Chesapeake Bay Retriever

Chesapeake Bay Retriever

Autres noms : Retriever de la Baie de Chesapeake
Pays d'origine : États-Unis
Groupe : Chien rapporteur de gibier - Chien leveur de gibier - Chien d’eau

Qualités de cette race

Tempérament du Chesapeake Bay Retriever

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Sociabilité du Chesapeake Bay Retriever

Avec les enfants

Le Chesapeake Bay Retriever au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques

Espérance de vie
De 10 à 12 ans
Poids de la femelle
De 25 à 32 kg
Poids du mâle
De 29 à 36 kg
Taille de la femelle
De 53 à 61 cm
Taille du mâle
De 58 à 66 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Chesapeake Bay Retriever

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Genèse

Le Chesapeake Bay Retriever est un chien de chasse de taille moyenne qui fut développé au début du 19ème siècle sur la côte nord-est des États-Unis, plus précisément dans la baie de Chesapeake, entre les états de Virginie et du Maryland.

 

Tout commença en 1807, lorsqu’un navire anglais fit naufrage sur la côte du Maryland. Il transportait deux chiots Terre-Neuve qui avaient été sélectionnés pour être exportés en Angleterre : Sailor, un mâle brun, et Canton, une femelle noire. Cette race était utilisée à l’époque sur l’île dont elle porte le nom (située à l’est du Canada) pour chasser le gibier d’eau et rapporter les débris des naufrages. Elle était toutefois plus petite et arborait un poil plus court qu’aujourd’hui.

 

Les chiots furent sauvés, et le capitaine du navire, un certain George Law, les confia à John Francis Mercer, ancien gouverneur du Maryland, et au Dr James Stuart, pour les remercier d’avoir accueilli les marins naufragés. Vivant de part et d’autre de la baie de Chesapeake, ces deux hommes étaient de grands chasseurs de gibier d’eau et ne tardèrent pas à apprécier les qualités de leur chien en la matière. Sans se concerter, chacun entreprit de développer et d’améliorer ses qualités de travail en procédant à des croisements avec des chiens de chasse locaux. Bien qu’on manque de documentation précise sur les races utilisées, on pense qu’il s’agissait de Retrievers à Poil Bouclé (Curly-Coated Retriever), de Retrievers à Poil Plat (Flat-Coated Retriever), de Chiens d’Eau Irlandais, d’une ou plusieurs races de setters ainsi que de chiens de loutre.

 

L’objectif était de répondre aux besoins des chasseurs qui évoluaient dans une zone très particulière et rude : la baie de Chesapeake. Longue d’environ 320 kilomètres, peu profonde et entourée de marais, elle emmagasine peu la chaleur, et ses eaux aux forts courants sont glaciales du début de l’hiver jusqu’au printemps. Malgré un environnement et un climat peu favorables, les chasseurs y ont toujours été nombreux, car elle est située le long d’un couloir de migration d’oiseaux sauvages. Chaque année, elle accueille ainsi un tiers des oiseaux migrateurs (notamment des canards et des oies) qui viennent passer l’hiver sur la côte est des États-Unis.

 

À l’époque, certains y chassaient pour le plaisir, mais d’autres vendaient le gibier qu’ils avaient abattu. Ces derniers avaient besoin d’un chien capable à la fois de rapporter un grand nombre d’oiseaux (ils en tuaient entre 200 et 300 par jour) et de monter la garde auprès des chariots dans lesquels ils les entreposaient lorsqu’ils allaient vendre dans les villages des environs.

 

Le Chesapeake Bay Retriever fut donc développé pour évoluer et chasser efficacement dans des eaux tumultueuses et glacées (il doit souvent casser de la glace pour rapporter le gibier), ainsi que dans la boue profonde des marais avoisinants. Il fallait aussi qu’il soit doté d’un très bon flair, afin de retrouver facilement le gibier abattu, et qu’il ait un instinct protecteur assez fort pour garder les biens des chasseurs.

 

Cela dit, à cette époque, la nourriture et les abris étaient rares pour les chiens : ils ne bénéficiaient pas d’autant d’attentions que de nos jours. De ce fait, seuls les plus résistants survivaient. En plus des différents croisements, la sélection naturelle joua donc aussi un rôle dans l’évolution de la race, et contribua à aboutir à la fin du 19ème siècle au chien que l’on connaît encore aujourd’hui, qui reste toujours aussi parfaitement adapté à ce type d’environnement.

 

Bien qu’on ne sache pas avec certitude quelles races furent croisées avec chacun des Terre Neuve, les lignées obtenues de part et d’autre furent jugées si semblables qu’elles furent considérées comme appartenant à une même race lorsqu’en 1877 elles furent présentées à la première édition du Westminster Kennel Club Dog Show, à Baltimore (Maryland).

 

Chasseur exceptionnel vite renommé pour son endurance et sa détermination, le Chesapeake Bay Retriever était né - même si à l’époque on l’appelait souvent « chien de la Baie ». Il fit ainsi partie de la dizaine de races reconnues par l’American Kennel Club (AKC) lors de sa fondation en 1878. Un premier standard fut publié en 1890, et la race se stabilisa à la fin du 19ème siècle. Il fallut toutefois attendre 1918 pour qu’un club de race voie le jour, l’American Chesapeake Club (ACC).

Diffusion dans son pays d'origine

On ne sait pas exactement comment le Chesapeake Bay Retriever se fit connaître à travers les États-Unis, mais il est probable que des récits de chasseurs vantant ses qualités aient contribué très tôt et plutôt efficacement à sa diffusion. Par exemple, le général George Custer (1839-1876), connu pour son rôle dans les guerres contre les tribus amérindiennes, en posséda au moins un. La participation de la race à la première édition du Westminster Kennel Club Dog Show en 1877 y fut certainement pour quelque chose, ainsi que sa reconnaissance dès l’année suivante par le tout jeune American Kennel Club (AKC). Il fut également sur le devant de la scène en 1902, lorsque le président Theodore Roosevelt acquit un mâle nommé Sailor Boy.


Toutefois, le Chesapeake Bay Retriever ne devint réellement populaire et répandu aux États-Unis qu’au cours du 20ème siècle. Il fut reconnu par le United Kennel Club (UKC) en 1927, et sa popularité atteignit son apogée des années 30 aux années 50, période pendant laquelle il se diffusa à travers le pays.

 

Cependant, cet engouement eut également des effets négatifs, car certains éleveurs se mirent alors en tête de créer deux variétés distinctes : l’une destinée aux expositions, et l’autre au travail. Cependant, en privilégiant un aspect au détriment des autres, ils obtinrent des chiens qui s’éloignaient trop du standard : ceux appartenant à la variété d’exposition étaient esthétiques mais avaient perdu la force et la puissance, tandis que les autres étaient très athlétiques mais avaient perdu la beauté. L’ACC décida alors de mettre fin à ces pratiques, et y parvint.

Diffusion internationale

Contrairement à ce qui se passa au sein de son pays d’origine, le Chesapeake mit un certain temps à se diffuser à l’international.

 

Cela explique sa reconnaissance assez tardive par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui ne survint qu’en 1964. Le Kennel Club britannique en fit de même sept ans plus tard, en 1971 – ce qui illustre là aussi le fait que ce chien mit beaucoup de temps à trouver sa place hors de ses terres d’origine.

 

Bien évidemment, la date à laquelle il fit son entrée diffère d’un endroit à l’autre. Par exemple, en France, l’importation d’un premier spécimen remonte à 1948, alors qu’en Suisse la première portée à voir le jour naquit en 1975.

 

En tout cas, la reconnaissance de la race par la FCI eut évidemment un impact sur sa diffusion à l’international, étant donné qu’elle encadre plus d’une centaine d’organismes cynologiques nationaux – dont ceux de la France (Société Centrale Canine, ou SCC), de la Belgique (Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et de la Suisse (Société Cynologique Suisse, ou SCS).

Aujourd’hui comme hier, le Chesapeake Bay Retriever est assez populaire dans son pays d’origine, mais peine à trouver sa place en dehors. Déjà limitée, sa diffusion hors des États-Unis connaît même dans l’ensemble un certain recul au cours de la période récente.

Dans son pays d'origine

Le Chessie est assez populaire aux États-Unis, et cela ne date pas d’hier : depuis les années 50, il figure systématiquement entre la 40ème et la 55ème place du classement des races par popularité établi par l’American Kennel Club (AKC) sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme.

 

Sa cote a même légèrement grimpé depuis le début du 21ème siècle, puisqu’il se classe un peu au-delà du 40ème rang (sur un peu moins de 200), alors qu’il émargeait plutôt autour du 50ème rang au milieu des années 2000. Il est donc actuellement au même niveau qu’entre 1975 et 1990, ses meilleures années jusqu’alors en termes de popularité.

En France

Le Retriever de la Baie de Chesapeake fit son arrivée en France à la fin des années 40 et fut reconnu par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1964, mais ne suscita guère d’engouement. Ainsi, de la fin des années 60 à la fin des années 70, pas un seul représentant de la race ne fut inscrit au Livre des Origines Français (LOF). Cela ne s’arrangea pas vraiment par la suite, puisque le nombre d’enregistrements resta extrêmement faible jusqu’au début des années 90 : il se comptait chaque année sur les doigts d’une main, voire était nul.

 

À partir des années 90 et jusqu’au début des années 2000, le nombre d’inscriptions augmenta ponctuellement, tournant autour de la vingtaine certaines années – tout en était parfois nul dès l’année suivante. Les chiffres partirent à nouveau à la baisse au cours des deux décennies qui suivirent, avec une moyenne d’environ 6 enregistrements par an dans les années 2000 et 2010  - et toujours là aussi des variations sensibles d’une année sur l’autre. 

En Belgique

Le Chesapeake Bay Retriever est extrêmement rare en Belgique. Il est d’ailleurs difficile d’y trouver un éleveur de la race, puisque ceux-ci se comptent sur les doigts d’une main.

En Suisse

Le Chesapeake est assez peu représenté en Suisse, puisque la base de données Amicus fait état d’une centaine d’individus à peine dans l’ensemble du pays. En outre, il perd en popularité, puisque ce nombre tend à baisser d’année en année.

Au Canada

Bien que le Chessie soit présent au Canada, il est très loin d’y être une aussi populaire qu’aux États-Unis : le Club Canin Canadien (CCC) ne recense guère plus qu’une quinzaine d’éleveurs dans l’ensemble du pays.

Ailleurs dans le monde

Il n’y a pas qu’en France, en Belgique et en Suisse que le Chesapeake est plutôt rare : c’est globalement le cas dans toute l’Europe, comme l’illustrent par exemple les statistiques des organismes espagnol et italien. En effet, tant la Real Sociedad Canina de España (RSCE) que l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) recensent en moyenne moins de 10 inscriptions annuelles dans les années 2010.

 

Le Royaume-Uni fait un peu figure d’exception, puisque les chiffres du Kennel Club (KC) font état de 85 inscriptions annuelles en moyenne au cours des années 2010 - avec des fluctuations importantes d’une année sur l’autre. Ces chiffres sont indéniablement plus importants qu’ailleurs en Europe, mais restent très modestes ; en outre, la tendance est là aussi à la baisse, puisqu’au milieu des années 2000 on comptabilisait environ 150 inscriptions par an.

 

Il existe toutefois des territoires où la popularité du Chesapeake Bay Retriever est orientée à la hausse : c’est le cas par exemple de l’Australie. En effet, l’Australian National Kennel Council (ANKC) recense près de 40 inscriptions par an en moyenne au cours des années 2010, contre environ une quinzaine au cours des deux décennies précédentes.

 

Il est en revanche presque totalement absent de certains autres. Par exemple, en Afrique du Sud, un seul spécimen fut enregistré auprès du Kennel Union of Southern Africa (KUSA) entre 2010 et 2020, et il s’agissait d’un individu importé.

Le Chesapeake est le plus grand, le plus résistant et le plus massif des six races de retrievers. Il fut créé au 19ème siècle à partir de croisements entre le Terre Neuve et différents chiens de chasse locaux, et son apparence a peu changé depuis l’établissement d’un premier standard en 1890. La principale évolution concerne son pelage, qui était autrefois plus court et plus épais.

 

Il est rare en tout cas de trouver un chien dont la morphologie et les caractéristiques physiques sont à ce point en parfaite adéquation avec son environnement d’origine et le travail qu’on attendait alors de lui.

Taille & poids

Taille du mâle
De 58 à 66 cm
Taille de la femelle
De 53 à 61 cm
Poids du mâle
De 29 à 36 kg
Poids de la femelle
De 25 à 32 kg

Le dimorphisme sexuel est bien marqué chez le Chesapeake Bay Retriever, du moins en termes de hauteur : les femelles sont sensiblement plus petites que les mâles.

 

Tous atteignent en tout cas leur taille définitive tardivement, vers l’âge de 2 ans. Toutefois, leur croissance ralentit sensiblement les derniers mois : ces derniers sont surtout une période de prise de muscles et de graisse.

Morphologie

Morphologie du Chesapeake Bay Retriever

Le Chesapeake Bay Retriever est un chien de taille moyenne bien proportionné et solide. Son allure souple donne une impression de force et de puissance.

 

Le cou, de longueur moyenne et musclé, s’élargit vers les épaules, dont la structure oblique lui donne beaucoup de puissance et lui offre une grande liberté de mouvement. Son corps est moyennement long, avec un dos court et puissant, et une croupe relevée – au même niveau ou légèrement plus haute que les épaules – caractéristique de la race. Quant à son arrière-train, il est musclé et lui procure la force nécessaire pour nager contre les vents forts et les violents courants hivernaux de ses terres d’origine, ainsi que pour travailler dans la boue épaisse des marais.

 

La poitrine est forte et bien descendue - au moins jusqu’au niveau des coudes. Profonde et large, elle lui permet d’emmagasiner une grande quantité d’air, ce qui contribue à sa grande endurance.

Pattes

Les pattes du Chessie sont droites et de longueur moyenne. Elles sont musclées et dotées d’une ossature solide.

 

À leur extrémité se trouvent des pieds assez grands, palmés et munis d’ergots qu’on peut enlever pour éviter les blessures pendant la chasse. Ils comportent des doigts bien serrés et bien arrondis, et sont ce qu’on appelle des « pieds de lièvre », c’est-à-dire des pieds allongés dont les deux orteils du milieu sont plus longs que les orteils extérieurs. Cette forme particulière lui permet de se frayer un chemin plus facilement sur des berges raides et boueuses, mais aussi de prendre rapidement de la vitesse et de la maintenir.

 

Les pattes arrière sont particulièrement puissantes, et parfaitement adaptées à la nage. S’il y a des ergots, leur ablation est nécessaire afin d’éviter que le chien se blesse pendant la chasse.

Queue

De longueur moyenne, la queue du Chesapeake est assez épaisse au niveau de l’attache puis un peu plus fine vers son extrémité. Elle est dotée de franges de poils de longueur modérée, et peut être droite ou légèrement incurvée (au point de faire office de gouvernail pour lui permettre de changer facilement de direction dans l’eau), mais jamais enroulée sur le dos ni déviée sur le côté.

Tête

Tête du Chesapeake Bay Retriever

La tête du Retriever de la Baie de Chesapeake est de forme allongée. Le crâne est large et arrondi, avec un stop moyen.

 

Les oreilles sont petites et placées haut, ce qui empêche l’eau de pénétrer dans le conduit auditif. Elles sont tombantes mais non accolées aux joues.

 

Le museau est sensiblement de la même longueur que le crâne et s’affine en pointe vers l’extrémité. La truffe est relativement petite, et sa couleur s’apparente à celle de la robe. Les lèvres sont minces et non pendantes.

 

Enfin, les mâchoires sont longues et puissantes, ce qui permet au Chesapeake de rapporter avec aisance du gibier d’eau de grande taille. Elles sont de préférence articulées en ciseaux, mais une articulation en pince est admise.

Yeux

Les yeux du Chesapeake Bay Retriever sont de couleur jaune ou ambre, moyennement grands et bien séparés, avec une expression intelligente.

Pelage

Pelage du Chesapeake Bay Retriever

Constitué d’un poil de couverture et d’un sous-poil, le pelage du Retriever de la Baie de Chesapeake est très particulier.

 

Le poil de couverture est épais, serré et court : il ne doit pas mesurer plus de 4 cm de long. Il est particulièrement court et lisse sur la face et les membres, et ondulé sur les épaules, le cou, le dos ainsi que le rein. Des franges modérées sont admises à l’arrière des pattes postérieures et sur la queue.

 

Le sous-poil est fin, dense, laineux et abondamment imprégné d’une huile naturelle qui le rend imperméable. Ainsi, lorsque ce chien s’ébroue, il évacue l’eau si efficacement qu’ensuite il n’est plus mouillé mais seulement humide, et son poil sèche très vite sans geler.

 

Non seulement ce pelage unique dans le monde canin est une excellente protection contre le froid, mais la texture du poil de couverture permet aussi au Chesapeake de chasser dans pratiquement tous les types de végétation sans que débris et saletés ne s’y invitent. Il dégage par ailleurs une légère odeur de musc en permanence.

Couleurs de robe

Les couleurs de robe sont une autre spécificité du Chesapeake Bay Retriever, dans la mesure où sont autorisées toutes celles qui peuvent le rendre « invisible » dans les herbes sèches et les roseaux. C’est le cas de toutes les nuances de brun (clair, rouge, foncé), ainsi que toutes les couleurs que peuvent prendre les joncs et les herbes sèches (tons de brun, doré, gris, bronze…). En revanche, le noir n’est pas accepté.

 

Les robes unies sont préférées, mais on admet certaines nuances : un masque noir sur le haut du crâne ; une tache blanche (la plus petite possible) sur le poitrail, le ventre, les doigts ou au-dessus du gros coussinet ; des marques sur la croupe ; des bandes claires et foncées sur le corps et les pattes (c’est-à-dire une robe bringée).

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Chesapeake Bay Retriever doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Il exista fut un temps deux variétés du Chesapeake, même si elles ne faisaient pas l’objet d’une quelconque reconnaissance officielle. Cela se produisit plus précisément aux États-Unis, des années 30 aux années 50 : constatant la popularité de la race, certains éleveurs se mirent en tête de développer d’un côté des lignées uniquement destinées aux expositions canines, et de l’autre des lignées spécialisées dans la chasse.

 

Le problème fut que les uns privilégièrent à outrance le côté esthétique de la race en sacrifiant totalement sa force et sa puissance, tandis que les autres firent exactement l’inverse. On obtint donc deux chiens qui s’éloignaient sensiblement de la race de départ : l’un très beau mais pas athlétique, et l’autre très fort mais sans beauté.

 

L’American Chesapeake Club (ACC) décida donc de sonner la fin de la partie et de mettre fin à ces pratiques.

Proximité avec ses maîtres

Le Chesapeake Bay Retriever est affectueux et proche de ses maîtres : il apprécie leur compagnie et se montre loyal, doux et sensible à leur égard.

Capacité à supporter la solitude

Le Chesapeake Bay Retriever étant sensible et proche de ses maîtres, il est enclin à souffrir d’anxiété de séparation lorsqu’il en est séparé trop longtemps et/ou trop souvent. Ce mal-être peut s’exprimer de diverses manières négatives tant pour lui que pour son entourage : crises d’angoisse, aboiements compulsifs, comportements destructeurs, auto-mutilation…

 

Ce chien n’est donc pas recommandé pour des personnes qui s’absentent régulièrement de leur domicile pendant une longue durée et ne sont alors pas en mesure de l’emmener - à moins qu’il y ait dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien et qui peut lui tenir compagnie.

Entente avec les enfants

Le Chessie s’entend généralement bien avec les enfants, surtout ceux qui sont en âge de comprendre comment se comporter avec un chien. En effet, il est assez possessif en ce qui concerne tant sa nourriture que ses jouets, et n’est pas toujours très patient. Or, les tout-petits peuvent avoir involontairement des comportements qu’il risque de ne pas tolérer : prendre ses affaires, lui tirer la queue, toucher ses yeux…

 

Il est donc préférable de limiter ses interactions avec les très jeunes, et de veiller à ce qu’elles aient toujours lieu sous la surveillance d’un adulte. Au demeurant, ce dernier point est valable pour n’importe quelle race - tout comme le fait d’apprendre aux enfants comment ils doivent se comporter avec l’animal, dès que leur âge le permet.

 

Dans le cas d’enfants suffisamment âgés et qui savent qu’un chien doit être respecté, il n’y a en principe aucun problème - qu’ils fassent partie de la famille (il se montre même protecteur avec eux) ou qu’ils soient extérieurs au foyer. Il partage même volontiers leurs jeux, car il est assez joueur. Il faut néanmoins faire attention, car son instinct de protection peut le pousser à croire que le petit de la famille est agressé alors qu’il ne fait que jouer avec un ami.

Entente avec les personnes inconnues

Le Chesapeake Bay Retriever se montre de prime abord réservé, voire un peu méfiant, envers les personnes qu’il ne connaît pas. Cependant, dès lors qu’il constate que ces dernières ne représentent pas une menace, il devient amical, car c’est un chien intelligent qui adapte son comportement à la situation.

Instinct protecteur

Le Retriever de la Baie de Chesapeake est très protecteur envers les siens, leurs biens et son territoire. D’ailleurs, les chasseurs l’utilisaient autrefois pour garder les chariots chargés de gibier.

 

Pour autant, il n’est pas vraiment un bon gardien, car il ne mord pas. C’est en revanche un très bon chien d’alerte, qui prévient ses maîtres dès qu’à ses yeux la situation l’exige – par exemple lorsqu’une personne inconnue approche.

Tempérament dominant

Le Chesapeake peut prendre le dessus sur un maître qui manque de fermeté ou d’assurance. En effet, il est assez têtu, et comme c’est un chien de travail, il est habitué à prendre des initiatives et a une certaine indépendance d’esprit. Son maître doit donc s’imposer très rapidement en tant que tel et gagner son respect.

 

Une fois que c’est le cas, et donc que sa position hiérarchique au sein du foyer est bien définie, c’est un compagnon loyal et dévoué, qui n’est pas du genre à essayer de remettre en question l’ordre établi chaque fois que l’occasion se présente.

 

Sa propension à se montrer dominant peut aussi concerner ses congénères. En effet, il est assez territorial et peut tout à fait hostile envers un chien adulte qui s’invite chez lui, que ce soit de manière permanente ou ponctuelle (par exemple, le chien d’amis ou de proches en visite).

Obéissance

Le Chesapeake peut être assez têtu si on le laisse faire, c’est-à-dire si on ne lui fait pas comprendre rapidement dans le cadre de son éducation qui décide. Dès lors que cela est clair dans sa tête, il est tout à fait obéissant et aime plaire à ses maîtres.

Besoin d'exercice

Le Retriever de la Baie de Chesapeake est très énergique et très endurant. Il a donc besoin de se dépenser au moins deux heures par jour pour être bien dans sa tête et dans ses pattes. C’est donc un compagnon de choix pour un maître sportif, car il est plus qu’heureux de l’accompagner dans ses activités de plein air : course à pied, vélo, randonnée...

 

Dès lors qu’il est en mesure de faire suffisamment d’exercice, il est tout à fait calme et facile à vivre à la maison. En revanche, si ce n’est pas le cas, il risque fort de devenir dépressif et/ou de développer des troubles du comportement : destructions, aboiements intempestifs, grignotage ou creusage compulsif, agressivité…

Activités recommandées

Un Chesapeake Bay Retriever joue avec une balle de tennis dans une piscine

Le caractère du Chesapeake Bay Retriever fait qu’il participe avec enthousiasme à toutes sortes d’activités car c’est un chien joyeux, intelligent et assez joueur.

 

La chasse est bien sûr sa passion première, et rien ne le rend plus heureux que de chasser avec son maître, que ce soit en milieu aquatique ou ailleurs.

 

Ses origines et son usage historique expliquent qu’il aime beaucoup l’eau : si ses propriétaires habitent près d’un lac, d’un étang ou en bord de mer, il serait dommage de ne pas lui donner régulièrement – voire quotidiennement – l’occasion de nager. D’autant que ce n’est pas le froid qui l’arrête…

 

Pour un maître sportif, c’est un partenaire idéal : qu’il s’agisse par exemple de randonnée, de jogging ou encore de balades à vélo, tout lui convient dès lors qu’il peut bouger et se dépenser. En outre, ce n’est vraiment pas un problème pour lui si cela doit durer des heures, au contraire : il est très endurant, et il y a donc peu de chances qu’il soit le premier à montrer des signes de fatigue. Plus simplement, il apprécie aussi les longues promenades - de préférence en liberté, pour qu’il puisse courir.

 

Il adore aussi rapporter des objets, puisque c’est dans sa nature : il a été créé à la base pour rapporter le gibier d’eau abattu par ses maîtres.

 

Enfin, il excelle dans de nombreux sports canins, qu’il s’agisse de disciplines essentiellement physiques (comme le cani-cross, le cani-VTT ou le flyball) ou de celles qui le stimulent aussi intellectuellement (de l'obéissance, de l'agility, du pistage, concours de travail…).

 

Plus largement, comme tous les chiens de travail, le Chesapeake adore avoir quelque chose à faire, et il en a même besoin pour être parfaitement équilibré

Capacité de travail

Considéré comme le plus robuste et le plus résistant des Retrievers, le Chesapeake Bay Retriever peut travailler des heures durant dans pratiquement n’importe quelles conditions.

 

Doté d’un très bon flair ainsi que d’une endurance et d’une force exceptionnelles, c’est un chasseur déterminé, courageux et infatigable, qui n’aime rien tant que se dépenser au service de son maître. Il est capable de chasser toute une journée dans des eaux glaciales et de rapporter entre 100 et 200 oiseaux par jour, même si pour cela il doit casser la glace et parcourir de longues distances à la nage.

Risque de fugue

Bien que le Chesapeake Bay Retriever soit avant tout un chien de gibier d’eau, son instinct de prédation peut le pousser à se lancer à la poursuite d’un petit animal – voire d’un chat inconnu qui a la mauvaise idée de passer par là – si le jardin n’est pas bien clos ou s’il repère une brèche dans la clôture. Néanmoins, il n’est pas du genre à essayer de fuguer à tout prix, par exemple en trouvant le moyen de sauter par-dessus une clôture ou de creuser pour passer en-dessous.

 

Lors des promenades ou des activités extérieures au cours desquelles il évolue librement, le risque qu’il prenne la poudre d’escampette pour se lancer à la poursuite ou sur la piste d’une proie potentielle est plus important. Il est donc essentiel qu’il apprenne le plus tôt possible à revenir quand on l’appelle. Tant que cela n’est pas acquis, mieux vaut le tenir en laisse, ou au moins l’équiper d’un collier connecté : il peut ainsi évoluer sans entraves, tout en restant localisable à tout moment s’il vient à prendre le large. 

Niveau sonore

En bon chien d’alerte, le Chesapeake Bay Retriever a tendance à donner de la voix facilement, c’est-à-dire à chaque fois qu’une situation lui semble anormale – par exemple si une personne inconnue s’approche. Il va sans dire que cela peut rapidement devenir gênant, tant pour ses maîtres que pour le voisinage proche.

 

Il est possible de réduire ces nuisances sonores en lui apprenant très tôt à cesser d’aboyer quand il en reçoit l’ordre, mais il faut rester conscient qu’il serait vain d’espérer les éliminer totalement. En effet, les aboiements sont pour le chien un moyen de communication naturel.

Adaptation au changement

Comme tous les chiens, le Retriever de la Baie de Chesapeake apprécie une certaine routine. Néanmoins, il s’adapte plutôt bien aux changements de lieux de vie, qu’ils soient ponctuels (par exemple pendant les vacances) ou permanents (comme un déménagement). C’est surtout vrai s’il reste en compagnie de ses maîtres, auxquels il est attaché.

 

S’il doit être confié à une tierce personne pendant un certain laps de temps (pension, pet-sitter…), c’est surtout la séparation d’avec ses maîtres qui risque de poser problème : sa sensibilité et sa proximité avec ces derniers font qu’il risque alors de se sentir abandonné. On peut toutefois essayer d’atténuer ce sentiment en lui laissant, en plus de son panier et de ses jouets, un vêtement imprégné de leur odeur.

 

Un autre type de changement possible est l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille. S’il s’agit d’un bébé, il n’y a généralement pas de problème : d’une part, le Chessie n’est pas du genre jaloux, et d’autre part, il est assez intelligent pour comprendre que le petit ne représente aucune menace. Le plus probable est qu’il l’adopte immédiatement, et qu’il ne tarde pas à se montrer protecteur à son égard. Dans le cas où le nouveau venu est un adulte qu’il connaît déjà, il y a de grandes chances qu’il l’accueille bien volontiers, car il est affectueux et aime les humains. S’il ne le connaît pas encore, il est probable qu’il se montre d’abord un peu circonspect, mais il a tout lieu de devenir ensuite amical dès lors qu’il constate que tout va bien.

 

Par ailleurs, malgré son attachement profond à sa famille, le Chesapeake peut changer de propriétaire sans grande difficulté. Il faut simplement que ses nouveaux maîtres sachent lui faire comprendre au besoin qui commande, se comportent avec lui de manière juste et lui offrent l’affection dont il a besoin.

Entente avec les autres chiens

Le Chesapeake Bay Retriever s’entend généralement bien avec les autres chiens du foyer, surtout s’il les connaît depuis tout petit parce qu’il est arrivé après ou en même temps qu’eux. Les choses ont également toutes les chances de bien se passer si ses maîtres adoptent un chiot : en général, son instinct protecteur le pousse à veiller sur lui comme sur les enfants de la famille. Une fois le petit devenu adulte, il le considère naturellement comme un membre du foyer.

 

Si c’est un chien adulte qui intègre le foyer, il est possible qu’un moment d’adaptation soit nécessaire. En effet, le Chesapeake est assez territorial, et il peut lui falloir un peu de temps pour accepter le nouveau venu. Cela dit, son comportement dépend aussi évidemment de celui du nouvel arrivant et de l’éventuelle propension de ce dernier à se montrer dominant.

 

En tout état de cause, lui faire partager son foyer avec un de ses semblables peut être un bon moyen de réduire le risque d’anxiété de séparation, puisque cela lui évite de se retrouver seul lors des absences de ses maîtres.

 

Dans le cas d’un congénère inconnu qui s’invite ponctuellement sur son territoire (le chien de membres de la famille ou d’amis en visite, par exemple), la situation est assez comparable à celle d’un individu adulte qui fait son arrivée dans la famille : il ne voit pas forcément d’un très bon œil cet « envahisseur », et les choses peuvent s’emballer si ce dernier a un caractère assez affirmé.

 

En ce qui concerne les chiens qu’il est amené à rencontrer à l’extérieur, il les accepte plutôt bien, surtout s’il a bénéficié d’une socialisation de qualité qui lui a permis d’intégrer les codes sociaux et les moyens de communication de son espèce.

Entente avec les chats

Le Chessie s’entend généralement bien avec les chats du foyer, en particulier si la cohabitation a été mise en place très tôt, c’est-à-dire dès les premiers mois des deux protagonistes.

 

Il n’y a normalement pas non plus de problème si un beau jour ses maîtres adoptent un chaton alors qu’il est déjà adulte : il accueille normalement le petit sans difficulté, et peut même se mettre à veiller sur lui et le protéger.

 

En revanche, les choses ont de grandes chances d’être plus compliquées s’ils ramènent un chat adulte à la maison. En effet, compte tenu de son tempérament protecteur et son instinct de chasse très fort, il peut tout à fait le considérer comme un intrus ou comme une proie, et ce même s’il a bénéficié d’une socialisation aux petits oignons. Il n’est pas pour autant impossible de parvenir progressivement à les faire vivre ensemble, mais une surveillance très attentive de leurs interactions est de mise au départ, afin d’éviter un drame.

 

Le jeu peut en valoir la peine, car lui faire partager son foyer avec un autre animal permet qu’il ait de la compagnie en l’absence de ses maîtres, et ainsi d’éviter qu’il souffre de solitude.

 

Enfin, pour ce qui est des chats extérieurs au foyer qui s’aventureraient dans le jardin ou qu’il viendrait à croiser au gré de ses pérégrinations, il a de grandes chances de chercher à s’en prendre à eux, que ce soit par instinct de protection ou de chasse. Bien travailler le rappel est donc utile pour éviter que les sorties et autres activités en extérieur ne virent au cauchemar.

Entente avec les autres espèces

Même à supposer qu’il ait bénéficié d’une socialisation de qualité et que la cohabitation soit mise en place très tôt, il y a peu de chances que le Retriever de la Baie de Chesapeake voie un jour un petit animal ou un oiseau qui serait amené à vivre sous le même toit autrement que comme une proie potentielle.

 

Autrement dit, son instinct de chasseur risquerait à tout moment de reprendre le dessus et de faire tourner l’expérience au drame : mieux vaut donc renoncer purement et simplement à une telle idée.

 

Les rongeurs ou oiseaux qu’il serait amené à croiser à l’extérieur ou dans le jardin courent même un risque encore plus grand de finir entre ses griffes.

Facilité à éduquer

Même s’il est intelligent et apprend vite, éduquer un Chesapeake Bay Retriever n’est pas une tâche très facile. En effet, c’est fondamentalement un chien assez indépendant mentalement : il n’est donc pas toujours décidé à faire ce qu’on lui demande, voire peut se montrer franchement têtu si on le laisse développer ce mauvais penchant.

 

Son maître doit donc s’imposer tout de suite en tant que tel, afin de gagner son respect. Dès lors que c’est le cas, son éducation s’avère nettement plus facile, car il aime lui plaire et n’est pas du genre à remettre en question les règles acquises. Il n’en garde pas moins une certaine propension à penser par lui-même, si bien qu’une certaine fermeté, de la cohérence et beaucoup de patience sont nécessaires tout au long de son éducation.

 

En cas de difficultés, par exemple si on est novice ou face à un sujet particulièrement récalcitrant, il ne faut pas hésiter à faire appel à un éducateur canin. Il ne saurait pour autant être question de lui déléguer complètement le travail d’éducation : le Chesapeake se montre souvent plus coopératif si c’est son maître qui l’éduque, car il aime lui faire plaisir. Néanmoins, un professionnel est à même de guider efficacement le maître afin que la cohabitation s’établisse sur de bonnes bases.

 

Ceci est essentiel, car cette période cruciale détermine en grande partie la qualité des relations entre les protagonistes tout au long de la vie de l’animal.

Méthode d'éducation

Le Chesapeake Bay Retriever se montre volontiers têtu voire dominant, et nécessite donc une éducation ferme. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue qu’il est assez sensible, et donc prompt à réagir négativement à toute forme de rudesse ou de brutalité. Une punition trop sévère et/ou imméritée à ses yeux ne ferait que renforcer son obstination : non seulement il n’obéirait pas davantage, mais en plus il pourrait perdre toute confiance en son maître.

 

Le renforcement positif est de loin la meilleure manière de parvenir à fins avec lui, c’est-à-dire de le rendre coopératif et de lui donner envie de faire plaisir à son maître en lui obéissant. Il convient donc d’ignorer les mauvais comportements et au contraire de récompenser les bons, que ce soit avec des friandises, des caresses ou même tout simplement des compliments. On obtient ainsi progressivement un chien beaucoup moins récalcitrant ou contestataire, et bien dans sa tête.

 

Il faut aussi veiller à éviter des séances d’éducation trop longues et/ou répétitives : compte tenu de son intelligence, elles auraient vite fait de l’ennuyer, si bien qu’il pourrait décider de n’en faire qu’à sa tête. Il est donc important de maintenir son intérêt en éveil en privilégiant des séances courtes et en variant les activités.

Socialisation

Quelle que soit la race, la socialisation est une étape fondamentale pour faire qu’un chiot devienne un adulte équilibré. En effet, c’est elle qui lui permet d’apprendre à gérer des situations nouvelles, lui évitant ainsi de devenir trop craintif ou au contraire trop méfiant - voire agressif - face à des personnes ou des animaux inconnus. C’est d’autant plus important chez le Retriever de la Baie de Chesapeake, car il a un instinct protecteur développé et est doté d’une grande force : une socialisation insuffisante pourrait le rendre dangereux, ce qui n’est évidemment souhaitable pour personne.

 

La phase la plus critique de la socialisation d’un chiot se déroule dans ses trois premiers mois de vie, et plus particulièrement entre le deuxième et le troisième mois. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains éleveurs choisissent de ne pas céder leurs petits avant l’âge de 3 mois, de façon à s’assurer eux-mêmes que ces derniers bénéficient d’une socialisation - et plus largement d’une éducation - de qualité.

 

Dans tous les cas, il est indispensable que le maître poursuive ce travail, et ce dès l’arrivée du nouveau-venu dans le foyer. Pour cela, il faut l’habituer à rencontrer tous types de personnes, de représentants d’autres espèces mais aussi de congénères, afin qu’il intègre les codes sociaux de son espèce. Il est également nécessaire de le confronter à des situations et des stimuli (bruits, odeurs…) variés, pour lui apprendre progressivement à ne pas avoir peur de l’inconnu.

 

Il ne faut toutefois pas s’attendre à des miracles en ce qui concerne ses relations avec les petits animaux qu’il pourrait assimiler à des proies : compte tenu de son fort instinct de chasse, un rongeur ou un oiseau ne sera jamais complètement en sécurité à ses côtés.

Apprentissage des règles

L’éducation du Chesapeake Bay Retriever – comme de n’importe quel chien, d’ailleurs – implique de fixer et faire respecter diverses règles dès son arrivée dans le foyer, afin que la cohabitation repose sur de bonnes bases. Il ne faut d’ailleurs pas perdre de temps : même s’il est têtu, un chiot est nettement plus malléable, et il est plus facile de l’empêcher de prendre de mauvaises habitudes que d’essayer de les corriger une fois qu’elles sont bien ancrées.

 

Cela n’est toutefois possible que si tous les membres de la famille sont en phase quant aux règles à faire appliquer, de sorte que celles-ci soient cohérentes dans le temps et d’une personne à l’autre : ce qui est interdit l’est par tout le monde et tout le temps.

 

Pour que cela fonctionne, il est nécessaire que chacun comprenne pourquoi on impose ces règles au chien – y compris les enfants, qui ont souvent tendance à se montrer permissifs envers leur compagnon de jeux. Il est important de prendre le temps d’expliquer que les règles ne sont pas là pour brimer l’animal mais pour poser les bases d’une cohabitation saine basée sur le respect mutuel. Du reste, pour être heureux, un chien a besoin de bien connaître sa place dans la famille, ainsi que d’évoluer dans un cadre stable et bien défini.

Choses à apprendre en priorité

Pour que la cohabitation soit harmonieuse, il est important que le Chesapeake Bay Retriever intègre très rapidement un certain nombre de choses.

 

La première est bien sûr qu’il doit respecter son maître et lui obéir, car c’est la base de toutes les autres. Celui-ci doit donc savoir s’imposer comme tel en se montrant ferme mais juste, et sans jamais faire preuve de brutalité.

 

Par ailleurs, comme le Chessie est un chasseur dans l’âme et prompt à partir sur la piste ou à la poursuite d’un petit animal, il est essentiel de lui apprendre le plut tôt possible le rappel, c’est-à-dire à revenir dès qu’on le lui demande. En effet, compte tenu de sa vigueur, même une laisse peut ne pas suffire à l’arrêter s’il décide de partir chasser. Il est d’ailleurs nécessaire également de lui faire comprendre rapidement qu’il ne doit pas tirer sur sa laisse.

 

Dans un tout autre registre, il ne peut être que bénéfique de l’habituer progressivement mais dès que possible à rester seul sans se mettre dans tous ses états. En effet, compte tenu de sa proximité avec ses maîtres, il est facilement enclin à souffrir d’anxiété de séparation.

 

Enfin, pour le bien de tous, il faut aussi lui apprendre rapidement à ne pas aboyer de manière intempestive, ou du moins à cesser immédiatement de le faire quand on lui en donne l’ordre.

Apprentissage de la chasse

Le Chesapeake Bay Retriever est un chasseur et un rapporteur inné, avec une attirance naturelle pour l’eau : lui apprendre à chasser n’est vraiment pas difficile. Il est simplement nécessaire de l’habituer à revenir dès qu’on l’appelle, à la présence éventuelle d’autres chasseurs et d’autres chiens, ainsi bien sûr qu’aux coups de fusil : ce sont là des choses très classiques, valables pour tous les chiens de chasse.

En appartement ?

Compte tenu de son important besoin de dépense physique, le Chesapeake Bay Retriever n’est pas vraiment fait pour vivre en appartement ni même en ville : sa place est plutôt à la campagne. Il peut toutefois s’en accommoder dès lors qu’il a la possibilité de se défouler au moins deux heures par jour, par exemple s’il vit près d’un grand parc ou d’une forêt, s’il partage des activités physiques avec son maître (jogging, vélo…), ou encore s’il pratique régulièrement un sport canin en sa compagnie (agility, flyball, cani-cross…). 

 

Par ailleurs, il est bon qu’il puisse avoir au moins de temps en temps accès à un point d’eau assez grand pour y nager, car c’est là une de ses activités favorites.

Dans le jardin ?

Un Chesapeake Bay Retriever dans le jardin ?

Le Retriever de la Baie de Chesapeake aime la fraîcheur et apprécie de passer du temps dans le jardin, voire d’y rester la nuit quand il fait trop chaud dans la maison. Il peut même y être installé (de préférence avec un autre chien pour lui tenir compagnie), mais à la condition de passer par ailleurs suffisamment de temps avec ses maîtres tous les jours. En effet, son attachement aux siens fait qu’il a besoin pour être heureux d’avoir de nombreuses interactions avec eux.

 

Si effectivement il passe tout ou partie de ses journées - voire de ses nuits - à l’extérieur de la maison, il est bien sûr impératif qu’il dispose d’un abri qui le protège du soleil, du froid et des intempéries. Par ailleurs, afin d’éviter qu’il parte chasser tout seul, mieux vaut investir dans une bonne clôture. L’attacher ne saurait certainement pas être une solution, tant cet amoureux de la liberté et des grands espaces aurait alors toutes les chances d’être très malheureux.

Comme premier chien ?

En raison de son caractère têtu et parfois un peu dominant, les premières semaines sont déterminantes dans l’éducation du Chesapeake Bay Retriever. De ce fait, il n’est généralement pas recommandé pour un maître novice.

 

Sans être facile, son éducation n’est pas pour autant insurmontable, et il possède par ailleurs des qualités qui sont des atouts pour un maître novice, à commencer par sa bonne santé générale.

 

Au final, un primo-adoptant qui a les qualités nécessaires (de la fermeté, de la cohérence et une bonne dose de patience), qui a pris soin de bien s’informer au préalable et qui est prêt à faire appel si besoin à l’expertise d’un éducateur canin professionnel, peut tout à fait parvenir à poser les bases d’une bonne éducation et donc envisager d’adopter ce chien. En effet, dès lors qu’il respecte son maître, le Chesapeake devient docile et ne remet généralement pas les règles en question.

Pour une personne peu disponible ?

L’éducation du Retriever de la Baie de Chesapeake peut prendre un certain temps, car il est assez têtu et facilement dominant. En outre, son entretien (en particulier celui de son pelage) est assez chronophage. Enfin, il a besoin de se dépenser au moins deux heures tous les jours, et a tendance à souffrir d’anxiété de séparation quand il est laissé seul longtemps et/ou souvent.

 

Pour toutes ces raisons, il n’est clairement pas adapté pour des personnes peu disponibles, même si le problème de la solitude peut être atténué s’il y a dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien.

Pour une personne sportive ?

Le Chesapeake est un chien à la fois très énergique et endurant, qui a besoin de se dépenser au minimum deux heures par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

C’est évidemment le partenaire rêvé pour un chasseur, puisque c’est dans ce but qu’il fut créé à la base. Mais au-delà de la chasse, c’est aussi un compagnon de choix pour une personne sportive : il l’accompagne avec enthousiasme dans toutes ses activités en extérieur (jogging, vélo, randonnée…) et se fait un plaisir de pratiquer des sports canins avec lui (cani-VTT, agility…).

 

C’est d’autant plus vrai que ce chien a besoin de beaucoup d’interactions avec son maître pour être heureux, et adore travailler pour et avec lui. Ces activités sont donc l’occasion non seulement de satisfaire ses besoins en termes d’exercice, mais aussi de partager des moments de complicité qui renforcent la relation unissant les deux protagonistes. 

Pour une personne âgée ?

Du fait de son important besoin d’exercice, de son caractère têtu (voire dominant, si on ne le prend pas en main correctement) et de sa puissance, le Chesapeake Bay Retriever ne convient pas à une personne âgée, même s’il est vrai qu’une fois bien éduqué il est docile et affectueux.

 

En revanche, il peut être adapté pour de jeunes retraités actifs qui ont déjà une expérience avec les chiens et sont prêts à partager diverses activités avec lui, ainsi qu’à consacrer le temps qu’il faut pour son éducation puis son entretien.

Pour une personne allergique ?

Même s’il est vrai que les allergènes qu’un chien émet ne se trouvent pas que dans les poils mais aussi par exemple dans la salive et l’urine, le fait que le Retriever de la Baie de Chesapeake perde beaucoup de poils (en particulier lors de ses mues annuelles) implique qu’il a peu de chances d’être le meilleur ami d’une personne allergique.

Pour un petit budget ?

Le Chesapeake Bay Retriever n’a normalement pas besoin d’être emmené régulièrement chez un toiletteur professionnel, et jouit généralement d’une santé robuste. Pour autant, il n’est pas particulièrement économique, et n’est sans doute pas le meilleur choix pour une personne au budget modeste - surtout s’il est utilisé pour la chasse.

 

En effet, au-delà du fait que son prix d’achat peut être élevé, il nécessite un budget alimentation assez conséquent. Ce n’est pas tant parce qu’il mange beaucoup (c’est un chien de taille moyenne), mais plutôt parce qu’il faut absolument investir dans une alimentation de haute qualité pour qu’il soit au mieux de sa forme – particulièrement en période de chasse.

 

En ce qui concerne sa santé, le fait qu’il soit plutôt solide n’empêche pas qu’il a, comme n’importe lequel de ses congénères, régulièrement besoin de traitements antiparasitaires. Or, les prix de ces produits sont fonction du poids de l’animal : un chien de son gabarit coûte donc plus cher qu’un petit.

 

En tout cas, il convient de souligner que sa bonne santé d’ensemble ne le met pas à l’abri d’une grave maladie ou d’un accident, ce qui peut rapidement impliquer des frais très importants. Il peut donc être judicieux de souscrire une assurance santé pour son chien, afin de réduire le risque de se trouver un jour dans une situation financière difficile - voire intenable – en cas de coup du sort.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 10 à 12 ans

Le Chesapeake Bay Retriever bénéficie en général d’une santé robuste. Son espérance de vie se situe entre 10 et 12 ans, ce qui le place dans la moyenne des races de même gabarit.

Résistance au froid et à la chaleur

Résistance du Chesapeake Bay Retriever au froid et à la chaleur

Doté d’un pelage imperméable, le Chesapeake ne craint pas la pluie et préfère le froid à la chaleur, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il fut développé à l’origine pour chasser dans les eaux glaciales de la baie de Chesapeake (Maryland, États-Unis).

 

Cependant, il s’adapte aussi très bien à un climat tempéré - voire chaud, s’il a la possibilité de se baigner souvent pour se rafraîchir.

Maladies

Bien que le Retriever de la Baie de Chesapeake soit globalement robuste, il est, comme tous les chiens, davantage prédisposé à certaines maladies. Il s’agit notamment de :

 

  • la myélopathie dégénérative, une maladie neurologique liée à la dégénérescence des fibres nerveuses de la moelle épinière. D’origine héréditaire, elle se traduit d’abord par une démarche perturbée, puis évolue progressivement vers une paralysie : d’abord des pattes postérieures, puis des pattes antérieures, et enfin de l’ensemble du corps. Il n’existe pas de traitement, et l’issue est généralement une euthanasie ;

 

  • le mélanome cutané, un cancer (souvent à métastases) qui se déclare généralement vers l’âge de 9 ans. Des masses fermes et parfois pigmentées se forment alors dans l’épaisseur de la peau (le derme). Quand elles sont situées dans la bouche, au niveau des doigts ou à la jonction entre la peau et une muqueuse, ces tumeurs sont souvent malignes et agressives. Le traitement consiste à les extraire chirurgicalement ; quand ce n’est pas possible ou pas suffisant, on procède à des séances de radiothérapie. Il existe aussi un vaccin thérapeutique qui permet de limiter les métastases ;

 

  • la dilatation-torsion de l’estomac, fréquente chez les races moyennes à grandes. Elle correspond au fait que l’estomac se replie sur lui-même, bloquant l’évacuation des gaz et empêchant le sang de circuler normalement dans la zone. Sans une intervention vétérinaire rapide, l’issue est fatale ;

 

  • la maladie de Von Willebrand, un trouble de la coagulation sanguine d’origine héréditaire. Les symptômes sont des saignements spontanés (truffe, gencives…) abondants en cas de blessure, ainsi que la présence de sang dans les urines et les selles. La maladie elle-même ne peut être guérie, mais des traitements permettent de limiter les symptômes ;

 

  • l’épilepsie, une maladie chronique du système nerveux souvent d’origine héréditaire. Elle se traduit par des crises convulsives parfois impressionnantes. On ne peut la guérir, mais il existe des traitements qui permettent de réduire la fréquence et l’intensité des crises, voire d’empêcher qu’elles surviennent ;

 

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire qui concerne surtout les races moyennes à grandes. Elle est souvent bilatérale, et peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. La tête du fémur ne tient pas bien en place dans son logement, ce qui entraîne douleurs, boiteries, difficultés à bouger, et souvent de l’arthrose quand le chien vieillit. Prise en charge très tôt, elle peut être guérie via une intervention chirurgicale. À défaut, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent d’atténuer les symptômes, et parfois de les faire disparaître complètement ;

 

  • la dysplasie du coude, un autre problème articulaire qui touche particulièrement les races de taille moyenne à grande et dont l’apparition peut être favorisée par une prédisposition héréditaire, mais qui lui se situe au niveau du coude. Comme la dysplasie de la hanche, elle entraîne des douleurs, des boiteries, des difficultés à bouger, ainsi que l’apparition d’arthrose quand le chien prend de l’âge. Si le problème est décelé très tôt, une intervention chirurgicale permet de la guérir. Dans le cas contraire, divers traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent au moins d’atténuer les symptômes, voire de les faire disparaître ;

 

  • l’ostéochondrose de l’épaule, qui consiste en un épaississement progressif du cartilage articulaire et touche les chiens en période de croissance. Elle est bilatérale dans la moitié des cas, et affecte majoritairement les mâles. Son origine reste incertaine : des microtraumatismes répétés sur l’articulation sont probablement une des causes possibles, mais un caractère héréditaire est fortement suspecté, notamment chez les grandes races. Elle se manifeste par une gêne dans les mouvements, une boiterie, et dans de nombreux cas une inflammation importante de l’articulation. On peut la traiter via une intervention chirurgicale qui consiste à enlever le cartilage, et ensuite à laisser l’espace se combler naturellement ou à greffer du cartilage prélevé sur le genou ou du cartilage synthétique. Le pronostic de guérison dépend de la zone atteinte, de l’étendue des lésions et de l’âge de l’animal, mais une prise en charge précoce offre de meilleures chances de réussite ;

 

  • l’énostose (ou panostéite éosinophilique), une atteinte de la moelle osseuse qui affecte surtout les os longs des pattes pendant la croissance du chien (entre 5 et 15 mois), et qui touche surtout les mâles des races moyennes à grandes. On ne connaît pas son origine exacte, mais un caractère héréditaire est fortement suspecté. Elle entraîne abattement, fièvre, douleurs, boiteries et parfois même incapacité à se lever. Plusieurs zones peuvent être atteintes en même temps, et les symptômes peuvent se manifester tantôt dans une patte, tantôt dans l’autre. Toutefois, elle est auto-limitante : on constate une régression spontanée de la maladie dans les 12 à 18 mois qui suivent le diagnostic, sans séquelle à long terme. En attendant, le repos et la prise d’anti-inflammatoires permettent d’atténuer les douleurs de l’animal ;

 

  • la rupture des ligaments croisés, un problème articulaire assez fréquent chez le Chesapeake, notamment chez les sujets stérilisés. Elle survient lorsque les ligaments croisés, qui servent à stabiliser l’articulation du genou, s’affaiblissent et se cassent. Ceci provoque des douleurs, une boiterie progressive ainsi que l’apparition d’arthrose précoce. Elle peut être due à un traumatisme, mais dans la grande majorité des cas (80%), elle est maladive : la rupture se produit lors d’une activité habituelle du chien. Les causes de cette maladie restent inconnues, mais il existe plusieurs solutions chirurgicales, comme la pose d’une prothèse ou l’ostéotomie du tibia ;

 

  • l’alopécie du chien adulte, qui se caractérise par une perte de poils sur la nuque, le corps, les flancs, l’arrière des cuisses et/ou le périnée. Contrairement aux autres formes d’alopécie, celle-ci n’est pas d’origine hormonale. Ses causes sont encore mal connues et il ne semble pas y avoir pour le moment de traitement spécifique ;

 

  • les infections de l’oreille, et particulièrement les otites externes, qui touchent souvent les chiens aux oreilles tombantes comme le Chesapeake. En effet, les saletés et l’humidité ont tendance à s’y accumuler. Il est d’autant plus concerné qu’il ne perd jamais une occasion de faire trempette.

 

 

Par ailleurs, il est également disposé à plusieurs affections oculaires :

 

  • l’atrophie progressive de la rétine de type APR-PRCD, une maladie d’origine héréditaire qui se caractérise par une dégénérescence incurable des bâtonnets et des cônes, les cellules rétiniennes permettant la vision. Elle se déclare généralement vers l’âge de 2 ans et est le plus souvent bilatérale, c’est-à-dire qu’elle touche les deux yeux. Le chien commence par perdre progressivement la vision nocturne, puis la vision diurne, et la cécité complète survient vers 7-8 ans ;

 

  • la dysplasie rétinienne (ou dysplasie de la rétine), qui chez le Chesapeake est le plus souvent d’origine héréditaire, et qui correspond à un développement anormal de la rétine. Cette dernière forme alors des plis, ce qui perturbe la vision et peut conduire à la cécité dans les cas les plus graves, c’est-à-dire lorsqu’elle s’est décollée. Cette affection n’est pas guérissable, mais elle est non évolutive, et le chien utilise ses autres sens pour compenser ;

 

  • les kystes de l’iris, c’est-à-dire l’apparition sur ce dernier d’une ou plusieurs masses de taille variable. Parfois d’origine héréditaire, cette affection peut toucher les deux yeux mais n’entraîne pas systématiquement une perturbation de la vision. Il arrive cependant que ces kystes se détachent et flottent dans la chambre antérieure, c’est-à-dire l’espace rempli d’humeur aqueuse qui se trouve entre l’iris et la surface interne de la cornée. S’ils sont gros ou nombreux, ils peuvent être gênants : il faut alors les traiter au laser ou les retirer chirurgicalement ;

 

  • la cataracte, qui est une opacification du cristallin touchant en général les chiens âgés, mais qui est souvent héréditaire et nettement plus précoce chez le Chesapeake Bay Retriever : elle apparaît entre 6 mois et 2 ans. Cependant, la forme la plus courante n’évolue que lentement, et conduit rarement à la cécité totale. Elle est toutefois guérissable via une intervention chirurgicale.

Risques liés à la chasse

S’il est utilisé pour la chasse, le Chesapeake Bay Retriever est davantage exposé à certains risques, que ce soit en milieu aquatique ou sur la terre ferme.

 

En premier lieu, bien qu’il soit un nageur émérite, il n’est pas à l’abri de se noyer, par exemple s’il se fait surprendre par un courant trop fort. Même s’il ne se noie pas, des roches affleurantes peuvent le blesser. Par ailleurs, s’il plonge après une longue exposition au soleil et/ou dans une eau très froide, il peut aussi être victime d’une hydrocution : ce risque est nettement moins prononcé chez le chien que chez l’Homme, mais il existe.

 

La chasse sur la terre ferme n’est pas non plus sans dangers. Pour commencer, il peut facilement se blesser au niveau des pattes, des coussinets et de la queue, d’autant qu’il est très déterminé et ne recule généralement devant rien lorsqu’il a senti une piste ou qu’il est à la recherche d’une prise pour la rapporter à son maître : pierres, ronces et autres buissons épineux ne l’arrêtent pas. Cette activité implique également un risque accru que des parasites ou des épillets s’invitent sur son pelage.

 

En outre, il peut s’empoisonner ou contracter une maladie transmise par une bête sauvage. Comme il est spécialisé dans le gibier à plumes, le risque de transmission directe par un animal est réduit. Néanmoins, celle-ci peut parfaitement se faire de manière indirecte, par exemple s’il boit dans une mare contaminée par de l'urine ou des déjections d'animaux sauvages.

 

On peut toutefois réduire une partie des risques liés à la chasse – et plus généralement aux activités extérieures - en veillant à ce qu’il soit systématiquement à jour de ses traitements antiparasitaires et de ses rappels de vaccins (contre la rage, la leptospirose, la leishmaniose, la maladie de Lyme…).

Risque d'obésité

Bien que le Chesapeake Bay Retriever soit très énergique, il peut prendre facilement de l’embonpoint, par exemple s’il n’a pas son content d’exercice ou s’il est particulièrement gourmand.

 

Il est donc indispensable de suivre régulièrement sa courbe de poids, en le pesant au moins une fois par mois.

 

Si on constate une augmentation qui se confirme - voire s’accentue – la fois suivante, il faut en parler à un vétérinaire. En effet, seul ce dernier est à même de déterminer de manière fiable si le problème est d’ordre médical (maladie, effet d’un médicament…) ou alimentaire (nourriture trop riche, ou donnée en trop grande quantité).

 

En tout état de cause, il est essentiel de réagir rapidement, afin de ne pas entrer dans un cercle vicieux. En effet, un chien en surpoids devient moins actif, ce qui a pour effet d’amplifier la situation. Or l’obésité peut avoir de graves conséquences sur sa santé, que ce soit en aggravant des problèmes déjà existants ou en en faisant apparaître de nouveaux.

 

Il faut être d’autant plus vigilant avec un individu stérilisé, car le risque d’embonpoint est alors accru.

Causes de mortalité

D’après une étude de 2004 réalisée par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, la première cause de mortalité chez le Chesapeake Bay Retriever est la vieillesse, qui représentait 22% des 45 décès étudiés. Viennent ensuite le cancer (13%) et les accidents divers (11%). La première et la troisième cause confirment donc la bonne santé générale de ce chien.

Adoption en bonne santé

Bien que le Retriever de la Baie de Chesapeake jouisse en général d’une bonne santé, on ne peut que constater que la plupart des maladies auxquelles il est prédisposé ont ou peuvent avoir une origine héréditaire.

 

C’est pourquoi il est important de s’adresser à un éleveur sérieux quand on adopte un chiot de cette race. En effet, un professionnel responsable prend soin de faire effectuer des tests génétiques sur ses reproducteurs potentiels, afin d’écarter ceux qui sont susceptibles de transmettre une maladie héréditaire (la myélopathie dégénérative, l'atrophie progressive de la rétine de type APR-PRCD…). Il veille aussi à leur faire passer des examens radiographiques destinés à s’assurer qu’ils ne sont pas atteints de dysplasie de la hanche ou du coude.

 

Il doit bien sûr être en mesure de présenter les résultats de ces tests et examens, qu’ils aient été effectués sur les parents ou sur le petit, ainsi que le détail des vaccins reçus par le chiot et un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.

 

Par ailleurs, un éleveur digne de ce nom prend grand soin de ses chiots et met tout en œuvre pour les garder en bonne santé, notamment en leur offrant un suivi médical de qualité.

Fragilité en période de croissance

Quelle que soit sa race, les os et les articulations d’un chiot restent fragiles pendant sa période de croissance.

 

Par conséquent, il faut absolument lui éviter tout exercice intense ou prolongé (y compris par exemple les montées et descentes d’escaliers) tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte, c’est-à-dire vers l’âge de deux ans, ou du moins tant qu’il connaît des poussées de croissance rapides. Il pourrait non seulement se blesser, mais aussi développer des malformations ou des fragilités, avec potentiellement des conséquences à vie.

 

Le risque est d’autant plus réel – et la vigilance d’autant plus de mise - que le Chesapeake Bay Retriever est prédisposé à différents problèmes articulaires.

Maintien en bonne santé

Le meilleur moyen pour garder son compagnon en forme est de faire réaliser régulièrement un bilan complet de sa santé par un vétérinaire : d’abord au rythme d’une fois par an, puis plus souvent lorsqu’il vieillit.

 

Outre le fait que cela permet de déceler rapidement un problème éventuel et le cas échéant d’y faire face dans les meilleures conditions, c’est aussi une bonne façon de ne pas oublier ses rappels de vaccins, indispensables pour le protéger de maladies dont certaines peuvent être fatales. C’est particulièrement important pour un chien comme le Chesapeake, qui passe beaucoup de temps dehors - surtout s’il est utilisé pour la chasse.

 

Il appartient également au maître de veiller à administrer tout au long de l’année à son compagnon les traitements antiparasitaires nécessaires, afin que là encore celui-ci soit protégé en permanence. Là aussi, ceci vaut pour toutes les races, mais c’est encore plus crucial pour celles qui passent beaucoup de temps en extérieur, comme c’est le cas du Chesapeake.

La reproduction du Chesapeake Bay Retriever ne présente pas de difficultés particulières.

Maturité sexuelle

Le Retriever de la Baie de Chesapeake atteint la maturité sexuelle vers l’âge d’un an, c’est-à-dire bien avant d’être vraiment adulte (ce qui survient autour de deux ans).

Durée de gestation

La gestation de la femelle Chesapeake dure entre 60 et 64 jours, ce qui la place dans la moyenne.

Nombre de chiots par portée

La femelle Chesapeake donne naissance à 6 à 12 petits par portée. La moyenne est de 9 chiots, ce qui est comparable aux races de taille équivalente.  

Prendre soin d’un Chesapeake Bay Retriever implique un entretien régulier. Il faut être prêt à consacrer une à deux heures par semaine à cette tâche, voire parfois plus.

Entretien du pelage

Bien que son pelage ne nécessite pas de recourir aux services d’un toiletteur professionnel, le Chesapeake Bay Retriever a tendance à perdre ses poils en abondance, en particulier lors de ses mues bisannuelles au printemps et à l’automne. Durant ces périodes, un brossage quotidien (voire plusieurs fois par jour) s’impose. Le reste du temps, le faire au moins une fois par semaine suffit.

 

Son poil a néanmoins le mérite de ne pas retenir les impuretés ni l’humidité : cela limite beaucoup la formation de nœuds, ainsi que les problèmes cutanés dont ces derniers favorisent l’apparition.

Bains

Exception faite des périodes de mue, pendant lesquelles donner un bain à son chien est judicieux pour le débarrasser plus facilement des poils morts, il convient de ne pas baigner le Chessie très souvent : au total, il faut éviter de le faire plus de 3 ou 4 fois par an. À défaut, on risque de dégrader la couche huileuse qui le protège et rend son pelage imperméable.

 

Cela dit, si des matières collantes ou nocives se sont invitées sur ce dernier ou tout simplement s’il est particulièrement sale, il est parfaitement justifié de le faire une ou deux fois de plus.

 

Dans tous les cas, il faut utiliser systématiquement un shampooing destiné à la gent canine : la peau des chiens et celles des humains n’ayant pas le même pH, un produit destiné à ces derniers ne serait guère approprié.

Entretien des oreilles

La forme tombante de ses oreilles et son attirance innée pour l’eau rendent le Chesapeake particulièrement exposé aux infections de l’oreille et notamment aux otites externes, dont l’apparition est favorisée par l’accumulation d’humidité et de saletés.

 

Il convient donc de les inspecter une à deux fois par semaine et de les nettoyer à l’aide d’un coton imbibé d’une lotion spécifique, sans toutefois pénétrer dans le conduit auditif.

 

Par ailleurs, il est judicieux de prendre l’habitude de les lui sécher si on constate qu’elles sont mouillées (par exemple au retour d’une promenade sous la pluie ou d’une baignade), afin d’éviter que de l’humidité s’y accumule.

Entretien des yeux

Une inspection hebdomadaire des yeux du Chessie permet de réduire le risque d’infection. Un nettoyage avec une lotion adaptée ne s’impose alors qu’en présence de saletés, sécrétions, taches ou croûtes.

Entretien des dents

L’entretien du Chesapeake passe aussi par celui de ses dents. En effet, comme chez un humain, l’hygiène bucco-dentaire est importante chez un chien : il est donc nécessaire d’inspecter et de brosser très régulièrement ses dents. Cela permet d’éviter l’accumulation de plaque dentaire, qui en se solidifiant se transforme en tartre, lui-même susceptible d’être responsable de divers problèmes : mauvaise haleine, gingivite, parodontose…

 

L’idéal est un brossage quotidien à l’aide d’une brosse à dent ou d’un doigtier et d’un dentifrice pour chien. Une fréquence moins élevée est acceptable, mais il ne faut pas descendre en-dessous d’une fois par semaine.

Entretien des griffes / ongles

Si l’usure naturelle ne suffit pas à limer les ongles du Chesapeake Bay Retriever, il est nécessaire de les couper manuellement avec un coupe-ongles pour chien dès qu’on les entend frotter quand il marche sur une surface dure.

 

En effet, des ongles trop longs pourraient engendrer divers problèmes : ils perturberaient sa démarche (ce qui aurait de grandes chances d’entraîner à la longue des douleurs articulaires) ou bien pourraient se casser, avec le risque de le blesser ou d’être à l’origine d’une infection.

Entretien au retour à la maison

Que ce soit dans le cadre de la chasse ou de toute autre activité, le Chesapeake passe souvent beaucoup de temps dehors. Il est donc judicieux de prendre l’habitude d’inspecter rapidement son corps au retour à la maison, sans oublier les oreilles et les yeux.

 

Cela permet en effet de détecter rapidement une éventuelle blessure (notamment au niveau des pattes, des coussinets et de la queue), mais aussi la présence de parasites, de saletés, d’épillets ou d’épines qui pourraient entraîner une infection.

 

Par ailleurs, il est nécessaire de le rincer à l’eau claire après toute baignade. C’est particulièrement indispensable si cette dernière avait lieu dans de l’eau salée, pour éviter que le sel agresse son pelage et sa peau.

Initiation au toilettage

Comme pour tous les chiens, l’entretien du Chesapeake Bay Retriever ne doit pas être effectué au hasard : il est important de connaître les bons gestes pour être efficace sans risquer de faire mal à son compagnon ou de le blesser. Il ne faut donc pas hésiter à les apprendre la première fois auprès d’un toiletteur professionnel ou d’un vétérinaire.

 

Par ailleurs, afin que les séances d’entretien se passent au mieux pour les deux protagonistes, il est important d’habituer son chien à être manipulé, et ce dès son plus jeune âge. Ainsi, non seulement il considère ces gestes comme normaux et les accepte sans difficulté, mais les séances d’entretien peuvent même devenir pour lui qui est si affectueux et proche de son maître des moments privilégiés de complicité et de tendresse.

Nourriture recommandée

Nourrir un Retriever de la Baie de Chesapeake n’a rien de difficile. Des aliments industriels de bonne qualité lui conviennent parfaitement, tant qu’on veille à choisir des produits adaptés et à lui donner des rations qui correspondent à ses besoins nutritionnels.

 

Ceux-ci dépendent de plusieurs facteurs comme son gabarit, son âge, son degré d’activité et son état de santé. Ils sont donc susceptibles d’être très différents d’un individu à l’autre, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

 

En outre, ils évoluent au fur et à mesure du temps, mais aussi potentiellement d’une période à l’autre de l’année, notamment s’il est utilisé pour chasser. En effet, pendant la saison, l'alimentation d'un chien de chasse doit être ajustée pour tenir compte du fait qu’il se dépense plus et a donc des besoins accrus. Cela peut signifier augmenter ses rations et/ou opter pour des aliments plus riches en protéines et en lipides (en particulier l’huile de poisson). Il est important néanmoins de bien revenir aux produits et rations habituels une fois cette période achevée, afin d’éviter qu’il prenne du poids.

 

Quoi qu’il en soit, l’alimentation a un impact majeur sur la santé : il ne faut donc pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire en cas de doute, ou tout simplement pour choisir au mieux comment nourrir son animal.

Alimentation du chiot

L’alimentation d’un chiot Chesapeake Bay Retriever est très importante, car c’est elle qui doit lui apporter tout ce dont il a besoin pour devenir un adulte fort et endurant.

 

Il est donc primordial de lui proposer des produits et des quantités adaptés à son âge et à son rythme de croissance. C’est d’autant plus vrai qu’étant d’assez grande taille, il connaît par moments de fortes poussées de croissance. S’il reçoit une nourriture trop riche, celles-ci ont des chances d’être encore plus rapides et/ou prononcées : il pourrait alors grandir trop vite, avec un risque accru de blessures mais aussi de séquelles à vie (problèmes articulaires, malformations osseuses, etc.).

 

Au demeurant, il ne faut pas perdre de vue que les besoins nutritionnels évoluent rapidement pendant la croissance. Il est donc judicieux de faire appel régulièrement aux conseils d’un vétérinaire, que ce soit pour le choix des produits ou la détermination des quantités adéquates.

 

Par ailleurs, à moins que ce dernier le préconise expressément, il ne faut pas donner de compléments alimentaires à un chiot Chesapeake. Des produits de qualité adaptés à son âge et donnés en quantité suffisante suffisent normalement à combler ses besoins nutritionnels.

Fréquence des repas

Il est conseillé de nourrir un Chesapeake Bay Retriever adulte deux fois par jour, le matin et le soir. Cela évite qu’il absorbe une trop grande quantité de nourriture d’un coup, avec à la clef un risque de dilatation-torsion de l’estomac. Faire en sorte qu’il prenne ses repas dans le calme et qu’il ne fasse pas d’exercice intense dans l’heure qui précède - et surtout dans celle qui suit - contribue aussi à réduire ce risque.

 

Il est également préférable de le nourrir à heures fixes : il comprend ainsi qu’il peut compter sur son maître, et n’est pas tenté de réclamer de la nourriture ou d’essayer de s’en procurer en fouillant dans les poubelles ou en volant.

Éviter l'obésité

Bien qu’étant un chien actif, le Retriever de la Baie de Chesapeake prend assez facilement du poids. On peut cependant limiter le risque en respectant quelques règles simples relatives à l’alimentation :

 

  • toujours respecter les rations préconisées, en veillant à ce qu’elles soient adaptées à ses besoins nutritionnels du moment. En cas de doute, rien ne vaut l’expertise d’un vétérinaire ;

 

  • ne pas lui donner trop de friandises, ou déduire leur apport énergétique de ses rations quotidiennes. On peut aussi opter pour des modèles allégés ;

 

  • ne jamais tolérer qu’il réclame ou vole de la nourriture destinée aux humains (poubelles ou restes de table, par exemple) : non seulement elle n’est généralement pas adaptée à ses besoins, mais certains aliments couramment consommés par les humains sont toxiques pour la gent canine.

 

Hydratation

Comme tous les chiens, le Chesapeake Bay Retriever doit avoir en permanence accès à de l’eau propre et fraîche. Lors des promenades et autres activités en extérieur (par exemple la chasse), il est recommandé d’emporter une gourde ou une bouteille d’eau destinée à son usage, et de lui proposer régulièrement de se désaltérer. Cela évite qu’il ne le fasse dans une flaque ou un point d’eau croupie, au risque de contracter une maladie.

Le Chesapeake Bay Retriever a plus d’une corde à son arc : il reste aujourd’hui encore un excellent chien de chasse, mais est aussi parfaitement approprié et employé pour d’autres fins.

Comme chien de chasse

Le Chesapeake Bay Retriever comme chien de chasse

Le Chesapeake Bay Retriever fut développé au 19ème siècle pour chasser le canard au sein de la baie de Chesapeake, dans le Maryland (États-Unis). L’objectif fut parfaitement atteint, car ce chien d’eau fait pour agir en solo excellait pour lever le gibier et le rapporter à son maître, évoluant avec facilité dans les eaux glaciales de la baie comme dans la boue épaisse des marais environnants.

 

De nos jours, avec notamment la diminution des migrations et la mise en place de quotas, il est moins utilisé pour ce type de chasse et s’est même fait voler la vedette dans ce domaine par une autre race de retriever : le Labrador.

 

Il n’en reste pas moins un excellent chien d’eau, que l’on peut aussi utiliser sur la terre ferme pour tout type de gibier à plumes.

Comme chien de garde

Très protecteur, le Chesapeake est un bon chien d’alerte, qui donne de la voix pour signaler à ses maîtres toute situation inhabituelle et potentiellement menaçante.

 

Il ne faut cependant pas compter sur lui pour défendre physiquement les siens et leurs biens : comme l’illustre son comportement à la chasse, il ne manque pas de courage, mais il n’est pas du genre mordeur et se montre plus méfiant qu’agressif envers les inconnus.

Comme chien de compagnie

Loyal, affectueux, joueur mais calme à la maison dès lors qu’il se dépense suffisamment à l’extérieur, le Retriever de la Baie de Chesapeake est un très bon chien de compagnie.

 

Il lui faut cependant des maîtres capables de l’éduquer avec fermeté, cohérence et patience, car il est assez têtu et même un peu dominateur. Ils doivent aussi être assez disponibles pour lui permettre de se dépenser environ deux heures par jour, consacrer une à deux heures par semaine à son entretien, et ne pas le laisser seul trop longtemps et/ou trop souvent, car il souffre facilement d’anxiété de séparation.

 

Par ailleurs, il est davantage adapté avec des enfants déjà suffisamment âgés pour savoir comment le traiter respectueusement (et se montre d’ailleurs protecteur à leur égard) qu’avec des tout-petits.

Comme chien de soutien psychologique

Sensible, affectueux et intelligent, le Chessie fait un excellent chien de soutien psychologique, par exemple auprès des personnes dépressives ou victimes de traumatismes.

Comme chien de compétition

Ce grand athlète qu’est le Chesapeake Bay Retriever peut faire un très bon compétiteur dans tous les sports canins, qu’ils soient essentiellement physiques (flyball, cani-cross…) ou qu’ils stimulent aussi son intelligence (agility, obéissance, pistage, concours de travail…).

Comme chien d'exposition

Le Chesapeake Bay Retriever ne démérite pas dans les expositions canines, au contraire : son aspect fringant et athlétique fait qu’il y est apprécié, et la race compte régulièrement des champions. Il exista même des années 30 aux années 50 des lignées spécifiquement destinées à ces concours de beauté pour chiens.

Comme chien secouriste

Doté d’un très bon flair, très endurant et déterminé, le Chesapeake Bay Retriever est aussi utilisé comme chien renifleur.

 

On le trouve ainsi dans la police et les douanes comme chien renifleur (drogue et explosifs), mais il est aussi très efficace pour rechercher des personnes disparues ou comme chien de décombres.

Autres usages

Les qualités de nageur du Chesapeake Bay Retriever en font un excellent chien de sauvetage en mer.

Quel que soit le pays, et comme c’est le cas pour n’importe quelle race, le prix d’un chiot Chesapeake Bay Retriever peut différer fortement d’un individu à l’autre en fonction de différents critères. Les trois principaux sont la renommée de l’élevage, la lignée dont l’animal est issu et ses caractéristiques intrinsèques, aussi bien en termes de caractère que de conformité au standard.

En France, Belgique et Suisse

En France, adopter un chiot Chesapeake coûte généralement entre 800 et 1200 euros. Il est toutefois difficile d’en trouver, car il n’y a qu’une poignée d’éleveurs dans l’Hexagone.

 

En Belgique, ils sont même encore moins nombreux. Par conséquent, il peut être judicieux de se tourner vers l’étranger (la France, le Royaume-Uni…), que ce soit pour avoir davantage de choix et/ou pour éviter des délais d’attente.

Au Canada

Au Canada, le prix d’un chiot Chesapeake se situe généralement entre 900 et 2500 dollars canadiens. Le club de race recense une quinzaine d’éleveurs dans le pays.    

Dans son pays d'origine

Le prix d’un chiot Chesapeake Bay Retriever aux États-Unis se situe généralement entre 800 et 1500 dollars américains (soit 700 à 1300 euros, ou 1000 à 1900 dollars canadiens).

Importation depuis l'étranger

Si on envisage d’acquérir un Chesapeake Bay Retriever à l’étranger, il est indispensable de bien s’informer auparavant sur la législation concernant l’importation d’un chien dans le pays où on habite, et bien sûr de la respecter en tous points pour éviter les mauvaises surprises.

 

Il faut également avoir en tête que cette option implique des frais supplémentaires qui viennent s’ajouter au prix d’achat de l’animal : transport, taxes et frais divers, inscription au registre national…

Conseils pour l'adoption

Comme pour n’importe quelle race, ce serait une erreur de choisir un chiot Chesapeake Bay Retriever en ne se basant que sur le prix. Il est en effet préférable de dépenser un peu plus pour être sûr d’avoir affaire à un éleveur sérieux et ainsi maximiser les chances d’adopter un animal en bonne santé, qui deviendra par la suite un adulte bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Un éleveur responsable procède à une sélection rigoureuse de ses reproducteurs, notamment en faisant réaliser des tests génétiques et des radiographies (pour déceler une éventuelle dysplasie) afin d’éviter au maximum toute transmission d’une tare héréditaire. Cela a un coût, qu’il est normal de retrouver dans le prix du chiot.

 

Par ailleurs, il veille attentivement à s’occuper d’eux au mieux, et à leur offrir un cadre de vie de qualité. En effet, si les parents sont bien éduqués, équilibrés et heureux, cela se répercute positivement sur le caractère des petits, qui passent auprès d’eux les premières semaines de leur vie – une période déterminante pour la suite.

 

Il s’assure également du bon développement physique et psychologique des chiots en leur offrant un suivi médical et une socialisation de qualité, quitte d’ailleurs à ne pas les vendre avant l’âge de 3 mois.

 

Au final, le montant économisé à l’achat en optant pour un éleveur qui ne se donne pas tout ce mal a de fortes chances d’être sensiblement inférieur aux dépenses supplémentaires de vétérinaire, d’éducateur ou de comportementaliste qu’un mauvais choix pourrait impliquer…

 

Un bon moyen de savoir si un professionnel est effectivement digne de confiance est de regarder s’il est membre du club de race. C’est indéniablement un gage de sérieux.

 

En tout état de cause, on ne saurait adopter un chiot sans avoir préalablement visité l’élevage et passé un peu de temps avec lui – et si possible avec ses parents. Cela permet de voir dans quel cadre évoluent les chiens, et s’ils semblent bien équilibrés. C’est particulièrement utile pour un chien comme le Chesapeake, qui peut être assez têtu - voire dominant, s’il n’est pas bien cadré.

 

D’ailleurs, un éleveur digne de ce nom doit s’assurer que les adoptants ont bien conscience des caractéristiques et besoins de cette race, et donc qu’ils seront aptes à s’occuper correctement de leur compagnon. S’il ne le fait pas, mieux vaut renoncer car cela montre qu’il n’est pas sérieux.

Le croisement volontaire du Chesapeake Bay Retriever avec d’autres races a donné naissance à pas moins de six hybrides.

 

Ces « designer dogs », créés dans le but d’obtenir des chiots cumulant des caractéristiques des deux races, sont en vogue depuis les années 80 mais sont généralement trop récents pour être reconnus par les grandes instances cynologiques nationales et internationales.

 

  • Le Chesador est issu du croisement du Chesapeake Bay Retriever et du Labrador Retriever. C’est non seulement un excellent rapporteur et un nageur hors pair doté de pieds palmés, mais aussi un très bon animal de compagnie. Très énergique, amical, joyeux et facile à vivre, il s’entend généralement bien avec les enfants, ses congénères et les représentants d’autres espèces. Son instinct protecteur en fait également un bon chien d’alerte ;

 

  • Le Chesa-Poo est le résultat du croisement entre le Chesapeake Bay Retriever et le Caniche Standard. Bien qu’assez têtu, il a dans l’ensemble un caractère plutôt agréable et fait un excellent compagnon pour toute la famille. C’est aussi un très bon chasseur, notamment en milieu aquatique, où il est bien aidé par ses pieds palmés ;

 

  • Le Mastapeake est le fruit du croisement du Chesapeake Bay Retriever et du Mastiff. Cet animal de grande taille, très actif et loyal envers sa famille, fait un bon compagnon domestique. C’est aussi un bon chien d’alerte, qui se montre réservé avec les personnes inconnues et donne de la voix pour signaler une situation qu’il juge suspecte. On l’utilise également pour la chasse, où il se révèle efficace et tenace. Il a toutefois l’inconvénient de faire parfois preuve d’agressivité envers ses congénères et les représentants d’autres espèces ;

 

  • Le Pointer Bay a été créé à partir du Chesapeake Bay Retriever et du Braque Allemand à poil court. Très actif, c’est un excellent leveur et rapporteur de gibier, mais aussi un très bon animal de compagnie ;

 

  • Le Rottpeake descend du Chesapeake Bay Retriever et du Rottweiler. Très musclé, très énergique et doté d’un fort instinct protecteur, il est utilisé comme chien de compagnie et de garde, mais demeure encore très rare ;

 

  • Le Weimapeake est le résultat du croisement entre le Chesapeake Bay Retriever et le Braque de Weimar. Ce chien sportif, très énergique et doté d’un corps fin et souple est surtout utilisé pour la chasse, où il excelle à lever et à rapporter le gibier. Son tempérament affectueux en fait aussi un bon compagnon domestique. Il accepte généralement sans problème ses congénères, mais se montre nettement plus méfiant envers les humains qui lui sont inconnus. Quant aux petits animaux, son instinct de chasse très développé le pousse souvent à les considérer comme des proies potentielles.

Le Chesapeake Bay Retriever est le chien officiel de l’État du Maryland, dont il est originaire (côte est des États-Unis).

Chesapeake Bay Retriever célèbres de l'Histoire

Deux figures de l’Histoire américaine possédèrent un Chessie : le général Custer (1839-1876), célèbre pour son rôle dans les différents combats contre les tribus amérindiennes, et le président Theodore Roosevelt (1858-1919), qui acquit en 1902 un mâle nommé Sailor Boy.

Le Chesapeake Bay Retriever à l'écran

L’acteur et producteur américain Paul Walker (1973-2013) posséda un Chesapeake Bay Retriever dans les années 2000. Nommé Boone, le chien apparut aux côtés de son maître dans le film de 2005 Bleu d’enfer (Into the Blue).

Chesapeake Bay Retriever de célébrités

L’Université du Maryland, Comté de Baltimore (UMBC), a pour mascotte un Chesapeake Bay Retriever du nom de True Grit.

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Avis & conseils Chesapeake Bay Retriever

J`aimerais avoir le nom et l`adresse des éleveurs de cette race au Québec et en Nouvelle-Écosse.

   
Par luc francoeur

faut cliquer sur eleveurs, t'as la liste :
http://www.chien.com/Adresses/liste_adresses_chiens-1-119-0-0_elevage_chesapeake-bay-retriever-retriever-de-la-baie-de-chesapeake-__.html

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Par Juju