Cairn Terrier

Cairn Terrier

Autres noms : Terrier de Cairn
Pays d'origine : Royaume-Uni
Groupe : Terrier

Qualités du Cairn Terrier

Tempérament du Cairn Terrier

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Sociabilité du Cairn Terrier

Avec les enfants

Le Cairn Terrier au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Cairn Terrier

Espérance de vie
De 12 à 15 ans
Poids de la femelle
De 6 à 7,5 kilos
Poids du mâle
De 6 à 8 kilos
Taille de la femelle
De 23 à 30 cm
Taille du mâle
De 25 à 33 cm

Le Cairn Terrier : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Cairn Terrier

HistoirePopularitéApparenceCaractèreÉducationFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Le nom du Cairn Terrier repose sur le mot gaëlique « cairn », qui désigne les empilements de pierres qui servaient de points de repère ou de mémoriaux dans les Highlands, la région écossaise donc il est originaire. Ces empilements constituaient souvent des cachettes pour les nuisibles qu’il chassait.

Genèse

Le Cairn Terrier descend de petits terriers à poil dur qui vivaient dans les hautes terres écossaises, en particulier sur l'île de Skye, où ils débarrassaient les fermiers des rats et autres vermines, tout en étant utilisés également pour chasser les renards, les loutres et les blaireaux. Au 18ème siècle, ils étaient souvent appelés « terriers à poils courts » ou « petits terriers Skye ».

 

Leur apparition résulte probablement de croisements entre des bassets importés par les Vikings au 9ème siècle et des terriers natifs de l’ouest des Highlands, les terres les plus au nord du territoire écossais. Ils se seraient d’abord développés dans cette région, et auraient atteint quelques siècles plus tard l’île de Skye, située au large des côtes. C’est là que l’isolement insulaire permit petit à petit l’apparition des sujets les plus purs.

Diffusion dans son pays d'origine

On attribue au capitaine Martin MacLeod de Drynock (1794-1863) la paternité de l’une des plus anciennes lignées de Cairn Terrier. Cet Écossais originaire des Highlands était un passionné de chasse à la loutre. Dans ce but, il éleva au cours de la première moitié du 19ème siècle une meute de Skye Terriers à poil court gris-argenté et émigra avec elle au Canada en 1845. Il contribua donc également à la diffusion de la race dans ce pays.

 

La lignée dite Drynock fut perénisée en Écosse grâce à John MacDonald, garde-chasse pour le clan MacLeod. Basée à Kilbride, sur l’île d’Arran, la famille Mackinnons opérait l’autre principal élevage d’Écosse, avec des individus crème, roux et bringés sombres. Ses chiens descendaient de ceux élevés au 17ème siècle sur l’île de Skye par Farquhar Kelly de Drumfearn.

 

Ces deux lignées contribuèrent fortement à forger le Cairn Terrier. Toutefois, pendant longtemps, tous les terriers d’Écosse étaient appelés Scotch Terriers, sans distinction de race.  À partir de 1873 et de la création du Kennel Club, qui est aujourd’hui encore l’organisme cynophile de référence du pays, une distinction fut établie entre d’un côté le Skye Terrier, et de l’autre le Dandie Dinmont Terrier. À partir de 1881, on commença également à faire la différence entre d’un côté les Skye Terriers aux poils longs et souples, et de l’autre les terriers à poil dur et court. Ces derniers furent eux-mêmes répartis en trois races : le Scottish Terrier (qui fut reconnu dès 1882), le West Highland White Terrier (reconnu en 1907), et donc le Cairn Terrier.

 

La reconnaissance de ce dernier dut beaucoup à Alastair Campbell (1871-1946), fondatrice de l’élevage Brocaire qui donna naissance à une lignée de champions. À la suite de nombreux voyages sur l’île de Skye, elle milita pour la reconnaissance du Cairn Terrier par le Kennel Club et le milieu canin en général.

 

L’année 1909 marqua un tournant en la matière. C’est en effet cette année-là que, lors d’une exposition canine organisée par le Kennel Club à Inverness, ses chiens furent enregistrés par l’organisme comme des Skye Terriers, et présentés comme des Skye Terriers à poils courts ou Skye Terriers à oreilles dressées. Cela créa une controverse avec le club de race officiel du Skye Terrier, qui n’appréciait pas du tout la concurrence de ces chiens. En 1910, après une période de flottement quant à la dénomination de la race, le Cairn Terrier obtint finalement la reconnaissance officielle du Kennel Club, et par là-même un standard bien à lui. Il fut ainsi autorisé à partir de 1912 à prendre part aux expositions canines organisées sous l’égide de l’organisme. C’est un chien appartenant à Alastair Campbell nommé Gesto qui fut le premier à être récompensé.

 

Dès les décennies qui suivirent, la race se diffusa dans tout le reste du Royaume-Uni, comme en témoigna la création de plusieurs clubs de race dans les différentes parties du pays et en Irlande du Nord.

Diffusion internationale

Le Cairn Terrier fut introduit aux États-Unis en 1913 par mesdames Henry F. Price et Byron Rodgers. L’une des principales organisations cynologiques du pays, l’AKC, lui octroya sa reconnaissance dès cette même année.

 

Au Canada, où les premiers spécimens avaient posé la patte en 1845 lorsque Martin Mac Leod émigra dans le pays, un standard fut établi en 1922, mais la race ne connut son essor qu’aux alentours des années 50. Cette époque fut en effet marquée par la fondation du Cairn Terrier Club of Canada en 1952 et l’importation en provenance de Grande-Bretagne de Redletter McRuffie par Betty Hyslop, fondatrice de l’élevage Cairndania. Ce chien était un descendant de Pslinter of Twobees, l’un des Cairn Terriers les plus célèbres de l’histoire pour avoir été sacré huit fois champion dans son pays et avoir engendré de nombreux descendants prestigieux.
 

Deux descendants de Redletter McRuffie, Cairnwoods Quince et Cairmar Fancy Dancer, jouèrent ensuite un rôle décisif dans le développement de la race aux États-Unis. D’ailleurs, il est aujourd’hui rare de trouver en Amérique du Nord un Cairn Terrier dont les origines ne remontent pas à l’un de ces trois individus.

 

En France, des premiers sujets firent leur arrivée dans les années 20-30, importés par des aristocrates. Cependant, la race ne prit réellement son essor qu’après 1963 : cette année fut celle de sa reconnaissance officielle par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui chapeaute notamment les organismes nationaux de la France, de la Belgique et de la Suisse.

 

Toutefois, contrairement aux éleveurs de Scottish Terrier ou de West Highland White Terriers qui suivaient l’évolution de leur race en important souvent à prix d’or des reproducteurs de qualité, les éleveurs de Cairn Terrier français travaillèrent en circuit fermé jusqu’aux années 80. À ce moment-là, leurs lignées avaient fini par diverger des britanniques, notamment en étant de plus petite taille. Un nouveau standard établi par le Kennel Club et repris par les autres organismes les poussa alors à corriger cette dérive, si bien qu’aujourd’hui la population de la race est davantage harmonisée d’un pays à l’autre. Ce standard maintient le Cairn Terrier plus proche du chien de travail rustique qu’il a toujours été que du chien de salon vers lequel tendaient les éleveurs français.

 

La race est aujourd’hui présente un peu partout dans le monde et reconnue par la totalité des principaux organismes canins nationaux du monde entier, y compris sous des latitudes très éloignées de son Écosse natale (par exemple en Australie ou en Afrique du Sud). On trouve d’ailleurs des clubs qui lui sont consacrés aussi bien en Europe (Allemagne, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Suède…) qu’au Canada ou encore en Australie.

Le Cairn Terrier subit une baisse de popularité généralisée depuis la fin des années 2000.

Dans son pays d'origine

Environ 500 Cairn Terrier sont enregistrés chaque année auprès du Kennel Club, l’organisme canin officiel de Grande-Bretagne. Ce nombre a connu une chute vertigineuse, puisqu’il était quatre fois plus élevé au milieu des années 2000. La chute fut particulièrement prononcée au cours des années 2010, puisqu’on comptait encore près de 1500 naissances annuelles à l’aube de la décennie.

En France

Le Cairn Terrier connut une popularité croissance en France jusqu’aux années 90/2000. Ainsi, alors que moins de 300 spécimens étaient enregistrés chaque année au LOF (Livre des Origines Français) au début des années 70, ce nombre explosa dans les années 80, passant d’environ 500 au début de la décennie à près de 1000 à la fin. La tendance se prolongea jusqu’au milieu des années 90, au point de dépasser les 1500 naissances par an.

 

La race vit alors sa popularité de stabiliser à ce niveau élevé pendant une bonne quinzaine d’années, avant que de subir une désaffection prononcée dans les années 2010. En effet, alors qu’au début de la décennie le nombre d’enregistrements annuels était encore de l’ordre de 1500, il était devenu inférieur à 1000 au terme de celle-ci.

 

Le recul de la popularité du Cairn Terrier est toutefois bien moins prononcé en France que dans son pays d’origine. De ce fait, alors que le nombre de naissances était comparable à celui de la Grande-Bretagne dans les années 2000, il est désormais deux fois supérieur.

En Suisse

D’après les statistiques de la banque de données Amicus, la popularité du Cairn Terrier subit également un recul en Suisse : le nombre total d’individus enregistrés est passé d’environ 2600 à 2000 entre 2015 et 2020.

Au Canada

Même si ses ancêtres y prirent pied dès 1845, le Cairn Terrier est relativement discret au Canada. Ainsi, le Club Canin Canadien (CCC) ne recense guère plus d’une vingtaine d’éleveurs à l’échelle de l’ensemble du pays.

Ailleurs dans le monde

Si le Cairn Terrier jouit d’une certaine popularité notamment en Grande-Bretagne et en France, c’est loin d’être le cas partout en Europe. Par exemple, en Espagne, l’organisme cynologique national (la Real Sociedad Canina de España) n’enregistre qu’une trentaine de naissances par an. Les chiffres sont du même ordre de grandeur par exemple en Italie, d’après les statistiques de l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana.

 

Aux États-Unis, on le trouvait de la fin des années 50 jusqu’à la fin des années 90 autour du 30ème rang dans le classement des races par popularité établi par l’American Kennel Club (AKC) sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme. Il a depuis perdu de sa superbe, puisqu’il émarge désormais autour de la 70ème place (sur environ 200).

 

On retrouve cette tendance au recul dans nombre de pays, y compris très loin de ses terres d’origine. Par exemple, en Afrique du Sud, où moins de 300 individus au total sont enregistrés auprès du Kennel Union of South Africa (KUSA), le nombre de naissances signalées chaque année à l’organisme a été plus que divisé par deux au cours des années 2010.

 

Le phénomène est également marqué par exemple en Australie : depuis le milieu des années 2010, les chiffres de l’Australian National Kennel Club Council (ANKC) font état d’environ 200 naissances par an, alors qu’elles se situaient plutôt entre 300 et 400 depuis les années 80.

Le Cairn Terrier a été très peu modelé par la main de l’Homme, si bien que son apparence est restée remarquablement inchangée au fil des siècles.

Taille & poids

Taille du mâle
De 25 à 33 cm
Taille de la femelle
De 23 à 30 cm
Poids du mâle
De 6 à 8 kilos
Poids de la femelle
De 6 à 7,5 kilos

Le Cairn Terrier est le plus léger des terriers écossais : le Dandie Dinmont Terrier, le Scottish Terrier, le Skye Terrier et le West Highland White Terrier sont tous plus lourds que lui.

 

À l’âge de 3 mois, un chiot de cette race pèse normalement entre 2,6 et 3,5 kg. À 6 mois, son poids se situe entre 4,8 kg pour les individus les plus petits et 6,3 kg pour les plus gros. À un an, fin de sa croissance, il atteint 6 à 8 kg.

 

Par ailleurs, le dimorphisme sexuel n’est pas particulièrement prononcé chez cette race : tout au long de leur vie, mâles et femelles ont un gabarit peu éloigné.

Morphologie

Un Cairn Terrier debout sur un tapis

Le Cairn Terrier est un petit chien robuste et court sur pattes, mais son allure générale doit donner l’impression d’un animal actif, joueur, hardi et travailleur. Très souple dans ses mouvements, fort mais pas lourd, il se tient bien en avant sur ses antérieurs. L’arrière-train est puissant, et le dos est de longueur moyenne. La race a très peu évolué au cours des années.

Queue

La queue du Cairn Terrier est bien proportionnée par rapport à la tête, bien fournie mais pas en panache. Elle est portée joyeusement mais bien droite, et ne doit pas se recourber vers le dos.

Tête

Le crâne du Cairn Terrier a une largeur proportionnelle à sa longueur, avec un stop marqué. Sa tête est plus courte et plus large que celle des autres terriers, et recouverte d’un poil fourni qui lui donne son air malicieux. Le pelage y est généralement plus doux que sur le reste du corps.

 

Les oreilles sont petites, pointues et portées bien droites. Leurs poils ne doivent pas être trop longs.

 

Les yeux sont plutôt écartés et enfoncés, de taille moyenne et de couleur noisette à noisette foncée, en fonction de la robe. Ils possèdent l’expression douce propre aux terriers, et sont surmontés de sourcils broussailleux.

 

Le museau est fort, mais ni trop long ni trop lourd. Il se termine par une truffe de couleur noire.

 

La gueule n’est ni proéminente, ni protubérante. Elle comporte une mâchoire puissante constituée de grosses dents.

Pelage

Un Cairn Terrier noir au milieu des feuilles mortes

Le pelage du Cairn Terrier se compose d’une part d’un sous-poil doux et serré qui ressemble à de la fourrure, et d’autre part d’un poil de couverture dur et très abondant qui l’aide à résister aux intempéries, sans être grossier.

 

Par ailleurs, la tête est bien fournie en poils, et les sourcils sont broussailleux. Le pelage est toutefois un peu moins abondant au niveau des oreilles.

 

Les poils des pattes sont également durs, et la queue doit être bien garnie mais sans panache.

Couleurs de robe

La robe du Cairn Terrier peut revêtir de nombreuses couleurs : crème, froment, roux, gris argenté, gris presque noir, et bringé dans toutes ces couleurs. Le noir pur, le blanc, et le mélange noir/fauve sont interdits. Les standards définis par les différents organismes du monde entier indiquent en outre souvent qu’il est préférable que les oreilles, le museau et le bout de la queue soient plus foncés que le reste du corps.

 

Il convient toutefois de souligner que la robe du Cairn Terrier peut changer drastiquement non seulement entre le moment où il est encore chiot et celui où il devient adulte, mais aussi tout le reste de sa vie. C’est vrai pour de nombreux chiens, mais tout particulièrement pour lui – a fortiori chez les individus porteurs du gène bringé. Quand on adopte un chiot de cette race, on peut donc difficilement savoir de quelle couleur il deviendra.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Cairn Terrier doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Proximité avec ses maîtres

Malgré ce que peut laisser penser sa petite taille, le Cairn Terrier n’est pas recommandé à ceux qui recherchent un petit chien à câliner toute la journée : il reste un terrier, et n’est donc pas du genre à multiplier les grandes effusions de sentiments. Néanmoins, il sait se montrer très affectueux avec ses maîtres lorsqu’il le décide.

 

Il convient d’ailleurs de noter que les mâles sont généralement plus enclins aux câlins que les femelles.

Capacité à supporter la solitude

Bien qu’indépendant, le Cairn Terrier est un vrai chien de compagnie, qui a besoin de vivre dans la maison au sein de sa famille. Il recherche l’attention de cette dernière, et est vite malheureux s’il reste seul trop longtemps.

 

Dans ces moments où il s’ennuie, il risque d’adopter des comportements destructeurs et/ou pénibles : mâcher frénétiquement les meubles ou les objets, creuser des trous, aboyer...

 

L’adoption d’un Cairn Terrier n’est donc pas recommandée à des personnes souvent absentes du domicile.

Entente avec les enfants

Un Cairn Terrier avec une petite fille

Le tempérament joueur du Cairn Terrier fait qu’il s’entend généralement bien avec les enfants, d’autant qu’il se montre très tolérant avec eux. Contrairement à la plupart des petits chiens qui sont souvent dérangés par le tumulte provoqué par les plus jeunes, il semble apprécier le bruit et l’agitation associés à leur présence.

 

Cependant, comme pour n’importe quelle race, il convient d’apprendre dès que possible aux plus petits comment approcher et traiter un chien avec respect, mais aussi de toujours surveiller les interactions avec ce dernier et de ne jamais les laisser seuls ensemble. Il en va du bien-être et de la sécurité des deux protagonistes, pour éviter aussi bien les morsures que les tirages de queue ou d’oreille intempestifs.  

Entente avec les personnes inconnues

Pour peu qu’il ait été correctement sociabilisé, le Cairn Terrier se montre particulièrement amical envers les inconnus. Son caractère curieux et enjoué fait qu’il apprécie généralement de rencontrer de nouvelles personnes.

Instinct protecteur

Malgré son tempérament bienveillant, le Cairn Terrier met un point d’honneur à défendre son territoire. Manifestement peu conscient de son modeste gabarit, il n’a pas peur de grand-chose et n’hésite pas à prévenir son maître en aboyant vigoureusement si une personne inconnue ou un animal décide d’y faire apparition sans y avoir été invité.

Obéissance

Le Cairn Terrier est un chien très intelligent, mais un peu coriace à prendre en main. En effet, cette forte tête n’est pas du genre à se laisser intimider, et n’hésite pas à faire montre d’un certain esprit de contradiction : il est parfois franchement têtu. 

 

Les représentants de cette race ont besoin d’être éduqués dès leur plus jeune âge, pour comprendre rapidement qui décide. Un maître manquant d’assurance risquerait fort de se laisser dépasser et de se retrouver avec un animal peu obéissant. 

Besoin d'exercice

Un Cairn Terrier noir court dans l'herbe

Chien très actif, le Cairn Terrier a besoin d’au moins une heure d’activité par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Son endurance implique toutefois qu’il est capable de bien davantage : plus les sorties sont longues, mieux c’est !

 

Des promenades dynamiques conviennent parfaitement, mais il est aussi parfaitement capable d’accompagner un maître sportif pendant son jogging sur des distances modérées (au maximum 6 à 8 km).

 

Quoi qu’il en soit, il est important de lui permettre de dépenser son énergie. En effet, l’ennui pourrait le conduire à adopter des comportements gênants liés à ses instincts de terrier, comme se défouler dans le jardin en creusant la terre.

Activités recommandées

Comme tous les terriers, les activités favorites du Cairn sont aboyer, creuser la terre et pourchasser les petits animaux. Étant donné qu’elles ne sont pas forcément du goût de tout le monde (à commencer par ses propriétaires), il peut être judicieux de lui en trouver d’autres…

 

C’est d’autant plus vrai que ce chien a besoin d’être stimulé à la fois physiquement et intellectuellement pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.

 

Toute activité en intérieur comme en extérieur a donc de fortes chances de le ravir : faire de longues promenades, chasser, courir après une balle, pratiquer des sports canins comme l’obéissance ou l’agility

 

Sa curiosité et son intelligence peuvent aussi être mis à l’épreuve en lui apprenant toutes sortes de tours et de commandes.

Capacité de travail

Jusqu’au 19ème siècle, le Cairn Terrier fut élevé exclusivement comme un chien de travail destiné à chasser et tuer les nuisibles : renards, loutres... Le critère de sélection, en plus de la petite taille, était d’ailleurs qu’il devait être capable de tuer un animal plus gros que lui dès l’âge de 6 mois. Cela a conduit à l’obtention d’un chien tenace et infatigable.

 

Il l’est resté de nos jours, ce qui explique qu’il soit encore aujourd’hui un compagnon de chasse sur qui on peut compter.

Risque de fugue

Même s’il est maintenant le plus souvent cantonné au simple rôle d’animal de compagnie, le Cairn Terrier demeure de ce que son nom indique : un terrier. Dès lors que l’opportunité lui en est laissée, il adore pourchasser (et déterrer le cas échéant) les petits rongeurs, et même les chats et chiens qui passent près de lui en courant.

 

Le risque qu’il fugue est donc élevé. Par conséquent, on ne peut le laisser évoluer en liberté dans un jardin que si celui-ci est parfaitement clôturé. En outre, la clôture doit être assez profondément enterrée, car son instinct de terrier pourrait le pousser à creuser pour passer en dessous. Quant aux promenades au dehors, mieux vaut le garder systématiquement en laisse pour éviter qu’il ne prenne la poudre d’escampette.

Niveau sonore

Les chiots Cairn Terriers s’avèrent généralement assez discrets, mais les adultes le sont nettement moins… Ce chien déploie en effet pour s’exprimer un panel assez impressionnant de vocalises.

 

Les grognements de toutes sortes sont particulièrement courants lorsqu’il joue. Ils semblent parfois féroces, mais ne sont généralement qu’une expression de joie. Certains propriétaires parlent même de « cri de la mort » pour désigner un cri aigu et strident que l’animal pousse au sommet de son excitation, bien souvent lorsqu’il n’arrive pas à atteindre l’objet de sa convoitise.

 

Quant aux aboiements « classiques » d’alerte, ils étaient à l’origine destinés à attirer l’attention de son maître lors des séances de chasse. En effet, il ne faut pas perdre de vue que le Cairn est un terrier : aboyer fait donc partie de ses instincts naturels. Ce comportement peut être minimisé par une éducation de qualité, mais il serait illusoire d’espérer l’éliminer complètement.

Entente avec les autres chiens

Deux Cairn Terriers beiges côte à côte

Un Cairn Terrier bien sociabilisé et éduqué n’a normalement pas de difficulté à partager son foyer avec un congénère. Ce peut même être un bon moyen pour lui permettre de mieux supporter les absences de ses maîtres.

 

Ses relations avec des chiens inconnus qu’il viendrait à croiser lors de ses promenades (voire qui auraient la mauvaise idée de s’inviter sur son territoire) sont nettement plus ombrageuses, car il a tôt fait de les poursuivre. D’ailleurs, téméraire et se voyant beaucoup plus imposant qu’il ne l’est vraiment, il n’hésite pas à se confronter à des congénères d’un gabarit bien supérieur au sien, en particulier les mâles entiers (c’est-à-dire non stérilisés). C’est une raison supplémentaire pour toujours le promener en laisse, en plus de sa propension à pourchasser les petits animaux qui passent par là.

Entente avec les chats

Un Cairn Terrier peut partager son foyer avec un chat s’il a été correctement sociabilisé et habitué à cet animal dès son plus jeune âge, et donc qu’il le considère comme faisant partie de sa famille.

 

En revanche, il a tendance à pourchasser ceux qui s’invitent sur son territoire ou qu’il croise lors de ses promenades.

Entente avec les autres espèces

Le Cairn Terrier a passé une bonne partie de son histoire à déterrer les loutres, les renards et autres vermines dans les fermes des Highlands. De nos jours, même un individu utilisé comme simple animal de compagne garde en lui un instinct de prédation très développé : si on lui en laisse la possibilité, il n’hésite pas à chasser les écureuils, les lapins et autres rongeurs ou petits oiseaux qui passent par-là, puisque c’est ce pour quoi il a été élevé à l’origine.

 

Ceci explique d’ailleurs qu’il n’est pas du tout recommandé de faire cohabiter un Cairn Terrier et un rongeur sous le même toit, car cela pourrait vite mal tourner.

Facilité à éduquer

L’éducation du Cairn Terrier est facilitée par sa curiosité et son esprit joueur. Pour peu que le maître sache faire preuve de la fermeté et de la constance nécessaires pour maîtriser le caractère têtu de son animal, il a toutes les chances d’obtenir rapidement des résultats convaincants. En outre, son intelligence fait qu’il y a peu de choses que ce petit chien n’est pas capable d’apprendre.

 

Il faut toutefois être prêt à lui rappeler régulièrement qui décide tout au long de sa vie, car avec lui rien n’est jamais acquis de manière définitive.

Méthode d'éducation

Malgré son tempérament indépendant, le Cairn est un chien sensible. Il peut facilement se sentir blessé par un comportement un peu brusque de son maître, et réagit mal aux réprimandes ou aux corrections trop dures. Une éducation positive et bienveillante est donc largement préférable pour tirer pleinement profit de son potentiel et assurer une cohabitation de qualité.

 

Son intelligence implique également qu’il faut veiller à rendre les séances divertissantes et variées : si elles sont trop répétitives à ses yeux, il se montre nettement moins réceptif.

Socialisation

Le Cairn Terrier a, comme la plupart des races, besoin d’être sociabilisé jeune pour devenir ensuite un adulte bien dans sa tête et équilibré. S’il est prévu de lui faire partager son foyer avec un chat, il est particulièrement important de ne pas attendre pour le familiariser avec l’espèce en question, et idéalement avec cet individu en particulier. Quant à une éventuelle cohabitation avec un congénère, l’idéal est là aussi de l’entamer le plus tôt possible.

 

Quoi qu’il en soit, comme pour n’importe quel chien, l’éleveur joue un rôle déterminant. En effet, c’est chez lui que l’animal se trouve pendant la période la plus critique (avant ses 3 mois), celle où il est le plus malléable.

 

Il n’en reste pas moins vrai que l’adoptant doit veiller à bien prendre le relais par la suite. Cela suppose de faire rencontrer au chiot toutes sortes d’humains et de représentants d‘autres espèces, mais aussi de l’exposer à des objets, des odeurs, des bruits et plus généralement des expériences variés. Cela permet d’obtenir un adulte équilibré, qui accepte la présence des étrangers et de ses congénères, n’est pas effrayé par ce qu’il ne connaît pas, et est à l’aise même dans un environnement riche en stimuli (par exemple en milieu urbain).

 

Cela dit, il ne faut pas entretenir trop d’espoir en ce qui concerne ses relations avec les petits animaux qu’il assimile à des proies, tant son instinct de chasseur est fortement ancré en lui.

Apprentissage des règles

Le Cairn Terrier ayant tendance à n’en faire qu’à sa tête, il est important de lui inculquer les règles du foyer dès son arrivée, car c’est à ce moment-là qu’il est le plus malléable et qu’on peut le plus facilement éviter le développement de mauvaises habitudes.

 

La clé pour y arriver est que les règles soient cohérentes et constantes, c’est-à-dire qu’elles ne changent pas d’un jour à l’autre ou selon le membre de la famille qui s’adresse à lui. Une certaine concertation est donc indispensable au sein de cette dernière.

Choses à apprendre en priorité

Comme tous les terriers, le Cairn est indépendant et un peu borné. Il est donc essentiel de faire comprendre à son chien qui commande dès son arrivée à la maison, sous peine qu’il cherche à faire sa loi à la maison. Autrement dit, lui apprendre de manière générale à obéir est la base pour une cohabitation réussie.

 

Le rappel est également un enseignement à aborder en priorité, compte tenu de sa propension à chasser les petits animaux qui croisent sa route.

 

Enfin, étant donné qu’il adore faire entendre sa voix, il peut être judicieux de lui apprendre à modérer ses ardeurs en la matière, ou du moins à cesser d’aboyer lorsqu’on le lui demande.

Apprentissage de la chasse

Le Cairn Terrier était à l’origine élevé pour chasser les nuisibles et rongeurs (blaireau, loutre, renard…), signalant leur présence à son maître par de vifs aboiements. Son endurance, son caractère tenace et sa tendance à se voir plus imposant qu’il ne l’est le rendent très combatif avec ses proies : il n’y a pas grand-chose à lui inculquer en la matière, tant cela est inné pour lui.

 

Son apprentissage de la chasse est donc assez facile. La chasse au terrier, le broussaillage et le pistage sont les activités qui lui correspondent le mieux. Il est toutefois conseillé de l’entraîner d’abord dans des terriers artificiels, avant d’entamer l’apprentissage en conditions réelles.

En appartement ?

Même si le Cairn Terrier est originaire du monde rural, la vie en appartement ne lui pose pas de problème tant qu’il est suffisamment en mesure de se dépenser chaque jour lors d’énergiques promenades quotidiennes et autres séances de jeu. La présence de son maître à ses côtés est finalement plus importante que le type de logement dans lequel il vit.

Dans le jardin ?

Un Cairn Terrier beige allongé dans l'herbe

Même s’il est très résistant aux intempéries, le Cairn Terrier n’est pas vraiment fait pour vivre complètement en extérieur. En effet, il a besoin pour être bien dans sa tête d’être au contact proche de sa famille, étant sans cesse à la recherche de son attention.

 

Par ailleurs, le garder attaché dans un jardin ouvert pourrait être dangereux pour lui, car il risquerait de provoquer des plus gros chiens et de ce fait d’être attaqués par eux.

 

L’idéal est donc qu’il dispose d’un jardin clos et bien sécurisé auquel il peut accéder à tout moment (par exemple grâce à une chatière) et dans lequel il peut évoluer librement. Sa propension à creuser peut toutefois être problématique pour un maître très attaché à ses parterres de fleurs, et plus généralement à avoir un jardin toujours impeccable. Cela dit, il est possible de lui délimiter un coin du jardin dans lequel il peut faire ce qu’il veut, avec interdiction de creuser en dehors.

Comme premier chien ?

À cause de son tempérament têtu et borné de terrier, le Cairn Terrier a besoin d’une éducation stricte. Un adoptant qui n’a encore jamais eu de chien et n’aime pas avoir à s’affirmer ferait mieux d’opter pour une autre race.

 

En revanche, s’il est prêt à se montrer ferme et à s’investir autant que nécessaire dans l’éducation de son compagnon (quitte à se faire aider par un éducateur canin professionnel, pour notamment apprendre à se faire obéir), alors le Cairn Terrier fait un bon candidat. En effet, sa santé solide, son besoin d’entretien modéré ainsi que son caractère social et enjoué plaident clairement en sa faveur.

Pour une personne peu disponible ?

Le Cairn Terrier souffre assez facilement de la solitude, et a un besoin assez conséquent d’être quotidiennement stimulé physiquement et intellectuellement. Il n’est donc pas recommandé pour une personne peu disponible.

Pour une personne sportive ?

Enjoué, aimant se dépenser et endurant, le Cairn Terrier est généralement ravi quand l’opportunité lui est offerte de faire de l’exercice. Il a donc toute sa place aux côtés d’un maître sportif, qu’il se fait un plaisir d’accompagner par exemple lors de ses joggings ou de ses balades à vélo – tant qu’il s’agit de distances raisonnables, ne dépassant pas 10 km.

Pour une personne âgée ?

Le Cairn Terrier est connu pour être un très bon chien de compagnie pour les personnes âgées, sous réserve toutefois que celles-ci soient suffisamment en forme pour lui offrir chaque jour suffisamment d’exercice. Si une heure de promenade en cumulé est difficile à tenir, il faut compenser en le divertissant par exemple via des jeux (lui lancer la balle) et/ou en lui offrant un accès libre à l’extérieur, afin qu’il puisse s’en donner à cœur joie dans le jardin. 

 

En tout cas, ce chien robuste et qui ne nécessite qu’un entretien limité (deux aspects positifs pour une personne âgée) est heureux de passer du temps avec un maître particulièrement disponible.

Pour une personne allergique ?

Le Cairn Terrier est souvent présenté comme hypoallergénique, car il perd peu ses poils et déclenche moins de réactions allergiques que la plupart de ses congénères. Toutefois, moins ne signifie guère pas du tout : aucun chien n’est 100% hypoallergénique.

 

Il est donc fortement conseillé à un futur adoptant concerné par ce problème de passer du temps au contact de l’animal qu’il envisage d’acquérir. Ceci permet de vérifier l’absence de réaction allergique et d’éviter un retour rapide chez l’éleveur ou au refuge. Cela dit, ce n’est pas non plus une garantie totale : une allergie met parfois plusieurs années à se manifester.

Pour un petit budget ?

Le Cairn Terrier ne fait pas partie des races les moins coûteuses à l’achat, mais jouit globalement d’une santé solide, ne nécessite pas un entretien trop poussé, et son petit gabarit implique des besoins en nourriture modestes. Pour toutes ces raisons, il est tout à fait recommandé pour un maître au budget limité.

 

Cela dit, le fait qu’une race jouisse généralement d’une bonne santé ne veut pas dire que tous ses représentants soient effectivement dans ce cas : certains au contraire enchaînent les soucis. En outre, nul n’est à l’abri d’un accident nécessitant des traitements coûteux, potentiellement à vie. La santé représentant le principal aléa dans le budget d’un chien, il peut être judicieux de souscrire une assurance santé pour son compagnon : cela réduit grandement la probabilité de se retrouver dans une situation financière difficile.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 15 ans

Chien rustique, le Cairn Terrier jouit dans l’ensemble d’une santé solide. Son espérance de vie est de l’ordre de 13 ans, ce qui est comparable à celle des autres terriers de gabarit similaire.

Résistance au froid et à la chaleur

Un Cairn Terrier noir dans la neige

Originaire des Highlands écossais, une région froide et humide, le Cairn Terrier possède un pelage dru qui le protège bien des intempéries et des basses températures. Il supporte aussi plutôt bien la chaleur, même s’il vaut mieux veiller à limiter ses activités en cas de canicule.

 

Au final, ce chien s’avère très adaptable en termes de climat, et peut vivre sous la plupart des latitudes.

Maladies

Le fait que la santé du Cairn Terrier soit dans l’ensemble très robuste n’empêche pas que, comme n’importe quelle autre race, il est prédisposé à certaines affections. En l’occurrence, il s’agit de :

 

  • l’ostéopathie cranio-mandibulaire, une maladie héréditaire qui fait que les os du crâne du chiot grossissent anormalement au cours de sa croissance. Les symptômes traduisant l’apparition de cette dégénérescence apparaissent généralement entre 4 et 8 mois ; ils consistent essentiellement en de la fièvre intermittente, mais surtout un gonflement de la mâchoire et des glandes - voire une atrophie de la mâchoire. Cela fait qu’il bave, et surtout l’empêche d’ouvrir correctement la gueule – au point parfois de provoquer de l’anorexie. Des anti-inflammatoires et des antidouleurs peuvent être prescrits afin d’aider l’animal à traverser cette période douloureuse. En effet, à partir d’un an, le problème s’atténue et finit généralement par disparaître. Certains sujets gardent toutefois une mâchoire déformée, ce qui peut être potentiellement gênant pour s’alimenter correctement – une intervention chirurgicale s’avère alors parfois nécessaire ;

 

  • la cryptorchidie, qui est vraisemblablement héréditaire et désigne le fait que l’un ou les deux testicules d’un mâle ne sont pas descendus dans le scrotum. En temps normal, ce déplacement se produit avant l’âge de 2 mois. À partir du moment où vers 6 mois l’un des testicules n’est toujours pas descendu, il est généralement non fonctionnel et peut devenir cancéreux s’il n’est pas retiré. Un traitement hormonal peut être envisagé si l’animal a moins de 3 mois. En cas d’échec ou si l’animal est déjà trop âgé, il faut opérer une castration ;

 

  • la leucodystrophie à cellules globoïdes, également connue sous le nom de maladie de Krabbe, une maladie dégénérative du cerveau et de la moelle épinière qui a un caractère héréditaire. Les chiots atteints grandissent moins que les autres de la portée. En outre, différents symptômes évoluant progressivement commencent à apparaître généralement entre 3 et 6 mois : des tremblements, une démarche raide, une faiblesse générale, des troubles de la proprioception ou des modifications de la vue et du comportement. Les individus touchés meurent très jeunes ou sont euthanasiés ;

 

  • l’hypothyroïdie, un dérèglement de la glande thyroïde qui peut se manifester de nombreuses manières différentes : crises d’épilepsie, prise de poids, léthargie, alopécie (perte de poils), hyperpigmentation, pyodermite ou d’autres problèmes dermatologiques. Elle ne peut être guérie, mais différents traitements permettent d’en réduire les symptômes, voire de les faire disparaître ;

 

  • la maladie de Legg-Calve-Perthes, qui concerne principalement les petites races et affecte l’articulation de la hanche à cause d’une diminution de l’apport de sang vers la tête du fémur. Cette dernière entraîne en effet une désagrégation progressive de la tête du fémur. Les premiers symptômes sont un boitillement et une atrophie du muscle de la patte ; ils apparaissent généralement vers l’âge de 4 à 6 mois. Une intervention chirurgicale permet généralement d’y remédier ;

 

  • la luxation patellaire, qui est elle aussi un problème souvent rencontré chez les petits chiens. Elle concerne généralement une patte arrière, et signifie que la rotule s’est disloquée. Elle est causée parfois par un traumatisme, mais est généralement supposée héréditaire. Selon le niveau de gravité, les signes cliniques varient de l’absence de symptômes à un boitillement, voire une marche sur trois pattes. Dans le premier cas, une simple surveillance s’impose. En revanche, les cas les plus graves nécessitent une intervention chirurgicale ;

 

  • la mélanose oculaire, un type de glaucome secondaire autrefois appelé aussi glaucome pigmentaire,  qui est une maladie oculaire héréditaire apparaissant chez les individus âgés de 7 à 12 ans. Elle correspond à une accumulation de pigments, qui conduit à une augmentation du fluide dans l’œil et donc de la pression oculaire. Elle affecte généralement les deux yeux simultanément, et cause des douleurs mais aussi potentiellement à terme une cécité partielle ou totale. Diagnostiqué suffisamment tôt, ce trouble peut être contrôlé à l’aide de traitements adaptés visant à réduire la pression intra-oculaire et maîtriser ainsi le glaucome, pour éviter que la vue ne continue de se dégrader ;

 

  • le shunt porto-systémique, une malformation congénitale d’un vaisseau qui fait qu’une partie du sang contourne le foie. Il n‘est donc plus filtré par cet organe, ce qui provoque des concentrations d’acides biliaires anormalement élevées après les repas. Différents symptômes peuvent se manifester : un retard de croissance, des signes de détresse digestive (vomissements, diarrhées, anorexie…), des problèmes urinaires ou encore des comportements anormaux. Cette malformation est toutefois guérissable via une intervention chirurgicale ;

 

  • le diabète sucré, qui se caractérise par un taux de glucose trop élevé dans le sang et peut entraîner diverses complications : problèmes oculaires (cataracte…), rénaux, hypertension, acido-cétose diabétique pouvant être fatale... Le Cairn Terrier est particulièrement prédisposé au diabète de type 1, causé par une réaction auto-immune : le système immunitaire détruit les cellules du pancréas chargées de produire l’insuline. Les principaux symptômes apparaissent une fois la maladie bien installée et sont une augmentation de de la soif et des urines, une augmentation de l’appétit ainsi qu’une perte de poids. La maladie ne peut être guérie, mais l’injection à vie d’insuline et le suivi d’un régime alimentaire particulier permettent d’en limiter les symptômes et réduire la probabilité de complications ;

 

  • la dermite séborrhéique, qui est un problème très courant mais relativement bénin. Le chien souffre alors de démangeaisons, présente potentiellement des pellicules ou des croûtes, et son poil est plus gras. Cette maladie est souvent liée à l’alimentation de l’animal, si bien que modifier cette dernière permet d’y remédier ;

 

  • la dermatite atopique, qui fait que la peau est davantage sensible aux allergies. De ce fait, elle tend à être sèche et irritée de façon chronique. Des tests peuvent être effectués pour déterminer quels sont les allergènes à surveiller, mais il n’est bien sûr pas toujours possible de les éviter. Il n’existe pas de traitement unique, mais plutôt un ensemble de traitements généraux et locaux visant à renforcer la barrière cutanée, de manière à diminuer les inflammations et les démangeaisons.

Risques liés à la chasse

Un Cairn Terrier qui est employé pour la chasse est exposé à des risques supplémentaires.

 

En premier lieu, il peut se blesser en poursuivant une proie, ou en affrontant cette dernière – sans parler bien sûr du risque d’accidents de chasse.

 

Par ailleurs, le contact des animaux sauvages augmente également le risque de contracter certaines maladies. C’est le cas par exemple de la rage (par morsure d’un animal infecté), de la maladie d’Aujeszky (ingestion de viande de sanglier ou de porc contaminée), de la maladie de Carré (transmise par certains gibiers) ou encore de la leptosirose (en buvant de l’eau souillée d’une mare ou d’une flaque).

 

Le risque d’empoisonnement ou d’attraper des parasites est également accru, du fait du temps accru passé au dehors – et en particulier en forêt.

 

Enfin, tout chien qui comme lui pourchasse également ses proies dans leur terrier s’expose au risque de se retrouver coincé, voire enseveli.

Risque d'obésité

Posséder un chien implique notamment de le protéger contre un des risques les plus courants chez les animaux de compagnie : l’obésité. En effet, elle peut non seulement être à l’origine de divers problèmes de santé, mais aussi aggraver des pathologies déjà existantes. Ainsi, quelle que soit sa race, maintenir le poids de son compagnon au niveau idéal est une des manières les plus efficaces de prolonger son espérance de vie.

 

Le Cairn Terrier étant plutôt actif, il est peu disposé à l’obésité. Néanmoins, il convient de garder en tête qu’aucun chien n’est à l’abri, a fortiori si justement il n’est pas en mesure de se dépenser suffisamment.

 

Il convient donc de prendre l’habitude de peser son compagnon tous les mois. Dès lors qu’une augmentation durable de son poids est constatée, une visite chez le vétérinaire s’impose afin de déterminer si le problème est lié à une cause médicale ou à l’alimentation (produits inadaptés ou donnés en trop grandes quantités).

 

Quoi qu’il en soit, il est préférable d’agir vite, car le surpoids est un cercle vicieux : le chien devient moins actif, et donc il grossit encore. Il faut d’ailleurs garder en tête qu’un écart de 300 ou 400 grammes est assez anodin pour un humain, mais l’est beaucoup moins pour un animal qui comme lui est supposé peser autour de 7 kg.

Causes de mortalité

Même si la liste des maladies auxquelles le Cairn Terrier est prédisposé peut sembler impressionnante, il ne faut pas perdre de vue que leur prévalence est pour la plupart assez faible, et qu’il jouit globalement d’une bonne santé.

 

Cela est d’ailleurs confirmé par les chiffres d’une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique en partenariat avec la British Small Animal Veterinary Association : il en ressort en effet que c’est la vieillesse qui est la première cause de mortalité chez les représentants de cette race, puisqu’elle représente à seule environ 30% des cas. En seconde position viennent les cancers (principalement du foie et de l’estomac), qui sont à l’origine de 20% des décès, puis les problèmes cardiaques (9%) et rénaux (8%).

Adoption en bonne santé

Pour adopter un chiot en bonne santé, il est préférable de s’adresser à un éleveur de Cairn Terrier sérieux, jouissant d’une bonne réputation, ne lésinant pas sur les soins prodigués aux chiots et à leurs parents, mais également très attentif à ce que ces derniers soient exempts de tares génétiques héréditaires, pour éviter toute transmission à leur descendance.

 

Il doit donc pouvoir présenter les résultats des tests génétiques effectués sur les parents et/ou sur le chiot, en plus d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire et un carnet de santé (ou vaccination) dûment complété.

Fragilité en période de croissance

Même si le Cairn Terrier est un animal de petite taille et que sa croissance n’est pas aussi impressionnante que celle d’autres races, il est particulièrement fragile tout au long de cette période. Par conséquent, il est préférable de limiter les exercices physiques trop intenses pendant ses 12 premiers mois, au risque d’abîmer ses os et ses articulations. Cela pourrait entraîner non seulement des problèmes à court terme (blessure), mais aussi potentiellement avoir des conséquences néfastes pour tout le reste de ses jours (séquelles d’une blessure, malformation…).

 

La prudence est d’autant plus de mise que le Cairn Terrier est facilement sujet à des problèmes de rotule.

Maintien en bonne santé

Effectuer un bilan de santé complet chez le vétérinaire au moins une fois par an est un bon moyen de maintenir son compagnon en bonne santé toute sa vie. Ce rythme doit être augmenté lorsqu’il vieillit, afin de déceler rapidement le moindre problème et le cas échéant de pouvoir y faire face dans les meilleures conditions.


Les visites de contrôle chez le vétérinaire sont également l’occasion de veiller à ce qu’il reste toujours à bien à jour de ses vaccins.

 

Enfin, tout au long de l’année, il est important de lui administrer en temps voulu les traitements antiparasitaires qui s’imposent.

 

Au même titre que les vaccins, ces derniers sont d’autant plus cruciaux pour un individu qui passe beaucoup de temps à l’extérieur, en particulier s’il est employé dans le cadre de la chasse.

Maturité sexuelle

Le nombre de chiots par portée chez le Cairn Terrier va de 2 à 10, mais la moyenne se situe autour de 3 ou 4.

Le Cairn Terrier est une race rustique, et ne nécessite qu’un entretien modéré. Il faut prévoir d’y consacrer environ une heure par semaine.

Entretien du pelage

Le pelage dense du Cairn terrier est facile à entretenir. Un brossage complet une fois par semaine à l’aide d’une étrille souple et d’un peigne métallique est suffisant. Il est recommandé de peigner la tête à rebrousse-poil, pour lui donner son aspect ébouriffé typique. Les poils les plus longs doivent être retirés avec le doigt ou avec un couteau à épiler.

 

Ce chien perd peu ses poils de façon générale, et c’est ce qui explique qu’il est reconnu comme relativement peu allergène. Ses mues sont également assez limitées, mais requièrent toutefois un brossage plus fréquent pour le débarrasser correctement des poils morts.

 

Par ailleurs, tailler un peu ses poils de temps en temps peut permettre de lui donner un aspect plus propre. Si c’est un chien de concours, il ne faut pas le faire à l’aide d’une tondeuse, contrairement à d’autres races, mais à la main (en tirant avec le pouce et l’index dans le sens du poil sur les mèches les plus longues) ou à l’aide d’un couteau à épiler.

 

Une épilation rapide effectuée toutes les 6 à 8 semaines pour éliminer les poils arrivés à maturité permet de préserver la couche de poils durs du Cairn. Un entretien moins régulier a tendance à laisser son poil de couverture se ramollir, et le travail est alors plus conséquent.

 

Dans tous les cas, l’esthétisme de ce chien imposent d’épiler la pointe de ses oreilles pour ne garder que le duvet et mettre en valeur leur forme triangulaire.  Si les poils sont trop mous et impossibles à épiler, il convient d’utiliser un ciseau sculpteur. Ceux au-dessus des yeux doivent également être épilés, afin d’éviter que ces derniers ne soient cachés.

 

La technique de l’épilation est recommandée, mais le maître peut procéder autrement s’il n’est pas trop à cheval sur l'aspect typique du Cairn Terrier et s’il n’a pas en tête de présenter son chien en exposition canine. Un petit rafraîchissement deux fois par an à la tondeuse chez un toiletteur professionnel peut suffire. Toutefois, le recours à cet instrument a lui aussi pour effet de ramollir les poils.

 

Enfin, il convient de souligner que le Cairn Terrier a parfois la peau sensible et a tendance à être sujet aux problèmes dermatologiques, tels que la dermite seborrhéique ou les allergies. Par conséquent, le brossage hebdomadaire de son pelage doit aussi être l’occasion de vérifier que sa peau est en bonne santé.

Bains

À moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali, donner un bain à un Cairn Terrier environ une fois tous les trois mois est suffisant. En effet, le faire plus fréquemment aurait pour effet d’adoucir son poil. Cela ne serait pas foncièrement mauvais pour lui, mais dénaturerait son apparence par rapport à la norme.

 

Quoi qu’il en soit, il convient d’utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour les chiens, et plus spécifiquement pour ceux à poil dur.

Entretien des oreilles

Les oreilles du Cairn Terrier doivent être vérifiées toutes les semaines afin de surveiller l’éventuelle apparition de rougeurs ou d’une mauvaise odeur, signes d’infection. Il faut en profiter pour les nettoyer avec précaution à l’aide d’un coton et d’un produit nettoyant, afin d’éliminer les saletés et les bactéries.

 

Par ailleurs, il est recommandé d’épiler l’intérieur des oreilles dans le cadre de l’entretien du pelage.

Entretien des yeux

La séance d’entretien hebdomadaire du Cairn Terrier doit également amener à vérifier ses yeux et à les nettoyer délicatement si nécessaire, afin d’éviter le développement d’infections.

 

À partir de l’âge de 7 ans, il convient d’en profiter aussi pour contrôler l’absence de taches sombres dans la partie blanche de l’œil : elles seraient potentiellement le signe de l’apparition d’une mélanose oculaire, affection à laquelle la race est prédisposée.

Entretien des dents

Comme pour n’importe quelle race, il est nécessaire de régulièrement brosser les dents du Cairn Terrier afin de limiter l’apparition de tarte et des problèmes (parfois graves) qu’il peut entraîner. Le faire une fois par semaine est un minimum, mais un brossage journalier est même préférable pour éviter les problèmes de gencive (gingivite, parodontose…) et la mauvaise haleine.

 

Dans tous les cas, il convient de bien utiliser à chaque fois un dentifrice pour chiens.

Entretien de la bouche

La moustache du Cairn Terrier étant assez fournie, il est bon de prendre l’habitude de lui essuyer la bouche après ses repas afin de débarrasser les poils des éventuels restes de nourriture.

 

Il peut également être judicieux d’en faire de même après qu’il se soit désaltéré, pour éviter qu’il ne répande de l’eau partout.

Entretien des griffes / ongles

L’usure des griffes d’un Cairn Terrier est très dépendante de son niveau d’activité : un individu actif qui passe beaucoup de temps à l’extérieur n’a pas forcément besoin que ses griffes soient taillées, car l’usure naturelle fait son effet. En revanche, s’il passe une bonne partie de son temps à la maison, il est peu probable que cette dernière suffise.

 

Si on peut entendre les griffes cliqueter sur le sol, c’est qu’elles sont devenues trop longues. Il est alors obligé de marcher sur ses talons, car l’avant de la patte se relève. C’est inconfortable pour lui et entraîne une démarche anormale, voire à long terme des problèmes articulaires. En outre, des griffes trop longues peuvent plus facilement se casser, et ce faisant s’infecter ou le blesser.

Entretien au retour à la maison

Il est bon de prendre l’habitude d’examiner son chien lorsqu’il rentre à la maison après un long moment passé en pleine nature, par exemple dans le cadre d’une partie de chasse. Cela permet de déceler rapidement une éventuelle blessure (par exemple au niveau des coussinets), ou bien tout simplement un parasite, un épillet ou des saletés qui se seraient invités sur son corps.

Initiation au toilettage

Afin d’apprendre et maîtriser les bons gestes nécessaires à l’entretien d’un Cairn Terrier, il n’est pas inutile de faire appel la première fois à un professionnel - toiletteur ou vétérinaire. Cela permet non seulement d’agir de manière efficace par la suite, mais aussi d’éviter de faire mal à son animal - voire de le blesser.

 

Par ailleurs, pour que les séances de toilettage et les visites chez le vétérinaire se déroulent au mieux, il est conseillé d’habituer son compagnon à ces manipulations dès son plus jeune âge.

Nourriture recommandée

Comme pour tout chien, les besoins nutritionnels d’un Cairn Terrier sont intrinsèquement liés à son gabarit, son niveau d’activité, son âge, son état de santé... Ils peuvent donc différer fortement d’un individu à l’autre.

 

Dans la plupart de cas, des aliments industriels de qualité conviennent. Il convient en revanche de se méfier des produits les moins chers, qui ont tendance à être mal équilibrés, avec donc un risque de carences de certains nutriments et d’excès d’autres.

 

En tout état de cause, même si le Cairn Terrier est un chien de petite taille, des croquettes pour chats ne seraient pas du tout adaptées : les deux espèces n’ayant pas les mêmes besoins, elles sont beaucoup trop riches.

 

Enfin, il est nécessaire d’ajuster à la hausse les rations apportées en cas d’activité accrue (par exemple pendant la saison de chasse, pour un individu utilisé dans ce cadre), mais il faut alors veiller à bien revenir ensuite à la normale, pour éviter toute prise de poids.

Alimentation du chiot

L’alimentation reçue par un chiot au cours de sa croissance est déterminante, notamment parce que car la moindre carence pourrait entraîner des retards de croissance – avec souvent des conséquences à long terme.

 

Les besoins alimentaires d’un chiot évoluant rapidement, il ne faut pas hésiter à solliciter régulièrement l’expertise du vétérinaire pour s’assurer que les produits choisis et les quantités données sont adaptés.

Fréquence des repas

Lorsqu’il est jeune, l’idéal est de répartir la ration du chien en trois repas pour faciliter la digestion.

 

Avec le temps, habituer son compagnon à un rythme de deux repas par jour à heure fixe (un le matin et un le soir) comporte plusieurs avantages : cela permet de limiter le risque d’ingurgiter une trop grande quantité de nourriture en une fois (ce qui peut causer des problèmes de digestion), évite au chien de réclamer au cours de la journée (car il sait qu’il sera de nouveau nourri), et crée une routine qui instaure la confiance entre le maître et son animal.

Éviter l'obésité

Même si le Cairn Terrier n’y est pas prédisposé, aucun chien n’est à l’abri de l’obésité. Pour éviter à son animal de se retrouver dans cette situation, il est bon de respecter certaines règles :

 

  • mesurer scrupuleusement les quantités qui lui sont données, et bien sûr s’assurer qu’elle soient adaptées à ses besoins du moment ;

 

  • limiter le recours aux friandises, voire déduire de sa ration quotidienne l’apport calorique qu’elles représentent et/ou opter pour des friandises allégées ;

 

  • ne pas le laisser réclamer ou voler de la nourriture : restes de table, poubelles... C’est d’autant plus vrai qu’elle a peu de chances de correspondre à ses besoins nutritionnels (trop gras, trop salé…), voire peut carrément s’avérer toxique pour lui.

Hydratation

Quelle que soit sa race, un chien doit toujours avoir de l’eau fraîche à sa disposition pour s’hydrater quand il le souhaite.

 

Par ailleurs, pour un Cairn Terrier employé dans le cadre de la chasse, il convient d’emporter une quantité d’eau suffisante pour qu’il puisse régulièrement de désaltérer. À défaut, il risquerait de se rabattre sur des eaux stagnantes potentiellement mauvaises pour sa santé.

Développé au 19ème siècle pour la chasse à la loutre et comme chien de travail destiné à tuer les nuisibles comme les renards et les blaireaux, le Cairn Terrier a vu depuis son rôle évoluer. En effet, on le retrouve maintenant bien plus couramment comme chien de compagnie que comme chien de chasse. Son caractère de terrier en fait aussi un très bon chien d’alerte, car il n’hésite pas à signaler bruyamment les intrus à ses maîtres.

Comme chien de chasse

Le Cairn Terrier était autrefois sélectionné sur la base de ses capacités à pourchasser la vermine dans les terriers, et continue d’être réputé pour son courage et sa ténacité dans le cadre du pistage et des chasses sous terre (chasse au terrier). Il est plutôt fait pour chasser en meute, sachant ruser avec ses congénères pour piéger ses proies à l’aide de techniques élaborées.

Comme chien de garde

Le Cairn Terrier est très attentif à son environnement, et ne manque pas d’alerter immédiatement ses maîtres de toute activité nouvelle. Cela en fait un excellent chien d’alerte, mais en revanche son gabarit le discrédite évidemment comme gardien.

Comme chien de berger

C’est aujourd’hui le plus souvent dans le rôle de chien de compagnie qu’on retrouve le Cairn Terrier, et ceci n’est pas sans raisons. C’est en effet un compagnon intelligent et fidèle, capable de s'adapter à la plupart des environnements.

 

Toutefois, il ne faut pas perdre de vue qu’il reste un terrier, c’est-à-dire un chien doté d’une grande énergie. Il constitue un excellent choix pour les personnes à la recherche d’un animal joyeux et joueur, toujours prêt à courir derrière une balle ou à sortir faire une promenade. Il trouve donc toute sa place aux côtés de maîtres actifs, mais n’est pas adapté en revanche pour une personne plus posée qui recherche un chien tranquille qui apprécie les longues séances de câlins sur le canapé. 

 

En outre, le fait qu’il perd peu ses poils le rend souvent adapté pour les personnes souffrant d’allergie aux chiens. Il ne faut toutefois pas perdre de vue qu’il peut y avoir de grandes différences d’un individu à l’autre, et qu’en tout état de cause ce n’est pas que dans les poils qu’on trouve des allergènes. Par conséquent, il est indispensable d’effectuer un test en conditions réelles, c’est-à-dire de passer plusieurs heures au contact de l’animal dont on envisage l’adoption avant de le ramener dans son foyer.

Comme chien de soutien psychologique

Le tempérament du Cairn Terrier ainsi que sa carrure, forte dans les épaules et l’arrière-train, en font un chien sportif. Il adore en particulier sauter, franchir des obstacles, traverser des tunnels et se faufiler à travers des poteaux : pas étonnant donc que de nombreux représentants de la race se distinguent dans les compétitions d'agility.

 

Par ailleurs, de nombreux éleveurs entraînent et mettent en valeur leurs chiens en les faisant participer à des épreuves de travail destinées à entraîner et développer leur instinct de chasseur. Ils pratiquent ainsi notamment :

  • le broussaillage, qui met en scène du petit gibier à poils (lapins, lièvres…) : le chien doit activement débusquer ses proies dans les buissons et fourrés, mais sans les attaquer ;

 

  • le terrier artificiel, qui consiste à introduire un renard dans un tunnel étroit : le chien doit alors l’acculer au fond du terrier et l’y maintenir par ses aboiements, tout en résistant à ses attaques.  Cette activité sert aussi d’apprentissage pour ses futures parties de chasse ;

 

  • la chasse sous terre, également appelée vénerie sous terre, qui est la version « naturelle » du terrier artificiel. Le chien se confronte en conditions réelles aux renards, aux ragondins et même aux blaireaux. Cette chasse est réputée très difficile pour le maître comme pour son compagnon, qui doit présenter de grandes qualités de courage, d’intelligence et d’endurance.

Comme chien de compétition

L’aspect assez rustique du Cairn Terrier ne l’empêche pas de prendre à part à des expositions canines, ces concours de beauté pour chiens. Il doit y conserver son apparence naturelle, mais cela ne veut pas dire qu’il est inutile de le confier alors à un toiletteur pour qu’il se présente sous son meilleur jour.

Comme chien truffier

Le Cairn terrier possède trois atouts qui font de lui un bon chien truffier potentiel : le flair, la gourmandise et la mémoire. Il est donc facile de le dresser pour le cavage, à partir de l’âge de 5 mois, en enterrant ses friandises quelques centimètres sous trouffes. Il faut ensuite prendre l’habitude de répéter l’exercice avec sa friandise et une truffe dans un premier temps, puis seulement avec la truffe dans un second.

Le prix d’un chiot Cairn Terrier dépend de nombreux facteurs. Par exemple, un individu issu d’un élevage reconnu et/ou d’une lignée prestigieuse, dont les ancêtres se sont distingués lors de concours, vaut évidemment plus cher que la moyenne. En tout état de cause, on note parfois même des disparités de prix au sein d’une portée donnée – notamment parce que tous les chiots n’ont pas forcément la même proximité avec le standard de la race.

En France, Belgique et Suisse

Il existe de nombreux élevages de Cairn Terriers en France, si bien qu’il n’est pas difficile de trouver son bonheur. Le prix moyen d’un chiot destiné à la compagnie est d’environ 1100 euros. Un individu dont les qualités esthétiques le prédestinent aux expositions vaut en moyenne une centaine d’euros de plus, mais l’écart peut bien sûr être beaucoup plus conséquent pour les plus beaux spécimens.

Au Canada

On dénombre environ 25 éleveurs de Cairn Terriers reconnus par le Club Canin Canadien (CCC). Ils proposent généralement leurs chiots autour de 2000 dollars canadiens.

 

Afin d’avoir accès à un choix plus large, il peut être judicieux de se tourner vers les États-Unis, où un chiot se monnaye généralement entre 700 et 1300 dollars.

Mises en garde

Qu’il s’agisse du Cairn Terrier ou de tout autre race, prioriser les éleveurs qui proposent les prix les plus bas n’est pas forcément un bon calcul au moment d’adopter un chien. En effet, un individu qui développe des troubles du comportement et/ou des problèmes de santé parce qu’il n’a pas été élevé dans les meilleures conditions lors de ses premières semaines reviendra beaucoup plus cher sur la durée : dépenses de comportementaliste et/ou de vétérinaire, coût des traitements…

 

Par conséquent, plutôt que de se focaliser sur le prix, mieux vaut veiller à choisir un éleveur qui met tout en œuvre pour proposer les chiots les plus sains en :

  • sélectionnant ses reproducteurs avec attention, notamment en leur faisant passer différents tests génétiques pour réduire le risque de transmission d’une maladie héréditaire ;
  • offrant aux parents et à leurs petits un cadre de vie et une éducation de qualité ;
  • ne ménageant pas ses efforts pour prendre soin des chiots : soins en tout genre, temps passé à les éveiller et les socialiser, etc.

 

Le fait que l'éleveur soit membre du club de race est un gage de sérieux non négligeable.

 

En tout état de cause, visiter l’élevage devrait être systématique : cela permet de vérifier l’environnement dans lequel le chiot est né et a grandi, mais aussi de passer un peu de temps avec lui ainsi qu’avec ses parents pour observer leur comportement. C’est d’autant plus vrai pour un chien comme le Cairn Terrier, connu pour avoir potentiellement un caractère difficile : si les parents sont mal éduqués et particulièrement peu obéissants, c’est mauvais signe pour ce qui concerne leur progéniture...

Les passionnés ont créé de nombreux hybrides en croisant le Cairn Terrier avec d’autres races.

 

De par leur proximité géographique, le métissage entre Cairn Terriers et West Highland White Terriers était courant en Grande-Bretagne et aux États-Unis au moment de la reconnaissance de la race par les organismes officiels. Cette pratique se raréfia avec d’une part l’interdiction en 1917 d’inscrire des Cairn Terriers issus d’un tel croisement au registre de l’American Kennel Club (AKC), et l’interdiction de la couleur blanche par le Kennel Club britannique en 1923. Cela n’empêche pas certains éleveurs de continuer à croiser ces deux races : l’hybride obtenu est appelé Cairnland Terrier. Il n’est pas reconnu par les organismes « classiques », mais l’est en revanche par la plupart de ceux spécialisé justement dans les chiens hybrides.

 

Le métissage entre le Cairn Terrier et le Scottish Terrier était plus occasionnel. Baptisé Bushland Terrier, le chien qui en découle n’est pas non plus reconnu par les organismes traditionnels.

 

Enfin, parmi les croisements les plus populaires de nos jours, on peut citer le Cairmal  (Cairn Terrier & Bichon Maltais), le Cairn Corgi (Cairn Terrier & Welsh Corgi Pembroke ou Cardigan), le Cairnoodle (Cairn Terrier & Caniche), le Carkie (Cairn Terrier & Yorkshire Terrier), le Carnauzer (Cairn Terrier & Schnauzer) le Doxie Cairn (Cairn Terrier & Teckel), le Jacairn (Cairn Terrier & Jack Russell Terrier) et le Toxirn (Cairn Terrier & Chihuahua). Aucune de ces races hybrides n’est actuellement reconnue.

  • Le Cairn Terrier le plus célèbre est sans conteste celui du film Le Magicien d’Oz (1939). Le chien qui joue Toto dans le film est une femelle du nom de Terry. Elle appartenait à un dresseur nommé Carl Spitz, et était payée 125 dollars (ce qui équivaudrait de nos jours à plus de 2000 dollars) par semaine tout au long du tournage. Elle avait auparavant déjà fait des apparitions dans d’autres films, et vécut jusqu’à l’âge de 11 ans. Le personnage de Toto dans le film est caractéristique du Cairn : un petit terrier robuste et poilu, très intelligent et plein de confiance. Cette apparition au cinéma a renforcé la popularité de celui-ci comme chien de compagnie.

 

  • Le Cairn Terrier est généralement un chien gaucher, c’est-à-dire que sa patte gauche est dominante lorsqu’il s’agit de jouer ou d’attraper quelque chose. Il a été prouvé que cette particularité est souvent caractéristique des chiens au flair extrêmement développé.
Vous souhaitez adopter un Cairn Terrier ou organiser une saillie entre Cairn Terriers ?Voir les annoncesPublier une annonce

Avis & conseils Cairn Terrier

Je possede un cairn terrier depuis 6ans ,il est adorrable il adore se promener s'est la mascotte du village

   
Par vandenbussche sandrine

j'ai eu ma première cairn terrier qui m'a donnée beaucoup de joie et d'amour, j'ai été très malheureuse quand elle m'a quittée. C'est une race plaisante, si bien que j'ai repris une petite cairn qui est tout aussi agréable que la 1ere. c'est une race joyeuse de vivre, attachante, robuste et affectueuse. Alors n'hésitez pas "prenez en un ou une"

0    0
Par viguerard eliane

C4EST UN CHIEN TRES SOCIAL? QUI AIME ENORMEMENT LES ENFANTS; MAIS IL A UN CARACTERE FORT.JE LE RECOMMANDE AUX FAMILLES QUI ONT DES ENFANTS,MAIS ATTENTION UN GRAND DEFAUT, IL N'AIME PAS RESTER TOUT SEUL A LA MAISON. VOUS L'AIMEREZ TOUT DE SUITE CAR IL EST TRES AFFECTUEUX.

0    0
Par suzy

je trouve que c'est le chien le plus beau du monde

0    0
Par marie