Berger des Pyrénées à face rase

Berger des Pyrénées à face rase

Groupe : Chien de berger et de bouvier

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Qualités de cette race

Tempérament du Berger des Pyrénées à face rase

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Berger des Pyrénées à face rase au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques

Poids de la femelle
De 10 à 10 kilos
Poids du mâle
De 10 à 10 kilos
Taille de la femelle
De 40 à 52 cm
Taille du mâle
De 40 à 54 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Berger des Pyrénées à face rase

Originaire des Pyrénées, auxquelles il doit son nom, le Chien de Berger des Pyrénées est probablement la plus ancienne race de chien française. Légendes et rumeurs entourent son histoire, ce qui contribue d’ailleurs à l’attrait pour cette race.

 

Si une théorie extravagante affirmait par le passé qu’il était né du croisement d’un ours et d’un renard, la génétique permet désormais de savoir de façon certaine que ce n’est pas le cas. De même, contrairement à ce qui a parfois été avancé, tout porte à croire que les peintures de canidés dans la grotte de Lascaux ne représentent pas les ancêtres du Berger des Pyrénées. Au demeurant, l’homme de Cro-Magnon a peint ces images il y a plus de 15 000 ans, bien avant la domestication du chien par l’Homme.

 

En revanche, de nombreuses fouilles dans les Pyrénées ont mis à jour des ossements de petits chiens datant d’environs 4000 ans avant J.-C., dans les régions où l’élevage se développait. Il est fort probable qu’il s’agisse des premiers chiens de berger de ces montagnes, les ancêtres du Berger des Pyrénées actuel.

 

À partir du Moyen Âge apparaissent les premiers écrits faisant allusion à ces chiens, au sein de récits décrivant la vie dans les montagnes du sud-ouest de la France.

 

Par ailleurs, même si cela est impossible à déterminer avec exactitude, il semble bien que le fameux chien de berger décrit par le Comte de Buffon (1707-1788) dans son Histoire Naturelle soit un Berger des Pyrénées à Face Rase.

 

En tout cas, dès l’époque où le célèbre naturaliste rédigea ce qui devint rapidement un ouvrage de référence, la distinction existait déjà entre les races destinées à conduire les troupeaux de brebis, de plus petite taille et très agiles, et celles au gabarit plus imposant, dont le rôle était de les défendre contre les prédateurs. Ce sont les premières qui sont à l’origine du Berger des Pyrénées.

 

Au 19e siècle, de nombreux troupeaux de brebis furent exportés de France jusqu’aux États-Unis, régulièrement accompagnés de Bergers des Pyrénées destinés à les guider. La race ne réussit pas à s’implanter, mais joua un rôle important dans le développement du Berger Australien.

 

Au début du 20ème siècle, ces chiens n’étaient donc guère répandus en dehors de leurs montagnes pyrénéennes, mais le premier conflit mondial allait changer les choses. En effet, à partir de 1916, l’armée française les utilisa de manière massive lors des batailles, tant comme chien messager servant à transporter des messages entre les lignes que comme chien sanitaire partant à la recherche de blessés. Plusieurs centaines d’individus donnèrent ainsi leur vie pour la patrie et l’officier en charge du service canin de l’armée, J. Dhers, alla jusqu’à déclarer que cette race s’était avérée être la plus intelligente, la plus capable et la plus rapide de toutes celles utilisées.

 

Dans les années 20, deux clubs de race furent fondés : la Réunion des Amateurs de Chiens Pyrénéens, fondée par Bernard Sénac-Lagrange, et le Club Français du Berger des Pyrénées, qui disparut en 1946.

 

À cette époque, ces chiens différaient largement d’une vallée à l’autre, et il n’existait aucun programme d’élevage. La rédaction d’un standard ne fut donc pas chose aisée, et s’étala de 1921 à 1925. Ces efforts ne furent toutefois pas vains, puisqu’en 1926 la Société Centrale Canine (SCC) reconnut la race et reprit à son compte ce standard. Il n’évoquait alors que les chiens à poil long, mais fut amendé dès 1927 pour prendre en compte également les sujets à poil court.

 

Le Berger des Pyrénées à Face Rase fut reconnu comme une race à part entière par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) dès 1955, en même temps que le Berger des Pyrénées à Poil Long. Toutefois, les organismes nord-américains (American Kennel Club et United Kennel Club aux Etats-Unis, Canadian Kennel Club au Canada) et de nombreux pays ne font pas une telle distinction, considérant simplement qu’il s’agit de deux variétés d’une même race nommée Berger des Pyrénées. Celle-ci est au demeurant très rare dans ces pays, comme l’illustre par exemple le classement des races établi par l’AKC en fonction du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme : même en cumulant les sujets aux poils longs et ceux aux poils courts, il ne se situe qu’aux alentours de la 180ème position, sur un peu moins de 200.

 

Certains organismes, à l’instar du prestigieux Kennel Club britannique ou de l’Australian National Kennel Council (ANKC) en Australie, ne reconnaissent même pas du tout le Berger des Pyrénées à Face Rase, n’acceptant que les individus à poil long.

 

Au demeurant, même en France, le Berger des Pyrénées à Face Rase reste une race de chien rare, particulièrement en dehors de sa région d’origine. Il n’est pas possible de disposer de statistiques détaillées avant 2013, car ce n’est qu’à partir de cette année-là que les statistiques du Livre des Origines Français (LOF) commencèrent à différencier les deux Bergers des Pyrénées. Mais depuis cette date, on ne constate que 50 à 60 inscriptions par an, contre environ 10 fois plus pour le Berger des Pyrénées à Poil Long.

Le Berger des Pyrénées à Face Rase et son cousin le Berger des Pyrénées à Poil Long (ou Labrit) ne diffèrent que par leur apparence. Cela dit, même à ce niveau, ils partagent de nombreux points communs, même s’il il y a également quelques différences importantes - et pas seulement en ce qui concerne leur pelage.

 

Ainsi, le corps du Berger des Pyrénées à Face Rase est plus court et légèrement plus haut, s’inscrivant dans un carré plutôt que dans un rectangle. Il conserve en revanche la même allure robuste et souple, avec une musculature sèche posée sur une ossature solide, et une queue relativement courte.

 

Sa tête est garnie de poils bien plus courts que chez son cousin, ce qui justifie le qualificatif de « face rase ». Son museau est également un peu plus court, mais se termine par la même truffe noire.

 

Ses yeux en revanche ne diffèrent pas de ceux du Labrit : ils sont en amande sont brun foncé, sauf pour les sujets à la robe arlequin, qui peuvent avoir les yeux vairons. En outre, comme c’est le cas également chez son cousin, ses oreilles sont en forme de triangle pointu et le plus souvent tombantes, mais certains individus les gardent semi-dressées.

 

Son poil en revanche est plus court que celui du Berger des Pyrénées à Poil Long : il mesure au maximum 6 à 7 cm au niveau du cou, et 4 à 5 cm sur le dos. Il est évidemment encore plus court sur le visage.

 

Les couleurs de robe sont les mêmes : fauve, bleu, gris, noir ainsi que toutes les nuances de ces couleurs. Les dégradés, tâches plus ou moins définies et rayures sont très fréquents, peu de spécimens ayant une robe véritablement unie.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est très peu marqué : en moyenne, mâles et femelles affichent quasiment la même hauteur et le même poids.

Deux versions du Berger des Pyrénées existent, qui divergent seulement par leur aspect physique : celui aux poils courts, dit « Face Rase », et celui aux poils longs.

 

Le Berger des Pyrénées à Poil Long (ou Labrit), un peu plus petit et à la fourrure bien plus longue, est considéré par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) comme une race distincte du Berger des Pyrénées à Face Rase. Ces derniers sont largement majoritaires tant en France (où ils constituent environ 90 % de la population de Berger des Pyrénées, selon les statistiques du LOF), que dans le reste du monde, où le « smooth face » est au moins aussi rare.

 

Toutefois, certains autres organismes de référence, à commencer par ceux d’Amérique du Nord (United Kennel Club et American Kennel Club aux États-Unis, Canadian Kennel Club au Canada) considèrent qu’il s’agit simplement de deux variétés de la même race, nommée Berger des Pyrénées.

 

D’autres ont une position encore différente, puisqu’ils ne reconnaissent tout simplement pas le Berger des Pyrénées à Face Rase. C’est le cas par exemple du Kennel Club britannique et de l’Australian National Kennel Council, qui ne reconnaissent que le Berger des Pyrénées à Poil Long.

Le Berger des Pyrénées a sensiblement le même caractère quelle que soit la longueur de son poil : un mélange d’affection retenue et d’éthique de travail. Il a donc besoin à la fois d’être proche de sa famille, de passer du temps avec elle, mais aussi de se sentir utile, au risque de développer des problèmes de comportement.

 

Cela dit, même s’il lui faut créer et entretenir des liens très forts avec sa famille, il reste assez indépendant et peut très bien passer quelques jours seul s’il est suffisamment en confiance pour ne pas se sentir abandonné.

 

Par ailleurs, les siècles passés à guider les troupeaux dans les montagnes en ont fait un chien suspicieux, qui n’apprécie pas vraiment les visites et aboie à l’approche d’étrangers, remplissant à merveille le rôle de chien d’alarme. S’il constate que ces inconnus sont invités par son maître, il se montre poli, mais aurait du mal à faire croire qu’il se réjouit de leur présence.

 

Du fait de son rôle comme chien de conduite des troupeaux, le Berger des Pyrénées a appris à se faire respecter par les autres animaux. Il a donc un caractère dominant, même avec ses congénères. Il peut cohabiter avec un chat ou un chien s’il a grandi avec eux, mais préfère de loin être le seul animal de la maison.

 

Il s’entend bien avec les enfants de la famille, qui sont souvent d’excellents compagnons de jeu pour lui – et inversement. Il peut toutefois avoir tendance à guider les plus jeunes comme il le ferait avec les bêtes de son troupeau, les poussant dans la direction souhaitée et pouvant aller jusqu’à leur mordiller les mollets s’ils s’éloignent trop. En tout état de cause, les interactions entre un tout-petit et un chien (quelle que soit sa race) doivent toujours avoir lieu sous la supervision d’un adulte.

 

Son passé explique également que le Berger des Pyrénées est un chien très énergique. Il doit pouvoir se dépenser pendant au moins une heure par jour, et n’en sera que plus heureux si sa famille est en mesure de lui offrir davantage. Habitué à évoluer dans les montagnes, il aime les grands espaces : la vie entre les quatre murs d’un appartement n’est pas faite pour lui. Une maison avec un jardin bien clôturé dans lequel il peut courir et jouer est bien plus adaptée, mais l’idéal se situe même du côté des immenses terrains des zones rurales. En tout état de cause, s’il a besoin d’être avec les membres de sa famille, ce n’est pas franchement pour se reposer sur le tapis du salon ou se blottir à leurs côtés dans le canapé : il préfère largement partager avec eux des activités au dehors : c’est un chien fait pour vivre en extérieur. Il représente donc un choix idéal pour un maître sportif qui souhaite par exemple partir en randonnée avec son chien pour quelques heures ou quelques jours, ou même plus simplement un compagnon motivé pour courir à ses côtés pendant ses séances de jogging.

 

Le Berger des Pyrénées a besoin de se sentir utile et d’être stimulé tant physiquement que mentalement. L’idéal est bien sûr qu’il se voie confier la responsabilité d’un troupeau, car c’est ce à quoi il est habitué depuis des siècles. Néanmoins, de nombreux sports canins comme l’agility, le frisbee ou le flyball, peuvent constituer d’excellents ersatz.

 

Dans tous les cas, s’il n’a pas la possibilité de se dépenser et de se rendre utile, il a de grandes chances de développer des comportements destructeurs, mordillant tout ce qu’il trouve et creusant partout dans le jardin. Il a aussi tôt fait de signaler son mal-être à tout le voisinage par des aboiements incessants et intempestifs. Autant dire qu’il n’est pas du tout fait pour des personnes vivant en ville qui n’auraient pas suffisamment de temps et d’énergie à lui consacrer.

 

D’ailleurs, même si ses missions ont toujours été centrées autour de la conduite des troupeaux, et non leur protection, il a appris malgré tout à signaler tout danger potentiel en aboyant. Il continue donc de le faire, ne manquant pas d’aboyer lorsqu’un inconnu approche ou qu’il entend un bruit suspect.

Quelle que soit sa race, il est important de démarrer la socialisation d’un chiot dès son plus jeune âge. C’est encore plus vrai pour un animal naturellement méfiant et peu sociable comme le Berger des Pyrénées. Plus il est habitué tôt à rencontrer différentes personnes (amis, voisins, vétérinaire…), d’autres animaux (chiens, chats, animaux de ferme…) et à expérimenter toutes sortes de situations, plus il a de chances de devenir un adulte équilibré, qui ne se laisse pas bouleverser par tout ce qui lui est inconnu.

 

Un aspect sur lequel il est important de se pencher sans traîner sont bien sûr ses aboiements, en particulier si des voisins habitent à proximité. Apprendre à son chien à arrêter d’aboyer quand on le lui demande est essentiel, mais pas suffisant : il faut aussi l’habituer petit à petit à ne pas se faire entendre à chaque fois que quelque chose lui semble inhabituel, mais bien plutôt lorsque cela s’avère effectivement nécessaire. Ceci est souvent plus facile à dire qu’à faire, et peut donner du fil à retordre même à un éducateur canin professionnel et expérimenté, auquel il ne faut toutefois pas hésiter à faire appel.

 

Apprendre à son chien à marcher en laisse est également indispensable afin d’éviter d’éventuels conflits avec d’autres chiens lors des promenades. En effet, même s’il vit dans un lieu reculé et évolue le plus souvent en toute liberté, il y aura forcément des occasions au cours desquelles celle-ci s’avérera nécessaire.

 

Habitué à conduire son troupeau avec une grande indépendance, le Berger des Pyrénées à Poil Court peut parfois se montrer têtu, mais c’est indiscutablement un chien intelligent et désireux d’apprendre, capable d’assimiler rapidement les commandes dès lors qu’elles lui paraissent utiles. Toutefois, il se lasse vite et préfère des sessions courtes et fréquentes.

 

Son éducation demande patience et fermeté pour qu’il se décide à écouter et comprenne ce qu’on attend de lui, mais même un maître peu expérimenté peut obtenir de bons résultats.

 

Quoi qu’il en soit, le dressage traditionnel est à proscrire, car il n’est pas du genre à se soumettre facilement, et aurait alors simplement tendance à se braquer. Les méthodes basées sur le renforcement positif, qui consistent à le récompenser chaque fois qu’il accomplit ce qu’on lui demande, donnent de bien meilleurs résultats et permettent de renforcer ses liens avec son maître.

Le Berger des Pyrénées à Face Rase est une race de chien très robuste jouissant d’une espérance de vie respectable, située autour d’une quinzaine d’années.

 

Il résiste particulièrement bien aux conditions météo difficiles et peut vivre en extérieur qu’il pleuve ou qu’il vente, en hiver comme en été, dès lors qu’il dispose d’une niche où s’abriter. Il n’est pas toutefois insensible aux températures extrêmes et souffre lorsque le mercure descend trop bas ou au contraire atteint des sommets.

 

Les principaux risques qui pèsent sur sa santé sont :

 

  • la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude, des affections souvent héréditaires qui consistent en un déplacement de l’articulation. Elles causent des difficultés plus ou moins grandes pour se déplacer, en fonction de leur gravité. Leur prévalence est toutefois sensiblement moins élevée que chez les plus grandes races de chiens ;
  • l’épilepsie, qui se traduit par des crises convulsives plus ou moins importantes. La plupart des individus affectés ne souffrent que de crises rares et courtes, et continuent à vivre une vie tout à fait normale. Certains sont sujets à des crises plus fréquentes, et peuvent avoir besoin de médicaments en permanence. Dans de très rares cas, elles sont si fortes et si fréquentes que l’euthanasie du chien s’impose ;
  • la persistance du canal artériel, une malformation rare qui empêche l’animal de respirer normalement. Elle est détectable dès la première semaine de vie du chiot, et existe une intervention chirurgicale permet de corriger ce problème potentiellement mortel ;
  • les otites, en particulier chez les sujets aux oreilles tombantes. En effet, cette particularité morphologique implique que la saleté et les débris s’y accumulent plus facilement, avec un risque d’infection accru.

 

L’adoption chez un éleveur professionnel de Berger des Pyrénées à Face Rase offre normalement les meilleures chances d’obtenir un chien en bonne santé. Lors de la cession, il doit fournir un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire, les documents justifiant des différents vaccins effectués (carnet de vaccination / carnet de santé du chien), les résultats des tests effectués sur les parents ou sur le chiot concernant les maladies potentiellement héréditaires (comme la dysplasie) ou congénitales, ainsi qu’un pédigrée démontrant qu’il provient d’une lignée saine.

 

Cela dit, ni ces garanties ni le fait que le Berger des Pyrénées à Poil Court soit généralement en bonne santé ne dispense son maître de l’emmener au moins une fois par an chez le vétérinaire pour un bilan de santé complet, qui permet non seulement de détecter au plus tôt d’éventuels problèmes, mais aussi de s’assurer que le chien est à jour de ses rappels de vaccins.

 

Enfin, même un animal débordant d’énergie comme lui n’est pas à l’abri de l’obésité, même s’il ne fait clairement pas partie des races qui y sont prédisposées. Son maître joue un rôle déterminant pour l’en protéger, en lui permettant de se dépenser suffisamment et en veillant à lui procurer une ration quotidienne de nourriture adaptée à ses besoins, mais aussi en le pesant régulièrement afin de réagir en cas de prise de poids anormale.

L’entretien du Berger des Pyrénées à Face Rase ne pose pas de difficultés particulières.

 

En premier lieu, sa fourrure doit être brossée toutes les semaines pour enlever débris et saleté et démêler les nœuds éventuels. Ses mues automnales et printanières ne sont pas aussi spectaculaires que celles de certaines races, mais nécessitent tout de même un brossage quotidien pour faire face à la quantité importante de poils morts qu’il perd alors.

 

Lui faire prendre un bain permet de redonner à son pelage un aspect soyeux et une bonne odeur, mais sèche et abîme sa peau. En tout état de cause, 3 ou 4 fois par an suffisent normalement, à moins qu’il ne se soit particulièrement sali. Il est indispensable en tout cas d’utiliser systématiquement un shampoing spécifique pour chien.

 

Sa séance de toilettage hebdomadaire doit inclure également un nettoyage de ses yeux et ses oreilles à l’aide d’un chiffon humide. Ces dernières doivent faire l’objet d’un soin particulier si elles sont tombantes, car elles ont alors tendance à accumuler plus facilement la saleté et l’humidité, avec à la clef un risque accru d’infections.

 

Il ne reste ensuite plus qu’à lui brosser les dents pour éviter la formation de plaque dentaire et tous ce qu’elle peut entraîner (mauvaise haleine du chien, carie et autres maladies dentaires), et il peut repartir gambader à sa guise.

 

Enfin, le Berger des Pyrénées à Poil Court a des griffes particulièrement dures, qui ne s’usent que très peu. L’usure naturelle est suffisante pour les individus qui arpentent les montagnes toute la journée, mais la plupart des autres ont besoin d’une coupe mensuelle pour éviter qu’elles ne deviennent trop longue et le dérangent voire le blessent.

Le Berger des Pyrénées à Face Rase ne pose pas de difficultés à l’heure du repas et peut sans problème être nourri à l’aide d’aliments industriels pour chiens. Toutefois, afin de le garder en bonne santé, ces derniers doivent être de qualité et lui apporter tous les nutriments et vitamines dont il a besoin. Les produits choisis et la quantité qui lui en est donnée doivent être adaptés à sa taille, son âge et son niveau d’activité.

 

De fait, tous les chiens risquent de prendre du poids quand ils mangent trop et/ou ne se dépensent pas assez, et le Berger des Pyrénées ne fait pas exception. Son maître doit donc le peser régulièrement afin de s’assurer qu’il n’a pas tendance à prendre de l’embonpoint, et réagir sans tarder si cela vient à être le cas. En général, il suffit de diminuer les portions et augmenter sa dépense énergétique pour résoudre le problème. Dans le cas contraire, il est nécessaire de se tourner vers un vétérinaire afin d’écarter la piste d’une éventuelle maladie et de mettre en place un régime plus adapté.

 

Enfin, il doit comme tout chien avoir toujours à sa disposition une gamelle d’eau fraîche.

Comme son nom le laisse supposer, le Berger des Pyrénées à Face Rase est avant tout un chien de berger. Utilisé pendant des siècles pour guider les moutons et les chèvres dans les pâturages d’altitude, il continue aujourd’hui à remplir cette mission dans de nombreuses vallées pyrénéennes. Toutefois, son rôle  consiste avant tout à conduire les troupeaux, mais pas à les protéger contre les prédateurs. Cette tâche incombe généralement à un congénère au gabarit plus imposant, tel le Patou (ou Chien de Montagne des Pyrénées).

 

Cela reste aujourd’hui encore son principal usage, même si on voit également certains représentants de la race s’illustrer dans des compétitions de sport canin, notamment d’agility et de fly-ball. Sans surprise, il se distingue également dans les concours de conduite de troupeau.

 

C’est aussi un excellent chien d’alerte, attentif et ne manquant pas la moindre occasion d’accomplir sa mission. Même si le voisin passe devant la porte du garage chaque matin et chaque soir depuis des années, le Berger des Pyrénées à Face Rase signale à chaque fois sa présence.

 

Au-delà de son côté bruyant, ce n’est pas un chien de compagnie idéal pour des citadins et/ou des personnes n’ayant que peu de temps à passer dans la nature avec leur animal. En revanche, des maîtres actifs qui habitent en montagne et ont la possibilité de passer suffisamment de temps au dehors avec leur ami à quatre pattes trouveront en lui un excellent compagnon, infatigable et fidèle.

Le prix d’un chiot Berger des Pyrénées à Face Rase se situe aux alentours de 1500 euros, soit bien plus que son proche cousin le Berger des Pyrénées à Poil Long. La différence de prix s’explique notamment par sa rareté, car même au sein sa région d’origine, il est beaucoup plus difficile à trouver.

 

Quoi qu’il en soit, au sein même de la race, des différences de prix sensibles peuvent exister entre individus en fonction de leurs caractéristiques physiques intrinsèques (plus ou moins grande proximité avec le standard), des lignées dont ils descendent ou encore du prestige de l’élevage dont ils proviennent. En revanche, on ne constate pas d’écart de prix majeur entre les mâles et les femelles.

 

Au Canada, la race n’étant pas reconnue par le Canadian Kennel Club, il est très difficile de se procurer un chiot Berger des Pyrénées à Face Rase. L’importation depuis l’Europe – et plus particulièrement depuis la France - reste évidemment possible, mais il faut alors ajouter au prix d’achat du chiot les coûts de transport ainsi que les frais administratifs que ce choix implique.

  • Le peintre palois Alfred Dartiguenave (1821-1885) est le premier à avoir peint un Berger des Pyrénées dans une de ses œuvres : un représentant de la race figure ainsi dans son tableau de 1855 Une Famille à Barèges.

 

  • La rumeur locale veut que Bernadette Soubirous était accompagnée de son Berger des Pyrénées lors de ses supposées rencontres avec la Vierge Marie en 1858 à Lourdes.

 

  • Le Berger des Pyrénées ne doit pas être confondu avec le Chien de Montagne des Pyrénées, ou Patou. Mis à part leur région d’origine et le fait qu’ils passent historiquement le plus clair de leur temps aux côtés de troupeaux, ces races ont peu de choses en commun. La confusion vient du fait que le Chien de Montagne des Pyrénées, qui est souvent utilisé pour la protection des troupeaux que le Berger des Pyrénées (qu’il soit à poil long ou court) a lui pour mission de conduire, est souvent appelé à tort Berger des Pyrénées.

Avis & conseils Berger des Pyrénées à face rase

Nous voyons toujours apparaître le nom "Labrit" quand on parle du berger des Pyrénées. Regardez bien dans le club des bergers des Pyrénées : la race Labrit n'existe pas et ne doit pas être évoquée. Labrit est seulement un village dans les Landes ! Trés sincérement.

   
Par Mhiao

Horreur : le labrit n'est pas un chien de race !!! Il peut s'appeler non plus berger des Pyrénées. Quant au berger des Pyrénées : il issu dans les vallées des Pyrénées. Un point c'est tout. Labrit est une commune qui se trouve des les Landes et pas dans les pyrénées. Et arrêter de parler du labrit !!!

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Par mhiao

Je donne raison à mgrinn :un labrit n'est pas un berger des pyrénées n'a pas les yeux clairs mes bergers ont toujours eu des yeux noirs bordé de noir ils sont magnifiques celui qui dit le contraire n'y connait rien!

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Par pseudoPARIS

Chien obéissant, attentif. Très bon chien de garde.

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Par m409299

Bonjour. Vous faites erreur et les efforts des eleveurs restent lettre morte : le labrit et le berger de pyrénées sont deux chiens différents même si tout le monde les confond.. C'est énervant à la fin. Le berger des pyrénées ce n'est PAS un labrit. Le labrit est un chien de plaine plus gros que le BDP , très différent et en fait en voie de disparition. Le BDP est agéé LOF. Cordialement

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Par mgrinn