Chien d'Artois

Chien d'Artois

Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées
Standard : Standard FCI N°28

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Qualités du Chien d'Artois

Tempérament du Chien d'Artois

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Chien d'Artois au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Chien d'Artois

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 25 à 30 kilos
Poids du mâle
De 25 à 30 kilos
Taille de la femelle
De 50 à 56 cm
Taille du mâle
De 52 à 58 cm

Le Chien d'Artois : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Chien d'Artois

Comme son nom l’indique, le Chien d’Artois est originaire de l’ancien comté d’Artois, dans le nord de la France. Ce descendant direct du Chien de Saint-Hubert à robe noire est nommé Grand Chien d’Artois ou encore Chien Picard jusqu’au 16è siècle. Il est mentionné dès le 15è siècle, notamment dans les chroniques sur la Guerre de Cent Ans. On y raconte ainsi qu’à son entrée dans Paris en 1431, le roi d’Angleterre Henry VI était accompagné de Chiens d’Artois.

 

La race évolue durant la Renaissance jusqu’à atteindre sa taille actuelle, plus petite. Un standard est créé lorsqu’il est incorporé aux meutes royales, dans la première moitié du 17è siècle. Pour le différencier de l’ancienne forme nommée « Grand Chien d’Artois », il prend d’abord le nom de « Briquet d’Artois », puis finalement celui de « Chien d’Artois ».

 

Très appréciée et recherchée pendant les règnes d’Henri IV et de Louis XIII, la race se métisse ensuite peu à peu et décline. En 1890, dans son « Manuel de Vénerie Française », Le Couteulx de Canteleu, éleveur de chien et spécialiste de la chasse à courre, parle de ce métissage et de la difficulté à trouver à son époque des individus de pure race. Il n’en reste pas moins admiratif des qualités de ce chien pour la chasse au lièvre, et en introduit des spécimens dans le grand chenil du Jardin d’Acclimatation, à Paris, pour que la race soit connue du grand public.

 

De la fin du 19ème siècle au tout début de la Première Guerre Mondiale, M. Levoir, un éleveur basé en Picardie, tente de rétablir l’ancien type d’Artois sans y parvenir totalement. À cette période, c’est M. Mallard, autre éleveur picard, qui domine l’élevage de la race. Mais malgré ses efforts et ses nombreuses récompenses en exposition canine, lui non plus ne parvient pas toujours à produire des chiens correspondant à la description des anciens auteurs. La race continue à décliner jusqu’à pratiquement disparaître après la Seconde Guerre Mondiale. Il faudra l’investissement sans faille de deux éleveurs dans les années 1970 (M. Audréchy et Mme Pilat) pour qu’elle soit sauvée.

Apparenté aux Bassets et issu de croisements entre le Chien Courant et le Braque, puis modifié par un apport de sang anglais, le Chien d’Artois actuel a conservé ses qualités premières de chien chasseur tous terrains très endurant et doté d’un excellent odorat.

 

Si elle est désormais hors de danger et a retrouvé une certaine notoriété dans les milieux cynologiques français, la race reste n’en reste pas moins relativement confidentielle, avec moins de 10 portées enregistrées chaque année au LOF. En outre, sa diffusion hors de France est des plus limitées : d’ailleurs, si la Société Centrale Canine et la Fédération Cynologique Internationale reconnaissent la race, ce n’est pas le cas des autres grandes instances canines, à commencer par l’American Kennel Club et l’United Kennel Club américains, ou encore le Canadian Kennel Club. De fait, le Chien d’Artois reste une race de chien rare et typiquement française.

De taille et de longueur moyennes, le Chien d’Artois est bien charpenté et musclé.

 

La tête est large et forte, le museau carré. La truffe est noire aux narines bien ouvertes, et la denture est en ciseaux, c’est-à-dire que les dents de la mâchoire supérieure recouvrent les dents de la mâchoire inférieure. Les oreilles, un peu épaisses et arrondies au bout, sont attachées à hauteur de la ligne de l’œil et arrivent jusqu’à la naissance de la truffe. Elles sont pratiquement plates, à la différence des autres chiens courants français. Les yeux, saillants, grands et très ouverts, donnant au Chien d’Artois un regard doux et mélancolique, sont brun foncé. La conjonctive rouge ne doit pas être apparente.

 

Le cou est moyennement long, puissant, avec très peu de fanons (replis de peau).

 

La queue est forte et assez longue. Portée en faucille sans retomber vers l’avant, la pointe forme un léger épi.

 

Enfin, le poil est court, épais et bien couché sur le corps. La robe est tricolore (fauve foncé, noir et blanc), le noir formant un manteau ou de larges taches. La tête est généralement fauve ou charbonnée.

Standard FCI N°28 (07/24/1996)

ORIGINE : France.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 24.07.1996.

UTILISATION:


Le Chien d'Artois est un briquet surtout utilisé de nos jours à la chasse à tir. C'est un rapprocheur, travaillant avec application dans les défauts, et sa vitesse est moyenne mais soutenue.

- En plaine : Vu la finesse de son nez, il est capable de déjouer les ruses d'un lièvre.

- Au bois : Avec ses incontestables qualités de chasseur, dans les futaies claires et bien percées, il conduit à merveille un chevreuil.

- Au fourré : Son intrépidité et sa bravoure font qu'il peut débusquer un sanglier même récalcitrant.

- De plus : C'est un animal rustique, doté d'une merveilleuse gorge entraînante, d'une voix haute qui se fait entendre de loin.

Six à huit Chiens d'Artois tricolores, bien uniformes, constituent un petit équipage susceptible de faire plaisir à un maître d'équipage des plus exigeants.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 6 - Chiens courants de recherche au sang et races apparentées.

Section 1.2 - Chiens courants de moyenne taille.

Avec épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


Chien bien charpenté, musclé et pas trop long, donnant une impression de force et d'énergie.

PROPORTIONS IMPORTANTES :

- Taille / Longueur du corps entre 10 :10 et 10 :11

- Hauteur de la poitrine / Taille env. 1 :2

- Largeur du crâne / Longueur de la tête env. 5 :9

- Longueur du chanfrein / Longueur du crâne env. 8 :10

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Chien vigoureux et rustique, très fin de nez, ralliant bien la meute, équilibré et affectueux.

TETE :


REGION CRANIENNE :

- Crâne : Fort, large, assez court, arrondi et aplati à sa partie supérieure mais avec la protubérance occipitale peu prononcée.

- Stop : Accentué.

REGION FACIALE :

- Truffe : Noire, forte, aux narines bien ouvertes.

- Museau : Chanfrein droit et, vu de profil, modérément allongé.

- Lèvres : La lèvre supérieure recouvre largement la lèvre inférieure et doit être assez importante pour donner une forme carrée à l'extrémité du museau, vu de profil.

- Mâchoires/dents : Denture en ciseaux, les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d'équerre par rapport aux mâchoires.

- Joues : Sèches.

- Yeux : Par rapport à la largeur du front, les yeux ne sont pas très rapprochés; ils sont ronds, à fleur de tête, l'air mélancolique et doux; de couleur brun foncé. Les muqueuses des paupières inférieures ne doivent pas être apparentes.

- Oreilles : Attachées à la hauteur de la ligne de l'œil, un peu épaisses, larges, à l'extrémité ronde, presque plates et assez longues, atteignant la naissance de la truffe.

COU :


Moyennement long, puissant; très peu de fanon.

CORPS :


- Dos : Large et bien soutenu.

- Rein : Légèrement harpé.

- Croupe : Les hanches donnent une légère inclinaison à la croupe, qui est bien musclée.

- Poitrine : Large et longue, assez descendue pour que la ligne sternale arrive au niveau des coudes. Côtes bien cintrées.

- Ventre : Flancs pleins.

QUEUE :


Forte, assez longue, épiée (ou espièe) et portée en faucille, ne retombant jamais vers l'avant.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

Vue d'ensemble : Les membres antérieurs sont forts et d'aplomb.

- Epaules : Obliques et musclées.

- Coudes : Bien dans l'axe du corps.

- Métacarpes : Légèrement obliques.

MEMBRES POSTERIEURS :

Vue d'ensemble : Vue de derrière, la pointe de la fesse, le milieu de la jambe, le jarret, le métatarse et le pied se retrouvent sur la même ligne verticale.

- Cuisses : Descendues et bien musclées.

- Jarrets : Forts et modérément coudés.

- Métatarses : Courts et forts.

PIEDS :


Légèrement allongés, forts mais suffisamment serrés; les coussinets sont noirs, résistants et compacts.

ALLURES :


Régulières et faciles.

PEAU :


Assez épaisse.

ROBE :


POIL : Court, épais et assez plat.

COULEUR : Tricolore fauve foncé, tirant sur le poil de lièvre ou de blaireau, avec manteau ou grandes taches, la tête habituellement fauve, quelquefois charbonnée.

TAILLE ET POIDS :


Hauteur au garrot : Mâles et femelles 53 à 58 cm.

Avec tolérance de 1 cm.

Poids : en moyenne, 28 à 30 kg.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Tête :

- Crâne étroit, en forme de dôme.

- Museau trop pointu.

- Lèvre supérieure insuffisamment descendue et serrée.

- Oeil légèrement clair, conjonctive apparente.

- Oreilles attachées sous la ligne de l'œil, courtes, pas assez plates.

Cou :

- Encolure longue, légère.

Corps :

- Région dorsale trop longue, ligne du dessus molle, creuse.

- Côtes plates.

- Flanc levretté.

Queue :

- Trop longue, déviée.

Membres antérieurs :

- Epaule droite.

- Coudes en dehors.

- Métacarpes étroits.

- Pieds affaissés.

- Doigts écartés, trop longs.

Membres postérieurs :

- Cuisses plates.

- Jarrets droits, clos ou trop ouverts.

Couleur :

- Mouchetures.

Comportement :

- Sujet craintif.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Sujet peureux ou agressif.

- Manque de type (l'animal, dans son ensemble, ne ressemble pas suffisamment à ses congénères de la même race).

- Anomalie anatomique.

- Tare héréditaire invalidante repérable.

- Prognathisme supérieur ou inférieur.

- Oeil très clair.

- Membres frêles.

- Couleur autre que celle précisée dans le standard.

- Mouchetures envahissantes.

- Hauteur au garrot autre que celle indiquée dans le standard.



Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Chien vigoureux et rustique, très fin de nez, ralliant bien la meute, équilibré et affectueux.

 

C'est un chien intelligent et courageux, souvent gai et enjoué.

 

Par contre, pour le travail, le Chien d'Artois a besoin d'un dressage ferme.

Pour éduquer le Chien d’Artois, il faut une main de fer dans un gant de velours, mais aussi une bonne dose de patience, car il a du tempérament et peut se montrer têtu. Certains individus sont même assez dominateurs. Une éducation ferme mais basée sur la confiance l’amène toutefois rapidement à être obéissant.

 

En ce qui concerne le travail, étant donné que c’est un chien indépendant, il faut très tôt enseigner à son chien le rappel et l’obéissance, pour éviter qu’il ne parte tout seul sur une piste.

Le Chien d’Artois est un chien rustique, robuste et plein de vitalité. Il n’a pas de prédisposition génétique à des affections particulières.

 

Les risques qu’il court sont ceux de tout chien de chasse, à savoir les morsures (de vipère, par exemple), les blessures ou fractures que peut infliger le gros gibier comme le sanglier, ainsi que les coups de chaleur. Il faut donc éviter de le faire chasser aux heures les plus chaudes, et le faire boire souvent.

 

En outre, les chiens courants se lancent à corps perdu dans la poursuite du gibier, et peuvent se blesser avec des branches ou des cailloux. Il faut donc vérifier au retour de la chasse ou d’une balade en liberté qu’il n’a pas de plaie (notamment aux pattes, aux oreilles et à la queue).

 

Enfin, il est recommandé d’examiner régulièrement son chien à la recherche de parasites comme des puces ou des tiques, auxquels un chien de chasse est évidemment plus exposé qu’un chien qui passerait le plus clair de son temps en intérieur. La prévention est également essentielle, consistant à traiter son chien contre les parasites à intervalle régulier, et s’assurer que les vaccins du chien soient en permanence à jour.

Pour un chien d’Artois qui ne chasse pas, ou bien tout simplement en dehors de la saison de chasse, brosser son chien une fois par semaine est suffisant pour entretenir son poil. En revanche, il faut le brosser systématiquement au retour de la chasse ou d’une promenade particulièrement longue, pour éliminer toutes les saletés et préserver de la sorte la beauté du poil ainsi que ses qualités protectrices.

 

Par ailleurs, il est recommandé d’examiner et nettoyer les oreilles du chien régulièrement : étant longues et tombantes, elles sont particulièrement susceptibles de retenir des impuretés ou des parasites.

 

Couper les griffes de son chien peut s’avérer inutile s’il chasse ou fait beaucoup d’exercice. Dans le cas contraire, il faut les couper dès qu’on les entend cliqueter quand il se déplace.

 

Enfin, comme d’ailleurs pour toutes les races, il est conseillé de brosser les dents de son chien régulièrement pour éviter les problèmes de tartre. L’idéal est de le faire au moins deux à trois fois par semaine.

Le Chien d’Artois n’est pas un chien difficile à nourrir. L’alimentation industrielle sèche ou humide lui convient très bien. Si on lui donne une alimentation ménagère, il faut la compléter par des vitamines et du calcium.

 

Par ailleurs, il a la particularité de grandir jusqu’à l’âge d’un an. Il lui faut donc deux repas conséquents par jour pendant toute cette période.

 

En amont de la période de chasse, il est recommandé de lui faire perdre du poids s’il en a pris beaucoup depuis la dernière saison, en commençant un mois avant. Pour cela, on peut restreindre sa ration quotidienne, ou bien lui donner une alimentation plus pauvre en calories.

 

Pendant la période de chasse, ses besoins sont accrus, et il convient donc au contraire d’augmenter sa ration quotidienne de 10 à 20% ou de lui offrir une alimentation plus riche en calories. Il est possible de lui donner une petite quantité de nourriture avant de partir à la chasse, de préférence tiède et humide pour être digérée plus vite, et une autre à midi. En effet, cette activité étant synonyme d’exercice intense et prolongé, un petit apport calorique en amont peut éviter au chien des syncopes dues à l’hypoglycémie. Le reste de la ration quotidienne, plus conséquent, sera donné le soir. Il faut en tout cas absolument éviter les gros repas juste avant la chasse, pour que le chien n’ait pas de problèmes de digestion qui pourraient le rendre malade (vomissements…).

Chien de chasse par excellence, le Chien d’Artois peut servir comme chien d’ordre, c’est-à-dire en meute pour la chasse au gros gibier (chevreuil, sanglier), ou seul avec son maître en chasse à tir. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il est le plus souvent utilisé aujourd’hui. Dans tous les cas, tous les terrains lui conviennent : plaine, bois, fourrés…

 

Il est aussi performant comme chien courant (sa vitesse est moyenne, mais il est très endurant) que comme chien d’arrêt, grâce à son odorat très fin et sa voix aigüe qui porte loin.

 

Ses gibiers sont le lièvre, le lapin, le chevreuil, le sanglier mais aussi le renard.

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