Chien de Taiwan

Chien de Taiwan

Autres noms : Taiwan Dog
Nom d'origine : Takasago
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif
Standard : Standard FCI N°348

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Qualités du Chien de Taiwan

Tempérament du Chien de Taiwan

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Chien de Taiwan au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Chien de Taiwan

Poids de la femelle
De 12 à 16 kilos
Poids du mâle
De 14 à 18 kilos
Taille de la femelle
De 43 à 47 cm
Taille du mâle
De 48 à 52 cm

Le Chien de Taiwan : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Chien de Taiwan

Le chien de Taïwan, originellement appelé Takasago, est originaire de l’île éponyme, dans le sud-est de l'Asie. Il est plus précisément le descendant des chiens de chasse communément nommés « chiens parias » qui cohabitaient avec l'Homme sur les plateaux rocheux du centre de Taïwan et qui sont considérés comme la race de chien la plus ancienne, étant apparus il y a entre 10.000 et 20.000 ans.

 

Pendant longtemps, il était extrêmement répandu sur son île d’origine, où il était utilisé comme chien de garde et chien de chasse. Il s’agissait même du seul représentant de la gente canine sur l’île jusqu’à ce que les Pays-Bas la colonisent en 1624 et y importent alors de nouvelles races, menaçant la suprématie et la pureté du Chien de Taïwan. Les occupations japonaise en 1895 puis chinoise en 1945 accentuèrent le déclin de la race, qui se retrouva même au bord de l’extinction lorsque les Chinois introduisirent dans l’île leur culture de la cynophagie (manger de la viande de chien).

 

Il fallut attendre les années 1970 pour que des passionnés entreprennent de la sauver en commençant un programme d’élevage à partir d’une cinquantaine d’individus qui vivaient dans les montagnes au centre du pays et qui de ce fait étaient considérés comme de race pure.

 

En 1980, le chien de Taïwan fit l'objet d'une étude menée auprès de 29 tribus indigènes par l’Université Nationale de Taïwan ainsi que les Universités de Gifu et Nagoya, au Japon. Les résultats confirmèrent son appartenance aux chiens parias, et donc le fait qu’il s’agissait d’une race de chien primitive.

 

En 2004, elle obtint la reconnaissance de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) à titre provisoire. Toutefois, alors que de nombreuses années se sont écoulées depuis, l’organisme n’a pas encore franchi le cap de la reconnaissance pleine et entière, faute d’un nombre suffisamment représentatif d’individus. La situation est assez similaire du côté de l’American Kennel Club (AKC), qui lui a accordé en 2017 une reconnaissance partielle en l’admettant dans son Foundation Stock Service, destiné aux races encore en développement. L’autre organisme américain de référence, l’United Kennel Club (UKC), ne la reconnaît pour sa part pas du tout. Il en va de même du prestigieux Kennel Club britannique.

 

De fait, le chien de Taïwan demeure aujourd’hui surtout populaire au sein de son pays d’origine, où il est élevé comme chien de garde et de compagnie. En revanche, en dehors, c’est une race de chien rare et peu connue. À titre d’exemple, en France, aucun représentant de la race n’a été inscrit au LOF (Livre des Origines Français) entre 2012 et 2018.

De taille moyenne, le chien de Taïwan se caractérise par son apparence sèche et toute en muscles, ainsi que par son aspect presque carré. Le dos est droit et court, avec un garrot bien défini. La croupe est généralement plate et inclinée, et le ventre est également bien remonté. La queue est en faucille, portée haut et bien droite.

 

Supportée par un cou musclé et légèrement galbé, sa tête est triangulaire et son front bien dégagé. Le crâne est légèrement plus long que le museau, sur lequel trône une truffe sombre aux narines larges. La mâchoire est puissante, et les lèvres serrées. Les oreilles sont minces, pointues et dressées. Les yeux sont en amande et doivent être de couleur sombre ou brune : les yeux jaunes ou clairs ne sont pas acceptés par les standards, car ils seraient originellement signes de mauvaise santé.

 

Quant aux pattes, elles sont bien droites sous des épaules charpentées, et les postérieures sont parallèles. Les coussinets sont noirs et épais. Il en va de même pour les ongles, qui peuvent toutefois être plus clairs, selon la couleur de la robe.

 

Cette dernière est à poils courts et durs, bien couchés sur le corps et atteignant entre 1,5 et 3 cm. Les couleurs possibles couvrent une large palette allant du noir au blanc, mais les plus courantes sont noir, fauve, blanc, blanc et noir, blanc et fauve. Enfin, des rayures discontinues peuvent apparaître (robe bringée).

Standard FCI N°348 (12/22/2004)

ASPECT GENERAL


Chien de taille moyenne à la tête triangulaire, aux yeux en amande, aux oreilles minces et dressées et à la queue en faucille. Il est sec, tout en muscles, bien proportionné.
Proportions importantes :

- Hauteur de poitrine : hauteur au garrot = 4.5 – 4.7 : 10.

- Hauteur au garrot : longueur du corps = 10 : 10.5 .

Les femelles peuvent être légèrement plus longues.

- Longueur du museau : longueur du crâne = 4.5 : 5.5.

TÊTE


RÉGION CRANIENNE :

- Front : Large et assez arrondi, sans rides.

- Crâne : Le crâne est légèrement plus long que le museau.

- Stop : Bien défini, avec un léger sillon.

RÉGION FACIALE :

- Truffe : De dimensions moyennes. Narines larges. La truffe est noire mais elle peut être légèrement plus claire dans toutes les couleurs de robe sauf la noire.

- Museau : Chanfrein plat. Lèvres serrées, non tombantes. Le museau va en s’amenuisant légèrement de la base à la truffe mais il n’est pas pointu à l’extrémité.

- Mâchoires/dents : Les mâchoires sont fortes. Articulé en ciseaux; les dents sont implantées bien d’équerre par rapport aux mâchoires.

- Joues : Bien développées et légèrement saillantes.

- Yeux : En amande. De couleur brun foncé. L’œil marron est également admis mais il faut éviter l'oeil jaune ou clair.

- Oreilles : Dressées, attachées de chaque côté du crâne en formant un angle de 45 degrés. Le contour interne est droit tandis que le contour externe est légèrement arrondi.

COU


Musclé, fort, de bonne longueur, légèrement galbé. Exempt de fanon.

CORPS


Tout en muscles et en nerfs, de forme presque carrée.

- Dos : Droit et court. Garrot bien développé.

- Rein : Bien musclé.

- Croupe : Large. Plate ou très légèrement inclinée et courte.

- Poitrine : Assez bien descendue mais cependant pas jusqu’au coude. Le poitrail est légèrement en saillie. Côtes bien cintrées.

- Ventre : Bien remonté.

QUEUE


En forme de faucille, attachée haut, active portée droite, l’extrémité courbée vers l’avant.

MEMBRES


MEMBRES ANTÉRIEURS :

- Epaule : Bien musclée. Omoplate inclinée formant avec le bras un angle de 105 à 110 degrés.

- Coudes : Au corps.

- Avant-bras : Droits et parallèles.

- Métacarpes : Fermes.

MEMBRES POSTÉRIEURS :

Les postérieurs sont sveltes mais avec une bonne ossature, bien musclés et parallèles. L’angulation arrière doit être en rapport avec celle du devant.

- Cuisses : Larges, inclinées ; grasset bien angulé.

- Jambes : Proportionnées aux cuisses.

- Métatarses : Perpendiculaires au sol.

PIEDS :

Ni en dehors, ni en dedans. Coussinets fermes et épais. Ongles de couleur noire mais on admet qu’ils soient plus clairs dans toutes les couleurs de robe sauf la noire.

ALLURES/MOUVEMENT


Allures énergiques, couvrant bien du terrain. Le chien est suffisamment agile pour faire facilement un demi-tour sur place à 180 degrés.

ROBE


POIL : Cour et dur, bien couché sur le corps. Longueur entre 1.5 et 3 cm.

COULEUR : Noir, bringé, fauve, blanc, blanc et noir, blanc et fauve, blanc et bringé.

TAILLE ET POIDS


Hauteur au garrot :

Mâles : 48 à 52 cm. - Femelles : 43 à 47 cm.

Poids :

Mâles : 14 à 18 kg. - Femelles : 12 à 16kg.

DÉFAUTS


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Craintif.

- Incisives bout à bout.

- Le manque de dents est à pénaliser mais le manque de moins de trois PM1 est admis.

- Yeux globuleux.

- Angulations trop droites à l’avant et à l’arrière.

- Taille au dessus ou en dessous des limites indiquées.

DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES


- Agressif ou peureux.

- Prognathisme inférieur.

- Prognathisme supérieur.

- Oreilles non dressées.

- Poil extrêmement long (plus de 4,5 cm).

- Canine manquante.

- Queue enroulée.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le chien de Taïwan est un compagnon fidèle et protecteur, qui ne recule devant rien pour assurer la sécurité du foyer. Il fait donc un excellent chien de garde, méfiant envers les inconnus et très hardi au besoin.

 

Il est connu également pour son caractère dévoué et affectueux envers ses proches. Il peut vivre en présence d'enfants, dont il apprécie grandement la compagnie, mais mieux vaut que ces derniers aient déjà un certain âge. En effet, avec les plus jeunes, son caractère défensif peut être facilement réveillé en cas de geste maladroit ou brusque, ce qui peut facilement survenir avec de très jeunes enfants. Il est connu pour se lier principalement à une personne en particulier, et peut se montrer à l’inverse beaucoup plus neutre et distant avec les autres membres du foyer.

 

De façon générale, il se montre. La cohabitation avec des congénères ne représente pas un problème majeur s’il s’agit de chiens de grande taille. En revanche, des réserves sont à émettre concernant la cohabitation avec des petits animaux qui pourraient être confondus avec des proies : les chiens de petite taille, les chats, les rongeurs, etc.

 

Par ailleurs, il a tendance à beaucoup s’exprimer. Ses aboiements étant fréquents, il est déconseillé aux personnes qui sont (ou dont les voisins sont) à la recherche de calme.

 

Race de chiens très active et vive, il demande énormément d'attention. En effet, il a un réel besoin de faire chaque jour de l’exercice pour se dépenser : 30 minutes d’activité quotidienne sont un minimum. C’est donc une race de chien adaptée pour un maître sportif et suffisamment disponible, mais certainement pas pour une personne très sédentaire ou trop souvent absente. Dans le cas où ses besoins ne sont pas comblés, le Chien de Taïwan peut devenir hyperactif, se mettre à aboyer excessivement, ou même adopter un comportement destructeur.

 

De ce qui précède, il découle que la vie en appartement n’est pas idéale pour lui. Cela dit, il est de façon générale assez souple, capable de s’adapter à de nombreuses situations. Il peut donc s’accommoder d’un tel lieu de vie, dès lors que son besoin quotidien d’exercice est satisfait. Une maison avec jardin n’en demeure pas moins plus adéquate, à condition bien sûr de l’y laisser se dépenser à sa guise. Cela dit, la présence d’un jardin ne dispense pas le maître de passer du temps avec son chien et de le promener régulièrement pour lui faire découvrir de nouveaux lieux et ainsi stimuler ses sens.

 

En plus de simplement jouer avec lui, pratiquer des sports canins avec son chien peut être un excellent moyen de l’aider à canaliser son énergie. Le cani-cross, l'agility ou les compétitions d’obéissance sont par exemple tout à fait recommandés ; il y excelle d’ailleurs en raison de sa grande intelligence et de son adresse naturelle.

Du fait de son intelligence et de son tempérament têtu, le chien de Taïwan peut s'avérer rapidement envahissant et dur à gérer si on le laisse sans cadre. Même s’il n’est pas intrinsèquement difficile à dresser, il est tout de même plutôt conseillé à un maître expérimenté qu’à un débutant, car son caractère dominant le pousse à prendre le leadership sur son propriétaire si celui-ci vient à manquer de fermeté.

 

Ainsi, il est urgent de se montrer ferme et d'instaurer des règles dès les premiers moments de cohabitation. Le maître doit donc savoir canaliser l'énergie de son chien par son autorité. Un important travail peut être nécessaire pour que le chien de Taïwan apprenne à respecter et accepter les humains ainsi que les autres chiens, s'il y a lieu.

 

Dans le cas d’une cohabitation avec des congénères, justement, il faut parvenir à réfréner ses instincts de chasse afin d'éviter d'éventuels malentendus, en particulier s’ils sont plus petits que lui. De fait, pour qu’une telle cohabitation se déroule bien, mieux vaut qu’il ait grandi dès son plus jeune âge avec les autres chiens de la famille.

 

Plus largement, l'éducation du chien de Taïwan doit notamment mettre l’accent sur sa socialisation, afin qu’il puisse cohabiter sans difficultés avec des humains et éventuellement d’autres animaux une fois adulte.

 

Le fait qu’il soit une race de chien très intelligente facilite l’apprentissage de nombreux ordres et tours. Par contre, il écoute davantage un maître dont la bienveillance est débordante ; dans le cas contraire, il y a de grandes chances de constater de nombreux refus de sa part, et d’aboutir à des situations de blocage. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à récompenser son chien abondamment tout au long de son éducation, afin de gagner son écoute et sa confiance.

Race primitive, le chien de Taïwan est robuste et ne présente pas de problèmes de santé particuliers. Toutefois, dans la mesure où le nombre d’individus reste peu élevé, il est difficile d’établir avec certitude la présence ou l’absence d’une prédisposition à certaines maladies génétiques, même si certains évoquent par exemple un risque accru de dysplasie de la hanche ou du coude.

 

Des soucis articulaires (arthrite du chien…) ou oculaires (cataracte, glaucome…) sont susceptibles d’apparaître avec l’âge, mais il en va de même pour la plupart des autres races, et il est donc difficile d’établir précisément s’ils sont davantage fréquents chez ce chien.

 

Par contre, ce qui est certain, c’est que du fait du climat tropical de son île d’origine, il s’agit d’une race de chien sensible au froid. Lorsque les températures sont basses, il est donc nécessaire de protéger son chien contre le froid et d’éviter de le laisser dehors de façon prolongée.

Le chien de Taïwan est plutôt une race de chien facile d’entretien : il ne nécessite pas de soins particuliers, n’a pas une odeur corporelle très prononcée et ne bave pas beaucoup.

 

Il est néanmoins important de le brosser toutes les semaines afin de garder son pelage en bonne santé. Même si les mues sont modérément intenses chez cette race, il est recommandé de passer à une fréquence quotidienne pendant ces périodes, afin de faciliter l’élimination des poils morts.

 

Par ailleurs, on peut lui donner un bain occasionnellement, lorsque sa robe est vraiment sale. Normalement, deux à trois fois par an suffisent.

 

À l’instar de toutes les autres races, il est impératif de vérifier les oreilles de son chien et de nettoyer ses yeux une fois par semaine pour éviter les infections.

 

Enfin, il est nécessaire de couper les ongles de son chien chaque fois qu’ils deviennent trop longs. Néanmoins, dans la mesure où il est actif, ils ont tendance à s’user naturellement, si bien qu’une taille manuelle est rarement nécessaire.

Le chien de Taïwan ne nécessite pas un régime alimentaire particulier pour conserver sa physiologie sèche et musclée. Il n’en reste pas moins qu’une alimentation de qualité est bien sûr préférable, et qu’elle doit être adaptée à l’âge de l’animal ainsi qu’à son niveau d’activité, en accord avec le vétérinaire.

 

Les friandises représentent une aide appréciable au cours de son éducation mais ne doivent pas pour autant devenir une mauvaise habitude, sous peine de favoriser l’obésité du chien - en particulier lorsqu’il vieillit. De façon générale, lorsqu’on donne une friandise à son animal, il convient de prendre en compte cet apport calorique dans le calcul de sa ration quotidienne, afin de la réduire en conséquence.

 

Enfin, de l’eau fraîche et propre doit toujours être à sa disposition. Cela vaut pour tous les chiens, mais encore plus pour ceux qui, comme le chien de Taïwan, ont un haut niveau d’activité.

Dans son pays d’origine, le chien de Taïwan a longtemps été utilisé en tant que chien de chasse : en effet, ses sens très développés lui permettent d’exceller tant dans la détection du gibier que dans sa poursuite.

 

De nos jours, il est surtout adopté en tant que chien de garde et de compagnie.

Il est difficile d’établir un prix d’achat moyen pour un Chien de Taïwan, car la race est peu répandue et difficilement trouvable en dehors de son île éponyme. Néanmoins, ce qui est rare est généralement cher, et il semble qu’en l’occurrence les montants demandés puissent aller jusqu’à 2000 dollars américains.

Chez le Chien de Taïwan, la taille moyenne d’une portée se situe entre 10 et 12 chiots, ce qui en fait une des races les plus prolifiques. 

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