Cimarron Uruguayen

Cimarron Uruguayen

Noms d'origine : Cimarrón Uruguayo ou Perro Cimarron ou Perro Criollo ou Perro Gaucho
Groupe : Chien de type Pinscher ou Schnauzer - Molossoïde - Chien de montagne et de bouvier suisse
Standard : Standard FCI N°353

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Qualités du Cimarron Uruguayen

Tempérament du Cimarron Uruguayen

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Cimarron Uruguayen au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Cimarron Uruguayen

Durée de vie moyenne
De 12 à 14 ans
Poids de la femelle
De 33 à 42 kilos
Poids du mâle
De 38 à 47 kilos
Taille de la femelle
De 55 à 60 cm
Taille du mâle
De 58 à 63 cm

Le Cimarron Uruguayen : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Cimarron Uruguayen

Le Cimarron Uruguayen est la seule race canine originaire d’Uruguay. C’est un chien de travail polyvalent appelé par divers noms en fonction de la région dans laquelle il se trouve. Son appellation officielle a été fixée par les autorités du pays, mais il fut également connu – et continue de l’être - sous d’autres appellations dans certaines régions : Chien Criollo, Molosse Uruguayen ou encore Cimarron de Cerro Largo. Dans certaines régions de son pays, il continue à être utilisé pour chasser ou conduire du bétail, mais c’est principalement comme chien de compagnie qu’on le retrouve de nos jours. Il fait encore aujourd’hui la fierté des habitants du pays, servant notamment de mascotte dans l’armée et occupant une place de choix lors du défilé militaire annuel du 18 juillet.

 

Même si ses origines exactes sont floues, il est avéré que le Cimarron Uruguayen est un descendant direct de chiens importés d’Espagne et du Portugal lors de la conquête des Amériques, qui commença à la toute fin du 15ème siècle. Plus précisément, il descendrait notamment de l’Alano Espagnol et de Lévriers. Ces chiens venus d’Europe et leurs descendants servirent notamment pour la conduite du bétail, la chasse et la garde. Les plus imposants furent également utilisés à l’encontre des natifs indigènes, rapidement réprimés et utilisés par les conquistadors pour effectuer de nombreux travaux. Il s’agissait en effet d’animaux très imposants, impressionnants et potentiellement agressifs, que les natifs n’avaient pas l’habitude de côtoyer : ils leur inspiraient donc la plus grande crainte.

 

Au cours de l’histoire, bon nombre de ces chiens furent abandonnés et relâchés dans la nature. Retournant à l’état sauvage, ils se développèrent alors naturellement, s’adaptant aux conditions climatiques et de vie que leur offrait l’Uruguay. Le Cimarron Uruguayen à proprement parler n’est donc pas une race de chien créée par l’Homme, ni le résultat d’un méticuleux travail de sélection et de reproduction, mais bien le fruit de siècles d’évolution naturelle ayant permis de conserver les individus les plus forts et intelligents. Sa robe bringée, par exemple, serait le résultat de la sélection naturelle, lui permettant de se camoufler dans la campagne uruguayenne. De fait, vivant en meute et redoutable chasseur, on ne lui connaissait aucun prédateur. Certains historiens pensent d’ailleurs qu’il fut, alors qu’il était à l’état sauvage, à l’origine de la diminution des effectifs des grands félins présents sur le territoire uruguayen, comme les cougars et les jaguars.

 

Il n’a toutefois pas évolué au point de devenir une race de chien aux traits purement « sauvages » : on note encore tant dans ses caractéristiques physiques que mentales bon nombre d’indices indiquant que ses ancêtres étaient déjà domestiqués.

 

Redoutable prédateur, il finit par devenir aussi un danger pour l’Homme et ses troupeaux. A la fin du 18ème siècle, de grandes chasses furent donc organisées pour en tuer le plus grand nombre. Ces massacres comptabilisèrent des dizaines de milliers de victimes, si bien que la population de Cimarrons Uruguayens diminua drastiquement, mais sans pour autant disparaître. Beaucoup fuirent vers les montagnes d’Olimar, la Sierra d’Otazo et celle de Cerro Largo, ce qui permit à la race de ne pas disparaître. 

 

Toutefois, à la même époque, malgré ces grandes chasses et la mauvaise réputation dont souffrait le Cimarron Uruguayen, certains habitants des campagnes, conscients de ses nombreuses qualités, cherchèrent à le domestiquer pour en faire un chien de garde et de conduite de bétail (notamment de bovins). Leurs tentatives furent couronnées de succès : il ne mit pas longtemps à s’illustrer par sa bravoure, sa dévotion et son attachement envers son propriétaire, au point de devenir très apprécié dans les campagnes uruguayennes. Au début du 19ème siècle, qui marqua l’indépendance de l’Uruguay, le militaire José Artigas, qui contribua grandement à la libération du pays déclara : « Quand il ne me restera plus un soldat, je me battrai avec des chiens Cimarrons ».  

 

L’année 1988 marqua la création par des éleveurs d’un club de race, la Société des éleveurs de Cimarron Uruguayen, dans le but de promouvoir cette dernière et de soutenir sa reconnaissance officielle. Dès l’année suivante, en 1989, le travail fourni porta ses fruits puisqu’elle fut effectivement reconnue par le Kennel Club Uruguayo (KCU) et l’un de ses représentants fut pour la première fois montré lors d’une exposition canine.

 

Sa notoriété s’étendit rapidement aux pays limitrophes, au point qu’il devint très populaire en Argentine et au Brésil, où se formèrent également des clubs de races. Aux États-Unis, un petit groupe d’éleveurs en importa également quelques représentants, dans le but d’étendre leur élevage et de faire reconnaître ce chien dans leur pays. Ce n’est toutefois pas encore pleinement le cas, puisque l’American Kennel Club (AKC), un des organismes canins de référence du pays, ne reconnaît pas encore le Cimarron Uruguayen. Il est en revanche reconnu par le United Kennel Club (UKC) depuis 2006.

 

C’est également en 2006 qu’il fut accepté à titre provisoire par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), avant une reconnaissance complète en 2017. À l’image de ce qu’on constate aux États-Unis, sa reconnaissance au niveau mondial n’en demeure pas moins partielle ; par exemple, en Grande-Bretagne, il ne fait pas encore partie des races reconnues par le prestigieux Kennel Club, l’organisme de référence du pays.

 

En France, le Cimarron Uruguayen n’est que très peu représenté. Avec moins de 5 enregistrements par an auprès de la Société Centrale Canine (SCC), c’est une race de chien très rare.

Le Cimarron Uruguayen est un gros chien de type molossoïde, très musclé et athlétique, doté d’une ossature solide. Il est également très souple et agile. Son rein est court et fort, sa poitrine est large, profonde et atteint au moins le niveau du coude. Sa queue, épaisse et de taille moyenne, doit atteindre le jarret.

 

Les membres antérieurs sont droits et parallèles vus de face. Les postérieurs sont musclés et puissants, également parallèles entre eux vus de derrière. Quant aux pieds, ils sont de forme ovale, avec des coussinets solides et résistants.

 

Sa tête est assez grande sans être trop massive, et les traits de cette dernière sont bien plus fins que ceux des autres races de type molossoïde. Son nez est de taille importante et présente de larges narines bien noires. Ses yeux en forme d’amande sont de taille moyenne et peuvent être de n’importe quelle couleur, bien que les plus sombres soient les plus appréciées dans les expositions. Les oreilles sont de taille moyenne, de forme triangulaire et tombantes. Dans les pays où la législation l’autorise, elles sont parfois coupées pour avoir une apparence arrondie et ressembler à celles des pumas. Cette coupe correspond d’ailleurs à une tradition uruguayenne, mais on ne doit jamais amputer plus de la moitié de la longueur de l’oreille.

 

Le pelage du Cimarron Uruguayen est lisse, court, dense et doux au toucher. Seules deux couleurs de robe sont acceptées : le bringé et le fauve, sous toutes leurs nuances. La robe fauve peut être charbonnée et les marques blanches sont acceptées en petites quantités sur certaines parties du corps  comme la mâchoire inférieure, la partie inférieure du cou, le poitrail, le ventre et le bas des membres. La tête peut présenter un masque sombre.

Standard FCI N°353 (10/04/2006)

PROPORTIONS IMPORTANTES


- Hauteur au garrot : longueur du corps = 10 : 11.

- Hauteur au garrot égale à la hauteur à la croupe.

- Museau à peine plus court que le crâne (mesuré de l’occiput au stop).

- La distance du sol au coude est égale à celle du coude au garrot.


ASPECT GENERAL


Le Cimarron Uruguayen est un chien de taille moyenne de type molossoïde, fort, compact, ayant une bonne ossature, bien musclé et agile.

COMPORTEMENT / CARACTERE


Equilibré, intelligent et d’un grand courage.


TETE



REGION CRANIENNE :

Crâne : Plus large que long.
Occiput légèrement marqué.

Stop : Modérément marqué.

REGION FACIALE :

Truffe : Large, noire.

Museau : Puissant. De largeur moyenne, à peine plus court que le crâne.

Lèvres : La lèvre supérieure couvre la lèvre inférieure mais elle n’est pas pendante.

Mâchoires/dents : Les mâchoires sont fortes, puissantes. Les dents sont fortes, bien alignées ; denture complète. Articulé en ciseaux (les incisives supérieures recouvrent les incisives inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d’équerre par rapport aux mâchoires).

Joues : Bien développées mais pas trop proéminentes.

Yeux : De dimensions moyennes, en forme d’amande. Le regard est interrogateur. De toutes les nuances du marron, selon la couleur de la robe ; plus l’œil est foncé, mieux cela vaut. Les paupières épousent bien le globe oculaire et sont totalement pigmentées.

Oreilles : De dimensions moyennes ; attache moyenne ; elles sont triangulaires, tombantes mais non accolées aux joues. Elles peuvent être coupées pour leur donner une forme ronde semblable à celle des oreilles du puma mais sans jamais en amputer plus de la moitié de la longueur (sauf dans les pays où l’otectomie est interdite par la loi).



COU


Fort, musclé, pas trop long.

CORPS


Ligne du dessus : Horizontale ou légèrement ensellée. La hauteur au garrot est égale à la hauteur à la croupe.

Garrot : Bien dessiné.

Rein : Court, fort et légèrement convexe.

Croupe : De bonne longueur, large, inclinée à 30 degrés par rapport à l’horizontale. Sa hauteur est égale à la hauteur au garrot.

Poitrine : Haute, descendue au moins au niveau du coude. Large et bien développée. Côtes bien cintrées mais pas en cercles de tonneau. Poitrail bien dessiné.

QUEUE


Epaisse. Attache moyenne. Elle doit atteindre le jarret. Au repos, elle est portée basse ; en action, elle est portée horizontalement ou légèrement vers le haut.

MEMBRES



MEMBRES ANTERIEURS :

Vu de face, droits et parallèles.

Epaules : Bien inclinées.

Bras : De même longueur que les omoplates.

Coudes : Ni en dedans, ni en dehors.

Avant-bras : Droits, avec une forte ossature.

Métacarpes : De profil, légèrement inclinés.

Pieds antérieurs : Ovales, aux doigts bien serrés ; les coussinets sont forts.


MEMBRES POSTERIEURS :

Musclés et puissants. Parallèles, vus de derrière.

Cuisses : Bien développées.

Genoux (grassets) : Bien angulés.

Métatarses : Fermes, de moyenne longueur.

Pieds postérieurs : Pieds de chat ; coussinets forts.


ALLURES


Allures faciles, couvrant bien le terrain ; les membres antérieurs se portent bien en avant avec une bonne poussée des postérieurs. En mouvement, les membres sont parallèles mais convergent vers un plan médian lorsque la vitesse augmente.

PEAU


Epaisse et souple.

ROBE



POIL : Court, lisse, bien couché sur le corps, avec sous-poil. Le poil long est éliminatoire.


COULEUR : Bringé ou fauve dans toutes ses nuances, avec ou sans masque. La robe fauve peut être charbonnée. Les marques blanches sont permises dans les régions suivantes : mâchoire inférieure, face inférieure du cou, poitrail, ventre et bas des membres.

TAILLE ET POIDS


Hauteur au garrot :

    Mâles : 58 à 61 cm (Tolérance de 2 cm).

    Femelles : 55 à 58 cm (Tolérance de 2 cm).

Poids : Mâles :38 à 45 kg. / Femelles : 33 à 40 kg.

DEFAUTS


out écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Lèvres excessivement pendantes aux commissures.

- Excès de fanon.

- Joues excessivement proéminentes.

- Manque de plus de 2 PM1.

DEFAUTS GRAVES


- Marques blanches en dehors des régions précédemment citées.

- Non respect manifeste des proportions importantes.

- Absence de dimorphisme sexuel.

- Taille supérieure ou inférieure aux tailles définies (tolérance inclue).

DEFAUTS ELIMINATOIRES


Chien agressif ou chien peureux.

- Poil long.

- Couleur autre que celles décrites dans le standard.

- Prognathisme inférieur.

- Prognathisme supérieur.

- Net manque de type.



Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.





Sources Textes et Photos:

El Dogo Argentino - Kennel Club Urugayo - Ministère du Tourisme de l'Uruguay


Traduction : chien.com (sauf standard FCI)

Reproduction des textes (sauf standard FCI) et photos interdite sans autorisation.

Le Cimarron Uruguayen est équilibré, intelligent et courageux. Il possède un fort instinct naturel de protection, ce qui le rend très performant et impressionnant pour monter la garde. Il fait d’ailleurs preuve de beaucoup de méfiance envers les étrangers, sans pour autant être agressif à leur égard.

 

Plutôt joueur, il a besoin de beaucoup d’affection et d’attention. Il sait rendre la pareille, se montrant très doux et attentif envers son propriétaire ainsi que les personnes qu’il connaît. De fait, c’est un compagnon de vie fort agréable, mais qui ne convient pas vraiment aux propriétaires souvent absents.

 

Très curieux, il s’adapte assez facilement aux changements dans son environnement, et aime partir à la découverte de ce dernier. Cela en fait un chien très fugueur, d’autant qu’il est particulièrement talentueux pour déceler la moindre faille dans un grillage, quitte parfois à creuser sous ce dernier. Mieux vaut donc prévoir une clôture haute et solide, et la vérifier régulièrement pour identifier tout ce qui pourrait finir par se transformer en porte de sortie.

 

En tout cas, ayant un besoin d’exercice assez prononcé, ce n’est évidemment pas un chien capable de vivre en appartement et/ou en ville. Pour autant, disposer d’un vaste jardin ne lui suffit pas : il doit pouvoir tous les jours se promener et se dépenser dans de grands espaces pendant au moins une heure. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de s’assurer qu’il soit calme une fois de retour à la maison, ce dont il est au demeurant parfaitement capable.

 

Au contraire, s’il n’est pas en mesure de satisfaire son important besoin d’exercice, il a toutes les chances de devenir agressif et de développer des comportements destructeurs. Ce risque existe chez beaucoup de races, mais est particulièrement prononcé chez le Cimarron Uruguayen qui, il n’y a pas si longtemps, vivait à l’état sauvage. Il n’est donc pas du tout adapté pour un maître très sédentaire et/ou peu disponible. Au contraire, c’est une race de chien idéale pour un maître sportif qui cherche un compagnon qu’il puisse emmener avec lui lors de ses sorties.

 

Très sûr de lui et pleinement conscient de sa force, ce n’est pas un animal à mettre entre toutes les mains, mais bien plutôt une race de chien réservée aux maîtres expérimentés. Un débutant aurait en effet tôt fait de se laisser déborder et dominer par son compagnon. Davantage encore qu’avec d’autres races plus faciles à prendre en main, son éducation et sa socialisation doivent commencer au plus tôt et s’inscrire sur la durée.

 

Son caractère dominant implique également que la cohabitation avec d’autres animaux de compagnie, comme par exemple des chiens ou des chats, peut s’avérer chaotique. Il est en effet fortement susceptible de prendre le dessus sur ses compagnons, et de façon agressive si besoin. Les seuls animaux qu’il peut tolérer sont ceux aux côtés desquels il a été habitué à vivre dès son plus jeune âge.

 

Sa personnalité assez délicate fait aussi qu’il n’est pas tellement conseillé pour des enfants.

Le Cimarron Uruguayen est une race de chien difficile à éduquer, et c’est ce qui explique qu’il n’est pas recommandé pour un maître débutant. Il se montre en effet très dominant, que ce soit envers les humains ou d’autres animaux. Sa socialisation et son éducation doivent donc impérativement être entamées au plus tôt, et menées par un maître capable de se comporter comme un leader pour son chien, d’autant plus qu’il est très énergique. Cela suppose notamment de savoir réagir rapidement à chacun de ses comportements (positifs comme négatifs), de façon à rendre les entraînements les plus optimaux et efficaces possibles.

 

Si éduquer à la perfection un Cimarron Uruguayen est un réel défi, ce n’est pas impossible non plus. Il faut savoir faire montre de fermeté sans pour autant le brusquer, et s’armer de patience. Néanmoins, le Cimarron Uruguayen aime apprendre : si son éducation est bien menée, il y prend part avec grand plaisir. En outre, il est intelligent, dispose d’une bonne mémoire et est proche de son humain : autant de qualités qui, mises entre des mains expertes et utilisées à bon escient, peuvent permettre d’aboutir à des résultats très intéressants.

 

Par contre, étant donné son caractère, il convient de ne jamais avoir recours à des exercices ou des jeux pouvant mettre en question d’une façon ou d’une autre l’autorité du maître, comme par exemple des jeux de force (tir à la corde, etc.).

 

Enfin, le fait de l’habituer aux soins de tous types doit faire partie prenante de son programme d’éducation, afin de lui apprendre à se comporter calmement au cours des séances de nettoyage ou lors des manipulations effectuées par un vétérinaire. Cela permet d’éviter bon nombre de situations difficiles par la suite.

Le Cimarron Uruguayen ne présente pas de problèmes de santé particulier : ce chien est généralement en bonne santé.

 

Toutefois, comme les autres grandes races de chien, il peut potentiellement souffrir de dysplasie de la hanche. Comme il s’agit d’une affection héréditaire, il est conseillé de s’assurer que les parents ne souffrent pas de ce problème, même si cela ne suffit pas à écarter le risque. La dysplasie de la hanche entraîne généralement des boiteries à l’une des pattes arrière ou aux deux, mais certains individus ne présentent pas de signes d’inconfort. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, elle peut à son tour causer des problèmes d’arthrite, en particulier chez les individus âgés.

 

Les représentants de cette race peuvent aussi souffrir de torsion gastrique, plus communément appelés dilatation-torsion de l’estomac. Ce problème est provoqué par un afflux trop important de gaz dans l’estomac et touche particulièrement les races au thorax profond comme le Cimarron Uruguayen. Les gaz entraînent une dilatation et une torsion de l’estomac, ce qui empêche leur évacuation et perturbe le fonctionnement normal de l’organe. Par ailleurs, la position anormale que celui-ci occupe alors fait qu’il est susceptible de comprimer les veines, empêchant le sang de circuler correctement et de retourner au cœur, ce qui peut déboucher sur la mort de l’animal s’il n’est pas pris en charge à temps. La probabilité d’être victime de dilatation-torsion de l’estomac peut être réduite en divisant la ration journalière du chien en plusieurs petits repas donnés dans un endroit calme, en faisant en sorte qu’il ne boive pas de trop grandes quantités d’eau d’un coup, et en lui évitant tout exercice physique trop intense avant et surtout après chaque repas.

 

Le Cimarron Uruguayen peut également souffrir de problèmes oculaires tels que la cataracte, l’atrophie progressive de la rétine ou encore la dystrophie de la cornée.

 

Par ailleurs, comme c’est le cas pour la majorité des grandes races de chien, il est conseillé de ne pas faire faire d’exercices trop soutenus aux chiots de moins de 15 mois, qui sont alors dans une période de croissance soutenue. Leur demander des efforts trop intenses pourrait nuire au bon développement de leur corps, et entraîner par exemple des malformations.

Le Cimarron Uruguayen est une race de chien qui ne nécessite que peu d’entretien. En général, un brossage hebdomadaire de son pelage suffit, sauf durant les périodes de mue (au printemps et en automne), pendant lesquelles il faut opter pour une fréquence quotidienne, sous peine de retrouver des poils partout dans la maison. Quoi qu’il en soit, il n’est nul besoin de faire appel à un toiletteur professionnel pour entretenir son chien.

 

Par contre, comme tout chien aux oreilles tombantes, une vigilance particulière est nécessaire à ce niveau. Entretenir les oreilles de son chien de manière hebdomadaire est au moins autant nécessaire que les soins apportés à son pelage, afin de prévenir tout risque d’infection et de réagir rapidement au besoin.

 

Ses griffes sont nettement moins une source de préoccupation, puisqu’il n’est le plus souvent pas nécessaire de les couper, en particulier s’il a suffisamment l’occasion de se dépenser : l’usure naturelle suffit généralement. Cela dit, étant donné qu’elles poussent plus rapidement que chez nombre d’autres races, il est toujours bon d’y jeter un œil de temps à autres et de faire le nécessaire au besoin.

 

Même s’il est vrai qu’elles ne sont pas particulièrement longues ni éprouvantes, il convient de l’habituer dès son plus jeune âge aux séances d’entretien et aux manipulations qu’elles impliquent, afin d’éviter qu’il se montre quelque peu têtu et refuse les soins qui lui sont prodigués.

Le Cimarron Uruguayen apprécie une alimentation industrielle pour chien classique, qu’il s’agisse de croquettes ou de pâtée.

 

Il n’est pas difficile à nourrir, mais il est conseillé de diviser sa ration journalière en deux, voire plus, de façon à diminuer le risque de dilatation-torsion de l’estomac, commun à nombre de chiens de grande taille. Pour la même raison, il faut éviter qu’il boive de trop grandes quantités d’eau d’un coup, et s’assurer que la prise des repas s’effectue au calme, et non dans un lieu ou un moment de stress. Enfin, tout exercice physique intense avant et surtout après le repas est proscrit.

Le Cimarron Uruguayen était historiquement – et est encore parfois de nos jours - utilisé comme chien de garde, de troupeau (notamment de bovins) ou encore de chasse au sanglier dans certaines régions de son pays d’origine.

 

Cependant, ce n’est plus aujourd’hui son usage principal : il est bien plus courant de le croiser comme chien de compagnie, rôle dans lequel il est tout particulièrement susceptible de faire le bonheur d’un maître sportif. Il peut se montrer très performant dans certaines disciplines canines physiquement exigeantes comme l’agility, le pistage, le cani-cross ou encore le cani-VTT. Par contre, au vu de sa personnalité potentiellement agressive, les activités liées au mordant, comme le ring, le mondioring et le RCI (Règlement Concours International), lui sont interdites. 

 

Enfin, la police et l’armée uruguayenne l’utilisent également comme chien policier d’attaque et chien de sauvetage.

Ce qui est rare est cher, et le Cimarron Uruguayen ne fait pas exception à la règle. En France, Belgique et Suisse, les reproducteurs sont souvent importés d’Uruguay ou d’autres pays européens. Le montant à débourser pour un chiot de bonne lignée et provenant d’un élevage de qualité peut facilement atteindre les 1200 euros. Il n’y a pas de différence de prix notable entre mâle et femelle.

 

En Uruguay, les prix sont bien plus bas, notamment parce que la race y est sensiblement plus implantée. Le prix d’un chiot Cimarron Uruguayen s’y situe entre 200 et 600 dollars américains.

Le mot "CIMARRON" est utilisé dans presque toute l'Amérique du sud pour désigner tout animal sauvage, par opposition à "domestique".
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