Qualités du Tornjak

Tempérament du Tornjak

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Tornjak au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Tornjak

Poids de la femelle
De 37 à 42 kilos
Poids du mâle
De 45 à 50 kilos
Taille de la femelle
De 60 à 65 cm
Taille du mâle
De 70 à 75 cm

Le Tornjak : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Tornjak

Le Tornjak est une race de chien ancienne, et son origine exacte est perdue dans les méandres de l’Histoire. La plupart des spécialistes s’accordent pour dire qu’il serait l’un des descendants du Mastiff Tibétain, arrivé en Europe il y a plusieurs milliers d’années.

 

Certains récits suggèrent qu’il existait déjà dans les Alpes dinariques (en Bosnie actuelle) à l’époque de l’Empire romain, il y a près de 2000 ans. Toutefois, les premières descriptions d’un chien correspondant au Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie se trouvent dans des documents de l’Église catholique bosniaque datant de 1067.

 

Trois siècles plus tard, en 1374, Petar Horvat, alors évêque de Dakovo en Croatie, décrivit aussi un chien ressemblant en tous points au Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie, tant au niveau de la taille, que de ses couleurs et de ses fonctions. À l’époque, il était nommé Canis Montanis (« chien des montagnes », en français) et travaillait déjà aux côtés des bergers, assurant la conduite des troupeaux d’ovins dans les alpages ainsi et surtout que leur protection contre les attaques de loup.

 

Le nom Tornjak apparut pour la première fois en 1752 dans les écrits du père Petar Lukic, membre de l’Église catholique de Dakovo. Il dériverait du mot croate « Tor », qui pourrait se traduire par « troupeau de moutons ».

 

Ce chien se trouvait principalement sur le territoire actuel de la Bosnie, et dans une moindre mesure celui de la Croatie. Les premières références scientifiques à son sujet datent du début du 20ème siècle, et plus précisément de 1905, lorsque le cynophile autrichien Franz Laska identifia de manière précise un chien de montagne aperçu en Bosnie, appelé Tornjak par les locaux. Ce dernier resta toutefois encore longtemps cantonné à ses montagnes. Il connut même un déclin prononcé tout au long des décennies suivantes, alors que les modes de vie changeaient et que le pastoralisme diminuait. Sa population passa ainsi de plusieurs milliers d’individus au 19ème siècle à tout juste une centaine dans les années 60 et 70, lorsque quelques passionnés croates et bosniaques entreprirent un recensement dans le but de préserver la race.

 

Si la majorité des spécimens alors identifiés venaient de Bosnie, c’est bien en Croatie qu’un programme d’élevage fut mis sur pied au tournant des années 80. En 1979, à Zagreb (Croatie), la feue association canine yougoslave reconnut officiellement la race, et en 1982 naquit la première portée avec un pedigree complet, issue justement de ce programme d’élevage. Malgré cette quasi-renaissance, le Tornjak n’était pas au bout de ses peines, car l’explosion de la Yougoslavie en 1991 et la guerre civile qui suivit lui causèrent de nombreuses difficultés.

 

La moindre de celle-ci ne fut pas que la nouvelle association canine croate décida d’identifier une race de Tornjak Croate, tandis que son homologue de Bosnie-Herzégovine parlait du Tornjak Bosniaque. Même si ces chiens étaient en tous points les mêmes, le fait de les considérer comme deux races distinctes empêchait par exemple qu’ils se reproduisent entre eux.

 

Il fallut attendre 2003 pour que les deux organismes unifient leur standard sous l’appellation Tornjak. En 2007, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnut à titre provisoire le Tornjak, qui prit le nom de Chien de Berger de Bosnie-Herzégovine et Croatie en français. Il y avait à l’époque 1800 spécimens enregistrés en Croatie, et 2700 en Bosnie.

 

Suite à cette reconnaissance, la race commença timidement à se faire connaître en dehors des pays de l’ex-Yougoslavie. L’United Kennel Club (UKC) américain l’accepta en 2011, tandis que l’American Kennel Club (AKC), l’autre organisme de référence du pays, l’inclut en 2012 dans son Foundation Stock Service (FSS), étape préalable avant une reconnaissance pleine et entière qui n’est toujours pas survenue à ce jour. Les premiers spécimens arrivèrent en Grande-Bretagne en 2013, et des démarches furent entamées en vue d’obtenir sa reconnaissance par le prestigieux et influent Kennel Club (KC), l’organisme de référence du pays. Ils n’ont pour l’instant pas encore été couronnés de succès. Au Canada, le Club Canin Canadien (CCC) ne reconnait pas non plus le Tornjak. En revanche, l’année 2017 marqua son acceptation définitive par la FCI.

 

Très populaire dans sa région d’origine, le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie peine à conquérir son public au-delà. Il est extrêmement rare en Amérique du Nord, et pas non plus très courant en Europe de l’Ouest. En France, il fit son arrivée en 2010. A la fin de cette décennie, on comptait en moyenne une cinquantaine d’inscriptions par an auprès du Livre des Origines Français (LOF).

Grand et puissant, le Tornjak conserve une agilité et une souplesse au-dessus de la moyenne pour un chien montagnard.

 

Son corps est presque carré, et son ossature est robuste sans être lourde, ce qui lui permet de conserver un aspect général harmonieux. La queue est longue, très mobile et touffue. Tombante au repos, elle se relève bien au-dessus du niveau du dos lorsqu’il est en action, ce qui est peu commun chez les chiens de montagne. Les pattes sont puissantes, parallèles et bien d’aplomb.

 

Sa tête est allongée, avec un stop peu marqué. Le museau est rectangulaire et se termine par une truffe foncée aux narines larges. Les yeux sont eux aussi de couleur foncée, et en forme d’amandes. Les oreilles, triangulaires et poilues, sont attachées haut et retombent le long des joues.

 

Le sous-poil est dense et épais, avec une texture laineuse en hiver. Le poil de couverture, raide, est long sur tout le corps, sauf sur le visage et la face avant des pattes. Il est particulièrement abondant au niveau du cou, formant une crinière qui le protège contre les morsures des prédateurs.

 

Le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie est le plus souvent particolore, bien que des sujets blancs, avec seulement quelques petites taches colorées, existent. Le blanc est la couleur de fond la plus répandue, avec des marques de diverses couleurs : noire, marron, fauve… Plus rarement, certains individus ont une robe noire tachée de blanc.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race : la femelle est non seulement plus petite en moyenne d’environ 5 cm, mais également moins massive.

Le Tornjak est étonnamment sociable et affectueux pour un protecteur de troupeaux ayant travaillé pendant des siècles dans les montagnes. Il aime passer du temps avec sa famille, se montre volontiers joueur tant avec les grands qu’avec les plus jeunes. En effet, c’est un chien qui aime les enfants, et il peut passer des heures à les divertir – l’inverse étant également vrai. Néanmoins, vu sa taille et sa puissance, il pourrait facilement bousculer involontairement un tout-petit : mieux vaut donc qu’ils aient déjà un certain âge, d’autant qu’ils sont alors plus à même d’apprendre comment se comporter avec un animal et le respecter. En tout état de cause, un jeune enfant ne doit jamais être laissé seul avec un chien, et ce quelle que soit sa race.

 

Son attachement à la famille avec laquelle il a grandi implique d’ailleurs qu’il peut difficilement s’habituer à une vie dans un nouveau foyer si les hasards de la vie font qu’il doit changer de maître. Il a de grandes chances d’avoir les plus grandes difficultés à se remettre d’un abandon.

 

Au-delà de sa grande proximité avec ses maîtres, le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie se montre aussi surprenamment affable envers les étrangers. Il aboie à leur approche et remplit parfaitement sa mission de gardien, mais n’hésite pas à venir les saluer et accepter quelques caresses dès lors que son maître a validé leur venue.

 

Ce serait une erreur toutefois d’oublier que sa fonction première est d’assurer la protection de son troupeau. Sous ses airs joyeux et sympathiques, il cache un courage sans limites et une force surprenante. Pour autant, il n’est pas agressif, et se contente d’aboyer à l’approche d’une menace. Mais si celle-ci se précise et que sa famille est en danger, il n’hésite pas à forcer son naturel non-agressif et passer à l’action ; peu de choses peuvent alors l’arrêter. Au demeurant, une personne mal intentionnée n’aurait aucune chance de l’amadouer et le corrompre à grands renforts de friandises et de caresses, car il est d’une loyauté sans faille.

 

Sa sociabilité s’exprime également à l’encontre de ses congénères, au point qu’il peut en général parfaitement partager son foyer vivre avec un ou plusieurs autre(s) chien(s). En outre, il n’a pas d’instinct de prédation : il ne voit donc pas les chats ou les rongeurs comme des proies, et n’est donc pas enclin à les poursuivre. Néanmoins, la différence de taille fait qu’une cohabitation peut parfois être périlleuse. Dans la pratique, s’il y a des petits animaux dans la maison, mieux vaut que le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie vive dehors.

 

Ce ne serait d’ailleurs pas pour lui déplaire. En effet, habitué aux grands espaces, il n’est pas vraiment fait pour vivre en intérieur. Il n’a pas besoin de beaucoup d’exercice intensif chaque jour, mais doit pouvoir bouger à sa guise à tout moment : il n’est donc pas du tout adapté à la vie en appartement, même si son maître le promène plus d’une heure par jour. Il lui faut un grand jardin fermé, dans lequel il peut patrouiller, courir, jouer…

 

S’il peut sans problème être installé en extérieur, c’est parce que, comme tout chien de montagne, il est indépendant et supporte bien la solitude. Il peut sans difficulté rester à la maison tandis que ses maîtres sont absents pendant la journée, et ne souffre pas d’anxiété de séparation s’il arrive que cette absence se prolonge le temps d’un weekend. Pour autant, il ne doit en aucun cas être laissé constamment seul dans le jardin toute la journée. Il a besoin de passer du temps avec sa famille, et pour ce faire deux ou trois promenades quotidiennes d’une demi-heure minimum chacune sont idéales.

 

Les jeux et les activités sportives sont aussi d’excellents moyens d’entretenir le lien avec lui, tout en le stimulant physiquement et mentalement. Doté d’une excellente mémoire qui lui permet d’assimiler facilement les tours et les commandes, il a le potentiel pour briller dans des sports canins comme le flyball, l’obéissance ou l’agility.

 

Il n’est pas question toutefois d’entamer trop tôt des activités physiquement très éprouvantes. En effet, compte tenu de son gabarit, il connaît lorsqu’il est chiot des poussées de croissance au cours desquelles il est nécessaire de réfréner ses ardeurs, ou du moins de lui éviter tout effort trop intense sur ses articulations et son squelette. A défaut, le risque de blessures (avec parfois des séquelles à vie) ou de malformations est réel.

 

S’il vit dans une zone résidentielle, mieux vaut que la clôture entourant le jardin soit solide, pour éviter les accidents. De même, les promenades dans des parcs et endroits relativement fréquentés doivent toujours se faire en laisse, afin de pouvoir le retenir si jamais il perçoit une menace. En revanche, dans un environnement où les rencontres sont rares (par exemple en pleine montagne), il peut être laissé libre, à condition bien entendu d’avoir assimilé les commandes de rappel.

 

Enfin, le Chien de Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie a un aboiement grave et puissant, qui s’entend de loin. Il ne manque pas de le faire entendre à l’approche d’un inconnu ou quand il perçoit un bruit suspect. C’est rassurant et appréciable lorsqu’on vit dans un endroit isolé, mais peut vite causer des problèmes de voisinage dans un quartier résidentiel.

Comme tous les chiens, le Tornjak doit être socialisé dès son arrivée dans son nouveau foyer. Lui donner la possibilité de découvrir toutes sortes de personnes, d’animaux et de situations pendant ses premiers mois l’aide à se familiariser à l’inconnu, et à ne pas être surpris voire réagir à tort et à travers lorsqu’il est adulte. Il ne faut donc pas hésiter à exploiter toutes les occasions lui permettant de rencontrer des voisins, des amis, des livreurs, le vétérinaire… mais aussi d’autres animaux, qu’il s’agisse de chiens, de chats, de rongeurs, de chevaux, de vaches… Il doit aussi affronter des situations auxquelles il n’était pas encore habitué, en particulier celles auxquelles il devra faire face régulièrement par la suite : voyage en voiture, promenade en ville, sortie dans un milieu agité…

 

Par ailleurs, vu son gabarit, il est conseillé de l’habituer dès son plus jeune âge à se laisser manipuler docilement. Les séances de brossage, le bain ou encore la taille des griffes pourront alors devenir autant de moments de complicité avec son maître, au lieu d’être des épreuves redoutées à chaque fois par les deux protagonistes. En tout état de cause, essayer de toiletter ou faire prendre un bain à un chien de 50 kg qui ne se montre pas conciliant peut vite devenir une aventure…

 

Même s’il possède le caractère indépendant des chiens de protection de troupeau, le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie aime faire plaisir à son propriétaire. En outre, comme son intelligence et sa mémoire sont admirables, un maître alliant patience et savoir-faire peut aller très loin dans son éducation, et notamment lui apprendre de nombreux tours. Toutefois, même s’il est effectivement plus facile à prendre en main que la plupart des races de montagne, cela n’en fait pas pour autant un chien recommandé pour un maître novice. Il peut en revanche représenter une option intéressante pour une personne ayant déjà une petite expérience et souhaitant se frotter au défi que représente un grand chien indépendant.

 

Quoi qu’il en soit, les méthodes de dressage traditionnelles sont à proscrire avec le Tornjak, car elles ne font que renforcer son côté indépendant au lieu de permettre de développer son potentiel. En revanche, le renforcement positif, à l’aide de caresses, de friandises et d’encouragements, le motive à vouloir apprendre toujours plus et permet de beaux moments de complicité.

 

L’assimilation du rappel revêt une importance particulière : compte tenu de son gabarit, mieux vaut qu’un tel chien obéisse au doigt et à l’œil quand on maître lui demande de cesser de tirer sur la laisse ou de revenir auprès de lui. C’est d’ailleurs la condition sine qua non pour pouvoir lui faire profiter de la nature en toute liberté, sans être tenu en laisse.

 

En revanche, la protection du troupeau est instinctive chez le Tornjak : il n’a donc pas vraiment besoin d’un quelconque dressage pour assumer ce rôle à merveille.

Le Tornjak est une race de chien extrêmement robuste, jouissant d’une espérance de vie bien au-dessus de la moyenne des chiens de son gabarit, au point que certains spécimens atteignent les 15 ans.

 

Il est notamment bien aidé par son pelage épais et laineux, qui le protège aussi bien du froid et des intempéries que des rayons du soleil. C’est clairement un chien fait pour vivre en extérieur, qui ne craint pas les températures basses dès lors qu’il dispose d’un endroit où s’abriter. A l’inverse, lorsque le mercure grimpe et que la canicule s’installe, mieux vaut quand même limiter ses activités et s’assurer qu’il ait la possibilité de se reposer dans un endroit ombragé.

 

Même s’il est généralement en bonne santé, le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie n’est pas épargné par certains problèmes, notamment ceux touchant les plus grandes races de chiens. Il est ainsi prédisposé à :

  • la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude, des problème articulaires dont les origines peuvent être héréditaires, et qui causent des difficultés locomotrices plus ou moins graves ;
  • la dilatation-torsion gastrique, qui suit souvent une ingestion trop rapide d’importantes quantités de nourriture, et est fatale si un vétérinaire n’intervient pas rapidement ;
  • l’intolérance aux protéines, qui peut notamment entraîner une détérioration de son pelage.

 

D’autres maladies ont été signalées ponctuellement chez certains sujets, mais elles restent exceptionnellement rares. C’est le cas notamment de l’anémie ou de la maladie de von Willebrand, une affection héréditaire.

 

Pour limiter justement le risque d’obtenir un chiot souffrant d’un problème héréditaire et/ou congénital, rien ne vaut l’adoption auprès d’un éleveur de Tornjak sérieux et responsable. Le professionnel doit présenter notamment un carnet de santé ou carnet de vaccination à jour, permettant de vérifier les vaccins reçus par l’animal, ainsi qu’un certificat de bonne santé signé par un vétérinaire. Mais il ne faut donc pas hésiter à lui demander également de fournir les résultats des tests génétiques réalisés tant sur les parents que sur le petit.

 

Par ailleurs, les oreilles tombantes du Tornjak peuvent vite devenir des nids à infection si elles ne sont pas nettoyées chaque semaine.

 

En outre, comme il passe le plus clair de son temps en extérieur, sa fourrure a de grandes chances d’abriter des parasites : plus encore qu’avec la plupart de ses congénères, il est impératif de faire preuve d’une certaine rigueur concernant l’administration régulière de traitements antiparasitaires, pour éviter ce genre de désagréments.

 

Enfin, le fait qu’il soit généralement en bonne santé ne dispense pas de l’emmener régulièrement (au moins chaque année) faire un contrôle de routine chez le vétérinaire, pour justement qu’il le reste. En effet, cela permet non seulement de s’assurer qu’il soit bien à jour de ses vaccins, mais aussi de détecter de manière précoce un éventuel problème de santé.

Le Tornjak pose rarement des problèmes en ce qui concerne sa santé, mais son entretien en revanche demande un certain effort.

 

En premier lieu, sa fourrure épaisse doit être brossée une ou deux fois par semaine pour empêcher les nœuds et enlever les saletés, et son gabarit fait que cette tâche prend un certain temps.

 

Lors de ses périodes de mue annuelles au printemps et à l’automne, il perd abondamment son sous-poil, et le brossage doit alors devenir quotidien pour faire face à la grande quantité de poils morts.

 

Son brossage est aussi l’occasion d’inspecter sa peau et s’assurer qu’il ne souffre d’aucune blessure, coupure, plaie ou irritation : passant le plus clair de son temps en extérieur, il est davantage exposé à ce genre de problèmes qu’un congénère vivant en appartement et n’en sortant qu’une demi-heure chaque jour.

 

En tout cas, pour peu qu’il soit effectué régulièrement, son toilettage permet d’éliminer une grande partie de la saleté de son pelage, ce qui permet de le garder relativement propre et sans odeur. Dès lors, donner un bain à son chien n’est que peu souvent nécessaire. A moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali, on peut se contenter de le faire deux fois par an, au moment de la mue. Il est nécessaire d’utiliser à chaque fois un shampooing doux spécifiquement conçu pour la gent canine.

 

En revanche, comme tout chien aux oreilles pendantes, une attention particulière est de rigueur à ce niveau, pour éviter que la saleté ne s’y accumule et risque de déclencher des infections. Au moins une fois par semaine, les séances de brossage de son pelage doivent donc être suivies d’un nettoyage de ses oreilles à l’aide d’un chiffon propre.

 

Il faut en profiter pour vérifier également ses yeux et les nettoyer, afin de limiter notamment les risques d’infection oculaire, même si contrairement aux oreilles il n’y est pas particulièrement prédisposé.

 

Pour finir en beauté sa séance d’entretien, un nettoyage de ses dents est de rigueur. C’est en effet le meilleur moyen de le protéger efficacement contre la formation de plaque dentaire, les caries et autres problèmes à ce niveau. L’idéal est même de le faire de manière quotidienne. Quelle que soit la fréquence retenue, il faut systématiquement utiliser un dentifrice spécialement conçu pour les chiens.

 

Il peut aussi être nécessaire de tailler ses griffes de temps à autre. En effet, quand bien même il vit en extérieur, l’usure naturelle ne suffit pas toujours à limer ses griffes solides. Si on les entend heurter le sol quand il marche, c’est qu’elles sont devenues trop longues et risquent alors de le blesser ou de se casser : il est alors temps de les couper à l’aide d’un outil spécifique.

 

Bien que toutes ces manipulations ne demandent aucun savoir-faire particulier, mieux vaut apprendre à les exécuter correctement, notamment pour éviter de faire mal à son compagnon voire le blesser. Il peut être utile la première fois de bénéficier de l’aide d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel, afin d’apprendre les bons gestes à effectuer.

Le Tornjak peut parfaitement être nourri avec les aliments industriels pour chien disponibles dans le commerce, mais le choix des produits ne doit pas être laissé au hasard. En effet, au-delà de veiller à opter pour des produits adaptés à son âge, sa taille, son état de santé et son niveau d’activité, il faut s’assurer également qu’ils contiennent de faibles taux de protéines animales et végétales, au risque de voir son pelage se détériorer.

 

L’alimentation du chiot Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie est particulièrement cruciale. En effet, lui fournir une nourriture trop abondante ou trop calorique alors qu’il est déjà en pleine croissance pourrait rendre cette dernière encore plus rapide, avec le risque de malformations osseuses ou encore de lésions irréversibles au niveau des articulations.

 

Par ailleurs, quel que soit son âge, il doit comme tout chien de grande taille recevoir sa ration quotidienne en au moins deux repas distincts, généralement pris respectivement le matin et le soir, au calme, en lui évitant toute activité intense dans l’heure qui précède et surtout dans celle qui suit. Ces précautions diminuent considérablement le risque de dilatation-torsion de l’estomac.

 

Même s’il n’y est pas particulièrement prédisposé, le Chien de Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie peut souffrir d’obésité. Seule sa famille a le pouvoir de le protéger, en surveillant son poids de manière régulière (au moins une fois par mois) et en ne manquant pas de réagir si elle constate une prise anormale lors de plusieurs mesures d’affilée. La consultation d’un vétérinaire s’impose alors pour identifier les causes, qui peuvent être médicales (maladie, effet secondaire d’un traitement…) ou alimentaires (aliments inadaptés, ration quotidienne trop conséquente…), et savoir comment agir en conséquence.

 

Enfin, comme tout chien, le Tornjak doit toujours avoir accès à une gamelle d’eau fraîche pour se désaltérer à volonté.

Pendant des siècles, le Tornjak a assuré le guidage des troupeaux de brebis et leur protection contre les prédateurs locaux. Encore aujourd’hui, on peut le croiser accompagnant les bergers dans les montagnes croates et bosniaques, conduisant le troupeau vers les alpages et mettant notamment en fuite les loups.

 

Mais il a aussi su s’adapter à la vie moderne, et on le voit surtout de nos jours assurer la garde des maisons. C’est en effet un excellent chien d’alerte et de protection qui, par ses aboiements, met en fuite la plupart des personnes malintentionnées. Lorsque la situation le requiert, et que sa famille ou son territoire est menacé, son courage et sa puissance en font un merveilleux gardien.

 

Son intelligence peut aussi lui permettre de briller dans différents sports canins, à commencer par l’obéissance ou l’agility. Cela dit, il se fait pour l’instant plutôt rare dans les compétitions.

 

Enfin, il représente aussi un choix de prédilection pour une famille assez active qui vit dans une maison avec un vaste jardin à la campagne ou à la montagne, et cherche un chien de compagnie fidèle et affectueux.

Le prix d’un chiot Tornjak est d’environ 1000 euros, mais il s’agit là d’une moyenne : le prix demandé varie en fonction du prestige de l’élevage, des ascendants de l’animal, mais aussi et surtout de ses caractéristiques. En revanche, il n’y a pas de grande différence selon le sexe : mâles et femelles ont généralement un prix similaire.

 

Cela dit, le Berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie reste difficiles à trouver en dehors des pays de l’ex-Yougoslavie. Il peut donc être judicieux de se tourner vers un éleveur croate, slovène, bosniaque ou serbe pour trouver son bonheur. Le prix demandé ne sera pas forcément beaucoup moins cher, mais il faut par contre ajouter alors au budget les frais d’importation, d’enregistrement et de transport.

 

La situation est encore plus compliquée au Canada, où le Tornjak n’est toujours pas reconnu par le CCC (Club Canin Canadien). Il est possible de trouver des élevages aux États-Unis, mais il y demeure également très rare.

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