Dogue du Tibet

Dogue du Tibet

Autres noms : Mastiff Tibétain ou Dogue tibétain ou Mastiff du Tibet
Noms d'origine : Do-Khyi ou Kyi Apso
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse
Standard : Standard FCI N°230

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Qualités du Dogue du Tibet

Tempérament du Dogue du Tibet

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Dogue du Tibet au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Dogue du Tibet

Durée de vie moyenne
11 ans
Poids de la femelle
De 55 à 80 kilos
Poids du mâle
De 55 à 80 kilos
Taille de la femelle
De 61 à 65 cm
Taille du mâle
De 66 à 70 cm

Le Dogue du Tibet : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Dogue du Tibet

Si l’on en croit les tests ADN, le Dogue du Tibet (Do-Khyi ou Tsang Khyi en tibétain) serait l’une des plus anciennes races de chiens au monde et descendrait des premiers molosses, apparus il y a près de 3000 ans en Asie centrale.

 

Au Tibet, ce chien de travail accompagne pendant des siècles les bergers nomades au fil de leurs pérégrinations, et s’impose en même temps comme garant de la tranquillité des monastères grâce à son impressionnante stature. Ces deux activités expliquent d’ailleurs ses deux noms dans sa langue d’origine : Do Khyi signifie « le chien des nomades », gardant leurs troupeaux, tandis que « Tsang Khyi » signifie « le chien des monastères ».

 

Il est difficile de trouver des descriptions fiables du Dogue du Tibet avant le 19ème siècle. En effet, cette région est très enclavée, ce qui ne favorise pas les échanges, notamment commerciaux. En revanche, cela fournit un terrain propice aux légendes les plus originales.

 

Certains écrits d’Aristote (dans l’Histoire des animaux) et de Plutarque relatent le combat de Péritas, chien d’Alexandre le Grand offert par un roi indien, contre un lion. Le chien est décrit comme grand, fort et valeureux au combat, féroce envers ses ennemis, avec un physique proche de l’actuel Dogue du Tibet.

 

Bien des siècles plus tard, Marco Polo rapporte en 1271 dans son Livre des Merveilles l’existence d’un chien aussi grand qu’un âne, utilisé pour la chasse aux bêtes sauvages dans une région proche de l’actuel Tibet. Cependant, la source peut être mise en doute, connaissant la propension à fabuler de l’écrivain voyageur.

 

Au final, le premier rapport fiable sur cette race nous vient du capitaine Samuel Turner qui, dans ses mémoires parues en 1800 (An account of an Embassy to the Court of the Teshoo Lama), décrit l’usage d’énormes chiens dans la région du Tibet. Plus tard, des cynologues et vétérinaires européens comme Martin (The history of the dog its origin, physical and moral characteristics, and its principal varieties, 1845) Jean-Pierre Mégnin (Le chien et ses races, 1898), Max Siber, Beckmann et Strebel et Bylandt s’attachent à décrire, catégoriser et répertorier toutes les informations qu’ils récoltent sur le Dogue du Tibet, ses origines et son rôle dans la culture tibétaine.

 

Il faut attendre 1847 pour que le premier Dogue du Tibet foule officiellement les terres européennes, offert en cadeau par Lord Hardinge, vice-roi des Indes, à la reine anglaise Victoria. En 1873, le Kennel Club britannique est créé, et le Dogue du Tibet fait partie des premières races reconnues par le tout jeune organisme, perdant au passage son appellation originelle de « Grand chien originaire du Tibet ».

 

En 1874, le Prince de Galles, futur roi Edouard VII, importe un couple de Dogues du Tibet et les présente l'année suivante au grand public, lors d’un événement au Alexandra Palace, un haut lieu de divertissement londonien à l’époque victorienne.

 

A la même époque, plusieurs spécimens sont importés en Europe, mais de manière épisodique. Une des premières portées enregistrées naît en 1878 au zoo de Berlin, et le premier club de race du Dogue du Tibet est créé en 1931 en Angleterre. La Seconde Guerre Mondiale interrompt l’élevage de cette race en Europe, et l’invasion du Tibet par la Chine à partir de 1950, avec à la clef le massacre systématique de ce chien emblématique, rend son achat presque impossible hors de ses terres d’origine. Il faut attendre 1976 pour que reprennent des importations de Dogues du Tibet vers le Royaume-Uni, même si entretemps la race avait été reconnue en 1961 par la Fédération Cynologique Internationale (FCI).

 

En France, elle ne se fait connaître réellement qu’à partir de 1978.

 

Aux Etats-Unis, le Dogue du Tibet connaît un parcours relativement similaire. On raconte que deux représentants de la race sont offerts vers la fin des années 50 au président Eisenhower, mais qu’ils sont confiés à une ferme avant de disparaître de la circulation. L’élevage de Dogue du Tibet aux Etats-Unis commence réellement en 1970, année où plusieurs représentants de la race y sont importés. Le Tibetan Mastiff Club of America et l’American Tibetan Mastiff Association voient le jour quatre ans plus tard, en 1974. Elle est présentée pour la première fois au grand public en 1979, lors du tout premier National Specialty Match organisé par l’American Kennel Club (AKC). Toutefois, sa reconnaissance officielle de la race est nettement plus récente, puisqu’elle remonte seulement à 2007. Le United Kennel Club (UKC), l’autre organisme américain de référence, avait lui franchi le pas un peu plus tôt, en 1998.

 

Il demeure difficile de nos jours de trouver un Dogue du Tibet de pure souche, en dehors de rares élevages au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, et bien sûr au Tibet. En effet, au début des années 2010, cette race connaît un engouement sans précédent en Chine. Il est alors le chien que tous les millionnaires s’arrachent, à des prix défiant l’imagination (jusqu’à l'équivalent d'1,4 millions d'euros, soit le prix le plus cher jamais déboursé pour un chien). Cette soudaine célébrité s’accompagne de mauvaises pratiques d’élevage en Chine, donnant naissance à des chiens croisés ou en mauvaise santé physique et psychologique, sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Les conséquences s’avèrent terribles, une fois l’effet de mode passé. Aujourd’hui, de nombreux Dogues du Tibet errent dans les rues chinoises, lorsqu’ils n’ont pas été revendus pour leur fourrure ou leur viande.

Dire que le Dogue du Tibet est massif est un euphémisme : il fait partie des races de chiens les plus imposantes au monde. Habitué à la vie en montagne, vigoureux et à l’ossature massive, il dégage d’emblée une grande impression de force.

 

Son poitrail, de largeur modérée, est assez haut, son dos droit et musclé, et sa croupe est large et relativement plate. Cette dernière se prolonge en une queue fournie de longueur moyenne, attachée haut sur le dos et qui s’enroule lorsqu’il est en action.

 

Sa corpulence importante ne l’empêche toutefois pas de faire montre d’une certaine souplesse lorsqu’il se déplace. Ses pattes à la fois solides sur leurs appuis et élastiques montrent que ce chien est habitué à marcher sur des terrains accidentés, où la prudence est de mise.

 

Classé parmi les chiens de type molosses, le Dogue du Tibet possède une tête large et lourde, avec une protubérance occipitale fortement développée. Le crâne est fort et légèrement arrondi, tandis que le museau, épais et de bonne largeur, a le bout carré. Le stop est bien marqué. Ses yeux sont de couleur marron foncé, de forme ovale, et lui donnent un air stoïque et calme. Ses oreilles triangulaires tombent le long de sa tête, et se portent vers l’avant lorsque sa curiosité est piquée à vif.

 

Enfin, il présente un poil long et droit doublé d’un sous-poil abondant et épais, ce qui en fait une race de chien très résistante au froid, même en haute altitude. Son pelage forme même une véritable crinière autour du cou et jusqu’au début du poitrail, ce qui n’est pas sans lui donner un air de lion des montagnes.

 

Peu de couleurs sont admises par le standard du Dogue du Tibet :

  • noir intense, marqué de fauve (feu) ou non ;
  • bleu, marqué de fauve (feu) ou non ;
  • doré, du fauve intense au rouge soutenu ;
  • zibeline.

 

Quelle que soit la couleur, celle-ci doit être aussi pure que possible. Les marques fauves (feu) vont du châtain vif à une couleur plus claire.

 

Une étoile blanche sur le poitrail est admise, ainsi que des taches blanches minimales sur les pieds. La tête du chien peut présenter des marques fauves au-dessus des yeux, sur le museau, ainsi qu’au niveau de la partie inférieure des membres et sur la face inférieure de la queue. Les marques en forme de lunette autour des yeux sont tolérées, mais peu souhaitables.

Standard FCI N°230 (12.05.2004)




TRADUCTION : R.Triquet.


ORIGINE : Tibet.


PATRONAGE : F.C.I..


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 24.03.2004.


UTILISATION : Chien de garde, de protection et de compagnie.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 2 - Chiens de type Pinscher et Schnauzer - Molossoïdes - Chiens de montagne et de bouvier suisses et autres races.

Section 2.2 - Molossoïdes, type montagne.

Sans épreuve de travail.


ASPECT GENERAL :


Puissant, lourd, bien construit, doué d'une bonne ossature. Impressionnant; d'aspect grave et sérieux, il allie la force majestueuse avec la robustesse et la résistance. Apte au travail dans toutes les conditions climatiques. Chien qui se fait lentement, n'atteignant le meilleur de sa forme qu'à l'âge de 2 à 3 ans chez la femelle et au moins 4 ans chez le mâle.

PROPORTIONS IMPORTANTES :


- La longueur du crâne, de l'occiput au stop, est égale à celle du museau, du stop à l'extrémité de la truffe mais le museau peut être un peu plus court.

- La longueur du corps est légèrement supérieure à la hauteur au garrot.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Indépendant. Protecteur. Commande le respect. Très fidèle à sa famille et à son territoire.

TETE :


Large, lourde et forte. A l'âge adulte une ride peut s'étendre de la région sus-orbitaire à la commissure des lèvres.

REGION CRANIENNE :

- Crâne : Fort, très légèrement arrondi; protubérance occipitale fortement développée.

- Stop : Bien marqué.

REGION FACIALE :

- Truffe : Large, aussi foncée que possible en accord avec la couleur de la robe; narines bien ouvertes.

- Museau : De bonne largeur, bien rempli et épais. Bout de museau carré.

- Lèvres : Bien développées et couvrant la mâchoire inférieure.

- Mâchoires/dents : Les mâchoires sont fortes et présentent un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c'est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées d'équerre par rapport aux mâchoires. L'articulé en pince est acceptable. Les dents s'adaptent exactement.

- Yeux : De dimension moyenne; de couleur marron dans toutes ses nuances selon la couleur de la robe, le plus foncé étant le mieux. Bien écartés et légèrement obliques, de forme ovale. Les paupières épousent bien le globe oculaire. De la dignité dans l'expression.

- Oreilles : De taille moyenne, de forme triangulaire, tombantes, attachées entre le niveau du crâne et celui de l'œil. Elles tombent vers l'avant et pendent contre la tête. Elles sont portées vers l'avant quand le chien est attentif. Le pavillon est couvert d'un poil court et doux.

COU:


Fort, bien musclé, galbé. Il ne faut pas trop de fanon. Le cou est couvert d'une épaisse crinière dont le poil se redresse. Cette crinière n'est pas aussi prononcée chez la femelle.

CORPS :


Fort.

- Dos : Droit, musclé.

- Croupe : Large et plutôt plate.

- Poitrine : Assez haute, de largeur modérée; les côtes sont bien cintrées, pour donner la cage thoracique en forme de cœur. La région sternale descend sous les coudes.

QUEUE :


De longueur moyenne. Attachée haut, dans le prolongement de la ligne du dos; portée haut, elle s'enroule sur le dos sans former de boucle serrée quand le chien est attentif ou en action. Elle est garnie de poils abondants.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

D'aplomb, bien angulés, bien couverts de toute part d'un poil fourni.

- Epaules : Bien inclinées, musclées.

- Coudes : Ni en dedans, ni en dehors.

- Avant-bras : Droits. Forte ossature.

- Métacarpes : Forts, légèrement inclinés.

MEMBRES POSTERIEURS :

Puissants, musclés, bien angulés.

- Vu de derrière : les postérieurs sont parallèles.

- Cuisses : Assez longues, fortes, aux muscles bien durs mais non saillants.

- Grassets (genoux) : Bien angulés.

- Jarrets : Forts bien descendus.

- Présence d'ergots facultative.

PIEDS :

Assez grands, forts, ronds et compacts, bien garnis de poils entre les doigts bien cambrés.

ALLURES :


Mouvement puissant mais toujours léger et élastique avec une bonne poussée des postérieurs et une bonne extension des antérieurs. Quand la vitesse augmente, les membres ont tendance à converger vers un plan médian (piste unique). Le pas semble mesuré. Le Dogue du Tibet est capable d'être fonctionnel sur un terrain varié, en faisant preuve de résistance et de souplesse.

ROBE:


POIL :

La qualité du poil importe plus que la quantité. Le poil est dur, épais; le poil de couverture n'est pas trop long. A la saison froide, présence d'un sous-poil dense et assez laineux qui devient plutôt clairsemé dans les mois plus chauds. Le poil chez le mâle est sensiblement plus fourni que chez la femelle. Le poil est fin mais dur, droit et ouvert. Il n'est jamais soyeux, bouclé ni ondulé. Le cou et les épaules présentent un poil abondant qui a l'aspect d'une crinière. La queue est touffue, et bien fournie. Les postérieurs sont bien frangés à l'arrière des cuisses.

COULEUR :

D'un noir intense, marqué de fauve ("feu") ou non; bleu, marqué de fauve ("feu") ou non; doré, d'un fauve intense au rouge soutenu, zibeline. Toutes les couleurs doivent être aussi pures que possible. Les marques fauves ("feu") vont d'un châtain vif à une couleur plus claire.

On admet une étoile blanche sur le poitrail Des taches blanches minimales sur les pieds sont acceptables. Les marques fauves ("feu") apparaissent au-dessus des yeux, à la partie inférieure des membres et à la face inférieure de la queue. Marques fauves sur le museau. Les marques en forme de lunettes autour des yeux sont tolérées.

TAILLE :


Mâle : 66 cm (26 pouces) minimum.

Femelle : 61 cm (24 pouces) minimum.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.


DEFAUTS GRAVES :


- Manque de condition physique, chien pas en état.

- Tête légère. Tête fortement ridée.

- Babines pendantes.

- Fanon prononcé.

- Grandes oreilles et/ou oreilles attachées bas.

- Yeux clairs ou hagards.

- Pigmentation insuffisante, en particulier de la truffe.

- Côtes en tonneau.

- Queue formant une boucle serrée sur la hanche.

- Postérieurs surangulés; postérieurs droits.

- Allure lourde et contrainte.

- Taille inférieure au minimum, avec tolérance de 2 cm.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Chien agressif ou peureux.

- Prognathisme supérieur ou inférieur.

- Toute autre couleur que celles mentionnées dans le standard, par exemple blanc, crème, gris, marron (foie), lilas, bringé, robes de plusieurs couleurs.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Il existe une autre variété de cette race, très rare, dite Dogue du Tibet Barbu, en raison de la longueur des poils de sa face.

Stoïque, calme et distant, le Dogue du Tibet est un gardien taiseux, économe dans ses actions comme dans son affection. Chien de garde par excellence, il occupe de façon naturelle le rôle de protecteur de son maître, sa famille et sa maison, et ne s’autorise aucun repos dans cette mission. Même s’il ne manifeste pas souvent son attachement, il reste un chien très loyal et noue des liens étroits avec son maître, sans pour autant le suivre dans ses moindres mouvements. Indépendant, parfois désinvolte, il apprécie la tranquillité, et c’est une race de chien qui supporte parfaitement la solitude. Il peut rester des heures sans aucune compagnie, s’adonnant à son activité favorite : la garde. On le trouve d’ailleurs souvent posté à un endroit stratégique qui lui permet de surveiller les allées et venues des différents membres de la famille et des éventuels étrangers à l’extérieur. Avec le Dogue du Tibet, aucun risque donc de retrouver ses meubles en lambeaux parce que le chien s’ennuyait. Malgré sa propension à exploiter la moindre faille pour ne pas obéir, c'est un animal sérieux.

 

Toutefois, sous ses airs placides, il peut se montrer imprévisible et réagir de façon vive au moindre stimulus qu’il estime être source de danger pour lui et/ou pour sa famille.

 

Par ailleurs, ce n’est pas forcément une race de chien recommandée avec des enfants. En effet, sa carrure pourrait le conduire à bousculer et blesser involontairement les plus jeunes. Quant aux plus grands, son caractère méfiant et territorial aurait tôt fait de repousser leurs amis.

 

Ce n’est pas non plus un bon choix de chien pour les personnes âgées, qui pourraient elles aussi être bousculées mais surtout se retrouver dépassées par ce compagnon exigeant et parfois têtu.

 

Par ailleurs, chien très solitaire par essence, il éprouve des difficultés à partager ses maîtres avec d’autres animaux de compagnie. Seuls ceux qu’il connaît depuis qu’il est chiot peuvent trouver grâce à ses yeux, et encore cela suppose-t-il qu’ils se tiennent à distance respectueuse de lui.

 

Naturellement méfiant envers les étrangers, il doit être socialisé très tôt pour apprendre à ne pas se montrer agressif ou menaçant envers ceux qui pénètrent le territoire qu’il protège. Cela dit, il préfère d’abord dissuader l’intrus d’approcher par des aboiements sonores, proches du rugissement d’un lion, laissant le temps au maître des lieux de venir accueillir la personne et calmer les choses. En revanche, sans action significative de son propriétaire, il peut aller jusqu’à mordre l’inconnu pour le faire déguerpir.

 

Au vu de ses mensurations et de son origine, le Dogue du Tibet n’est clairement pas un chien recommandé en appartement. Il n’est toutefois pas incompatible avec la vie citadine, à partir du moment où il a été habitué à coopérer lorsqu’il est tenu en laisse, et a été correctement socialisé. Malgré cela, mieux vaut éviter les environnements bondés comme les transports en commun, qui ont tendance à le stresser. Une maison avec un jardin aux haies ou à la clôture suffisamment solides, ou bien carrément la vie à la campagne, correspondent mieux à ce géant qui apprécie quand même son confort.

 

Cela dit, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Dogue du Tibet n’est pas une race de chien très active. Il peut certes se montrer assez énergétique le matin et le soir, mais reste plutôt tranquille dans la journée. En tout état de cause, son gabarit ne lui permet pas de pratiquer des activités intenses mettant particulièrement à contribution les articulations. Une à deux promenades par jour sont donc suffisantes pour lui permettre de se dégourdir les pattes et de rester serein.

 

Les jeux l’intéressent de moins en moins à mesure qu’il prend de l’âge, et même s’il est docile, son obéissance se limite aux ordres qui concordent avec ses propres « projets ». De fait, son caractère affirmé et son indépendance ne le propulseront jamais sur le podium dans des concours d’obéissance ou d’agility. Il n’en reste pas moins un compagnon loyal sur lequel on peut compter pour se sentir en sécurité.

 

Par contre, si des voisins sont installés à proximité, mieux vaut le faire rentrer à l’intérieur de la maison le soir, pour éviter tout problème de voisinage causé par les aboiements intempestifs du chien.

De par sa grande taille et son caractère très affirmé, le Dogue du Tibet doit être éduqué fermement, sans pour autant rentrer dans un rapport de force. En effet, ce chien dominateur et parfois borné sait tirer parti de sa stature si l’occasion s’en présente. Il pourrait donc se révéler dangereux pour son maître comme pour son entourage si son agressivité venait à être encouragée par un comportement non approprié.

 

Une socialisation commencée au plus tôt est la clé de la réussite de l’éducation d’un Dogue du Tibet. En le familiarisant dès son plus jeune âge avec des personnes, des animaux et des environnements très différents, il est possible non seulement d’adoucir son caractère indépendant et imprévisible, mais aussi d’atténuer sa méfiance naturelle envers les étrangers.

 

Jusqu’à ses un an, il est recommandé de limiter les exercices exigeants, afin de ne pas prendre le risque d’endommager ses articulations. Cela n’empêche pas l’apprentissage par le chiot de la propreté, des ordres simpes, des bonnes manières et du comportement à adopter avec les membres de la famille et les éventuels autres animaux de compagnie du foyer.

 

Le Dogue du Tibet apprend vite, mais profite du moindre écart ou hésitation du maître. Il faut donc se montrer ferme et cohérent, et chercher toujours à récompenser son chien pour ses bons comportements plutôt que de se concentrer sur la sanction des comportements interdits, risquant ce faisant d’entrer dans une spirale négative voire dangereuse.

 

La régularité des entraînements est également primordiale pour nouer des liens forts avec l’animal et asseoir son autorité en tant que maître. Le soin apporté à entraîner son chien au port de laisse revêt une importance particulière. En effet, il ne faut jamais oublier qu’un Dogue du Tibet atteint facilement le poids d’un homme adulte : habituer son chien à ne pas tirer sur sa laisse dès ses premières balades est indispensable pour ne pas risquer de se faire déborder plus tard. Par ailleurs, changer aussi souvent que possible d’itinéraire lors des promenades est un bon moyen d’atténuer son instinct territorial. Enfin, profiter tout au long de son éducation de toutes les occasions se présentant de le mettre en contact avec toutes sortes d'humains, chiens et autres animaux permet de l’habituer à ne pas profiter de sa carrure pour dominer les plus petits que lui. Cela doit aussi l’encourager à adopter une attitude calme et accueillante envers les étrangers, plutôt que de montrer de la méfiance - voire de l’agressivité, son mode de protection par défaut.

 

Il faut noter en tout cas que le Dogue du Tibet mûrit très lentement, si bien que son processus d’éducation est plus long que pour d’autres races. La persévérance et la patience sont donc de mise.

 

Au final, le Dogue du Tibet est une race de chien réservée à un maître déjà expérimenté, tant du fait de son gabarit que de son caractère. Malgré tout, l’exigence que requiert son éducation est largement récompensée par sa loyauté et son dévouement à son foyer.

Le Dogue du Tibet est une race de chien résistante et robuste.

 

Habitué aux rudes conditions de vie de sa contrée d’origine, il ne présente pas de fragilités particulières sur le plan physique. Toutefois, comme la plupart des chiens de grande taille, il est davantage exposé au risque de dysplasie de la hanche et aux problèmes articulaires. En outre, les vétérinaires notent une prédisposition de cette race à l’épilepsie canine, la démodécie et certaines maladies oculaires (essentiellement la cataracte et l’atrophie rétinienne progressive).

 

Par ailleurs, les femelles Dogue du Tibet ne sont en chaleur qu’une fois par an, au lieu de deux fois par an pour l’immense majorité des autres races.

 

Enfin, sa croissance est particulièrement lente, puisque les femelles atteignent leur pleine maturité vers 2-3 ans, et les mâles vers 4 ans.

La robe très fournie et le poil épais du Dogue du Tibet réclament un brossage complet et énergique hebdomadaire pour rester propre et beau. En outre, il est sujet à deux mues par an, pendant lesquelles les brossages doivent être quotidiens, en vue d’éliminer le maximum de poils morts.

 

En dehors de cela, cette race de chien rustique ne nécessite pas d’entretien particulier, hormis la coupe occasionnelle de ses griffes s’il ne les use pas suffisamment naturellement.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le Dogue du Tibet n’est pas du genre à engloutir le contenu d’un frigo plus vite que son ombre. Son passé de chien nomade qui ne mangeait pas forcément tous les jours à sa faim faute de nourriture influe encore aujourd’hui sur ses habitudes alimentaires. Ainsi, il peut très bien lui arriver de sauter un repas car il n’a pas faim. Au demeurant, il se méfie de la nourriture qu’il ne connaît pas. Un régime alimentaire classique et pauvre en graisses est recommandé, surtout dans les premières années de sa vie.

 

Par ailleurs, le Dogue du Tibet est également assez sobre en ce qui concerne la boisson, ne buvant que peu comparativement à son gabarit.

Le Dogue du Tibet est un chien de travail qui excelle comme chien de protection d’un troupeau ou chien de garde d’un foyer. Attentif et naturellement méfiant, il fait un excellent chien d’alarme, sommant l’intrus de partir avec force aboiements, avant de mordre s’il l’estime nécessaire.

 

En tant que chien de compagnie, il reste distant, mais c’est un compagnon loyal.

 

En revanche, il ne fait pas un bon chasseur.

Le Dogue du Tibet est un chien classé en catégorie 2 en France. Il doit donc être tenu en laisse et porter une muselière dans les transports en commun et les espaces publics. En outre, un permis de détention est nécessaire pour en posséder un. 

Le prix d’un chiot Dogue du Tibet se situe entre 1000 et 1500 euros.

  • En Chine, au début des années 2010, posséder un Dogue du Tibet était considéré comme un signe extérieur de richesse. De ce fait, leurs prix pouvaient atteindre des sommes folles. Le record du chien le plus cher de l'histoire fut établi en 2014 lorsqu'un promoteur immobilier dépensa pas moins de dix millions de yuans, soit environ 1,5 million d'euros, pour acquérir un représentant de la race.

  • Toujours dans le registre des records, le plus gros Dogue du Tibet jamais recensé pesait pas moins de 127 kg.

  • Les Tibétains pensent que ces chiens possèdent l’âme des moines et nonnes qui n’ont pas été assez méritants pour se réincarner en humains ou atteindre le Shambala (équivalent du paradis dans la tradition bouddhiste).

  • Au Tibet, ils vont traditionnellement de pair avec un Lhasa Apso, supposé avoir une meilleure vision et donc destiné à avertir en premier de l’arrivée d’un étranger.
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Avis & conseils Dogue du Tibet

Magnifique chien, j'adore ce blog sur les animaux !

   
Par Antoine

J'en possède 2 ,1 mâle et une femelle. Ils sont adorables avec leur majestueuse crinière de Lion. Très protecteurs avec notre Famille ,ils ne dorment que d'un oeuil et sont aux aguets H24 ...j'ai de la chance d"'avoir des lignées Uniques en Europe et d'un gabarit de OUFFF... Et surtout tout en poils. Les Dogues Du Tibet ,malgrés leurs têtes de gros Nounours ,ont un caractère bien trempé et ne doivent pas être mis dans n'importe quelles mains.

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Par Carole

Ses chien sont adorables on en possède deux croise et il sont wow

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Par Chantal

I love cette race elle est trop belle

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Par alex

Cette race est une des plus majestueuse. C'est vrai qu'elle laisse sans voix!

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Par Nicolas

Magnifique race. Je reste sans voix devant cet animal.

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