Chien Courant d'Istrie à Poil Ras

Chien Courant d'Istrie à Poil Ras

Nom d'origine : Istarski Kratkodlaki Gonic
Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées
Standard : Standard FCI N°151

Qualités de cette race

Tempérament du Chien Courant d'Istrie à Poil Ras

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Chien Courant d'Istrie à Poil Ras au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques

Poids de la femelle
De 20 à 25 kilos
Poids du mâle
De 20 à 25 kilos
Taille de la femelle
De 44 à 58 cm
Taille du mâle
De 44 à 58 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Chien Courant d'Istrie à Poil Ras

Originaire de la péninsule d’Istrie, partagée entre les territoires actuels de l’Italie, la Slovénie et surtout la Croatie, le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras (ou Istarski Kratkodlaki Gonic en croate) est souvent considéré comme la plus ancienne race originaire des Balkans. Le manque d’informations claires fait qu’il est difficile de vérifier cette information, mais de nombreux documents attestent d’une histoire ayant plus de 500 ans.

 

Il descendrait du Chien Blanc Tâché de l’Est de l’Adriatique, que l’on trouve notamment représenté en sculpture sur les colonnes du monastère de Dubrovnik pendant la première moitié du 14ème siècle. Il apparait aussi sur L’adoration des Rois Mages, une fresque datant de la fin du 15ème siècle située dans le cimetière de Beram en Croatie, ou sur le tableau La mère de la miséricorde, datant de 1476 et exposé dans l’église Saint-François, à Zadar, toujours en Croatie.

 

Les premiers écrits mentionnant le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras sont plus récents, notamment sa description comme un chien de chasse exceptionnel à la ténacité sans limites faite en 1859 par F.B. Laska, un colonel de l’armée austro-hongroise. Mais ce sont surtout des écrits rédigés en 1719 par Petar Bakic, évêque de Dakovo, qui soulignent l’importance historique de cet animal dans la région. Il y affirme que son élevage y débuta avant le 14ème siècle, et qu’il fut utilisé dès ses débuts pour la chasse au lapin et au renard.

 

Les origines exactes du Chien Courant d’Istrie à Poil Ras sont inconnues, mais il est souvent cité comme l’une des races ayant permis le développement du Dalmatien, qui est la race venue de Croatie la plus répandue.

 

Fidèle compagnon des chasseurs croates pendant des siècles, le Istarski Kratkodlaki Gonic eut droit dès 1924 à son registre de race, dans lequel étaient consignées les lignées et les naissances. Comme nombre de ses congénères, il souffrit de la Seconde Guerre Mondiale, mais parvint néanmoins à y survivre. En 1955, il obtint - en même temps que son proche cousin le Chien Courant d’Istrie à Poil Dur - la reconnaissance de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute les organisations canines nationales d’une centaine de pays, dont la France, la Belgique et la Suisse.

 

Si les deux races de Chiens Courant d’Istrie obtinrent la reconnaissance de l’United Kennel Club (UKC) américain en 2006, elles restent cependant ignorées de la plupart des autres associations canines d’envergure. En particulier, ni l’American Kennel Club (AKC) ni le prestigieux Kennel Club (KC) britannique ne les reconnaissent. Il en va de même du côté du Club Canin Canadien (CCC).

La popularité du Chien Courant d’Istrie à Poil Ras auprès des chasseurs croates et slovènes ne se dément pas depuis des siècles, et il fait partie des chiens de chasse les plus répandus de la région. En revanche, n’étant pas un animal de compagnie idéal, il n’a pas réussi à se faire une place auprès des familles ou des personnes vivant en ville.

 

Au demeurant, bien que connu sur ses terres d’origine et bien plus commun que le Chien Courant d’Istrie à Poil Dur, il reste peu répandu en dehors. En effet, malgré sa reconnaissance internationale, le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras reste exceptionnellement rare en dehors du nord-est de l’Italie (près de la péninsule d’Istrie), de la Serbie et de la Bosnie. En Amérique du Nord, il n’est présent que grâce à quelques émigrés croates qui en ont importé des spécimens, tandis qu’en Europe de l’Ouest il se fait très discret.

 

C’est le cas notamment en France : seuls 3 individus ont été enregistrés au Livre des Origines Français (LOF) entre 2000 et 2019.

 

La situation est assez comparable en Suisse, où les chiffres de la base de données AMICUS font état d’une population ne dépassant guère une dizaine d’individus

Le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est de taille moyenne et possède un aspect noble et élégant.

 

Plus long que haut, son corps élancé présente une musculature bien développée, mais harmonieuse. Les pattes puissantes ne sont pas trop longues et se terminent par des pieds en ovale, aux coussinets durs. La queue, assez large à la naissance, va en s’effilant et est portée en forme de sabre sous la ligne du dos.

 

La tête est assez allongée, avec un crâne bombé relativement long par rapport au museau et un stop peu marqué. Les oreilles sont en forme de triangle à la pointe arrondie, attachées au niveau des yeux, et pendent le long de la tête. Les yeux ovales arborent une couleur brun foncé et expriment l’intelligence. La truffe est de couleur foncée (noire ou brune), mais une dépigmentation partielle est possible et acceptée.

 

Le sous-poil est épars, tandis que le poil de couverture est très dense. Dur au toucher et luisant, il mesure de 1 à 2 cm en général, et est légèrement plus long au niveau des cuisses ainsi que de la partie inférieure de la queue.

 

La robe est blanc neige, avec des tâches orangées arrondies réparties sur l’ensemble du corps. Celles-ci peuvent être rares et couvrir une étendue très restreinte, ou au contraire aller jusqu’au tiers du corps, mais doivent toujours être bien marquées. Symétriques au niveau de la tête, elles sont disposées de manière aléatoire sur le reste de corps.

 

Malgré une taille très proche, le dimorphisme sexuel est bien marqué.

Le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras et le Chien Courant d’Istrie à Poil Dur sont de proches cousins ayant une longue histoire commune. Toutefois, qu’il s’agisse de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) ou de l’UKC (United Kennel Club), les associations qui les reconnaissent considèrent qu’il s’agit de deux races différentes, et non de deux variétés d’une même race. Les croisements entre eux sont d’ailleurs interdits.

 

D’ailleurs, les différences entre eux ne se limitent pas à la longueur de leur pelage : leur gabarit diffère également, puisque le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est sensiblement moins massif.

Standard FCI N°151 (04/10/2002)


TRADUCTION : Fédération Cynologique Croate


ORIGINE : Croatie.


DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 25.10.2000.

UTILISATION:


Chien courant par excellence; il est bon surtout pour la chasse au lièvre et au renard. Il peut aussi être employé comme chien de recherche au sang. Sa constitution convient aux vastes terrains découverts en Istrie.

CLASSIFICATION F.C.I. :


Groupe 6 - Chiens courants de recherche au sang et races apparentées.

Section 1.2 - Chiens courants de moyenne taille.

Avec épreuve de travail.

ASPECT GENERAL :


D'un aspect plein de noblesse avec sa robe blanc de neige coupée de taches jaunes-orangé. Poil ras et fin. Tête longue, étroite et sèche. Corps souple.

Queue fine portée légèrement recourbée en forme de sabre. Ce chien courant donne de la voix avec persistance, généralement d'un ton aigu et sonore.

PROPORTIONS IMPORTANTES : La longueur du corps doit dépasser au maximum de 10% la hauteur au garrot.

COMPORTEMENT / CARACTERE :


Doux, docile, calme et très attaché à son maître. Il est vif et très passionné à la chasse.

TETE :


La longueur de la tête varie entre 20 et 24 cm. Le front n'est pas plissé.

REGION CRANIENNE :

- Crâne : Vu de profil, la protubérance occipitale est prononcée et le front est légèrement bombé avec une transition douce vers le chanfrein qui est droit. Le front, vu de dessus, est allongé et plutôt étroit avec un sillon frontal apparent.

- Stop : Léger, sans cassure brusque.

REGION FACIALE :

- Truffe : Noire ou au moins brune. Narines bien ouvertes.

- Museau : Long, large à sa base, s'amenuisant progressivement vers son extrémité. Le chanfrein est droit.

- Dents : Fortes, avec articulé en ciseaux régulier et complet.

- Yeux : De forme ovale, ni enfoncés dans les orbites ni protubérants. Iris de couleur aussi foncée que possible.
Paupières de couleur noire ou brune. Regard clair, plein d'expression.

- Oreilles : Fines, avec une attache large un peu au-dessus de la ligne horizontale des yeux; elles deviennent plus étroites vers leur extrémité. On considère qu'elles sont longues, quand, portées vers l'avant le long du chanfrein, elles atteignent les canines; elles sont très longues quand elles dépassent les canines. Elles doivent au moins être mi-longues et atteindre les arcades sourcilières.

COU :


Le profil supérieur est légèrement galbé dans la région de la nuque.

L'attache avec la tête est perceptible à l'arrière de la protubérance occipitale. Le cou est implanté obliquement dans le tronc. L'encolure est forte.

- Longueur : Depuis la protubérance occipitale jusqu'au garrot, le cou mesure entre 15 à 20 cm.

- Peau : Tendue, sans fanon ni plis.

CORPS :


La ligne du dessus descend doucement du garrot vers la croupe.

- Dos : Droit, large et musclé.

- Rein : Large et court.

- Croupe : Longue et large, horizontale ou légèrement inclinée, plus longue chez les femelles que chez les mâles. Au niveau de la croupe, la hauteur mesure environ un doigt de moins qu'au niveau du garrot. Les hanches sont à peine perceptibles.

- Poitrine : Bien descendue, elle atteint au moins le niveau du coude. D'habitude, sa circonférence dépasse la hauteur au garrot d'environ 12 cm. Les côtes sont arrondies. Le poitrail est bien développé, mais la pointe du sternum est à peine visible.

- Ventre et flancs : La ligne du dessous remonte doucement du sternum vers la région inguinale, donc le ventre est légèrement remonté.

QUEUE :


Forte à son attache, elle va en s'effilant vers son extrémité. Plus la queue est fine, plus l'aspect du chien paraît noble. Attachée haut, elle est de longueur moyenne et ne dépasse guère le niveau du jarret. La queue est légèrement recourbée vers le haut.

MEMBRES :


MEMBRES ANTERIEURS :

- Omoplate : Longue, oblique, musclée et bien attachée à la poitrine.

- Coude : Bien au corps.

- Avant-bras : Parfaitement vertical.

- Carpe : Difficilement distinguable de l'avant-bras.

- Métacarpe : Droit, court. Il peut être légèrement incliné, mais l'angle qu'il forme avec la verticale ne dépasse jamais 10°.

- Pieds antérieurs : Plutôt des pieds de chat que des pieds de lièvre, légers, avec doigts serrés; coussinets bombés et fermes; ongles solides.

MEMBRES POSTERIEURS :

Vus de derrière, la cuisse, la jambe, le tendon du jarret et le métatarse se trouvent sur une même verticale.

- Cuisse : Courte, large et musclée.

- Grasset : Rotule large, placée haut.

- Jambe : Longue, oblique et bien musclée.

- Jarret : Fort.

- Métatarse : Court, vertical ou très peu incliné, formant un angle de 10° à 20° avec la verticale.

- Pieds postérieurs : Semblables à ceux de devant; ils sont toutefois un peu plus allongés.

ALLURES :


Très souples, régulières et dégagées.

PEAU :


Souple, bien appliquée sur tout le corps, ne faisant pas de plis; de couleur rosâtre.

ROBE :


POIL : Ras, fin, dense et luisant. Parfois il est plus long qur les faces postérieures des cuisses et à la face inférieure de la queue, mais ce n'est pas recherché.

COULEUR : Couleur de fond blanc de neige. Les oreilles sont en principe de couleur orangée, couleur qui dépasse la base des oreilles et recouvre les deux côtés du front jusqu'à la hauteur des yeux, ce qui donne à la tête son aspect avec masque caractéristique. On parle d'une étoile si, sur la partie supérieure du front, il se trouve une tache plus ou moins grande de la même couleur orangée. Les oreilles peuvent aussi êtres parsemées de taches orangées, ce qui est spécialement apprécié et considéré comme un signe de race pure.

Des taches de couleur jaune-orangé plus ou moins étendues, en mouchetures ou en rubans peuvent se trouver sur n'importe quelle partie du corps, mais la plus souvent dans la région de l'attache de la queue. Elles ne doivent jamais être si nombreuses qu'elles l'emportent sur le fond blanc. La teinte des taches doit être accentuée, ni pâle ni foncée ou même marron, ce qui indiquerait un mélange de races. La présence d'une troisième couleur est inadmissible, même au cas où il n'y aurait que quelques poils de cette couleur. La robe peut être uniformément blanche sans aucune tache.

TAILLE ET POIDS :


Hauteur au garrot : 44 - 56 cm.

Taille idéale chez les mâles : 50 cm; chez les femelles : 48 cm.

Poids : Environ 18 kg chez un mâle adulte.

DEFAUTS :


Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

DEFAUTS LEGERS :


- Ladre partiel de la truffe ou d'une paupière, truffe d'une pigmentation trop claire.

- Dos voussé ou légèrement ensellé.

- Croupe très oblique.

- Ventre levretté ou trop plein.

DEFAUTS ELIMINATOIRES :


- Chien agressif ou chien peureux.

- Disproportion entre la longueur du corps et la hauteur au garrot.

- Tête trop courte.

- Ladre étendu ou total de la truffe et des paupières.

- Museau trop court; trop pointu ou tordu.

- Prognathisme supérieur ou inférieur.

- Articulé non conforme.

- Oeil vairon.

- Attache des oreilles très haute.

- Queue enroulée, déviée de côté ou en tire-bouchon; queue écourtée.

- Coudes trop écartés.

- Avant-bras tordus.

- Métacarpes trop obliques.

- Poil trop long.

- Toute autre couleur que le jaune-orangé.

- Taille au-dessus ou au-dessous des normes indiquées par le standard.



Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.



N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Bien qu’il soit très attaché et loyal envers son maître, le Chien Courant d'Istrie à Poil Ras n’est pas pour autant du genre à multiplier les marques d’affection et d’attachement à son encontre. Il préfère d’ailleurs généralement le confort du tapis près de la cheminée aux genoux de son propriétaire. L’avantage est qu’il peut sans problème passer deux ou trois jours seul si ce dernier est en week-end, à condition d’avoir accès à un espace extérieur suffisamment vaste pour courir et se dépenser, ainsi bien entendu qu’à de l’eau et de la nourriture.

 

C’est le chien d’un seul maître, celui qui le nourrit et l’emmène à la chasse, et il ne cherche pas nécessairement la compagnie des autres humains. Quand bien même ils font partie de son foyer, il choisit le plus souvent de les ignorer. Quant à ceux qui lui sont inconnus, il se montre plutôt méfiant à leur égard, n’hésitant pas à les accueillir en aboyant.

 

Peu joueur, et pas forcément très patient, ce n’est pas un compagnon de jeu idéal pour les enfants. Encore plus que pour les autres races, mieux vaut éviter de le laisser seul avec un tout-petit : pour prévenir les accidents, toutes les interactions doivent se faire en présence d’un adulte responsable.

 

Il s’entend plutôt bien avec ses congénères, qu’il s’agit de partager son foyer avec lui ou d’en croiser qu’il ne connaît pas au gré de ses pérégrinations. En revanche, son instinct de chasse bien ancré fait que la cohabitation avec de petits animaux est à éviter. Même s’ils grandissent ensemble sous le même toit, chats, rongeurs et oiseaux risquent fort de se retrouver un jour ou l’autre poursuivis, avec des conséquences souvent fatales.

 

Le Istarski Kratkodlaki Gonic est plutôt une race de chien faite pour vivre en extérieur. Il a besoin de pouvoir se promener, courir, suivre une piste… pendant une heure par jour au minimum, et son endurance exceptionnelle implique qu’il est même ravi s’il peut le faire toute la journée. En tout état de cause, s’il n’a pas la possibilité de se dépenser autant que nécessaire, il risque fort d’exprimer son mal-être de manière sonore et de chercher à brûler son énergie en détruisant un peu tout dans la maison.

 

Pour qu’il puisse pleinement satisfaire son besoin d’activité, les sorties doivent se faire de préférence sans laisse et en pleine nature, ce qui nécessite toutefois qu’il ait parfaitement assimilé les commandes de rappel. La chasse est une activité idéale pour lui, et il la pratique d’ailleurs assidûment depuis plus de 5 siècles, mais il fait aussi un formidable compagnon pour les adeptes de randonnée ou de cueillette de champignon.

 

Une fois de retour à la maison, il se montre en revanche calme et docile. Ses activités principales sont alors la sieste, ou suivre son maître un peu partout pour s’assurer que celui-ci ne part pas à la chasse sans prévenir.

 

Quoi qu’il en soit, la vie en appartement n’est pas faite pour lui. Il a besoin d’un jardin assez grand dans lequel il peut gambader et mettre à l’épreuve son odorat, en sus de ses sorties quotidiennes. Toutefois, pour éviter que son instinct de chasse le conduise à s’élancer derrière les chats du voisinage et autres petits animaux qui passent par-là, mieux vaut que ledit jardin soit bien clôturé.

 

Il est d’autant moins fait pour vivre en appartement qu’il est particulièrement bruyant. En effet, sa méthode de chasse est de poursuivre le gibier en aboyant afin de signaler sa position au chasseur, et il est donc habitué à utiliser sa voix à la moindre occasion : un bruit suspect, des inconnus qui approchent, la présence d’un autre animal…

 

C’est un chien intelligent, qui apprend vite et sait se montrer obéissant avec son maître, mais qui a besoin justement d’employer ses facultés, c’est-à-dire d’être occupé et de se sentir utile. Encore une fois, la chasse est la meilleure option, mais des exercices de pistage ou de recherche peuvent être de bonnes alternatives pour lui permettre de mobiliser et perfectionner ses aptitudes.

 

De fait, il a toujours été et demeure un chien de travail avant toute chose. Il est fait pour la chasse, mais n’est pas vraiment adapté à une vie comme simple animal de compagnie. En tout état de cause, ceux qui ne peuvent répondre à ses besoins d’activité et de grands espaces doivent plutôt s’intéresser à d’autres races.

Comme toutes les races, le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras bénéficie grandement d’une socialisation entamée dès son plus jeune âge. Lui donner la possibilité de vivre toutes sortes de situations, de faire la connaissance de diverses personnes et de s’habituer à la présence d’autres animaux lui permet de devenir un adulte équilibré. Il ne faut toutefois pas s’attendre à des miracles, car il est impossible de forcer sa nature : cette race reste globalement peu sociable, préférant la compagnie de son maître ou la solitude aux évènements mondains.

 

Il est important également de canaliser rapidement sa propension à aboyer, et de lui apprendre quelles sont les situations dans lesquels il est utile de se faire entendre et celles qui ne le justifient pas.

 

Apprendre à son chien le rappel fait également partie des priorités, afin de pouvoir le laisser évoluer librement dans les grands espaces, ce qui est indispensable à son équilibre physique et mental.

 

Intelligent et plutôt désireux de faire plaisir à son maître, le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras apprend vite et bien. Néanmoins, les choses se passent d’autant mieux que dès son arrivée à la maison, son maître lui fait comprendre qui est le chef de la meute et sait se faire respecter. Une certaine discipline est nécessaire : il a besoin d’une personne ferme et autoritaire, et n’est pas un choix idéal pour une personne qui n’aurait jamais eu de chien auparavant. Pour instituer cette discipline, il convient notamment d’être au clair dès son arrivée sur les règles du foyer, et que l’ensemble des membres de la famille les fassent respecter de manière uniforme. Elles doivent en outre être cohérentes et constantes dans le temps.

 

Se faire respecter de son chien ne saurait toutefois signifier de s’imposer par la force ou la contrainte. En effet, la confiance et la complicité avec son maître sont très importantes pour le Istarski Kratkodlaki Gonic. Les méthodes basées sur le renforcement positif permettent d’obtenir de bien meilleurs résultats que les techniques traditionnelles de dressage, tout en renforçant le lien fort entre le maître et son animal.

Le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est particulièrement robuste. Il est généralement épargné par les maladies et jouit d’une espérance de vie allant de 12 à 15 ans.

 

Il résiste aussi bien au chaud qu’au froid, mais n’est pas adapté aux conditions extrêmes. Les longs hivers dans des températures glaciales ou les canicules à répétition ne sont pas de son goût : il est plutôt adapté aux climats tempérés que l’on retrouve par exemple dans la grande majorité de l’Europe.

 

Robuste ne signifie pas immune, et le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est comme n’importe lequel de ses congénères davantage susceptible d’être touché par certains problèmes de santé :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation au niveau de l’articulation qui peut être favorisée par une prédisposition génétique. Elle entraîne des douleurs et des difficultés de mouvement, ainsi que potentiellement de l’arthrose lorsque l’animal vieillit ;
  • l’épilepsie, une maladie du système nerveux souvent héréditaire, qui provoque des crises convulsives de fréquence et intensité variables. Des traitements médicamenteux permettent d’en atténuer les symptômes, et ainsi à l’individu touché de mener une existence quasi-normale ;
  • l’hypothyroïdie, un dérèglement de la glande thyroïde qui entraîne une baisse du métabolisme. Celle-ci peut avoir des conséquences nombreuses et variées : prise de poids, apathie, sensibilité au froid… L’administration d’hormones de synthèse permet d’éliminer les symptômes, mais elle doit être effectuée à vie ;
  • les otites et infections au niveau des oreilles, fréquentes chez toutes les races de chien aux oreilles tombantes.

 

Par ailleurs, les individus utilisés pour la chasse sont davantage exposés aux nombreux risques liés à cette activité : fractures, blessures, éraflures, coupures et autres morsures sont monnaie courante.

 

Comme pour toute race, l’adoption chez un éleveur sérieux est le meilleur moyen d’obtenir un animal qui non seulement est bien dans sa tête, après avoir été élevé dans un cadre de vie idéal et avoir bénéficié d’une socialisation de qualité dès ses premières semaines, mais aussi qui est en bonne santé. En particulier, un tel éleveur s’abstient de faire se reproduire un sujet atteint de dysplasie, compte tenu du risque de transmission à sa descendance. Il doit par ailleurs être en mesure de présenter le détail des vaccins reçus par le petit, consignés dans un carnet de santé ou de vaccination à jour, ainsi qu’un certificat médical émis par un vétérinaire et attestant que celui-ci est effectivement en bonne santé.

 

Une fois arrivé à la maison, c’est au maître de faire en sorte qu’il le reste. Les premiers mois sont particulièrement cruciaux : il faut impérativement respecter la quiétude du chiot pendant cette période au cours de laquelle il a besoin de beaucoup de repos, mais aussi lui épargner toute activité physique trop longue ou trop intense. Il est en effet particulièrement fragile tout au long de sa phase de croissance, et risquerait de souffrir non seulement de blessures, mais aussi et surtout de lésions irréversibles au niveau des os et des articulations.

 

Enfin, il est absolument nécessaire de bien renouveler ses traitements antiparasites et effectuer ses rappels de vaccins chaque fois que nécessaire, de sorte qu’il ne cesse jamais d’être protégé. C’est vrai pour tout chien, mais encore plus pour ceux qui comme le Istarski Kratkodlaki Gonic passent beaucoup de temps en extérieur. Par ailleurs, il faut comme n’importe lequel de ses congénères l’emmener voir un vétérinaire au moins une fois par an, afin d’effectuer un bilan de santé permettant notamment de détecter au plus tôt d’éventuels problèmes, afin le cas échéant d’y faire face au mieux.

L’entretien du pelage du Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est peu exigeant : un simple brossage hebdomadaire permet de garder celui-ci propre et en bon état. Il perd peu ses poils, même pendant ses périodes de mue saisonnière.

 

Un bain n’est utile que lorsqu’il s’est particulièrement sali après une partie de chasse. En tout état de cause, mieux vaut éviter de le faire trop fréquemment, au risque de diminuer excessivement la quantité de sébum protégeant son poil. Il faut en outre veiller à utiliser systématiquement un shampooing doux prévu spécialement conçu pour la gent canine, car la peau des humains et celles des chiens n’ont pas le même pH.

 

Ses oreilles sont probablement la partie de son corps qui nécessite la plus grande vigilance, car leur forme tombante en fait un terreau fertile à l’accumulation de saletés et d’humidité, qui peuvent finir par s’infecter. Elles doivent être inspectées et nettoyées avec un chiffon propre chaque semaine, pour éviter l’accumulation de saleté, et séchées après toute sortie au cours de laquelle il s’est baigné ou a passé beaucoup de temps dans un milieu humide.

 

La séance d’entretien hebdomadaire doit également être l’occasion de vérifier ses yeux, pour s’assurer qu’ils sont bien propres et qu’il n’y a pas de poussière qui y est restée coincée. Si ce n’est pas le cas, un bout de tissu humide permet de les nettoyer en douceur.

 

Il faut également en profiter pour brosser les dents de son chien à l’aide d’un dentifrice spécifiquement conçu pour la gent canine. Cela permet de diminuer les risques de problèmes bucco-dentaires (mauvaise haleine, maladies…), en évitant la formation de tartre. Idéalement, il faut même s’en occuper encore plus souvent – voire chaque jour.

 

Les griffes du Chien Courant d’Istrie à Poil Ras sont généralement nettement moins contraignantes en termes d’entretien. En effet, dans la mesure où il passe normalement le plus clair de son temps à gambader en pleine nature, l’usure naturelle est le plus souvent suffisante pour limer ses griffes, sans qu’il soit nécessaire de les tailler manuellement. Il se peut notamment que ce ne soit pas le cas, notamment pour un individu moins actif, par exemple du fait de son âge ou d’une maladie. Il convient donc de prendre l’habitude de vérifier tous les mois ce qu’il en est : en devenant trop longues, elles pourraient se casser voire le blesser. Être à l’affut d’un bruit éventuel de cliquetis lorsqu’il marche sur des sols durs est également pertinent, car ce serait alors le signal qu’elles le sont effectivement devenues, et qu’il est temps de les couper.

 

L’aide d’un toiletteur professionnel ou d’un vétérinaire peut s’avérer précieuse les premières fois que l’on prend soin de son chien, afin d’apprendre les bons gestes d’entretien pour à la fois être efficace et éviter de lui faire mal – voire le blesser. Par ailleurs, il ne faut pas attendre pour s’y mettre : l’habituer à être manipulé alors qu’il est encore jeune est la meilleure manière d’éviter des course-poursuites dans tout le jardin à l’heure de la séance de toilettage.

 

Enfin, après chaque partie de chasse ou longue sortie en pleine nature, il est recommandé de prendre quelques minutes pour vérifier son pelage et ses pattes (en particulier au niveau des coussinets), à la recherche d’éventuelles coupures, épillets ou éraflures qui pourraient s’infecter.

Le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras ne pose aucune difficulté à l’heure du repas, et il peut parfaitement être nourri avec des aliments industriels pour chiens disponibles dans le commerce. Ceux-ci doivent cependant être d’une qualité suffisante pour lui apporter tous les nutriments nécessaires, mais aussi adaptés à son âge, sa taille et son niveau d’activité.

 

Dans tous les cas, il est conseillé de répartir sa ration quotidienne en au moins deux repas : cela facilite sa digestion, et le rend moins en enclin à réclamer, puisqu’il sait qu’une deuxième collation l’attend plus tard dans la journée. L’idéal est d’ailleurs d’opter pour des horaires fixes, car cela renforce sa confiance envers son maître.

 

Quoi qu’il en soit, mieux vaut éviter de céder à ses demandes lorsqu’il quémande à table, ou de prendre l’habitude de lui donner des restes de repas. En effet, à moins qu’elle ne soit sélectionnée spécifiquement à cette fin, il y a peu de chances que la nourriture de ses maîtres corresponde à ses besoins nutritionnels. Pire, certains mets très appréciés par les humains s’avèrent même carrément toxiques pour les chiens…

 

Il peut toutefois être normal qu’il ait davantage faim dans certaines périodes, car sa dépense énergétique peut varier dans le temps, en particulier chez un individu utilisé comme chasseur. Lors de la saison de chasse, sa ration doit être augmentée en conséquence, afin de compenser le fait qu’il est encore plus actif qu’à l’accoutumée. Une fois que celle-ci est achevée et qu’il retrouve une activité normale, les quantités doivent revenir sans attendre à leur niveau habituel, pour éviter toute prise de poids.

 

En effet, même si cette race n’est pas prédisposée à l’obésité, aucun chien n’en est à l’abri – surtout s’il a été stérilisé. Or celle-ci peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé, ou aggraver des pathologies déjà existantes. Il est donc conseillé de peser son animal une fois par mois, et de réagir rapidement en cas de prise de poids prononcée ou confirmée sur plusieurs mesures consécutives. Consulter un vétérinaire est alors nécessaire pour déterminer les causes du problème (une maladie ou la réaction à un traitement peuvent en être à l’origine, par exemple), et rechercher une solution.

 

Enfin, comme tous ses congénères, le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras doit pouvoir se déshydrater librement, et avoir accès à tout moment à une gamelle d’eau fraîche.

De tout temps, le Chien Courant d’Istrie a été principalement utilisé comme chien de chasse, et c’est encore aujourd’hui la fonction première de la grande majorité des représentants de la race. Ce chasseur né excelle à suivre une piste et poursuivre le gibier en ne cessait d’aboyer à tue-tête, de sorte que son maître puisse le localiser facilement. Il est spécialisé dans la poursuite du renard et du lapin, mais peut aussi prendre du gibier à plumes. En revanche, il n’est pas le meilleur choix pour les animaux de plus grande taille, comme le sanglier ou le cerf. Il peut agir en meute, mais dans les faits est le plus souvent utilisé seul ou en tandem.

 

Nombre de races étaient utilisées historiquement pour la chasse, et se sont progressivement reconverties pour devenir principalement de simples animaux de compagnie. Ce n’est pas le cas du Chien Courant d’Istrie à Poil Ras : encore aujourd’hui, il est rare de le trouver tenir uniquement ce rôle. Avide de grands espaces, peu affectueux et joueur, il n’est adapté ni aux personnes vivant en milieu urbain, ni aux familles. Un maître non-chasseur, actif et installé à la campagne, peut toutefois trouver un formidable compagnon dans ce chien extrêmement loyal et adapté à ceux qui préfèrent le calme de la nature plutôt que la vie sociale.

 

Il peut d’ailleurs aussi compter sur lui pour donner l’alerte, compte tenu à la fois de la méfiance intrinsèque de ce chien envers les inconnus et de sa propension à aboyer, bruyamment qui plus est. D’ailleurs, même s’il n’est pas à proprement parler un gardien, sa présence s’avère souvent suffisamment imposante (notamment du fait de la vigueur de ses aboiements) pour suffire à décourager les opportunistes.

Le prix d’un Chien Courant d’Istrie à Poil Ras est d’environ 800 euros, sans différence entre les mâles et les femelles.

 

Toutefois, il existe très peu d’élevages en dehors de sa Croatie natale, et dans une moindre mesure de la Slovénie voisine. Les personnes désirant adopter un chiot de cette race ont donc de grandes chances de devoir se tourner vers l’un de ces pays. Elles doivent alors prendre en considération que des coûts de transport et d’éventuels frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat, mais aussi s’informer sur la législation concernant l’importation d’animaux de compagnie dans leur lieu de résidence.

 

Le Chien Courant d’Istrie à Poil Ras étant essentiellement utilisé pour la chasse, et non en tant que chien de compagnie ou de concours, son prix dépend principalement de son ascendance ainsi que de la renommée de l’élevage dont il provient. En revanche, les caractéristiques physiques (et donc la proximité avec le standard) ont moins d’influence que chez d’autres races : il est avant tout recherché pour ses aptitudes de chasseur, et non pour son esthétique.

Avis & conseils Chien Courant d'Istrie à Poil Ras

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