Draathaar

Draathaar

Autres noms : Chien d'Arrêt Allemand à Poil Dur ou Braque Allemand à Poil Dur
Noms d'origine : Deutsch Drahthaar ou Deutscher Drahthaariger Vorstehhund
Groupe : Chien d’arrêt
Standard : Standard FCI N°98

Qualités du Draathaar

Tempérament du Draathaar

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Draathaar au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Draathaar

Espérance de vie
De 12 à 14 ans
Poids de la femelle
De 26 à 31 kilos
Poids du mâle
De 26 à 31 kilos
Taille de la femelle
De 57 à 64 cm
Taille du mâle
De 61 à 68 cm

Le Draathaar : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Draathaar

Aussi connu sous le nom de Chien d’Arrêt Allemand à poil dur ou de Braque Allemand à poil dur, le Drahthaar, comme tous les chiens d’arrêt originaires de ce pays, a comme ancêtre lointain le Chien d’Oysel, un chasseur et leveur de gibier allemand.

La race est relativement récente, puisqu’elle fut créée à la fin du 19ème siècle par Sigismund Hegewald, baron de Zedlitz (une commune de Thuringe sise à la frontière germano-tchèque) et de Neukirch (une commune du Bade-Wurtemberg située à la frontière de la Suisse). Il fédéra un groupe d'éleveurs allemands pour mettre au point un chien d'arrêt polyvalent capable de chasser en plaine, au bois, au marais, de braver les terrains et les climats les plus difficiles et d’être, en plus d’un excellent chasseur, un bon animal de compagnie.

Commença alors un long travail de sélection afin de réunir toutes ces qualités. Celui-ci fit appel à des sujets de plusieurs races à poil dur qui émergeaient à l’époque, car ce type de pelage est le plus adapté pour braver les terrains et les climats les plus difficiles : Stichelhaar (Chien d’Arrêt Allemand à poil raide), Pudel-Pointer (une autre race dont Sigismund Hegewald est à l’origine, et qui résulte d’un croisement entre le Pointer et le Caniche ou le Barbet) et Griffon Korthals. Ils furent croisés avec des Braques Allemands à poil court pour obtenir le chien recherché, qui hérita de plusieurs traits caractéristiques du Griffon Korthals, notamment la barbe et les sourcils.

Dès son lancement, le programme d’élevage fit la part belle à un principe édicté par le baron Sigismund Hegewald : « l’efficacité et la performance conditionnent le type ». Autrement dit, le Drahthaar est conçu d’abord et avant tout comme un chien de travail : plus que des critères esthétiques, c’est la capacité des sujets à remplir la tâche à laquelle ils sont destinés qui est privilégiée. Ce principe est d’ailleurs toujours en vigueur de nos jours. En effet, tout éleveur souhaitant organiser une saillie doit faire approuver au préalable les reproducteurs par le club de race pour que les chiots obtenus soient reconnus : les reproducteurs sont alors rigoureusement testés en fonction de critères de travail et de performance avant d’être validés. Ainsi, en plus d’un classique examen physique, leur persévérance, leur capacité à pointer et à suivre la trace du gibier blessé sont également mises à l’épreuve, afin de s’assurer de leurs qualités pour la chasse.

En 1902, le groupe d'éleveurs réuni autour de Sigismund Hegewald fonda un club de race : le Verein Deutsch Drahthaar (VDD). C’est à cette occasion que fut établi un premier standard de la race, qui ajouta quelques critères supplémentaires de sélection que devaient respecter les éleveurs, notamment sur le plan physique.

Dans les années 20, des premiers représentants de la race furent importés aux États-Unis. Le phénomène s’amplifia après la Seconde Guerre mondiale, et le German Wirehaired Pointer (son nom en anglais) fut reconnu par l’United Kennel Club (UKC) en 1948.

Toutefois, à partir des années 50, les élevages locaux prirent leurs distances par rapport aux normes assez drastiques en vigueur en Allemagne, destinées à faire la part belle aux critères de performance.

 

Ainsi, la version nord-américaine du Braque Allemand à poil dur divergea petit à petit de la version européenne. Cela fut entériné notamment dès 1959, lorsque l’American Kennel Club (AKC), l’autre organisme de référence du pays, octroya à son tour sa reconnaissance à la race. En effet, le standard établi par l’organisme différa d’emblée de celui du VDD. L’année 1959 fut également marquée par la création d’un club de race, le German Wirehaired Pointer Club of America (GWPCA).

Les années 50 furent d’autant plus décisives pour le Drahthaar qu’elles furent également celles de la reconnaissance de la race en 1954 par la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Cette dernière rassemble les organismes nationaux d'une centaine de pays, dont la Société Centrale Canine français, la Société Royale Saint-Hubert belge et la Société Cynologique Suisse.

Le Kennel Club (KC) britannique, autre organisme très influent au niveau mondial, en fit de même en 1973. Plus généralement, la race est aujourd’hui reconnue par l’ensemble des organismes nationaux d’envergure du monde entier, y compris notamment le Club Canin Canadien (CCC).

Le Deutsch Drahthaar connait un important succès un peu partout en Europe.

Dans son pays d’origine, l’Allemagne, il s'imposa dès sa création comme un chien de chasse polyvalent, et est aujourd’hui le plus connu des braques. Le club de race, le Verein Deutsch Drahthaar (VDD), comptabilise environ 3000 naissances par an dans le pays. L’organisme se targue d’ailleurs d’être un des clubs de race les plus importants au monde, avec plus de 10.000 membres basés aux quatre coins du globe.

En France, sa population est de l’ordre de 10.000 individus, principalement utilisés comme chasseurs. Autour d’un millier d’inscriptions sont effectuées chaque année au Livre des Origines Français (LOF), un nombre relativement stable depuis le milieu des années 80. Ce dernier était auparavant passé d’un peu plus de 300 enregistrements par an au début des années 70 à environ le double une décennie plus tard.

En Suisse, la race est un peu plus discrète, puisqu’à peine 350 spécimens sont enregistrés dans la base de données Amicus.

En Grande-Bretagne, son développement fut un peu plus chaotique, ce qui peut expliquer d’ailleurs à la fois la reconnaissance tardive du Kennel Club et une popularité moindre par rapport à celle d’autres pays européens. En effet, même si un premier spécimen fut introduit dans le pays dès 1955, le nombre d’importations resta longtemps limité : cela entraîna de nombreux cas de consanguinité, et les problèmes de santé qui vont avec. Depuis le début du 21ème siècle, on compte généralement autour de 300 à 400 naissances par an, mais ce nombre se situe plutôt autour de 450 en moyenne depuis le milieu des années 2010.

La Grande-Bretagne se situe donc à peine légèrement au-dessus de l’Espagne, où la Real Sociedad Canina de España (RSCE) comptabilise chaque année autour de 400 naissances, mais très loin derrière l’Italie, où 800 à 1000 individus sont enregistrés chaque année auprès de l'Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI). Ces chiffres montrent en tout cas que ce chien est solidement implanté dans toute l’Europe.

Aux États-Unis, il est classé légèrement au-delà de la 60ème place (sur près de 200) dans le classement établi par l’American Kennel Club (AKC) en fonction du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Ce dernier connut une forte augmentation dans les années 60 et 70, puisqu’il passa d’une centaine au début de cette période à un millier à la fin. Il est relativement stable depuis lors, avec 1000 à 1500 inscriptions par an.

Le Drahthaar est un chien de grande taille qui se distingue par son apparence noble et son expression vive et alerte. Il dégage une impression de rapidité et de souplesse. Dans la position d'arrêt, il apparaît puissant et autoritaire.

Tout en restant harmonieusement construit et proportionné, son corps est athlétique et taillé pour l’endurance, avec des hanches larges, une forte musculature (en particulier au niveau des cuisses) et des membres robustes et secs. Les pattes sont fortes et droites, et se terminent par des pieds arrondis qui présentent la particularité d’être palmés – cela l’aide évidemment pour mieux nager.

La queue, d'épaisseur moyenne, est portée horizontalement ou légèrement dirigée vers le haut. Elle atteint le jarret, mais peut être écourtée pour la chasse dans les territoires où la caudectomie, cette pratique consistant à écourter ou retirer la queue d’un chien, est autorisée. La France, la Belgique, la Suisse et la Québec (entre autres) l’interdisent.

La tête du Chien d’Arrêt Allemand à poil dur est fine et allongée, bien proportionnée par rapport au corps. Le crâne, plat et moyennement large, se distingue par un stop accentué.

Les oreilles sont de taille moyenne et attachées haut sur le crâne. Elles retombent le long de la tête et pendent sur les côtés.

Sous des arcades sourcilières bien marquées et des sourcils broussailleux, les yeux sont de forme ovale et de couleur sombre, ce qui lui donne un petit air triste. Ils ne sont ni saillants, ni enfoncés à l’excès dans les orbites.

Le museau, fort et large, comporte une moustache. Il domine une mâchoire forte, dotée de grandes dents et entourée par une moustache et une barbe.

L'une des caractéristiques les plus distinctives du Drahthaar est son pelage. Il se compose d’une part d'un sous-poil serré et hydrofuge, et d’autre part d’un poil de couverture dur, couché et dense. Ce dernier est mi-long, mesurant de 2 à 4 centimètres. L'ensemble offre au chien une bonne résistance contre les intempéries et les climats difficiles, et le protège également des blessures, épines, broussailles et insectes, notamment lors de la chasse.

Cela vaut aussi pour les individus des lignées nord-américaines, c’est-à-dire relevant du standard de l’American Kennel Club (AKC) ou de celui du Club Canin Canadien (CCC). En effet, même si leur pelage est moins dense, il est plus long, atteignant 3 à 5 cm. Par ailleurs, il peut comporter des poils lisses.

Le standard admet uniquement les individus dont la robe est noir grisonné, marron unicolore, marron mêlé de blanc ou rouan clair (c’est-à-dire majoritairement blanc, avec des traces de noir ou de marron). Il existe des individus au pelage entièrement blanc, mais ils ne sont pas reconnus et ne peuvent être inscrits dans les registres.

Enfin, le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette race : mâles et femelles ont un gabarit assez proche, même si les premiers sont un peu plus grands que les deuxièmes.

Compte tenu du fait que les éleveurs locaux ont dès les années 50 pris leurs distances avec les normes draconiennes fixées par le club de race allemand (le Verein Deutsch Drahthaar, ou VDD), les lignées nord-américaines du Braque Allemand à poil dur diffèrent légèrement des lignées européennes.

C’est vrai tout d’abord du point de vue physique : leurs représentants ont un pelage moins dense mais plus long, puisqu’il peut aller jusqu’à un peu plus de 5 cm. Par ailleurs, celui-ci peut comporter des poils lisses, ce qui n’est pas le cas pour les individus des lignées européennes.

La différence se situe aussi en termes de caractère. En effet, l’instinct de prédation du chien est moins prononcé chez les lignées nord-américaines, qui n’ont pas été développées avec des exigences aussi strictes que celles du VDD concernant les facultés pour la chasse.

Standard FCI N°98 (08/06/2001)


TRADUCTION : Dr. J.-M. Paschoud et Prof. R. Triquet.


ORIGINE : Allemagne.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 25.10.2000.


UTILISATION:


Conformément au but recherché qui était de créer un chien de chasse polyvalent, le Drahthaar possède toutes les aptitudes nécessaires au travail en plaine, au bois et au marais avant et après le coup de feu.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 7 - Chiens d'arrêt.

Section 1.1 - Chiens d'arrêt continentaux, type braque.

Avec épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Chien d'arrêt distingué dans son aspect, au poil dur offrant une protection parfaite à la peau; son expression est énergique et attentive. Les allures doivent être énergiques, d'une grande amplitude, faciles et harmonieuses.

PROPORTIONS IMPORTANTES : La longueur du tronc et la hauteur au garrot doivent être autant que possible identiques. La longueur du tronc peut dépasser la hauteur au garrot au maximum de 3 cm.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Ferme, maître de soi, équilibré, sans crainte du gibier, ni timide, ni agressif.

TETE :


En rapport avec la taille et le sexe du chien. Lignes du crâne et du chanfrein légèrement divergentes.

REGION CRANIENNE :

- Crâne : Plat, seulement légèrement arrondi sur les côtés, de largeur moyenne; arcades sourcilières nettement développées.

- Stop : Visiblement bien marqué.

REGION FACIALE :

- Truffe : Pigmentation intense d'une couleur qui correspond à celle de la robe. Narines bien ouvertes.

- Museau : Long, large, puissant et épais; chanfrein légèrement busqué.

- Lèvres : Epaisses, bien appliquées et non couvrantes. Bonne pigmentation d'une couleur qui correspond à celle de la robe.

- Mâchoires/dents : Dents fortes. Mâchoires puissantes présentant un articulé en ciseaux régulier et complet, c'est-à-dire que la face postérieure des incisives supérieures est en contact étroit avec la face antérieure des incisives inférieures, les dents étant implantées à l'équerre dans les mâchoires. 42 dents selon la formule dentaire.

- Yeux : Couleur la plus sombre possible; pas trop enfoncés dans les orbites, ni saillants, d'une expression vive et éveillée; les paupières, qui épousent bien la forme du globe oculaire, ont des bords bien pigmentés.

- Oreilles : De grandeur moyenne, leur attache est haute et large; non papillotées.

COU :


De longueur moyenne, puissamment musclé; profil supérieur légèrement galbé, profil inférieur sec.

CORPS :


- Ligne du dessus : Droite et légèrement inclinée.

- Garrot : Marqué.

- Dos : Fort, bien musclé.

- Rein : Court, large et musclé.

- Croupe : Longue et large, en pente douce, bien musclée. Bassin large.

- Poitrine : Large et bien descendue, bien développée dans sa partie antérieure, le sternum s'étendant aussi loin que possible vers l'arrière. Côtes bien cintrées.

- Ligne du dessous : Remontant vers l'arrière en arcure élégante et légèrement relevée, sèche.

QUEUE :


En prolongation de la ligne du dessus, la queue est portée aussi horizontale que possible ou légèrement dirigée vers le haut; elle n'est pas dressée; ni trop épaisse ni mince. Pour la chasse, elle est écourtée d'une manière appropriée. (Dans les pays où la loi interdit la caudotomie, la queue naturelle peut être conservée; elle devrait pouvoir atteindre le jarret et devrait être portée droite ou légèrement en forme de sabre).

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

- Vue d'ensemble : Vus de face, droits et parallèles, vus de profil membres bien placés sous le corps. La distance du sol au coude devrait correspondre à celle du coude au garrot.

- Epaules : Omoplates bien inclinées en arrière, fortement musclées. Bonne angulation de l'articulation scapulo-humérale.

- Bras : Aussi long que possible, bonne musculature sèche.

- Coudes : Bien au corps, ni déviés en dehors ni tournés en dedans. Bonne angulation entre le bras et l'avant-bras.

- Avant-bras : Sec, d'aplomb, d'une ossature forte.

- Carpe : Robuste.

- Métacarpe : Légèrement incliné vers l'avant.

- Pieds antérieurs : Arrondis, avec des doigts bien serrés et des coussinets suffisamment épais, fermes, résistants et bien pigmentés. En station et en mouvement, les pieds sont parallèles à l'axe longitudinal du corps et ne sont déviés ni à l'intérieur ni à l'extérieur.

MEMBRES POSTERIEURS :

- Vue d'ensemble : Vus de derrière d'aplomb et parallèles. Bonnes angulations du grasset et du jarret. Ossature robuste.

- Cuisse : Longue, large et musclée. Angle coxo-fémoral bien angulé.

- Grasset : Fort, angle fémoro-tibial bien angulé.

- Jambe : Longue, musclée, nerveuse.

- Jarret : Fort.

- Métatarse : Court, en position verticale.

- Pieds postérieurs : Arrondis, avec des doigts bien serrés et des coussinet suffisamment épais, fermes, résistants et bien pigmentés. En station et en mouvement, les pieds sont parallèles à l'axe longitudinal du corps et ne sont déviés ni à l'intérieur ni à l'extérieur.

ALLURES :


Allures couvrant beaucoup de terrain, avec une bonne impulsion et des enjambées amples. Les membres antérieurs et postérieurs se déplacent droit vers l'avant dans des plans parallèles à l'axe longitudinal du corps. Belle prestance.

PEAU :


Bien tendue, elle épouse le corps sans former de plis.

ROBE :


POIL : Dur, "fil de fer", couché et dense. Poil de couverture de 2-4 cm de long, sous-poil serré et imperméable. Les contours du corps ne seront pas cachés par un pelage trop long. Le poil doit offrir par sa dureté et sa densité la meilleure protection possible contre les intempéries et les blessures.

Le poil de la partie inférieure des membres, de même que celui de la région inférieure de la poitrine et du ventre doit être plus court, mais néanmoins serré; celui de la tête et des oreilles doit être plus court et en même temps plus serré, mais pas plus doux. Les sourcils accusés et la barbe fournie, sans longueur excessive et la plus dure possible, soulignent l'expression énergique de la face.

COULEUR :

- Marron mélangé de blanc, avec ou sans plages de couleur.

- Noir mélangé de blanc (grisonnée) avec ou sans plages de couleur.

- Marron avec ou sans taches blanches au poitrail.

- Rouan clair (blanc dominant mélangé de marron ou de noir).

D'autres couleurs ne sont pas admises.

TAILLE :


Hauteur au garrot : Mâles : 61-68 cm, femelles : 57-64 cm.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

DEFAUTS GRAVES :


- Museau étroit, court ou pointu.

- Denture faible.

- Paupières très lâches.

- Dos ensellé ou dos de carpe.

- Sujet fortement surbâti à l'arrière.

- Coudes fortement déviés en dehors ou tournés en dedans.

- Jarrets clos, jarrets de vache ou en tonneau, aussi bien en position debout qu'en mouvement.

- Sujet qui va continuellement l'amble au pas et au trot; démarche raide; allures raccourcies.

- Pelage éclairci; sous-poil insuffisant.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Faiblesse de caractère; peur du coup de feu ou du gibier; agressivité, nervosité, sujet qui mord par peur.

- Prognathisme supérieur ou inférieur, arcade incisive déviée; dents manquantes à part les PM1; pointes des canines trop rapprochées.

- Entropion, ectropion, hétérochromie (yeux de couleur différente).

- Queue courte de naissance; queue cassée.

- Défauts de pigmentation.



Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Drahthaar est un chien de chasse énergique, endurant et polyvalent : il peut être utilisé aussi bien avant qu’après le tir. Son intelligence et son calme lui permettent de s'adapter à toute situation : il est capable de chasser tous les types de gibier, des plus petits aux plus gros, sur les terrains les plus faciles comme les plus compliqués. C’est aussi un très bon chien nageur, ce qui le rend parfaitement apte à rapporter le gibier tombé à l’eau.

Non content d’être un partenaire de chasse sur qui on peut compteur, il cumule également nombre de qualités d’un bon chien de famille. En effet, il se montre affectueux envers ses propriétaires, et a le contact facile tant avec les adultes qu’avec les enfants de la famille qui se comportent bien avec lui. Il se montre généralement à la fois doux, joueur et amical à leur encontre. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun risque en cas de geste qui lui déplaît ou qu’il interprète mal, d’autant qu’il peut être nerveux dans certaines situations - surtout s’il ne s’est pas suffisamment dépensé. Par conséquent, il ne doit jamais être laissé seul avec un tout-petit, hors de toute surveillance par un adulte – cela vaut d’ailleurs également pour n’importe quelle race.

Les bonnes relations que le Chien d’Arrêt Allemand à poil dur entretient avec les siens ne l’empêchent pas d’être indépendant à ses heures. Il n’est pas du genre « pot de colle », et est parfaitement capable de s’occuper pendant la journée lorsque ses maîtres sont absents, sans se mettre dans tous ses états.

Constant et loyal, il protège sa famille et sa maison en toutes circonstances. Sa méfiance envers les étrangers et sa vigilance prononcée font qu’il peut parfaitement assumer le rôle de chien de garde : il n’hésite pas se montrer agressif envers les personnes qu’il ne connait pas, dès lors s’il considère qu’elles menacent le foyer. Il ne se calme alors qu’une fois que son maître le lui en a donné l’ordre.

Ses relations avec ses congénères peuvent également être assez ombrageuses, car il n’apprécie guère être concurrencé par d’autres chiens. Il peut se montrer dominant et même agressif envers eux, ce qui lui vaut d’ailleurs une réputation de bagarreur. Plus encore qu’avec n’importe quelle autre race, une socialisation précoce est indispensable pour diminuer le risque de conflits lors des rencontres entre chiens.

Concernant les chats, il peut être habitué à partager son foyer avec l’un d’entre eux, dès lors que la cohabitation est instituée dès son plus jeune âge. Dans le cas contraire, cela risque d’être plus difficile. Quant à ceux qui lui sont inconnus et qu’il serait amené à croiser au gré de ses pérégrinations, il a tendance à les mettre sur le même plan que les autres petits animaux (rongeurs, oiseaux…), c’est-à-dire à les considérer comme des proies et à leur courir après. En effet, même si cela est moins prononcé chez les lignées nord-américaines (qui ont moins été développées avec la chasse comme seule préoccupation), ce chien reste d’abord et avant tout un chasseur : c’est ce qui explique qu’il vaut mieux le tenir en laisse lors des promenades, dès lors qu’il serait dangereux qu’il se lance à la poursuite d’un petit animal qui passe par là.

En revanche, en pleine nature, le risque est nettement plus modéré : dès lors que le rappel est bien assimilé, mieux vaut alors le laisser évoluer librement. Cela lui permet de se dépenser autant que nécessaire, ce qui est indispensable à son bien-être tant mental que physique. En effet, le Drahthaar est très actif par nature, et a généralement toujours une très forte envie de se dépenser. Afin d'éviter des problèmes de comportement voire qu’il devienne intenable, il doit pouvoir faire de l’exercice au moins une heure tous les jours. Son endurance lui permet toutefois d’aller bien au-delà, et il s’en réjouit si l’occasion lui en est offerte.

En dehors de la chasse, qui constitue un moyen de choix de le stimuler tant physiquement que mentalement, il se prête bien à la pratique de sports canins comme l’agility, le mantrailing ou le rallye-obéissance. Il apprécie aussi les longues promenades, et peut sans problème courir à côté de son maître pendant que ce dernier pédale sur un vélo. Par ailleurs, quelle que soit l’activité pratiquée, il est toujours ravi de marquer un temps d’arrêt si un point d’eau se trouve en chemin, afin de laisser libre court à ses talents de nageur. En tout cas, il n’est clairement pas fait pour une personne âgée ou très sédentaire : il lui faut des propriétaires actifs voire sportifs, qui ont suffisamment de temps pour lui permettre de se dépenser.

Sans surprise, la vie en appartement ou dans une maison avec un petit jardin (voire pas de jardin du tout) est loin d’être idéale pour le Chien d’Arrêt Allemand à poil dur. Il peut néanmoins s'y adapter, pour peu qu’il bénéficie de longues sorties quotidiennes et d’activités plus sportives certains jours, par exemple le week-end. Son lieu de vie idéal reste toutefois la campagne, avec un accès à un vaste terrain clôturé où il peut s’ébattre à sa guise. Il peut être installé dans le jardin dès lors qu’il dispose d’un endroit pour s’abriter, et bien sûr que cela ne le prive pas de contacts fréquents avec sa famille. Il est toutefois primordial qu’une clôture digne de ce nom soit installée, car autrement il aurait tôt fait d’aller pourchasser les animaux du voisinage.

Par ailleurs, le fait d’avoir été créé et élevé pour être un chien de travail fait qu’il montre une forte capacité à se concentrer sur sa mission et un enthousiasme inébranlable pour les tâches qui lui sont demandées. Son intelligence lui permet d’ailleurs d’assimiler rapidement ces dernières, et d’être un candidat idéal pour la formation. Il est d’ailleurs très adapté à être formé comme chien de sauvetage, une activité qui met pleinement à profit son ardeur au travail et sa polyvalence. C’est tout sauf un animal paresseux : une existence dans laquelle il n’aurait pas de tâches à effectuer ne pourrait que le rendre malheureux.

Toutefois, seul un maître ferme, sûr de lui et confiant peut en tirer pleinement profit, car lui-même ne l’est pas moins. Sa capacité à prendre des initiatives sans indications de son propriétaire est très utile quand il est à la chasse et que ce dernier est éloigné, mais elle implique aussi que sa volonté d'obéir et de faire ce qu’on attend de lui peut parfois laisser la place à un certain entêtement. De fait, il n’est pas conseillé pour un primo-adoptant, qui ferait mieux de se tourner vers une race plus facile à prendre en main.

 

Au demeurant, il peut – comme tout chien – se montrer très ingérable dès lors que ses besoins d’exercice ne sont pas suffisamment comblés, n’hésitant pas alors à aboyer bruyamment ou fuguer, par exemple.

 

Enfin, il est assez indépendant et ne souffre pas d’anxiété de séparation : il est capable de s’occuper par lui-même en cas d’absence de son maître.

Comme pour tous les chiens, la socialisation du Deutsch Drahthaar doit commencer dès son plus jeune âge. Rencontrer toutes sortes d’humains, de congénères et de représentants d’autres espèces, s’habituer tous types d’environnements et de stimuli (bruits, odeurs…) lui permet de devenir un chien plus équilibré, moins méfiant et agressif. Ceci est d’autant plus nécessaire qu’il n’a pas tendance à entretenir des relations très apaisées avec les inconnus, humains comme animaux.

Pour éduquer un Drahthaar, il faut savoir montrer de la fermeté et de la patience, c’est-à-dire savoir asseoir son autorité. En effet, il a un caractère prononcé, et doit donc trouver face à lui un maître avec une certaine expérience, au risque de n’en faire qu’à sa tête et de mener son maître à la baguette. Il est donc primordial de lui apprendre à obéir dès son plus jeune âge, et pour cela que les choses soient claires d’emblée quant à ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. En effet, c’est à ce moment-là que sa capacité d’apprentissage et sa docilité sont à leur maximum. Les règles mises en place doivent par ailleurs rester cohérentes dans le temps et dans l’espace (ce qui est interdit un jour ou à tel endroit ne peut pas être autorisé le lendemain ou à tel autre endroit), et appliquées de manière uniforme par l’ensemble des membres de la famille. Des mauvaises habitudes prises jeune pourraient devenir de réels problèmes une fois adulte, surtout avec un chien un peu têtu comme le Drahthaar.

Néanmoins, si son éducation doit être rigoureuse, elle ne doit jamais être brutale. Mieux vaut utiliser son intelligence et son envie de faire plaisir à son maître plutôt que la contrainte, qui aurait de grandes chances de s’avérer contre-productive.

Par ailleurs, compte tenu de sa propension à se montrer agressif envers des étrangers ainsi qu’à pourchasser des animaux, apprendre le rappel à son chien revêt une importance toute particulière.

Quant à sa capacité à être un chien de chasse très polyvalent, elle est réelle. Mais une formation spécifique n’est pas forcément de trop pour en tirer pleinement profit et faire en sorte que son intelligence et sa créativité soient exploitées au mieux.

Enfin, compte tenu de sa taille, mieux vaut habituer très tôt le Braque Allemand à poil dur à se laisser manipuler sans réticence, pour éviter toute difficulté par la suite lors des séances d'entretien ou des visites chez le vétérinaire.

Le Drahthaar est un chien robuste et jouit globalement d'une bonne santé. Ceci s’explique notamment par le fait que, dès sa création et par la suite, ses qualités athlétiques et ses talents de chasseur ont davantage été pris en compte que son apparence.

En outre, son pelage rêche et à la texture de fil de fer lui fournit une excellente protection contre les intempéries, le froid et les climats difficiles. Il est donc capable de vivre sous à peu près toutes les latitudes, dès lors qu’il est en mesure de s’abriter lorsque les températures sont particulièrement basses ou au contraire particulièrement élevées.

Son excellente santé d’ensemble ne l’empêche pas d’être comme tout chien prédisposé à certaines affections. En l’occurrence, il s’agit de :

 

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire dont l’apparition est susceptible d’être favorisée par une prédisposition héréditaire. Elle cause des douleurs, des boiteries et rend les mouvements plus difficiles, mais peut aussi déboucher sur de l’arthrose ;

 

  • la dysplasie du coude, qui touche pour sa part l’articulation du coude et est caractérisée elle aussi par une prédisposition héréditaire. Elle fait également souffrir et boîter le chien, tout en rendant ses déplacements plus pénibles. Avec l’âge, elle entraîne souvent de l’arthrose ;

 

  • l’ostéochondrose de l’épaule, un autre problème fréquent chez les chiens de grande taille, avec potentiellement une origine héréditaire. Elle est à l’origine de boiteries et de douleurs, et cause une certaine intolérance à l’effort ;

 

  • la dilatation-torsion de l’estomac, souvent causée par une ingestion trop rapide de grandes quantités de nourriture. Elle est très rapidement fatale à défaut d’intervention d’un vétérinaire ;

 

  • l’épilepsie, qui se manifeste par des crises de convulsions plus ou moins importantes. Des traitements existent pour réduire leur fréquence et leur intensité, voire les faire disparaître, ce qui permet à l’animal touché de mener une vie presque normale ;

 

  • l’hypothyroïdie, un dérèglement hormonal responsable d’une baisse de métabolisme qui peut avoir des effets variés :  prise de poids, fatigue intense, pelage terne et en mauvais état, fréquence cardiaque basse, difficultés à respirer, sensibilité accrue au froid… ;

 

  • la maladie de Von Willebrand, un trouble héréditaire de la coagulation sanguine qui provoque des saignements spontanés (gencives, truffe…) ou des épisodes hémorragiques importants, potentiellement mortels, après un acte chirurgical, un traumatisme ou une blessure. Cette affection est incurable, mais des traitements permettent de limiter les symptômes ;

 

  • la dysplasie rétinienne, souvent héréditaire, qui correspond à un problème de développement de la rétine, au point qu’elle peut se décoller partiellement ou complètement, perturbant la vision du chien voire le rendant aveugle. Toutefois, ce n’est pas une maladie évolutive ; 

 

  • l’entropion, une malformation de la paupière qui entraîne une forte irritation du globe oculaire, mais peut être corrigée chirurgicalement ;

 

  • les infections des oreilles (otite, etc.), du fait de leur forme pendante.

 

En outre, s’il est utilisé dans le cadre de la chasse, viennent s’ajouter bien sûr les risques inhérents à cette activité : blessures, épines, parasites, épillets, insectes etc. Toutefois, comme son pelage lui offre une bonne protection, il est moins exposé que d’autres races de chiens de chasse.

En tout cas, le fait que plusieurs maladies à laquelle la race est prédisposée sont ou peuvent être héréditaires implique qu’adopter auprès d'un éleveur de Drahthaar sérieux et responsable permet non seulement d’obtenir un chiot qui a bénéficié d’une bonne socialisation dès les premières semaines, mais aussi dont les parents ont été scrupuleusement sélectionnés pour éviter tout risque de transmission de tare héréditaire. Le professionnel doit être en mesure de présenter les résultats des tests génétiques effectués sur les reproducteurs ou le petit, en plus d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire et des détails concernant les vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination.

Par ailleurs, lorsqu’il est jeune et en phase de croissance, le chiot Braque Allemand à Poil Dur a des os et des articulations particulièrement fragiles. C’est vrai pour tous les chiens, mais encore plus pour ceux qui comme le Drahthaar atteignent une certaine taille une fois adulte, et connaissent donc de fortes poussées de croissance. Sachant qu’il termine sa croissance peu après sa première année, il faut donc éviter pendant ses 12 premiers mois les exercices physiques trop longs ou trop intenses : en effet, il court alors un risque accru non seulement de blessures à court terme, mais aussi potentiellement de séquelles à vie, par exemple en cas de malformations.

Enfin, pour garder son chien en bonne santé, et ce quel que soit sa race et son âge, il faut l’emmener chez le vétérinaire au moins une fois par an pour effectuer un bilan complet. Cela permet de déceler rapidement un éventuel problème, et le cas échéant d’y faire face dans les meilleures conditions. En outre, c’est l’occasion de veiller à ce qu'il reste bien à jour de ses rappels de vaccins.

Il faut aussi renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que nécessaire, pour qu’il reste protégé toute l’année. Ceci est d’autant plus crucial s’il est utilisé dans le cadre de la chasse ou passe de longues heures en extérieur, car il court alors un risque accru d'infestation par des parasites, tels que des puces, des tiques ou encore des acariens.

L’entretien d’un Drahthaar est assez simple à assurer.

En temps normal, comme il mue de façon modérée, le brosser une fois par semaine avec une brosse à poils ou un peigne en acier suffit pour éliminer les poils morts. Toutefois, lors de ses deux périodes de mues saisonnières (au printemps et à l'automne), un brossage deux fois plus fréquent s’impose.

En parallèle, il est nécessaire de l’épiler de temps à autres dans le cadre de séances d'étrillage. Réalisées par le maître lui-même ou par un toiletteur professionnel, ces dernières consistent à retirer du pelage les poils les plus âgés à la main ou à l'aide d'un peigne de décapage spécial.
 
En revanche, il est déconseillé de le raser, surtout s’il a le pelage plus long ou plus épais que la moyenne, car cela peut entraîner une dégradation de l’état de ce dernier durant de nombreuses années. Cela est normalement suffisant pour qu’il garde un pelage propre et sain.

Par ailleurs, le Chien d'Arrêt Allemand à Poil Dur étant peu salissant et n’ayant pas d’odeur particulièrement forte, lui faire prendre un bain deux ou trois fois par an est généralement suffisant. Cela peut toutefois aussi s’avérer nécessaire lorsqu’il s’est particulièrement sali, par exemple au cours d’une partie de chasse boueuse. Dans tous les cas, il faut utiliser systématiquement un shampooing conçu spécialement pour les chiens à poil dur, au risque d’abîmer son pelage.

Sa séance d’entretien hebdomadaire doit en outre comporter un examen et un nettoyage de l'intérieur de ses oreilles à l'aide d'un chiffon humide ou d'un produit nettoyant spécifique. Il est d’autant plus important de s’y astreindre qu’il a les oreilles pendantes, et présente donc un risque accru d’infections à ce niveau. C’est d’ailleurs aussi pour éviter ces dernières qu’il faut prendre l’habitude de sécher ses oreilles à chaque fois qu’il s’est baigné ou a passé un long moment dans un environnement humide.

 

Il faut également examiner ses yeux une fois par semaine, et au besoin en nettoyer le bord à l’aide d’un chiffon humide. Là aussi, cela permet de réduire le risque d’infection.

 

Par ailleurs, ses dents doivent être brossées régulièrement (au moins une fois par semaine) en utilisant un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine. C’est indispensable pour éviter la formation de tartre, qui peut être à l’origine non seulement de problèmes de mauvaise haleine du chien, mais aussi et surtout de maladies bucco-dentaires parfois graves. 

 

Enfin, même si le niveau d’activité du Braque Allemand à poil dur implique que l’usure naturelle s’avère généralement suffisante, il convient de contrôler ses griffes tous les mois, pour vérifier qu’elles ne deviennent pas trop longues. En effet, elles pourraient alors finir par le gêner, se casser et/ou le blesser.

 

Les gestes d’entretien du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ou des griffes ne doivent pas être effectués au hasard, au risque d’une part de ne pas obtenir les résultats attendus, et d’autre part de faire mal au chien – voire le blesser. Il est donc utile de les apprendre la première fois auprès d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel, ne manière à savoir comment procéder au mieux. Il convient d’ailleurs d’habituer tôt son compagnon à ces séances d’entretien, afin qu’elles lui semblent parfaitement naturelles et donc d’éviter qu’il se montre réticent.

 

Enfin, lorsqu’il revient d’une session de chasse ou d’une longue virée en pleine nature, il convient d’inspecter son pelage pour rechercher d’éventuels parasites, épillets, ronces ou herbes, et de s’assurer qu’il ne présente pas de blessures ou de lacérations.

Le Drahthaar ne demande pas une alimentation particulière, mais a besoin comme tout chien qu’elle soit de bonne qualité, équilibrée, riche, saine et adaptée à son âge, son état de santé, son niveau d’exercice et ses éventuels besoins spécifiques. Il ne faut pas hésiter à demander conseil à un vétérinaire pour le choix des produits et la quantité de nourriture à lui donner chaque jour.

S’il est utilisé comme chien de chasse, cette dernière peut d’ailleurs avoir à varier au cours de l’année. En effet, ses besoins sont plus élevés pendant la saison de la chasse : il est alors nécessaire d'ajuster sa ration à la hausse afin qu’il dispose de suffisamment d’énergie pour remplir au mieux sa mission, tout en veillant bien sûr à éviter de le suralimenter - et en n’oubliant pas de revenir à la normale une fois la saison achevée.

Par ailleurs, le fait qu’il soit prédisposé aux torsions de l’estomac impose que sa ration quotidienne soit divisée en au moins deux repas - de préférence un le matin et un le soir. Il implique également qu’il est particulièrement important qu’ils soient pris dans le calme, et que tout exercice physique intense soit systématiquement proscrit dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit.

Par ailleurs, son alimentation quand il est chiot est déterminante, car sa grande taille fait qu’il connaît à ce moment-là de fortes poussées de croissance. Si elle est trop riche ou donnée en trop grande quantité, ces dernières risquent d’être encore plus prononcées, ce qui peut être à l’origine de problèmes articulaires ou de malformations – et donc potentiellement d’un handicap à vie. À l’inverse, si elle est insuffisante par rapport à ses besoins, il a des chances de souffrir de retards de croissance.

Qu’il soit petit ou adulte, il convient de surveiller tous les mois l'évolution de son poids afin de s’assurer que tout est en ordre à ce niveau. En effet, bien qu’il ne soit pas particulièrement prédisposé à l’obésité, il a tendance à prendre facilement de l’embonpoint s'il a une vie un peu trop sédentaire – a fortiori s’il a été stérilisé. En cas d’augmentation injustifiée qui se confirme voire s’accentue sur plusieurs mesures successives, il faut se rendre chez le vétérinaire pour déterminer si le problème est lié à une cause médicale ou à l’alimentation. En tout état de cause, les risques qu’engendrent l'obésité ne doivent pas être pris à la légère, car elle peut être à l'origine ou aggraver de nombreux problèmes de santé.

Enfin, comme tous les autres chiens, le Braque Allemand à Poil Dur doit avoir en permanence de l'eau fraîche et propre à sa disposition.

Le Drahthaar fut conçu pour être, d’une part, un chien de chasse performant dans toutes ses tâches (mise en évidence du gibier, traque des animaux blessés, récupération des cibles tombées sur terre ou dans l'eau) et polyvalent (capable de chasser tous types de gibiers sur tous types de terrains, y compris dans des conditions climatiques difficiles) et d’autre part, un bon animal de compagnie, affectueux, loyal et protecteur.

Le résultat obtenu fut – et est toujours – parfaitement à la hauteur de ces deux objectifs. Ainsi, aujourd’hui encore, le Chien d'Arrêt Allemand à Poil Dur continue de faire preuve de talent dans tous les domaines de la chasse. Excellent rapporteur, il est bon aussi bien en plaine qu’en forêt et dans l'eau. Toutefois, les chasseurs des différents pays où il s’est diffusé n’en ont pas forcément le même usage. Par exemple, dans son pays d’origine, l’Allemagne, il est utilisé dans toutes les disciplines de chasse. En France, en revanche, on le retrouve surtout pour la chasse au lièvre en plaine, dans les bois ou encore en zone humide.

Quoi qu’il en soit, c’est en Europe que ses facultés de chasseur sont les plus développées. En effet, à partir des années 50, les éleveurs nord-américains se sont progressivement détournés des normes très strictes en termes de capacité de travail imposées par le club de race allemand, le Verein Deutsch Drahthaar (VDD). Depuis cette époque, les lignées nord-américaines sont donc nettement moins développées dans l’optique d’avoir à tout prix un chien de chasse ultra-polyvalent.

Le Braque Allemand à poil dur sait aussi garder et au besoin défendre le gibier qu’il a tué, en attendant l’arrivée de son maître. Sa vigilance et sa fidélité expliquent ses aptitudes en la matière, et expliquent que son maître peut aussi compter sur lui pour le défendre, lui et ses biens.

Comme à ses débuts, il continue aussi de faire un bon animal de compagnie, dès lors que son besoin d’exercice assez conséquent est satisfait et qu’il est entre les mains d’un suffisamment actif et disponible. En tout état de cause, tant le caractère parfois entêté du Braque Allemand à poil dur que son besoin d’exercice assez conséquent font qu’il n’est pas adapté à n’importe quel foyer.

En revanche, en plus d’en faire un excellent accompagnateur pour un maître sportif, ses capacités physiques lui permettent de se distinguer dans diverses disciplines de sport canin. L’agility, le mantrailing et le rallye-obéissance, par exemple, sont d’excellents moyens de lui faire dépenser son énergie, de développer ses facultés olfactives, d’améliorer son endurance et de renforcer sa relation de confiance avec son maitre.

Enfin, sa grande intelligence et son importante capacité de travail expliquent qu’il soit depuis plus récemment employé dans des rôles nouveaux, comme celui de chien secouriste.

Le prix d’un chiot Deutsch Drahthaar se situe en moyenne entre 1000 et 1300 euros.

Au Canada, il faut compter autour de 1000 dollars canadiens, mais les meilleurs sujets dépassent les 2000 dollars.

Toutefois, étant donné qu’il n’existe qu’une petite poignée d’éleveurs de Drahthaar dans le pays, se tourner vers les États-Unis peut s’avérer une option pertinente pour avoir davantage de choix et/ou éviter potentiellement une longue attente. Aux États-Unis, il faut prévoir généralement autour de 700 à 800 dollars américains pour adopter un Chien d’Arrêt Allemand à poil dur, mais les plus beaux spécimens atteignent les 1500 voire 2000 dollars.

Quel que soit le pays, le montant demandé peut donc varier fortement en fonction principalement du prestige de l'élevage, de la lignée dont descend le chien et de ses qualités intrinsèques – en termes d’apparence, mais aussi et surtout d’aptitudes, surtout pour la chasse.

Une personne qui accorde de l’importance à ce dernier critère a intérêt à se demander si l’éleveur est ou non membre d’un organisme (club de race ou autre association) affilié au club de race allemand, le Verein Deutsch Drahthaar (VDD). L'élevage suivant la méthode VDD permet d’obtenir des individus particulièrement prédisposés pour la chasse, et a essaimé dans de nombreux pays. C’est le cas notamment en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Norvège, aux Pays-Bas... : dans chacun de ces pays, le club de race local est affilié à la VDD, et donc les éleveurs qui en sont membres respectent les normes strictes du VDD. En revanche, au Canada et aux États-Unis, les institutions affiliées au VDD sont minoritaires : depuis les années 50, la plupart des éleveurs nord-américains ont pris leurs distances par rapport à ce dernier, ce qui explique que les lignées nord-américaines ont progressivement divergé des lignées européennes.

Quoi qu’il en soit, en cas d’importation d’un chien depuis l’étranger, il faut veiller à bien connaître et respecter la réglementation relative à l’importation d’un animal de compagnie. En outre, avant de franchir le cas, il est important d’avoir en tête que différents coûts (de transport, administratifs…) viennent alors s’ajouter au prix d’achat du chien.

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Avis & conseils Draathaar

La nôtre a vécu jusqu'à 15 ans à nos côtés...Elle vient de partir...Ca a été une chienne formidable, affectueuse et limite pot de colle. Nous ne chassons pas mais nous l'avons toujours emmenée partout avec nous. Elle a été notre 1ère chienne et elle nous manque terriblement même si nous n'oublions les TRES multiples bêtises lors de sa 1ère année et les soucis de santé ces derniers mois...

   
Par badin

J'ai un Drahthaar, s'est un exellent chien de chasse.
S'est mon deuxième Drahthaar, je ne changerai pas de race.
Il est très gentil avec les enfants, avec tout le monde.

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Par Cédolin