Berger de Brie

Berger de Brie

Nom d'origine : Briard
Pays d'origine : France
Groupe : Chien de berger et de bouvier

Qualités du Berger de Brie

Tempérament du Berger de Brie

Affectueux
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Sociabilité du Berger de Brie

Avec les enfants
Avec les personnes inconnues
Avec les autres chiens
Avec les chats
Avec les rongeurs & oiseaux

Le Berger de Brie au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Santé robuste
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Bave peu
Mange peu
Peu enclin à l'obésité

Caractéristiques du Berger de Brie

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 30 à 40 kg
Poids du mâle
De 30 à 40 kg
Taille de la femelle
De 56 à 64 cm
Taille du mâle
De 62 à 68 cm

Le Berger de Brie : pour qui ?

Avec des enfants
En appartement
Comme premier chien
Pour personne peu disponible
Pour personne sportive
Pour personne âgée
Pour personne allergique
Pour petit budget

Informations sur le Berger de Brie

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreÉducationFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationUsagesPrixHybridesDivers

Genèse

Le Briard est considéré comme une des plus anciennes races de chiens de bergers européens. Si les premières traces écrites qui le mentionnent datent du 12ème siècle, une tapisserie du musée du Louvre (Paris, France) représente deux chiens lui ressemblant beaucoup aux côtés de l’empereur Charlemagne (742-814), et attesterait donc de son existence dès le 8ème siècle.

 

Contrairement à l’opinion d’une partie des historiens, il n’est pas certain qu’il soit originaire de la Brie, une région naturelle située à l’est du bassin parisien. En effet, certains spécialistes pensent que la dénomination « Chien de Brie » serait en fait une altération de « Chien d’Aubry », en référence à Aubry de Montdidier, un chevalier chargé d’acheminer le courrier du roi de France Charles V (1338-1380). Celui-ci possédait un de ces chiens, lequel aurait vengé le meurtre de son maître en tuant son assassin. Cela dit, cet épisode tient plus de la légende que du fait historique.

 

Quoi qu’il en soit, jusqu’au début du 19ème siècle, le Briard faisait partie des chiens de berger de plaine français, ne portait pas de nom bien défini et était apparenté au Berger de Beauce (ou Bauceron). On considérait en effet qu’il s’agissait là de deux variétés d’une même race : l’une à poils courts (le Berger de Beauce), l’autre à poils longs (le Chien de Brie).

 

Ce dernier était très apprécié pour sa polyvalence, et on l’utilisait surtout dans les fermes comme berger ou gardien, parfois même comme chasseur. Très efficace et capable de parcourir facilement de longues distances, il conduisait les troupeaux de pâturage en pâturage ainsi que lors des transhumances, les protégeant contre les loups et les braconniers. Après la Révolution française (1789-1799), les terres furent divisées, les lopins diminuèrent de surface et il eut alors pour mission de veiller à ce que les troupeaux restent dans les limites de leurs pâturages.

 

Le 19ème siècle marqua un tournant décisif pour celui qui allait devenir une race à part entière, le Berger de Brie. En 1809, l’abbé Rozier, ecclésiastique et agronome, publia un Cours complet d’agriculture dans lequel il parlait de ce chien, qu’il appelait Chien de Brie et qu’il différenciait totalement du Berger de Beauce.

 

L’année 1863 fut particulièrement importante. En effet, c’est cette année-là qu’eut lieu à Paris la première exposition canine française : le Briard était de la partie, ce qui contribua à le faire connaître. La même année, le professeur Pierre Mégnin (1828-1905), vétérinaire et entomologiste français qui fut par la suite reconnu comme le précurseur de la cynologie, conclut lui aussi, après s’être penché sur la question, que lui et le Berger de Beauce étaient bien deux races distinctes.

 

Sous son égide, on procéda à des croisements du Chien de Brie avec le Barbet, dans le but d’améliorer son apparence et d’adoucir son caractère. En effet, excessivement protecteur, il se montrait alors volontiers agressif envers l’Homme. C’est via ces croisements que fut mis au point le Briard tel qu’on le connaît aujourd’hui, c’est-à-dire un chien de berger français à poils longs bien distinct du Beauceron et se déclinant lui-même en deux variétés : une à poils laineux et une à poils secs, dits « de chèvre ».

 

En 1896 fut créé le Club Français des Chiens de Berger, dirigé notamment par le professeur Mégnin, et qui devint donc responsable notamment du développement et de la promotion du Berger de Brie. Un premier standard de la race fut publié en 1897, à l’occasion du deuxième concours sur troupeau d’Angerville, non loin de Paris. Il visait notamment à uniformiser ce qui n’était encore qu’une sélection empirique, et distinguait officiellement les deux variétés de pelage.

 

Les sélections se poursuivant, le standard évolua plusieurs fois. En 1925, il fut ainsi décidé d’abandonner le poil laineux au profit du poil de chèvre, qui retenait moins l’eau et la boue. D’autres mises à jour eurent lieu en 1978, 1982 et 2008.

Diffusion dans son pays d'origine

Bien que le Cours complet d’agriculture de l’abbé Rozier paru en 1809 contribua dans une certaine mesure à faire connaître le Berger de Brie, il fallut attendre 1863 pour que le grand public ait réellement l’occasion de le découvrir, à l’occasion de la toute première exposition canine organisée en France. Ce fut d’autant plus le cas qu’une représentante de la race nommée Charmante obtint le prix d’honneur dans la catégorie des chiens de berger. Sa photographie devint le premier document visuel de référence concernant cette race.

 

En 1885, Sans-Gêne, un mâle de 3 ans appartenant au prince de Béarn, fut le premier Berger de Brie à être inscrit au Livre des Origines Français (LOF) géré par la Société Centrale Canine (SCC), qui avait été fondée 4 ans auparavant. Le Berger de Brie n’étant alors pas encore considéré comme une race à part entière, il fut enregistré sous l’appellation Berger Français. Trois ans plus tard, il remporta le premier prix lors de l’exposition canine de Paris.

 

Il contribua donc lui aussi à la reconnaissance du Briard comme race à part entière, ce qui finit par survenir en 1897, avec l’établissement d’un premier standard. Le Club des Amis du Briard fut fondé douze ans plus tard, en 1909 ; comme tout club de race officiel, il a pour mission de perpétuer la race et de favoriser sa diffusion. 

 

Le Berger de Brie fut également mis à l’honneur durant les deux guerres mondiales, car sa polyvalence lui permit alors de se rendre utile à l’armée française de nombreuses manières. Ainsi, il fit office non seulement de sentinelle et de messager, mais servit également pour détecter les mines, ou encore apporter de la nourriture et des munitions aux soldats. Il fut également chien ambulancier : en compagnie des médecins et/ou des infirmiers, il recherchait les soldats blessés et transportait le matériel médical afin que ceux-ci puissent être pris en charge rapidement.

 

Les deux conflits mondiaux eurent des conséquences dramatiques pour de nombreuses races canines européennes. Se trouvant en première ligne, le Berger de Brie fit partie des plus touchées. Beaucoup de ses représentants perdirent la vie, à tel point que la race faillit tout bonnement disparaître, en particulier après la Première Guerre Mondiale.

Diffusion internationale

On ne sait pas vraiment quand et comment le Berger de Brie fut introduit dans les pays limitrophes de la France (Belgique, Suisse…) ou au Canada.

 

Il est avéré en revanche qu’il ne mit les pattes au Royaume-Uni que très tardivement, puisqu’il fallut attendre les années 60.

 

En ce qui concerne les États-Unis, on pense que son introduction remonte à la Guerre d’Indépendance (1775-1783). En 1789, à son retour de France où il avait été ambassadeur, Thomas Jefferson (1743-1826) amena avec lui Bergère, une femelle Briard qui était alors gestante. Le futur Président des États-Unis possédait à ce moment-là un grand troupeau d’ovins, et il est probable qu’il ait choisi cette race en raison de ses qualités de chien de berger.

 

Bergère et sa descendance se révélèrent d’excellents chiens de travail. Dès l’année suivante, Jefferson fit venir un autre Briard depuis la Normandie. Puis, en 1806, son ami le marquis de La Fayette (1757-1834) lui envoya une femelle. En 1809, un autre ami français, Pierre Samuel du Pont de Nemours (1739-1817), lui fit parvenir deux autres spécimens. Enchanté par l’efficacité de ces chiens, Thomas Jefferson essaya de rendre le Briard populaire dans son pays, sans toutefois y parvenir. Il fallut attendre la fin de la Première Guerre mondiale, lorsque des soldats américains rentrèrent au pays avec des Bergers de Brie, pour qu’il commence à être un peu plus connu aux États-Unis. On considère toutefois que Bergère et ses congénères furent à l’origine des lignées américaines de la race.

Reconnaissance par les organismes officiels

Le Berger de Brie fut reconnu au cours du 20ème siècle par tous les principaux organismes cynologiques nationaux et internationaux.

 

Fort logiquement, la France fit figure de précurseur : la Société Centrale Canine (SCC) fut la première instance à reconnaître la race. Elle fut suivie d’assez près par les États-Unis, puisque l’American Kennel Club (AKC) en fit de même en 1928. L’autre organisme de référence du pays, le United Kennel Club (UKC), suivit en 1948.

 

En 1954, ce fut au tour de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) de lui octroyer sa reconnaissance officielle. Celle-ci fut déterminante pour la diffusion internationale du Briard, car la FCI chapeaute les organismes cynologiques officiels de plus d’une centaine de pays – dont ceux de la France (SCC), la Belgique (Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et la Suisse (Société Cynologique Suisse, ou SCS).

 

En revanche, la race n’ayant été introduite que tardivement dans le pays (dans les années 60), elle ne fut reconnue par le Kennel Club britannique qu’en 1971.

 

Par ailleurs, elle est également reconnue bien sûr par le Club Canin Canadien (CCC).

Bien que le Berger de Brie soit connu et présent dans de nombreux pays, on ne peut pas dire pour autant qu’il soit extrêmement populaire.

En France

Avec autour de 300 à 350 chiots inscrits chaque année au Livre des Origines Français (LOF), le Berger de Brie reste bien implanté dans l’Hexagone. Cependant, on est loin des chiffres spectaculaires enregistrés par le passé, et le nombre d’enregistrements est en baisse constante.

 

Il est ainsi revenu au niveau qui était le sien à l’aube des années 70, une décennie qui marqua un tournant dans son histoire. En effet, le nombre de naissances annuelles fut alors multiplié par plus de 10, dépassant les 3000 en 1979, 4000 en 1980 et frôlant les 5000 en 1981.

 

Cette hausse se poursuivit dans les années qui suivirent, jusqu’à atteindre un plafond en 1986, avec plus de 6000 naissances.

 

À partir de 1987, s’amorça une décrue presque aussi spectaculaire que la hausse ne l’avait été. Ainsi, au tournant des années 90, le nombre était déjà repassé sous les 4000, et à tout juste un peu plus de 1000 lorsque le millénaire toucha à sa fin. Il fut encore divisé par deux au cours de la décennie qui suivit, avant une relative stabilisation entre 300 et 350 inscriptions par an dans la seconde moitié des années 2010.

 

Comme d’autres races, le Berger de Brie fit donc l’objet à une époque d’un incroyable engouement populaire, en l’occurrence du fait notamment de son côté « nounours ». Beaucoup de foyers en adoptèrent sans vraiment se renseigner sur ce à quoi s’attendre, notamment en termes d’éducation et d’entretien. Comme toujours, une partie de ces adoptions irréfléchies se soldèrent par des abandons. Une fois que les contraintes associées à la possession d’un tel animal furent un peu mieux connues et le grand public sensibilisé, l’intérêt pour cette race décrut fortement.

En Belgique

Le Berger de Brie est présent en Belgique, mais en nombre assez limité. Ainsi, le club de race local ne recense guère plus d’une dizaine d’élevages dans tout le pays.

En Suisse

Le Berger de Brie est assez bien représenté en Suisse : le club de race dénombre une quinzaine d’éleveurs, et la base de données Amicus recense environ 500 individus dans l’ensemble de la confédération. Ce chiffre tend néanmoins à baisser d’année en année, ce qui signifie que sa popularité auprès des Suisses décline.

Au Canada

Même s’il est reconnu par le Club Canin Canadien (CCC), le Berger de Brie est loin d’être populaire au Canada : on ne compte guère plus d’une poignée d’éleveurs dans tout le pays.

Ailleurs dans le monde

Le Berger de Brie est présent un peu partout dans le monde, comme l’illustre l’existence dans de nombreux pays de clubs de race qui lui sont dédiés, particulièrement en Europe : Allemagne, Autriche, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Suède…

 

Sa présence se fait toutefois discrète, y compris dans des pays situés à proximité immédiate de sa France natale. Par exemple, en Espagne, la Real Sociedad Canina de España (RSCE) enregistre en moyenne moins de 100 naissances par an - et là aussi, la tendance est à la baisse. On constate également une certaine désaffection en Italie, où l’Ente Nazionale della Cinofilia Italiana (ENCI) ne reçoit guère plus de 50 à 100 demandes d’inscriptions chaque année.

 

Au Royaume-Uni, les chiffres sont un peu plus importants, mais ils demeurent modestes : le Kennel Club comptabilise chaque année entre 100 et 150 naissances.

 

Aux États-Unis, malgré une implantation assez ancienne et sa reconnaissance par l’American Kennel Club (AKC) dès 1928, sa population reste très modeste. Ainsi, on compte seulement une dizaine d’éleveurs pour tout le pays, et il se situe autour du 130ème rang (sur environ 200) dans le classement des races établi par l’organisme sur la base du nombre d’enregistrements annuels.

 

En tout cas, le Briard est même parvenu à essaimer très loin de ses terres d’origine : ses qualités de chien de berger expliquent peut-être que l’Australian National Kennel Council (ANKC) recense chaque année près d’une cinquantaine de naissances dans le pays.

Jusqu’à la seconde moitié du 19ème siècle, le Berger de Brie était uniquement sélectionné par les paysans en fonction de ses qualités de travail, et son apparence importait peu. Ce ne fut qu’à partir de 1863 qu’on commença à opérer des sélections ainsi que des croisements avec le Barbet dans le but d’améliorer aussi son apparence.

Taille & poids

Taille du mâle
De 62 à 68 cm
Taille de la femelle
De 56 à 64 cm
Poids du mâle
De 30 à 40 kg
Poids de la femelle
De 30 à 40 kg

Si le poids du Briard semble faire l’unanimité entre les différents organismes cynologiques officiels, on note parfois de légères divergences quant à la taille.

 

Ainsi, le standard du United Kennel Club (UKC) autorise les mâles à être un peu plus petits (58 à 68 cm) que ne le stipule la Fédération Cynologique Internationale (FCI). En revanche, pour ce qui concerne les femelles, il reprend les mêmes valeurs (56 à 64 cm).

 

L’American Kennel Club (AKC) se distingue quant à lui par une plage un peu plus étendue concernant le mâle (entre 61 et 69 cm), et un peu plus restreinte au contraire pour la femelle (entre 58 et 65 cm).

 

Le Club Canin Canadien (CCC) est pour sa part nettement plus proche des positions de la FCI, puisqu’il stipule que les mâles doivent mesurer entre 61 et 68,5 cm, et les femelles entre 56 et 65 cm.

 

Quoi qu’il en soit, le dimorphisme sexuel est marqué chez cette race, les femelles étant plus petites, moins massives et parfois un peu plus longues que les mâles.

 

Par ailleurs, le Berger de Brie atteint sa taille adulte entre 16 et 19 mois. Les femelles terminent généralement leur croissance à 16 mois, mais les mâles de gros gabarit peuvent grandir jusqu’à 19 mois.

Morphologie

Le Berger de Brie est un chien rustique et musclé, légèrement plus long que haut mais bien proportionné. Il possède la force et l’agilité caractéristiques des chiens de berger. Sa démarche est vive et souple, et son allure habituelle est le trot.

 

Le cou est musclé et bien dégagé des épaules. Le dos est droit jusqu’à la croupe, qui est légèrement arrondie et inclinée. La poitrine, large et longue, descend jusqu’aux coudes.

 

Les pattes sont droites, bien musclées et dotées d’une forte ossature. Les pieds sont ronds et forts, avec des doigts serrés et bien cambrés. Les coussinets sont durs, et les ongles toujours noirs. On note la présence de doubles ergots avec ongles sur les postérieurs ; conservés par tradition, ils forment des pouces bien séparés, assez près du pied.

Queue

Entière et portée bas, la queue du Berger de Brie descend au moins jusqu’à la pointe du jarret. Elle est droite et se termine par un léger crochet en forme de J. Quand il est en mouvement, elle peut être portée au plus haut dans le prolongement de la ligne du dessus.

Tête

La tête du Briard est forte, assez longue et couverte de poils longs voilant légèrement les yeux et formant des sourcils, une moustache et une barbe. Le crâne est légèrement arrondi vu de profil, et le stop est marqué.

 

Les oreilles sont attachées haut, non plaquées, plates et couvertes de poils longs. Elles sont naturellement assez courtes et tombantes, mais si elles ont été coupées, elles doivent alors être portées droites. Il convient toutefois de rappeler que, hors raisons de santé, l’otectomie (pratique consistant à couper les oreilles d’un chien) est interdite dans un nombre croissant de territoires, y compris la France, la Belgique, la Suisse et le Québec.

 

Les yeux sont ovales, horizontaux, assez grands et bien ouverts. Ils sont de couleur foncée, mais des teintes légèrement plus claires sont acceptées chez les sujets au pelage dit bleu (c’est-à-dire qui est gris clair de naissance).

 

Le museau est fort et assez large, avec une extrémité plutôt carrée. La truffe est imposante, avec des narines bien ouvertes et de couleur noire. Là aussi, les individus au pelage bleu font exception, puisque leur truffe est bleue ou bleuâtre.

 

Les lèvres se joignent et recouvrent des mâchoires puissantes articulées en ciseaux.

Pelage

Pelage du Berger de Brie

Le pelage du Berger de Brie se compose d’une part d’un poil de couverture ondulé, idéalement long d’environ 12 cm et sec comme le poil de chèvre, et d’autre part d’un sous-poil léger et plus fin.

 

Toutefois, suite aux croisements effectués avec le Barbet dans la seconde moitié du 19ème siècle, certains sujets arboraient plutôt un poil de couverture laineux. Ce dernier cessa d’être reconnu dans la nouvelle version du standard de la race publié en 1925. En effet, comme il retenait beaucoup plus l’humidité et la boue, il favorisait l’apparition de nœuds et rendait l’entretien plus difficile.

Couleurs de robe

Aux yeux de la fédération Cynologique Internationale (FCI) et donc de la centaine d’organismes nationaux qui en sont membres (dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse), la robe du Berger de Brie peut être noire, grise, bleue ou fauve, et toutes les couleurs admises peuvent plus ou moins grisonner.

 

Le fauve peut être légèrement à moyennement charbonné, et dans ce cas le chien présente souvent un masque noir. Le fauve chaud (c’est-à-dire pas trop clair) peut être marqué de sable aux extrémités et sur les parties inclinées du corps.

 

De même, le noir, le gris et le bleu peuvent aussi présenter des parties plus claires.

 

Le standard du Club Canin Canadien (CCC) accepte quant à lui le noir, le fauve soutenu avec ou sans masque noir, le fauve charbonné et le gris, les couleurs unies étant préférées. Lorsqu’il y a deux couleurs ou plus, elles doivent se fondre, sans démarcation entre elles ; dans les robes charbonnées, les charbonnures doivent être entremêlées à la couleur fauve.

 

Certains organismes de référence sont toutefois plus restrictifs. C’est le cas en particulier du Kennel Club britannique (KC), dont le standard n’accepte que trois couleurs : gris ardoise, noir (avec éventuellement des poils blancs éparpillés) et fauve.

 

Quoi qu’il en soit, les couleurs de robe les plus répandues au sein de la population de la race sont le noir, le gris et le fauve.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Berger de Brie doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Établi en 1897, le premier standard du Briard acceptait deux types de pelage : un laineux et un autre semblable au poil de chèvre. Autrement dit, la race se déclinait alors en deux variétés.

 

Ce n’est plus le cas depuis 1925, année où une mise à jour du standard mit fin à la reconnaissance du premier, plus difficile à entretenir.

Proximité avec ses maîtres

L’actrice française Gaby Morlaix (1893-1964) décrivait le Berger de Brie comme « un cœur enveloppé de poils », et l’expression est encore fréquemment utilisée pour parler de cet animal aimant et très loyal, qui a besoin de nombreuses interactions pour être heureux et équilibré.

 

Si on l’adopte comme chien de berger, il s’acquitte de ses missions efficacement et se montre assez indépendant, mais cela ne l’empêche pas d’être proche de son maître. Il aime lui plaire et ressent très bien ses émotions, car il est assez sensible.

 

Si son rôle se cantonne à celui d’animal de compagnie, cet attachement est encore plus prononcé, et la compagnie de ses maîtres lui est indispensable.

 

Dans tous les cas, il est joyeux, plein de vie, très intelligent et adore participer aux activités de la famille. Son instinct de berger étant très développé, il arrive qu’il considère ses humains comme son troupeau, et il peut alors donner des coups de coude, pousser ou aboyer. Cependant, ce comportement ne dépasse jamais certaines limites et n’est pas vraiment dangereux.

Capacité à supporter la solitude

Bien que certains sujets se montrent assez indépendants, le Briard n’aime généralement pas la solitude et peut facilement souffrir d’anxiété de séparation s’il reste trop longtemps loin de ses maîtres. Celle-ci peut engendrer un mal-être profond et des troubles du comportement comme des crises d’angoisse, des comportements destructeurs, des aboiements intempestifs, voire parfois des actes d’auto-mutilation.

 

S’il est utilisé comme chien de travail, le problème ne risque pas vraiment de se poser : étant en compagnie de son troupeau, il a peu de chances de se sentir seul.

 

En revanche, s’il joue simplement le rôle d’animal de compagnie, il ne convient pas à des maîtres souvent absents, à moins de partager son foyer avec un autre animal et que les deux s’entendent bien.

Entente avec les enfants

Le Berger de Brie noue des liens très forts avec les enfants de la famille, y compris les plus jeunes. Il fait preuve de beaucoup de douceur et de patience à leur égard. En outre, même si ce n’est pas le chien le plus joueur du monde, il est généralement ravi de partager leurs jeux.

 

Il se montre aussi très protecteur envers eux, à tel point qu’il peut prendre leur défense s’ils se font réprimander, voire même réagir vivement à d’éventuels châtiments corporels. Il n’est pas agressif et n’irait pas jusqu’à se retourner contre son propriétaire, mais il peut exprimer son désaccord en se plaçant par exemple devant les enfants et en se mettant à aboyer ou grogner.

 

En général, il s’entend également bien avec les enfants extérieurs au foyer, à partir du moment où il est habitué à leur présence. Cependant, mieux vaut éviter les jeux de contact quand il est dans les parages, car il pourrait les prendre à tort comme des agressions envers le petit de la famille.

 

Par ailleurs, une certaine vigilance est de mise en ce qui concerne les tout-petits, qu’ils fassent partie de la famille ou qu’il s’agisse de simples visiteurs. Énergique et imposant, il peut facilement les bousculer voire les renverser involontairement, ou réagir de manière un peu trop brusque s’il est malmené. Il ne faut pas perdre de vue que les jeunes enfants ne se rendent pas toujours compte que leurs manipulations (tirer les oreilles ou la queue, donner des coups dans le museau ou les yeux…) peuvent faire mal à l’animal ou l’exaspérer, au point qu’il réagisse violemment.

 

Pour éviter les accidents, il ne faut jamais laisser un enfant en bas âge et un chien seuls ensemble, et apprendre dès que possible aux plus jeunes comment se comporter avec un chien et le respecter.

Entente avec les personnes inconnues

Le Berger de Brie peut de prime abord se montrer méfiant envers les inconnus, ce qui en fait d’ailleurs un bon chien de garde. Toutefois, c’est un chien équilibré, qui n’est ni agressif ni peureux : dès lors qu’il a été bien socialisé et qu’il constate qu’elles ne représentent aucune menace, il accepte sans problème les personnes qu’il ne connaît pas.

Instinct protecteur

Loyal, vigilant et courageux comme tout chien de berger digne de ce nom, le Briard est un très bon gardien. Il faut dire qu’il est habitué depuis des siècles à garder non seulement le troupeau, mais aussi la ferme et ses occupants. Ainsi, il se montre très protecteur des siens (en particulier les enfants) et de la maison, qu’il considère comme son territoire.

 

Pour autant, son intelligence lui permet de faire la part des choses entre une situation ou une personne réellement dangereuse et une autre qui ne l’est pas. Par conséquent, sa méfiance naturelle disparaît dès que son maître lui fait comprendre qu’il n’y a aucun danger.

Tempérament dominant

Le Berger de Brie n’est pas particulièrement dominant. Dès lors qu’il a été correctement socialisé et a reçu une éducation cohérente dans laquelle la place du maître est bien définie, c’est un chien calme et détendu, plutôt facile à vivre. À partir du moment où sa position dans la hiérarchie familiale est bien définie, il n’est pas du genre à la remettre régulièrement en cause et tenter de prendre le dessus.

Obéissance

Comme tous les chiens intelligents, le Briard peut se montrer têtu lors de son éducation. Néanmoins, dès lors que cette dernière est menée correctement, que les choses sont claires quant au fait que ce n’est pas lui qui décide et que les règles bien établies, c’est un chien obéissant et qui aime faire plaisir à son maître.

Maturité psychologique

Le Berger de Brie peut mettre un certain temps à cesser de se comporter comme un chiot, puisqu’il n’atteint sa maturité psychologique qu’entre un et deux ans. Or, à l’âge d’un an, il pèse déjà autour d’une trentaine de kilos. Il faut donc parfois cohabiter pendant plusieurs mois avec un « chiot » qui a presque déjà sa taille adulte, ce qui peut être déroutant.

 

Le fait qu’il ne devienne adulte dans sa tête qu’assez tardivement implique également qu’un certain temps peut être nécessaire pour que les règles soient définitivement acquises, et donc que son éducation peut prendre un temps assez long.

Besoin d'exercice

Le Berger de Brie est un chien actif et énergique. Le chiot doit être ménagé en raison de la fragilité de ses os et de ses articulations lorsqu’il est en pleine croissance, mais l’adulte a besoin de beaucoup d’exercice physique.

 

Pour qu’il soit bien dans ses pattes et dans sa tête, il doit être en mesure de se dépenser environ deux heures par jour. Comme il trotte plus souvent qu’il ne marche, il n’a aucun mal à accompagner un maître sportif dans ses activités, et est même plus qu’heureux de le faire.

 

Il est essentiel en tout cas que son besoin d’exercice soit satisfait. À défaut, il risque fort de sombrer dans la dépression et/ou de développer divers troubles du comportement : destruction, agressivité, aboiements intempestifs, creusage compulsif…

Activités recommandées

Le Berger de Brie participe généralement avec enthousiasme à toutes les activités physiques qu’on lui propose.

 

Il apprécie par exemple de trotter ou courir aux côtés de son maître pendant que celui-ci fait son jogging, du vélo ou de la trottinette. De longues randonnées ne sont pas non plus pour lui faire peur, au contraire. Et si en plus elles offrent l’opportunité de faire trempette, c’est encore mieux, car il aime nager.

 

Il fait aussi un candidat de choix pour la pratique de nombreux sports canins, qu’il s’agisse de disciplines essentiellement physiques (comme le flyball, le cani-cross, le cani-VTT…) ou d’autres qui mettent l’accent sur la stimulation mentale, tels l’obéissance et l’agility. En effet, comme tous les chiens de travail, il a aussi besoin d’exercer son intelligence pour être parfaitement équilibré.

 

Plus largement, il faut garder à l’esprit que le Briard est une race de chien très polyvalente, qui est d’ailleurs utilisée dans toutes sortes de domaines. Il est donc tout à fait possible par exemple de lui faire pratiquer le pistage, la recherche utilitaire, le sauvetage dans les décombres…

 

Enfin, s’il est utilisé comme chien de berger, on peut envisager de l’inscrire aux concours qui sont régulièrement organisés, notamment par le club de race. Il adore les épreuves sur troupeau, qui sont pour lui l’occasion idéale d’exercer à la fois son corps et son mental.

Capacité de travail

Bien qu’il puisse être adopté comme animal de compagnie, le Berger de Brie est fondamentalement un chien de travail. Il n’aime rien tant que d’avoir une mission à accomplir, et s’en acquitte avec vigilance, courage, détermination et persévérance.

 

Il faut dire que ces qualités ont été développées par le jeu des sélections tout au long de ses nombreux siècles d’existence, tout comme d’ailleurs sa polyvalence, qui le rend capable de se montrer utile de bien des manières différentes.

Risque de fugue

Comme il aime explorer et est doté d’un instinct de chasse assez fort, le Berger de Brie peut facilement prendre la poudre d’escampette s’il évolue dans un espace qui n’est pas parfaitement clos. Une clôture en parfait état est donc indispensable pour retenir ce grand aventurier. S’il repère une brèche, même petite, il est capable d’utiliser son gabarit imposant pour l’agrandir et se sauver. 

 

Le risque de fugue est encore plus grand au cours des promenades en liberté. En effet, tant l’envie d’explorer le vaste monde que la piste – ou la vue – d’une petite proie potentielle peuvent le conduire alors à fausser compagnie à son maître. Il est donc impératif de lui apprendre très tôt à revenir dès qu’on l’appelle, et de le tenir en laisse tant que cela n’est pas acquis. Une autre option intéressante peut consister à l’équiper d’un collier connecté, afin qu’il puisse évoluer librement tout en étant localisable à tout moment.

 

Cela dit, le risque de fugue existe seulement pour un individu cantonné au rôle d’animal de compagnie : quand il est utilisé comme chien de travail et a une mission à effectuer, rien ne le détourne de cette dernière.

Niveau sonore

Le Berger de Brie est susceptible d’aboyer assez fréquemment. En particulier, son instinct protecteur peut l’amener à donner de la voix chaque fois qu’il souhaite signaler la présence d’une personne inconnue ; cela peut vite être gênant tant pour ses maîtres que pour le voisinage s’il vit dans une zone où il y a beaucoup de passage.

 

C’est pourquoi il est indispensable de lui apprendre rapidement, dès son plus jeune âge, à cesser d’aboyer sitôt que son maître lui en donne l’ordre.

 

Ceci dit, même avec la meilleure éducation, un chien est un chien, et les aboiements sont pour lui la façon « normale » de communiquer. On peut espérer réduire ces nuisances sonores, mais pas les éliminer totalement.

Adaptation au changement

Comme tous les chiens, le Berger de Brie apprécie une certaine routine. Cependant, dès lors qu’il a été bien éduqué et se sent en confiance avec ses maîtres, il est plutôt souple et s’adapte facilement aux modifications de son quotidien. Par exemple, il suit sans problème sa famille en vacances, et s’accommode sans trop de peine d’un déménagement.

 

Malgré son profond attachement envers les siens, il peut même accepter un changement de maître, à condition que son nouveau propriétaire se montre juste, affectueux, et l’implique dans la vie de la famille.

Entente avec les autres chiens

Le Berger de Brie s’entend généralement bien avec les éventuels autres chiens du foyer, surtout s’il y fait son entrée après eux ou en même temps, et est donc habitué depuis tout petit à leur présence. Dans le cas où ses maîtres adoptent un chiot, son instinct protecteur le pousse davantage à le considérer comme un membre de son troupeau (et donc à le protéger) que comme une menace. Il n’y a normalement pas de problème non plus une fois le petit devenu adulte, puisqu’il le considère naturellement comme faisant partie de sa famille.

 

La présence d’un autre chien au sein du foyer peut d’ailleurs être une bonne manière de l’aider à mieux supporter d’être séparé de ses maîtres, si ces derniers doivent s’absenter régulièrement pendant une assez longue durée (par exemple pour aller travailler).

 

Quant à son attitude envers les congénères qu’il est amené à croiser au cours des promenades, tout dépend de la qualité de la socialisation dont il a bénéficié petit. Tout chien doit être socialisé dès son plus jeune âge, car cela lui permet d’assimiler les codes sociaux de son espèce et d’être équilibré ; c’est particulièrement indispensable pour le Briard, afin d’éviter que son instinct très protecteur et sa méfiance naturelle envers ceux qu’il ne connaît pas (humains ou congénères) ne se transforme sen agressivité.

Entente avec les chats

Faire vivre un Briard avec un chat ne pose pas de problème s’ils se fréquentent dès leur plus jeune âge.

 

Dans le cas où un chaton arrive un beau jour dans son foyer, il est plus que probable qu’il le considère comme faisant partie de son troupeau, et donc se montre protecteur à son égard. En revanche, l’adoption d’un chat déjà adulte peut se révéler plus problématique : dans la mesure où il est très protecteur et où son instinct de chasse est assez développé, il est possible qu’il le considère soit comme un intrus, soit comme une proie. Les faire vivre ensemble en harmonie n’est pas pour autant impossible, mais il faut alors procéder de manière progressive et faire montre de beaucoup de vigilance au début, en surveillant attentivement leurs interactions.

 

En tout cas, dès lors que la cohabitation se passe bien, permettre au Briard de partager son foyer avec un chat est un bon moyen de réduire le risque qu’il souffre de solitude lors des absences de ses maîtres.

 

Quant à ses relations avec les chats qui lui sont inconnus, ses réactions peuvent être très variables. Dès lors qu’il est bien socialisé, il ne se montre pas forcément agressif à leur encontre, mais il est néanmoins probable qu’il considère comme des intrus ceux qui viendraient à s’aventurer sur son territoire et les en chasse vertement. Il peut aussi voir en eux des proies potentielles, et cela vaut aussi pour ceux qu’il serait amené à croiser au gré de ses pérégrinations.

Entente avec les autres espèces

Le Berger de Brie a un instinct de chasse assez développé, et jadis il était d’ailleurs parfois utilisé comme chasseur. Même avec une socialisation adéquate et une cohabitation instituée très tôt, il serait hasardeux de vouloir lui faire partager son foyer avec un rongeur ou un oiseau, tant il risquerait un jour de le considérer comme une proie potentielle.

 

Quant à ceux qu’il est susceptible de croiser à l’extérieur, par exemple au cours de ses promenades par exemple, il est tout à fait possible qu’il se mette en tête de les pourchasser. On comprend mieux dès lors l’importance de lui apprendre très tôt le rappel, surtout que son gabarit fait qu’il peut être assez difficile à retenir.

Facilité à éduquer

Le Berger de Brie n’est pas le chien le plus difficile à éduquer. Pour autant, son intelligence et les siècles passés à devoir prendre des décisions par lui-même pour s’occuper des troupeaux dont il a la charge expliquent qu’il peut avoir un caractère assez fort et se montrer têtu au cours de son éducation.

 

Si on ajoute à cela sa méfiance naturelle, son gabarit une fois adulte et le fait qu’il atteint sa maturité psychologique relativement tard, on comprend aisément qu’il n’est pas le meilleur choix pour un primo-adoptant.

 

Son éducation nécessite de faire preuve à la fois de fermeté et de patience, et doit commencer dès son arrivée dans le foyer. En effet, même s’il a a beaucoup de mémoire et comprend vite ce qu’on attend de lui, sa propension à ne pas suivre les ordres voire à les contester fait qu’il est important que le maître s’impose dès le départ.

 

Une fois qu’on a gagné son respect et qu’il a compris qui décide, le Briard est un chien plutôt facile à éduquer et obéissant, d’autant qu’il a à cœur de plaire à ses maîtres. En cas de difficultés, si on est novice ou si on est face à un sujet particulièrement têtu et/ou contestataire, il peut être judicieux d’avoir recours un éducateur canin professionnel.

 

En tout état de cause, il est primordial de partir sur des bases saines : l’éducation d’un chien détermine la qualité des relations et de la cohabitation avec lui tout au long de sa vie, donc il ne faut pas ménager ses efforts en la matière, ni hésiter à se faire aider en cas de besoin.

Méthode d'éducation

Seule une méthode d’éducation positive porte ses fruits avec ce chien têtu mais sensible qu’est le Briard. Toute punition sévère et injustifiée à ses yeux peut s’avérer contre-productive, en entraînant des blocages voire une perte de confiance envers son maître.

 

Le renforcement positif, au contraire, l’amène doucement à comprendre que lorsqu’il agit selon la volonté de son maître, il lui fait plaisir et obtient sa reconnaissance – une chose importante pour lui. Il faut donc ignorer les mauvais comportements et récompenser au contraire les bons, que ce soit par des friandises ou tout simplement par des caresses et des encouragements prononcés d’une voix douce.

 

En revanche, pour éviter qu’il s’ennuie et décide de n’en faire qu’à sa tête, mieux vaut éviter les séances d’éducation longues et répétitives. Des sessions courtes et variées qui sollicitent son intelligence ont toutes les chances d’être bien plus efficaces.

Socialisation

Quelle que soit sa race, la socialisation est une étape fondamentale chez le chiot, car elle détermine son équilibre futur et évite maints problèmes comportementaux et psychologiques tout au long de sa vie.

 

C’est d’autant plus vrai pour un animal naturellement méfiant et très protecteur comme le Berger de Brie : une socialisation insuffisante risquerait d’en faire un compagnon peureux, incapable de gérer des situations ou des personnes nouvelles, et potentiellement agressif (voire dangereux, vu son gabarit).

 

Un éleveur sérieux a bien en tête tout cela, et sait que les trois premiers mois sont déterminants : il a donc à cœur de socialiser au mieux les chiots qu’il propose à l’adoption. Toutefois, mais pour le bien-être de l’animal que pour celui de ses maîtres, ce travail doit absolument être poursuivi dès l’arrivée du petit dans la famille.

 

Pour cela, il faut l’habituer à rencontrer tous types d’êtres d’humains, de représentants d’autres espèces ainsi que de congénères, afin qu’il intègre les codes sociaux et les moyens de communication de son espèce. Il est tout aussi important de l’emmener dans toutes sortes d’endroits, de l’exposer régulièrement à de nouvelles situations ainsi qu’à des stimuli variés (odeurs, bruits, animation…) : il apprendra ainsi progressivement à ne pas se mettre dans tous ses états quand il est confronté à l’inconnu.

Apprentissage des règles

Éduquer un Berger de Brie – ou tout autre chien, d’ailleurs – implique de fixer et de faire respecter les règles dès son arrivée dans le foyer. C’est encore plus vrai s’il s’agit d’un chiot, qui peut avoir l’inconvénient d’être plus têtu mais présente l’avantage d’être plus malléable. Il ne faut pas lui laisser prendre de mauvaises habitudes, car ce qui est attendrissant chez une petite boule de poils (et qu’on est donc enclin à pardonner) peut devenir nettement plus problématique une fois que l’intéressé a atteint sa taille adulte – surtout quand on sait le gabarit de ce chien !

 

Pour parvenir à ses fins, il est très important que l’éducation soit cohérente, c’est-à-dire que tous les membres de la famille agissent de la même façon. Par exemple, si le canapé est interdit, il doit l’être tout le temps et sans exception : tous les membres du foyer doivent se montrer stricts sur la question.

 

Cela suppose que chacun comprenne pourquoi on impose telle ou telle règle au chien, et en particulier les enfants, qui peuvent avoir tendance à les contourner ou être trop permissifs, sans penser à mal. Il faut prendre le temps de leur expliquer que les règles ne sont pas là pour punir l’animal, mais pour que la cohabitation se passe bien, dans le respect mutuel.

 

En tout état de cause, il en va d’un chien comme d’un enfant : le laxisme n’est pas un cadeau à lui faire. En effet, pour être épanoui et bien dans sa tête, il a besoin de hiérarchie et d’évoluer dans un cadre clair qui définit ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

Choses à apprendre en priorité

Pour le bien de tous, il est important que le Berger de Brie intègre très vite certaines choses.

 

C’est le cas en premier lieu du respect du maître et du fait qu’il faut lui obéir. Celui-ci doit donc être capable de s’imposer avec fermeté mais aussi avec douceur, sans jamais avoir recours à la force, la violence ou la contrainte.

 

Apprendre le rappel à son chien fait aussi partie des priorités avec cet aventurier facilement fugueur, et il l’assimile en général assez vite.

 

Il faut aussi l’habituer progressivement mais rapidement à être seul sans pour autant se sentir abandonné. En effet, comme il est très affectueux, attaché à ses maîtres et n’aime pas la solitude, le Briard peut facilement souffrir d’anxiété de séparation.

 

Par ailleurs, tant pour le bien-être de ses propriétaires que pour que ceux-ci puissent conserver de bonnes relations de voisinage, il doit également apprendre à ne pas aboyer en excès, ou du moins à cesser net dès qu’on le lui demande.

 

Enfin, compte tenu de la taille que ce chien atteint à l’âge adulte, il est également important de l’habituer dès son plus jeune âge à être manipulé, afin d’éviter tout problème lors de futures visites chez le toiletteur ou le vétérinaire.

En appartement ?

Malgré sa taille, le Berger de Brie peut s’accommoder d’une vie en appartement à partir du moment où il a accès quotidiennement à un grand espace où il peut s’ébattre et se dépenser à son aise. Des promenades à travers la ville sont bénéfiques pendant la phase de socialisation, car elles lui permettent d’être confronté à beaucoup de personnes et de situations différentes, ainsi qu’à des stimuli variés, mais en aucun cas elles ne sauraient suffire aux besoins d’activité physique d’un adulte.

 

La vie en ville n’est possible pour lui que s’il a accès quotidiennement à un parc ou à une forêt proche qui lui permette de se dépenser pleinement, ou s’il pratique par ailleurs un sport canin en compagnie de son maître (agility, cani-cross, cani-VTT, flyball…).

Dans le jardin ?

Un Berger de Brie dans le jardin ?

Un Berger de Brie qui est en charge d’un troupeau n’a aucun problème à rester dehors des journées entières en compagnie de celui-ci, et ce par tous les temps.

 

En revanche, la place d’un individu occupant simplement le rôle d’animal de compagnie est au cœur du foyer, car pour être bien dans sa tête, il doit être intégré à sa famille et interagir constamment avec elle. Même s’il apprécie toujours de pouvoir accéder librement à un grand jardin voire bénéficie de la présence d’un congénère, il ne saurait être laissé en extérieur des heures durant, séparé des siens.

 

Par ailleurs, sa propension à la fugue ne saurait justifier de l’attacher ou de l’enfermer dans un chenil, sous peine qu’il devienne très malheureux voire développe différents troubles du comportement : aboiements intempestifs, agressivité… La seule bonne chose à faire est d’investir dans une clôture solide et de vérifier régulièrement son état.

 

En revanche, que les amateurs de jardin impeccable soient avertis : le Berger de Brie aime creuser des trous. Il n’est toutefois pas impossible d’avoir à la fois un beau jardin et un chien heureux : il suffit de délimiter un espace qui lui est réservé, et lui apprendre que c’est seulement là qu’il peut s’en donner à cœur joie.

Comme premier chien ?

En raison de l’entretien conséquent qu’il exige, de son gabarit à l’âge adulte, mais aussi et surtout de sa propension à être têtu et décider de manière indépendante ce qu’il convient de faire, le Berger de Brie n’est pas recommandé pour un maître novice.

 

Cela dit, il ne faut pas non plus considérer son éducation comme une difficulté insurmontable, même si les premières semaines sont assurément décisives. Pour peu qu’on se soit bien documenté, qu’on n’ait pas peur d’être ferme voire qu’on fasse appel à l’aide d’un éducateur canin pendant cette phase critique, on parvient à établir les bonnes bases, et la suite s’avère alors assez facile. En effet, à partir du moment où il respecte son maître, le Briard se montre plutôt coopératif et n’est pas du genre à lui en faire voir de toutes les couleurs.

 

Dans le cas contraire, il risque de n’en faire qu’à sa tête et de mener son monde à la baguette. Compte tenu de sa taille et de sa force, ce serait vite ingérable, voire dangereux.

Pour une personne peu disponible ?

Le Berger de Brie a besoin de beaucoup d’exercice, l’entretien de son pelage doit être quotidien ou presque, et son éducation demande de la constance sur une assez longue durée, car sa maturité psychologique est assez tardive (entre 1 et 2 ans). C’est donc un chien qui a besoin qu’on lui consacre un temps important.

 

De plus, s’il est cantonné au rôle d’animal de compagnie, il n’aime pas rester seul et souffre facilement d’anxiété de séparation.

 

Pour toutes ces raisons, il n’est pas du tout adapté à une personne peu disponible, même si la question de la solitude lors des absences de ses maîtres se pose moins lorsqu’il partage son foyer avec un autre animal.

Pour une personne sportive ?

Le Berger de Brie est un chien très actif et très énergique, qui en outre a l’habitude de se déplacer au trot. De ce fait, il convient parfaitement à une personne sportive. C’est même un compagnon idéal pour qui souhaite faire du vélo avec son chien, courir avec lui, l’emmener en randonnée voire participer à des compétitions de sports canins comme le cani-cross ou le cani-VTT.

 

C’est d’autant plus vrai qu’il adore passer du temps avec son maître et interagir avec lui. Partager des activités sportives avec lui permet donc non seulement de le combler du point de vue de ses besoins physiques, mais aussi de renforcer la relation de complicité qu’on entretient avec lui.

Pour une personne âgée ?

En raison de ses besoins importants en termes d’activité et d’entretien, de son gabarit et de sa propension à ne pas forcément être très coopératif au tout début, le Berger de Brie n’est pas adapté pour une personne âgée – pas plus d’ailleurs que pour une personne plus jeune mais sédentaire.

 

En revanche, il peut convenir à de jeunes retraités très actifs, prêts à partager plein d’activités de plein air avec lui et ayant déjà une expérience avec les chiens.

Pour une personne allergique ?

Dès lors qu’il est brossé quotidiennement, le Berger de Brie ne perd que modérément ses poils, tant lors de ses mues bisannuelles que le reste de l’année.

 

Cependant, il faut savoir que les allergènes ne se trouvent pas que dans le pelage, mais aussi dans la salive et dans l’urine. En tout état de cause, il n’est pas considéré comme faisant partie des races les plus hypoallergéniques.

 

Une personne souffrant d’allergie mais qui souhaiterait quand même opter pour un Briard ne saurait se dispenser de passer pour commencer quelques heures avec l’individu qu’elle envisage d’adopter, afin de voir s’il y a comptabilité ou non.

Pour un petit budget ?

Le Berger de Brie n’est pas un chien économique, et n’est donc pas recommandé pour une personne au budget serré.

 

En effet, au-delà du fait son prix d’achat est assez important, son gabarit implique que son alimentation représente tout au long de sa vie un budget non négligeable.

 

En outre, même avec un entretien quotidien de qualité, il est difficile d’éviter des passages réguliers chez un toiletteur professionnel.

 

Quant à sa santé, le fait qu’il soit globalement robuste ne doit pas faire oublier que les prix des vaccins comme des traitements antiparasitaires (ainsi que des médicaments en cas de problème) sont fonction du poids de l’animal. De ce point de vue aussi, un grand chien coûte plus cher qu’un petit.

 

Il ne faut d’ailleurs pas oublier que même un compagnon très robuste peut tomber gravement malade ou subir un accident, et les soins peuvent alors s’avérer très coûteux. Quelle que soit sa race, il peut donc être judicieux de souscrire une assurance santé pour son chien, afin d’éviter en cas de problème de se trouver dans une situation financière critique, voire inextricable.

Espérance de vie

Espérance de vie
13 ans

Le Berger de Brie est un animal rustique et robuste qui jouit généralement d’une bonne santé. Son espérance de vie se situe entre 10 et 12 ans, ce qui le place dans la moyenne supérieure des autres races de chien géantes.

Résistance au froid et à la chaleur

Résistance du Berger de Brie au froid et à la chaleur

Habitué depuis des siècles à vivre au dehors auprès des troupeaux dont il a la charge, doté d’un sous-poil et d’un poil de couverture abondant qui ne retient pas l’humidité, le Berger de Brie préfère le froid et les intempéries aux fortes chaleurs.

 

Il peut d’ailleurs parfaitement vivre en montagne, y compris pour y garder des bêtes en extérieur.

Maladies

Bien que le Berger de Brie jouisse dans l’ensemble d’une santé solide, il est comme tout chien davantage exposé à certains problèmes. En l’occurrence, il s’agit de :

 

  • la dysplasie de la hanche, un problème articulaire courant chez les grandes races. Elle est due à un mauvais emboîtement de la tête du fémur dans l’articulation, est souvent bilatérale et peut être favorisée par une prédisposition héréditaire. Les symptômes sont des douleurs, des boiteries, des difficultés à bouger, et une apparition d’arthrose au bout de quelques années. Si elle est diagnostiquée très tôt, une intervention chirurgicale permet d’obtenir d’excellents résultats. À défaut, on peut dans certains cas moins atténuer les symptômes avec des traitements médicamenteux ou chirurgicaux ;

 

  • la panostéite éosinophilique (ou énostose), une atteinte de la moelle osseuse qui affecte souvent les os longs des pattes pendant la phase de croissance. Les membres antérieurs sont quatre fois plus touchés que les postérieurs. Assez rare, elle aussi affecte surtout les grandes races, et les mâles sont quatre fois plus touchés que les femelles. Même si rien n’a été démontré, on pense qu’elle pourrait être héréditaire, ou bien causée par une alimentation trop riche. Les symptômes sont un abattement, de la fièvre, des douleurs modérées à fortes, une boiterie – voire carrément une incapacité à se lever. En outre l’énostose est souvent associée à d’autres maladies articulaires durables, comme la dysplasie du coude. Toutefois, à la différence de cette dernière, elle est auto-limitante : on constate en effet une rémission spontanée entre l’âge de 12 à 18 mois, sans séquelles à long terme. En attendant, des anti-inflammatoires et la mise au repos du chien permettent d’atténuer les douleurs ;

 

  • la dilatation-torsion de l’estomac, également plus fréquente chez les chiens de grande taille. Elle correspond au fait que l’estomac gonfle et se tord sur lui-même, gênant la circulation sanguine et l’évacuation des gaz. Sans une prise en charge rapide par un vétérinaire, l’issue est fatale ;

 

  • le lymphosarcome, qui est le type de cancer le plus courant chez les chiens. Cette tumeur maligne et souvent très agressive s’attaque au système lymphatique, un ensemble de vaisseaux transportant la lymphe, un liquide qui aide le corps à lutter contre les infections. La tumeur peut toucher tous les organes, mais aussi prendre une forme cutanée. Elle est encore assez méconnue, au point qu’on ne sait pas s’il existe des prédispositions héréditaires ou si ses causes sont environnementales. Les symptômes sont très variables selon l’organe atteint : gros ganglions dans le cou, jaunisse (foie), vomissements et perte d’appétit (intestin), etc. Selon la forme du cancer, le traitement peut être chirurgical ou consistant en l’administration orale ou intraveineuse de produits anticancéreux (chimiothérapie). Si la maladie est décelée à un stade précoce, on peut espérer une rémission – mais très rarement une guérison complète – au bout de 6 à 12 mois de traitement ;

 

  • l’ectopie urétérale (ou uretère ectopique) est due à une malformation urinaire qui touche surtout les femelles à la naissance. Chez les sujets atteints, un des deux uretères (canaux qui transportent l’urine) s’abouche au mauvais endroit de la vessie : dans l’urètre chez les mâles, dans le vagin ou l’utérus chez les femelles. Il arrive également que les deux uretères soient concernés. Cette pathologie est souvent associée à d’autres malformations du système urinaire. Ses symptômes sont de fréquentes infections urinaires ainsi que diverses formes d’incontinence : goutte-à-goutte, perte d’urine intermittente, en cas de stress ou encore en position couchée. Cette maladie peut être totalement soignée via une intervention chirurgicale, mais les chiens de plus de 20 kg ont moins de chances de guérir. Si la chirurgie ne suffit pas, ou pour les individus non opérables, il existe des traitements médicamenteux pour traiter les infections urinaires et limiter les signes d’incontinence. Si le problème est diagnostiqué de façon précoce, on peut envisager des traitements moins invasifs que la chirurgie, comme l’ablation au laser.

 

  • la maladie de Von Willebrand, un trouble de la coagulation sanguine à caractère héréditaire. Les symptômes sont la présence de sang dans les urines et les selles, des saignements abondants en cas de blessure et des saignements spontanés au niveau du museau (truffe, gencives…). Cette maladie n’est pas guérissable, mais il existe des traitements qui atténuent les symptômes ;

 

  • l’hypothyroïdie, un trouble courant chez la gent canine et qui correspond à un dérèglement hormonal sans caractère héréditaire, dû au fait que la glande thyroïde ne produit pas assez d’hormones. Cela entraîne une perturbation du métabolisme, qui peut se manifester de diverses manières : prise de poids, fatigue intense, poil terne, fréquence cardiaque basse, problèmes respiratoires, sensibilité plus grande au froid… Les symptômes peuvent disparaître grâce à des traitements hormonaux, mais ceux-ci doivent être pris à vie ;

 

  • l’APR-CSNB (Atrophie Progressive Rétinienne – Congenital Stationary Night Blindness), une maladie oculaire héréditaire qui se traduit par une dégénérescence de la rétine. Celle-ci entraîne une perte progressive de la vision nocturne, du fait de la dégradation des photorécepteurs rétiniens qui permettent la vision à faible luminosité. En revanche, la vision de jour reste intacte. Non guérissable, cette affection est souvent bilatérale, c’est-à-dire que les deux yeux sont atteints ;

 

  • l’atrophie centrale de la rétine (ou dystrophie de l’épithélium pigmentaire de la rétine), une autre forme non guérissable de dégénérescence rétinienne à caractère héréditaire, qui atteint généralement les chiens âgés de 18 mois à 5 ans. Des sortes de taches apparaissent alors sur la rétine et font peu à peu baisser la vision, parfois jusqu’à la cécité complète ;

 

  • les infections de l’oreille, et particulièrement les otites externes, dont l’apparition est favorisée par la forme tombante de ses oreilles. En effet, elle implique que ces dernières retiennent facilement les saletés et l’humidité.

Risque d'obésité

Dès lors qu’il est en bonne santé et suffisamment en mesure de se dépenser, le Berger de Brie n’est pas prédisposé à l’embonpoint. Pour autant, le risque n’est jamais totalement absent, en particulier chez un individu un peu gourmand et/ou qui a été stérilisé.

 

Il est donc recommandé de suivre régulièrement l’évolution du poids de son chien en le pesant tous les mois.

 

En cas de prise de poids qui se confirme voire s’aggrave sur plusieurs mesures d’affilée, il faut prendre rapidement rendez-vous chez le vétérinaire. En effet, lui seul est en mesure de déterminer les causes de ce phénomène, qui peuvent être d’ordre médical (maladie, réaction à un traitement…) ou alimentaire (nourriture trop riche ou trop abondante par rapport à ses besoins).  

 

Quoi qu’il en soit, il faut réagir rapidement, afin d’éviter d’entrer dans un cercle vicieux : un chien qui prend du poids devient moins actif, ce qui a toutes les chances d’aggraver les choses. L’obésité pouvant entraîner toutes sortes de problèmes de santé ou aggraver des problèmes déjà existants, il ne faut pas la prendre à la légère.

Causes de mortalité

Dans une étude de 2004 réalisée conjointement par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, la principale cause de mortalité chez le Berger de Brie est le cancer, puisqu’il représentait 38% des 71 décès étudiés. Très loin derrière suivent la vieillesse (8,5% des cas) et les maladies cardiaques (7%).

Adoption en bonne santé

Le Berger de Brie a beau jouir généralement d’une bonne santé, force est de constater que nombre des affections auxquelles il est particulièrement enclin sont héréditaires, ou peuvent être favorisées par une cause héréditaire.

 

Par conséquent, il est important de s’adresser à un éleveur de sérieux quand on songe à adopter un représentant de cette race. En effet, un tel professionnel connaît parfaitement ces problématiques, et veille donc à réduire le risque de transmission de maladies héréditaires en effectuant systématiquement des tests génétiques sur les reproducteurs envisagés (par exemple pour l’atrophie progressive rétinienne avec cécité nocturne, ou APR-CSNB).

 

Il est aussi attentif au risque de dysplasie de la hanche et exclut de la reproduction les individus touchés par ce problème, là aussi afin de diminuer la probabilité que les petits le soient également.

 

En plus des résultats des différents examens effectués sur les parents ou sur le chiot, l’éleveur doit être en mesure de fournir un certificat de bonne santé délivré par un vétérinaire ainsi que le détail des traitements et des vaccins administrés, consigné dans le carnet de santé ou de vaccination de l’animal.

 

En outre, un professionnel sérieux prend grand soin des petits et n’a de cesse de s’assurer qu’ils sont en bonne santé, en les faisant suivre de près par un vétérinaire.

Fragilité en période de croissance

Les articulations et les os d’un chiot sont fragiles tout au long de sa période de croissance. Ceci vaut pour toute race, mais c’est d’autant plus crucial pour le Berger de Brie qu’il s’agit d’un chien de grande taille et qu’il est prédisposé (comme la plupart d’entre eux) à différents problèmes articulaires, à commencer par la dysplasie de la hanche.

 

Il est donc important de lui éviter tout exercice intense ou trop long (ainsi que les montées et descentes d’escalier) tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte, ce qui survient entre 6 et 8 mois. À défaut, il pourrait non seulement se blesser, mais aussi développer des malformations ou des fragilités, avec potentiellement des conséquences à vie.

Maintien en bonne santé

Au-delà des soins et de l’entretien du quotidien, la meilleure façon de garder son chien en bonne santé est de faire réaliser régulièrement un bilan complet par un vétérinaire. On peut commencer avec une fréquence d’une fois par an, mais celle-ci doit être accrue quand il prend de l’âge.

 

Ces contrôles réguliers sont d’ailleurs aussi un bon moyen de ne manquer aucun de ses rappels de vaccins, indispensables pour le protéger de certaines maladies qui peuvent être fatales.

 

Il est également de la responsabilité du maître d’administrer à son chien tout au long de l’année les traitements antiparasitaires qui s’imposent, afin de le prémunir contre les maladies que les parasites peuvent transmettre. C’est d’autant plus important que le Berger de Brie passe beaucoup de temps en extérieur.

Maturité sexuelle

La femelle Briard atteint sa maturité sexuelle entre 8 et 15 mois. Cela dit, même en cas de maturité sexuelle précoce, il est recommandé d’attendre qu’elle ait atteint l’âge d’un an avant de songer à la faire se reproduire. Cela augmente les chances de réussite et réduit les risques tant pour elle que pour les petits.

Durée de gestation

La durée de gestation de la femelle Berger de Brie est de 60 à 64 jours, ce qui est dans la moyenne.

Nombre de chiots par portée

La femelle Berger de Brie donne généralement naissance à 6 à 10 chiots par portée.

Le Briard fait partie des chiens qui nécessitent le plus d’entretien : même si on l’emmène régulièrement chez un toiletteur professionnel, il est nécessaire de le bichonner au moins 2 à 3 heures par semaine. Il n’est donc pas recommandé pour des personnes qui ne souhaitent pas devoir consacrer beaucoup de temps à ce genre de tâches.

Entretien du pelage

Les mues annuelles (en automne et au printemps) sont peu marquées chez le Berger de Brie, qui perd plutôt ses poils en quantité modérée tout au long de l’année. En revanche, il est indispensable de brosser son long pelage ondulé tous les jours ou presque, afin d’éviter les nœuds et l’accumulation de saletés susceptibles d’entraîner des infections cutanées. Le brossage est d’ailleurs l’occasion d’inspecter sa peau à la recherche d’éventuelles irritations ou inflammations.

 

Un toilettage professionnel tous les 3 à 4 mois est envisageable, voire recommandé dans la mesure où la coupe du pelage d’un tel chien n’est pas chose aisée et où elle facilite l’entretien quotidien, en limitant la formation de noeuds. C’est particulièrement vrai dans le cas d’un individu utilisé pour garder un troupeau et passant de longs moments à l’extérieur.

 

Quoi qu’il en soit, la tonte en revanche est déconseillée, car elle réduit l’effet naturellement isolant du pelage.

Bains

Il n’est pas inutile de donner un bain au Berger de Brie toutes les 6 à 8 semaines, car ses longs poils se salissent facilement. Il est toutefois déconseillé de le faire plus souvent, car cela dessèche son pelage et irrite sa peau, à moins bien sûr qu’il soit particulièrement sale ou que des substances collantes ou nocives se soient invitées sur son corps.

 

En tout état de cause, pour donner un bain à son chien, il faut toujours utiliser un shampooing spécialement destiné à la gent canine. En effet, le pH de la peau des humains est différent de celui de la peau de leurs meilleurs amis, donc un produit adapté pour les premiers ne l’est pas pour les seconds.

Entretien des oreilles

Prendre soin d’un Berger de Brie implique d’inspecter et de nettoyer ses oreilles environ une fois par semaine, en utilisant un coton imbibé d’une lotion adaptée et en veillant à ne pas l’enfoncer dans le conduit auditif.

 

Par ailleurs, lorsqu’elles sont mouillées (par exemple après une baignade ou une promenade sous la pluie), il est judicieux de les sécher afin d’éviter que de l’humidité ne s’y accumule.

 

Tout ceci est d’autant plus important qu’elles sont naturellement tombantes, et donc susceptibles de retenir davantage l’humidité et les saletés. Ceci explique d’ailleurs que cette race soit prédisposée aux infections à ce niveau (otite externe, en particulier).

Entretien des yeux

Comme le Berger de Brie est prédisposé à certaines maladies oculaires et que les longs poils de son visage peuvent facilement permettre à des saletés de s’inviter dans ses yeux, une inspection bi-hebdomadaire de ces derniers n’est pas de trop pour limiter les risques d’infection, et intervenir rapidement en cas de problème.

 

Un nettoyage (à l’aide d’un produit spécifiquement conçu à cette fin) n’est toutefois nécessaire que si on constate la présence de taches, de croûtes ou de sécrétions.

Entretien des dents

Quand bien même le Berger de Brie n’est pas particulièrement prédisposé aux problèmes dentaires, il convient, comme pour un humain, de contrôler et de brosser régulièrement ses dents au moyen d’une brosse à dents ou d’un doigtier. Cela permet de prévenir l’accumulation de plaque dentaire et la formation de tarte, qui peut être responsable notamment d’une mauvaise haleine et de maladies bucco-dentaires comme la gingivite ou la parodontose.

 

Il faut le faire au moins une fois par semaine, en veillant à utiliser un dentifrice spécifique destiné à la gent canine. L’idéal est même d’opter pour un brossage quotidien.

Entretien de la bouche

La barbe et la moustache du Berger de Brie retiennent facilement des restes de nourriture ou des saletés. En outre, lorsqu’il boit, ses longs poils traînent généralement dans son bol. Il est donc judicieux d’essuyer sa bouche après ses repas et après qu’il a bu.

Entretien des griffes / ongles

Bien que le Berger de Brie soit très actif, il est possible que l’usure naturelle ne suffise pas à limer ses ongles. Le cas échéant, on les entend frotter quand il se déplace sur une surface dure, et il faut alors les couper manuellement.

 

En effet, des ongles trop longs le gênent pour marcher normalement ; à force d’adopter une démarche anormale, il peut même finir par souffrir de douleurs articulaires. De plus, ils risquent de se casser et alors de le blesser ou de s’infecter – cela vaut aussi pour les ongles des ergots, d’ailleurs.

 

Les ongles d’un Briard étant toujours noirs, on ne voit pas où se trouvent les vaisseaux sanguins à l'intérieur : il faut donc redoubler de vigilance pour ne pas tailler trop court et ne pas lui faire mal.

 

En tout cas, dès lors qu’on doit couper les ongles de son chien, il est indispensable d’utiliser un accessoire (un coupe-ongles) spécialement conçu pour cet usage. Si on craint de mal s’y prendre, il est possible de profiter d’une séance chez le toiletteur pour demander à celui-ci de s’en charger, ou apprendre à ses côtés.

Entretien au retour à la maison

Qu’on ait adopté un Berger de Brie pour le travail ou comme simple animal de compagnie, il convient de procéder à une rapide inspection générale de son corps (sans oublier les coussinets) lorsqu’il revient à la maison après un long moment passé en extérieur. Cela permet non seulement de s’assurer qu’il ne s’est pas blessé, mais aussi que des parasites, épillets ou épines ne se sont pas invités sur son pelage.

 

Par ailleurs, s’il a eu l’occasion de faire trempette au cours de ses pérégrinations en extérieur, il est important de le rincer ensuite à l’eau claire afin de protéger son pelage et sa peau. C’est particulièrement indispensable après une baignade dans de l’eau salée, car le sel peut agresser fortement ces derniers.

Initiation au toilettage

Pour entretenir efficacement le pelage, les oreilles, les yeux, les dents et les ongles de son compagnon sans lui faire mal ou risquer de le blesser, tout maître doit connaître les bons gestes. C’est d’autant plus vrai que dans le cas du Briard, ces derniers sont répétés assez souvent.

 

Il peut donc être judicieux de les apprendre au début auprès d’un toiletteur professionnel ou d’un vétérinaire, afin de savoir comment s’y prendre au mieux.

 

Par ailleurs, afin que les séances d’entretien se passent bien pour chacun des protagonistes voire deviennent des moments de complicité et de tendresse, il est utile d’y habituer son animal dès son plus jeune âge, de sorte que les différentes manipulations soient parfaitement acceptées.

Nourriture recommandée

Nourrir un Berger de Brie ne présente pas de difficultés particulières : généralement, des aliments industriels de qualité conviennent parfaitement, tant qu’on veille à lui donner des produits et des rations qui correspondent à ses besoins nutritionnels. Ceux-ci peuvent varier fortement d’un individu à l’autre, tant quantitativement que qualitativement, car ils dépendent notamment de son gabarit, son âge, son état de santé et son niveau d’activité. Par exemple, un individu âgé qui sert simplement comme animal de compagnie et passe le plus clair de son temps à la maison n’a pas les mêmes besoins énergétiques qu’un autre qui passe ses journées dehors à garder des bêtes.

 

Ses besoins évoluent donc dans le temps et peuvent même varier d’une saison à l’autre, en particulier dans le cas d’un individu utilisé pour les troupeaux. En effet, pendant l’hiver, il peut être nécessaire d’augmenter les quantités données et/ou de privilégier des aliments plus riches en protéines et en lipides. Il faut toutefois penser à revenir ensuite aux rations et aliments habituels, afin d’éviter toute prise de poids.

 

En tout état de cause, compte tenu de l’influence qu’a l’alimentation sur la santé d’un chien, il ne faut pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire au moindre doute.

Alimentation du chiot

Comme pour n’importe quelle race, l’alimentation du chiot Berger de Brie est déterminante pour qu’il devienne un adulte grand, fort et agile, à l’ossature et aux articulations solides. Des carences alimentaires pendant cette période cruciale pourraient avoir des conséquences à vie sur sa santé : retard de croissance, malformations osseuses…

 

C’est d’autant plus vrai qu’il atteint très rapidement une taille imposante. Autant dire qu’il connaît de fortes poussées de croissance, au cours desquelles ses besoins sont en constante évolution et son alimentation doit donc être ajustée très régulièrement. En effet, si elle est trop riche, elle risquerait de le faire grandir encore plus vite, démultipliant les risques de problèmes articulaires et osseux susceptibles de l’handicaper tout le reste de sa vie. À l’inverse, si elle ne suffit pas à combler ses besoins, il risque de souffrir de retards de croissance, avec là aussi de graves séquelles possibles.

 

De façon générale, des croquettes de haute qualité adaptées à son âge, réparties en trois ou quatre repas et accompagnées éventuellement de compléments en calcium et en vitamines, conviennent très bien pour nourrir un chiot Briard. Néanmoins, il va sans dire qu’au moindre doute, il convient de demander conseil à un vétérinaire, afin d’agir au mieux.

Fréquence des repas

Il est recommandé de nourrir un Briard adulte deux fois par jour (le matin et le soir), de préférence à heure fixe, afin de mettre en place une routine qui renforce sa confiance envers son maître.

 

Répartir sa ration en plusieurs fois est d’autant plus indispensable que, comme toutes les grandes races, ce chien est particulièrement exposé au risque de dilatation-torsion de l’estomac. Il faut donc éviter qu’il mange trop d’un seul coup, et s’assurer également qu’il prenne ses repas dans le calme. Surtout, il ne doit surtout pas faire d’exercice intense dans l’heure qui les précède, et surtout dans celle qui les suit.

 

Par ailleurs, il peut être nécessaire de nettoyer sa moustache et sa barbe après chaque repas, car des restes de nourriture ont tôt fait de s’y inviter.

Éviter l'obésité

Le Berger de Brie ne présente pas de prédisposition à l’obésité, mais un individu peut tout à fait se montrer particulièrement gourmand, voire glouton.

 

Dans tous les cas, il est toujours utile d’avoir en tête et respecter quelques règles simples relatives à l’alimentation pour limiter le risque de prise de poids :

 

  • bien respecter les rations recommandées, et donc mesurer les quantités données à son animal afin qu’elles coïncident bien avec ses besoins nutritionnels du moment. Au besoin, on peut faire appel à l’expertise d’un vétérinaire ;

 

  • ne pas donner trop de friandises, ou déduire leur apport calorique de la ration quotidienne. On peut aussi choisir d’opter pour des friandises allégées ;

 

  • empêcher le chien de réclamer ou de voler de la nourriture qui ne lui est pas destinée (restes de table, poubelles …). Non seulement elle a toutes les chances de ne pas correspondre à ses besoins, mais certains aliments appréciés des humains sont toxiques pour les chiens.

Hydratation

Comme tous les chiens, le Berger de Brie doit toujours avoir accès à de l’eau propre et fraîche. Lors des promenades et des activités en extérieur, il est important d’en prévoir une quantité suffisante pour lui et de lui en proposer régulièrement. On réduit ainsi la probabilité qu’il se désaltère dans une flaque ou un point d’eau croupie, et que ce faisant il contracte une maladie.

Le Berger de Brie se distingue par sa grande polyvalence, qui explique qu’il est utilisé depuis des siècles pour accomplir des tâches très variées. Il est intéressant de souligner que les diverses sélections qui donnèrent naissance à la race telle qu’on la connaît de nos jours veillèrent à conserver intactes la plus grande partie de ses compétences, de telle façon que ses usages ont peu changé avec le temps.

Comme chien de chasse

Doté d’un bon flair et d’un instinct de prédation assez prononcé, le Berger de Brie fut autrefois utilisé comme chasseur par les fermiers qui en possédaient. Il est cependant fort peu probable que cet usage se soit étendu à la chasse pratiquée par la noblesse, comme la chasse à courre.

 

Quoi qu’il en soit, il relève désormais du passé.

Comme chien de guerre

Le Berger de Brie fut longtemps utilisé par l’armée française, qui sut en particulier mettre à profit sa polyvalence pendant les deux conflits mondiaux. Il servit alors comme sentinelle, messager, détecteur de mines et même ambulancier, chargé de transporter le matériel médical et de chercher les soldats blessés.

Comme chien de garde

Très protecteur et courageux, le Berger de Brie est un bon chien de garde qui protège efficacement ses humains et leurs biens en cas de menace. Pour autant, il ne saurait être utilisé par exemple pour garder un local ou des marchandises. En effet, s’il est seul et n’a rien à faire, il a vite fait de s’ennuyer, et risque alors de développer différents troubles du comportement : destructions, aboiements compulsifs, agressivité...

Comme chien de berger

Le Berger de Brie est un excellent chien de berger, concentré sur sa mission et infatigable. Là encore, il fait preuve de polyvalence car il est aussi efficace pour conduire le troupeau que pour le protéger contre d’éventuels prédateurs.

Comme chien de compagnie

Le Berger de Brie est un très bon compagnon pour toute la famille, y compris les enfants ; il se montre d’ailleurs très protecteur à leur égard.

 

Il lui faut cependant des maîtres assez actifs pour combler son important besoin d’exercice physique, assez présents pour éviter qu’il ne reste seul trop longtemps, et assez disponibles pour passer plusieurs heures par semaine à entretenir son long pelage.

Comme chien de soutien psychologique

Même si ce n’est pas dans cet usage qu’on le croise le plus souvent, sa sensibilité et son grand cœur font que le Berger de Brie peut parfaitement être utilisé comme chien de thérapie. Avec ses airs de gros nounours et l’affection dont il fait preuve envers les enfants, il est particulièrement indiqué pour assister les jeunes victimes de traumatismes ou de maltraitances.

Comme chien de compétition

Les sports canins représentent tout ce que le Berger de Brie aime : dépense physique, stimulation mentale et partage d’activités avec son maître. Il y participe avec enthousiasme et peut se révéler être un très bon compétiteur dans de nombreuses disciplines : flyball, cani-cross, agility...

 

Les individus utilisés comme chien de travail peuvent en outre participer à des concours qui leur permettent de se distinguer dans leur principal usage : épreuves sur troupeau, pistage, recherche utilitaire…

Comme chien d'exposition

On voit régulièrement des Bergers de Brie dans les expositions canines, et il y est fort apprécié. Nombre d’éleveurs peuvent d’ailleurs se targuer de posséder de grands champions.

Comme chien policier

Si aujourd’hui le Berger de Brie n’est plus utilisé dans l’armée, son flair et son intelligence continuent à être appréciés dans d’autres domaines, comme la recherche de personnes disparues ou de victimes de catastrophes naturelles.

Quel que soit le pays, et comme pour n’importe quel chien, le prix d’un chiot Berger de Brie peut différer fortement d’un individu à l’autre en fonction de différents critères : la renommée de l’élevage, la lignée dont il est issu mais aussi ses caractéristiques intrinsèques, tant sur le plan du caractère qu’en termes de conformité au standard.

En France, Belgique et Suisse

Pour adopter un chiot Briard destiné à la compagnie, il faut compter généralement entre 1000 et 1200 euros. Le prix est un peu plus élevé pour un individu dont les qualités le prédestinent aux expositions canines, puisqu’il faut alors compter entre 1200 et 1400 euros.

Au Canada

Il n’y a qu’une poignée d’éleveurs de Berger de Brie au Canada, si bien qu’il est difficile d’en adopter un sur place - surtout si on a des attentes particulières. Par conséquent, la meilleure solution est sans doute de se tourner vers les États-Unis, où la race est un peu plus présente. Un chiot s’y monnaie autour de 1000 dollars américains.

 

Il convient alors toutefois de bien se renseigner sur les règles concernant l’importation d’un chien au Canada et bien sûr de les respecter, au risque de s’exposer à une mauvaise surprise.

 

Il faut également être conscient que cela implique des coûts supplémentaires venant s’ajouter au prix d’achat : transport, taxes éventuelles, inscription au registre national…

Conseils pour l'adoption

Comme pour n’importe quelle race, il n’est pas judicieux de se fonder uniquement sur le prix pour choisir un chiot Berger de Brie. En effet, il vaut mieux dépenser un peu plus pour être sûr d’avoir affaire à un éleveur sérieux, qui met tout en œuvre pour que les chiots soient en bonne santé et deviennent des adultes bien dans leurs pattes et dans leur tête.

 

Un éleveur responsable sélectionne rigoureusement ses reproducteurs, notamment en faisant effectuer des tests génétiques et autres examens médicaux, afin d’éviter au maximum la transmission d’une tare héréditaire. Il prend soin de ses chiens, s’investit dans leur socialisation et leur éducation, ce qui se répercute sur les qualités mentales des petits qu’il propose à l’adoption. Il offre également à ces derniers un suivi médical de qualité afin de s’assurer qu’ils sont en bonne santé et le restent. Enfin, il veille à leur offrir une socialisation de qualité avant de les vendre, quitte d’ailleurs à ne pas les laisser rejoindre un nouveau foyer avant l’âge de 3 mois.

 

Choisir parmi ceux qui sont membres du club de race augmente les chances de trouver un éleveur de Briard sérieux, car c’est un gage de qualité.

 

Dans tous les cas, il est recommandé de visiter d’abord l’élevage et de passer quelques heures avec le chiot qu’on envisage d’adopter ainsi qu’avec ses parents, si cela est possible. Ainsi, on peut voir dans quel cadre vivent les chiens et s’ils ont un comportement équilibré.

 

C’est d’autant plus utile que le Berger de Brie est grand, puissant et potentiellement assez têtu. D’ailleurs, un éleveur responsable doit s’assurer que les adoptants sont conscients des caractéristiques de ce chien et qu’ils sauront l’éduquer et s’en occuper correctement. S’il ne le fait pas, il est clairement permis de douter de son sérieux.

Issu du croisement entre le Berger de Brie et le Caniche Standard, le Bridoodle est un chien affectueux et très intelligent qui est apparu dans les années 80 et est devenu assez populaire depuis.

 

Il est ce qu’on appelle un « designer dog », c’est-à-dire le résultat de croisements volontaires dont le but est de produire des chiots cumulant des caractéristiques propres aux deux races, en l’occurrence le tempérament facétieux du Caniche (ainsi que sa réputation de chien hypoallergénique) et l’instinct protecteur du Briard. Le résultat est au rendez-vous : de l’avis général, le Bridoodle est à la fois un excellent chien de compagnie et un bon chien de garde.

 

Toutefois, il n’est pour l’heure reconnu par aucune organisation cynologique majeure, qu’il s’agisse de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), l’American Kennel Club (AKC) et le United Kennel Club (UKC) aux États-Unis, le Kennel Club britannique ou encore le Club Canin Canadien (CCC).

  • Une tapisserie qui se trouve au musée du Louvre, à Paris, représente l’empereur Charlemagne (742-814) en compagnie de deux chiens qui ressemblent beaucoup au Berger de Brie.

 

  • Un des propriétaires de Briard les plus célèbres de l’Histoire n’est autre que Thomas Jefferson (1775-1826), un des Pères Fondateurs de la nation américaine. Après avoir été ambassadeur en France, il en ramena une femelle Berger de Brie et posséda par la suite plusieurs de ces chiens, dont un qui lui avait été envoyé par son amis le marquis de La Fayette (1757-1834). Il s’efforça de promouvoir la race aux États-Unis, sans grand succès.

 

  • De nos jours, le Briard le plus connu est sans doute Norman Cobb, qui vit avec sa maîtresse à Canton (Géorgie, États-Unis) : il possède sa propre page Facebook et sa chaîne Youtube, sur lesquelles on le voit notamment faire de la trottinette, de la planche à roulettes et même du vélo.

 

  • Bien que le Berger de Brie soit relativement peu connu aux États-Unis, son apparence de gros nounours et sa réputation de chien très affectueux lui vaut d’apparaître dans plusieurs œuvres de fiction américaines :
    • le personnage de Sam le chien (Sam Sheepdog) dans les Looney Tunes (Warner Bros, 1929) ;
    • le chien Ruff dans la bande dessinée Denis la Malice (Dennis The Menace), créée par Hank Ketcham en 1951 ;
    • Tramp, dans la sitcom Mes trois Fils (My Three Sons, Tim Considine et Gene Reynolds, 1960-1972) ;
    • le chien Buck dans la sitcom Mariés, deux enfants (Married…With Children, Ron Leavitt et Michael Moye, 1987-1997) ;
    • Reno, le héros du film Chien d’Élite (Top Dog, Aaron Norris, 1995) ;
    • une meute de Bergers de Brie qui apparaît dans le fils Buddy (Morten Tyldum, 2003) ;
    • Chocho, dans le film Karaté Dog (The Karate Dog, Bob Clarke, 2005).
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Avis & conseils Berger de Brie

j'ai eu 2 briardes Anouk d'Enmonterbou (sable)très intelligente, éduquée en très peu de temps,et Gadlucie(noire) plus tétue mais une fois élevée, je pouvais les emmener partout, sages au restaurant, patiente, magnifiques gardiennes, adorant les enfants. ma Lucie fut choutée par un chauffard à 3 ans et demie. Pendant 8 jours je n'ai pas pu marcher. elle me manque encore.

   
Par Mamicheleb

J'ai une longue histoire avec cette race : lorsque je suis née mes parents avaient un briard noir qui avait un caractère très fort même s'il ecoutait bien: lorsqu'on criait avec mes parents pour jouer quand j'étais petite, Furio se postait devant moi, nul doute qu'il aurait manger mes parents ou toute autre personne qui m'aurait fait du mal. Mort à l'âge de 7 ans. Ensuite Nelson, un briard fauve mort à l'âge de 13 ans. Je me souviens de ce noel ou il n'a pas voulu rentrer dans la maison, se laissant mourir dans le jardin, je suis sortie en pyjama et j'ai sauvé mon compagnon le portant à bout de bras. Il est tout de même mort 4 mois plus tard. Il était peureux (d'un ballon, de l'aspirateur...) mais sociable. J'ai passé toute mon adolescence avec lui. Aujourd'hui, mes parents ont repris un briard fauve qui a un an, Ginfizz. Une vrai calamité qui fait des betises, plein d'énergie, c'est un véritable pot-de-colle, envahissant, dès que je bouge il se lève et se colle à moi. Il est encore très mignon malgé ses presque 30kg, nous pensons qu'il passera aisément les 50 kg.
Cette race est : fidele, protectrice, méfiante envers les étrangers, pot de colle. Attention, gros chiens !

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Par marine

avez-vous parler d'un briad nomme "Prince de la Noe
Roca et de sa femelle "Trompette du bon gardien"
ce Prince de la Noe Roca a joue dans un film
avec Pierre Frenay "Voyageur bagage au environ
de 1943 1944
nous avons été élevé avec ces chiens quand nous étions quand nous étions enfants et j'en garde un
souvenir très tendre
j'ai eu plusieurs chiens après leurs morts mais aucun
n'a rivalisé de tendresse auprès de nous

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Par GUEGAN

Dakota est devenu le plus affectueux des compagnons à quatre pattes que je connaisse. Il est protecteur et semble comprendre chacun de mes regards. Il se couche souvent sur mes pieds lorsque j'écris. Il me tire par la manche lorsqu'il est temps de sortir faire un tour.
Je conseille fortement les bergers briards à des gens qui sont câlins et aiment bouger. Ce sont d'adorables compagnons. Dakota des Hurlevents de Nuas, comme une bouffée d'amour pour toi. Mon fidèle ami.

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Par Kathy

Bonsoir , moi je me suis fais attaquer par un briard il m a mordu la tete et j ai faillit perdre une oreille .

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Par hague

bonjour a tous depuis 3 mois je possede une petite femelle briard qui a 4 mois et demie qui est adorable gentille caline je n'ai jamais connu cela aupparavent pourtant j'ai eu des chiens de race différente.
cette poilue me suit partout ou je vais et toujours prete pour la promenade longue durée.
Je l'aime autant qu'elle m'aime et elle le montre a tout moment.
Je t'aime FOXIE

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Par patrick

notre chienne briard est décédée il y a qq mois d'une embolie pulmonaire.
une doudou fabuleuse avec les enfants, adorable et pleine d'amour vive, intelligente et toujours ok pour participer à la moindre activité.
tu me manques tellement ma belle

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Par players

Nous avons un berger de brie sans pedigrée, il y a une chose que l'on peut dire de notre chien WOOKIE c'est qu'il est le chien dans l'excellence à tout point de vue, toujours partant pour nous suivre, toujours d'humeur égale, très bon compagnon, très bon protecteur des enfants, jamais râleur, aucun grognement, il a, à peu près 15/16 ans, et en plus c'est un chien élégant sur lequel tout le monde se retourne à son passge, je lui souhaite encore quelques bonnes années car nous l'aimons tous tellement fort. ON T'AIME TRES TRES FORT WOOKIE

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Par Sylviane

Les choses les plus importante a dire sur le berger de brie sont pour la plupart fausse. Les gens vont être surpris si ils s'attendent a un chien de 30 kilos.

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Par DIDIER-CARNIVAL

Le briard est un compagnon fabuleux. A la fois joueur et cabochard. Intelligent et sensible... Câlin à ses heures et pot de colle à toute heure. Il adore se dépenser et sait être un sacré partenaire de promenade . Il est à part entière maintenant devenu membre de notre famille et nous l'adorons. Malin comme pas deux et unique à lui seul... Dakota des Hurlevents de Nuas... Toi mon Piti clown adorable ! Tous ces mots sont pour toi !

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Par Kathy

bonjour voila je suis tres malheureu car mon briard oslo va devoir faire le grand voyage car il souffre d un cancer sur un femur c est un ami execeptionnel differenet des deux autres briads que j ai eu auparavant avec mes deux petites filles il esttres gentil il va me manquer

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Par chubilleau