller à ce que le jardin soit entouré par une clôture suffisamment haute et solide pour qu'il ne puisse pas la franchir.

Niveau sonore

Le Pointer Anglais n'est pas du genre bruyant : à moins d'être délaissé et d'exprimer ainsi son mal-être et son besoin d'attention, il n'aboie que peu. Quand il le fait, c'est généralement pour avertir de l'arrivée d'un inconnu ou d'un danger potentiel.

Entente avec les autres chiens

Il n’y a pas qu’avec les membres de sa famille que l’English Pointer s’entend très bien : il en va généralement de même avec ses congénères, qu'il s'agisse de vivre sous le même toit que l'un d'entre eux ou d'en croiser au fil de ses pérégrinations.

 

Lui faire partager son quotidien avec un autre chien est d’ailleurs un excellent moyen d’éviter qu’il ne s’ennuie lors des absences de ses maîtres, lui qui a du mal à supporter la solitude.

Entente avec les chats

Il est envisageable de faire cohabiter un Pointer Anglais avec un chat, sous réserve qu’ils aient grandi ensemble ou qu’il ait été habitué à vivre avec un représentant de la gent féline depuis son plus jeune âge. Dans le cas contraire, mieux vaut éviter de prendre le risque, car son instinct de chasse prononcé pourrait le conduire à prendre son petit compagnon pour une proie.

 

C’est d’ailleurs ce qu'il a tendance à faire avec les chats inconnus qui s'aventurent dans le jardin ou qu'il croise lors de ses sorties.

Entente avec les autres espèces

Le Pointer Anglais a un instinct de prédation assez développé. Ce tempérament est évidemment une bonne chose s’il est employé comme chasseur, mais implique aussi qu’il doit être tenu en laisse lors des promenades tant qu’il n’obéit pas lorsqu'on lui demande de revenir, sous peine qu’il se mette à pourchasser les petits animaux (rongeurs, oiseaux...) qui passent par là.

 

Quant à lui faire partager son foyer avec l'un d'entre eux, la plus grande prudence est de mise : à moins d'avoir grandi à ses côtés et de le considérer comme un membre à part entière de sa famille, il est fort enclin à considérer tôt ou tard son petit compagnon comme une proie.

Les difficultés pour obtenir ce qu’on attend de lui font en tout cas qu’il n’est pas vraiment recommandé pour une personne inexpérimentée, car il aurait tôt fait de lui donner du fil à retordre.

Facilité à éduquer

L’intelligence de l’English Pointer fait qu’il est capable d’apprendre vite. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est disposé à se plier au moindre desiderata de son maître : il est doté d’un fort caractère et peut être très têtu, si bien qu’il est parfois difficile de le rendre obéissant.

 

Pour parvenir à ses fins – et en particulier pour réussir à se faire obéir -, son maître doit donc être ferme dans son éducation et ne rien lui laisser passer dès le début, au risque de se retrouver avec un compagnon difficile à vivre. Ce chien est donc plutôt conseillé pour une personne ayant déjà de l'expérience avec la gent canine, et qui n'a pas peur de s'affirmer.

Méthode d'éducation

L’idéal est de commencer à éduquer le Pointer Anglais dès son arrivée dans son foyer et d'opter pour la méthode d’éducation canine basée sur le renforcement positif, c'est-à-dire de récompenser les bons comportements (par des caresses, des friandises, des encouragements...) tout en ignorant les mauvais. En effet, il n’est pas réceptif aux réprimandes : le gronder et le punir lorsqu'il ne fait pas ce qu'on attend de lui aurait toutes les chances de mener à une impasse.

 

Il faut avoir conscience toutefois que les différentes odeurs et sons qu’il perçoit autour de lui l’intéressent beaucoup, et ont tôt fait d’accaparer son attention pendant les séances d’éducation. Mieux vaut donc opter pour de fréquentes sessions brèves et diversifiées, afin de le garder concentré sur les tâches à accomplir.

À partir de quel âge ?

Comme pour n'importe quel chien, il est conseillé d'entamer l'éducation du Pointer Anglais dès ses 2 à 3 mois : c'est l'âge auquel il est le plus souple et ouvert à tous types d'apprentissages. Certains seraient alors prématurés, car trop complexes (par exemple la marche au pied), mais il est par exemple déjà capable d'apprendre à reconnaître son nom et exécuter quelques ordres de base, ou encore de commencer à assimiler la propreté.

 

Cela dit, il n'y a là rien d'impératif : un chien demeure capable d'apprendre à tout âge, y compris une fois adulte. Néanmoins, plus on attend pour s'y mettre, plus c'est difficile et plus les choses peuvent prendre du temps voire nécessiter de se faire aider par un éducateur canin professionnel.

Socialisation

Comme pour toute race, la socialisation doit être un des piliers de l’éducation du Pointer Anglais et commencer dès son plus jeune âge, période durant laquelle il est le plus malléable et adaptable. La période la plus cruciale se situe entre ses 2 et 3 mois, et c'est d'ailleurs ce qui explique que certains éleveurs font le choix de ne pas proposer leurs chiots avant la fin de celle-ci. Dans tous les cas, le travail doit ensuite être poursuivi par ses nouveaux propriétaires.

 

Il faut donc l’habituer à être confronté à tous types de situations et stimuli (bruits, odeurs, etc.) dans une grande multitude d’environnements différents, mais aussi et surtout à rencontrer régulièrement d’autres d’animaux et de nouvelles personnes. C’est d’autant plus nécessaire qu’il a spontanément tendance à se montrer très réservé avec les inconnus.

 

Cela dit, même avec une socialisation de qualité, il ne faut pas espérer de miracle en ce qui concerne sa relation avec les petits animaux (oiseaux, rongeurs...) : il est impossible d'éliminer son instinct de prédation, qui est profondément ancré en lui.

Apprentissage des règles

Le Pointer Anglais a tendance à décider par lui-même ce qu'il convient de faire en de nombreuses circonstances, et c'est d'autant plus vrai si ses maîtres laissent un certain flottement.

 

Il est donc crucial que l'ensemble des membres de la famille soient parfaitement au clair quant aux règles qu'on décide de lui faire respecter, et veillent à les faire appliquer en toute circonstance. Il faut pour cela qu'elles soient bien définies d’emblée, dès son arrivée dans le foyer, après un indispensable travail de concertation - voire de pédagogie dans le cas des plus jeunes. En effet, il est utile de faire comprendre à ces derniers qu'elles ne sont pas là pour brider l'animal, mais au contraire pour l'aider à trouver sa place parmi les siens et vivre en harmonie avec eux - ce qui est dans l'intérêt de tous.

 

En plus d'être identiques d'une personne à l'autre, les règles doivent également être constantes dans le temps : il ne saurait être question d'autoriser un jour ce qui était interdit la veille, ou l'inverse.

Choses à apprendre en priorité

Le Pointer Anglais est proche de ses maîtres, et parfois un peu trop : pour éviter tout hyper-attachement, il faut lui apprendre dès son plus jeune âge à rester seul sans se mettre dans tous ses états. À défaut, il risque de particulièrement mal supporter leurs absences.

  

En outre, compte tenu de son fort instinct de chasseur, le rappel est un enseignement qu’il est primordial de lui prodiguer. Cela permet en effet d’éviter qu’il se lance sans cesse à la poursuite d’animaux qu’il considère comme des proies, et fasse alors fi des injonctions de son maître. Même s'il serait vain d’espérer réussir à réfréner ses ardeurs dans 100% des cas, il doit être tenu en laisse lors des promenades tant que cet ordre n’est pas correctement assimilé.

En appartement ?

Le niveau d’activité du Pointer Anglais fait qu’il n’est pas adapté à une vie en appartement, car il a besoin de pouvoir à tout moment courir librement dans un grand espace pour dépenser son trop-plein d’énergie. Il lui faut donc plutôt une maison avec jardin.

Dans le jardin ?

Le Pointer Anglais a besoin de pouvoir accéder à tout moment à un jardin suffisamment vaste pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Toutefois, compte tenu de son tempérament fugueur (du fait essentiellement de son instinct de prédation), il est essentiel que celui-ci soit bien clôturé. L’utilisation d’une clôture avec fil enterrée ne saurait d’ailleurs être une solution efficace, car sa détermination a toutes les chances d'être bien plus forte que l’inconfort ressenti par les impulsions électriques - surtout lorsqu’il a flairé une proie et se lance à sa poursuite.

 

Par ailleurs, ce n’est pas parce que ce chien aime se défouler dans le jardin qu’il doit y passer le plus clair de son temps, à l’écart de sa famille. En effet, pour être heureux et équilibré, il a besoin d’être entouré et d’avoir des interactions avec cette dernière. D'ailleurs, dès lors que ses besoins sont comblés, il se montre tout à fait calme, et aime passer du temps à l'intérieur aux côtés de ses maîtres, par exemple allongé sur le canapé à se faire dorloter.

Comme premier chien ?

Le Pointer Anglais présente l'avantage d'être facile d'entretien et d'avoir globalement une santé solide : ce sont indéniablement des atouts pour un primo-adoptant.

 

Néanmoins, il n'est pas à mettre entre toutes les mains, car il a un tempérament assez fort et peut facilement prendre le dessus sur un maître qui ne s'y prend pas correctement - en particulier si ce dernier ne sait pas s'affirmer. En outre, sa méfiance vis-à-vis des inconnus, son instinct de prédation et sa grande taille peuvent le rendre compliqué à gérer si on ne parvient pas à s'en faire obéir au doigt et à l'oeil.

 

Pour toutes ces raisons, une personne débutante ferait mieux de se tourner vers une autre race.

Pour une personne peu disponible ?

L'entretien du Pointer Anglais est loin d'être particulièrement chronophage. En revanche, il a un besoin d'activité non négligeable (au moins une heure par jour), et tant son énergie que son gabarit peuvent être problématiques s'il n'a pas suffisamment l'occasion de se dépenser et se met à faire des dégâts. Ces derniers peuvent également survenir en cas d'absences trop longues ou trop nombreuses de ses maîtres, car il supporte difficilement de rester seul.

 

Par conséquent, ce n'est clairement pas une race adaptée pour une personne peu disponible.

Pour une personne sportive ?

L'énergie, la rapidité et l'endurance du Pointer Anglais en font un parfait compagnon pour un maître très actif. Il se fait un plaisir d’accompagner ce dernier pendant ses séances de jogging, ses sorties à vélo ou encore ses longues randonnées. Le duo peut aussi pratiquer ensemble une discipline canine dans laquelle tous deux se dépensent, à l'image par exemple de l'agility.

Pour une personne âgée ?

Le Pointer Anglais n'est pas facile à prendre en main, et tant son niveau d'énergie que son besoin d'exercice (au moins une heure par jour) font qu'il n'est pas adapté pour une personne très sédentaire. Par conséquent, à l'exception éventuellement du cas de jeunes retraités qui sont en pleine forme et très actifs (mais aussi qui ont toutes les chances de le rester dans les années qui suivent), il n'est pas adapté pour des personnes âgées.

Pour une personne allergique ?

Il est vrai que le Pointer Anglais possède un pelage court et ne mue que de manière modérée. Néanmoins, cela est suffisant pour qu'il provoque des réactions chez les personnes souffrant d'allergies à la gent canine : il n'est donc pas particulièrement recommandé pour elles.

 

Du reste, les protéines allergisantes qui sont à l'origine de ces problèmes ne se situent pas que sur les poils : on les trouve aussi dans l'urine et la salive.

Pour un petit budget ?

Le Pointer Anglais ayant de façon générale une bonne santé, il est moins enclin que d'autres races à multiplier les visites chez le vétérinaire. En outre, son entretien ne nécessite pas normalement de l'emmener régulièrement chez le toiletteur.

 

En revanche, sa taille sensiblement plus élevée que la moyenne implique que ses rations quotidiennes doivent être plus conséquentes que celles de nombre de ses congénères. Elle implique aussi que le budget représenté par ses traitements antiparasitaires est un peu plus élevé.

 

Au final, sans pour autant être extrêmement coûteuse au quotidien, cette race ne fait pas partie des plus économiques. Une personne dont les moyens sont vraiment très limités ferait mieux de jeter son dévolu sur une autre de plus petite taille.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 15 ans

Le Pointer Anglais est dans l’ensemble un animal robuste et sain, et son espérance de vie est là pour en témoigner : elle atteint 12 à 15 ans, ce qui est au-dessus de la moyenne des chiens de ce gabarit.

Résistance au froid et à la chaleur

Le Pointer Anglais supporte sans difficulté la chaleur, mais son pelage court le rend particulièrement sensible au froid et à l’humidité. Il est donc utile de le couvrir d’un manteau pour les sorties lorsque les températures sont basses. En tout état de cause, il n’est pas fait pour vivre dans une région où le climat est particulièrement froid pendant une grande partie de l'année.

Maladies

Bien qu’il jouisse d’une bonne santé générale, le Pointer Anglais peut comme toute race être amené à souffrir de différentes pathologies plus ou moins graves tout au long de sa vie. Celles auxquelles il est le plus prédisposé sont :

 

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l’apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle se traduit par des douleurs et des boiteries qui s’accentuent avec le temps, ainsi que l’apparition d’arthrose à partir d'un certain stade ;

  • l'ostéopathie métaphysaire (ou ostéopathie hypertrophique), une maladie osseuse qui se manifeste généralement dès la croissance de l’animal puis évolue rapidement. En plus de boiteries, elle peut provoquer divers symptômes comme une forte fièvre, de l’anorexie ou une fatigue anormale. Le pronostic vital est bon dans les formes bénignes de la maladie, mais nettement plus réservé pour les cas les plus graves ;

  • la chondrodysplasie (ou nanisme), une maladie génétique qui se traduit par un développement insuffisant des os et du cartilage. Ce dernier fait que les membres antérieurs et postérieurs sont plus courts que la normale. Cette pathologie ne se soigne pas, mais des traitements médicamenteux permettent de soulager la douleur. Une intervention chirurgicale peut aussi être proposée pour les cas les plus graves, afin de corriger une éventuelle déformation des os et vertèbres ;

  • le syndrome de dilatation-torsion de l’estomac, qui survient lorsque ce dernier gonfle et se plie sur lui-même, bloquant l’évacuation des gaz et perturbant la circulation sanguine. À moins d’une intervention rapide d’un vétérinaire, elle est généralement fatale : il s’agit donc d’une urgence vitale ;

  • la maladie d’Addison, un trouble endocrinien dont l’origine est parfois héréditaire et qui est causé par la destruction ou l’atrophie des glandes surrénales. Cela entraîne des symptômes variés qui peuvent faire penser à d’autres pathologies : vomissements, diarrhées, abattement, perte de poids, anorexie, tremblements… La forme aiguë ne donne que peu de chances à l’animal d’en réchapper, tandis qu’un traitement à vie permet de lutter contre la forme chronique ;

  • l’hypothyroïdie, une maladie hormonale entraînant une baisse du métabolisme. Elle se traduit par divers symptômes qui varient d’un individu à l’autre : grande fatigue, pelage abîmé, difficultés respiratoires, embonpoint... Elle nécessite un traitement à vie pour atténuer voire empêcher ces derniers ;

  • l’épilepsie, une maladie chronique du système nerveux qui entraîne des crises convulsives dont les manifestations peuvent être différentes d’une fois à l’autre et selon l’individu. Même si elle est incurable, différents traitements permettent de diminuer l’intensité ou le nombre des crises, au point que la plupart des individus touchés par cette pathologie parviennent à mener une vie normale ;

  • la sténose aortique, une malformation cardiaque congénitale et probablement héréditaire qui conduit rapidement à une insuffisance cardiaque, avec toutes les conséquences que cela implique : toux, diminution de la résistance à l'effort... Cette anomalie est incurable, et le risque de syncopes voire de crise cardiaque est non négligeable. Il existe toutefois des médicaments qui permettent de ralentir l’insuffisance cardiaque et le risque de mort subite ;

  • la démodécie, une maladie dermatologique due à la prolifération excessive d’acariens Demodex Canis. Elle se manifeste par des plaques dépourvues de poils, des rougeurs sources de démangeaisons, des points noirs, des pellicules... La forme localisée guérit généralement d’elle-même, mais au besoin – ou dans le cas d’une forme généralisée - un traitement médicamenteux et des soins de la peau permettent d’en venir à bout ;

  • la surdité congénitale, qui affecte particulièrement les chiens blancs. Qu’elle touche une seule oreille ou les deux, elle est irréversible ;

  • les otites, des inflammations des oreilles favorisées par la forme tombante de ces dernières.

 

 

Le Pointer Anglais est également particulièrement prédisposé à différentes maladies oculaires :

 

  • l’atrophie rétinienne progressive, une affection héréditaire incurable qui entraîne une dégénérescence de la rétine. Elle provoque une perte progressive de la vision, d’abord nocturne puis diurne ;

  • le prolapsus de la glande nictitante (ou cherry eye), qui correspond à un gonflement de cette glande lacrymale. Les signes les plus courants sont l’apparition d’une petite boule rouge dans le coin interne de l’œil, ainsi que des larmoiements. Elle se soigne grâce à une intervention chirurgicale ;

  • l'entropion, qui correspond à un enroulement du bord de la paupière vers l’intérieur de l’oeil. Il peut être héréditaire et provoque des douleurs, des irritations et des inflammations de la cornée ainsi que de la conjonctive causées par le frottement répété des cils et/ou des poils sur les parties fragiles de l’œil. Une intervention chirurgicale permet d’y remédier ;

  • la cataracte, qui touche principalement les sujets âgés et correspond à une opacification du cristallin. Si rien n’est fait, cela entraîne une perte progressive de la vue, jusqu’à la cécité totale. Une opération peut toutefois permettre à l’animal de retrouver une vision correcte.

 

 

Enfin, le Pointer Anglais est particulièrement sensible aux allergies, qu’elles soient respiratoires, alimentaires, cutanées ou de contacts. Les symptômes et les traitements dépendent du type d’allergie dont il est question.

Risques liés à la chasse

Lorsque le Pointer Anglais est utilisé pour la chasse, il est évidemment exposé aux risques que cette activité implique : blessure (que ce soit dans le feu de l'action ou au contact d'une proie), maladie transmise par un animal sauvage, empoisonnement... Cette activité implique également un risque accru de croiser sur son chemin des parasites et épillets.

Risque d'obésité

Bien que l’English Pointer ne soit pas prédisposé à l’obésité, il convient de contrôler chaque mois son poids pour s’assurer que tout va bien à ce niveau-là. C’est d’autant plus important s’il a été stérilisé, car le risque est alors plus grand. Or, comme chez l'humain, le surpoids peut être à l'origine de divers problèmes de santé et/ou aggraver des pathologies pré-existantes : ce n'est donc pas un problème à prendre à la légère.

 

En cas de prise de poids qui perdure voire s’amplifie sur plusieurs mesures d’affilée, il est nécessaire d’amener son animal chez le vétérinaire pour connaître la cause du problème, et donc savoir comment y remédier. Son alimentation et son niveau d’activité peuvent ne pas être en cause, par exemple si cette prise de poids est un symptôme d’une maladie sous-jacente ou la réaction à un traitement.

 

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas attendre pour consulter, car le surpoids constitue un cercle vertueux : il rend l'animal moins actif, ce qui a toutes les chances de prolonger voire amplifier le phénomène.

Causes de mortalité

Même si la liste des affections auxquelles l'English Pointer est prédisposé peut faire peur à première vue, il convient de garder en tête que leur prévalence demeure faible, si bien que la plupart des représentants de la race vivent en parfaite santé. Ceci est d’ailleurs confirmé par une étude menée en 2004 par le Kennel Club et la British Small Animal Veterinary Association, dont il ressort que la vieillesse est la première cause de mortalité chez cette race. Elle explique à elle seule un quart des décès, tandis que les cancers arrivent en deuxième position et sont en cause dans environ 20% des cas.

Adoption en bonne santé

Une large partie des maladies auxquelles la race est prédisposée étant ou pouvant être héréditaires, il est important de privilégier un éleveur de Pointer Anglais sérieux pour maximiser les chances d'adopter un animal en bonne santé. En effet, non content d’offrir aux chiots un suivi vétérinaire et des soins de qualité dès leurs premières semaines de vie, un professionnel digne de ce nom a à cœur qu’ils ne souffrent pas d’une tare héréditaire transmise par leurs parents. Pour éviter cela, il fait donc systématiquement réaliser différents tests génétiques et orthopédiques sur les individus qu’il envisage d'utiliser comme reproducteurs, afin de réduire le risque de transmission d’une pathologie héréditaire – et écarte bien sûr ceux qui sont à risque.

 

En plus des résultats des tests en question, il doit être en mesure de présenter un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination de l’animal.

Fragilité en période de croissance

Il faut veiller à épargner au chiot Pointer Anglais tout effort physique trop long ou trop intense durant sa croissance, qui dure jusqu’à ses 16 mois. En effet, ses os et ses articulations sont alors particulièrement fragiles ; il risquerait de se blesser ou de développer des malformations, avec potentiellement des séquelles à vie. Cela pourrait favoriser par exemple l’apparition d’une dysplasie de la hanche, à laquelle il est prédisposé.

 

Par ailleurs, il ne faut pas négliger le rôle du sommeil pour permettre à un chiot de grandir dans les meilleures conditions. Il est normal que ce soit l'activité qui occupe le plus clair de ton temps - plus d'une quinzaine d'heures par jour, et même près d'une vingtaine au début. Il est important de veiller à ce qu'il ait toujours un endroit calme à sa disposition pour dormir, et de ne pas le réveiller dans ces moments-là.

Maintien en bonne santé

Durant toute sa vie, et comme n'importe quel chien, le Pointer Anglais doit être emmené au moins une fois par an chez le vétérinaire pour effectuer un bilan de santé complet - même si en apparence tout va bien. En effet, cela permet de détecter au plus tôt un éventuel problème, et le cas échéant d'y faire face dans les meilleures conditions. Ce rendez-vous offre également l’occasion d’effectuer les éventuels rappels de vaccins qui s’imposent, afin qu'il ne cesse jamais d'être protégé contre les maladies correspondantes - qui sont graves voire mortelles.

 

En parallèle, afin de prévenir les risques liés aux parasites (vers, tiques…), il est important de veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que nécessaire, tout au long de l'année. C'est d'autant plus crucial s'il passe beaucoup de temps dehors, par exemple dans le cadre de la chasse.

Assurance santé

Même si le Pointer Anglais jouit en moyenne d'une bonne santé, il n'est évidemment pas à l'abri d'une grave maladie ou d'un accident - a fortiori s'il est utilisé pour chasser. Or, les dépenses vétérinaires peuvent alors représenter des montants colossaux.

 

Il est donc judicieux de souscrire une assurance couvrant sa santé, afin de pouvoir faire face dans les meilleures conditions en cas de coup dur. Néanmoins, il ne faut pas forcément choisir la première offre venue, car tous les contrats ne se valent pas : il existe différents niveaux de protection, et des grandes différences en termes par exemple d'exclusions, de franchise, de plafond annuel, de délais de remboursement... Le mieux est de passer par un comparateur des offres d'assurance pour chien, afin de recevoir plusieurs devis et d'opter pour l'offre la plus pertinente en fonction de son mode de vie, ses attentes et son budget.

Entretien du pelage

Le Pointer Anglais est un chien facile d’entretien, et cela vaut notamment pour son pelage. Un brossage une fois par semaine avec un gant spécial ou une brosse en caoutchouc est suffisant pour éliminer les poils morts et répartir sur l’ensemble de sa fourrure le sébum, cette substance produite par sa peau et permettant de la protéger. Le frotter délicatement avec une peau de chamois ou un chiffon doux permet ensuite de le faire briller.

 

Durant ses mues saisonnières, au printemps et à l’automne, la perte de poils reste modérée, mais la fréquence de brossage doit toutefois être accrue. L’idéal est alors de le faire deux ou trois fois par semaine.

 

Quelle que soit la période de l'année, il est conseillé de profiter des séances d'entretien de son pelage pour vérifier l'absence de problèmes cutanés, car ces derniers sont fréquents chez lui.

Bains

Dès lors qu’il est correctement entretenu, le pelage du Pointer Anglais est peu salissant et dégage rarement de mauvaises odeurs. Par conséquent, il n’a pas besoin d’être lavé fréquemment : une ou deux fois dans l’année suffit, à moins bien sûr qu’il ne soit sale ou sente mauvais.

 

Dans tous les cas, il convient d’utiliser systématiquement un shampoing doux spécifiquement conçu pour la gent canine, afin d’éviter d’abîmer sa peau avec un produit non adapté. En effet, le pH de la peau des chiens diffère de celui de la peau des humains.

Entretien des oreilles

Une attention particulière doit être accordée aux oreilles tombantes du Pointer Anglais, car cette particularité morphologique implique que de l'humidité et des saletés ont tôt fait de s'y accumuler. Cela augmente le risque d’infections à ce niveau - à commencer par des otites.

 

Il faut donc à la fois :

  • les inspecter et les nettoyer au moins une fois par semaine, en prenant soin d'utiliser systématiquement une lotion auriculaire conçue pour les chiens (il ne faut pas le faire avec de l'eau ou un tout autre produit) ;
  • prendre le temps de les sécher à chaque fois qu’elles ont été en contact avec de l’eau ou qu’il a passé un long moment dans un milieu humide, pour éviter que justement de l’humidité ne s’y accumule.

Entretien des yeux

La séance hebdomadaire d'entretien du Pointer Anglais est aussi l’occasion de contrôler ses yeux, afin là aussi d’éviter le risque d’infections. Dès lors qu'on constate la présence de saletés, croûtes ou sécrétions quelconques, un nettoyage s'impose.

 

Une certaine vigilance est d'autant plus utile concernant ses yeux qu'il est prédisposé à diverses maladies à ce niveau.

Entretien des dents

Les dents du Pointer Anglais doivent être nettoyées au moins une fois par semaine à l’aide d’un dentifrice conçu pour la gent canine (un produit destiné aux humains pourrait causer une intoxication) et d’une brosse à dents ou d’un doigtier. Cela permet de limiter la formation et l’accumulation de tartre, qui favorise l’apparition d'une mauvaise haleine, mais aussi de diverses maladies bucco-dentaires. L’idéal est même d’opter pour un brossage plusieurs fois par semaine, voire tous les jours.

Entretien des griffes / ongles

Le niveau d’activité du Pointer Anglais fait que l’usure naturelle suffit généralement à limer ses griffes. Toutefois, lorsqu’il vieillit ou qu’il n’est plus aussi actif qu’auparavant, celles-ci peuvent devenir trop longues et finir par se casser et le blesser, ou même tout simplement le gêner (avec alors un risque de perturber durablement sa démarche, ce qui peut entraîner des problèmes articulaires).

 

Il faut donc prendre l'habitude de les examiner environ une fois par mois et de les tailler avec un coupe-griffes si elles deviennent trop longues. On peut notamment constater que c'est le cas si on entend une sorte de cliquetis lorsqu’il marche sur un sol dur.

Entretien au retour à la maison

Comme pour n'importe quelle race, il est fortement recommandé de prendre un peu de temps pour examiner le Pointer Anglais à chaque retour d’un long moment passé en extérieur, par exemple dans le cadre d’une partie de chasse. Ceci permet de s’assurer qu’il n’est pas blessé ou qu’il n’y a pas de parasites ou épillets restés coincés dans son pelage. C'est aussi l'occasion de sécher ses oreilles s'il a évolué dans un environnement humide.

Initiation au toilettage

Qu’il s’agisse du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou encore des griffes, il ne faut pas hésiter à demander l’aide d’un professionnel (vétérinaire ou toiletteur) pour apprendre les bons gestes d’entretien du Pointer Anglais. Cela permet d'être capable d'agir de manière à la fois efficace et sécurisée.

 

Il convient par ailleurs de l’habituer à se laisser manipuler dès son plus jeune âge : cela facilitera les choses pour les séances de toilettage, mais aussi à chaque fois qu'il sera nécessaire de l’examiner (par exemple en rentrant à la maison après une longue sortie).

Nourriture recommandée

Comme pour toute race, l’alimentation du Pointer Anglais doit être adaptée à sa taille, son âge, sa santé et son niveau d’activité physique – tant en ce qui concerne le choix des produits que la détermination de la quantité qui lui en est donnée chaque jour. Pour maximiser les chances de garder son chien en bonne santé, il est recommandé de le nourrir avec des croquettes ou des pâtées de haute qualité, afin de lui fournir tous les apports nutritionnels dont il a besoin.

 

Ces derniers peuvent d’ailleurs varier sensiblement au cours de l’année. En particulier, s’il est utilisé comme chasseur, il dépense plus d’énergie au cours de certaines périodes : ses rations quotidiennes doivent alors être modifiées et augmentées, car l'alimentation d'un chien de chasse n'est pas la même que celle d'un chien qui passe le plus clair de ses journées dans le canapé. Il convient toutefois de bien revenir à une quantité de nourriture normale une fois que la saison est terminée, afin d’éviter tout risque d’embonpoint.

 

En revanche, mieux vaut éviter de donner à son animal des restes de table ou de le laisser se servir dans les poubelles ou les placards : à moins d'avoir été soigneusement sélectionnée dans ce but, il y a peu de chances que la nourriture des humains corresponde aux besoins nutritionnels de leur animal. En outre, au-delà du fait de déséquilibrer son régime alimentaire, il y a un risque réel d'intoxication, car certains mets que nous apprécions s'avèrent en revanche toxiques pour nos compagnons.

 

En tout cas, compte tenu de l'influence de l'alimentation sur la santé et de la diversité de l'offre d'aliments pour chien, il ne faut pas hésiter à solliciter l'expertise d'un vétérinaire afin de faire les bons choix.

Alimentation du chiot

L'alimentation du Pointer Anglais est particulièrement déterminante quand il est jeune et que son corps est en pleine croissance. En effet, le nourrir avec des aliments trop riches et/ou lui donner des quantités trop importantes risquerait de le faire grandir trop vite : ceci peut engendrer non seulement des blessures, mais aussi des problèmes durables au niveau des os et des articulations (notamment en causant des malformations). À l’inverse, une alimentation inadaptée peut aussi causer des retards de croissance potentiellement fort préjudiciables.

 

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que ses besoins évoluent constamment tout au long de ses premiers mois : l'aide d'un vétérinaire peut être fort utile pour savoir comment agir au mieux.

 

Dans tous les cas, sauf indication contraire de ce dernier, il n'est normalement pas nécessaire d'avoir recours à des compléments alimentaires : les aliments choisis doivent normalement apporter au chiot tous les nutriments dont il a besoin.

Fréquence des repas

Quel que soit son âge, l’idéal est comme pour tout chien de répartir la ration quotidienne du Pointer Anglais en deux repas bien espacés : cela facilite sa digestion, et évite que par moments il ait trop mangé alors qu'à d'autres au contraire il ait très faim.

 

C’est d’autant plus indispensable qu’il est prédisposé à la dilatation-torsion de l’estomac, qui fait souvent suite à une absorption rapide d’une quantité importante de nourriture. C’est aussi pour éviter cette dernière que les repas doivent être pris au calme, et éloignés d’au moins une heure de toute activité physique intense.

 

L'idéal est d'opter pour des horaires fixes : non seulement un chien aime la routine, mais en plus cela lui permet de voir qu'il peut compter sur son maître pour le nourrir et qu'il n'est pas nécessaire de réclamer ou de chercher de la nourriture par soi-même. La relation de confiance entre les deux protagonistes n'en est que renforcée.

Éviter l'obésité

Le fait que le Pointer Anglais ne soit pas particulièrement enclin à l’obésité ne saurait justifier de lui donner de la nourriture destinée aux humains (par exemple des restes de table), sans s’assurer qu’elle est effectivement susceptible de correspondre à ses besoins nutritionnels. À défaut, elle risquerait de déséquilibrer son régime alimentaire et d'entraîner du surpoids.

 

Par ailleurs, il est important de prendre l'habitude de peser les rations qui lui sont données, là aussi pour éviter qu'il ne mange plus que nécessaire.

 

Il faut aussi faire attention aux friandises : elles sont généralement appréciées et peuvent s'avérer utiles dans le cadre de son éducation, mais ont tôt fait de représenter un apport nutritionnel conséquent. L'idéal est de déduire ce dernier de sa ration quotidienne et/ou d'opter pour des produits allégés.

Hydratation

Comme pour n'importe quel chien, de l’eau doit être mise à la disposition du Pointer Anglais tout au long de la journée et renouvelée régulièrement afin qu’elle reste fraîche.

 

Par ailleurs, s’il est employé dans le cadre de la chasse, mieux vaut penser à emporter alors une quantité suffisante pour lui permettre de se désaltérer, afin d'éviter qu'il boive dans des flaques et autres eaux stagnantes.

Comme chien de chasse

Avant le 18ème siècle, le Pointer Anglais était utilisé principalement comme chien d’arrêt pour la chasse au petit gibier tel que le lapin, le lièvre ou le renard. Il s’occupait donc de détecter des proies potentielles et travaillait avec des chiens de course, qui eux étaient chargés de pourchasser et d’attraper ces dernières.

 

Avec l’arrivée des armes à feu dans son Angleterre natale au début du 18ème siècle, il se mit à être utilisé plutôt pour pointer et récupérer le gibier à plumes, fonction dans laquelle il excelle.

 

Aujourd'hui encore, il est très apprécié des chasseurs, qui l’emploient majoritairement comme chien d’arrêt.

Comme chien de garde

La loyauté du Pointer Anglais envers ses maîtres ainsi que le comportement réservé et distant qu’il manifeste vis-à-vis des étrangers, ne se privant pas d’aboyer bruyamment à leur approche, font de lui un excellent chien d’alerte. Ses aboiements et son grand gabarit peuvent même suffire à dissuader des personnes mal intentionnées. Toutefois, sa capacité à jouer le rôle de gardien est limitée par sa moindre propension à passer à l’attaque en cas de danger.

Comme chien de compagnie

Sa douceur et son caractère affectueux font du Pointer un animal de compagnie très attachant, à condition que sa famille soit en mesure de satisfaire son grand besoin d’exercice et qu’elle soit suffisamment présente pour lui.

Comme chien de compétition

Le Pointer Anglais est un bon partenaire pour la pratique de sports canins. Sa nature compétitive et son endurance lui permettent notamment de se distinguer dans des disciplines comme le canicross, le cani-VTT, l’obéissance, le rallye et l’agility.

Comme chien d'exposition

Son élégance et son envie de plaire à ses maîtres font de l'English Pointer une valeur sûre dans les concours de beauté canins. On le retrouvait d’ailleurs déjà souvent dans les expositions au 19ème siècle.

Quel que soit le pays, le montant requis pour adopter un chiot Pointer Anglais peut différer fortement d’un individu à l’autre en fonction de ses caractéristiques propres (et notamment sa conformité plus ou moins grande par rapport au standard de la race), mais aussi de la renommée de la lignée dont il est issu, ainsi que du prestige de l’élevage.

En France, Belgique et Suisse

Le prix d’un chiot Pointer Anglais se situe généralement entre 1000 et 1400 euros, et la moyenne tourne autour de 1200 euros, sans qu’on constate de différence majeure entre mâles et femelles. On trouve de nombreux éleveurs partout en Europe.

Au Canada

Le Pointer Anglais est assez discret au Canada, au point que le club de race local compte moins de 10 éleveurs. Le nombre d’individus proposés chaque année est assez limité, et le prix demandé se situe généralement entre 1200 et 3000 dollars canadiens.

 

L’option la plus pertinente pour avoir plus de choix et/ou éviter des délais d'attente peut consister à se tourner vers les États-Unis, où un chiot se monnaye entre 1000 et 1500 dollars américains. Le cas échéant, il faut veiller à respecter la réglementation concernant l’importation d’un chien au Canada, et prendre en compte que des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

Conseils pour l'adoption

Quelle que soit la race, il n'est pas forcément judicieux de raisonner uniquement en termes de prix au moment de choisir un chien à adopter. En effet, mieux vaut plutôt chercher à maximiser la probabilité d'obtenir un animal en parfaite santé et bien dans sa tête, et qui a toutes les chances de le rester. Or, cela dépend énormément du travail et du sérieux de l'éleveur.

 

En particulier, un professionnel digne de ce nom fait systématiquement passer différents tests génétiques et orthopédiques aux individus qu'il envisage de choisir comme reproducteurs, afin de s'assurer qu'ils ne risquent pas de transmettre une tare héréditaire à leurs descendants - il écarte systématiquement ceux qui sont dans ce cas. C'est d'autant plus indispensable dans le cas du Pointer Anglais que nombre d'affections auxquelles il est prédisposé sont - ou peuvent être - d'origine héréditaire : la chondrodysplasie (ou nanisme), la maladie d'Addison, la dysplasie de la hanche, l'atrophie rétinienne progressive, l'entropion... En outre, un éleveur sérieux veille à offrir aux parents comme à leurs petits un suivi vétérinaire rigoureux et des soins de qualité.

 

Tout cela a un coût, que l'on retrouve forcément dans le prix demandé. Toutefois, quand on connaît les montants que les dépenses vétérinaires peuvent atteindre, le calcul est vite fait : il est clairement valable de dépenser un peu plus à l'adoption si cela maximise les chances d'avoir un animal en bonne santé.

 

Il en va de même d'ailleurs en ce qui concerne son équilibre mental : en veillant à choisir un petit qui est né, a grandi et a été socialisé dans les meilleures conditions, on s'épargne potentiellement par la suite d'importantes dépenses de comportementaliste et/ou voire de grandes difficultés au quotidien.

 

En tout état de cause, il ne faut pas adopter sans avoir passé du temps au préalable avec l'animal : cela permet de s'assurer qu'il semble effectivement en bonne santé et bien dans sa tête. L'idéal est de le faire à l'occasion d'une visite de l'élevage, car celle-ci offre l'occasion de se faire une idée de l'environnement et des conditions dans lesquelles il est né et a grandi, mais aussi potentiellement de rencontrer ses parents. Si l'un de ces derniers présente manifestement un problème de santé ou a un comportement anormal (agressivité ou méfiance démesurée, très grande timidité, trouble du comportement...), mieux vaut clairement passer son chemin.

Le Pointer Anglais est l’emblème du Westminster Kennel Club Dog Show depuis sa création en 1877. Cette exposition qui se tient chaque année à New York est une des plus prestigieuses au monde. L’animal qui servit de modèle se prénommait Sensation et avait été importé d’Angleterre en 1876. On le retrouve ainsi sur le logo de l’évènement et de nombreux supports de communication.

Pointers célèbres de l'Histoire

Lors de la Seconde Guerre mondiale, une femelle Pointer Anglais au pelage marron et blanc baptisée Judy fut offerte comme mascotte aux marins du navire britannique HMS Grasshopper. Elle aida à sauver des membres de l’équipage de la noyade, à trouver de l’eau douce sur une île déserte et donnait l’alerte dès que des avions ennemis étaient en approche.

 

Lorsque le navire fut touché par des torpilles en 1942, elle fut faite prisonnière par les forces japonaises à Sumatra. Judy est d’ailleurs encore aujourd’hui le seul chien au monde officiellement reconnu comme prisonnier de guerre.

 

Sa carrière et les actions qu’elle mena à la Royal Navy conduisirent même à lui remettre en 1946 la médaille Dickin, une distinction décernée aux animaux qui ont fait preuve d’actes de bravoure et de courage lors de leur service dans l’armée ou la défense civile.

Le Pointer dans la peinture

Le Pointer Anglais apparaît notamment dans plusieurs tableaux du 18ème siècle, dont :

 

  • Two Pointers Belonging to the 3rd Earl of Burlington with Dead Game in a Landscape (1713), une oeuvre du peintre français Alexandre François Desportes (1661-1743). Elle met en scène deux représentants de la race : l’un possède une robe noire et blanche, l’autre blanche et marron. Ces chiens appartenant à Richard Boyle (1694-1753), le troisième comte de Burlington, posent devant des oiseaux morts qu’ils ont réussi à capturer lors d’une partie de chasse ;

  • Chien pointant une perdrix, peint en 1725 par Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Cette peinture met en scène un Pointer Anglais qui chasse une perdrix.

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Avis & conseils Pointer

J'ai des Pointers Anglais depuis plusieurs décennies . Je chasse avec mes Pointers . Je fais dans l'automne plusieurs sorties fructueuses . Des chiens pour la famille avec plusieurs qualités . Je ne leur connais pas de défaut pour les enfants et les amis de la famille et des autres chiens .....Laval Cöté

   
Par Laval Cöté

le pointer est un excellent chien d'arrêt mais il faut qu'il soit équilibré, passionné,endurant(surtout pour chasser 6 - 7 heures en montagne) cela pour chasser plusieurs jours par semaine.si par hasard vous avez la chance de toucher une telle bête,vous pourrez obtenir une énorme complicité ou il ne manquera que la parole mais souvent des regards valent bien des paroles surtout respect toujours votre chien il vous le rendra toujours

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Par casamayou jean

je besoin des informations sur cette race. merci

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Par maryouma