Jämthund

Jämthund

Autres noms : Chien d'Elan Suédois ou Chien d'Elan Gris Majeur
Groupe : Chien de type Spitz et de type primitif
Standard : Standard FCI N°42

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Qualités du Jämthund

Tempérament du Jämthund

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Jämthund au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Jämthund

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 25 à 30 kilos
Poids du mâle
De 25 à 30 kilos
Taille de la femelle
De 52 à 60 cm
Taille du mâle
De 57 à 65 cm

Le Jämthund : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Jämthund

Les origines du Jämthund, ou Chien d’Elan Suédois, se perdent dans la nuit des temps. Les tests ADN montrent qu’il descend d’un croisement entre une louve et un chien domestique qui aurait eu lieu il y a plusieurs milliers d’années. Quoi qu’il en soit, il fait partie de ces races scandinaves de type Spitz qui ont accompagné le peuple Sami pendant des millénaires dans les régions arctiques de Norvège, Suède, Finlande et Russie.

 

Des fouilles archéologiques ont mis à jour le squelette d’un de ses ancêtres aux côtés d’outils en pierre datant de 5000 ans avavant J.-C, ce qui en fait une des races de chien les plus anciennes.

 

Entre le 8ème et le 11ème siècle, ses ancêtres cohabitèrent avec les Vikings, que ce soit en les accompagnant lors de leurs aventures ou en protégeant leurs fermes et les troupeaux contre les grands prédateurs comme le loup ou l’ours. Il était tellement apprécié que certains guerriers se faisaient enterrer avec leur chien, en plus de leur bouclier et leur épée.

 

L’histoire du Chien d’Elan Suédois est indissociable de celle du Chien d’Elan Norvégien, avec lequel il partage un passé commun. La différenciation entre les deux races commença à se faire au Moyen Age, dans la province de Jämtland.

 

Situé au milieu de la Suède actuelle, à la frontière avec la Norvège, ce territoire longtemps autonome fut au cœur des batailles des 16ème et 17ème siècles entre les royaumes de Suède, du Danemark et de Norvège. Entouré de montagnes et souffrant d’un des climats arctiques les plus durs qu’il existe, il est longtemps resté isolé et peu peuplé.

 

C’est dans ces conditions que le Jämthund se développa. Génération après génération, il devint plus grand et plus fort que son cousin norvégien, et doté de qualités extraordinaires nécessaires à la survie des hommes habitant cette contrée difficile. En plus de protéger les troupeaux contre les attaques de loups ou d’ours et de tirer des traîneaux, il aidait à chasser l’élan, mais aussi de plus petits gibiers.

 

Lorsque vers la fin du 19ème siècle le Chien d’Elan Norvégien fut reconnu comme une race par le Norsk Kennel Klub (NKK) norvégien puis par le Kennel Club (KC) britannique et commença à acquérir une certaine renommée, l’élevage du Jämthund fut quasiment abandonné. Il fut alors assimilé au Chien d’Elan Norvégien dans les standards de race publiés par les différents organismes reconnaissant ce dernier, malgré une différence de taille notable (environ 10 cm).

 

En 1942, Aksel Lindström, un passionné de chiens de traîneau, réalisa que la race favorite de son enfance était au bord de la disparition, puisqu’il ne restait que quelques éleveurs qui essayaient de la maintenir. Il écrivit un article sur le Jämthund qui suscita un certain intérêt en Suède et retint l’attention du Comte Bjorg von Rosen, un diplomate passionné de chiens. Ensemble, ils contactèrent le Swedish Kennel Club (SKK) afin de faire reconnaître le Jämthund comme une race distincte. Leur initiative fut couronnée de succès, puisqu’en 1946, l’organisme valida le premier standard du Chien d’Elan Suédois : c’est la première fois qu’il était officiellement distinct du Chien d’Elan Norvégien.

 

La reconnaissance internationale suivit rapidement, puisque la Fédération Cynologique Internationale (FCI) accepta la race dès 1954. Il fallut toutefois attendre 2006 pour un début de reconnaissance en Amérique du Nord : c’est cette année-là que l’United Kennel Club (UKC), l’un des organismes de référence aux Etats-Unis, reconnut à son tour la race. Néanmoins, ni l’American Kennel Club (AKC), l’autre organisme de référence du pays, ni le Canadian Kennel Club (CKC), n’en ont pour l’instant fait de même. Le prestigieux Kennel Club (KC) britannique n’a pas non plus franchi le pas.

 

Avec près de 2000 spécimens enregistrés chaque année en Suède, autour de 1500 en Finlande (ce qui le place d’ailleurs sur le podium des races les plus populaires dans le pays) et près de 500 en Norvège, le Jämthund est courant en Scandinavie. Sa popularité a toutefois du mal à dépasser ces frontières. On trouve quelques individus en Russie, notamment près de la frontière finlandaise, et la race est également présente notamment au Canada, un autre pays froid, mais de manière confidentielle. En France, aucun représentant de la race n’est inscrit au Livre des Origines Français (LOF).

 

De fait, en dehors de la Scandinavie, le Chien d’Elan Suédois reste en grande partie totalement inconnu.

Le Chien d’Elan Suédois est le plus grand chien de la famille des spitz nordiques, qui se distinguent par leur apparence proche de celle du loup et leur queue enroulée. C’est donc un chien qui ressemble à un loup, et il peut être confondu avec ce dernier lorsqu’il est aperçu de loin, se promenant dans les forêts scandinaves.

 

Il est aussi confondu souvent avec le Chien d’Elan Norvégien gris, bien qu’il mesure une dizaine de centimètres de plus.

 

Son corps légèrement rectangulaire est bien charpenté, mais ne donne pas une impression de lourdeur. Attachée haut, sa queue touffue est portée basse et s’enroule le long de la cuisse. Ses pattes sont puissantes, larges et bien musclées, lui permettant de courir sans faiblir sur les terrains glacés du Grand Nord.

 

Sa tête est longue et large, et sa forme en triangle rappelle son lointain ancêtre le loup. Le museau s’amincit vers la truffe, qui est large et bien noire. Ses yeux ovales sont marrons et transmettent calme et intelligence. Ses oreilles, assez longues, sont pointues et bien dressées sur le haut du crâne.

 

Le Jämthund a un sous-poil court et doux, de couleur claire, et un poil de couverture couché le long du corps. Sa fourrure est dense et le protège des conditions atmosphériques difficiles. La robe est grise et peut prendre toutes les nuances entre le gris clair et le gris foncé. Des marques de couleur crème peuvent exister sur le museau, les joues, la gorge, le poitrail, le ventre, le bout des pattes et la partie inférieure de la queue.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué, le mâle étant plus grand et lourd que la femelle.

Souvent confondu avec le Chien d’Elan Norvégien Gris, ou Elkhound Gris, auquel il fut assimilé pendant des siècles, le Jämthund est depuis 1946 considéré comme une race bien distincte, et est d’ailleurs nettement plus grand et large que son proche cousin.

 

En Amérique du Nord, où certains organismes de référence (l’AKC aux Etats-Unis et le CKC au Canada) ne reconnaissent pas le Chien d’Elan Suédois comme une race à part entière, il est souvent considéré comme un Elkhound Gris de grande taille.

Standard FCI N°42 (05/21/2003)




TRADUCTION : R. Triquet.


ORIGINE : Suède.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 25.03.2003.


UTILISATION : Chien de chasse.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 5 - Chiens de type Spitz et de type primitif

Section 2 - Chiens nordiques de chasse.

Avec épreuve de travail uniquement pour les pays nordiques (Suède, Norvège, Finlande).

ASPECT GENERAL :


Spitz de grande taille aux lignes pures inscriptible dans un rectangle. II est fort et de constitution solide, mais aussi agile et de belle stature. Son corps ne doit pas donner l'impression d'être long ; il ne doit pas être trop lourd.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Courageux et énergique, mais aussi calme et impassible.

TETE :


Assez longue, aux lignes pures, relativement large entre les oreilles.

REGION CRANIENNE :

- Crâne : Légèrement bombé.

- Stop : Net, sans être trop marqué.

REGION FACIALE :

- Truffe : La truffe est large.

- Museau : La longueur du museau, du stop à l'extrémité du nez, est légèrement inférieure à la distance entre le stop et l'occiput. Il s'amenuise progressivement en direction de la truffe. Vu de dessus ou de profil, il ne doit pas être en sifflet. Le chanfrein est droit, large et fort.

- Lèvres : Bien jointives.

- Mâchoires / dents : Articulé en ciseaux.

- Joues : Nettes.

- Yeux : De forme légèrement ovale, de couleur brune, à l'expression éveillée, mais calme.

- Oreilles : Attachées haut, pointues, parfaitement dressées et attentives. Leur longueur est légèrement supérieure à leur largeur à l'attache. Leur face interne est bien couverte de poils.

COU :


Long, nettement dessiné, puissant mais bien dégagé.

CORPS :


Puissant, pur dans ses lignes; sa longueur dépasse légèrement la hauteur au garrot.

- Dessus : Droit, en pente légère du garrot à la croupe.

- Rein : Large et bien développé.

- Croupe : Large, peu inclinée.

- Poitrine : Bien descendue avec des côtes bien cintrées.

- Ligne du dessous et ventre : Le ventre est légèrement remonté.

QUEUE :


Attachée haut, de longueur moyenne et d'une épaisseur égale. Elle est portée enroulée (sans former une boucle serrée) sur ou contre le dos. Le poil est touffu, mais sans former de franges.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

- Epaules : L'omoplate est longue et bien inclinée vers l'arrière.

- Coudes : Bien au corps.

- Avant-bras : Droits, nettement dessinés, dotés d'une forte ossature.

- Pieds antérieurs : Forts, un peu ovales, ils sont dirigés droit devant. Les doigts sont bien serrés.

MEMBRES POSTERIEURS :

Vue d'ensemble : Vu de derrière, les postérieurs sont parallèles. Grasset (genou) : Bien angulé.

- Jarret : Bien coudé.

- Pieds postérieurs : Comme les antérieurs.

ALLURES :


Mouvement énergique et dégagé; les enjambées sont étendues. Au trot, les pieds se rapprochent du plan médian.

ROBE :


POIL : Le poil de couverture est assez bien couché sans être aplati. Le sous-poil est court, doux, de couleur claire, de préférence crème. Poil court sur la tête et les faces antérieures des membres, plus long au cou, au poitrail, sur les cuisses, sur les faces postérieures des membres et à la queue.

COULEUR : Gris clair et gris foncé. Les marques caractéristiques de couleur gris clair ou crème se trouvent sur les faces latérales du museau, sur les joues, la gorge, la poitrine, le ventre, les membres et sous la queue.

TAILLE :


Hauteur au garrot :

- Mâles : 57 à 65 cm (Idéale : 61 cm).

- Femelles : 52 à 60 cm (Idéale : 56 cm).

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

- Yeux jaunes.

- Queue en boucle serrée.

- Marques crème charbonnées.

- Poil trop court.

- Ossature grêle.

- Queue courte.

- Queue droite.

DEFAUTS GRAVES :


- Front en dôme et joues trop chargées.

- Museau en sifflet.

- Manque de dents autres que les PM1.

- Corps inscriptible dans un carré.

- Construction grêle.

- Construction lourde, constitution lymphatique.

- Pieds plats.

- Bande blanche ininterrompue et bien limitée qui va de la gorge à la pointe du sternum, appelée "cravate".

- Angulation arrière insuffisante.

- Queue mince en chandelle.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Chien agressif ou peureux.

- Hauteur au garrot différente de celles spécifiées dans le standard.

- Prognathisme supérieur ou inférieur.

- Oreilles tombantes.

- Manque de marques caractéristiques de couleur crème.



Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Jämthund et affectueux et loyal avec sa famille. Il développe un instinct de protection envers les siens, notamment les enfants, et peut faire se montrer menaçant envers tout individu dont il interprète le comportement envers sa famille comme une menace. Ce n’est cependant pas un chien agressif, et il traite le plus souvent les inconnus venus rendre visite à son maître avec indifférence.

 

Il a un faible en particulier pour les enfants de la famille, envers qui il se montre particulièrement calme, affectueux et protecteur. Il voit en eux de sympathiques partenaires de jeu, et l’inverse est également généralement vrai : c’est donc une race de chien recommandée pour un enfant. Il ne faut toutefois pas perdre de vue qu’il est un animal puissant et imposant, et a donc tôt fait de bousculer involontairement un tout-petit. En tout état de cause, pour limiter le risque d’accidents, un enfant en bas âge ne doit jamais être laissé seul sans surveillance avec un chien, et un plus âgé doit apprendre à bien se comporter avec l’animal et à le respecter.

 

La situation est différente en ce qui concerne les autres animaux. Son instinct de chasse profondément ancré fait qu’il voit tous les petits animaux comme des proies potentielles : s’il doit partager son foyer avec un chat, ce dernier a de grandes chances d’être pourchassé partout dans le jardin, quand bien même ils ont grandi ensemble.

 

En revanche, étant habitué à travailler en meute, il s’entend bien avec les représentants de sa race ou d’autres races de Chiens d’Elan, une fois qu’une hiérarchie claire a été établie entre eux. Les autres chiens n’ont pas droit aux mêmes égards : il se montre généralement dominant à leur encontre, et les bagarres entre chiens sont fréquentes.

 

De fait, ce chien intelligent et extrêmement courageux n’a pas peur de l’affrontement. Élevé pour chasser le grand gibier et mettre en fuite les prédateurs les plus dangereux, il est capable de prendre des décisions par lui-même et ne recule devant rien. Un Chien d’Elan Suédois n’hésite pas à faire face à un ours pour lui faire comprendre qu’il n’a rien à faire sur son territoire.

 

Habitué à évoluer en pleine nature depuis des siècles, le Jämthund n’est pas fait pour la vie citadine en appartement. Même dans une maison avec jardin au sein d’une banlieue résidentielle, il risque fort de se sentir à l’étroit. Il a besoin de grands espaces à parcourir, de pouvoir se promener en forêt librement, et est donc bien plus adapté à un mode de vie rural.

 

Néanmoins, les vagabondages de ce chien indépendant et doté d’un fort instinct de chasse peuvent l’emmener assez loin de son maître et/ou de son foyer. Il est le plus souvent capable de rentrer seul à la maison pour le repas du soir, mais équiper son chien d’un collier GPS connecté peut être une bonne manière de ne pas avoir à s’inquiéter inutilement, en sachant toujours où il se trouve.

 

Son besoin d’exercice est élevé, et il doit avoir un minimum d’une heure d’activité physique intense chaque jour, en plus d’éventuelles promenades en laisse pendant lesquelles il n’est pas vraiment en mesure de se défouler. L’idéal ait qu’il ait une tâche à accomplir qui lui permet de brûler son excès d’énergie et d’être stimulé mentalement (chasser, tirer un traîneau), mais des jeux avec son maître peuvent suffire. Quoi qu’il en soit, dès lors qu’il est en mesure de se dépenser comme il veut, il fait un compagnon calme et équilibré pour passer un moment tranquillement à l’intérieur avec sa famille. En effet, s’il peut parfaitement vivre en extérieur et n’a pas de problème à passer la nuit dans le jardin, il a besoin de sentir la chaleur du foyer et l’affection de sa famille. L’intérieur de la maison doit donc lui être accessible, car il apprécie de pouvoir passer quelques heures aux côtés de son maître, avant de retourner vadrouiller au dehors.

 

En revanche, un Jämthund qui s’ennuie développe rapidement des problèmes de comportement. Il risque de devenir destructeur, mâchouiller les meubles ou creuser dans le jardin, et peut même dans certains cas se montrer agressif.

 

Enfin, son aboiement est puissant et s’entend de loin. Ceci est fort utile lorsqu’il chasse, poursuivant sa proie en aboyant, car cela permet à son maître de savoir exactement où il se trouve. Une fois le gibier acculé, le chasseur peut donc rapidement arriver sur les lieux et mettre fin à la partie de chasse à l’aide d’un coup de fusil.

Le Jämthund doit être sociabilisé dès son plus jeune âge afin de s’habituer aux personnes et aux situations auxquelles il peut être confronté plus tard dans sa vie. Il est important qu’il rencontre de nombreuses personnes (amis, voisins, famille…) pendant ses premiers mois, car il habite souvent dans des régions relativement peu peuplées, et n’a pas forcément souvent par la suite l’occasion de croiser des congénères ou des humains autres que ceux de sa famille.

 

Intelligent, mais indépendant voire têtu, le Chien d’Elan Suédois a besoin d’un maître ferme et expérimenté qui s’impose comme le chef de meute qu’il perçoit comme le leader à suivre sans hésiter. A contrario, les instructions d’un maître hésitant qui n’arrive pas à gagner le respect de son chien risquent fort d’être ignorées.

 

Les méthodes traditionnelles de dressage canin ne donnent pas de bons résultats avec cet animal indépendant qui fonctionne à l’affectif et à la confiance. Les techniques d’éducation canine basées sur le renforcement positif sont plus adaptées et permettent de lui apprendre de nombreuses commandes.

 

En effet, ce chien est travailleur et aime se montrer utile. Son utilisation sur ses terres d’origine comme chien de recherche et chien de garde au sein des forces de police et de l’armée démontre qu’il est capable de discipline et montre une grande fiabilité dans son travail.

Le Jämthund est un chien à la santé robuste qui jouit d’une espérance de vie d’environ 13 ans, ce qui est remarquable pour son gabarit.

 

Il est toutefois sujet aux problèmes de santé communs à toutes les grandes races de chien, ainsi qu’à quelques affections de peau :

  • la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude, qui affectent les articulations et peuvent, en fonction de leur gravité, causer des difficultés plus ou moins importantes pour se déplacer ;
  • l’atrophie rétinienne progressive, une dégénération des tissus oculaires qui entraîne une perte de la vue. Une étude menée par des chercheurs suédois, dont les résultats ont été publiés au sein d’un article intitulé « Retinal degeneration in nine Swedish Jämthund dogs » paru en 2010 dans la revue Veterinary Ophtalmology, a établi que la grande majorité des cas de cécité chez le Chien d’Elan Suédois est due à cette maladie ;
  • des allergies cutanées, qui peuvent être déclenchées par des facteurs aussi variés que la nourriture, des parasites ou des champignons. Les conséquences peuvent aller d’une simple rougeur à des démangeaisons insoutenables.

 

Par ailleurs, si ce chien n’est que peu disposé naturellement au risque d’obésité, celle-ci semble être en hausse ces dernières années. Ce phénomène semble être dû en grande partie à l’augmentation du nombre de Chiens d’Elan Suédois adoptés comme simple animal de compagnie. Faute d’avoir la possibilité de se dépenser suffisamment en extérieur et passant une grande partie de la journée à dormir sur le tapis du salon, ils ont tôt fait de prendre du poids.

 

L’obésité n’est certes pas une maladie à proprement parler, mais elle constitue un facteur de risque et/ou aggravant pour de nombreux problèmes de santé. Pour garder son chien en bonne forme, il est donc important de faire en sorte que son besoin d’exercice soit satisfait, et de lui offrir une alimentation adaptée à son niveau d’activité.

 

Enfin, si ses caractéristiques physiques font du Jämthund un chien très résistant au froid et aux conditions climatiques difficiles, il est nettement moins à la fête en cas de forte chaleur et souffre lorsque la température augmente. Il faut alors veiller à ce qu’il ait accès à un endroit ombragé pour s’abriter et dispose bien toujours d’eau fraîche à volonté. En tout état de cause, il se serait pas vraiment à ses aises sous un climat de type méditerranéen : mieux vaut opter pour une autre race de chien.

L’entretien du Jämthund demande un certain temps. En effet, sa fourrure dense perd constamment des poils, et il est nécessaire de le brosser deux ou trois fois par semaine pour enlever les poils morts et éviter les problèmes de nœuds. Ce brossage permet également de bien répartir sur sa peau et sa fourrure le sébum qui les protège.

 

Lors des mues saisonnières, au printemps et à l’automne, il est nécessaire d’opter pour une fréquence quotidienne, afin de faire face à la grande quantité de poils morts. Un maître qui n’apprécie guère de retrouver des poils partout dans la maison aurait alors même intérêt à brosser son compagnon deux fois par jour.

 

En revanche, faire prendre un bain à son chien n’est utile que lorsqu’il est particulièrement sale ou a eu la bonne idée de se rouler dans une matière à l’odeur persistante. En effet, une fréquence trop régulière pourrait abîmer la peau et éliminer le sébum qui protège sa fourrure. En dehors de toute circonstance exceptionnelle, un bain annuel est suffisant pour débarrasser sa fourrure des saletés qui pourraient avoir résisté aux brossages réguliers. En tout état de cause, il est indispensable d’utiliser un shampooing spécifique pour chien.

 

Par ailleurs, une vérification hebdomadaire de ses yeux, ses dents et ses oreilles est conseillée pour s’assurer qu’il n’y a pas de risques d’infection. Les éventuelles saletés peuvent être facilement nettoyées à l’aide d’un chiffon humide.

 

Enfin, l’usure naturelle est souvent suffisante pour éviter que les griffes du Chien d’Elan Suédois ne poussent trop. Il est toutefois recommandé de les vérifier environ une fois par mois, afin de s’assurer qu’elles ne sont pas trop longues et qu’il ne risque donc pas de se blesser. Si nécessaire, il faut donc les tailler à l’aide d’un coupe-ongles spécialement conçu pour les chiens.

Le Jämthund n’est pas difficile en termes de nourriture et s’accommode parfaitement des aliments industriels pour chien disponibles dans le commerce. Ceux-ci doivent toutefois être de bonne qualité, afin d’être en mesure de lui fournir les nutriments et vitamines essentiels à sa bonne santé, ce qui implique notamment qu’ils soient adaptés aux chiens de cette taille et avec ce niveau élevé d’activité.

 

Sa nourriture doit aussi être adaptée à son âge. Il faut faire attention en particulier à ne pas lui donner une alimentation trop riche lorsqu’il grandit, pour limiter les risques de problèmes articulaires. Une croissance trop rapide aurait en effet de grandes chances d’en déclencher, avec souvent à la clef des conséquences à vie.

 

Très actif, le Chien d’Elan n’est généralement pas sujet à l’obésité – au demeurant, une couche de graisse sous la peau l’aide à supporter les températures extrêmes de l’hiver scandinave. Une prise de poids excessive est néanmoins possible s’il n’a pas la possibilité de se dépenser autant qu’il le devrait. Il est donc recommandé de le peser tous les deux ou trois mois afin de réagir rapidement s’il commence à prendre de l’embonpoint.

Le Jämthund est utilisé depuis des siècles pour la chasse à l’élan, à l’ours et au loup, et il remplit encore aujourd’hui cette fonction. Sa technique de chasse consiste à poursuivre la proie tout en aboyant, afin de signaler sa position au chasseur.

 

Il a également souvent servi à tirer des traîneaux, mais depuis l’avènement des motoneiges il ne le fait plus que dans le cadre de compétitions de chiens de traîneaux.

 

Dans ses terres d’origine, ses qualités lui ont aussi permis d’intégrer les rangs des forces de l’ordre et de l’armée, où son flair et son endurance sont appréciés dans le cadre des missions de recherche de personnes disparues.

 

Il fait aussi souvent office de chien de garde, son gabarit imposant et son côté protecteur compensant largement le manque d’agressivité dont il fait preuve en général. En effet, même s’il y a peu de chances qu’il passe effectivement à l’attaque, un Jämthund qui montre les crocs en grognant est suffisamment dissuasif pour faire déguerpir la plupart des intrus.

 

Bien qu’il fasse un excellent acolyte pour un maître expérimenté et actif amoureux des grands espaces, le Chien d’Elan Suédois fait rarement office de simple chien de compagnie. Son besoin d’activité est tel qu’il a besoin de se dépenser tous les jours, que ce soit en ayant une tâche à accomplir ou en faisant de longues promenades ; il n’est pas du tout fait pour rester tranquillement au pied du canapé. Une personne qui n’est pas prête à passer chaque jour plusieurs heures en extérieur avec son chien, ce quelles que soient les conditions climatiques, doit se tourner vers une autre race.

Le prix d’un chiot Jämthund est d’environ 1000 euros, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

 

Il est toutefois difficile de trouver des éleveurs en dehors de la Suède, de la Finlande et de la Norvège. Dans le cas d’une importation d’un chiot depuis la Scandinavie, des frais de transport et des coûts administratifs viennent donc gonfler le coût total de l’adoption.

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